Friday, January 13, 2017
Parce que je m'ennuie d'écrire pour vrai, parce que j'ai une collègue à qui il arrive des trucs invraisemblables qui méritent vraiment d'être diffusés, parce que parfois je me fais croire que j'ai plus de temps et de motivation que j'en ai vraiment, je t'annonce, cher lectorat, la probable création d'une série inspirée de la réalité sur les tribulations de ma collègue.
In:
Day-to-day
Thursday, January 12, 2017
À mon retour au bureau, je me suis tannée de mon grand mur beige plate et j'ai apporté de la maison des cartes postales rapportées de voyages pour les y coller. Parce que du beige partout, ça étouffe. (Ou c'est peut-être seulement moi, mais bon.)
Tantôt, je croise un collègue que je connais très peu dans le couloir. Il m'arrête, plein d'enthousiasme :
Lui : Hé, est-ce que c'est toi qui as toutes les belles cartes postales sur le mur dans ton bureau?
Moi : Oui, c'est moi! Un mur beige, j'endure pas ça.
Lui : C'est le fun, c'est beau, ça met de la couleur! Continue!
Ça m'a vraiment mise de bonne humeur.
Tantôt, je croise un collègue que je connais très peu dans le couloir. Il m'arrête, plein d'enthousiasme :
Lui : Hé, est-ce que c'est toi qui as toutes les belles cartes postales sur le mur dans ton bureau?
Moi : Oui, c'est moi! Un mur beige, j'endure pas ça.
Lui : C'est le fun, c'est beau, ça met de la couleur! Continue!
Ça m'a vraiment mise de bonne humeur.
In:
Day-to-day
Wednesday, January 11, 2017
Oui oui, je le savais, que je suis une mère, maintenant. Ma vie est une longue séance de négociation, j'ai arrêté de dormir et de sortir au resto ou au cinéma, je mange systématiquement mes repas, qu'ils soient supposés être froids ou chauds, tièdes, je n'ai plus une seconde à moi pour courir, mon principal loisir consiste à faire du lavage et j'ai un sérieux déficit en matière de sujets de conversation dans la catégorie "adultes".
Bref, je le savais, que je suis une mère.
Mais je viens quand même d'atteindre un autre niveau en mangeant, ce midi, mon lunch dans un plat de plastique étiqueté au nom de Coco...
Bref, je le savais, que je suis une mère.
Mais je viens quand même d'atteindre un autre niveau en mangeant, ce midi, mon lunch dans un plat de plastique étiqueté au nom de Coco...
In:
Moments,
Motherhood
Tuesday, January 10, 2017
Parallelism
It's beautiful.
It's beautiful because it's not history repeating itself. Not really, and well, not at all.
It's beautiful because there is no game. And no excuses. It's beautiful because it's simple.
It's beautiful because the decisions didn't even need making, they were just an inescapable conclusion. It's beautiful because it shines a new light on my horizon and how complete and blissful it is - and how much it is exactly what I want.
It's beautiful because it's clear.
It's beautiful because it's just watching the sports cars, and enjoying the race. And waiting until they slow down, because they will, and even that is part of what makes it all the more beautiful.
It's beautiful because it's easy.
And it's beautiful because when the race is over, everything will still be in the same place and then I can continue to rely on that perfection that would not exist if not for the parallelism.
In:
Writings
Sunday, January 08, 2017
Lately, I've been looking back. I'm not sure what the exact trigger was. I'm not even sure what I'm trying to accomplish. I think I'm just remembering. And, in some respects, making sure I remember.
And somehow, I thought I had more to say about that. But it seems I don't.
Which makes sense; I haven't written in so long, I'm clearly rusty. I used to have words popping up and whirling around in my head all the time. Sometimes, I would have to wait, but they would always come. Effortlessly.
The same was true for the metaphors. However, a lot of my metaphors were inspired from music - which leads me to wonder how much of an impact the fact that I haven't had time to stop and listen to music in a while has had on my inspiration.
And somehow, I thought I had more to say about that. But it seems I don't.
Which makes sense; I haven't written in so long, I'm clearly rusty. I used to have words popping up and whirling around in my head all the time. Sometimes, I would have to wait, but they would always come. Effortlessly.
The same was true for the metaphors. However, a lot of my metaphors were inspired from music - which leads me to wonder how much of an impact the fact that I haven't had time to stop and listen to music in a while has had on my inspiration.
In:
Ramblings
Friday, January 06, 2017
As you might remember, I live with two cats. I adopted Sambuca when I moved into my first appartment here, and chose that specific name because I was looking for something original that might surprise the neighbors if I actually had to call out her name outside. (Which, in case you're wondering, did happen once - and yes, I am aware I am linking to myself too much these days; fear not, it will pass.)
When we decided to get another cat, obviously, we needed a matching name, and because that decision had been made in Greece, we settled for Ouzo.
At the time, it was simply funny.
As time went by, the novelty attached to the cats' names wore off and, probably because we drink neither ouzo nor sambuca, most of the time we're not even aware anymore that they refer to liquor.
And then we had babies. Who eventually started talking. And saying the cats's names.
