Wednesday, February 08, 2017

Ça y est. Soudain, je suis en maudit.

Pis je vous dirai pas pourquoi parce que j'ai pas encore les mots.

Mais vraiment, je suis en maudit, là, maintenant, pis c'est même pas hormonal, j'ai vérifié.

Monday, February 06, 2017

Ça y est, ma vie va CHANGER, les amis.

Pourquoi, Quartz? Parce qu'un jour, je vous jure que je vais venir à bout de la vieille génération, à mon bureau.

Si vous vous posez la question, l'outil dont vous avez besoin, si vous désirez rédiger des textes, c'est le correcteur Antidote. Moi, je le sais depuis un bail, et je croyais que tout le monde, du moins tous les professionnels de la langue de mon pays, le savait aussi. Or, en arrivant ici, j'ai constaté que ce n'était pas le cas. Ici, on connaissait effectivement le logiciel, mais on n'en voulait pas. Pourquoi? Parce qu'on estimait qu'il s'agissait d'un outil destiné aux amateurs.

Honnêtement, la mâchoire m'a carrément décroché quand ma gestionnaire m'a dit ça (et oui, elle l'a dit dans ces mots-là, exactement). J'en ai même perdu toutes mes manières et je lui avais répondu du tac au tac qu'à ce compte-là, mieux vaudrait également qu'on cesse d'utiliser les ordinateurs puisque nous savions également écrire avec un crayon. (Ouin. Ce n'est qu'en voyant la surprise se peindre sur son visage que j'ai réalisé que j'aurais pu faire plus délicat.)

Bref, s'ensuivirent de longues semaines de niaisage, mais j'ai fini par avoir mon Antidote. Au début, nous étions genre deux ou trois à l'avoir, parce que mes collègues de la vieille génération, résistantes au changement, le refusaient. ("Non, ne m'aidez pas! Je ne veux pas qu'on me facilite la tâche! Jamais!")

Puis, bon, j'ai fait des enfants, j'ai été beaucoup absente du bureau, mais maintenant, toute mon équipe a Antidote. Et j'en suis plutôt fière parce que c'est moi qui ai lancé le mouvement initial.

Toutefois, l'équipe des rédacteurs, elle, n'a pas suivi l'évolution. J'ai bien un ami rédacteur qui se bat pour la cause depuis un petit bout, mais il se fait répondre la même chose que ce qu'on m'avait servi à l'époque : "On vous embauche parce que vous savez écrire."

Et là, ça y est. Toute ma direction vient de recevoir un courriel dans laquelle on invite TOUT LE MONDE à demander une licence Antidote. Et bon, je sais pas dans quelle mesure ce sera populaire, mais pour l'instant, je préfère croire que tous les rédacteurs l'auront et l'utiliseront et que ma tâche à moi en sera incroyablement allégée, et je TRIPE.

Et franchement, je me trouve plutôt hot d'avoir été l'élément ayant fait entrer cet outil-là ici.
I cried the first time I saw you. I thought it was just an overflow, but maybe I was also picking up on the static in the air. Ironically enough, it was at that moment that I was finally reassured, that I finally thought I was safe - at that specific moment which spelled the beginning of the end.

I got the call, and I remembered the few days I was sick.You were not even a person then. I wasn't really all that sick, it was just a little unsettling for someone who barely ever so much as got a cold. So of course it was enough for me to worry disproportionately about you, so much so that I even shed tears over the slight - no, the downright non-existent - risk it might carry for you. But then I got better, and I knew you were not the kind to give up. And you weren't. So I must have been the one to have let you down.

Somehow, it was like I knew from the beginning. I knew who you were, but wouldn't allow myself to rely on your reality until someone, anyone said I could. And that never happened.
The whole idea - is it ever anything else? - was to protect myself, and you've got to wonder, whatever good did it do? Did I really hurt any less? I have my doubts - but I don't know any other way to go about it.

