Monday, April 24, 2017

Chez nous, on a passé la fin de semaine avec une invitée surprise : Dame Gastro. (Et je dois vous en parler puisque ma gestionnaire m'a dit que même mes histoires de gastro étaient intéressantes!) Celle dont on ignore tout avant d'avoir des enfants. Et encore, je peux franchement pas me plaindre, parce que Dame Gastro passe à peu près jamais chez nous, qu'on se la passe à peu près jamais entre nous, que les enfants l'ont généralement dans une version très atténuée et, surtout, qu'ils attendent d'avoir genre deux ans avant de l'attraper pour la première fois.

En effet, Coco avait plus de deux ans la première fois où il l'a eue. Depuis, il l'a attrapée une poignée d'autres fois, mais chaque fois, le fait de vômir le remplit de désespoir comme si c'était la première fois. Faut le comprendre quand même, on se sent particulièrement misérable quand on vômit. Ainsi, quand Coco est malade, il hurle, il pleure à fendre l'âme pendant de longues minutes.

En fin de semaine, c'est Bout d'Chou, 23 mois, qui a été malade le premier. Dans la nuit de vendredi à samedi, donc, il s'est réveillé et a appelé Raiontzukai. Comme si de rien n'était. C'est uniquement en se foutant la main dans le vômi que Raiontzukai a compris ce qui se passait. Ainsi, au beau milieu de la nuit, nous avons allumé la lumière de la chambre, changé les draps, changé le pyjama, brossé les dents, donné un verre d'eau, devant notre bébé qui n'aime pas particulièrement dormir d'avance et qui était tous sourires, bien content du party qui se déroulait. J'appréhendais le moment de le recoucher, même si Bout d'Chou me répondait "oui" à la fin de chaque phrase que je prononçais pour lui expliquer qu'il était malade, mais qu'il allait continuer à faire dodo quand nous aurions terminé de tout nettoyer. Parce qu'un bébé, c'est mignon comme tout, mais ça ment.

Je me suis assise pour bercer Bout d'Chou pendant que Raiontzukai mettait les draps propres dans son lit. Quand ça a été fait, Raiontzukai est sorti de la chambre en éteignant la lumière. Bout d'Chou a pointé son lit en disant : "Lit? Dodo?" et a acquiescé quand je lui ai demandé s'il voulait aller dans son lit. Il s'est installé pour dormir, je me suis rassise dans la chaise berçante, j'ai chanté trois berceuses, et puis il s'est rendormi pour le reste de la nuit.

Ce fut déstabilisant tout d'abord parce que moi, mon bébé, il est d'une humeur au beau fixe après avoir vômi, et ensuite parce mon bébé qui fait un drame tous les soirs au moment du dodo a simplement accepté de se rendormir après un party au beau milieu de la nuit sans faire le moindre son de protestation. C'est simple, c'est un MIRACLE, gang.

Sunday, April 23, 2017

Contexte : je regarde un livre sur les métiers avec Bout d'Chou. Et, au cas où vous ne le sauriez pas, quand on veut prendre la température d'un bébé, on y va pour la méthode rectale.

Bout d'Chou (pointant une image dans le livre) : Ça?
Quartz : Ça, c'est un thermomètre.
Bout d'Chou (joignant la parole au geste) : Fesses!

Saturday, April 22, 2017

La voisine d'en face a(-t-elle) un bébé(?)
(titre honteusement plagié sur La grosse femme d'à côté est enceinte)


J'ai une voisine d'en face. Dont je n'ai jamais parlé, parce que jusqu'à l'été dernier, je ne connaissais même pas son nom. On se salue quand on est dehors au même moment, on se fait des tatas quand on se croise en auto, on a dû avoir genre deux conversations en six ans. Elle est tout de même entourée d'une légère aura intriguante de style "le monde est donc ben petit" parce qu'elle a étudié avec Anémone et qu'elle est amie Facebook avec J, le chum de Steph.

Cette voisine d'en face habite seule depuis que nous avons emménagé. Nous n'avons jamais même été témoins d'allées et venues propres à suggérer qu'elle ait entretenu une quelconque relation amoureuse pendant cette période. Moi, bon, je l'aurais sans doute pas remarqué si ç'avait été le cas, mais, Raiontzukai étant doté d'un intérêt démesuré pour les gens, tous les gens, lui n'aurait pas manqué de formuler l'hypothèse dès les premiers indices.

Il y a quelques semaines, en jetant un coup d'oeil dehors, j'ai aperçu ma voisine d'en face qui revenait chez elle à pied en poussant une poussette. J'ai été vraiment très étonnée, parce que selon mes expériences récentes, une grossesse dure neuf mois et donne à tout votre voisinage le loisir de conclure à la probabilité approchante d'une promenade à poussette. Je n'ai donc pas l'intérêt pour mes voisins de Raiontzukai, mais là, j'avoue que ça m'a accrochée, et j'ai lancé un appel à Raiontzukai, qui était dans une autre pièce : "La voisine d'en face se promène avec une poussette!"

Nous avons donc tous deux regardé la voisine d'en face arrêter sa poussette dos à nous dans son entrée de cours, sortir des trucs de dessous ladite poussette et rentrer ces trucs chez elle, attendant avec impatience la suite. (Si vous vous demandez ce que faisaient les enfants pendant qu'on espionnait la voisine, je vous répondrai : les enfants? quels enfants?) Mais finalement, aucun bébé dans la poussette : la voisine a plié la poussette pour la rentrer chez elle sans rien en sortir d'autre. Reste quand même la question - mais, une poussette?

Un peu de temps passe, puis un soir où nous sommes encore occupés à regarder par la fenêtre plutôt qu'à nous occuper de nos enfants, nous apercevons des voitures se stationner dans la rue; une femme sort de l'une d'elle et tente de se cacher de la vue de la maison d'en face pour rejoindre la femme qui se trouve dans le deuxième véhicule. Elles sont rejointes par une troisième femme, et les trois copinettes vont sonner chez la voisine d'en face avec des ballons dans les mains. Parce que nous sommes myopes comme des taupes, et parce que ma rue est quand même pas si petite, pas moyen de lire ce qui est écrit sur les ballons... Le tout est de plus en plus louche.

Chapitre suivant, ce matin. (Bon, c'est pas qu'on s'occupe pas des enfants, c'est que c'est la fenêtre du salon qui donne sur la rue, et que c'est dans le salon que les enfants jouent quand nous sommes au rez-de-chaussée.) Ma voisine d'en face sort de chez elle et se prépare à sortir en voiture. Comme j'ai les épisodes précédents en tête et que j'essaie de parvenir à une conclusion claire et nette, je l'observe en essayant de déterminer si elle pourrait être enceinte. Pas facile, parce que ma voisine d'en face, si elle a certainement un poids santé, ne fait pas partie de ces êtres d'une minceur absolue dont la grossesse est trahie dès l'apparition d'une livre supplémentaire. Après avoir installé des trucs dans son auto, ma voisine retourne dans sa maison. Pour en ressortir après quelques secondes avec une coquille dans les mains, coquille qu'elle a clippée dans son auto, avant de quitter.

Le mystère s'éclaircit et s'épaissit à la fois!

Friday, April 21, 2017

Deux de mes collègues, s'étant sans doute passé le mot, sont partis dans les dernières 48 heures, l'une pour San Francisco, l'autre pour l'Europe. Ce qui fait que j'ai passé la journée d'hier à demander à tout le monde quessé que je fais donc encore ici, moi, la conne? (Pour me faire répondre "ben là, tu reviens juste de Cuba" - ya des gens qui ne comprennent juste rien.)

Bref, ça m'a poussée à relire un peu quelques-uns de mes posts classés dans ma toute nouvelle catégorie "Travels", et là, sérieusement, je me peux pu. Faut que je parte. Le plus déprimant, c'est que le prochain voyage est prévu pour avril 2018, soit exactement dans un an. C'est long, un an.

Faque j'aurai pas le choix, va falloir que je commence à travailler là-dessus, autrement, je vais virer folle à regarder les autres faire des voyages pendant que je ronge mon frein ici.

Thursday, April 20, 2017

Je travaille avec la langue, vous le savez déjà. C'est un domaine qui est objectif à certains égards, subjectif à d'autres. Et quand je tombe dans les points qui relèvent de ma subjectivité, généralement, je me lève pour consulter un - ou, dans les cas extrêmes, plusieurs - collègues afin de voir si tout le monde a la même impression que moi.

J'allais justement faire ça il y a deux secondes, sauf que je me suis rendu compte que je suis actuellement la seule francophone de mon équipe. Évidemment, c'est temporaire, il y en a deux qui sont simplement sorties diner, mais pareil, là. J'ai une question, pis je suis pognée toute seule avec, et c'est insupportable.
I don't look for validation - from anyone.

I'm not perfect and I make mistakes - and I own them. I'm willing to apologize. I'm willing to admit I'm wrong. I understand that it doesn't make me in any way less worthy as a person.

I don't need validation from the outside world - but each pat on the back does catch me offguard as to the relief it generates, the breath it allows me to catch, in just half a second.

Wednesday, April 19, 2017

Way Back Wednesday -

Didn't you know? How could you not know?
I walk so fast around this place (and well, any place, really) that people on my floor will actually stop when I'm following them, or move to the side of the corridor, so I can walk past them.

Not sure what to make of this.
It's been ten years since I've moved here, but still, once in a while, I feel like Lucky Luke - that is, a long, long way from home.

Like when I walk around in my office to find a colleague has written the following on his board: "Go Sens! Go Leafs!"

I mean if you're going to root for the Leafs and fail to even mention the Habs, you and I clearly have nothing more to say to each other.

Tuesday, April 18, 2017

Dans la catégorie je-vais-te-prendre-un-6/49 -

Mercredi dernier, je revois un texte avec une collègue, dans le bureau d'une collègue absente. (C'est compliqué, mais la précision est nécessaire.) J'ai avec moi notamment un pousse-mine qui, comme la plupart des pousse-mine, s'orne d'une mini-efface en son sommet. Mais en plein milieu de notre révision, alors que j'arrive pour utiliser ladite efface, que j'avais déjà utilisée quelques minutes auparavant à peine, je constate qu'elle a disparu. Et que, en prime, comme c'est elle qui me permet de faire avancer la mine de mousse-mine, sa disparition rend mon pousse-mine inutilisable. Je cherche sur le bureau, je cherche par terre - en vain. L'efface s'est volatilisée.

