Tuesday, June 13, 2017

Catégorie, jugement -

Dans les dernières semaines, je tombe parfois, aux douches du sous-sol, au bureau, sur une dame que je juge allégrement parce qu'elle monopolise tout un pan du comptoir en jasant avec une autre dame - ce qui fait que moi je me trouve un racoin avec une prise et un miroir, entre casiers et crochets à serviettes, et je me peigne et me maquille en mettant mon stuff sur une chaise. Je la juge aussi parce qu'elle passe trois jours là, à se sécher les cheveux, ce qui rend la salle, déjà humide à cause des douches, encore plus intolérablement chaude.

Hier, il faisait déjà 30 degrés à 7h. À mon arrivée au bureau, j'étais déjà toute prête à ruminer intérieurement contre cette dame-là qui allait me faire suer (littéralement) en surchauffant la salle des douches. Or, elle était bien là, mais elle a eu la présence d'esprit de faire sécher ses cheveux à l'air frais. Merci la vie. Toutefois, j'ai eu l'occasion de constater que non seulement elle fait sécher ses cheveux, mais elle le fait par section, avec des clips à cheveux pis toute. Et une fois cette étape terminée, elle sort son fer plat. Déjà que le tout est trop compliqué pour moi, accomplir tout ça un jour d'humidité excessive, laquelle humidité est garantie de faire frisotter vos cheveux au simple contact avec l'air, ça me renverse.

Et oui, je juge.

Monday, June 12, 2017

How could my space key get stuck over the weekend, when it worked fine Friday afternoon?

Sunday, June 11, 2017

Comme je le disais récemment, Coco fait maintenant du vélo sans petites roues, et il semble qu'il soit plutôt jeune pour y arriver. J'ai franchement aucune idée de l'âge moyen auquel un enfant fait du vélo sans petites roues - et ça ne m'intéresse pas particulièrement -, mais je tire cette conclusion du fait que Coco est maintenant une vedette au parc près de chez nous, où il fait du vélo tous les jours.

C'est vraiment très drôle. Au début, c'était les parents des autres enfants qui réagissaient en voyant Coco sans petites roues : ils nous demandaient son âge et le félicitaient. Mais maintenant, même les autres enfants commencent à réagir. Ainsi, ce matin, un petit garçon d'environ 7-8 ans s'est écrié à l'intention de l'ami qui l'accompagnait : "Hé, il roule à deux roues, lui, déjà!". De même, quand, plus tard, Coco jouait dans les jeux d'eau, un parent a dit à son fils : "As-tu vu? C'est le petit garçon au vélo, celui qui fait du vélo sans petites roues."

Friday, June 09, 2017

Hier, je portais une robe. Je l'ai déjà dit, c'est un truc rare. Ainsi, tantôt, je croise une collègue :

L : Tu étais toute chic, hier.
Moi : Ouin, pas aujourd'hui.
L : T'es fine pareil.
For GOD's sake. Go away.
Tôt ce matin, alors que nous dormions encore, il y a eu chez nous une brève panne d'électricité. Par conséquent, le récepteur de notre moniteur pour bébé a continué de fonctionner sur sa réserve de batterie, mais a perdu le signal des caméras, qui elles ne fonctionnent qu'à l'électricité. Et quand le récepteur perd le signal des caméras, il émet un "bip" périodique pour nous en aviser. C'est ce bip qui m'a réveillée. Comme le moniteur est sur la table de chevet de Raiontzukai, je l'ai laissé démêler ce qui se passait, mais dans ma tête, ce à quoi j'ai pensé, c'est la scène de Hook où les parents entrent dans la chambre des enfants, le matin venu, pour trouver les lits vides et les fenêtres grandes ouvertes.

Thursday, June 08, 2017

Confession, encore -

Parce que mon Internet Explorer est sans doute plus lent que l'était l'ordinateur que j'utilisais à l'époque de Windows 98, je pogne les nerfs, au point que je tape du pied, tout seule dans mon bureau.

Ou en fait, je crois que, par souci d'exactitude, je devrais plutôt dire que je tape de la jambe.
I hate you
I hate you, I do
I hate that
I turn into a kind
Some kind of monster
With just, just a flick
Of your finger
It is that easy
Of course, there was a time
You didn't always get your way
Back there when my heart was not
So easy to invade
When my battlements were strong
Before the pilgrims came
Don't forget you were the one who loved my wild way
J'ai déjà parlé de ma collègue anglophone, M, qui parle mieux français que tous les francophones de la planète. C'est flagrant au point que ça ne relève même plus de l'opinion. C'est juste un fait. Admis de tous. Ça vaut même pas la peine qu'on essaie de faire valoir le contraire.

À l'appui de cette affirmation, je pourrais vous raconter que c'est cette fille-là qui m'a appris ce qu'était une "sarcelle" et quelle était la couleur qui y était associée. (Et évidemment, trois minutes après ce moment humiliant, Raiontzukai a commencé à chanter régulièrement "Évangéline" à Coco et à Bout d'Chou à l'heure du dodo, si bien que maintenant, j'entends régulièrement ce mot et chaque fois je pense à M.)

Dans le même ordre d'idée, ma quote du jour, prononcée hier pendant que Raiontzukai et moi écoutions malgré nous Les échangistes à la télé (ça y est, et maintenant, Google m'amènera un tas de visiteurs pervers), après que Pénélope ait qualifié un de ses musiciens d'"inénarrable" :

Quartz : Seigneur, elle est motivée. Moi, ya jamais personne qui m'a dit que j'étais inénarrable.
Raiontzukai : Même pas M?

Wednesday, June 07, 2017

Confession numéro 2 -

Phrase prononcée par moi-même, à voix haute, mais quand même pas trop fort, en raccrochant le téléphone après avoir écouté une personne qui me prend manifestement pour le département des plaintes chialer pour pas grand chose :

Mais t'es une crisse de folle.
Confession -

Quand je me rends au bureau à vélo, j'accroche dans mon cubicule, sur ma patère - sur le crochet orienté tout au fond de mon bureau pour qu'ils ne soient pas trop visibles - mes pantalons et mon chandail pour qu'ils sèchent avant que je doive les remettre l'après-midi.

Et sur le même crochet, sous mon chandail et mon pantalon, de façon à ce qu'elle soit entièrement hors de vue, je mets également à sécher ma brassière de sport. Je serai la première à me juger pour manque flagrant de classe, mais câline qu'enfiler une brassière de sport humide ça m'écoeure.

Tuesday, June 06, 2017

That moment when you take a break from a file that is draining all life out of you, only to stumble upon the colleague in charge of that file, and to find yourself completetly unable to so much as fake a smile, let alone come up with actual words, in response to the joke he makes about it.