Every ensuing deciding moment was filled with extreme clarity, somehow. There was no mistake and no hope. But I didn't know what to make of it. I thought I was holding my end of the bargain, making every sacrifice. And it was okay, you know. I didn't mind the sacrifices. But maybe it wasn't enough. I must have failed you. Else it wouldn't make sense.

You were tiny. You were sleeping. You were worth so much more than the empty conclusion, the answer-less explanation we were offered. So I'll readily give you the sickness, or the runs, or the travels, every nonsensical logical possibility - because that's what it takes; where there is no reason, I will make one up, in the hope that it appeases at least one of us.

Because they dismissed the blame I'm still wearing, all of them did. And I believe them, I do, but it's so much easier to blame myself than to bear the void.
Vous vous souvenez peut-être, lecteurs en délire, que j'avais décidé de rédiger des chroniques de fiction basées sur les rocambolesques aventures d'une collègue, Lali, à qui je répète depuis des années qu'il lui faut une sitcom, ou à tout le moins un blog. Ma liste de sujets était prête, mais après lecture de la première chronique, Lali n'était plus trop à l'aise avec l'idée d'être au centre d'une chronique. Je dois donc malheureusement avorter le projet, mais, puisque je me suis quand même donné la peine de rédiger la première chronique, la voici :


Les chroniques de Lali
Chronique 1 : Les orteils de Lali

Salut, moi c'est Lali.

Bon, comme c'est ma première chronique et tout, j'avais l'intention de faire les choses comme il faut et de commencer par me présenter.

Mais finalement, au diable les présentations - parce que je suis fâchée! Pourquoi? Ah, merci de poser la question; juste ça, ça me fait du bien... Enfin, voici :

Vous le sauriez si je m'étais présentée en bonne et due forme : je fais partie d'une équipe de natation qui s'entraîne quelques matins par semaine. En gros, pour simplifier, ça veut dire qu'on se met en ordre dans un couloir (le plus rapide en avant, le plus lent derrière) et qu'on fait des longueurs. En théorie, c'est parfait. En pratique, pas du tout.

Ou plutôt, je suis convaincue que c'est parfait quand vous n'êtes pas systématiquement suivie, dans votre couloir, par un vieux bedonnant fétichiste qui vous pogne systématiquement les orteils en nageant, BOR.DEL.

Sérieusement, il me rend folle. Et là, je vous entends, vous pensez que c'est moi qui suis crinquée et intolérante parce que le pauvre monsieur, c'est certain qu'il ne fait pas exprès pour m'accrocher les orteils, qu'il fait de son mieux et que je devrais être indulgente. Mais vous avez tort. Parce que je SUIS indulgente, je ne suis que ça, j'ai déjà passé trop de temps à lui accorder le bénéfice du doute. J'ai commencé par tergiverser vraiment trop longtemps avant d'aborder le sujet avec lui. Puis, je lui ai demandé, GENTIMENT (oui oui, je le jure), et plus d'une fois, de me lâcher les orteils. Je lui ai offert à plusieurs reprises de se placer devant moi - que ce soit au début de l'entraînement, avant que l'on plonge tous à l'eau, ou pendant, après m'être fait pogner les orteils deux ou trois fois. J'ai même essayé de ralentir exagérément pour qu'il soit forcé de passer devant moi - et là, vous savez quoi? Il s'est foutu devant moi, et il a RALENTI jusqu'à ce que le premier de notre groupe, le plus rapide, nous rattrappe. (Ma théorie, c'est qu'il voulait que je lui pogne les orteils à mon tour, mais pour ça, il va attendre longtemps, je suis sûre qu'il a pleins de champignons toxiques sur les pieds. De toute façon, MOI, je regarde où je vais quand je nage.)