Ma collègue et moi terminons notre dossier et retournons à nos bureaux. Au bout de quelques minutes, ma collègue s'encadre dans ma porte avec mon efface dans ses mains, qu'elle vient de trouver... dans son cubicule à elle. C'est troublant, mais je suis super contente de retrouver l'usage de mon pousse-mine.

Ce matin, je compare un texte avec une autre collègue, dans son bureau à elle. Avec le même pousse-mine. Et comme de fait, à mon retour à mon bureau, je constate que mon efface a encore disparu. Je capitule. C'est la fin du pousse-mine.

Hé bien NON! En me levant pour me rendre à la salle de bain, qu'est-ce que j'aperçois au sol, dans le couloir? OUI! Mon efface!

Saturday, April 15, 2017

Comme je le mentionnais, je suis allée chialer un peu dans le bureau de Lali jeudi dernier; évidemment, puisque je ne parle plus jamais d'autre chose, j'en suis venue à parler d'imperfection et à expliquer ce point de vue.

Et, parce que notre passe-temps préféré, à moi et à Lali, est de ne pas être d'accord, Lali m'a répondu : "Ah, là, non, je ne suis pas d'accord. Oui, on est tous imparfaits, mais - mon chum, il est imparfait : quand il fait la vaisselle, il nettoie mal les couteaux, qui restent toujours un peu sales. Mon ex, il était imparfait : quand il était fâché, il pitchait les affaires sur les murs."

J'en suis à remâcher ça tranquillement, et je me demande donc si elle a raison - est-ce que je devrais m'accorder le droit de considérer que je me comporte mieux que les autres même si je suis aussi imparfaite qu'eux?

Thursday, April 13, 2017

Parce que je me calme, mais que ya une partie de moi qui continue à temps partiel de se taper une petite crisette identitaire professionnelle, je suis allée chialer rapidement dans le bureau de Lali cet après-midi. On a dérivé un peu sur d'autres problèmes professionnels, et Lali a dit : "Ce sont des trucs que j'ai déjà vécus à d'autres emplois. Pas toi?"

C'est là que j'ai tenté de lui expliquer à quel point ma vie professionnelle est incapable de se dérouler autrement que positivement, que j'intervienne ou pas. Et je n'y suis pas vraiment arrivée. Parce que c'est une réalité dont j'ai conscience depuis vraiment longtemps, et que plus j'assimile les trucs, moins j'arrive à les expliquer.

Mais vraiment, il faudra que je travaille à mettre des mots sur ce concept.
Truc pas marketing à manger dans votre cubicule, numéro 989 : des crevettes non décortiquées.
Ce matin, j'explique à Coco que, pour fêter Pâques à la garderie, les amis apportent un toutou de Pâques et s'habillent avec des couleurs pastels.

(Je pourrais partir sur une tangente pour vous expliquer que quand c'est le mâle moderne qui est responsable de la garderie, il ne voit jamais les affiches sur les murs qui annoncent ce genre de truc avant LA VEILLE de la journée spéciale en question. Je suppose que je devrais me réjouir du fait qu'il finisse toujours par les voir - enfin, je pense, rien ne dit qu'on n'a pas raté une journée à thème sans le savoir -, mais l'énergie que je pourrais consacrer à ça, je dois plutôt la passer en courant partout à 20h30 le mercredi soir à la recherche d'un foutu toutou de Pâques dans la maison et en me demandant si Coco a ça, des vêtements pastels.... mais une telle tangente serait hors sujet.)

Je disais donc, des couleurs pastels. Évidemment, ce n'est pas un concept que connaît Coco. Je lui sors donc trois chandails (non mais! j'aurais jamais cru que Coco avait une si grande diversité d'options pastels!) pour qu'il fasse son choix, en essayant de lui expliquer le concept. Vous conviendrez que c'est pas facile, et j'ai plutôt échoué. Ce qui n'empêche pas Coco de vouloir me répéter à plusieurs reprises qu'il porte un chandail avec des couleurs pastels. Mais il faut d'abord qu'il se souvienne du mot, ce mot nouveau qu'il n'avait jamais entendu avant 6h03 ce matin. Ce qui a donné, les trois premières fois :

"Maman, ça, c'est un chandail casserole."

Wednesday, April 12, 2017

Sudden realization: I just might not be cut out for stability.

Tuesday, April 11, 2017

Vous voulez garder du café dans un contenant dans le congélateur du bureau? Pas de problème. Bonne idée, même.

Mais si votre foutu contenant est percé, vous méritez juste une claque en arrière de la tête. Sérieux.
Quote du jour, parce que les calques, ça arrive même aux meilleurs d'entre nous -

L'affaire est, c'est que...

Monday, April 10, 2017

Ayant récemmenté réalisé que Coco avait 3 ans et demi, nous avons commencé à lui faire boire son eau dans un verre ordinaire, tâche de laquelle il est parfaitement capable de s'acquitter sans problème depuis un bon bout. Pour ce qui est du lait, par contre, nous le lui gardons dans le frigo dans sa 360 Cup, sorte de verre antidégât extraordinaire, ce qui lui permet d'aller se servir lui-même dès qu'il a soif.

Toutefois, l'utilisation simultanée des deux méthodes semble demander un peu d'adaptation. En effet, la 360 Cup, on peut la lever à sa bouche avec autant de force qu'on le désire. Le verre ordinaire rempli d'eau, pas tant.

Mais ya franchement pas grand chose de plus drôle qu'un petit garçon qui, durant ladite période d'adaptation, s'envoie tout le contenu de son verre d'eau en pleine face et en est le premier surpris.

Saturday, April 08, 2017

(Parce que j'ai bel et bien réussi à mettre en oeuvre une stratégie me permettant de rattraper le retard que j'avais sur Fiona Apple et Tori Amos -)

You didn't see my valentine
I sent it via pantomime
While you were watching someone else
I stared at you and cut myself

It's all I'll do 'cuz I'm not free
A fugitive too dull to flee
I'm amorous, but out of reach
A still-life drawing of a peach

I'm a tulip in a cup
I stand no chance of growing up
I've made my peace, I'm dead, I'm done
I watched you live to have my fun

I root for you
I love you
You, you, you, you
I root for you
I love you
You, you, you, you

I made it to a dinner date
My teardrops seasoned every plate
I tried to dance, but lost my nerve
I cramped up in the learning curve

I'm a tulip in a cup
I stand no chance of growing up
I'm resigned to sail on through
In the wake of tales of you

I root for you
I love you
You, you, you, you
I root for you
I love you
You, you, you, you
Ce matin, je suis allée à l'épicerie. Comme j'ai profité de mon dernier congé de maternité pour m'initier aux rudiments du couponing, à la caisse, ma dernière étape consiste à énumérer à la caissière tous les articles pour lesquels j'ai des price matches ou des coupons. Généralement, parce que je me maintiens à un niveau raisonnable d'intensité, il s'agit de quelques articles, mais aujourd'hui, j'en avais une liste assez honorable. Quand j'en ai eu terminé, la cliente derrière moi dans la file, qui devait être âgée d'une soixantaine d'année, m'a chaudement félicitée, ajoutant que c'était beau de voir "des jeunes" faire ce genre de trucs et que j'avais "des bonnes bases".

C'était vraiment gentil de sa part, mais j'ai quand même avant tout été amusée de passer, à 33 ans, mère de deux enfants, pour une petite jeunesse qui apprenait les bases des finances personnelles.

Ensuite, je suis sortie de l'épicerie avec mon panier et j'ai frappé, avec mon pied, un objet au sol avec tant de force que j'ai été incapable de le retrouver dans le parking, objet qui était sans doute le pot de gingembre haché que je n'ai pas trouvé dans mes sacs à mon retour à la maison. Par conséquent, c'est pas parce qu'on a 33 ans et qu'on est mère de deux enfants qu'il arrête de nous arriver des trucs juste impossibles.

Friday, April 07, 2017

Because my readership is undoubtedly as committed to saving the environment as I am, I thought I should introduce to you my new friends (be aware, that's three separate links), whom you all clearly need in your life.

You're welcome.
Yesterday, a colleague admitted to having, once, made a batch of frosting with no intention other than eating it by the spoonful.

And, ladies and gentlemen, because I have never gone to such an extent, I now know for sure that my life has been working out extraordinarily well.

Who knew?
So, I may be tweaking the template of this blog in the, hmm, make it the medium-term. I'm not really tired of the "Extraordinary Machine" theme, but it's been here for five years, and things have changed since then. Although, well, I still am an extraordinary machine. So we'll see. So far I haven't been able to find a new appropriate theme, so until I do, "Extraordinary Machine" is staying.

I have, however, started updating my labels - that is, I removed one that was unnecessary and I'm going to add one for "Travels"(I know, how did that not occur to me before?). I'm also considering adding one for "B-sides", that is writings that are not quite "Writings" and not quite "Ramblings" - those even I get confused when it's time to label them and find it's hard to be consistent. And did I mention I'm a perfectionist? So obviously that makes me crazy. The one thing holding me back is, it's easy to create a label, but it's a hassle to go through the archives and assign it to all relevant posts.

Anyways. We'll see. Just bear with me during the pondering and labeling process.

Thursday, April 06, 2017

Raiontzukai is currently insisting that I would not look like a total idiot if I were to try to install my bike on the roof rack of our car while standing on a stepping stool (rendered necessary by my (lack of) height).

Men, it is because of those times when you are pushing it too far that we tend not to believe you when you compliment us.
Il est 8h39, et je viens d'apprendre que les habitants des Îles Canaries sont des Canariens.

Pis manifestement, je vieillis et je me transforme en mon père, qui adorait les jokes et les jeux de mots plates, parce que dans ma tête, ça a sonné comme "connaît rien", et que je me bidonne vraiment beaucoup actuellement!

Wednesday, April 05, 2017

1. Je vous annonce avec bonheur que j'ai finalement trouvé une façon - pas très optimale, mais qui fonctionne - de gérer correctement mes retours à la ligne à partir de l'ordinateur du bureau. Ma vie vient d'être grandement facilitée.
2. Il n'y a franchement personne au bureau, cette semaine. Juste aujourd'hui, nous sommes quatre membres de mon équipe. Par conséquent, je trouve ça plate et ma motivation est en chute libre.
Tu étais mon amie.

Ben, en fait, pas vraiment. Mais ça, on ne l'a su que plus tard. Et je pense que pendant longtemps, pendant vraiment longtemps, on a toutes les deux cru sincèrement qu'on était des amies. En tk, moi, je l'ai cru. Je t'aurais même qualifiée de meilleure amie à une époque.

