Monday, December 12, 2016

That moment when your 3-year-old finds a good time to pre-order his breakfast is at 3:30 AM when he climbs into your bed for the rest of the night -

Coco (couché et bordé) : Maman? Pour déjeuner je voudrais des oeufs et une toast.
Quartz : Euh, ok.
Coco : (se tourne pour dormir dos à moi, puis, frappé par une pensée soudaine, tourne sa tête pour compléter son idée) Pis sur ma toast, je voudrais du fromage à la crème au chocolat.

Monday, December 05, 2016

Un jour pas très lointain, je vous garantis que je vais retirer à Raiontzukai tout droit à l'égard de la manipulation d'un cadran.

Parce que, non content de m'avoir déjà contrainte à me réveiller trop tôt le matin en snoozant à répétition et ce, deux fois plutôt qu'une, et d'avoir ensuite eu le culot de nier la chose, cette nuit, c'est à MI-NU-IT que Chérimonamour a fait partir son cadran. Au moins, cette fois, c'était la radio et non l'infâme BEEP!BEEP!BEEP! qui me fait raidir tous les poils du corps, mais ce n'est qu'une très mince consolation à mes yeux.

L'histoire mérite un développement - vendredi dernier nous avons eu une panne d'électricité à la maison. Cette panne n'a eu que très peu d'impact sur ma routine de réveil puisque moi, en cas de panne, je n'ai pas besoin de régler de nouveau l'heure à laquelle je veux que mon cadran parte, le matin. L'heure reste en mémoire et il me suffit de penser à remettre mon cadran à "on". Le cadran de Raiontzukai, toutefois, se reset entièrement à chaque panne. Et ça comprend le réveil. Qui se remet automatiquement à minuit. (Cela dit, c'est qui le grand génie qui a pensé à faire ça de même, bâtard???) Le plus ironique, dans tout ça, c'est qu'avant de se coucher, Raiontzukai, dans sa grande prévenance, a pensé à me demander si MOI, j'avais bien réglé mon cadran. Et puis il a négligé de régler le sien....

Mais la frustration ne s'arrête pas là. Car mon bébé-qui-ne-dort-plus-depuis-un-mois, lui, a bien dormi... et Raiontzukai aussi. Mais pas moi. Pourquoi?

Parce qu'à 23h, c'est Coco qui s'est réveillé. Je suis allée le recoucher.

À minuit, le cadran de Raiontzukai est parti. Et Raiontzukai ne s'est pas réveillé, LUI. C'est moi qui lui ai demandé, après de longues minutes, d'éteindre son foutu cadran. Puis, à 1 h, Coco s'est levé encore. Et à 2 h, comme Bout d'Chou se réveillait pour la deuxième fois, Raiontzukai m'a demandé d'aller lui préparer une dose de Tylénol pendant que lui allait dans sa chambre le calmer. Et, loi de Murphy oblige, quand je suis arrivée dans ladite chamber avec ladite dose de Tylénol, Bout d'Chou s'était rendormi. Je me suis donc levée pour rien...

Alors voilà. Demandez-vous pas pourquoi mon style est décousu aujourd'hui.

Friday, December 02, 2016

I hereby would like to thank everyone who allows me to implement my no-bullshit approach in my relationship with them, whereby virtually anything can be said and/or clearly acknowledged without affecting said relationship.

In every important relationship in my life I need to be able to be (sometimes brutally) honest, to disagree and, if I get confused, to ask straight up for an explanation without causing a revolution.

Up until very recently, I didn't realize that this is not necessarily how everyone views relationships. And witnessing relationships that work in a way completely opposite to that makes me crazy.

So really, thank you, bullshit-free people in my life.
When your three-year-old writes to Santa asking for "shoes, pants and boxers", well, either you're doing a great job at raising a minimalist or your kid REALLY has everything.

Thursday, December 01, 2016


Anybody seen the Sherwin Williams paint "Covering the earth" logo? (I refuse to associate with it and put it up here even if it's to state how absurd and offending it is, so you're gonna have to google it if you haven't.)

I just spotted a parked Sherwin Williams pickup truck from our washroom window. With the logo on it. I gather it's been around forever, so I guess I'm just lucky I never knew it existed.