And I had not noticed before yesterday, but I'm guessing the fact that I have a 3-year-old who knows the words "ouzo" and "sambuca" and a 19-month-old who, although he has a very limited vocabulary, can clearly enunciate the word "ouzo", might be quite distressing to some.
When we decided to get another cat, obviously, we needed a matching name, and because that decision had been made in Greece, we settled for Ouzo.
At the time, it was simply funny.
As time went by, the novelty attached to the cats' names wore off and, probably because we drink neither ouzo nor sambuca, most of the time we're not even aware anymore that they refer to liquor.
And then we had babies. Who eventually started talking. And saying the cats's names.
And I had not noticed before yesterday, but I'm guessing the fact that I have a 3-year-old who knows the words "ouzo" and "sambuca" and a 19-month-old who, although he has a very limited vocabulary, can clearly enunciate the word "ouzo", might be quite distressing to some.
In:
Day-to-day,
Thought
Wednesday, January 04, 2017
Vous vous en souvenez peut-être, il y a maintenant 10 ans, je me suis, presque malgré moi, exilée en Outaouais après avoir vendu mon âme au diable (lire : le gouvernement fédéral).
J'ai occupé ce premier emploi pendant près de cinq ans. Il comportait certes certains éléments négatifs majeurs, que ce soit la Prise en charge incapable qui était à sa tête les deux premières années, le climat borderline malsain, les cliques et, surtout, l'élément qui m'a personnellement, quoique de reculon, poussée vers la porte, la haute gestion déficiente (pour utiliser un euphémisme) - MAIS s'y trouvaient également des grands éléments positifs : une équipe extraordinairement soudée (disons la plupart du temps), un travail qui constituait exactement ce que j'avais voulu, une certaine liberté (tributaire de votre rendement personnel, certes, mais ça n'en est pas moins avantageux), une cuisinette où rigoler intensément sur l'heure du diner.
Je ne le voulais pas vraiment, mais je n'ai pas eu le choix de partir. J'avais fait un bac en traduction parce que je voulais traduire, mais j'ai dû choisir entre la traduction et mon équilibre mental. Je ne traduis donc plus, et ya une partie de moi qui trouve le ratio trois-ans-d'université vs cinq-ans-de-travail plutôt insatisfaisant.
Depuis mon départ de cet emploi, j'en ai occupé deux autres. Mon emploi actuel est vraiment super. Ce n'est pas de la traduction, mais c'est le travail que je visais à faire dans plusieurs années. Il m'est juste tombé dessus vraiment beaucoup plus vite que prévu. Et j'aime ce que je fais. En plus, j'ai une bonne gestionnaire (chose que mes expériences antérieures m'ont appris à chérir!) et j'ai une équipe qui est, elle aussi, extraordinairement soudée, quoique un peu moins rigolote.
(Cela dit, il y a là-dedans une collègue qui garde mes enfants, qui me donne du chocolat et du thé, qui me dit régulièrement que je suis belle-bonne-fine-capable et qui me donne des vêtements, si bien que je crois qu'elle compense à elle seule pour ce léger écart!)
L'autre semaine, je suis allée prendre une marche, sur ma période de diner, avec celle qui a été mon encadreure à ce premier emploi. C'est quelqu'un que j'admire beaucoup, pour ses principes, ses compétences, ses expériences - pour l'ensemble de sa personne, au fond, je crois! De plus, à l'époque où elle m'encadrait, et même par la suite, elle m'offrait un soutien indéfectible contre notre Prise en charge frustrée, que ce soit en se battant pour que j'obtienne ma promotion au niveau d'autonomie ou en prenant ma part quand j'arrivais dans son bureau en sanglotant (bon, ça c'est arrivé une seule fois, mais je suis tellement orgueilleuse que le simple fait que j'aie pleuré devant quelqu'un au travail, c'est vraiment significatif!).
Mon ancienne encadreure a elle aussi quitté cet emploi, quelques années avant que je le fasse moi-même. Elle l'a fait pour la même raison que moi, parce que la gestion l'y avait poussée. En marchant, on discutait de la vieille époque, celle où on travaillait ensemble. Et elle a dit quelque chose qui m'a frappée : "Oui, c'étaient mes belles années, ça, je dois dire."
J'ai trouvé ça triste. Et surtout, j'ai compris.
Je n'irais pas jusqu'à dire que ça a été mes belles années à moi aussi parce que câline, j'ai toujours ben juste 33 ans, ce serait juste déprimant. Mais en effet, ça a été de maudites belles années.
J'ai occupé ce premier emploi pendant près de cinq ans. Il comportait certes certains éléments négatifs majeurs, que ce soit la Prise en charge incapable qui était à sa tête les deux premières années, le climat borderline malsain, les cliques et, surtout, l'élément qui m'a personnellement, quoique de reculon, poussée vers la porte, la haute gestion déficiente (pour utiliser un euphémisme) - MAIS s'y trouvaient également des grands éléments positifs : une équipe extraordinairement soudée (disons la plupart du temps), un travail qui constituait exactement ce que j'avais voulu, une certaine liberté (tributaire de votre rendement personnel, certes, mais ça n'en est pas moins avantageux), une cuisinette où rigoler intensément sur l'heure du diner.