Ça avait toujours été difficile, nous deux. Pendant quelques années, on ne s'appréciait même pas. Jusqu'à ce que, à un moment donné, la vie nous tasse toutes seules dans un coin en nous disant de nous accorder. On l'a fait. Très bien, même. Mais on n'était pas parfaites; on était jeunes et on pensait tout connaître, même si on ne savait franchement rien de la vie. C'est le propre de l'adolescence, je crois. Toi, tu te prenais souvent pour le nombril du monde; moi, je n'étais jamais très gentille. Surtout que, à un certain moment, je suis devenue également pas mal malheureuse.

Mais on a vieilli. On a changé. Mais c'était comme si on était prises dans cette vieille dynamique-là. J'arrivais pas à agir autrement avec toi, et j'en avais bien conscience. De ton côté, tu semblais terrorisée à l'idée de perdre cette dynamique-là, car tu me mettais dans une case, une case où tu pouvais me laisser quand tu n'étais pas là, de façon à ce que je n'aille pas me faire trop de nouveaux amis, de nouveaux amis que tu ne connaîtrais pas. Tu avais ta place dans cette case, pourtant, mais quand tu y entrais, tu faisais toujours très attention de déposer toutes tes affaires dans un casier verrouillé à l'entrée, pour ne pas que j'y aie accès.

Un jour, je suis sortie de la case. Ça aussi, ça a été difficile. Pour toi comme pour moi. Mais la dynamique, elle, ne changeait toujours pas. J'étais plus heureuse, plus gentille, oui; la distance physique faisais que tu me laissais mieux respirer. Mais tu continuais de penser que tes idées avaient préséance sur celles des autres, même pour les trucs qui ne te concernaient pas. Et je sais que c'était ça, ta conception de l'amitié. Mais tu te trompais.

Ça a été le premier coup dur. J'ai eu de la peine. Toi aussi, je crois. Et tu as eu peur. J'étais sans doute épeurante, c'est vrai. Mais comme tu refusais de me parler, je me suis éloignée. Parce que je pouvais pas tout faire toute seule.

Puis, il y a eu le deuxième coup dur. J'ai encore eu de la peine. Toi, tu as été maladroite. J'aurais peut-être pas fait mieux, remarque. Je sais pas. On avait tellement une mauvaise dynamique, on était tellement déjà usées, toi et moi. Mais je n'étais plus en état d'en tenir compte.

Tu as essayé, c'est certain. Tu as fait les efforts dont tu étais capable. Faut que je te donne ça. Je pense qu'en quelque part, j'aurais voulu que tu essaies plus fort. J'aurais voulu que tu me montres à quel point je comptais pour toi. Pour compenser toutes les fois où tu n'avais pas été là. C'était sans doute pas juste de te demander ça, surtout à toi. Mais c'était moi qui étais en pleine tempête. Pas toi. Pour la deuxième fois, j'avais besoin que tu mettes tes idées de côté pour me soutenir. Même si je me doutais bien que tu n'en étais pas capable.

J'ai essayé aussi. J'ai cru que ce serait assez. Même si j'avais déjà commencé à comprendre qu'au fond on n'avait jamais été véritablement amies. Et la maudite dynamique, la même qu'il y a 10 ans, était encore là. Je sais pas pourquoi, mais faut croire qu'on n'était pas capables de s'en sortir. J'ai essayé, mais moins fort que toi. Est-ce que j'ai abandonné? Je sais pas. Peut-être. J'avais l'impression que tu avais abandonné depuis longtemps toi aussi, et ça n'a pas aidé.

On continue de vivre, chacune de notre côté. On n'ose même plus se parler. Tu as sans doute encore un peu peur. Moi, en quelque part, j'ai encore un peu de peine. Et je suis trop orgueilleuse. Mais bon, on continue de  se voir vivre, de loin. Et je sais pas pour toi, mais moi, parfois, je mange des coups.

Il y a des trucs immoraux que j'aurais voulu pouvoir te raconter. Parce qu'il y avait juste toi pour les comprendre. Il y a des trucs que je croyais qu'on vivrait ensemble. Des trucs dont nous nous serions offert l'exclusivité. On aurait ri l'une de l'autre, on se serait encouragées, on se serait conseillées.

Ou peut-être pas. Puisqu'on était usées, on était brisées. Mais il me semble qu'on était bonnes pour faire semblant. Même si c'était épuisant - du moins, pour moi.

Mais tsé, de toute façon, c'est certainement mieux comme ça. J'en suis convaincue. Mais ça n'empêche pas le pincement au coeur que j'ai, parfois, quand je clique like.

Tuesday, April 04, 2017

1. Yet again, this morning: Failure configuring Windows updates. Reverting changes.
I tell ya, those updates are NEVER installing.

2. Finalement, ce matin, toutes mes courbatures, au lieu d'avoir atteint leur sommet, ont disparu. De deux choses l'une : soit je suis vraiment plus en forme que je pensais, soit 6 km pour la première course à l'extérieur, c'est fastoche.

Monday, April 03, 2017

Je me souviens clairement d'un trajet d'autobus effectué en compagnie de Tweety jusqu'au cégep, à l'époque, pendant lequel j'étudiais pour mon cours d'édu. (Parce que oui, au cégep, il fallait pas me demander de faire le moindre exercice de maths ou d'étudier pour mes examens de physique, mais pour l'édu, j'étais prête à faire des efforts. Don't even.) Nous avions lu la définition, un peu floue, d'un terme quelconque - bon, faut croire que je ne me souviens pas de l'épisode si clairement que ça puisque le terme en cause m'échappe totalement - dont nous avions conclu, après plusieurs lectures, qu'il renvoyait à ce phénomène étrange qu'est le fait, après un effort particulièrement intense, de se sentir super bien le lendemain, mais d'être racké de partout après 48 heures.

Ayant lancé la saison de course à l'extérieur avec Steph hier, après deux mois de pause de mon côté, par une séance exagérée de 6 kilomètres, je suis en train d'expérimenter ce phénomène en direct, dans toute sa beauté. Autrement dit, j'avais bien légèrement mal dans les cuisses en sortant de mon lit, mais là, depuis ce matin, j'ai observé une solide intensification continue des courbatures dans mes adducteurs.

C'est un peu dommage que le terme me soit totalement sorti de l'esprit, au fond.
D'accord, je radote beaucoup ces temps-ci, mais que voulez-vous, je suis occupée à prendre beaucoup trop à coeur certains trucs qui ne devraient même pas me toucher. Bear with me. Car oui, je vais encore vous parler d'imperfection.

Ceci dit, je vous comprendrais tout à fait d'être tannés de m'entendre ressasser mon désillusionnement. Même moi, je trouve que j'exagère. En fin de semaine, je me suis saisie par les épaules en me disant : "Là, Quartz, il va falloir que tu en reviennes." Et j'ai essayé de comprendre pourquoi j'en revenais pas.

Il y a bien sûr une partie de la réponse qui vient du fait que ça fait cinq ans que je travaille ici, et que jusqu'à une date très récente, je croyais évoluer dans un milieu à la The Sound of Music (que je n'ai jamais vu, veuillez donc me pardonner si la comparaison ne tient pas la route). En temps normal, on découvre la réalité plus rapidement que ça dans un milieu de travail, mais je crois que mes congés de maternité ont retardé cette prise de conscience-là. Alors j'ai eu le temps de conclure que tout était au mieux dans le meilleur des mondes (puisque je n'arrêterai jamais de me faire à moi-même des gags de Voltaire, même si j'ai détesté Candide avec passion au cégep). Premier élément de réponse.

Le deuxième élément de réponse, je l'avais déjà d'une certaine façon, mais je le formulais autrement : le fait de me buter à l'imperfection des gens fait, dans mon esprit, ressortir la mienne. Autrement dit, je vois des gens que j'aime beaucoup se comporter de façon pas très honorable. Toutefois, je sais bien qu'ils ne font pas exprès, je sais bien qu'ils font de leur mieux avec ce qu'ils ont, et que parfois, life gives you lemons, et on ne peut pas en faire grand chose de bien joli. J'irais même jusqu'à dire que les personnes en cause n'ont même pas conscience de la mesure dans laquelle leur attitude est contestable. Par conséquent, puisque je n'ai pas la prétention d'être meilleure que les autres, il est certain que moi aussi, je fais des trucs pas très honorables sans m'en rendre compte. Il est certain que mon mieux à moi aussi est nettement insuffisant, et je ne sais pas à quelle fréquence. Et je crois que c'est ça que je trouve le plus dur à gérer.

Friday, March 31, 2017

Ce matin, mon ordinateur du travail avait encore débarqué du "domain". Oui, deux fois en trois mois. Je suis chanceuse de même. C'est sans doute signe que je devrais m'acheter un billet de loterie.

Cette fois, j'ai attendu environ 35 minutes avant qu'un technicien vienne corriger le problème. Je lui ai demandé s'il y avait une conclusion à tirer du fait que ça m'arrive deux fois en aussi peu de temps. En réponse, il a haussé les épaules en disant que c'était arrivé deux fois en deux jours à un autre de ses clients. Autrement dit : on a aucune idée de ce qui cause ça, mais je suis chanceuse que ça m'arrive juste une fois aux trois mois...
Avez-vous eu une mauvaise journée? Vous êtes au bon endroit. Quartz's Song est fier de vous présenter "Quartz et les arnaques téléphoniques".

Je suis revenue du travail depuis quelques minutes à peine quand le téléphone de la maison sonne. Je suis un peu étonnée, car le téléphone sonne plutôt rarement chez nous, à plus forte raison à cette heure-là.

Bref, je réponds. Sur la ligne, le vide annonciateur d'un appel de télémarketing. Conformément à ma tactique habituelle en telle situation, je raccroche immédiatement.

Quelques minutes plus tard, le téléphone sonne de nouveau. Je réponds : encore le même vide. Cette fois, je suis curieuse, alors j'attends. Au bout de quelques secondes, un petit monsieur me salue, me disant, dans un anglais agrémenté d'une pointe d'accent indien, qu'il s'appelle Neil et travaille pour Google. Ben oui. Google appelle chez moi. Google connaît mon numéro à la maison. Tout à fait logique. Sentant l'arnaque, je lui dis, en français, que je ne parle malheureusement pas anglais, et je raccroche.

Quelques minutes s'écoulent encore, puis le téléphone re-sonne. Hé oui. C'est encore ce cher Neil, et il commence à m'énerver sérieusement. Je lui répète que je ne parle pas anglais. Il s'excuse et me dit qu'il ne comprend pas ce que je dis. Je monte le ton en m'écriant, toujours en français, que justement, on se comprend pas, aussi bien tenir ça mort, et je raccroche.

