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Monday, July 31, 2023

J'ai déjà beaucoup parlé des fêtes d'enfants qui me rappellent systématiquement qu'osti que j'haï le monde parce que LE MONDE EST CAVE.

Chaque sainte osti d'année, j'envoie des invitations, pis les parents m'ignorent. CHAQUE ANNÉE. Ya ceux qui comprennent pas que RSVP ça veut dire « si tu peux pas venir je veux le savoir AUSSI » pis qui répondent pas parce que l'enfant sera pas là. Ya ceux que je dois relancer pour avoir une réponse (chanceuse que je suis d'au moins avoir leur numéro de téléphone!). Ya ceux qui répondent passé la date limite. Sérieux, j'en suis au point où je cache même pu à Coco et à Bout d'Chou que cé de la marde. Cette année, l'un après l'autre, ils m'ont demandé de leur organiser une fête au Flying Squirrel. Je leur ai dit que je pouvais pas PARCE QUE LE MONDE RÉPOND PAS À MES INVITATIONS. C'est plate à dire, mais sacrament, c'est rigoureusement vrai.

L'an passé, on avait atteint un nouveau sommet en invitant un ami allergique aux oeufs pour qui j'ai fait un foutu gâteau sans oeufs et qui s'est finalement même pas pointé. La mère m'a texté en soirée pour me dire que CÂLINE ON A OUBLIÉ. J'avais pas osé faire un suivi avec elle quand j'ai vu qu'elle n'arrivait pas, intimidiée que j'étais de mes années d'expérience de parents qui font juste pas me dire quand ils viennent pas. J'aurais dû, me direz-vous - mais finalement la mère en question m'avait dit qu'elle inviterait Coco dans les semaines suivantes pour se racheter, et finalement elle l'a jamais fait faque mon feeling était pas trop à côté, je vous dirais.

Mais, Quartz, certainement, ya pas pire que ça, non?

Ben oui calvaire. Ya pire.

Cette année, Coco avait invité trois amis. Les trois avaient confirmé. Il y avait même une maman qui m'avait dit « Ah, mon garçon part passer le reste de l'été avec son papa, je vais voir avec lui s'il peut aller le déposer à la fête » et elle m'était revenue en me disant que oui-oui, il serait là.

Donc hier après-midi, l'heure de la fête est arrivée. Un ami s'est pointé. Après 40 minutes, j'ai texté une maman. Qui m'a répondu en se disant « mortifié » que son garçon était hors de la ville avec son père et qu'elle avait oublié de m'aviser. Attendez, ça vaut la peine de décortiquer, ici. Elle a oublié de m'aviser, c'est une chose. Mais là, elle avait confirmé la présence de son enfant. Alors soit elle savait simplement pas qu'il n'était pas disponible en réalité pis elle a répondu quand même, soit son fils a choisi une autre activité qu'il jugeait plus intéressante après s'être engagé ailleurs, pis dans les deux cas, ben, mange de la marde.

Le deuxième enfant était celui qui passait le reste de l'été avec son père. J'avais seulement le numéro de la mère, mais je ne l'ai pas textée parce que bon, si elle est séparée, ce n'est sans doute pas parce qu'elle avait envie de le gérer à distance pendant ses périodes de garde à lui. Ben coup de théâtre les amis : après une heure, c'est elle qui m'a écrit pour vérifier si le père était venu déposer leur fils chez nous. Je lui ai dit que non, et elle semblait aussi peu impressionnée que moi. On va se le dire : si elle a pris la peine de vérifier, c'est que le monsieur en question n'a pas la réputation d'être fiable.

FAQUE on a eu une fête d'amis avec un seul ami. Juste parce que le monde est cave. Parce que si j'avais su à l'avance que deux enfants sur trois n'étaient pas disponibles, j'aurais essayé de changer la date pour qu'elle leur convienne. Mais là non seulement je n'en ai pas eu l'occasion, mais je n'ai même pas pu préparer mentalement Coco au fait que ses amis ne pourraient pas être là.  Et je le répète, tout ça JUSTE PARCE QUE LE MONDE EST CAVE.

Thursday, August 19, 2021

Plaidoyer en faveur de la vaccination


C'était en mai. Après un hiver long et difficile, les cas de COVID-19 étaient de moins en moins nombreux, les hospitalisations diminuaient, et on nous donnait enfin le droit à l'espoir avec un plan de déconfinement qui semblait presque trop beau pour être vrai. Rassemblements privés, spectacles, festivals, tous seraient de retour pour la belle saison. On pourrait même se voir sans distanciation entre personnes vaccinées à deux doses. De la véritable science-fiction. Quelques semaines plus tard, en juin, on nous faisait miroiter la promesse d'une année scolaire normale. Finis, les masques et les bulles-classes!

Tout était bien évidemment conditionnel à l'atteinte d'une couverture vaccinale "suffisante". Pour la fin du mois d'août, on parlait d'une couverture de 75% au sein de la population de 12 ans et plus. En mai-juin, la vaccination était en plein essort, on voyait des selfies de vaccination partout. Le 75% semblait à portée de la main.

Dans la vie, les choses très improbables m'arrivent exclusivement à moi. J'ai accouché deux fois sans épidurale parce que, clairement, c'est sur moi que tomberaient les cas extrêmement rares de complications! Bref, pour cette raison, je n'étais pas mécontente de ne pas figurer parmi les premiers groupes à se faire vacciner, d'avoir le luxe de voir d'abord comment ça se passait pour les autres. Quand mon tour est arrivé, la vaccination était déjà bien entamée dans le monde, il n'y avait pas d'effets secondaires imprévus et on commençait déjà à observer l'effet positif de la vaccination dans certains pays. J'étais rassurée, et c'est avec bonheur que je suis allée me faire vacciner moi aussi. 