Ce matin, donc, j'ai sauté ma coche. Je me suis tournée vers lui à la fin de la première série de longueurs, et je lui ai demandé (bon, oui, peut-être un peu fort, et un peu sèchement) c'était quoi son bâtard de problème et qu'est-ce qu'il avait pas compris quand je lui avais demandé de me lâcher les orteils les 365 980 fois précédentes. Ça se peut aussi que je lui aie posé ces questions-là en gesticulant légèrement (et au cas où vous aviez aussi l'intention de gesticuler dans une piscine bientôt, je vous dirai d'opter pour une autre solution parce que franchement, on perd un peu de crédibilité quand on engueule quelqu'un au beau milieu des copieux "splashes" ainsi engendrés). En réponse, il a pris un air de chien battu et s'est attribué le rôle de la victime en m'expliquant que c'était pas de sa faute parce qu'il était vieux, et qu'il était vieux, et, surtout, qu'il était vieux.
Pis bon, évidemment, c'est moi qui ai eu l'air de la débile mentale en plein SPM. C'est exactement le même principe que quand, enfant, vous vous chicaniez avec votre soeur; elle vous approchait et vous pinçait subtilement, et quand vous, suite à cette provocation, vous vous mettiez à la tapocher en bonne et due forme, c'est elle qui se mettait à crier au meurtre, et c'est vous qui étiez punie... Enfin, dans le cas qui nous occupe, je n'ai pas été punie (il manquerait plus que ça!), mais j'ai subi le regard interloqué de tout le troupeau de vieux monsieurs bedonnants qui nagent dans le même couloir que moi et Monsieur Fétiche. (Parce que ce genre d'animal-là est plutôt du genre grégaire et, manifestement, a tendance à nager à la même vitesse que moi. Et que moi seulement, puisque je suis le seul être non seulement de sexe féminin, mais aussi âgé de moins de 75 ans, dans ce couloir-là. Si ce n'est pas suffisant pour vous convaincre qu'il y a une conspiration en quelque part, je sais pas ce que ça va vous prendre.)

Donc, voilà, mon sautage de coche, mis à part le fait qu'il m'a fait du bien momentanément, n'a sans doute rien donné. C'est déprimant. Et c'est pour ça que je suis trop fâchée pour envisager de rédiger une chronique cohérente dans laquelle je me présenterais.

Cela dit, j'ajouterai, juste comme ça, qu'il y a peut-être une rumeur, que je refuserai de confirmer ou d'infirmer, qui veut qu'en sortant de la piscine, je me sois malencontreusement assise sur la petite serviette en microfibre que Monsieur Fétiche utilise pour s'essuyer le visage entre chaque série de longeurs, et que j'aie pété dessus. Mais bon, c'est juste une rumeur.
Yet another sign that I am a mother - that is, a sleep-deprived creature without a single moment to herself on a day-to-day basis and, mostly, not a single free space in her mind for stuff other than schedules, meals, discipline techniques and the like - is the simple fact that I have started using Blogger's "draft" function.

I used to be able to keep ideas in my head for days, weeks at a time, polishing them, building them up, and then I would just have to sit in front of my blank post page and type them out. I'd still spend some time toying with them until the text worked - until it breathed, as a talented blogger put it - but that was it.

Motherhood has taken away all the space in my head ideas had to float around in as well as the time I used to have to just sit idly in front of a computer to set them free.

So I must be, what, 10 years late? but seriously, that "draft" functionality - good call, Blogger.

Saturday, February 04, 2017

Je crois que j'ai un talent, un talent plutôt inusité, soit celui d'estimer toujours avec un grand degré d'exactitude le prix d'un voyage avant même de faire des recherches sur le coût de la vie dans le pays visé ou des billets d'avion.

Je trouve ça étonnant puisque mes premiers voyages ont toujours été du type on-part-sans-budgéter-mais-on-mange-et-on-s'héberge-pour-le-moins-cher-possible, et ont, en conséquence, coûté ridiculement pas cher. J'en concluais que ça biaisait toute éventuelle estimation de voyage, surtout à partir du moment où on a commencé à voyager avec des enfants, donc avec un niveau de confort accru.

Mais faut croire que non.