Je vous le donne en mille : oui, le téléphone re-sonne. Là, je suis à bout. J'ai travaillé toute la journée, j'ai même commencé plus tôt et fini plus tard en raison de la grève de la STO, je dispose d'une dizaine de minutes tout au plus pour respirer, seule à la maison, avant que Raiontzukai ramène les enfants de la garderie. J'ai pas une autre seconde à accorder à un foutu arnaqueur qui veut pas me laisser tranquille. Ainsi, je décroche le combiné en aboyant un "allo" moins que sympathique.

Là, Neil hésite, puis dit : "May I speak to Raiontzukai, please?" Je le trouve vraiment très bien informé, mais encore là, comme Raiontzukai a un appareil Android, ce n'est sûrement pas très compliqué, pour qui s'y connaît, de rattacher un prénom à son compte. Et surtout, si Google a besoin de rejoindre Raiontzukai, chose à peu près impossible, c'est justement par son cellulaire qu'il passera. Je réponds donc, toujours sur mon ton excédé, "He's not here!" Neil bafouille que pourtant, c'est ce numéro dont il dispose pour rejoindre Raiontzukai. Je n'ai pas envie de passer la nuit à discuter avec lui, alors je demande sèchement si je peux transmettre un message. Neil me répond : "I'm calling about his phone replacement."

Et là, je me souviens. Je me souviens qu'en quelque part dans l'après-midi, Raiontzukai m'a mentionné que son téléphone faisait des bootloops, soit qu'il s'éteignait, redémarrait, s'éteignait, redémarrait, à l'infini. Mais c'était il y a une éternité pour moi; la conversation s'est terminée là et ensuite, moi, j'ai revu un texte avec une collègue, j'ai géré du drame, j'ai encore déprimé sur l'imperfection des gens, j'ai discuté avec mes compagnons de covoiturage au retour. En outre, le téléphone de Raiontzukai n'est plus sous garantie, et il ne m'a pas mentionné qu'il communiquerait avec Google. N'empêche que je constate maintenant que mon pauvre petit monsieur, c'est pas un arnaqueur, et qu'il vient de consacrer beaucoup trop de temps à essayer de faire son travail.... Alors évidemment, je me répands en excuses, mais reste que Raiontzukai n'est pas à la maison. Neil me donne un message à lui transmettre et évidemment, comme j'appuie sur "Talk", j'aperçois notre voiture qui tourne dans l'entrée de cours.

À moitié humiliée, à moitié crampée, je sors pour accueillir Raiontzukai qui sort de la voiture et commence à détacher les enfants.
"Aurais-tu par hasard appelé Google pour ton téléphone?"
"Oui", de me répondre Raiontzukai. "D'ailleurs, ils sont supposés rappeler."
"Oh, je sais. Je viens de leur sauter une solide coche."
Je relate l'histoire à Raiontzukai qui se plie en deux de rire. Comme Neil est supposé rappeler ou envoyer un courriel, Raiontzukai passe la soirée près du téléphone et de l'ordinateur, mais, une fois les enfants couchés, parce que j'ai passé une journée de marde, il sort nous acheter des McFlurry aux oeufs Cadbury. Et évidemment, à 20h38, alors que je suis seule, le téléphone sonne.

En temps normal, j'aurais sauté sur le téléphone pour éviter que la sonnerie ne réveille les enfants.
Mais là, j'étais trop gênée. J'avais trop peur que ce soit Neil. Alors j'ai laissé le téléphone sonner - à ma défense, la personne n'a pas laissé de message - sans réagir...

Thursday, March 30, 2017

Because apparently, not only do my male colleagues hold the door for me, but they make sure they are being funny at that -

I arrived at work half an hour earlier than usual this morning because rotating transit strikes make it impossible to ever know how much time you'll spend on the road each week. As I was walking up the stairs to my floor, I caught up to Petit Chiot (yes, and this is why I should give it more thought when I assign a blog name to people, even those I see no reason I should mention them more than once), who was himself a full hour earlier than usual. He held the door for me, and we joked that he had arrived early just to do that, and that he had obviously been meaning to do it for six months now.

About two hours later, as I walked in the corridor towards the exit to the work zone, I realized Petit Chiot was doing the same thing, walking ahead of me, further down the corridor. I was still too far, when he reached the exit, for him to casually hold the door behind him for me - so he didn't. But as I approached the slowly closing door, I suddenly heard somebody rush towards it from the other side. I assumed somebody was going to enter the work zone so I paused - only to see it was really Petit Chiot running back to push the door open so I could go through.

Again, I died.
Jonathan, call again
Take me to Coney Island
Take me on the train
Kiss me while I calculate
And calibrate and heaven's sake
Don't make me explain
Just tolerate my little fist
Tugging on your forest chest
I don't wanna talk about
I don't wanna talk about anything
I don't wanna talk about
I don't wanna talk about anything
That moment when your manager asks you to list the training opportunities you're interested in and you realize there really is none.

Wednesday, March 29, 2017

Pendant mon congé de maternité, ont été embauchés beaucoup de nouveaux employés sur mon étage, dont un nombre important de filles qui se ressemblent toutes - dixit ma gestionnaire. Je ne les connais pas encore tous, je me contente de les croiser dans le couloir et de leur faire mon célèbre sourire crispé. Pis dans le tas, yen a une que je trouve bête. Je serai la première à concéder que mon impression repose sur très peu d'éléments tangibles, mais bon, je ne suis pas tenue d'être objective en tout temps. Et puis je lui fais pas de grimaces, je me contente juste de me faire la réflexion qu'elle a l'air bête dans je la croise.

Enfin. Ai-je dit qu'il y en avait une que je trouvais bête?

Erreur. J'étais à la salle de bain à l'instant, et quand je me suis installée pour me laver les mains, cette fille-là était là aussi. Elle est sortie avant moi, et quand je me suis à mon tour tournée vers la porte pour sortir, j'ai vu une autre nouvelle employée entrer. Une autre employée à qui je trouve l'air bête.

Sur le coup, parce que je suis bonne de même avec les visages, j'ai vraiment cru que c'était la même fille qui revenait.

Et au bout de quelques secondes, j'ai enfin réalisé qu'il y a donc deux nouvelles employées que je trouve bêtes. Pis je le savais même pas.
So, for future reference, if any of you ever needs to know the extent of my patience when it comes to rotating transit strikes, that's three weeks, people.

I must admit even I thought I could stretch that patience for a much, much longer period of time.

Oh well.
Unnerving Quote du Jour, proudly stated by my work computer after I've spent too much time watching it as it claimed to be configuring new updates -

Failure configuring Windows updates. Reverting changes.

Tuesday, March 28, 2017

Encore et toujours, l'imperfection.

Peut-être encore aussi, cette sale habitude de porter le fardeau, non seulement de mon imperfection, mais de celle des autres.

Ou cette vieille tendance d'auto-destruction et de perfectionnisme qui me pousse à excuser les autres pour mieux me blâmer, moi.

Parce que je le sais, que les gens font de leur mieux. Et je sais aussi que malheureusement, ça ne suffit pas toujours, ça ne peut pas toujours suffire. Mais ça me rentre quand même pas dans la tête. Et que "le mieux" des autres ne suffise pas, ça va, je suis prête à l'accepter. Mais le mien? Ça, non, ça ne passe pas. Je devrais pouvoir faire mieux.

Même si, en prenant du recul, je vois bien que je n'ai rien à me reprocher, et que s'il existe une explication, c'est évident qu'elle met en cause une personne malheureuse, un manque flagrant de tolérance ou beaucoup de mauvaise foi - ou toutes ces réponses à la fois.

Comme je disais, l'imperfection. Encore et toujours.

Monday, March 27, 2017

Il vente dans mon bureau.

Ou plutôt, il vente à partir du bureau de mon voisin de cubicule, en direction de mon bureau.
Ça y est. Je viens de décider de lancer un recours collectif pour toutes les personnes comme moi qui doivent couper leurs pantalons neufs pour en faire les bords. Parce que c'est discriminatoire d'exiger que nous payions le même prix que les personnes qui utilisent la pleine longueur de ces pantalons.

En fait, selon Raiontzukai, le recours collectif pourrait viser toutes les personnes qui doivent faire ajuster leurs vêtements.

Sunday, March 26, 2017

Quote du jour, fruit d'un jeu dans le cadre duquel je fais semblant d'empêcher Coco de passer :

Coco : Je vais passer!
Quartz : Non!
Coco : Oui! J'ai le droit d'exister!

Friday, March 24, 2017

Je vous dis ça de même, mais j'ai un collègue qui vient de s'agenouiller devant moi dans mon bureau. Faites-en autant.

(Bon. On pourrait tenir compte du fait que c'est un géant et qu'il voulait se mettre à la hauteur de mon écran, et qu'il avait refusé ma chaise des visiteurs. Mais personnellement, je choisis de ne pas le faire et de classer ça parmi mes accomplissements professionnels.)
Aujourd'hui, un courriel m'annonce que mon ministère arrivera en ville et nous permettra d'utiliser la messagerie instantanée entre collègues, au bureau.

J'étais contente jusqu'à ce que je me souvienne que, à l'époque où j'utilisais la messagerie instantanée, j'étais systématiquement invisible ou away. Parce que finalement, il y avait juste une poignée de personnes à qui je voulais vraiment parler; les autres, je voulais qu'elles me laissent tranquilles.

Mais là, cette tactique-là, quelque chose me dit qu'elle est moins acceptable en milieu de travail...
Aujourd'hui, je suis encore traumatisée. C'est tellement constant que je devrais plutôt préciser les jours où je ne le suis pas. Bref. Cette fois-ci, ce n'est pas à cause du monde autour de moi, mais plutôt en raison de nouvelles révélations sur un point de langue que je croyais maîtriser à 100%. Bon, j'arrive pas à déterminer laquelle des deux situations est la plus pathétique.

Enfin. Donc je trouble. J'arrive même plus à me concentrer alors que j'essaie de profiter d'un report de délai inespéré pour relire un dossier que j'ai fait beaucoup trop vite.

Vivement la fin de semaine.

Thursday, March 23, 2017

Lali : Moi je dis, des tranquillisants pour tout le monde.
Quartz : Oh, est-ce que ça peut être moi qui les injecte?
Ce matin, pour la deuxième fois cette semaine, c'est Black Black Heart qui jouait à la radio quand je me suis réveillée. Ça m'a plutôt troublée parce que c'est pas une chanson récente. J'ai fait part de mon trouble à Raiontzukai, lequel m'a répondu, énième preuve de son incapacité à suivre le temps qui s'écoule : "Black Black Heart, c'est l'année passée, c'est ça?"