Monday, June 05, 2017

Being a parent also means showing up to work with food coloring stains on your fingers because your toddler wanted colored oatmeal in the morning.
You know you're a parent when the highlight of your weekend is really the fact that your son has ridden his bike without the training wheels for the first time.

Friday, June 02, 2017

Je suis assise dans mon bureau, dos à l'entrée de celui-ci, et je discute d'un dossier avec une collègue. Autrement dit, si c'est pas clair, je travaille.

J'entends soudainement une voix bourrue : "Hé, la madame qui est assise ici, elle est pas là?" Je me retourne, pour apercevoir un homme que je ne connais pas, mis à part pour l'avoir aperçu à quelques reprises sur l'étage, qui s'enquiert avec poésie de la situation géographique de ma nouvelle voisine de cubicule. Voisine qui ne fait pas partie de mon équipe, avec qui j'interagis uniquement par l'intermédiaire de petits sourires crispés quand on se croise dans le couloir.

Non mais, j'ai tu l'air de ton adjointe, chose????

Je lui ai répondu que je l'avais vue ce matin, mais que j'ignorais où elle était à présent. Il est donc parti à sa recherche, et puis, une fois qu'il l'a eu trouvée, il est revenu me dire où elle était. Vous savez, pour que je puisse en informer le prochain.

Sacrament, là.
Bon. Ça fait genre trois jours qu'il y a une conspiration nationale contre ma bonne humeur.

Je capitule donc : je suis en crisse.
Ce matin, on m'apprend qu'un groupe a obtenu l'autorisation de venir manifester, à cinq reprises au cours du mois, devant mon ministère.

Il y a définitivement quelqu'un, en quelque part, qui essaie de me faire comprendre que je dois changer d'emploi.

Wednesday, May 31, 2017

Among the joys of working in a cubicle -

I'm currently hearing the phone conversation my new cubicle neighbor is having with her doctor's assistant about her period, including dates and other details.

To me this is over-the-top hilarious.

Tuesday, May 30, 2017

1. En fin de semaine, on m'a annoncé que j'allais vieillir et éventuellement finir par avoir des poils blancs dans les sourcils. La conclusion tirée a été qu'il faudrait que je marie Raiontzukai avant que ça arrive, histoire d'éviter qu'il me quitte lorsque j'atteindrai ce niveau de déchéance physique. Heureusement, hier, Lali, à qui je relatais l'épisode, m'a confirmé que si Raiontzukai me laisse, "ce ne sera pas pour ça".

2. La confiance aveugle en la vie, c'est sortir sans son manteau sous un ciel gris, portant une camisole jaune pas très épaisse et une veste blanche, gages d'une belle transparence vestimentaire si la pluie annoncée se met à tomber. Je sais pas pourquoi je continue à faire ce genre de truc. Mais bon, il a commencé à mouillasser vaguement juste comme je revenais à mon immeuble, alors il n'y a eu aucune conséquence.

3. Ça fait deux fois que, quand j'ouvre la porte de la cage d'escaliers qui mène à l'extérieur, je lève les yeux pour voir si Spotteur n'arriverait pas. Je suis pourtant très consciente qu'il s'agit d'une tactique déficiente puisque, s'il arrivait effectivement, je serais pognée pour interagir avec lui, ce que je m'éviterais en ne regardant tout simplement pas si quelqu'un descend en même temps que moi. Je dois avoir un traumatisme. Enfin, heureusement pour toutes les parties concernées - soit, en fait, moi -, il n'était pas là. Je suis plutôt tombée nez à nez avec un plutôt bel homme à l'étage du dessous. Ensuite j'ai réalisé qu'il avait certainement dix ans de moins que moi, et j'ai encore traumatisé. À noter quand même que moi, je ne l'ai pas dévisagé ouvertement sans prononcer un traître mot.

Sunday, May 28, 2017

Parce que je sais que vous vous le demandez et que je n'aime pas vous faire attendre - oui, mes sandales m'ont bel et bien lâchée hier soir. Je dois quand même remercier la vie de les avoir fait toffer toute la soirée. Ce n'est qu'alors que je marchais jusqu'à mon auto pour revenir chez moi que les différentes parties de ma sandale droite ont commencé à se décoller. Heureusement, j'avais prévu le coup et j'avais glissé une paire de gougounes dans ma sacoche.

Sinon, deux autres points :

Premièrement, je suis officiellement vieille. Même si j'étais loin d'être la plus vieille hier soir. Mais reste que, quand tout le monde s'est mis à sortir son cellulaire pour faire des selfies en rafale, j'ai vraiment pas compris. Pourtant, je suis loin d'être anti-selfie. Mais quand je suis avec des gens, personnellement, je ne ressens aucune envie de sortir mon téléphone. À la réflexion, ce point a peut-être moins à voir avec mon âge qu'avec mon aversion pour les maudits téléphones intelligents que plus personne n'est capable de mettre de côté une seule seconde. Voilà qui me rassure.

Deuxièmement, un jour de l'été dernier où j'étais à bout de passer ma vie avec un bébé qui ne savait que chialer - parce que ya des moments fantastiques pendant un congé de maternité, mais aussi des jours câlissement tofs -, Steph m'avait envoyé un lien vers un billet sur un blog où l'auteure décrivait à quel point la trentaine pouvait être difficile. J'ai perdu le lien depuis, mais je me souviens que l'auteure disait qu'après avoir vécu tous les beaux moments où notre entourage (et nous) se mariait, s'achetait une maison, avait des enfants, dans la trentaine, on se ramasse avec un entourage (et nous, toujours) qui divorce, qui s'arrache les cheveux avec la conciliation travail-famille, qui n'a plus le temps pour rien, ou à peu près, pour cause de jeunes enfants. À l'époque, dans mon contexte, j'avais surtout accroché sur la conclusion de l'auteure selon laquelle c'était une période tof, mais merveilleuse, parce que c'était celle pendant laquelle nos enfants nous aimaient le plus - par la suite, plus jamais ils ne nous aimeront autant.
Hier, toutefois, c'est le reste du billet qui m'est revenu en tête, entourée que j'étais de divorces, nouveaux chums, remariages, casse-tête de garde partagée, alouette, soit des trucs qui, étrangement, sont complètement absents de mon groupe d'amis immédiat. Et, sans doute parce qu'il était tard et que quand il est tard, mes réflexions et mes réactions sont toujours éparpillées et démesurées, j'ai vraiment mangé ça en pleine gueule.

En conclusion, comme toujours, je vieillis. Et je ne m'y habitue pas.