But GOD, I was happier when I didn't know it existed.

Friday, November 25, 2016

J'ai un Seamus dans mon texte.

Comme Seamus McFly.

Et ça m'amuse démesurément.

C'est peut-être juste parce que Bout d'Chou a dormi toute la nuit sans interruption et que j'ai de ce fait plus d'énergie que j'en n'ai eue depuis un bon mois.

Thursday, November 24, 2016


She's been everybody else's girl
Maybe one day she'll be her own

She's right up there on the closet shelf and we all pretend we don't see her - but she might have been 4 today, and everything would be different.

Tears turn to steel
And the wound never heals
In the darkness of November

Mon milieu de travail est, linguistiquement, vraiment bien, parce que, à l'étage où je travaille ne se trouvent que des gens qui passent leurs journées à préparer des textes bilingues de grande qualité qui concordent exactement entre eux. Ça signifie que tout le monde est bilingue (et solidement bilingue, du moins, pour la très grande majorité) et que tout le monde a une grande sensibilité et un grand respect pour l'"autre" langue.

Ce que ça fait, surtout, c'est que quand un francophone et un anglophone se croisent et entament une conversation plus ou moins simultanément, ils se lancent à peu près tout le temps dans la langue de l'autre. C'est super mignon, je vous dis.

Par exemple, ce matin, j'ai croisé dans le corridor une collègue anglophone qui arrivait tout juste au bureau; je lui ai dis "Good morning" alors qu'elle me lançait un "Allo!".

Et lundi, mon collègue qui attendait que j'émerge des escaliers en me tenant la porte m'a expliqué "Je prends les escaliers habituellement moi aussi" alors que je lui disais en riant "Thank you, that's hilarious!"

J'en conclus que si tout le monde au Canada était bilingue, ce serait fini, les deux solitudes.

Tuesday, November 22, 2016


Because my baby has stopped sleeping altogether, and because apparently sometimes being a gentleman is a point in itself -

As I walked into my work building lobby this morning and showed my access pass to the commissionaire, I saw from the corner of my eye that somebody was being nice enough to hold the elevator door for me. I work on the 3d floor, and we have dated, squeaky elevators, so I always take the stairs, no matter how out of shape or heavily pregnant I get - so I made a general gesture to that person to let them know I wasn't taking the elevator. As I looked up I realized that the person holding the door was a colleague from another team, who also works on the 3d floor.

As I walked up the stairs, I wondered if there was any chance I would get there before he would (because I have this unhealthy sense of competition within me), and I heard the elevator ding to a stop nearby. So when I emerged from the stairwell, in between the elevators, I took a look at my left to see whether my colleague was just coming out of the elevator - obviously, he wasn't. I was just being silly to think I could walk up two floors faster than an elevator. Then I turned to my right to head for the door to my floor - and saw my colleague standing there, holding the door for me with a smile.

It's probably just the lack of sleep but.I.died.

Friday, November 18, 2016


That moment when two anglophone colleagues of yours are having a conversation in French sort of for your benefit although you really have no involvement in it yourself.

Wednesday, November 16, 2016

Ils disent qu'il n'y a pas de question stupide. Mais ce n'est pas vrai.

Ils disent aussi "à question stupide, réponse stupide". Et ça, c'est vrai.

Je suis généralement tout à fait d'accord avec la première affirmation, mais je viens de recevoir par courriel une question d'une collègue qui ne peut être qualifiée autrement que "stupide". Même avec toute la bonne volonté du monde, sa question n'a aucun maudit bon sens.

Et là, ça fait genre 20 minutes que je regarde mon écran en essayant de formuler une réponse neutre qui ne donne pas l'impression que je la prends pour une conne. Parce que c'est pas facile d'expliquer à quelqu'un un truc vraiment de base sans sonner comme si on s'adressait à un petit enfant.