Je lui ai répondu que je chantais Black Black Heart dans le sous-sol chez mes parents, donc que ça datait de ben avant ça. Après vérification, la version anglaise est effectivement sortie en 2001, mais la version française - celle que j'entends à la radio cette semaine - figure sur un album sorti en septembre dernier. Ce qui explique pourquoi elle joue autant tout à coup. Donc, finalement, Raiontzukai et moi avions tous les deux raison, à la différence que lui n'avait aucune idée de l'élément qui lui donnait partiellement raison.

Enfin, là-dessus, parce que la conclusion que j'en tire est que l'Univers veut que j'aie cette toune-là dans la tête à temps plein -

Notre beauté se déforme
J'ai le désordre au bout des doigts
Je te rends ce que tu donnes
Sous tes draps il n'y a plus de dieu
Pour le plaisir de la peine
Ensemble c'est le désir qui mène
Rien ne me blesse
Ma nation me laisse
Black black heart
Mon coeur tourne au noir
Je te dessine dans les airs
D'ici jusqu'en enfer
Jusqu'à toi
Mon corps en éclats
Je te prend tes reines et tes rois
All your sex and your diamonds
Tu me fais perdre le fil
Je m'abandonne à ce que tu veux
La terre tremble sur ton île
Sous tes draps il n'y a plus de dieu
Je veux faire le tour de ton univers
À genoux pour te plaire
Régner le temps
Emporté par ton courant
Black black heart
Mon coeur tourne au noir
Je te dessine dans les airs
D'ici jusqu'en enfer
Jusqu'à toi
Mon corps en éclats
Je te prend tes reines et tes rois
All your sex and your diamonds
All your sex and your diamonds

Wednesday, March 22, 2017

Quote du jour, parce que moi aussi je suis drôle des fois :

Pour Barack Obama, j'imagine que, quand la population t'a élu deux fois, et qu'ensuite elle élit Donald Trump, ça doit être un peu comme si tu sortais avec un gars depuis des années et que soudain, il te laisse pour un autre homme.
Among the things that piss me off disproportionately: when I drop something on the floor, and when someone talks to me and I can't hear them.
Un truc que j'aime pas, dans la vie, c'est quand une personne que j'aime bien met en lumière, à mon intention, un défaut d'une autre personne que j'aime bien, alors que ce défaut ne cadre aucunement avec la connaissance que moi, j'ai, de cette autre personne. C'est désagréable parce que, si, en temps normal, je donne préséance à mon expérience personnelle, dans ce genre de contexte-là, je n'ai pas le choix d'accorder une certaine crédibilité à celle de l'autre. Puisqu'il s'agit d'une personne que j'aime bien, que je connais bien et que je respecte. Donc je conserve quand même ma propre opinion sur la deuxième personne que j'aime bien, que je connais bien et que je respecte, mais ça n'empêche pas une légère aura de déception de se former. Et je trouve ça dommage. Parce que je suis encore une enfant et j'aime ça, quand les gens sont parfaits.
It's only 9:33 and already I have been offended by two perplexing pieces of information, one of them being the fact that the City has decided to discontinue the program under which citizens could get free compost once a year as an incentive for participating in its organic waste recycling program. Simply because now we're all used to composting and are therefore not in need of any incentive anymore.

I'm troubled.

Tuesday, March 21, 2017

I just saw a colleague walking around, outside the work zone, with a pen in his mouth, but both his hands free, and it was nice because I got to feel like the normal one.
J'ai mentionné récemment mon collègue A, qui est revenu au bureau après son congé parental, qu'il a consacré à s'occuper de l'adorable petit bébé relevant de la DPJ qui lui a été confié.

Depuis quelques mois, ainsi, les péripéties administratives d'A, toutes liées aux conséquences du fait évident, mais pas tant, que lui et son copain n'ont pas l'autorité parentale à l'égard de l'adorable chérubin, me rendent plus consciente de jour en jour de la chance que j'ai d'être une fertile hétérosexuelle.

Par contre, les cas, qui me semblent heureusement assez rares, où c'est ce tout petit être qui paie pour certains détails ou manques administratifs, ça me fend littéralement le coeur en deux - pis câline, c'est même pas mon bébé. Et c'est pour cette raison que ya une partie de moi qui a actuellement une solide envie de prendre congé un jour par semaine pour faciliter la vie de ce bébé-là.

Fallait que j'en parle, merci.
Dans mon bureau, j'ai de la bouffe. Pas mal de bouffe en fait. Parce que c'est désagréable d'avoir faim quand on travaille, et parce que je déteste sortir m'acheter de la bouffe. Ainsi, dans un coin de mon bureau, j'ai une tablette, sans doute destinée à accueillir des dictionnaires, sur laquelle sont rangés : trois sacs de café, trois cartons de lait au chocolat, un pot de beurre de pinotte, une boîte de Rice Krispies, un pichet d'eau, un bodum, un thermos à café, une assiette, une tasse, des ustensiles, mon linge à vaisselle et ma brosse à vaisselle. Vous comprenez pourquoi j'ai besoin d'une tablette complète.

Ladite tablette est située juste à côté de l'entrée de mon cubicule, si bien que son contenu n'est pas très visible au monde extérieur, à moins que le monde extérieur vienne s'installer dans ma chaise des visiteurs (parce que oui, mon cubicule fait trois pieds carrés, mais il contient une chaise pour les visiteurs).

C'est comme ça qu'hier, un collègue s'étant installé dans cette chaise s'est interrompu en plein milieu de sa phrase lorsqu'il a levé les yeux et a aperçu ma tablette, pour s'exclamer : Wow, j'avais pas vu ton garde-manger.
Aujourd'hui, jour de grève tournante  hebdomadaire à la STO. Cette fois, je suis partie cinq minutes plus tard qu'à l'habitude, pour arriver au bureau dix minutes en retard. Faut croire que ya pas juste nous qui nous sentions rassurés par l'absence de congestion sur la route la semaine passée.

Ainsi, je suis beaucoup moins zen ce matin, et la putain de grève, elle m'écoeure pas mal.

Monday, March 20, 2017

Parce que pour nous, un congé de maternité, c'est une raison de partir en voyage et que j'ai constaté qu'au Japon, le projet de l'an prochain, on ne voit pas grand chose en trois semaines, et aussi parce que parfois on fait comme si c'était pas vrai qu'on ne veut pas d'autre enfant, la conversation suivante, belle illustration de nos priorités :

Quartz : Imagines-tu, si je tombais enceinte maintenant?
Raiontzukai : On pourrait passer plus de temps au Japon!

Saturday, March 18, 2017

Un jour, il y a longtemps, je parlais ici de patterns relationnels et psychologiques.

J'ignore dans quelle catégorie tombe celui dont je vais vous parler, mais il s'agit incontestablement d'un pattern et comme je l'observe depuis six ans maintenant, ça vaut vraiment la peine de vous le décrire.

Ainsi, en 2011, Raiontzukai et moi avons fait une croisière. Prévoyant faire de la plongée à l'un des arrêts, nous avons acheté une caméra numérique sous-marine pour prendre des photos des poissons. Jusque-là, rien qui sorte de l'ordinaire.

Le pattern s'est établi à notre retour de vacances. Parce que la petite caméra sous-marine dont nous sommes propriétaires est dotée d'un fil USB qui sert à la brancher sur votre ordinateur soit pour la charger, soit pour y transférer les photos, lequel fil USB se branche aussi dans une petite boîte qui elle se branche dans une prise électrique classique, vous permettant ainsi de charger également la caméra dans le mur. Et comme je voyage rarement avec un ordinateur, c'est généralement cette option que je choisis. Ainsi, quand je reviens de vacances, je débranche le fil USB de la petite boîte pour transférer mes photos sur l'ordinateur. Ensuite, je cherche un endroit stratégique où ranger mon fil. Et je laisse la petite boîte avec tous mes autres chargeurs.

Où est le pattern là-dedans, Quartz?

Le pattern réside dans le fait que je fais ça à chaque retour de voyage. Pis qu'en attendant le voyage suivant, la caméra est plutôt abandonnée parce que c'est rare que je prends des photos dans l'eau chez moi. Et que quand vient le moment de faire les bagages pour le voyage suivant, ben systématiquement, je cherche le fil comme une folle et j'ai JAMAIS la moindre foutue idée de youssé que j'ai ben pu le mettre. Chaque fois. C'est jamais arrivé que je ne cherche pas le fil. En fait, chaque fois, j'en arrive à envisager sérieusement la possibilité que j'ai perdu le fil à tout jamais. Mais je le retrouve à temps chaque fois.

C'est particulièrement digne de mention parce que, je le dis souvent, je suis or-ga-ni-sée. Je sais toujours où sont mes choses. Et quand elles n'y sont pas, c'est qu'elles sont perdue pour la vie. Simple de même. Mais quand il est question de mon foutu fil USB de caméra sous-marine, manifestement, ma capacité d'organisation n'est pas à la hauteur.

Friday, March 17, 2017

Énième preuve que je vieillis, ou juste que mes collègues et moi ne sommes pas tout à fait de la même génération, le fait qu'elles me parlent de mon "mari", même si je ne suis pas mariée.
You step into circles and turn them into dialogues, and each time I wonder about compulsion and intent.

Thursday, March 16, 2017

Parfois, à l'instar d'un enfant de 2 ans, j'ai du mal à gérer mes émotions.

Ainsi, ce matin, même si mon trajet automobile-en-raison-de-la-grève s'est très bien passé, le contexte me fait quand même un peu suer.

Alors quand, pendant que j'étais tranquille à la salle de bain, l'alarme d'incendie s'est déclenchée à plein volume, me faisant faire le saut de ma vie, ça m'a vraiment mise en maudit.

Et c'est pour ça que, en chemin vers mon bureau, alors que l'alarme continuait de tonitruer de toutes ses forces, quand j'ai croisé un collègue avec lequel je partage une relation se limitant à l'échange de salutations quand on se croise dans le corridor, je lui ai lancé un "câlisse" exaspéré...
Pendant une bonne partie de la journée hier, j'ai cru qu'on était jeudi. Et donc qu'aujourd'hui serait vendredi. Et donc que j'avais pris du retard sur le texte sur lequel je travaillais et que je voulais terminer pour jeudi.