Je ne le voulais pas vraiment, mais je n'ai pas eu le choix de partir. J'avais fait un bac en traduction parce que je voulais traduire, mais j'ai dû choisir entre la traduction et mon équilibre mental. Je ne traduis donc plus, et ya une partie de moi qui trouve le ratio trois-ans-d'université vs cinq-ans-de-travail plutôt insatisfaisant.
Depuis mon départ de cet emploi, j'en ai occupé deux autres. Mon emploi actuel est vraiment super. Ce n'est pas de la traduction, mais c'est le travail que je visais à faire dans plusieurs années. Il m'est juste tombé dessus vraiment beaucoup plus vite que prévu. Et j'aime ce que je fais. En plus, j'ai une bonne gestionnaire (chose que mes expériences antérieures m'ont appris à chérir!) et j'ai une équipe qui est, elle aussi, extraordinairement soudée, quoique un peu moins rigolote.
(Cela dit, il y a là-dedans une collègue qui garde mes enfants, qui me donne du chocolat et du thé, qui me dit régulièrement que je suis belle-bonne-fine-capable et qui me donne des vêtements, si bien que je crois qu'elle compense à elle seule pour ce léger écart!)
L'autre semaine, je suis allée prendre une marche, sur ma période de diner, avec celle qui a été mon encadreure à ce premier emploi. C'est quelqu'un que j'admire beaucoup, pour ses principes, ses compétences, ses expériences - pour l'ensemble de sa personne, au fond, je crois! De plus, à l'époque où elle m'encadrait, et même par la suite, elle m'offrait un soutien indéfectible contre notre Prise en charge frustrée, que ce soit en se battant pour que j'obtienne ma promotion au niveau d'autonomie ou en prenant ma part quand j'arrivais dans son bureau en sanglotant (bon, ça c'est arrivé une seule fois, mais je suis tellement orgueilleuse que le simple fait que j'aie pleuré devant quelqu'un au travail, c'est vraiment significatif!).
Mon ancienne encadreure a elle aussi quitté cet emploi, quelques années avant que je le fasse moi-même. Elle l'a fait pour la même raison que moi, parce que la gestion l'y avait poussée. En marchant, on discutait de la vieille époque, celle où on travaillait ensemble. Et elle a dit quelque chose qui m'a frappée : "Oui, c'étaient mes belles années, ça, je dois dire."
J'ai trouvé ça triste. Et surtout, j'ai compris.
Je n'irais pas jusqu'à dire que ça a été mes belles années à moi aussi parce que câline, j'ai toujours ben juste 33 ans, ce serait juste déprimant. Mais en effet, ça a été de maudites belles années.
In:
Ramblings
Tuesday, January 03, 2017
Ce matin, retour au bureau après une semaine de congé.
Je fais démarrer mon ordi comme d'habitude, et j'entre mon mot de passe.
Échec. Pensant que j'ai dû rater mon mot de passe, je ne prends pas la peine de lire le message d'erreur, et j'essaie une deuxième fois. Autre échec. Comme les comptes des utilisateurs se verrouillent après trois tentatives d'accès ratées, je jette un coup d'oeil au message d'erreur avant de recommencer -
The trust relationship of this workstation with the primary domain has failed.
Hmm. Manifestement, ce n'est pas une erreur de mot de passe. J'essaie une troisième fois pour faire bonne mesure, même résultat.
Il est 7h45, je suis le seul être vivant de mon étage et je n'ai même pas le numéro du dépannage. Je décide donc de faire du déni et de faire redémarrer mon ordinateur pendant que je vais à la cuisine faire mon café.
De retour après le redémarrage, aucun changement.
Je fais donc le tour du bureau pour trouver âme qui vive dotée du numéro du dépannage (en envisageant, advenant l'échec de l'entreprise, d'entrer dans les cubicules vides explorer, car ya certainement quelqu'un, en quelque part, qui a le numéro d'affiché sur ses murs ou son ordinateur), et j'ai trouvé la seule autre personne qui était déjà là et j'ai obtenu le numéro.
Une fois en communication avec un petit monsieur du dépannage, je lui récite mon obscur message d'erreur. Il le note et me répond : "C'est quand même un message d'erreur assez rare. Avez-vous essayé de redémarrer?"
Un message d'erreur rare, c'est bien ma chance. Comme le redémarrage n'a rien donné, mon petit monsieur me dit qu'il va m'ouvrir une demande. Je panique un peu, parce que, dois-je le dire? JE NE PEUX PAS OUVRIR MON ORDINATEUR. Je croyais qu'il pourrait me régler ça à distance, mais non, apparemment, mon ordinateur a "débarqué" du "domaine" et il faudrait l'y "remettre" manuellement.
Je demande si on sait combien de temps je pourrais attendre. Petit monsieur me répond que non, mais que, comme je me trouve dans l'impossibilité de travailler, il peut assigner à ma demande un niveau de priorité supérieur. Je dis "oui, s'il-vous-plaît" en tremblant intérieurement, séquelle du service de dépannage de mon ancien employeur, plus précisément cet épisode en deux parties.