Saturday, May 27, 2017

Je le disais l'autre jour, je vais à un bachelorette ce soir. C'est plutôt marquant parce que bon, depuis la naissance de Coco, compte tenu l'absence de toute famille dans la région, Raiontzukai et moi ne sortons à peu près plus - et la dernière fois où je suis sortie sans Raiontzukai remonte au temps où j'étais enceinte de Bout d'Chou.

Sortir quand on a deux jeunes enfants et qu'on ne fait plus jamais ça, ça veut dire quoi?

Ça veut dire, tout d'abord, qu'on doit se réserver du temps pour essayer la robe qu'on veut mettre et qu'on n'a plus eu l'occasion de porter depuis plus de quatre ans, pour être bien certaine qu'elle fait encore. Et pour essayer les sandales à talons hauts qu'on n'a plus portées non plus - et se demander dans quelle mesure elles risquent de se désintégrer subitement en plein milieu de la soirée.

(Parce que c'est un truc qui m'arrive un peu trop souvent, et j'ai l'impression que c'est une conspiration. On trouve deux épisodes dans mes archives, auxquels on peut ajouter celui qui s'est déroulé le matin de mon retour au bureau après mon congé de maternité, à l'automne dernier. En effet, ce matin-là, une sandale d'une magnifique paire que j'attendais avec impatience de reporter un jour où je n'aurais pas à jouer par terre avec un enfant, m'a lâchée à genre 7h53 le matin, en plein milieu de la passerelle qui mène au lobby de mon immeuble. Et comme il s'agissait de sandales au talon haut d'au moins trois pouces et que je n'avais pas envie de claudiquer perceptiblement jusqu'à destination, j'ai dû parcourir les quelques mètres restants nue pieds. Par application de la Loi de Murphy, l'adjointe qui devait me faire entrer à 8h ce matin-là (mes cartes d'accès m'ayant été retirées à mon départ) était en retard, si bien que j'ai dû m'installer, pieds nus, sandales dans les mains, dans les chaises destinées aux visiteurs dans le lobby pour attendre,  devant l'important traffic de travailleurs qui venaient commencer leur journée. Et finalement, dans ce flot de travailleurs, est apparue une directrice qui travaille à l'étage en haut du mien, dont j'avais une vague idée du nom et qui a manifestement une mémoire incroyable des visages, qui m'a reconnue, saluée, et offert de me faire monter. Ah, et j'ai passé le reste de la journée avec dans les pieds des chaussures empruntées à mon adjointe en retard. Depuis, on dirait que j'ai comme une crainte quand je porte une paire de sandales ayant peu servi dans les mois précédents....)

Mais je digresse. Disons simplement que j'ai décidé de porter lesdites sandales (parce qu'elles sont beeeeeeelles!) et bon, advienne que pourra.

Sinon, sortir quand on a deux jeunes enfants et qu'on ne fait plus jamais ça, surtout quand on doit partir dès les monstres couchés, ça veut aussi dire conclure qu'on disposera uniquement du temps consacré au bain pour se changer et faire ses cheveux et son maquillage. (Période qui sera suivie de genre une demi-heure de routine de dodo qu'on passera à espérer éviter tout accident de pipi, vômi, bave et autres fluides.)

Enfin, quand en plus vous avez un grand qui voudrait bien vivre sa vie juste avec Maman et que Papa ne lui adresse plus jamais la parole, ça veut dire qu'on passe la journée à préparer le grand à son absence quand il se relèvera sous je ne sais quel prétexte non valide, et ce, avec absolument aucun véritable espoir d'éviter à Papa une crise quand, à ce moment, le grand constatera que Maman n'est pas là.

Des questions?

Friday, May 26, 2017

Parce qu'il faut croire que Lali a raison quand elle dit que je suis adorable et que tout le monde m'aime, la patronne d'une autre équipe qui travaille au même étage que moi m'a prise en amitié. Je n'y trouve rien à redire : elle est sympathique, et la seule conséquence est qu'elle vient régulièrement mon consulter lorsqu'elle a des courriels à rédiger. Nous sommes même devenues "washroom buddies" récemment lorsqu'elle s'est mise à me parler alors que j'étais tranquille dans ma cabine - personnellement, je ne vois pas l'intérêt que la majorité des femmes, du moins ici, semblent trouver à la jasette à travers des murs de toilette, mais comme je n'ai pas d'énergie à gaspiller avec ça, je serre les dents et j'endure.

Toutefois, c'est peut-être moi, mais en milieu de travail, je ne perds jamais tout à fait de vue l'hiérarchie en place. Parce qu'il me semble que, parfois, un même comportement n'a pas la même signification selon la personne avec qui vous l'adoptez.

Ce matin, j'ai croisé ladite patronne dans la salle de bain. On s'est saluées et je lui ai demandé comment elle allait. Elle m'a répondu : "J'ai décidé que ça allait aller bien."

Et cette réponse-là, de la part d'une collègue de qui je ne suis pas particulièrement proche et qui m'est hiérarchiquement supérieure, vraiment, je n'ai pas su quoi en faire. S'il s'était agi de quelqu'un d'autre, j'aurais sans doute demandé "comment ça?" sans trop insister. Mais dans le contexte en cause, je ne me sentais pas vraiment à ma place de lui poser la question...
So I've just randomly opened a law dictionary right on the page where the word I was looking for was.

Je vais te prendre un 6/49.

Thursday, May 25, 2017

Jonathan, anything
And anyone that you have done
Has gotta be alright with me
If she's part of
The reason you are how you are
She's alright with me


For a while, I was going to tell you. Or I thought I was. I just didn't know when and how to bring it up. You deserved for me to tell you - but I never found either the nerve or the way.

There were many reasons : it was going to be hard. I didn't want pity. It was all, mostly, behind me, and I didn't want to relive it all - because, at the time, the only way I knew to look back was to go back.
There was also you. You deserved to know, but you also deserved something beautiful, something light, something better than my darkness.

Oddly enough, you never asked; you had faith. You knew it didn't matter. You were so far ahead of me already.

I'm not hiding anymore. I'm not ashamed anymore. You might have figured it out by now. But, in a way, I'll always be going to tell you.

Wednesday, May 24, 2017

Le moment désagréable, c'est celui où, en quittant le travail un jour où vous faites votre trajet à vélo, donc vêtue de leggings moulants et d'une petite camisole qui met à la vue un pourcentage de peau considérable, vous tombez dans l'escalier nez à nez avec le collègue qui vous a honteusement spottée le mois précédent.