Ce n'est qu'en me brossant les dents avant de me coucher que j'ai catché que j'étais dans le champ. J'ai donc toute une journée de plus pour faire mon texte, et vraiment, ce bonheur-là l'emporte pour l'instant sur la déception d'avoir une journée de travail de plus que ce que je pensais à faire.

D'autre part, la STO a bien lancé une grève tournante aujourd'hui. Heureusement, j'ai pu faire du covoiturage avec S, ancienne gestionnaire, ancienne collègue, et actuelle voisine, qui est dotée d'un mari exemplaire qui a accepté de la conduire au bureau ce matin, et de revenir l'y chercher cet après-midi. Comme nous étions trois, nous avons pu utiliser les voies réservées, avec pour résultat que je suis personnellement partie de la maison à la même heure qu'à l'habitude, et que je suis arrivée au bureau un bon dix minutes plus tôt. Faites mieux.

Bref, on a quand même hâte que ça finisse, mais bon.

Wednesday, March 15, 2017

Ce matin, simultanément, une bordée de neige et une sérieuse possibilité de grève tournante à la STO.

Ben coup donc. Je serai de bonne humeur une autre fois.

Tuesday, March 14, 2017

So after 10 years of working as a language professional, I have just come up with the Mother of All Language Questions, which has taken aback the other three language professionals I have consulted in regards to it.

Thank you, thank you, I'll be here all week.
I will probably get on your nerves as your cubicle neighbor at work because:

1. When I think hard about a problem, I do the click-a-click thing with my pen. And then I realize that I'm doing it and that it probably annoys you, so I stop it. And then I start doing it again as I begin to think hard again. Over and over. For the rest of times.
2. When I walk out of my cubicle, I sigh. Almost every time. For no reason. Other than the fact that, clearly, getting out of my chair drains the life out of me.
Ce matin, j'ai consacré cinq longues minutes de ma routine à une activité de motricité fine, c'est-à-dire à encourager Coco qui tentait de boutonner lui-même sa veste. Il a réussi à attacher un bouton par lui-même, et j'étais plutôt satisfaite.

Puis, quand tous les boutons ont finalement été attachés, Coco a déclaré : "Maman? Je veux pas mettre cette veste-là."

Monday, March 13, 2017

The purchase of new pants having become an emergency last week - after I'd put it off for about three months - I ran to the store on Friday night while Raiontzukai tried to keep the tiny humans alive before bath time.

I found two pairs of pants, and in the process made some interesting observations:

1. Apparently, in that specific store, I buy jeans in a size 7, but need a size 0 when it comes to work pants. And that, ladies and gentlemen, is so ridiculous it requires a full minute of silence. Because I am certainly not fat, but I am certainly not at the far end of the "skinny" range either. So if I need a size 0, a whole lot of women who are actually skinny are probably walking around naked due to the lack of options.
2. On a related note, those size 0 pants are a little tight around the belly- well, my belly. The belly of a girl who has given birth twice in two years. My belly is amongst the least of my worries, but it's yet another sign that those size 0 pants have a completely faulty design. Because I have plenty of belly room in the size 4 torn-to-shreds pants I have at home. Like, a lot.
3. As if that wasn't bad enough, the XXS vest I tried on was too large. Way too large.

Anyone care to explain?
Catégorie, tsé quand tout arrive en même temps :

Une exception s'est produite pendant le traitement de votre requête. En outre, une autre exception s'est produite pendant l'exécution de la page d'erreur personnalisée pour la première exception. La requête est terminée.            
Quote du jour, par Coco, qui aperçoit, à la fin d'un de ses livres, des petites images à colorier que l'on peut imprimer en plein format à partir du site Web de l'éditeur :

Coco : Maman, j'aimerais ça, colorier des images comme ça.
Moi : Je pourrai t'en faire imprimer quand j'irai au bureau.
Coco : Mais il faut pas que tu oublies.

Sunday, March 12, 2017

If the sharpest thing where you come is a blade of grass
Oh, take me with you
I don't need shoes to follow
Barefeet, running with you
Somewhere the rainbow ends my dear

Saturday, March 11, 2017

There is


There's a knot in my stomach.

There's a glance. Sideways. There's a turn I caught - but maybe not.

There's watchful avoidance. There's artificial normalcy.

There's an involuntary movement, or a converted outward vibration.

There's anticipation, there's a certain expectation, there's a fix.

There's curiosity, discovery and affirmation, there's a similarity.

There's a quest for equilibrium.

There's a world at stake - and a promise being kept.

Friday, March 10, 2017

Ce qui est terrible, avec un enfant anxieux, c'est que ça exige de gérer toute situation avec calme, empathie, patience.

Pis moi, le vendredi soir, c'est franchement pas les choses que j'ai le plus en banque.
Quote du Jour :

Lali: I'm getting married on Monday.
Nextdoor café owner: This coming Monday?
Lali: Yes. (silence) But I'm still available now!
Vous vous en souvenez peut-être, récemment, j'étais en maudit, et j'avais pas les mots pour exprimer pourquoi. J'avais pas nécessairement à ce moment-là l'intention de revenir éventuellement en parler, mais comme je continue d'y penser...

La situation ne semblait pas reliée au départ, mais à force de discuter avec Lali, j'ai fait un atterrissage en catastrophe dans la réalité, yet again, des drames de bureau. Pis les atterrissages en catastrophe, ça fait mal. Les drames, moi, ça me déprime. Découvrir une réalité qui ne correspond pas à celle que j'imaginais, ça me déçoit.

Pourtant, mon milieu de travail est parmi les plus sains que j'ai connus - je pense simplement que les drames de bureau, on a beau faire, on n'y échappe pas, jamais. Surtout dans un milieu de femmes comme le mien. Pis en fait, j'ai l'air de chialer contre les autres, mais j'en ai moi-même involontairement créé un, drame de bureau, et de toutes pièces, la semaine dernière. Bon, je me suis empressée d'éteindre les feux de mon mieux, et je crois que j'ai réussi, mais quand même. Comme quoi personne n'est vraiment au-dessus de ça. C'est juste, encore et toujours, un choc de constater l'imperfection des autres, et la sienne.

Bref, parce que j'ai conscience que je tourne en rond, j'étais en maudit parce je venais de réaliser la nécessité d'une petite révolution professionnelle personnelle. Qui a été mise en place, qui a été aidée par les événements - parce que comme d'habitude, ma vie professionnelle se passe et s'améliore toute seule sans que j'aie vraiment besoin d'intervenir  - et qui a donné des résultats quasi-instantanés. Pour ce qui est de ça, donc, j'ai passé à autre chose.

Par contre, le reste - les drames, les gâchis, les incompréhensions, etc. -, qui ne me concerne pas, mais qui m'a quand même jetée par terre, c'est encore là. Avec du potentiel, une promesse - que dis-je, une certitude - de nouvelles occurrences. Pis je trouve ça plate. Parce qu'en quelque part, avec mes congés de maternité, j'avais eu le temps de regagner une belle naïveté idéaliste centrée sur mon nombril, et d'oublier que c'est facile de perdre de vue le simple fait que câline, la vie, c'est plus simple que ça.

Pis c'est pas que je tiens à être naïve, mais le paysage est tellement plus beau dans une bulle.

Thursday, March 09, 2017

Quote du jour, de la part d'un collègue qui élabore un plan diabolique et envisage de le faire passer sur le dos d'une autre collègue -

Moi : On peut pas lui faire prendre le blâme, elle va être fâchée.
Lui : Oui - mais elle nous le dira pas.
Though dreams can be deceiving
Like faces are to hearts
They serve for sweet relieving
When fantasy and reality lie too far apart
Quand on a commencé à me faire réviser des textes traduits, j'ai pas beaucoup aimé. Moi, ce que j'aimais, c'était traduire. Réviser, je trouvais ça moins satisfaisant parce que ça m'enlevait tout le fun que j'avais à trouver des tournures françaises équivalentes à celles du texte anglais, en me laissant pognée avec les difficultés que le traducteur n'avait pas su contourner. Donc, aucun plaisir, et tous les problèmes.

Puis, le temps a passé, et maintenant, ce que j'aime dans le fait de réviser, c'est reformuler des trucs boîteux pour en faire quelque chose de joli et de sensé. Vraiment, j'adore ça. Faut que je me casse la tête parfois, mais le résultat est super satisfaisant.

Ce qui m'empêche pas d'avoir envie de vous dire, ce matin, que vraiment, si vous êtes pas capables de faire des énumérations verticales, faites-en pas.

Wednesday, March 08, 2017

Dégraffer deux agrafes d'un dossier.

Les échapper l'une après l'autre par terre.

Ne plus les retrouver pour cause de tapis chamoiré.

Craindre de se les foutre dans les pieds à très court terme....
J'ai un voisin de cubicule. Pas celui dont j'ai déjà parlé et qui me tombait sur les nerfs - celui-là a été relocalisé et je me suis empressée de l'oublier. Mon autre voisin de cubicule, le seul qu'il me reste, donc, est du style petit-chiot-trognon-qu'on-n'a-pas-le-choix-d'aimer. Il est doux, tranquille, il fait l'effort de me parler systématiquement en français même s'il doit pour ce faire chercher ses mots et il fait des blagues avec un regard incertain. Comme je disais, un petit chiot.

Parallèlement, et oui, c'est relié, avant d'avoir des enfants, j'ai passé de longues heures à magasiner des chemises habillées avec Raiontzukai - parce que dans notre couple, c'est Raiontzukai qui aime magasiner et c'est moi qui l'attends patiemment pendant qu'il essaie et hésite sans fin. Un jour je ferai mesurer mon ratio oestrogène-testostérone, mais passons. L'impression que j'ai tiré de cette expérience, c'était que Raiontzukai se cassait vraiment la tête avec le "fit" de ses chemises. Mais faut dire que ça m'intéressait pas vraiment et que je connais rien à la mode masculine.

Puis là. Est arrivé au bureau Petit Chiot. Qui est adorable, je le répète. Puis, un jour, comme ça, sans raison, au bout de longues semaines, j'ai SOUDAINEMENT remarqué à quel point ses chemises sont beaucoup trop grandes pour lui. C'est sérieusement ridicule. Par ricochet, j'ai aussi commencé à remarquer tous les hommes sur mon étage qui portent également des chemises trop grandes. Et oui, si vous vous le demandez, j'ai depuis avoué à Raiontzukai que je comprenais à présent tout ce gossage en magasin.

Enfin, même s'il n'est pas le seul à porter des chemises trop grandes, c'est défnitivement Petit Chiot qui remporte la palme. C'est vraiment triste, parce que c'est pas le fun, avoir ce genre de pensée négative à l'égard d'un Petit Chiot, et je me sens coupable.