Heureusement, il ne s'est écoulé qu'une seule heure avant qu'un technicien débarque dans mon bureau pour rétablir mon accès (après m'avoir expliqué que généralement, c'est un problème qui survient au bout de trois mois d'inactivité de la station de travail!). J'ai quand même passé toute cette heure à craindre de devoir passer deux jours entiers à rien foutre. Parce qu'ici, il n'y en a pas, de techniciens qui traînent sur l'étage et que je peux juste accrocher en cas de besoin afin de by-passer le processus normal...
Je fais démarrer mon ordi comme d'habitude, et j'entre mon mot de passe.
Échec. Pensant que j'ai dû rater mon mot de passe, je ne prends pas la peine de lire le message d'erreur, et j'essaie une deuxième fois. Autre échec. Comme les comptes des utilisateurs se verrouillent après trois tentatives d'accès ratées, je jette un coup d'oeil au message d'erreur avant de recommencer -
The trust relationship of this workstation with the primary domain has failed.
Hmm. Manifestement, ce n'est pas une erreur de mot de passe. J'essaie une troisième fois pour faire bonne mesure, même résultat.
Il est 7h45, je suis le seul être vivant de mon étage et je n'ai même pas le numéro du dépannage. Je décide donc de faire du déni et de faire redémarrer mon ordinateur pendant que je vais à la cuisine faire mon café.
De retour après le redémarrage, aucun changement.
Je fais donc le tour du bureau pour trouver âme qui vive dotée du numéro du dépannage (en envisageant, advenant l'échec de l'entreprise, d'entrer dans les cubicules vides explorer, car ya certainement quelqu'un, en quelque part, qui a le numéro d'affiché sur ses murs ou son ordinateur), et j'ai trouvé la seule autre personne qui était déjà là et j'ai obtenu le numéro.
Une fois en communication avec un petit monsieur du dépannage, je lui récite mon obscur message d'erreur. Il le note et me répond : "C'est quand même un message d'erreur assez rare. Avez-vous essayé de redémarrer?"
Un message d'erreur rare, c'est bien ma chance. Comme le redémarrage n'a rien donné, mon petit monsieur me dit qu'il va m'ouvrir une demande. Je panique un peu, parce que, dois-je le dire? JE NE PEUX PAS OUVRIR MON ORDINATEUR. Je croyais qu'il pourrait me régler ça à distance, mais non, apparemment, mon ordinateur a "débarqué" du "domaine" et il faudrait l'y "remettre" manuellement.
Je demande si on sait combien de temps je pourrais attendre. Petit monsieur me répond que non, mais que, comme je me trouve dans l'impossibilité de travailler, il peut assigner à ma demande un niveau de priorité supérieur. Je dis "oui, s'il-vous-plaît" en tremblant intérieurement, séquelle du service de dépannage de mon ancien employeur, plus précisément cet épisode en deux parties.
Heureusement, il ne s'est écoulé qu'une seule heure avant qu'un technicien débarque dans mon bureau pour rétablir mon accès (après m'avoir expliqué que généralement, c'est un problème qui survient au bout de trois mois d'inactivité de la station de travail!). J'ai quand même passé toute cette heure à craindre de devoir passer deux jours entiers à rien foutre. Parce qu'ici, il n'y en a pas, de techniciens qui traînent sur l'étage et que je peux juste accrocher en cas de besoin afin de by-passer le processus normal...
In:
Day-to-day,
Technology
It had only been about a year since I'd taken up yoga when I heard the voice for the first time.
I had had my fair share of certainties for a while, but that era was long gone - and as far as I can remember, they had always been sudden intuitions, never actual words that felt just as though they were uttered by someone. The voice.
Of course, for years, I had also had my own dark voices. But those were different, because they were clearly my own. The voice was - or at least felt like - that of an outsider.
Which is why the moment stuck with me. Or not really, I guess. Because the key element really is the simple fact that the voice was right.
To be honest, I'm quite a bad yoga student. Somehow, in a class, I involuntarily turn into a rebellious teenager and refuse to do what the teacher wants. Oh, the actual yoga positions I do just as asked. But the minute the teacher tries to tell me what to think? Then I really channel my inner teenager.
For example, teachers will often ask students to just focus on their practice and let any thought that goes through their minds float away. That's all I need to immediately start following a deep and complicated train of thought about any subject of current concern.
So it had only been about a year since I'd taken up yoga, and my life, yet again, had just been turned upside down. I was angry. I felt alone. I was utterly terrified. And, worst of all, I was empty.
Another frequent request from yoga teachers, at the beginning of a class, is for students to set an intention for their practice. My inner teenager obviously never bothered trying to figure out what that meant - but for 18 weeks, that moment was my minute to connect with her.
So when the teacher made that same request on week 19, I was at a loss. I reached within me, but couldn't find anything. Of course - did I mention? I was empty.
And suddenly, the voice spoke: "he will be a boy and he will be healthy".
It was weird enough - but it made perfect sense. All of a sudden, I was calm. I was settled. I just knew.
Of course, the feeling only lasted a couple of seconds. Then it was gone, and I couldn't summon it back. But I remembered. Remembered still when it was all confirmed, months later.
It's been years now. I have only heard the voice once since. But I do sometimes still stop and wonder who spoke then. I don't believe in any afterlife - but could it have been her? Or could it have been my Dad?
Could it have been me?
I had had my fair share of certainties for a while, but that era was long gone - and as far as I can remember, they had always been sudden intuitions, never actual words that felt just as though they were uttered by someone. The voice.