À sa décharge, cette fois, il s'est comporté de façon honorable, c'est-à-dire qu'il m'a saluée avant de continuer à descendre, puis qu'il m'a tenu la porte à notre sortie de la cage d'escalier. Et au lieu de me fixer sans vergogne, il s'est contenté de me jeter un coup d'oeil, dans son dos, par-dessus son épaule, pendant que nous descendions.

Reste que la coïncidence qui a voulu que je recroise ce gars-là, événement que j'anticipais déjà un peu, alors que j'étais vêtue de spandex, ça m'a donné un choc.
Ces temps-ci, je n'ai pas beaucoup de temps, et j'ai besoin de renouveler ma garde-robe de sport, qui n'a rien vu de nouveau depuis la naissance de Coco. Ces deux faits combinés me poussent à commander des vêtements de sport en ligne. L'inconvénient de la chose, c'est que ça peut être difficile d'évaluer systématiquement la taille à commander d'une boutique à l'autre - voire même d'un vêtement à l'autre dans la même boutique. C'est comme ça que j'ai dû retourner une paire de pantalon qui étaient trop petits dans le XS et trop grands dans le S ainsi qu'une camisole XS dans laquelle je flottais carrément, et que je suis propriétaire d'un chandail qui me convient, mais qui, à mon avis, pourrait être un peu mieux ajusté à ma taille. Autrement dit, magasiner quand on manque de temps, ça fait qu'on met beaucoup de temps à trouver ce qui nous fait, où, dans quelle taille, etc.

Autre détail pertinent : je suis cheap. Ou plutôt, je compte toutes mes dépenses en billets d'avion. Donc, je choisis systématiquement de m'acheter du linge pas cher pour pouvoir ensuite partir en Australie pendant trois mois. Ce sont là mes priorités.

Mais.

J'aime. Lululemon.

Bon, j'achète uniquement en liquidation parce que les prix sont totalement injustifiés, MAIS, outre le fait que les vêtements sont beaux, bien faits, confortables, ce qui me convainc de payer trop cher, c'est simplement que, d'une, maudit que les vêtements me font bien, et de deux, quand je commande du 4, je sais que ça va me faire, systématiquement. Tout le gossage que ça m'épargne justifie la dépense supplémentaire. Je suis rendue là.

Tuesday, May 23, 2017

Réalisation cycliste de la journée : attendre à une lumière rouge, s'y faire rejoindre par un autre cycliste, homme âgé fin quarantaine, début cinquantaine, qui s'exclame qu'il essaie de vous suivre, mais que c'est difficile.
She and I never had much in common - except for a father. For a while, we were innocent, and it was enough. Then we grew up and she walked away. She was angry. And nobody talked. I didn't get it. Was I the only one? It seemed to me you were doing your part and she was bashfully reciprocating, as she always had. It wasn't out of the ordinary.

Until you got sick, and she thought she should make a statement. She thought she should let you know how irrelevant you were to her life. And I get it; I've made a similar statement in such an ill-chosen time, too. Except I was a teenager. I wasn't an adult who should have known that moment wasn't about my own beliefs. She was.

You were hurt, but you didn't let it change who you were. You were always eager to help - her, and everyone else. You loved her just the same. Even if you didn't get it - because the statement mattered enough for her to hurt you, but not enough for her to be anything but bashful for once, and to actually walk up to you, speak her mind and get an answer.

I watched you grieve, and I grew angry, too. Over her self-victimization, her entitlement, her unresponsiveness. I grew angry enough for her to take notice. And then I realized it didn't matter. It wasn't worth wasting energy over. I had gotten my point across, but I could never shake her sane. So I let go. That is what you would have wanted, because, in some respects, you were so much better than me.

I am not angry anymore. She might not have known better. I certainly couldn't see her side of the story. So we have resumed watching each other from afar, and it's fine.

Recently, she's been sinking. Asking for help. I can't personally help her, but on the top of my head I can think of at least four people who could. But, unsurprisingly, they don't. And I watch, and I know, if you were still here, you would not have it. You'd be all over the place. I wonder if she knows. You'd have made time. You'd have found money.

You would have been there.

And I watch, and I wonder : is that what karma is?
Quand Coco apprend un nouveau mot, ce mot prend parfois un peu de temps à être maîtrisé. Avant que ce soit fait, Coco utilise généralement à sa place un mot qui lui ressemble vaguement - comme dans l'épisode "casserole" au lieu de "pastel" que j'ai relaté récemment.

En fin de semaine, c'est le mot "snorkelling" que Coco a appris, alors qu'il regardait un vidéo de poissons que j'avais pris à Cuba alors que je m'adonnais à cette activité.

Ainsi, plus tard, lorsqu'il a regardé le même vidéo de nouveau (parce qu'avec un enfant de trois ans, vous faites SOUVENT les mêmes affaires), il a informé Raiontzukai : "Papa, ça c'est le vidéo que Maman a fait quand elle est allée faire du slinky."

J'en ai quasiment braillé.

Saturday, May 20, 2017

Au sujet de la psychologie féminine -

La semaine dernière, Maridi et moi discutions de la méthode "cruise exagérée" qui semble, si on généralise, prisée par les gars de certaines cultures. Vous la connaissez sans doute, c'est celle qui consiste à beurrer démesurément épais pour expliquer à la fille à quel point elle est merveilleuse. Pour moi et Maridi, c'est un turnoff total. On trouve ça louche, on trouve ça désagréable. Or, Maridi et moi ne sommes ni l'une ni l'autre dotée d'une énorme confiance en soi, caractéristique qui, aurions-nous cru, ferait de nous la cible toute désignée. En effet, si vous n'avez pas confiance en vous, ne devriez-vous pas tomber instantanément dans les bras du premier gars qui vous couvre de compliments exagérés?

Ma théorie est la suivante : si vous manquez de confiance en vous, quand un inconnu s'installe à côté de vous et vous récite vos qualités comme s'il vous connaissait, vous ne le croyez pas. C'est un peu triste, oui, mais dans cette situation précise, c'est franchement une bonne chose. Par conséquent, je crois que je viens de mettre le doigt sur un avantage de souffrir d'une confiance en soi déficiente, et je suis plutôt impressionnée!