Puis le temps a passé. La vaccination a ralenti. Les taux ont stagné. Au même moment, le variant Delta est apparu. De 75%, l'objectif est passé à 90%. Le compte des nouveaux cas quotidiens s'est remis à grimper. Et soudain, nos rêves de normalité ont repris leur auréole d'utopie.

Sans grande surprise, le ministre de l'Éducation a annoncé la semaine dernière que la rentrée scolaire serait assortie de davantage de restrictions que prévu. Il y aura des masques, il y aura le passeport vaccinal. Ça m'a laissé un goût amer. Nous avions le pouvoir d'offrir aux enfants offrir une rentrée quasi-normale, à la hauteur des sacrifices et de la résilience que nous leur demandons depuis un an et demi, mais nous avons choisi de ne pas le faire.

Au-delà de ce sentiment d'échec, si l'imposition de restrictions me déçoit, je l'appuie : ce sont plutôt les assouplissements qui me rendent nerveuse. Savoir que mes enfants se colleront sur différents groupes d'amis dans la classe, dans la cour et au service de garde, ça ne m'amuse pas beaucoup. La quatrième vague est arrivée. La quatrième vague, ce sera celle des non-vaccinés.  Et les non-vaccinés, ce sont nos enfants de moins 12 ans.

C'est vrai, les enfants sont moins durement frappés par la COVID. Mais ils le sont quand même. Aux États-Unis, le nombre d'enfants hospitalisés est à la hausse. Et il n'y a pas que la COVID-19 elle-même : il y a le syndrôme inflammatoire qu'elle peut entraîner des semaines plus tard, il y a la COVID longue. Personnellement, avec ma crainte de tomber du mauvais côté des statistiques, ce sont ces risques-là qui me font peur.

Depuis toujours, on se fait vacciner pour soi, bien sûr, mais aussi pour les autres. On se fait vacciner pour protéger ceux qui ne peuvent pas le faire. Selon les vaccins, il peut s'agir des personnes immunosupprimées, des femmes enceintes, des personnes atteintes de certaines maladies. Ici, il s'agit surtout de nos enfants de moins de 12 ans. Aujourd'hui, c'est pour eux qu'il faut se faire vacciner.

C'est correct d'avoir des craintes face au vaccin, comme moi-même j'en ai eues. C'est correct de prendre le temps de s'informer adéquatement. Mais il est temps d'agir, collectivement, pour nos enfants. Parce qu'on les aime et que c'est vrai, qu'on est prêts à tout pour eux. Parce que leur santé, physique comme mentale, dépend de nous et qu'ils méritent mieux que des sourires cachés par des masques. 

Faisons-nous vacciner. Pas pour soi. Pas pour le gouvernement. Pas pour les blogueuses exaspérées sur Internet. Faisons-nous vacciner pour nos enfants.

L'individualisme a fait son temps.

Sunday, April 18, 2021

Vous dire à quel point je suis tannée de ne pas jamais pouvoir être prise en charge au travail. Je suis tellement à boutte.

Cette fois, le problème, c'est que j'ai une prise en charge qui en est à ses premiers balbutiements de prise en charge. Pis elle essaie, elle est pleine de bonne volonté, mais elle a aucune idée. Et bon, je concède que prendre en charge en temps de pandémie, ça doit pas être évident. Je voudrais pas le faire. Je le ferais pas nécessairement mieux. Mais avez-vous vu que je n'essaie pas de le faire, non plus?

Faque en janvier j'ai posé des questions. J'ai obtenu des réponses à toutes sauf une, soit celle qui me permet d'appliquer les réponses à toutes les autres. Ma Prise en charge devait me revenir. On est trois mois plus tard, pis c'est le silence radio. Pas le moindre petit osti de suivi de politesse. Fuck all. Sweet e-rien. En conséquence de ça, j'ai droit à des trucs, mais je ne peux pas m'en prévaloir. Je me trouve à être pénalisée, pis ma Prise en charge s'en contrecâlisse, clairement, parce que je l'ai pas vue depuis janvier. Vous dire comment ça me met en crisse. Mais en crisse, là. Pourquoi c'est si difficile de se faire respecter dans la vie, saint-osti?

Faque je suis en plein rush au bureau, j'entame ma troisième semaine de préposée à l'apprentissage virtuel des enfants, mais je vais quand même devoir prendre le temps de chialer à qui de droit. Pis je suis tellement serviable que je vais même proposer une solution à ma Prise en charge - autrement dire, faire sa foutue job à sa place. Pis si elle accepte pas, ça se peut que ça vire mal en tabarnak.

Monday, March 29, 2021

En 2000, je n'allais pas bien.

Vous vous doutez sûrement de ce que j'ai fait alors (ou en tk, vous devriez) : j'ai écrit. C'était avant que les blogs deviennent vraiment a thing, alors j'ai commencé mon journal sur Open Diary (which I am shocked to discover still exists). C'était une belle petite communauté , avant les hashtags et les tags, permettait aux utilisateurs de lire les journaux des autres, de laisser des commentaires et d'établir des liens. J'avais ma petite liste de journaux favoris que je suivais religieusement, j'avais mes personnes préférées avec qui je discutais.

C'est comme ça que j'ai rencontré Kate.