Of course, for years, I had also had my own dark voices. But those were different, because they were clearly my own. The voice was - or at least felt like - that of an outsider.
Which is why the moment stuck with me. Or not really, I guess. Because the key element really is the simple fact that the voice was right.
To be honest, I'm quite a bad yoga student. Somehow, in a class, I involuntarily turn into a rebellious teenager and refuse to do what the teacher wants. Oh, the actual yoga positions I do just as asked. But the minute the teacher tries to tell me what to think? Then I really channel my inner teenager.
For example, teachers will often ask students to just focus on their practice and let any thought that goes through their minds float away. That's all I need to immediately start following a deep and complicated train of thought about any subject of current concern.
So it had only been about a year since I'd taken up yoga, and my life, yet again, had just been turned upside down. I was angry. I felt alone. I was utterly terrified. And, worst of all, I was empty.
Another frequent request from yoga teachers, at the beginning of a class, is for students to set an intention for their practice. My inner teenager obviously never bothered trying to figure out what that meant - but for 18 weeks, that moment was my minute to connect with her.
So when the teacher made that same request on week 19, I was at a loss. I reached within me, but couldn't find anything. Of course - did I mention? I was empty.
And suddenly, the voice spoke: "he will be a boy and he will be healthy".
It was weird enough - but it made perfect sense. All of a sudden, I was calm. I was settled. I just knew.
Of course, the feeling only lasted a couple of seconds. Then it was gone, and I couldn't summon it back. But I remembered. Remembered still when it was all confirmed, months later.
It's been years now. I have only heard the voice once since. But I do sometimes still stop and wonder who spoke then. I don't believe in any afterlife - but could it have been her? Or could it have been my Dad?
Could it have been me?
In:
Moments,
Motherhood,
The darkness,
Writings
Saturday, December 31, 2016
Moi, dans la vie, je n'ai jamais suivi le pattern classique de vacances - c'est-à-dire celui que suivent la plupart des gens, soit "je prends des vacances l'été et puis à Noël". En fait, comme je prends des vacances uniquement pour partir en voyage, et que je préfère évidemment voyager en basse saison, je suis plutôt celle qui travaille l'été et à Noël. Avec les monstres qui vieillissent et qui bientôt commenceront l'école (eek!), cette époque de ma vie achève, et ça me déprime vraiment.
Cette année, contrairement à l'habitude, notre CPE a fermé entre Noël et le Jour de l'An. Pas le choix, donc, de prendre congé. J'ai grincé un peu des dents, mais je ne réalisais pas encore à quel point prendre des vacances à Noël, sans voyage prévu de surcroît, représentait un effort colossal.
Pourquoi, vous me demandez? Hé ben parce que divertir des enfants à la maison, l'hiver, à -20 degrés, quand les congés fériés jouent avec les horaires de tous les services, et ce, pendant plus d'une semaine, je le savais pas, mais câline, c'est quelque chose. Pis tsé, je ne voudrais pas avoir l'air de m'en plaindre; mes enfants, je les adore, ils sont ma raison de vivre, et je suis bien contente d'avoir l'occasion de passer plus d'une semaine avec eux et de prendre une pause de l'abominable routine anti-conciliation travail-famille que représente la routine du travail à temps plein et de la garderie.
Mais, je le répète, c'est de la job. Parce que c'est beaucoup de jours. Pis qu'à un moment donné, on fait le tour de nos options.
Certains nous trouvent braves de partir en voyage avec les enfants, et cette semaine je mesure à quel point ce sont ces gens-là qui sont braves de rester chez eux avec leurs enfants. Un voyage avec des enfants, oui, ça demande de l'organisation et de l'adaptation, mais ce sont des trucs qui sont principalement réglés avant le départ, et alors VOILÀ! pendant toute la durée du voyage, exploration et milieu inconnus obligent, les enfants sont divertis D'OFFICE à chaque jour, voire même à chaque heure ou à chaque minute!
Et c'est peut-être moi qui suis bizarre, mais moi, vraiment, c'est ÇA que je trouve le plus facile.
Cette année, contrairement à l'habitude, notre CPE a fermé entre Noël et le Jour de l'An. Pas le choix, donc, de prendre congé. J'ai grincé un peu des dents, mais je ne réalisais pas encore à quel point prendre des vacances à Noël, sans voyage prévu de surcroît, représentait un effort colossal.
Pourquoi, vous me demandez? Hé ben parce que divertir des enfants à la maison, l'hiver, à -20 degrés, quand les congés fériés jouent avec les horaires de tous les services, et ce, pendant plus d'une semaine, je le savais pas, mais câline, c'est quelque chose. Pis tsé, je ne voudrais pas avoir l'air de m'en plaindre; mes enfants, je les adore, ils sont ma raison de vivre, et je suis bien contente d'avoir l'occasion de passer plus d'une semaine avec eux et de prendre une pause de l'abominable routine anti-conciliation travail-famille que représente la routine du travail à temps plein et de la garderie.
Mais, je le répète, c'est de la job. Parce que c'est beaucoup de jours. Pis qu'à un moment donné, on fait le tour de nos options.