Friday, May 19, 2017

Avant-hier était une journée inhabituellement chaude qui a permis à Coco de porter une camisole, ce qui l'a rendu vraiment très heureux. J'en ai profité de mon côté pour porter une robe. Une robe sans manches. Ainsi, quand Raiontzukai a ramené les enfants à la maison à la fin de la journée, Coco s'est écrié en me voyant que je portais une camisole comme lui. Et il est vrai qu'une robe sans manches, ça ressemble un peu à une longue camisole. Je lui ai quand même expliqué que je portais plutôt une robe. Puis, plus tard dans la soirée :

Coco : Maman, aujourd'hui, à la garderie, Sophie portait une camisole, comme moi.
Quartz : C'est vrai?
Coco (dont le visage s'illumine d'une expression de compréhension soudaine) : Oh! Sophie portait une robe!
Sinon, vous avez vraiment besoin de savoir, ou j'ai vraiment besoin de vous dire, que j'ai réalisé ce matin un stationnement en parallèle magistral, d'un seul coup. Merci, merci.
Parce que même passé 30 ans, le mâle moderne ne maîtrise toujours pas l'art de la subtilité - alors que je racontais à Raiontzukai l'épisode ci-dessous au sujet de mes collègues qui pensent être mes amis :

Quartz : J'ai conclu que j'allais devoir travailler sur ma Resting Bitch Face.
Raiontzukai : Oh, t'as pas besoin.
Quartz : Comment ça?
Raiontzukai : T'en as déjà une.

Parallèlement, alors que je tapais ce billet, mon téléphone a sonné. J'ai décroché, et :
Parfait Inconnu : Salut Quartz, comment ça va?
Quartz : Ça va bien, et toi?
Parfait Inconnu : Oui oui. Je t'appelle au sujet de la demande d'assistance que tu as présentée.
Parce que même passé 30 ans, le foutu mâle moderne ne se nomme toujours pas au téléphone. Encore mieux, je dois possiblement rappeler Parfait Inconnu mardi prochain, et il m'a donné son numéro de téléphone, mais PAS SON NOM.

Mâle moderne, je t'aime, mais je ne te comprends pas.

Thursday, May 18, 2017

So I know it's painstakingly humid outside right now because my hair is actually frizzing up from inside my air-conditioned work building.
So I don't like people. Or, to put it another way, I don't think that you and I need to engage in small talk just because we are neighbours/take the same bus/work for the same organization. Because that doesn't mean that we have anything in common or, mostly, that you are not plain weird. Oh, and I loathe small talk.

I'll readily admit, I'm the problem, here. Because when I'm forced to interact with people, I generally find they're not that bad. Some of them are actually great.

So I don't like people, but I've developped some people skills because well, I still have to talk to the people I don't like or for whom I have not the slightest degree of interest. But. This seems to be backfiring on me, as I now have two specific colleagues who appear to think we're work buddies. The first one seems to think we're on "come chat in my office" terms, although I don't even know his freaking name. The other one is actually behaving as if we're friends, so much so that I've considered not picking up the phone when I see his name on the caller ID.

It clearly means my efforts at improving my social skills were not in vain, but that might be just a little too much success for me. I need to work on my resting bitch face now.

Or actually, this just might mean that some people are even worse than I am at picking up social cues. Who knew?
Quote du Jour :

Coco : Maman?
Quartz (en marmonnant, à moitié endormie) : Oui?
Coco : Coucou!
Cadran : 5 h 42
Je suis un mini-format, j'en ai parlé souvent. Ça ne m'avait jamais posé problème avant récemment, genre quand j'ai arrêté de m'habiller dans les boutiques trop "jeunes" pour que j'y entre avec ma poussette, période qui coïncide avec celle de la fermeture de Smart Set et de Mexx. Depuis, je suis juste trop petite pour la grande majorité des boutiques. C'est ridicule. Je porte des pantalons taille 0 alors que j'ai toujours porté du 4, et je tombe régulièrement sur des vêtements trop grands même en taille S, XS, voire XXS. Et comme je ne suis plus une ado qui rêve d'être mince, plus mince, toujours plus mince, ça fait même pas de bien à mon ego. Ça me fait juste suer parce que j'arrive pas à m'habiller...

Wednesday, May 17, 2017

Pour vrai, des Froot Loops, ça goûte même pas bon. Je peux juste pas croire que ya du monde qui mangent ça en se levant le matin.
You know you don't wear dresses often when, the one time you do, three different people have commented on it by 11 o'clock.
Quand je viens travailler à vélo, je descends au sous-sol de mon immeuble à mon arrivée pour aller me changer et me rendre présentable. Systématiquement, je tombe sur la même dame qui manifestement fait les mêmes heures que moi. On se salue, mais ça reste là.

Or, ce matin, la dame en question m'a demandée de l'aider à zipper le dos de sa robe. Je sens qu'on a franchi une étape, elle et moi.

Tuesday, May 16, 2017

Dans la catégorie "déprimant", le fait que je suis invitée à un bachelorette et que ya une partie de moi qui se trouve vraiment trop vieille pour ça.

Monday, May 15, 2017

Quote du jour :

Lali : Ouin, ben, moi, j'ai souvent le fond d'écran à l'air...

Sunday, May 14, 2017

Vendredi, j'étais en formation avec une formatrice dotée de compétences sociales vaguement déficientes. Genre qu'elle s'est à quelques reprises exclamée sur le manque de connaissances de certaines personnes qui suivaient la formation avec moi, a qualifié notre méthode de "jurassique" et a fini la journée en se tournant vers moi pour m'expliquer, et je paraphrase vraiment très peu, qu'elle avait passé la journée à me prendre pour une petite fille quand j'étais dans sa vision périphérique, mais que dès qu'elle se tournait vers moi, l'impression se corrigeait puisque "ya des limites à avoir l'air jeune".

Ainsi, dans une seule et unique phrase, je me suis fait dire que j'avais l'air jeune ET vieille.

Saturday, May 13, 2017

Dans la catégorie inusité, le moment où vous vous faites réveiller dans la nuit par votre bébé qui hurle désespérément qu'il a perdu ses mitaines et où vous devez aller lui chercher ses mitaines et les lui enfiler pour qu'il accepte de se recoucher.
Je suis déçue, je le disais l'autre jour, et par une vague coïncidence, je suis également insultée pour une raison parallèle.

Je suis déçue parce que j'ai tenté de m'exporter, tenté de devenir la collaboratrice d'un autre blog, mais que, après que ma candidature a été retenue, en raison d'une clause d'exclusivité, l'existence de Quartz's Song, ou plutôt un élément de son contenu, a fait avorter le processus.

Je suis insultée parce que j'ai reçu un commentaire plutôt flou que j'ai choisi d'interpréter d'une façon propre à une fille qui en est au jour 25 de son cycle - autrement dit, très certainement tout croche - qui m'a rappelé l'épisode quasi-oublié où Tweety m'avait dit que c'était plutôt pathétique que je fasse de l'écriture automatique pendant mes cours de philo. J'ignore où j'en étais dans mon cycle à ce moment-là, mais ça m'avait vraiment fait sortir de mes gonds.