C'était une Américaine âgée d'un an de moins que moi. Elle n'allait pas très bien non plus, c'était le premier élément que nous avions en commun, mais ce qui l'avait surtout fait accrocher, c'était que le titre de mon journal était en français. Elle avait appris un peu de français et rêvait de le parler couramment. Elle était intense. Ses commentaires (et les entrées de son journal) étaient toujours très longs et détaillés. Mais on s'entendait bien. On s'était envoyé des courriels. On s'était parlé un peu sur MSN (ou - gasp - c'était peut-être même AOL). Puis nous avons quitté Open Diary et nous avons perdu contact. Quelques années plus tard nous avons échangé d'autres courriels, et c'est là qu'elle m'a annoncé qu'elle avait reçu un diagnotic du syndrôme d'Asperger. J'ai compris pourquoi ses commentaires sur mon journal étaient toujours si longs et passionnés. Elle a a jouté qu'elle avait développé de grandes chemical sensitivities. Elle avait dû abandonner ses études et retourner chez ses parents. Elle ne savait pas si elle serait un jour apte à travailler. Parce qu'elle était tout de même géniale, elle a commencé à faire des conférences et à rédiger des articles sur sa réalité. Elle avait somme toute l'air de bien se débrouiller.

Nous avons de nouveau perdu contact, jusqu'à ce qu'on se retrouve sur Facebook. On se parlait ponctuellement, mais nos réalités étaient devenues si différentes que nous n'avions plus grand chose de quoi discuter. Elle écrivait genre cinq énormes posts par jour sur son profil. Je ne les lisais pas toujours. Parfois je les lisais en diagonale. Je commentais rarement, sauf lorsqu'elle parlait du Canada ou de français. Kate habitait seule, mais avait besoin d'aide pour accomplir beaucoup de choses. Elle était hautement fonctionnelle, si bien qu'elle n'avait pas accès à de l'aide à domicile. Il y avait des jours plus difficiles, mais dans l'ensemble elle semblait bien s'arranger : elle se promenait, allait à la bibliothèque, discutait avec des gens. Puis il y a eu la COVID-19.

C'est à la suite d'un de mes commentaires, en janvier, que nous avons recommencé à nous parler plus régulièrement. Après presque un an de pandémie, donc d'isolement, Kate rushait. Elle avait toujours eu besoin de tant de contact humain. Elle taggait des tas de personnes chaque matin sur son profil Facebook pour savoir si quelqu'un était disponible pour jaser. On a donc commencé à s'envoyer des courriel pour qu'elle pratique son français. Mais elle n'y arrivait pas vraiment. Ses journées la laissaient trop épuisée pour qu'elle ait la force de ressortir son français rouillé.

En janvier, Kate a commencé à avoir des problèmes de santé. Ses amis Facebook lui disaient d'aller à l'hôpital. Mais aller à l'hôpital, quand on a des hypersensibilités environnementales et qu'on est Asperger, c'est pas nécessairement si simple. Kate avait peur. Et elle avait une tête de cochon, faut se le dire. Au bout de quelques jours, elle a fini par se rendre à l'hôpital. L'expérience n'a pas été super agréable, évidemment. Mais elle est allée. On lui a diagnostiqué une pneumonie, prescrit des antibiotiques, et elle est retournée chez elle.

Elle a continué à voir des médecins. Je n'ai pas trop suivi ce qui s'est passé ensuite. Elle passait des tests. Son médecin pensait qu'elle faisait peut-être de l'asthme et l'a référée à un spécialiste. Kate chialait contre tout le monde qui ne faisait pas exactement ce qu'elle voulait qu'ils fassent. Elle refusait l'aide qui était offerte, mais répétait qu'elle avait besoin d'aide. Je trouvais qu'elle ne s'aidait pas, mais je savais aussi que je ne pouvais pas comprendre les obstacles auxquels elle faisait face. Alors je n'ai rien dit. J'ai suivi la situation de loin. Je l'ai encouragée quand elle était à bout. Mais je n'ai jamais tenté de comprendre ou de lui proposer des solutions.

Vendredi dernier, Kate a écrit qu'elle avait du mal à respirer et que sa fréquence cardiaque était rapide. J'ai regardé les commentaires. Tout le monde lui disait d'aller à l'hôpital. Alors je n'ai pas rajouté de commentaire. Tout était dit. Mais Kate avait peur, encore. Et comme les choses ne s'étaient pas très bien passé en janvier, elle était encore plus réticente à y retourner. Elle respirait mal encore samedi, et dimanche. Elle était essouflée après avoir parlé au téléphone. Elle avait du mal à dormir parce qu'elle manquait d'air.

Lundi matin, elle a écrit qu'elle irait à l'urgence pendant la journée. Ce n'était pas la première fois qu'elle le disait. Elle finissait toujours par ne pas le faire.

Soudainement, vendredi, ou samedi, je me suis rendu compte que je n'avais plus vu ses cinq posts quotidiens passer dans mon fil Facebook. Depuis quand, donc?

Hier matin, je suis donc allée voir son profil.

Kate s'est finalement rendue à l'urgence lundi soir. Les médecins ont commencé à l'examiner. Puis elle a fait un arrêt cardiaque et elle est décédée. On ne sait pas encore pourquoi. Une autopsie a été recommandée, mais je ne sais pas si elle aura lieu.

Ça fera une semaine aujourd'hui. Elle venait d'avoir 37 ans. C'était une adulte. C'était une femme intelligente. C'était un être humain hautement fonctionnel. Trop fonctionnel pour avoir de l'aide.

Alors, fort probablement, elle a trop attendu. Elle a trop attendu et ça l'a tuée.

C'est la faute de la pandémie. C'est la faute de ses problèmes mentaux. C'est la faute du système. Mais ça ne change rien de blâmer quoi que ce soit, parce qu'at the end of the day, elle n'est plus là et ça n'a pas juste pas de sens.

Rest in peace, Kate. I wrote this in French because you loved the language so much, I feel like you would have loved to see so much written in that language about you. I wish you would have gotten the help you needed. I'm sorry the system failed you so hard. You deserved so much better.

Tuesday, November 17, 2020

J'ai juste besoin de le dire, gang : 

ON S'EN CÂLISSE DE NOËL, OKAY? ON S'EN CÂLISSE.