Certains nous trouvent braves de partir en voyage avec les enfants, et cette semaine je mesure à quel point ce sont ces gens-là qui sont braves de rester chez eux avec leurs enfants. Un voyage avec des enfants, oui, ça demande de l'organisation et de l'adaptation, mais ce sont des trucs qui sont principalement réglés avant le départ, et alors VOILÀ! pendant toute la durée du voyage, exploration et milieu inconnus obligent, les enfants sont divertis D'OFFICE à chaque jour, voire même à chaque heure ou à chaque minute!
Et c'est peut-être moi qui suis bizarre, mais moi, vraiment, c'est ÇA que je trouve le plus facile.
In:
Motherhood
Sunday, December 25, 2016
Quote du jour, prononcée par Coco qui, à son réveil de la sieste, constate que j'ai mis une robe en prévision du souper de Noël, alors que, quand il s'est couché, je portais des jeans -
"Maman, t'es habillée en princesse!"
"Maman, t'es habillée en princesse!"
In:
Motherhood,
Quotations
Friday, December 23, 2016
Et c'est le retour, au bureau, de PMRFB. Elle était là dans le cadre d'un contrat à l'époque, et elle nous est revenue il y a trois semaines dans le cadre d'un autre contrat.
Et ça y est, elle vient ENCORE de me dire que je suis cute.
Il va falloir que je m'habitue.
Et ça y est, elle vient ENCORE de me dire que je suis cute.
Il va falloir que je m'habitue.
In:
Day-to-day
Thursday, December 22, 2016
Soooooo, finally, after Life-with-Babies has pushed us over the edge and made us abandon nearly all home-cleaning efforts (because, once the kids are asleep, if the question is "wine or cleaning?", I don't even know why you would bother asking it), Raiontzukai and I have hired a cleaning lady.
And our lives were instantly enlightened.
And our lives were instantly enlightened.
In:
Moments,
Motherhood
Monday, December 19, 2016
You know you're a mom when you take a day off work to rest after a case of the stomach flu and end up, the minute you're able to stand without getting dizzy, baking Christmas cookies, driving to the store to get a Christmas gift for daycare and cooking dinner.
In:
Motherhood,
Thought
Thursday, December 15, 2016
Catégorie, échec parental -
Bout d'Chou (dans sa chaise haute, pointant avec insistance vers le garde-manger) : Papo! Papo!
Quartz (s'avançant vers le garde-manger) : Ici?
Bout d'Chou (hochant vigoureusement la tête) : Papo! Papo!
Quartz (ouvre la porte et examine le contenu du garde-manger sans comprendre) : Mais qu'est-ce que tu veux, Bout d'Chou? Je ne comprends pas.
Bout d'Chou (toujours aussi déterminé) : Papo! Papo!
Quartz : ...
Coco : Je pense que Bout d'Chou dit "compote".
Quartz : Tu veux de la compote, Bout d'Chou?
Bout d'Chou : Oui! Papo!
Bout d'Chou (dans sa chaise haute, pointant avec insistance vers le garde-manger) : Papo! Papo!
Quartz (s'avançant vers le garde-manger) : Ici?
Bout d'Chou (hochant vigoureusement la tête) : Papo! Papo!
Quartz (ouvre la porte et examine le contenu du garde-manger sans comprendre) : Mais qu'est-ce que tu veux, Bout d'Chou? Je ne comprends pas.
Bout d'Chou (toujours aussi déterminé) : Papo! Papo!
Quartz : ...
Coco : Je pense que Bout d'Chou dit "compote".
Quartz : Tu veux de la compote, Bout d'Chou?
Bout d'Chou : Oui! Papo!
In:
Day-to-day,
Motherhood,
Quotations
Wednesday, December 14, 2016
Ça fait un méchant bail que j'ai pas parlé de mon ancienne collègue, celle qui m'a tenu lieu de Prise en charge (lire : patronne) pendant trop longtemps et qui a bien failli me faire virer complètement folle avec son absence de compétence.
Je n'en parlais plus parce qu'elle avait été destituée à grands coups de pieds dans le derrière (à mon grand bonheur, et celui de tous les autres employés) jusqu'à un niveau qui a fini par équivaloir au mien, que, de mon côté, j'avais fini par atteindre un niveau professionnel (et personnel) me permettant d'affirmer et d'assumer mes opinions et mes convictions devant elle, et qu'ensuite j'ai quitté cet emploi (ce dont j'ai profité pour envoyer un long message de bitchage contre elle à mon merveilleux gestionnaire de l'époque) pour éventuellement atterrir ici, dans un poste qui constitue ma job de rêve, et, encore mieux, LA SIENNE. (La vengeance est un plat qui se mange froid.)
Ironie du sort, Prise en charge de marde travaille maintenant dans l'immeuble voisin du mien, immeuble lié au mien par quelques passerelles. Je l'ai vue une fois dans une formation il y a quelques années. Parce que ça fait longtemps que j'ai abandonné tout faux-semblant avec elle, je me suis contentée de l'ignorer, et elle m'a bien rendu la pareille. De toute façon, elle était assise quelques rangées derrière moi, et j'affirmerai jusqu'à ma mort que je ne l'avais même pas vue.