Tuesday, November 15, 2016

Je ne suis pas une grande sportive, mais j'essaie de me tenir en forme. Jusqu'à l'arrivée de Bout d'chou, je courais régulièrement (et pas juste après Coco). L'hiver, je me retire au sous-sol, sur mon tapis roulant (même si c'est plate à mort, un tapis roulant), mais je tof le plus longtemps possible dehors. Quand la température fraîchit et que je veux aller courir, j'applique un principe simple pour choisir mes vêtements : si je n'ai pas froid pendant les premières minutes de mon entraînement, je suis trop habillée (et je vais avoir vraiment trop chaud).

Toutefois, comme trouver du temps pour courir relève maintenant du prodige, à mon retour au bureau il y a deux mois, je me suis acheté un vélo pour faire la navette. Nous sommes maintenant en novembre, mais je continue de prendre mon vélo lorsqu'il fait plus de 0 à l'heure à laquelle je dois partir le matin et que la température doit s'élever jusqu'à 10 pendant la journée. Et pour mon habillement, j'applique le même principe : il faut que j'aie froid en partant. Sauf que.... dans le monde du vélo, je semble être la seule à appliquer ce principe-là, parce que franchement, tous les cyclistes que je croise sont systématiquement habillés plus que moi. Et de beaucoup.

Par exemple, le matin, moi, je sors avec un pantalon et un chandail à manches longues, deux paires de gants et deux paires de bas. Mais je croise des gens portant leur manteau d'hiver, une cagoule, une tuque, un foulard....

Hier après-midi, je suis partie du bureau en t-shirt, pour aller rouler avec les cyclistes tous, sans exception, habillés de plusieurs épaisseurs de vêtements longs. Et puis l'un d'eux m'a dépassée en me lançant : "Pas frileuse!"

Sauf que, oui, j'ai eu froid les premières minutes, mais maudit que j'étais bien à la moitié de mon trajet.

Alors voilà. J'ai reçu il y a quelques semaines une lettre m'annonçant que ça faisait maintenant 10 ans que je travaillais pour la fonction publique ; ça m'a déprimée parce que ça voulait dire que je suis devenue vieille, mais là, en plus, manifestement, faut croire que je suis sur le bord de la ménopause et que j'ai des bouffées de chaleur constantes sans le savoir.

Sunday, November 13, 2016

Parce que le karma, ça n'existe pas -

Vendredi, nous sommes en congé. Nous en profitons pour aller à l'épicerie en famille. Le tout se déroule sans incident jusqu'au moment où Raiontzukai entreprend d'installer Bout d'chou dans son siège, une fois l'épicerie faite. Un coup de vent (parce qu'il ventait à écorner les boeufs vendredi) a fait brusquement ouvrir la porte de notre auto, laquelle porte est allée s'encastrer dans l'aile de la voiture stationnée à côté de la nôtre. L'aile s'orne maintenant d'une belle poque et d'une aussi belle scratch. Cette voiture venait tout juste de se stationner à côté de nous et Raiontzukai avait vu le propriétaire. Parce que nous sommes de bonnes personnes (et que vraiment, l'auto était solidement maganée), Raiontzukai est retourné à l'intérieur de l'épicerie pour retrouver le propriétaire de l'auto et lui donner ses coordonnées. Ainsi, nous allons nous retrouver à devoir payer les réparations. Ça nous rend pas particulièrement heureux, mais bon, ça arrive.

Aujourd'hui dimanche, nous allons au Musée de l'aviation avec les enfants. Encore une fois, le tout se déroule sans encombre jusqu'à notre retour à l'auto, où nous constatons que quelqu'un a clairement embouti notre porte du conducteur en ouvrant la sienne, faisant ainsi EXACTEMENT le même travail : une solide poque et une shot de peinture scratchée jusqu'à la tôle.

Et non, l'auteur de cette job-là n'a pas laissé de note avec ses coordonnées.

Faque sérieux, si vous faites des trucs dans la vie pour entretenir votre karma, laissez-donc faire....
En janvier dernier, nous sommes allés au Costa Rica en famille. Pour organiser le tout (parce que je suis lâche et démotivée depuis que j'ai des enfants), j'avais communiqué avec mon merveilleux agent de voyage qui nous avait aidés à faire notre autotour personnalisé en Nouvelle-Zélande. Le tout s'était merveilleusement bien passé et nous avions eu exactement ce que nous recherchions; je m'attendais donc à ce que ce soit aussi facile pour le Costa Rica.