Quand nous avons décidé d'aller en Australie et en Nouvelle-Zélande avec Maridi et sa famille, c'est Maridi qui m'a dit le budget qu'elle prévoyait pour elle, et je me suis contentée de me l'approprier. J'avais en réalité aucune idée si c'était raisonnable ou pas. C'est quand même à partir de ce budget-là qu'on a établi notre épargne. Dans les faits, Maridi a largement dépassé ce budget (faut dire que leur voyage durait un mois de plus que le nôtre et qu'elle avait un enfant de plus que nous), mais nous, nous l'avons respecté presque à la cenne près.

Actuellement, nous prévoyons aller au Japon l'année prochaine, pour réaliser le rêve de Raiontzukai, qui y pense depuis sa tendre enfance (d'ailleurs, si vous ne le saviez pas déjà, le nom "Raiontzukai" est en japonais!). Avant même d'ouvrir mon guide de voyage pour voir où nous devrions aller, j'avais établi une durée et un budget, tout à fait aléatoirement.

Ce matin, je suis passée voir mon merveilleux agent de voyage (il faudra que je vous parle de lui un jour - mais d'ici là, sachez simplement que si vous avez besoin d'un agent de voyage, c'est le mien qu'il vous faut, parce que c'est certainement LE SEUL agent de voyage qui est véritablement bon et efficace) pour ramasser nos documents en vue de notre départ à court terme pour Cuba avec R et V. Tant qu'à être là, j'en ai profité pour lui demander s'il avait des brochures sur le Japon, pour m'inspirer. On a discuté un peu du projet, et il m'a avertie de prévoir un bon budget; je lui ai donc dit le budget que j'avais établi, et il m'a répondu que c'était tout à fait réaliste.

Je suis vraiment très fière de moi. Je sais pas si c'est véritablement un talent inné plutôt que l'expérience qui paraît, mais peu importe. Je trouve ça plutôt commode, comme faculté.

Pour être honnête, il faut quand même que j'avoue que, pour le Costa Rica, je m'étais plantée, côté budget. Mais, à la lumière du coût de notre voyage là-bas en 2011 et de celui de Maridi en 2012, je suis pas mal certaine que c'était causé par une méga-inflation de la vie touristique. Cela dit, c'est quand même la seule fois où je me suis plantée. Ça reste notable.

Friday, February 03, 2017

I felt it
The wire touched my neck and
Then someone pulled it tighter
I never saw it coming
I started to black out and
Then someone said good morning
I took it as a warning
I should have seen it coming
Ce matin, je suis allée partir ma toast dans la cuisinette avant d'aller à la salle de bain (parce que non, je n'attends après rien, dans la vie, moi). À mon retour, ma collègue snob, celle qui me reprend parce que j'ose utiliser le toaster au mauvais endroit sur le comptoir quand elle veut de l'eau chaude, était là, à remplir la bouilloire.

Ma toast avait sauté, alors je me suis contentée de la prendre, puis de sortir de la cuisinette, après avoir jeté un coup d'oeil à ma collègue. Qui me regardait aussi. Sans le moindre sourire ou éclair de reconnaissance dans les yeux.

La cuisinette est située juste en face d'une porte; dans le reflet de la fenêtre de cette porte, j'ai vu ma collègue, dans mon dos, débrancher le toaster pour faire bouillir son eau.

Et oui, je suis certainement de mauvaise foi et j'interprète peut-être, mais pour moi, son air bête, c'est une autre récrimination à l'endroit de l'utilisation inacceptable que je fais du toaster.

Je l'aime pas, elle.

Thursday, February 02, 2017

Mot du jour, parce que je me préoccupe de votre culture :

Analyte : Espèce chimique recherchée, détectée et éventuellement dosée selon un protocole analytique.

Vous viendrez me dire, maintenant, que Quartz's Song n'est pas un blog éducatif.