Là, je viens tout juste de la croiser dans une des passerelles. Nos regards se sont croisés pendant une fraction de seconde, et j'ai été la première non seulement à détourner le mien, mais à lui tourner carrément le dos.
Parce que c'est exactement ÇA, tout ce que j'ai à lui dire.
Merci, la vie, de l'avoir sortie de la mienne.
Je n'en parlais plus parce qu'elle avait été destituée à grands coups de pieds dans le derrière (à mon grand bonheur, et celui de tous les autres employés) jusqu'à un niveau qui a fini par équivaloir au mien, que, de mon côté, j'avais fini par atteindre un niveau professionnel (et personnel) me permettant d'affirmer et d'assumer mes opinions et mes convictions devant elle, et qu'ensuite j'ai quitté cet emploi (ce dont j'ai profité pour envoyer un long message de bitchage contre elle à mon merveilleux gestionnaire de l'époque) pour éventuellement atterrir ici, dans un poste qui constitue ma job de rêve, et, encore mieux, LA SIENNE. (La vengeance est un plat qui se mange froid.)
Ironie du sort, Prise en charge de marde travaille maintenant dans l'immeuble voisin du mien, immeuble lié au mien par quelques passerelles. Je l'ai vue une fois dans une formation il y a quelques années. Parce que ça fait longtemps que j'ai abandonné tout faux-semblant avec elle, je me suis contentée de l'ignorer, et elle m'a bien rendu la pareille. De toute façon, elle était assise quelques rangées derrière moi, et j'affirmerai jusqu'à ma mort que je ne l'avais même pas vue.
Là, je viens tout juste de la croiser dans une des passerelles. Nos regards se sont croisés pendant une fraction de seconde, et j'ai été la première non seulement à détourner le mien, mais à lui tourner carrément le dos.
Parce que c'est exactement ÇA, tout ce que j'ai à lui dire.
Merci, la vie, de l'avoir sortie de la mienne.
In:
Day-to-day
Tuesday, December 13, 2016
Having given a lot of thought about this recently, I felt like I should, in the spirit of fairness, expand a little on it.
It might just be me, but, in most cases, I don't like to pretend or be left to draw my own conclusions when it comes to relationships - any relationship. And I believe that everything can be said - it's just a matter of finding the right tone and opportunity.
There are two general situations in which I rely on this no-bull approach: 1. when somebody offends me; 2. when something I perceive as an "elephant in the room" makes me uncomfortable.
The first situation is the most common. It generally occurs when people are being genuine and end up offending me without having ever meant to. For example, a couple of years ago, a former colleague somehow decided to make a joke about my teeth. I laughed at the joke and looked at her, still laughing, and asked: "Did you seriously just tell me my teeth are yellow???" She immediately saw how inappropriate that was, apologized, and we continued chatting and making jokes. In my mind, the incident was immediately forgotten because I had addressed it and made my feelings known. It felt like that was the better option - over saying nothing, harbouring hard feelings and then rambling on about it to somebody else.
The second situation is a bit trickier, because, at least to me, it requires more guts.
A couple of weeks ago, I made a joke to a colleague. A few days later, I learned that colleague was going through something, the context of which made my joke quite inappropriate. Obviously, I wasn't aware of it when I made my joke, and he probably knew. But I grew uncomfortable, wondering had he realized how bad my joke was in his context? Had I saddened him at all? But what if he had not gotten it? Was I really going to go up to him and force him to realize how inappropriate my joke had been? Plus, the context was a rather sensitive one, and I don't know that colleague all that much, so I had no idea if it would be crazy awkward for him to have me broach the subject.
After a while, I chose to apologize through an email, in order to address my discomfort from a distance, and let my colleague decide whether to keep that distance or not. We talked and things were back to normal.
I can generally work up the needed guts to do that, but not always - and this is the part which made me feel like I had to expand on my previous post. Because I made it sound as if no-bull was a no-fail, constant credo of mine. But in all fairness I have to admit I do sometimes fail.
I did try to address an elephant-in-the-room type situation with someone recently. I started to, even. And then my guts just up and left, and I allowed the other person to let my comment slide. And I've been banging my head against the wall ever since - because now that I've started acknowledging the situation, it's even weirder. To me, at least. It's not really affecting the relationship, but I'm having a hard time dealing with the fact that GOD this should be addressed.
Which is why, all in all, it might be a very selfish way to go about things. Not everyone can deal with it. And by easing my own mind by acknowledging things that the other person might have preferred left unsaid, I just might be making them uncomfortable. For that reason, I always try to turn the discussion into a light, funny one, because my goal is certainly not more awkwardness.
The flip side of that outlook is that I have a great appreciation for people who make an effort to be honest about things. For example, I used to say to a friend of mine - who wasn't really a friend at the time - that she was the anxious type and worried too much about things. And one day she came to me and said "you know, I really don't like when you say that because I don't think that I am like that at all." So I apologized, stopped calling her anxious, and the case was closed. Yes, she could have kept her feelings to herself. But why?
It might just be me, but, in most cases, I don't like to pretend or be left to draw my own conclusions when it comes to relationships - any relationship. And I believe that everything can be said - it's just a matter of finding the right tone and opportunity.
There are two general situations in which I rely on this no-bull approach: 1. when somebody offends me; 2. when something I perceive as an "elephant in the room" makes me uncomfortable.