Ce que je ne comprenais pas à l'époque, c'est que le commentaire de Tweety et celui reçu cette semaine - tout comme, en fait, maintenant que j'y pense, les nombreux épisodes de chialage auxquels j'ai pu avoir droit quand ce que j'écrivais ici ne convenait pas à certains lecteurs qui se sentaient attaqués - découlent tout simplement d'une incompréhension de mon besoin d'écrire.

Il y a des gens qui ont besoin de parler de ce qui se passe dans leur tête; moi, j'ai besoin de l'écrire. J'ai toujours écrit. Quand j'étais au primaire, j'écrivais des histoires; au secondaire, ado typique, je tenais un journal; au cégep, en plus de mes séances d'écriture automatique, je me suis tournée vers les online diaries et j'ai créé ce blog; et même à l'université, malgré le blog, j'ai continué à écrire pendant mes cours. Et quand j'avais rien de précis à écrire, au lieu de dessiner dans mon agenda - parce que je suis pourrie en dessin, faut dire -, hé bien moi j'y écrivais des paroles de chansons.

Je ne peux pas l'expliquer, mais pour moi, c'est la seule façon de me sortir les trucs de la tête. Et parfois, c'est uniquement en les sortant de ma tête que j'arrive à une conclusion. Et à passer à autre chose. C'est vrai surtout pendant les périodes les plus tumultueuses de ma vie - et c'est pour ça que c'est au cégep que j'étais le plus intense -, mais pas uniquement. En fait, vous voyez, là, je suis déçue et insultée, et je suis ici pour en parler, parce que c'est comme ça que je vais arriver à suivre un fil logique, comprendre pourquoi et trouver la prochaine étape.

Ainsi, ce besoin-là, il m'est propre, et je ne l'avais pas réalisé avant il y a à peine quelques mois. Et surtout, je ne réalisais pas que ça se pouvait que l'on ne le comprenne pas. Et voilà : là, je tiens la clef de la situation conflictuelle A, où on se sent attaqué par un de mes textes et on me dit "pourquoi tu fais ça, c'est donc ben méchant" et où moi je réponds "je ne comprends pas, j'ai rien dit de concret ou de précis, ce sont juste des mots", une belle conversation de sourds qui ne permet de rien régler. Mais là je comprends que, si on ne voit juste pas que j'écris pour me sortir les trucs de la tête, alors oui, il ne reste que les attaques à peine voilées, et oui, ya de quoi n'y voir que de la méchanceté.

Tout ça pour dire que je me suis par la force des choses questionnée sur mes habitudes et objectifs d'écriture. Il n'y avait pas grand conclusion à tirer, je dois dire. Ou du moins, pas grand chose que j'ignorais. Tout d'abord, Quartz's Song aura toujours priorité sur n'importe quel autre projet d'écriture ne m'appartenant pas, et il ne sera jamais question d'en éliminer un pan. Deuxièmement, il n'est pas exclu que je publie ici des textes que je prévoyais pour un blog autre, même si le style est différent, parce que, hé bien, c'est juste pas important. Troisièmement, le seul inconvénient de cette solution est de remettre à plus tard mon objectif d'être publiée un jour, et moi et le temps qui passe, on s'entend franchement pas bien.

Les conclusions sont donc tirées, mais les décisions demeurent en suspens. Alors en attendant, parce que j'ai lu The Secret il y a des années et qu'après tout, si j'ai réussi à me faire offrir un stage en écrivant ici, aussi bien lancer ça également dans l'univers :

Blogueuse d'expérience recherche blog prêt à accueillir une nouvelle collaboratrice ayant envie de rédiger des billets sur la maternité visant un but de divertissement.

Friday, May 12, 2017

Réalisation sociale effectuée dans un temps record de la journée - et il est seulement 8h15 : se rendre au travail à vélo, s'arrêter à une lumière rouge, s'y faire rejoindre par un autre cycliste qui vous aborde pour commenter le fait qu'avec les travaux et les inondations, se déplacer à vélo devient compliqué, apprendre qu'il habite dans votre coin et lui suggérer un autre itinéraire qui lui permettrait de suivre une piste cyclable sécuritaire tout le long de son trajet.

Ainsi, ce matin, groupe, je règle des problèmes. Je peux vous aider?

Thursday, May 11, 2017

En fin de semaine, il y avait une promotion chez Maxi dans le cadre de laquelle, quand on dépensait 150$, on avait droit à un ensemble promo de produits Kelloggs d'une valeur de 15$. On faisait notre épicerie bihebdomadaire en fin de semaine, alors on a rapporté chez nous un de ces ensembles promos-là. J'étais plutôt satisfaite parce que les produits qu'on y trouve sont intéressants - sauf pour une boîte de Froot Loops. C'est une chose dont mes enfants ignorent l'existence, et je compte bien que ça reste comme ça le plus longtemps possible. Par conséquent, parce que mon snack d'après-midi, au bureau, quand mon lunch ne me tient pas tout l'après-midi, ce sont des céréales, j'ai décidé d'apporter la boîte avec moi.

Je viens d'ouvrir cette boîte, et dès la première bouchée, j'ai senti le besoin d'aller voir la liste d'ingrédients. Je ne l'avais pas consultée parce que j'avais pas besoin de le faire pour savoir que les Froot Loops, c'est franchement pas de la bouffe saine. Mais j'ai quand même été étonnée de constater que "sucre" est le premier ingrédient. Pour moi, c'est une solide aberration. Ça devrait même pas se pouvoir. Je COMPRENDS PAS que ça puisse exister, des céréales de même.

Et, en conclusion, je sacrifie vraiment plus ma santé au profit de celle de mes enfants que je ne l'ai cru à prime abord....
When and why did all reminders become "friendly"?

Seriously. If you're offended by a reminder, you have a problem. But even so - if you're offended by a reminder, the fact that said reminder specifies that it is "friendly" will not change a damn thing. I personally would cringe and mumble something along the lines of "yeah, sure, friendly, bite me" under my breath.

Maybe it's just me - or scratch that, it clearly is just me -, but why can't we all just say what the hell it is we mean without fear of causing a freaking tragedy?
Quote du Jour, by a colleague who saw me as I was attempting to warm up my hands by holding them above the toaster:

I can devise a diet plan, based on chocolate chips and cookies, and this won't be a problem.
À noter : aujourd'hui, je suis déçue, et ça teinte vraiment mon regard sur tout. Par conséquent, je trouve démesurément déprimant le moindre truc qui n'est pas particulièrement positif. La supervision des parents est conseillée; nous préférons vous en avertir.

Wednesday, May 10, 2017

Parce que ma vie est passionnante, je suis allée faire ma vaisselle à la cuisinette, où se trouvait mon collègue de ce matin, celui qui aurait bien voulu trouver une façon de me rendre mon attache à pain.