Mais ce matin, Petit Chiot semble porter une chemise mieux ajustée. Et je le sais parce que quand je l'ai aperçu du coin de l'oeil, de mon bureau, à l'imprimante, je l'ai solidement pris pour quelqu'un d'autre.

Deux fois.
Ce matin, deux trucs dignes de mention.

Tout d'abord, parce que ce n'est pas juste parce que j'arrête de parler de mes personnages de blog qu'ils cessent d'exister, je prends encore l'autobus au même arrêt que la Garocheuse le matin, et elle se garoche encore avec autant de détermination. Mais ce matin, défiant toutes les probabilités, elle m'a laissée passer. Je suis encore sous le choc.

(Cela dit, c'est peut-être une séquelle du temps que j'ai passé à être enceinte dans les dernières années - car, puisqu'il faut rendre à César ce qui lui appartient, si la Garocheuse semble souffrir d'une grande anxiété quant à la nécessité d'embarquer dans l'autobus au plus vite, elle est néanmoins dotée de civisme, puisqu'elle m'a toujours laissé passer avant elle pendant mes grossesses. C'est plus qu'on peut en dire de bien des gens, croyez-moi. Mais bon, je crois qu'après un certain temps, les gens s'habituent à vous voir enceinte et ont du mal à concevoir que vous ne le soyez pas. C'est ainsi que, à mon retour au travail à l'automne dernier, lorsque l'alarme d'incendie a sonné sur l'étage dans le cadre de l'exercice annuel, est retonti dans mon bureau un collègue - avec qui je n'avais jusqu'alors jamais travaillé sans bébé dans le bedon - qui souhaitait confirmer que je n'étais pas enceinte et, donc, que je n'avais pas besoin d'aide pour sortir de l'immeuble...)

Deuxièmement, j'ai raté ce matin trois fois le mot de passe qui me permet d'accéder à mon disque dur. C'est distinct de mon mot de passe réseau, manifestement; en gros, quand j'essaie d'ouvrir mon ordi le matin, je dois commencer par saisir le mot de passe qui me permet d'accéder à mon disque dur, puis Windows démarre et c'est alors que je dois saisir mon mot de passe réseau. Et le mot de passe réseau, vous le savez si vous travaillez sur un ordi comme moi, quand on le rate trois fois, le système verrouille notre compte et il faut communiquer avec le soutien technique pour corriger la situation.

J'avais jamais raté mon mot de passe disque dur trois fois avant ce matin. Toutefois, je n'ai pas été bien étonnée de voir ensuite s'afficher à l'écran les mots "system locked" suivis du numéro du soutien technique. Je suis donc allée faire mon café avant de revenir m'installer à mon bureau pour téléphoner.... J'étais en train d'écouter le message automatisé quand j'ai lu la suite du texte affiché à l'écran, soit, "press ctrl+alt+del and try again".

J'ai raccroché.

J'ai fait ctrl+alt+del.

L'ordi a redémarré, et est réapparu l'écran habituel qui me demande d'entrer mon mot de passe disque dur.

Je l'ai fait.

Windows a démarré.

Pourquoi je peux pas juste faire ça quand je rate mon mot de passe réseau, s'il-vous-plaît?

Tuesday, March 07, 2017

Si vous vous posiez la question, ma gestionnaire ultra-motivée a réussi à mettre la main sur un diadème et un voile pour le shower de Lali. (J'avais ça dans ma boîte de courriel ce matin, et, alors que j'étais plutôt calme à mon arrivée au bureau, cette vision m'a catapultée dans un état d'énervement intense. Je vois vraiment pas comment je vais me concentrer sur mon travail jusqu'à l'heure à laquelle je vais pouvoir commencer à décorer la salle.)

Ainsi, Lali n'aura pas à se balader dans le bureau avec un sac à fruits et légumes sur la tête. J'étais pas certaine de savoir si elle apprécierait, puis finalement, hier, quand je suis allée à son bureau pour l'aviser de prévoir, pour aujourd'hui, s'attacher les cheveux d'une certaine façon qui me permettrait de lui pinner ledit sac sur sa tête le moment venu, elle m'a répondu : "Je vais pas me faire lancer des oeufs pourris, hein?"

Alors, franchement, si c'est là le niveau de ses attentes, je crois qu'elle sera franchement contente de son shower. Et qu'elle n'aurait pas trop été insultée de devoir porter un voile de fortune conçu à partir d'un sac de fruits et légumes.

Monday, March 06, 2017

Maybe it means I've reached the age at which I become old, ie I stop flawlessly keeping up with each trendy new technology, but god, smartphones annoy the bitch out of me.

(When it comes to love-hate relationships, that one must be my all-time number one. Or two, if I have to take into account the one I used to share with DraG.)
Faque j'ai pas mangé ma toast aujourd'hui non plus. Faut vraiment que je peaufine mon processus. Aujourd'hui, en plus, j'ai pas vraiment de raison. J'ai bien rencontré une collègue pour un texte à 9h30 ce matin, mais à 10h15 j'étais sortie de son bureau. Habituellement, je mange ma toast vers 10h. J'étais donc tout à fait dans les temps. Puis, je sais pas ce que j'ai fait, mais il était rendu 10h45. Je me suis levée de ma chaise et je me suis dirigée vers la cuisine pour faire ma toast. Puis, j'ai fait un petit détour pour aller saluer A, un collègue qui revient aujourd'hui de congé parental. Puis ya un rédacteur qui est venu me trouver là pour me poser des questions, si bien que quand j'ai fini par retourner à mon bureau, il était 11h15 et j'avais pas fait mon arrêt à la cuisine. Rendue là, j'ai abandonné, et j'ai attendu l'heure du diner...
Dans la catégorie, trop-de-François-Pérusse, le jour où vous allez dans une boutique, dans laquelle vous entendez la chanson Walking on the Moon de The Police, et vous en sortez avec, en background musical personnel dans votre tête, la parodie de Pérusse qui, elle, dit plutôt "Ah qu'yé donc moumoune"...
Quote du jour, prononcée par Coco, dont le père, si vous ne le savez pas, est atteint de calvitie malgré son jeune âge -

Coco : Quand je vais être grand, je vais être une Maman.
Quartz : Non, Coco. Quand tu vas être grand, si tu as des enfants, tu seras un Papa.
Coco : Ben non. J'ai des cheveux!

Sunday, March 05, 2017

Parce que j'aurais aimé qu'on me le dise - si un jour vous prend une envie de tout foutre à la poubelle les gogosses inutiles qui traînent chez vous depuis des années parce que clairement, vous ne les utiliserez plus jamais, ne le faites pas. C'est certain que vous allez le regretter.

Moi, par exemple, cette semaine, j'aurais un terrible besoin de mon diadème. Pis il est où? Aucune idée. Donc sans doute à la poubelle. Pis ce serait pas si grave si j'arrivais à en trouver un autre ailleurs, mais il semble que la production des diadèmes ait fait l'objet d'un moratoire dans les dernières années.

Pourquoi ai-je besoin d'un diadème? Parce que Lali se marie la semaine prochaine et qu'on lui organise un shower au bureau. J'ai encore quelques dernières ressources à exploiter pour mettre la main sur un voile ou une couronne, mais, prévoyant le cas où le tout se solderait par d'autres échecs, parce que parfois je ne sais pas reconnaître la défaite, je viens de passer plusieurs minutes à essayer de trouver une solution de fortune avec des bandeaux, des passes, des élastiques et du papier de soie. Parce que moi, j'ai jamais consacré la moindre seconde de ma vie à faire semblant d'être une mariée devant un miroir avant d'atteindre 33 ans. Quand il est devenu évident que le papier de soie ne tombait vraiment pas comme il faut (soit dès la première tentative), je me suis mise à la recherche d'un tissus blanc chez nous. Pas facile.

Sauf qu'on vient d'acheter des sacs à fruits et légumes réutilisables pour l'épicerie. Ils n'ont jamais servi, ils sortent tout juste de la laveuse.

Et ils sont blancs.

Faque, si personne n'arrive à mettre la main sur un accessoire convenable, ça se peut très bien que j'oblige Lali à se balader au bureau avec un sac à fruits sur la tête...
J'en parlais récemment, mais à un moment donné dans les dernières années - sans doute les trois années et demi, soit l'âge exact de Coco - j'ai arrêté d'écouter de la musique. Faut dire que je suis parfois un peu, juste un peu, intense et extrémiste, et que je ne connais qu'une seule façon d'écouter de la musique, soit l'écouter intensivement jusqu'à ce que je connaisse les paroles par coeur. Un truc que j'ai franchement pu le temps de faire. À défaut, donc, j'ai juste arrêté d'écouter de la musique. Jugez-moi, allez-y, ça me dérangera même pas - parce que même moi, je trouve pas ça optimal, comme solution.

Dernièrement, je déambule dans les méandres de ma maternité pour essayer de remettre en place dans ma vie des trucs que j'aime faire, et pour moi - parce qu'autant je peux aimer mes enfants, autant j'ai le front de croire que ya certainement moyen que je demeure une personne entière indépendamment d'eux. Parmi ces trucs-là, il y a la course et l'écriture - c'est d'ailleurs, si vous vous le demandiez, l'une des raisons pour lesquelles je me suis remise assidûment à bloguer. Et là je suis en train d'élaborer un plan qui me permettrait de recommencer à écouter de la musique. Parce que sérieusement, j'ai trois CD de retard sur Tori Amos et un sur Fiona Apple. Pis que c'est inacceptable.

En fait, faut dire que j'avais quand même tenté de procéder à l'écouter de trois de ces quatre CD-là, pis que ça n'avait pas super bien fonctionné. L'expérience avait été décevante, et les CD aussi, par ricochet.

Ce matin, Raiontzukai est parti à la quincaillerie avec les enfants, temps que moi je mets à profit pour m'acquitter d'une tâche Pinterest; j'en profite pour faire jouer le dernier CD de Tori Amos sur Youtube pendant que j'observe les images. Ce CD-là, j'en connaissais l'existence, mais vu mes derniers échecs en matière d'écoute de musique, je ne l'avais même pas acheté.

Et dès les premières notes de la première toune, je me suis souvenue de toutes les raisons pour lesquelles je tripais donc sur Tori.

I hate you, I hate you, I do
I hate that you're the one
Who can make me feel gorgeous
With just, just a flick of your finger
It is that easy

Friday, March 03, 2017

Toujours dans la saga de la cuisinette du bureau avec laquelle je ne suis manifestement pas compatible : ce matin, après que j'aie brièvement lu le contenu d'une affiche sur le mur, celle-ci est tombée d'un coup sur le sol, déchirant du même coup une autre affiche sur laquelle elle était à moitié collée.