Je comprends que pour beaucoup de monde, c'est un moment important. Vraiment. Mais en tant que maman de jeunes enfants, me faire dire de me démarder avec mes enfants pendant un mois, de gaspiller des jours de vacances qui seraient vraiment plus utiles à des périodes de l'année où ya fucking de quoi à faire, tout ça pour autoriser un max de party de famille parce que le monde s'en-fucking-nuie, ben je trouve ça câlissement insultant.

The parents are not okay. Ça me dépasse, ça me tue, ça m'enrage de voir à quel point on s'attend depuis huit longs mois à ce que les parents fassent tout en même temps, pédalent et soient aussi reconnaissants du beau temps de qualité dont ils peuvent profiter avec leurs enfants.

Ce n'est pas du temps de qualité. Personne ne profite de rien. Il n'y a que du stress, de l'anxiété et rien à fucking faire. Oui, je suis choyée de vivre toute cette période avec une bulle familiale et pas toute seule. Mais venez pas me garocher un mois de congé forcé par la tête comme si c'était un cadeau. Pour les parents, le confinement n'a jamais pris fin. On se lève chaque matin en guettant les nez qui coulent, on pense à nos échéances dès le moindre toussotement, on angoisse dès que le téléphone sonne dans la journée. On attend notre tour. Il viendra, c'est certain, on ne sait juste pas quand.

Faque quand j'entends Legault être full empathique en conférence de presse envers les gens qui, oh non, on est le 17 novembre, il faudrait que je commence à prévoir qui je reçois pendant les Fêtes, pauvre de moi, ça me fait sacrer. Si ton plus grand stress actuellement est de prévoir tes soupers des Fêtes, ben check your privilege, osti, ton foutu privilège qui t'est conféré par l'angoisse d'un paquet de parents pris à la gorge chaque cristie de fois qu'on resserre l'étau de la conciliation travail-famille.

Moi j'en suis au point d'envisager le sans solde. Et vous allez me dire que ça aussi, c'est un privilège. Et ça l'est. Je le sais. Mais le revers de ce privilège-là, c'est l'impact démesuré de la pandémie sur les femmes, encore une fois. J'ai passé deux ans en congé de maternité, pis j'y ai goûté, sur le plan professionnel. Faque aussi bien que ça se poursuive, non?

The parents are not all right. Qu'est-ce que ça va prendre pour que ça sorte dans le discours public?

Friday, March 06, 2020

Encore une fois à propos de la petite politique qui entoure les cuisinettes de bureau -

Comme je le disais à l'époque, dans un bureau (et sans doute ailleurs, mais je me vais me cantonner à mon contexte, bear with me), tout lieu commun, donc tout lieu qui appartient à tout le monde, est également un lieu qui appartient à personne. Pourquoi? Parce que l'être humain est stupide.

Bon, d'accord, j'exagère. Par souci de rigueur, je devrais concéder que c'est pas l'être humain, le problème, cette fois. C'est plutôt l'individualisme et la loi du moindre effort qui règne chez les Occidentaux dans leur ensemble. (C'est pas plus joli, mais c'est plus exact, pis moi, je travaille à temps plein à trouver le mot juste en toute situation, faque c'est tout ce qui m'importe. En tk, c'est tout ce qui m'importe ce matin. Mais passons.)

J'en ai sans doute déjà parlé, et vous vivez sans doute la même situation si vous travaillez dans un bureau dans un vieil immeuble au gouvernement fédéral : les cuisines sont dotées de prises électriques dans lesquelles on ne peut ploguer qu'un seul micro-onde et jamais, au grand jamais, quoi que ce soit d'autre pendant que ledit micro-onde fonctionne. Autrement, le breaker saute, pis même si votre prise est dotée d'un piton reset qui n'est pas revolé dans le couloir (joke de Pérusse, passez simplement si vous ne catchez pas), ben faut placer un foutu appel de service pour qu'un tech vienne faire le reset. Je vous parle des micro-ondes parce que c'est le cas le plus courant, mais il arrive aussi que le breaker saute juste de même, quand par exemple on branche une bouilloire. C'est vraiment de la haute technologie.

Là où l'individualisme et la loi du moindre effort embarquent, c'est quand il s'agit de demander le reset dudit breaker. À l'étage où je travaillais avant, on a passé des semaines, que dis-je, des MOIS, avec un breaker sauté parce que personne ne faisait de demande. Perso, comme c'était pas moi qui avais fait sauter le breaker, je présumais qu'une demande avait été faite et que le tout était irrémédiablement brisé. Pis quand le breaker d'une deuxième prise a sauté, j'ai fait une demande, pis paf! les deux breakers ont été resettés.

Maintenant, je travaille sur un autre étage. La cuisinette est dotée de deux micro-ondes, chacun branché sur sa propre prise. Tout le monde sait qu'il faut pas les brancher sur la même. Ya même une belle petite affiche qui le dit clairement dans les deux langues officielles calvaire. Mais hier matin, une des deux prises était sautée. J'ai branché le toaster dans l'autre pour faire ma toast en tenant pour acquis, dans un élan d'optimisme mal placé, que la personne qui avait fait sauter la prise ferait une demande. Mais à midi, quand je suis passée dans la cuisine pour chercher mon lunch froid, j'ai été témoin du sautage en direct de la deuxième prise. La collègue qui était en train de faire chauffer son lunch a été ben étonnée. Moi, moins : quelqu'un avait branché les deux micro-ondes dans la même prise. Faut vraiment être cave. Faque là on se retrouvait avec deux prises (sur trois) non fonctionnelles.

Il était 12h45. Vous pensez que la fille a placé un appel de service? Of fucking course not. C'est notre adjointe, qui n'avait rien à voir avec le problème, qui a fini par faire une demande vers 15h30, heure à laquelle tout aurait été réglé si une demande avait été faite dès que le problème est survenu.

Osti que je trouve le monde cave.