Wednesday, February 01, 2017

Because some things change, but the fundamentals are always the same -

I conducted another experiment regarding the Male from the 21 Century similar to this one. I didn't choose to per se, it just so happens that my personal Male from the 21 Century threw Coco's waterproof mat on the floor three or four days ago and I didn't notice right away that he had left it there.

So I waited. Then I asked Raiontzukai what his intentions were regarding the future of that mat. And I waited some more.

Tonight I gave up though. Because I couldn't stand it and because our cleaning lady is coming tomorrow and I would like for her to think we are not the kind of people who just throw our junk on the floor and leave it there. (Although, well, clearly, we are.) And also partly because, as I could not pinpoint the exact starting time of the experiment, it had become pointless.

But still. it was about three or four days.
Diverses updates, parce que je commence des histoires, sans nécessairement les finir :

1. Nous avons bien reçu notre nouvelle machine à pain de Black and Decker. Notre vie quotidienne en matière de pain (pour ne pas dire notre pain quotidien, hihi) en a revêtu une aura de bonheur renouvelée.
2. Finalement, la STO a opté pour des moyens de pression et non pour une grève. Ça entraîne beaucoup d'annulations, mais je suis abominablement chanceuse et ça m'empêche pas d'être assise dans un autobus presque vide tous les matin et tous les soirs. Merci la vie.
3. J'ai reçu l'accès à l'outil après lequel je courais depuis cinq mois lundi. J'ai encore du mal à le croire... Mon petit monsieur s'est encore montré très sympathique et s'est répandu en excuses. Me demande s'il met parfois des bonhommes sourires dans ses courriels. Enfin. Malheureusement, c'est trop tard, pour moi, il restera toujours un incompétent.

Tuesday, January 31, 2017

So, a conversation with a colleague (because why pay for therapy when colleagues will do the same job for free?) has sparked a sudden realization that I am currently being overlooked due to my age and lack of assertiveness. And the latter would be on me - and it is - if it weren't for the emphasis placed on my insufficiency, for a long period of time, by the remnants of an old generation...

It's a bit depressing, but the good news is, at least it's something I can do something about.

Monday, January 30, 2017

Je lisais à un moment donné un truc sur le besoin de plaire qu'ont les femmes, qui les pousse apparemment à mettre des gants blancs à outrance, surtout quand elles doivent faire part de leur mécontentement ou assumer un rôle de leader. L'exemple typique est le fait qu'une femme qui envoie un courriel dans le cadre de son travail a souvent tendance à le remplir de bonhommes sourires pour être bien certaine de ne pas passer pour une bitch finie.

C'est manifestement un truc universel, puisque je me souviens clairement de ma mère qui, ayant eu des problèmes avec son assureur, avait envoyé un courriel de marde à l'agent chargé de son cas, et m'avait expliqué qu'elle avait conclu ce courriel avec un retentissant "bonne journée", avec un ton de voix signifiant qu'elle voulait plutôt lui dire "étouffe-toi dans ta marde".

Personnellement, j'évite d'utiliser les émoticones dans mes courriels professionnels, et de toute façon, quand j'ai à communiquer avec quelqu'un dans le cadre de mon travail, c'est généralement sur un pied d'égalité. Donc j'ai pas vraiment peur de passer pour une bitch. Par contre, je constate que je fais sans doute une utilisation outrancière des points d'exclamation, probablement pour montrer que je suis de bonne humeur. Et je prends généralement la peine de répondre un simple "merci!" aux messages qui m'informent d'un suivi qui me concerne.

Sauf que là. Ça fait depuis le mois de septembre que j'essaie d'avoir accès à un de mes principaux outils de travail, pis ça niaise. Ça a pris des semaines avant que je sois finalement mise en communication avec le gars qui pouvait m'aider, pis ce gars-là, même s'il me semble éminemment sympathique, il fait juste pas sa job. Ça fait trois fois que je lui écris pour faire un suivi, pour me faire répondre, grosso modo, qu'il a fait la demande pour moi, pis qu'il a jamais vérifié ce qui se passait avec. Autrement dit, donc, c'est moi qui fais le foutu suivi de ses dossiers à sa place.