Ce n'était pas le cas, malheureusement, et j'ai passé vraiment trop de temps à niaiser avec des agents de réservation (avec qui mon merveilleux agent communique pour organiser les trucs) qui refusaient de me croire quand je leur disais ce que je voulais. Au final, nous avons fait personnaliser un itinéraire de la collection Explore de CAA. Et même ça, ça avait été un foutu chiar parce que l'agent de réservation était le typique "osti de Français" qui m'a fait perdre un temps fou à refaire mon itinéraire selon ses idées et ses besoins à lui, en me glissant des commentaires remplis de jugement sur les décisions que je prenais à l'égard de mes enfants. À un tel point que je m'en suis même plainte à mon agent.

Le gros problème était que la collection Explore contenait déjà un itinéraire au Costa Rica, mais que celui-ci ne correspondait pas à ce que nous avions en tête, et que l'équipe de CAA n'était pas autorisée à faire des itinéraires sur mesure. Si bien que pour fait modifier l'itinéraire existant selon leurs critères, on se ramassait avec un voyage de trois semaines, ce qui était plus long que ce qu'on avait en tête. Et bien évidemment, en conséquence, le budget à allouer était plus élevé, et c'était pas vraiment dans nos plans. J'ai fini par demander à mon agent de recommencer à zéro avec un autre voyagiste, et c'est là que l'équipe de CAA a décidé de nous faire notre itinéraire personnalisé.

Maintenant que je suis cliente de la collection Explore, je reçois la brochure annuelle. Je lui ai jeté un coup d'oeil hier soir avant d'aller me coucher. Un itinéraire au Costa Rica y figure encore, alors par curiosité, je l'examine.

Ben CALVAIRE. Devinez un peu?

Oui oui. L'itinéraire est remanié et mis à part pour la dernière ville (au sujet de laquelle nous avions de toute façon un différend avec l'osti de Français), il s'agit à peu près exactement de l'itinéraire original que j'avais soumis à mon agent la première fois que je suis allée le voir. À cet itinéraire est aussi, maintenant, possible de greffer deux "prolongations", ce qui facilite grandement la tâche du client qui veut faire adapter l'itinéraire à ses besoins....

Oui oui, je suis un peu contente qu'ils aient appris de leur expérience. Mais en même temps, ça me met en maudit!!!

Thursday, November 10, 2016

Bon. J'ai pas parlé de la victoire de Trump hier parce que j'avais besoin d'une journée pour faire semblant que c'était pas arrivé.

Mais encore aujourd'hui, je me contenterai de dire qu'il y a deux choses qui me tuent, dans l'histoire :

1. Tout d'abord, le faible taux de votation. Parce que la lutte était serrée, et que la perspective que Trump gagne n'a pas suffi à pousser qui que ce soit à aller voter.
2. Puis, le simple fait qu'ils ont préféré Trump à une femme. Parce que c'est clair que pour beaucoup, juste ça, c'était assez pour voter Trump.

Wednesday, November 09, 2016

La suite de l'histoire, parce que je sais que vous l'attendiez impatiemment -

Après trois mois d'attente - le plat de cuisson étant en rupture de stock lors de la commande - nous avons finalement reçu cette fameuse pièce sensée faire fonctionner ma machine à pain défectueuse. Nous avons donc lancé un pain en fin de semaine, pleins d'espoir.... en vain. Pas moyen de convaincre le foutu batteur de faire sa job.

Plutôt déprimée, j'ai renvoyé un courriel à Black and Decker il y a deux jours, pour leur expliquer que le nouveau plat de cuisson n'avait pas réglé le problème et leur demander ce qu'ils pouvaient faire d'autre pour moi.

Ben câline, ils ont appelé à la maison ce matin et ils vont REMPLACER NOTRE MACHINE À PAIN. Je vous rappelle que j'ai même pas la facture de ce truc-là!

Faque vraiment, là, dans la vie, peu importe ce que vous avez besoin d'acheter, assurez-vous que ce soit de marque Black and Decker, parce que le service à la clientèle est vraiment DÉBILE.