(Intermède musical parce que ça me fait vraiment trop penser à Isabeau -
Ne pleurez point, la belle, je vous le plongerai
Ne pleurez point, la belle, je vous le plongerai
Je vous le plongerai sur le bord de l'île
Je vous le plongerai sur le bord de l'eau, sur le bord du bateau
)

Me voyant entrer, il s'est empressé de m'annoncer que mon attache à pain n'était PLUS entre le frigo et le comptoir. Elle a disparu! On ne sait pas qui l'a ramassée, ni surtout pourquoi et comment, mais le fait est bien là.

J'ai proposé d'en mettre une nouvelle au même endroit et de voir ce qui se passe...
Je suis allée me faire ma toast quotidienne à la cuisinette. J'ai sorti mon pain du congélateur, où je le range dans un sac de lait, mis ma tranche dans le toaster. Et quand j'ai voulu rattacher le sac à l'aide de l'attache en plastique, j'ai manqué mon coup et celle-ci a magistralement revolé, selon une belle parabole ax2+bx+c, directement dans la craque d'une largeur approximative de 1 po entre le frigo et le comptoir.

Et parce que je travaille entourée d'hommes dotés non seulement d'une galanterie exagérée, mais aussi d'une vision de lynx, un collègue qui passait dans le couloir à cet instant s'est approché pour venir voir le point d'atterrissage de l'attache et a semblé envisager sérieusement d'aller me la récupérer.

Tuesday, May 09, 2017

And this is me blogging from the office. Hi!
So my official theory is that I am the only mother on this planet whose baby consistently outgrows his footie pajamas by the feet. As in, the pajamas as a whole fit just fine, except for the feet.

Also, I am yet again not allowed to go to work today. I still need to talk to my manager, as I have no idea what the plan is as to the work I was supposed to do, which as far as I'm aware is still lying in my cubicle untouched. The funny, or not so much, thing about this situation is Lali is the only francophone on my team who can get to work this week, and I don't even want to think how flooded (no pun intended) with work she must be.

Monday, May 08, 2017

Pour la postérité, aujourd'hui, le 8 mai 2017, il NEIGE.

Aussi, je suis en train de boire mon café en attendant patiemment que quelqu'un arrive au bureau et m'envoie la présentation Powerpoint dont je dois terminer de réviser 10 pages pour midi.

Sunday, May 07, 2017

Peut-être que c'est la fin du monde. Ou peut-être pas. La seule chose certaine, c'est que c'est un signe, et que si ça signifie pas que c'est la fin du monde, il faudra vraiment que je mette un peu de temps de côté pour essayer de l'interpréter correctement.

Parce que là. Depuis deux semaines, d'importantes inondations causées par le dégel sévissent près de chez moi - et quand je dis "près de chez moi", je pèse mes mots : il y a des secteurs que je dois éviter, et j'ai littéralement fait le tour de la ville pour revenir chez moi cet après-midi après avoir amené les enfants visiter un musée à Ottawa. Parce que, la pluie s'étant donnée à fond toute la fin de semaine, on en est au point où l'autoroute est fermée à divers endroits et où l'eau est à genre un pied de la voie de droite sur l'autre chemin qui nous amène chez nous sans grand détour. Et, si vous ne le savez pas, en Outaouais, on est gâtés en cours d'eau. Et ça, ça veut dire quoi? Ça veut dire que déplacement signifie pont. Et que quand les ponts sont inondés, ben les options tarissent vite. Ainsi, aujourd'hui, dimanche, les fermetures de routes ont causé de beaux bouchons de circulation.

Par conséquent, vous le savez sans doute si vous écoutez les nouvelles, peu importe où vous vous trouvez au Québec, demain, les immeubles fédéraux situés à Gatineau seront fermés et les fonctionnaires fédéraux qui doivent traverser un pont interprovincial devront rester chez eux.

Cette dernière directive s'applique à moi. Donc, je vous le redemande : qu'en conclure? Après les confinements, les renforcements de sécurité, là, c'est rendu que Mère Nature se met entre moi et mon travail. Ça peut pas être une coïncidence!

Friday, May 05, 2017

Si vous vous le demandiez, ma voisine d'en face a bien un bébé. (Comme s'est écrié Raiontzukai l'autre jour, alors que je croyais que c'était déjà compris par tous : "Eille, mais ya vraiment un bébé, dans la coquille!") Selon un autre voisin, elle serait famille d'accueil.

Le savez-vous, à quel point j'ai hâte de tomber sur elle dehors pour lui offrir TOUT MON STOCK de bébé qui traîne chez nous? (Le stock, qui traîne. Pas le bébé.)
Drama can be induced, but only if you'll let it.

I tend to take in drama when it comes from people I respect, but I don't have to - because there always is another non-dramatic perspective I can choose.

Drama can be deconstructed.

I have to remember that.

Thursday, May 04, 2017

If I take a step back, it's like I'm watching some kind of it-girl, and I'm thinking, um, excuse me, have we met?

Tuesday, May 02, 2017

Il y a deux ans, parce que j'étais à boutte que ma mère insiste pour nous acheter des cadeaux à Noël, mais refuse de déployer le moindre effort à leur égard - style "choisissez ce que vous voulez, pis allez vous l'acheter" -, je l'ai chicanée. Je lui ai dit que c'était vraiment cheap de sa part et que partie comme elle était, elle allait finir comme la mère de mon père, qui n'a jamais eu le moindre intérêt pour nous, mais qui se déculpabilisait en nous donnant de l'argent. Je vous dis que cette comparaison-là, elle est restée en travers de la gorge de ma mère. Ma mère, elle a pas aimé ça. Elle m'en a reparlé à quelques reprises. Cette année-là, elle a accepté de se donner le trouble d'aller magasiner une robe de chambre à Raiontzukai pour Noël. Pis elle nous a expliqué dans le détail à quel point ç'avait été difficile. Pourquoi? Parce que ma mère, elle habite à moins de 30 minutes de trois centres d'achat, mais elle ne magasine que dans celui qui est situé le plus près de chez elle. Parce que ça la stresse d'aller virer en banlieue. Pis ça va, je comprends. Sauf que. Elle le faisait quand j'étais ado et que je voulais aller magasiner. Elle est capable. Me semble qu'une fois par année, elle pourrait faire un effort. Mais non, apparemment.