Wednesday, December 18, 2019

Dans la vie, je suis vraiment pas la bonne fille à qui parler de poids et de régime. Je juge pas les gens qui veulent perdre (ou prendre) du poids ou qui suivent des régimes, là. Aucunement. Je me garde franchement de tout commentaire parce que je suis consciente que j'ai le privilège d'avoir un métabolisme qui fonctionne franchement bien et me permet de manger du gâteau et des chips sans prendre de poids et de revenir après chaque grossesse à mon poids antérieur sans faire véritablement d'efforts.

Pis de toute façon, je me suis assez rendue malade à une époque. J'ai fait le tour de la question. Je suis devenue une solide adepte de "manger de tout en modération" et de "équilibrer son alimentation et ses dépenses énergétiques". Bon, je sais que ça s'applique pas à tout le monde, mais à la base, pour moi, ça marche de même. Faque j'ai du mal à m'empêcher de lever les yeux aux ciel quand on me parle de régime draconien et de tactiques louches pour perdre du poids qui sont adoptées comme première étape "pis là je vais ajouter de l'exercice".

L'obsession de la minceur chez les adultes, j'ai toujours trouvé ça triste. Encore là, pas de jugement de ma part : je trouve juste ça dommage qu'un adulte consacre de l'énergie à ce genre de truc futile. On devrait tellement pas perdre du temps à se rendre malheureux avec ça. À l'adolescence, bah, tant qu'à moi, on trouve toujours de quoi pour se rendre malheureux, ça fait partie de la condition. Mais ensuite? Me semble qu'on mérite tous mieux.

Faque me semble que je devrais pas me faire parler de mon poids et de mon alimentation au bureau, sacrament. Mais c'est le cas. Pis ça m'énarve sans bon sens. La première fois, j'allais m'acheter un des cupcakes que cuisine hebdomadairement une rédactrice pour financer le voyage scolaire de son fils : "Tu en achètes un? Ah, ben, tu peux te le permettre." Commentaire de marde s'il en est un, même s'il se voulait sans doute un compliment. Si j'avais une bedaine tu me jugerais de m'acheter un cupcakes? T'es qui pour me dire si je peux ou non me permettre un foutu cupcake?

Puis aujourd'hui, encore. La même personne s'exclame sur la chance que j'ai d'avoir un métabolisme qui me permet de manger du beurre de pinotte, parce que "le beurre de pinotte ça fait grossir". Je m'excuse, fille, mais la bouffe qui fait grossir, ça n'existe pas. Surtout si on parle du beurre de pinotte qui doit totaliser 200 calories dans mon déjeuner. Je trouve pas ça déraisonnable, moi, un déjeuner à plus de 200 calories. Peux-tu te mêler de mes affaires et ne pas juger mes choix alimentaires?

Faque vraiment, plus le temps passe, plus je comprends la pertinence du mouvement Le poids? Sans commentaire!

Tuesday, December 17, 2019

Vous le savez, j'aime pas le monde. Dans la vie, en général, parlez-moi pas. Parlez-moi juste pas. Je n'éprouve aucune envie de vous connaître. Je pars systématiquement de la prémisse que vous ne m'intéressez pas, pis c'est à vous de me prouver que vous valez mon temps. C'est pas très joli, mais qu'est-ce que vous voulez, je veux rien savoir de vous, c'est de même. Cet aspect de ma personnalité explique très certainement le fait que j'aie rencontré l'homme de ma vie au bureau. Parce que c'est le seul contexte de ma vie où j'ai vraiment pas le choix de parler aux gens et de m'intéresser à eux....

Bref.
Il y a des gens qui aiment jaser avec les inconnus dans l'autobus. Pas moi. Ben, parfois, je me fais prendre, mais en général, je laisse ça aux autres. Toutefois, je comprends que ça arrive : on est pognés ensemble dans une grosse boîte pendant 30-40 minutes, ça se peut qu'on ait soudain envie de commenter l'expérience commune qu'on est en train de vivre. Ça va. Je concède.

Cependant, une fois l'expérience terminée, c'est-à-dire une fois qu'on a débarqué de l'autobus, c'est fini. Chacun reprend le cours de sa vie personnelle et individuelle sans tanner les autres avec leur existence. En tk, à mon avis, c'est de même que ça devrait marcher.

Mais c'est pas l'avis de tout le monde. Ainsi, hier après-midi, je suis descendue à mon arrêt, en même temps qu'un dude que je connais pas. J'ai suivi ledit dude pendant quelques secondes, bien sagement, 6-7 pas derrière lui, pis subitement il s'est retourné pour me dire : "On est chanceux, ce soir, il fait moins froid que ce matin."

Sérieux, là? Non seulement tu vas me parler alors que je suis enfin libre, loin du carcan de l'autobus, mais tu vas en plus choisir de me parler de météo? Ajoutez à ça que je me souvenais plus du tout de la température du matin. Parce que je pensais pas devoir retenir l'info pour faire du small talk dix heures plus tard avec un gars avec qui j'ai jamais désiré avoir une conversation. C'est d'ailleurs ce que j'ai répondu - ben, juste le bout où je me souvenais pas de la température, là. J'ai gardé le reste de ma réflexion pour moi. Mon petit dude a renchéri : "Ouin, le cerveau fonctionnait pas très bien ce matin!"

Ben oui, c'était supposé être une blague. De la part de n'importe qui que je connais, ç'aurait été correct, mais pour vrai, déjà que j'avais pas envie de parler de météo avec un nobody en sortant de l'autobus, j'aurais franchement pu me passer de ses commentaires sur l'activité de mon cerveau.

Faque je l'ai suivi sur environ un demi-coin de rue en priant le saint-ciel que rendu à l'intersection, il ne se dirigerait pas du même côté que moi. Mes voeux ont été exaucés et j'ai pu clore mes longues minutes d'agonie avec un "bonne soirée!" et traverser la rue sans me retourner.