Bon, pour être entièrement honnête, l'affiche en question semblait déjà être tombée au moins une fois puisque l'autre affiche, celle qui s'est déchirée, était déjà déchirée à moitié. Mais quand même.
I'm-asking-for-trouble move of the day: changing my workstation password on a Friday morning.

(I didn't have a choice, though. My password was to expire in two days. And I can't remember whether my system is one of the annoying ones that lock you out when your password has expired instead of gracefully prompting you to immediately change your password on the day of expiry. And I wouldn't want to start next week on the wrong foot by getting myself locked out of my computer. Although I do have the Helpdesk number up on my wall now.)

Thursday, March 02, 2017

Dans la catégorie "aberrant", il y a le fait que le site Web de mon syndicat ne me laisse pas voter sur les différentes questions sur lesquelles il tient un vote, notamment le renouvellement de ma convention collective, avant que j'ajoute une osti de photo de profil à mon compte. Non mais calvaire. C'est le site Web de mon SYNDICAT. Pas Facebook, seigneur!
Quote du jour, à tous pleins de niveaux -

Pour une fille qui n'aime pas la routine, les trucs fixes, me semble que je te vois souvent aux mêmes endroits aux mêmes heures, comme à la cuisine et aux toilettes?
It took time, but right now I am just 15 minutes away from a meeting with Jane the Plant.

Luckily, with the passing of time, I have been able to move past Raiontzukai's slip of the tongue.

I think.

Wednesday, March 01, 2017

The Male from the 21st Century is simple. I know that. It's actually one of my favorite caracteristics of the Male from the 21st Century.

Sometimes though, I do wonder if he really is that simple. In the past, I have been taken advantage of due to the fact that I excused specific actions based on that simplicity. In other words, I have had a male from the 21st century put forward his inherent simplicity to carry out a treacherous hidden agenda.

I do fail to find an answer when I try to determine what kind of balance the Male from the 21st Century strikes when it comes to straightforwardness and manipulation, or simple ulterior motives.
En semaine, je déjeune au bureau. Au début, c'était parce que ça me permettait d'employer le temps que j'aurais consacré à mon déjeuner à la maison à faire des trucs plus utiles, ou plutôt un seul truc plus utile, soit dormir.

Ensuite, j'ai eu des enfants, donc, maintenant, au lieu de dormir plus tard, je consacre ce temps-là à préparer les enfants pour leur journée. Et chacun sait que s'asseoir et déjeuner en même temps que ses enfants, du moins quand les enfants sont d'âge préscolaire, c'est beaucoup plus complexe que ça pourrait en avoir l'air. Donc moi, en semaine, je m'essaie même pas.

Saaaaauf que la méthode n'est quand même pas infaillible. Parce que si j'arrive systématiquement à me faire mon café à mon arrivée au bureau, puis à manger mon yogourt une heure plus tard environ, il y a des journées comme aujourd'hui où je tombe soudainement dans le jus, lequel jus m'empêche de prendre le temps d'aller faire ma toast à la cuisine, même si mon estomac proteste à grands coups de grondements...

Pis là, j'ai faim.
Because, yes -

We know what Beatty should have done: “I’m sorry, I seem to have the wrong envelope.” Instead, he gave us a metaphor so literal if it was a movie you’d throw popcorn at the screen.
The walking embodiment of old Hollywood and white privilege, frozen in bewilderment, allows a cadre of white males to think they’ve won for a lighthearted confection about cute white dreamers in L.A. And then we all watch as they physically transfer the statuette to a female producer and a black director for their intimate movie about a black gay man.
“I’m going to be really proud to hand this to my friends from Moonlight,” Horowitz said gracefully. Speaking for humankind? We can only dream.

Tuesday, February 28, 2017

Ne pas dormir de la nuit en raison d'un bébé enrhumé qui se réveille constamment.

Se lever le matin pour trouver un bébé qui fait de la fièvre, et conclure que, même si vous êtes vraiment trop dans le jus au bureau, c'est quand même vous qui allez devoir prendre congé parce que votre chum, qui lui est pas mal systématiquement en mesure de s'absenter sans préavis, se trouve dans l'impossibilité de le faire précisément aujourd'hui.

Être en maudit parce qu'on se tanne de toujours être relégué au dernier rang des priorités, et que c'est la deuxième fois que vous devez vous mettre dans la marde au bureau parce que les circonstances rendent votre chum indispensable soudainement.

Faire déjeuner les enfants, les préparer pour la garderie, constater que la fièvre du bébé est tombée.

Rusher pour vous changer et vous maquiller en vue d'aller au bureau, finalement.

Gérer la crise du plus vieux qui refuse de démontrer toute autonomie.

Arriver au bureau pour trouver un message de votre collègue la plus désagréable, qui veut discuter avec vous au sujet d'un dossier que vous avez livré la veille.

Ça peut juste être une bonne journée. Non?

Monday, February 27, 2017

Quote du jour, parce que j'aime ça rire de vous quand vous ratez vos expressions -

Raiontzukai : C'est chien de leur couper le fun sous le pied comme ça.

Sunday, February 26, 2017

Seriously. If you're driving and mistakenly end up in a lane dedicated to cars turning left or right - I feel you, but for god's sake, TURN. Don't block me from making my turn, because no, your itinerary does not have any precedence whatsoever over mine. Just do the freaking mandatory turn. The world will not explode. You will merely have to turn around a bit farther...

Friday, February 24, 2017

So, in that one-week vacation, I had time to forget my amazing chocolate hand cream and its fabulous smell, which makes every application even more satisfying today.

God this smells good. If they made it in a men's perfume version and I stood any chance of convincing Raiontzukai to wear it, I'd buy it by truck loads.
That moment when you grab a store-bought muffin (that is, one made purely from trans fats and sugar) to help you mentally deal with the fact that your significant other is seriously considering installing a bidet in your bathroom.

Thursday, February 23, 2017

J'ai pas le temps. Voilà, c'est dit. C'est pas que je veux pas vous voir ou vous parler, mais calvaire, j'ai juste pas le temps.

J'ai pas le temps pour du drame. Mon temps libre est précieux et, surtout, très volatil. Je sais jamais si et quand il va se présenter. Et quand il arrive, il y a tout un processus d'établissement des priorités qui s'enclenche pour me permettre  de déterminer si je vais le mettre à profit pour courir à l'épicerie ou à la pharmacie, pour aller acheter une paire de mitaines au plus jeune, pour faire un peu de ménage, pour commencer le souper que j'aurai pas le temps de faire autrement, ou si je vais, ô folie, pouvoir me permettre de m'occuper de moi en allant virer au magasin m'acheter des pantalons (parce que les miens sont usés jusqu'à la corde mais je n'ai pas encore eu le temps de les remplacer) ou en m'accordant une séance de course, ce sport que j'affectionnais tant, mais qui est négligé par la force des choses ces temps-ci. Parce que si je ne suis pas tout au bas de ma liste de priorité, c'est plutôt le bien-être de mon estomac que je favorise, avant celui de mes muscles et de mon cardio. C'est plate, je sais, je le sais même très bien, mais j'ai juste pas le temps de tout faire, et je dois faire des choix.

J'ai pas le temps de vous écouter parler en vous tapant dans le dos. Parce que c'est une autre tâche qui s'ajoute à toutes celles qui m'incombent, toutes ces autres tâches que j'accomplis continuellement plus pour les autres que pour moi, mais, au moins, par choix. S'il s'agissait d'une conversation, ça pourrait être une activité personnelle que j'apprécierais, mais quand je dois consacrer mes quelques petites minutes de libres à écouter vos récriminations stériles, que vous répétez pour la cinquième fois, juste pour vous accorder le loisir de vous en décharger (encore?!), sans jamais avoir à mon tour l'occasion de vous raconter mes dernières péripéties, parce qu'elles ne vous intéressent pas vraiment et que ma pause se termine chaque fois avant que vous, vous en ayez fini - ça ne l'est pas. Ça vient plutôt gâcher ces fragiles minutes qui s'en vont ainsi dans le néant.

Et si le tout ne se déroule pas à un moment où j'ai, de façon inattendue, un peu de temps, alors ça en devient carrément impossible, car répondre au téléphone, même aux simples télémarketers auxquels je peux dire au revoir en quelques secondes, relève du prodige. Parce qu'entre les enfants qui entrent en mode "panique" dès qu'ils voient que j'accorde mon attention à cet étrange objet qu'est le téléphone ("Maman! Regarde moi! Maman!" "Maman! Téléphone! Allo! Bye! Voir, voir! Mamaaaaan, voir!") et mon pauvre chum qui fait tout ce qu'il peut pour prendre le relais ("Coco, Maman est au téléphone, attends qu'elle ait raccroché. Bout d'Chou, viens-tu me voir? On va jouer avec ton téléphone jouet."), je n'ai certainement ni l'audition, ni l'attention nécessaires pour vous écouter.

J'ai pas le temps, je n'ai plus jamais le temps. La simple idée de prendre rendez-vous, chez la coiffeuse, chez le médecin, chez le garagiste, peu importe, me décourage, parce qu'elle implique de créer du temps là où il n'y en a pas. D'en faire rentrer davantage dans le même espace, de courir un peu plus, toujours un peu plus. Je commande un max de trucs en ligne, des trucs de base comme des Tylénols ou du papier de toilette, quitte à payer plus cher, pour m'éviter de devoir consacrer du temps que je n'ai pas à aller les chercher en magasin.

J'ai pas le temps, et vous ne le comprenez pas. Et c'est correct, c'est normal. Il faut vraiment être dans mes souliers en ce moment précis pour le comprendre. Pour comprendre ce que c'est, et aussi que ça durera pas éternellement. Mais là, ma vie, c'est courir de tous les cotés à la fois pour éteindre des feux et assurer des besoins de base, le tout avec deux garçons pendus (littéralement) à moi, et la conséquence de ça, c'est que vous pouvez certainement essayer de me parler, mais que vous devez garder en tête que ça se peut que je vous interrompe pour moucher un nez, essuyer des fesses, calmer une crise, servir des verres de lait, ou entamer une discussion sérieuse sur les pelles mécaniques - et que vous n'aurez peut-être jamais l'occasion de finir votre histoire.

Et j'en suis désolée. Mais pour l'instant, et pour quelques années encore, j'ai pas le temps, j'ai juste pas le temps.