Wednesday, November 02, 2016

Quote du jour -

Coco (qui mange des bonbons d'Halloween pour dessert) : Bout d'Chou, veux-tu des bonbons? Si tu veux des bonbons, tu peux avoir tes bonbons à toi.
Raiontzukai : Non Coco, Bout d'Chou est trop petit. Il a eu des bonbons hier, mais il n'en aura plus maintenant.
Coco : Bout d'Chou, tu peux avoir un fruit. Veux-tu des framboises?

Friday, October 28, 2016

Quote du jour :

Quartz : Alors Coco, c'est aujourd'hui le bal à la garderie?
Coco : Oui, c'est le bal des sorciers-sorcières.
Quartz : Wow, alors tu vas être déguisé en sorcier?
Coco : Non, je vais être déguisé en sorcier-sorcière.
So, picture day at daycare is just five days away and I can't seem to decide whether I should give Bout d'chou his first haircut before or after that day - because he'd be so much cuter with his hair trimmed, but the odds of a haircut fail are quite high when it comes to a 17-month-old...

Thursday, October 27, 2016

Si je dois le rappeler, je travaille dans un cubicule. Situé au beau milieu de beaucoup d'autres cubicules. Situation qui, parfois, vous permet de connaître les gens sans les connaître pour vrai, puisque vous les entendez évoluer sans avoir vraiment besoin d'interagir avec eux.

C'est comme ça que, depuis mon retour au bureau, j'ai un voisin de cubicule, nouvel employé embauché en mon absence, à qui je ne parle strictement jamais, mais que je juge à qui mieux-mieux intérieurement.

Non, je sais, je ne suis pas une bonne personne. Je peux pas m'en empêcher; sa seule façon de s'exprimer, timbre de voix compris, sonne fausse et pompeuse à mes oreilles; je trouve qu'il a constamment l'air de vouloir expliquer des trucs juste pour se rendre important; il compte ses calories avec une application sur son téléphone (et l'explique en détails à une collègue); bref, je mets à profit toute ma mauvaise foi, et il me tombe sur les nerfs.

Ce matin, je l'ai déjà dit, mon imprimante a passé proche de me rendre folle à force de refuser de m'imprimer mes trucs. Or, en retournant à mon bureau après avoir revu un dossier avec une collègue, je constate qu'un technicien que je connais est en train de gosser après l'imprimante. On se salue, et je m'installe à mon poste, situé à quelques pas de l'imprimante et duquel j'ai une vue imprenable sur elle - et le technicien. Il en profite donc pour me poser quelques questions : ai-je moi aussi du mal à imprimer? Ai-je essayé d'imprimer ce matin? Quel est le message d'erreur que j'obtiens?

Évidemment, là, il est question de technologie et mon voisin de cubicule, en fidèle représentant du mâle moderne, se sent interpelé. Il sort donc de son bureau en demandant au technicien : "Problème d'imprimante?" Il enchaîne en expliquant qu'il vient de signaler le problème au Helpdesk et que nous sommes plusieurs à l'avoir.

Je comprends donc que mon voisin de cubicule, il ne sait pas qu'il s'adresse justement à un technicien. Pis c'est correct, c'est normal, il n'est pas ici depuis très longtemps et le technicien ne travaille pas au même endroit que nous. SAUF QUE. Mon voisin de cubicule devrait se douter que, si ya une personne qu'il n'a jamais vue après l'imprimante, cette personne-là n'est probablement pas un nobody qui est venu sur notre étage sécurisé juste pour imprimer de quoi (affirme-je avec toute ma mauvaise foi).

Pis je suis tellement pas fine que j'ai envisagé de corriger le malaise en disant au technicien : "J'imagine que c'est parce que le problème a été signalé déjà que tu es ici pour le régler", et que j'ai changé d'idée. Parce que mon voisin de cubicule non plus ne semble pas en amour avec moi puisqu'il est sorti de son bureau pour jaser de l'imprimante sans me jeter le moindre coup d'oeil, comme si je n'existais pas. Alors je suis retournée dans mon bureau et j'ai écouté le malaise grandir en me bidonnant.