Mais là. Vous devinez? Osti que j'ai peur de retomber sur le même gars dans l'autobus ce soir....

Friday, December 06, 2019

Pis dans le même ordre d'idée, ce matin, je suis vraiment en beau tabarnak, mais vraiment, vraiment en beau tabarnak, au point que je prendrais une osti de journée de congé pour me calmer si on n'était pas vendredi.

Thursday, December 05, 2019

Ça faisait des années, groupe, mais j'ai encore au bureau une Prise en charge de marde. Ou, plus précisément, je n'ai PAS de Prise en charge, j'ai quelqu'un qui insiste pour se prendre pour ma prise en charge et qui est trop dans le jus pour faire quoi que ce soit à mon niveau.

Pis ça me met en maudit. Je sais bien que c'est totalement incompréhensible pour un paquet de monde, Raiontzukai le premier, qui répond à mon chialage avec des "C'est vrai que ça te dérange, toi, ces trucs-là", qui sont capables de se contenter de faire leur job sans exiger une certaine base de respect et de considération. Ben moi, je suis pas capable. Parce que j'estime que je mérite mieux. Parce qu'une job, c'est juste une job. Je ne revendique pas un milieu de travail parfait dans lequel je suis enveloppée dans de la ouate, non-non, je veux juste qu'on reconnaisse ma foutue présence, qu'on me bullshit pas avec des ostis de phrases creuses destinées à calmer les esprits et qu'on me donne de l'information.

C'est tout. Après ça, ça va me faire plaisir de step up pour contribuer à une équipe dont les rangs sont réduits sous le seuil acceptable et fonctionnel et de foncer dans le changement avec un esprit ouvert en me concentrant sur les solutions envisageables. C'est pas compliqué, saint-sacrament du câlisse.

Mais c'est trop demander. Faque je suis en crisse.

Pis bon, c'est pas mon genre de tourner en bourrique dans mon bureau au lieu de faire passer le message au niveau supérieur. Même si ça donnerait pas grand chose (les phrases creuses, vous vous souvenez?), je pourrais quand même donner mes idées pis obtenir de l'information. Mais dans le cas présent, je ne suis pas la seule concernée et la collègue en cause n'a pas la même détermination que moi, si bien qu'elle veut attendre.

Faque je viens chialer sur mon blog. Nébuleusement parce que je suis remplie d'éthique jusqu'aux oreilles, mes excuses. Mais faut que ça sorte.

Tuesday, October 22, 2019

Épisode de chialage scolaire -

Si vous n'avez pas d'enfant d'âge primaire en 2019, vous ne le savez peut-être pas, mais en 2019, dans une école, les parents sont considérés comme des terroristes. Ça veut dire qu'on tolère votre présence dans un infime espace bien délimité de l'école et que tout le personnel a l'ordre de vous abattre à vue si vous vous aventurez au-delà de cet espace.

Sérieux, je comprends, là. Moi aussi je suis pour la sécurité des enfants. Mais si je suis pour ne pas pouvoir intervenir à certains égards, ben arrangez-vous pour pouvoir le faire, vous.

Ainsi, hier après-midi, je vais chercher Coco à l'école. Coco me rejoint avec son manteau dans une main et un unique gant dans l'autre. S'ensuit un long épisode de sélection d'un collant à la table de la responsable du service de garde dans l'entrée de l'immeuble, à la suite duquel je m'enquiers de la géolocalisation de l'autre gant. Coco m'explique à demi-mots qu'il s'est dépêché pour venir me rejoindre quand son nom a été appelé, si bien qu'il n'a pas pris le temps de ramasser son deuxième gant.

Je lui demande de retourner chercher son gant dans la cour. Il lyre, ça lui tente pas.

Il est 16h30, j'ai un deuxième enfant qui piaffe d'impatience à mes côtés, j'abandonne l'idée de générer une crise pour favoriser l'autonomie. Je m'avance vers la responsable qui distribue les collants : "Il a laissé un gant dans la cour. Je peux tu aller le chercher avec lui?" Air mal à l'aise : "Ouin, c'est juste supposé être lui...."

Sacrament, là. C'est pas vrai que je vais perdre 50% de ma paire de gants d'hiver à 30$ parce que j'ai pas le droit de mettre les pieds dans la cour d'école, crisse. Pis si tu veux pas que j'y aille, fais de quoi, saint-calvaire. Fais pas juste me regarder avec un air désolé.

Une autre éducatrice a eu l'obligeance de communiquer avec une troisième éducatrice qui a rapporté son gant à Coco. Mais sérieux, ce genre de niaiserie me met hors de moi.

Monday, June 10, 2019

Ce matin, deux affirmations :

1. Les cyclistes qui ont des pédales à clips, oui, vous êtes hots, vous êtes des vrais, c'est la seule véritable façon de faire du vélo. D'accord, d'accord. Mais osti que vous êtes slow quand vient le moment de décoller quand une lumière rouge tourne au vert. Surtout quand vous êtes trois-quatre à vous suivre. Je suis peut-être pas une vraie avec mon hybride pas de clips, mais je décolle vingt fois plus vite que vous à une intersection, faque pfff.

2. Les gens qui envoient une demande d'impression et constatent ensuite que l'imprimante n'a plus d'encre, a un bourrage papier, bref, ne fonctionnera pas sans un petit coup de pouce, ben soit vous annulez votre commande d'impression, soit vous réglez le problème. Ya pas grand chose qui m'insulte plus que voir un bourrage de papier le matin à 8h avec une autre commande d'impression avant la mienne dans la file. Pour vrai, ça me dérange pas que vous changiez d'imprimante. Je suis pas sûre de comment changer une cartouche non plus. Mais au moins faites semblant que vous auriez pas dû le faire...