The first situation is the most common. It generally occurs when people are being genuine and end up offending me without having ever meant to. For example, a couple of years ago, a former colleague somehow decided to make a joke about my teeth. I laughed at the joke and looked at her, still laughing, and asked: "Did you seriously just tell me my teeth are yellow???" She immediately saw how inappropriate that was, apologized, and we continued chatting and making jokes. In my mind, the incident was immediately forgotten because I had addressed it and made my feelings known. It felt like that was the better option - over saying nothing, harbouring hard feelings and then rambling on about it to somebody else.
The second situation is a bit trickier, because, at least to me, it requires more guts.
A couple of weeks ago, I made a joke to a colleague. A few days later, I learned that colleague was going through something, the context of which made my joke quite inappropriate. Obviously, I wasn't aware of it when I made my joke, and he probably knew. But I grew uncomfortable, wondering had he realized how bad my joke was in his context? Had I saddened him at all? But what if he had not gotten it? Was I really going to go up to him and force him to realize how inappropriate my joke had been? Plus, the context was a rather sensitive one, and I don't know that colleague all that much, so I had no idea if it would be crazy awkward for him to have me broach the subject.
After a while, I chose to apologize through an email, in order to address my discomfort from a distance, and let my colleague decide whether to keep that distance or not. We talked and things were back to normal.
I can generally work up the needed guts to do that, but not always - and this is the part which made me feel like I had to expand on my previous post. Because I made it sound as if no-bull was a no-fail, constant credo of mine. But in all fairness I have to admit I do sometimes fail.
I did try to address an elephant-in-the-room type situation with someone recently. I started to, even. And then my guts just up and left, and I allowed the other person to let my comment slide. And I've been banging my head against the wall ever since - because now that I've started acknowledging the situation, it's even weirder. To me, at least. It's not really affecting the relationship, but I'm having a hard time dealing with the fact that GOD this should be addressed.
Which is why, all in all, it might be a very selfish way to go about things. Not everyone can deal with it. And by easing my own mind by acknowledging things that the other person might have preferred left unsaid, I just might be making them uncomfortable. For that reason, I always try to turn the discussion into a light, funny one, because my goal is certainly not more awkwardness.
The flip side of that outlook is that I have a great appreciation for people who make an effort to be honest about things. For example, I used to say to a friend of mine - who wasn't really a friend at the time - that she was the anxious type and worried too much about things. And one day she came to me and said "you know, I really don't like when you say that because I don't think that I am like that at all." So I apologized, stopped calling her anxious, and the case was closed. Yes, she could have kept her feelings to herself. But why?
In:
Ramblings
Catégorie, euh-câlisse -
Selon mon expérience au fédéral (plutôt limitée, je l'avoue, mais je n'ai jamais prétendu rédiger des billets impartiaux), l'électricité, c'est plus ou moins maîtrisé. C'est ainsi que, dans la cuisinette au bureau, nous avons trois prises doubles, MAIS a) seules deux d'entre elles fonctionnent, et b) on ne peut utiliser qu'une seule des deux prises à la fois, sinon le breaker saute. C'est vraiment de toute beauté.
Le micro-onde est branché dans une prise située plutôt en hauteur, et normalement le toaster est situé à côté du micro-onde, près de la prise double qui ne fonctionne plus, le tout à droite du comptoir. À gauche, dans l'autre prise, se trouve la bouilloire. Quand on veut utiliser le toaster, il faut donc débrancher, au choix, la bouilloire ou le micro-onde, et déplacer le toaster.
Moi, avec mon 5 pi, je préfère évidemment brancher le toaster dans la prise de gauche, où est la bouilloire. En fait, les deux dernières fois où j'ai tenté de le brancher dans la prise du micro-onde, j'ai eu besoin de l'aide d'un collègue plus grand (mention inutile, je suppose, puisque tout le monde est, par défaut, plus grand que moi). Pis tsé, j'ai quand même un peu de fierté.
Ce matin, de toute façon, le toaster était déjà placé à côté de la bouilloire. Je l'ai donc débranchée pour mettre le toaster à sa place. Au bout de quelques minutes arrive une collègue à qui je n'ai finalement jamais parlé, qui veut manifestement utiliser la bouilloire. Elle la branche, constate que le toaster est en cours d'utilisation, fait quelques pas vers la droite pour jeter un coup d'oeil à la prise vide (puisque non fonctionnelle) habituelle du toaster, puis me demande -
"La prise de l'autre côté, elle ne fonctionne pas? Habituellement le toaster est de ce côté-là."
Je lui ai répondu que non, la prise ne fonctionnait plus depuis des semaines. Et ma collègue est restée plantée là jusqu'à ce que mes toasts soient prêtes.
Parce que c'était MANIFESTEMENT à MOI d'aller brancher mon toaster ailleurs, parce que ELLE, avec ses 5 pi 6, elle était MANIFESTEMENT pas capable de prendre la foutue bouilloire et d'aller la ploguer à la place du micro-onde.
Pis tsé, sa cristie d'eau chaude, elle était MANIFESTEMENT prioritaire sur mes toasts.
Euh, câlisse.
In:
Day-to-day,
Ramblings
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