Et oui, j'ai arrêté de mettre des points d'exclamation dans mes messages. J'ai diminué la longueur de mes courriels à quelque chose du genre : "Bonjour, est-ce que ça a été fait? Merci." Mais j'avais pas arrêté de répondre mon petit "merci!" à chaque réponse que le gars m'envoyait. Parce qu'il me répondait super rapidement, qu'il s'excusait, et qu'il m'assurait qu'il allait se pencher sur mon dossier.

Jusqu'à vendredi dernier. Je lui ai pas envoyé de "merci!" parce que maintenant, je sais que ça veut rien dire, quand il me dit qu'il va faire un suivi. (Et ne vous en faites pas, je sais que c'est dans la même catégorie que ma mère qui croit qu'elle manifeste sa mauvaise humeur en écrivant "bonne journée" à la fin d'un courriel.)

Pis calvaire, le même après-midi, le gars m'a réécrit pour m'expliquer ce qu'il avait fait pour vérifier ce qui se passait et me dire qu'il allait faire un suivi avec la personne concernée tous les jours jusqu'à ce que j'aie mon accès. Il a conclu avec des mots comme "utterly unacceptable" et "profuse apologies".

Mais il aura certainement pas de merci, ni d'autre mot d'ailleurs, de ma part avant que j'aie accès à mon outil.

Faque, je sais pas. Manifestement, j'ai pas peur d'avoir l'air d'une bitch finie quand je demande quelque chose, mais comme je prends des mesures vraiment losers pour exprimer mon insatisfaction, je suis pas sûre d'être vraiment dans une catégorie autre que les filles qui mettent des bonhommes sourires dans leurs courriels...

Friday, January 27, 2017

For a minute there, I was gone. I was me just seconds before and all of a sudden I was that other me, that younger me, that faraway me - the torn and broken me, the one who would have given anything to mend the pieces of shattered glass.

Except that somehow, those specific pieces, your pieces, they were those I wondered the least about. You, I had simply discarded. Because you were the one who'd smashed up the glass, and although I wished with all my might I could get passed it, I could call you up, I could summon up enough strength to forgive you - I just didn't have it in me.

Maybe, given enough time, I would have found a way. But time was already running out when you burned us up, and I had so much healing to do already before I even got to you.

So today I heard your words. I couldn't at the time because for months, my ears were buzzing with the chatter inside my head - inside my heart.

I realized, your ears were buzzing, too. And you probably meant everything you said, no matter how contradictory it might have been, or seemed.

And for a minute there, I held on to your words. I let them in. And I grieved. I even wondered if I still had that shattered glass, and could I maybe put the pieces together again?

For a while, after my time was up, I fantasized you would come after me. I didn't even know if I wanted you to, but I wondered what I would do if you did. I couldn't come up with an answer; I might have if I had toyed around with the idea long enough, but you were salt being rubbed in my wounds, and I had to set you aside. Because I needed to keep going forward.

You never came after me anyway. I didn't expect you to. And it's probably a good thing, because, for so long, my ears kept buzzing, my head spinning. For so long, there just was no other way, and I couldn't have made anything worthwhile out of any leap on your part.

It was just a minute, and I was back. Coming to the same conclusion. The problem was not so much the broken glass as it was the aftermath. That aftermath is what I can't seem to grasp. Because whenever I think of it, still, something in my head goes I can't believe that's how it went down.

Maybe today if you turned up, I'd give you a try. Just in case.

But you won't.
Non, ce n'est pas fini!
J'ai fait part de mon trouble à Maridi, ma seule copinette scientifique, et nous avons poussé nos recherches jusqu'à découvrir que l'azote s'appelait auparavant "nitrogène", en français. Encore une fois, ça explique magistralement le symbole N. Et ça achève de me convaincre que JE PEUX PAS CROIRE qu'aucun de mes profs ne m'a jamais dit ça!!!