Monday, April 01, 2019

Maintenant 10h37 (exactement une heure plus tard, c'est quand même une belle coïncidence), pis je viens de recevoir un message de marde du soutien technique en réponse à la demande que j'ai faite il y a une semaine et demie, qui présume que mon problème est causé par le fait que je n'utilise pas le sacro-saint Internet Explorer adoré par mon ministère. Sauf que c'est drette ça que j'utilise. En plus, la fille se permet de me dire, au sujet de deux autres problèmes qui ne relèvent pas d'elle, que je devrais utiliser Internet Explorer parce qu'avec Edge ou Chrome, les trucs ne fonctionnent pas comme ils devraient.

Sauf que les deux autres ostis de problèmes, ils ont rien à voir avec mon navigateur. Faque tsé, si elle le sait pas, peut-être qu'elle pourrait juste fermer sa grande gueule pis me laisser faire ce que je veux, tsé.

Je sais ben que la plupart des gens qui lui écrivent, ils doivent pas comprendre que le fonctionnement des trucs varie d'un navigateur à l'autre. Mais avant de me classer immédiatement dans cette catégorie-là parce que mon courriel contenant le mot "Chrome" et parce que toi tu n'éprouves pas le même problème que moi avec TON ordinateur, ben peut-être que tu pourrais prendre trois secondes pour me demander quel navigateur j'utilise. Parce que tsé, moi non plus je l'avais pas, ce problème-là, avec mon ancien ordinateur. Ah, pis mes collègues non plus, ils l'ont pas. Faque ya tu moyen que tu fasses ta job sans me faire chier?

Monday, March 25, 2019

Ce matin, après le ménage mensuel du frigo de la cuisinette par l'osti d'équipe de marde de l'immeuble (elle n'est plus invisible, alors il lui faut un autre qualificatif), c'est mon lait au chocolat qui est AWOL. Je ne l'avais pas identifié parce que la dude à qui j'ai parlé la dernière fois m'avait dit que si la pinte n'était pas passée date, ils allaient la laisser même si elle n'était pas identifiée. Donc soit c'était pas vrai, soit l'imbécile qui a fait le ménage a fait ça vite et a pas remarqué que la date d'expiration était février 2020, et pas 2019. (Yup, c'est la raison pour laquelle j'achète du lait de soya UHT...)

Ainsi donc, ce matin, comme en plus j'ai perdu une bonne heure de sommeil pour cause de bébé enrhumé, je suis encore et toujours en tabarnak. Qu'est-ce qu'il faut faire dans ce calvaire de bureau-ci pour pouvoir garder de la putain de nourriture dans le frigo pis avoir la sainte-paix?

Saturday, February 09, 2019

Les ciseaux de la discorde

Ça fera 12 ans cette année que Raiontzukai et moi sommes ensemble. Ça fera également 11 ans que nous habitons ensemble, et donc 11 ans que nous nous obstinons sur nos deux paires de ciseaux. 

Lors de la mise en commun de nos articles de maison, j'avais une paire de ciseaux dans mon bloc de couteaux. Une paire de ciseaux faite pour la nourriture donc, que j'utilisais pour tout sauf ça, puisqu'il s'agissait de mon unique paire de ciseaux. Raiontzukai, de son côté, avait une paire de ciseaux ordinaire. La logique aurait donc voulu, à ce moment-là, que chaque paire de ciseaux rencontre son destin : que la paire du bloc à couteaux serve pour la nourriture et l'autre, pour tout le reste. En tk, moi, ça me paraissait logique et j'ai commencé à fonctionner selon ce principe. Mais pas Raiontzukai. À première vue, c'est pas dramatique. Ça ne semble pas justifier 11 ans d'obstinage.

Sauf que. Ce que ça veut dire, en pratique, c'est qu'il faut laver systématiquement chacune des deux paires de ciseaux. Vous découpez un coupon dans une circulaire? Faut laver les ciseaux, au cas où le prochain usage consisterait à couper du bacon. Vous coupez un bout de ficelle pour un bricolage? Faut laver les ciseaux. Vous coupez un bout de papier-collant? Faut laver les ciseaux. Ça a juste pas d'allure, vous en conviendrez. Surtout que, quand il faut constamment laver les ciseaux, ya jamais une osti de paire de ciseaux de propre quand vous en avez besoin. 

Faque moi je sépare les deux ciseaux selon leur fonction. Pis la paire qui sert à couper le papier, je la lave jamais. Mais en général, quand j'arrive pour m'en servir, elle est sale anyway pis ça me met en maudit.

Ça donne aussi des situations comme celle d'aujourd'hui, où Raiontzukai a décidé de couper du bacon avec la paire de ciseaux destinée à tout ce qui n'est PAS alimentaire (et que moi j'avais d'ailleurs utilisé ce matin pour couper du papier, premier problème) avant de la laisser traîner dans le lavabo, et où moi je voulais emballer des vêtements à retourner à Old Navy, ce qui nécessitait que je coupe du duck tape. J'avais le choix entre utiliser la paire de ciseaux à usage alimentaire et puis la laver, ou laver les ciseaux à papier alors que c'était même pas moi qui les avais salis. À mon sens, c'est deux options de marde puisque, si on pouvait juste assigner une foutu fonction à chaque paire de ciseaux, ben le problème n'aurait même pas existé.

Pourquoi on ne le fait pas, alors? Parce que ça semble dépasser la capacité d'organisation de Raiontzukai, cet être capable de stocker une quantité infinie d'information sur les vélos, mais aucune sur le fonctionnement efficace d'une cuisine. 

Je pense que je vais lui acheter à Noël une paire de ciseaux dont il aura l'usage exclusif et me réserver les deux paires pour en faire un usage logique. C'est la seule solution.