Non, attendez. Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi N=azote, mais comment ça se fait que ya pas un seul de mes nombreux profs de chimie qui me l'ont expliqué???? Pourquoi mes profs se sont contentés de me dire de bien me méfier du symbole de l'azote??? Parce que maintenant que je sais d'où ça vient, ya comme plus de danger que je l'oublie. Me semble que ç'aurait été une super méthode d'apprentissage??? Pis tsé, ya personne qui se rend au niveau de prof de chimie sans parler anglais, en tk, pas au niveau de prof de chimie au collégial....
Hé bien, saperlipopette.

Ça fait longtemps que je n'évolue plus, harmonieusement ou non, dans le petit monde axé sur les sciences qui étaient le mien au cégep. Il m'en reste encore certaines notions et expressions floues qui s'ennuient et flottent dans ma tête en attendant l'occasion de se ploguer.

Parmi ces notions-là, il y a le fait que, dans le tableau périodique, N=azote. Ça, c'est la grande pogne du tableau périodique, et c'est pour ça que c'est la première affaire que vous retenez quand vous vous penchez dessus. C'est sans doute pour ça que je m'en souviens encore. C'est super utile dans les quizz et les mots-croisés.

Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi N=azote. La chimie, c'est déjà assez compliqué de même sans qu'on en rajoute.

Et puis là, soudain, c'est mon texte qui vient de me pitcher en pleine face le fait qu'en anglais, "azote", c'est "nitrogen". Non, je le savais pas, car j'essaie généralement d'être une personne intéressante, ce qui nécessite l'élimination de l'azote comme sujet de conversation, en anglais comme en français. Et donc j'ai fait le lien N=nitrogen.

J'en suis tombée en bas de ma chaise.
Et je vous en parle à vous parce que ya certainement personne sur mon étage à qui je vais pouvoir en parler sans devoir commencer par expliquer que N=azote....
Petite conversation mère-enfant visant à booster mon moral, parce que j'ai un texte rushant, et le vôtre, parce que je suis altruiste de même -

Contexte : le soir de Noël, Coco regarde sur la télé le Père Noël qui fait le tour du monde en distribuant des cadeaux. On peut visualiser des petits vidéos distincts dans lesquels on voit le traîneau du Père Noël voler dans le ciel de grandes villes connues. Je fais jouer celui de Sydney à Coco, en lui disant qu'il a déjà été dans cette ville-là, et qu'on a des photos de lui devant l'opéra qu'on voit à l'écran. Ensuite, je fais jouer les vidéos de Rome, de Paris, de Londres - chaque fois, Coco me demande s'il a déjà été là. Je lui réponds que non, mais que Papa et Maman, oui. Chaque fois, il me demande pourquoi, et je lui dis qu'il n'existait pas au moment du voyage.

Je fais jouer le vidéo d'une autre ville que Raiontzukai et moi avons visitée avant d'avoir des enfants; encore une fois, je dois expliquer à Coco qu'il n'existait pas à l'époque. Sa réponse, sur un ton mi-triste, mi-fâché: "Mais pourquooooooi? Moi, j'aime ça, exister!"

Bonne journée!

Thursday, January 26, 2017

Oui, j'ai réussi. Il est hot, mon document. Je suis déjà en amour avec. J'ai même créé un document expliquant aux éventuels incultes qui voudront y ajouter de la matière la façon de procéder pour le faire sans scraper la beauté de mon document Word.

Ensuite, j'ai voulu l'ajouter sur le site de collaboration de mon comité qui s'occupe de l'outil - pis j'ai pas les autorisations pour le faire. J'ai envoyé une demande d'accès, puis je me suis dit que j'allais simplement copier mon doc sur le dossier consacré à l'outil sur notre lecteur partagé - pis j'ai pas les autorisations pour le faire.

Faque personne peut le voir.

Une chance que mon doc est asez hot pour que le simple fait que moi, je le sache, me remplisse de satisfaction.
In case you're wondering - j'ai réussi. Vive Google.