Wednesday, January 23, 2019

Sérieux, ça ne finira jamais.

Ce matin, un membre de la foutue équipe invisible et non identifiable qui nettoie notre frigo en garochant aux vidanges des trucs selon son humeur du moment a jeté à la poubelle mes deux sacs de pain : celui qui contenait ma dernière tranche, celle que je voulais manger ce matin, et celle contenant mon nouveau pain entier, non entamé. Les deux étaient contenues dans des sacs ziplocs bien identifiés à mon nom. Ils l'ont câlissé aux poubelles pareil. Pis j'ai de la chance, parce qu'ils ont fait ça ce matin avant que je veuille déjeuner et mes sacs étaient bien scellés, si bien que j'ai pu récupérer mon pain dans la poubelle.

Mais sérieux, je suis en tabarnak. J'en ai plus que ma claque de faire jeter mon pain, calvaire.

Et, je le répète, l'équipe qui nettoie le frigo est non identifiable. Personne sait de qui il s'agit. J'ai même pris la peine d'aller voir ma gestionnaire pour lui demander si elle savait par quel bout je devrais m'y prendre pour essayer d'épingler le coupable. Elle a aucune idée. Je me suis tournée vers le service national à qui nous devons signaler les problèmes dans l'immeuble. Ça va faire, à un moment donné, sacrament.

Monday, January 21, 2019

À la suite de l'épisode d'hier de Tout le monde en parle, Quartz's Song est fier de vous offrir la petite leçon du jour en matière d'appropriation culturelle : lorsqu'une personne issue de la minorité vous dit que vous faites de l'appropriation culturelle, peu importe que vous soyez également issu d'une minorité ou que vous ayez les meilleures intentions du monde, cette personne-là a raison, gang - ou du moins il faut le présumer.

Friday, December 21, 2018

Just a shout out to all Airbnb hosts out there: for god's sake DON'T require anyone who wants to book your place to upload a government ID with sensitive information onto a server. Seriously.

The simple fact that Airbnb thought it a good idea to do this is deeply disturbing. Or not really, I guess, because they are a business, and information is money. But still. I don't care that my information is not being shared with the host - that makes it even more useless. I will gladly share all required information with the host offline once I arrive. Sending sensitive information by email is an issue - it's even a bigger one when you're asking me to store that information on a server, waiting to be hacked. Can you say identity theft waiting to happen? I mean for crying out loud, if Equifax can get hacked, how can Airbnb think they are not at risk?

And that's overlooking the other question: what does Airbnb do with my info? I don't know how much, if anything, has changed since this article was written, but I'm pretty sure the concerns mentioned are still current.

So, Airbnb hosts: I completely understand that you want to be safe. I do too. This is why both you and I can get verified in less invasive and unsafe ways. This is why we all get reviewed. You can even friend me on Facebook if you want. Just don't require government ID because it doesn't make any sense.

Monday, November 05, 2018

François Lambert à Tout le monde en parle : je sais pas pour vous, mais moi j'étais dans mon salon à donner des coups d'incrédulité sur le bras de Raiontzukai. Déjà quand il est entré sur le plateau et qu'on a expliqué qu'il publiait un livre dans lequel il fait juste dire ce qu'il pense sur tout et n'importe quoi, je n'ai pas compris. T'es qui toi? Pourquoi toi tu as une tribune pour donner ton opinion sur plein de trucs sans avoir la moindre expertise à leur égard?

Pis ça s'est confirmé, jusqu'à l'apogée qui a pris la forme, yet again, de la complainte de l'homme blanc hétérosexuel (riche, de surcroît) qui en a contre les mesures visant à améliorer le sort des minorités parce que d'accord, il y a eu des "iniquités dans le passé" (dans le passé, whaaaaat????), mais c'est pas à lui de payer pour. Ce qui constitue non pas seulement une aberration, mais aussi un discours individualiste qui tranche étrangement avec les grandes déclarations enflammées, prononcées trente secondes auparavant, contre les BS et le travail au noir qui, apparemment, reposaient sur un sens aigu du bien-être de la collectivité. On comprend que le gars est effectivement un nobody à grande gueule qui ne s'y connaît pas plus que vous et moi dans les sujets qu'il aborde, faque pourquoi on lui donne une tribune où dire des imbécillités et se contredire d'une phrase à l'autre? Quand tu ne sais pas que le bassin de candidats potentiels à un emploi n'est pas formé par des personnes qui ont toutes eu la même possibilité d'en arriver là, ben tu devrais pas avoir l'option d'aller à la télé faire croire aux autres caves qui pensent comme toi que leur opinion est valable.

Chapeau à Émile Proulx-Cloutier qui a été le seul à s'opposer.

Friday, October 26, 2018

Aussi, j'ai reçu un message m'indiquant "travail complété" pour ma demande au sujet du micro-onde qui veut sans doute juste dire que le gars s'est pointé, que le micro-onde marchait et qu'il a juste fermé ma demande.

Et, alors qu'un processus de vérification des casiers inoccupés dans les douches de l'immeuble a été entamé en août, a niaisé jusqu'à ce que une date butoir soit fixée EN SEPTEMBRE, mois durant lequel j'ai communiqué avec les responsables pour savoir comment ça fonctionnerait si je voulais avoir un des casiers libres pour me faire répondre "on sait pas, prends ton mal en patience", Lali s'est tannée et a demandé à prendre un des deux casiers libres, qui n'avait pas de cadenas. Pis l'osti d'imbécile responsable lui a dit oui. Il m'a subséquemment dit de prendre l'autre casier s'il était libre ou n'avait pas de cadenas, mais le casier restant a un cadenas même si ça fait plus d'un mois que la note indiquant au propriétaire de donner signe de vie avant le 25 septembre est dessus.

Alors je suis officiellement en tabarnak.