Enfin, l'épisode ne semble pas l'avoir si tant brassée, finalement. Parce que cet été, ce sera la fête de Bout d'Chou et de Coco. Et là, ma mère a eu elle-même une idée pour les cadeaux de fête. Un truc aperçu sur la page Facebook de la boutique Clément. Elle m'en a parlé pendant l'hiver. J'ai dit "bonne idée". Mais là, apparemment que c'est encore devenu ma foutue responsabilité. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas de boutique Clément dans le centre d'achats près de chez ma mère. Et qu'il n'est manifestement toujours pas question qu'elle fasse 30 minutes de route. J'ai trouvé des cadeaux équivalents sur le site de Wal-Mart, mais le site bug et refuse de me permettre de les ramasser gratuitement au bureau de poste. Ce qui n'empêche pas que ma mère attend depuis une semaine que je vérifie tous les putains de jours si ça marche. Et là, on est à trois semaines de la fête de Bout d'Chou. Pis moi, je l'ai déjà dit, JE N'AI PAS DE TEMPS. Je n'ai PAS le temps d'aller virer chez Wal-Mart. Mais ma mère, elle, elle est allée une fois chercher le produit, et il n'y en avait pas, alors manifestement, elle a fait tout ce qui était en son pouvoir, et ça s'arrête là.

Hier soir, donc, j'écris à ma mère que le site de Wal-Mart bug encore et que je sais pas si ça va marcher d'ici la fête de Bout d'Chou. Sa réponse? "C'est pas grave, je vais payer la livraison, commande-les."

Sa.cra.ment. Elle peut même pas se donner le trouble de commander les cadeaux elle-même? Il faut que je m'en charge et puis quoi, que je les emballe aussi? Donc au final, je vais avoir trouvé les cadeaux, les avoir achetés, les avoir emballés, et puis parce qu'elle va me donner l'honneur de les payer, ils viendront d'elle? Euh, je vois pas pourquoi. Mes enfants, ils n'ont pas besoin de cadeaux, ils ont besoin d'intérêt. Alors si vous êtes pour feindre l'intérêt, laissez-donc faire les cadeaux.

Monday, May 01, 2017

You know you're gonna lie to you in your own way
You know you're gonna lie to you in your own way

And I lie some other day
To do in
And you say

Know too well
Know the chill
Know she breaks
My siren
Know teenage flesh
Know the chill
Know she breaks
My siren

Now I know that you know that I
Never was one for a prissy girl
Coquette
Call in for an ambulance
Reach high
Doesn't mean she's holy
Just means she's got a cellular handy
Almost brave, almost pregnant
Almost in love
Vanilla, vanilla

You know you're gonna lie to you in your own way
You know you're gonna lie to you in your own way

And you don't need the light on
To guide you through the Southern lands
Go, said, yes, go

Know too well
Know the chill
Know she breaks
My siren
Know teenage flesh
Know the chill
Know she breaks
My siren

Never was one for a prissy girl
Coquette
Call in for an ambulance
Reach high
Doesn't mean she's holy
Just means she's got a cellular handy
Almost brave, almost pregnant
Almost in love
Vanilla, vanilla


Travailler pour le gouvernement fédéral, c'est pas si glamour.

En 2011, j'occupais un autre emploi dans un autre immeuble; un matin, alors qu'il était encore tôt et que peu de membres de l'équipe étaient arrivés, j'ai reçu un coup de fil d'une collègue qui était à l'extérieur et qui venait de se faire refuser l'accès à l'immeuble pour des raisons de sécurité. "Sortez, okay?" m'avait-elle dit. J'étais finalement restée après qu'une autre collègue ayant suivi des formations sur ce genre de situation m'ait fait peur en évoquant la possibilité que je reste coincée dans la cage d'escalier. Nous avions fini par avoir des nouvelles par le système de sonorisation de l'immeuble : il y avait un colis suspect sur un autre étage et tout le monde était donc confiné à l'intérieur jusqu'à nouvel ordre. Ça avait duré quelques heures.

En 2014, j'étais ici le jour de l'attentat au Parlement. Encore une fois, j'ai été confinée dans l'immeuble toute la journée, jusqu'à genre 17h - et encore là, à cette heure-là, le confinement n'était pas terminé, nous avions simplement le droit d'y passer outre.

Ce matin, en arrivant au travail, j'ai constaté que toutes les entrées à mon immeuble sont barrées "jusqu'à nouvel ordre" sauf l'entrée principale, et que des commissionnaires supplémentaires sont sur place. Dans ma boîte de courriel, j'ai trouvé un message du centre responsable des mesures d'urgence m'indiquant un rehaussement des mesures de sécurité dans l'immeuble. Pourquoi? On ne me le dit pas. Sans doute parce que, autrement, il faudrait qu'on me tue.

Ainsi, une fois tous les trois ans, on me donne l'impression qu'être fonctionnaire ou être Tom Cruise dans Mission : Impossible, c'est du pareil au même.

Sunday, April 30, 2017

Sometimes, it's like it's not enough, like I've lost track of myself, and I'm looking - and then, just then, if the phone was to ring or the keys to drop, there's nothing I could do, because it would be all I see.

Welcome to England, he said
Welcome to my world
You better bring your own sun, sweet girl
You gotta bring your own sun

Saturday, April 29, 2017

To the idiot walking the two dogs whose curiosity forced me off the sidewalk as I was running - hold your freaking dogs, dammit!

Honestly, I have nothing against dogs or the people who own them. I understand that dogs get curious when a stranger passes them by. But if you see me running towards you on the same sidewalk, from a distance, then I expect you to keep your dogs from wandering towards me. This is Basic Courtesy 101, folks.

Friday, April 28, 2017

Warning! Motivation level low!

Shutting down...
Ah, pis une autre citation, ce matin, prononcée encore une fois par Coco, à qui on a appris le nom de chacun de ses doigts récemment, alors qu'il pleurait sa vie après s'être fait mal :

Quartz : Où est-ce que tu t'es fait bobo?
Coco (hurlant toujours) : À MON MAJEUR!!!!
Je peux vous garantir que mon gars, il va briser des coeurs de petites filles. Pourquoi? Pour ça :

Coco (pointant, sur le comptoir de la salle de bain, les bobby pins que j'utilise pour pinner mes cheveux par derrière en-dessous de mon casque de vélo, une tactique vraiment plus utilitaire qu'esthétique) : C'est quoi, ça, Maman?
Quartz : C'est ce que Maman utilise pour faire tenir ses cheveux.
Coco : Est-ce que je peux te les donner?
Quartz : Oui, j'en ai besoin, justement. (Coco s'exécute et je fixe mon toupet sur le dessus de ma tête.)
Coco (sur un ton admiratif, regardant le résultat) : Wow!

Thursday, April 27, 2017

So, am I really the only person on this planet who chooses not to carry conversations while in a washroom stall?
Ça fait cinq ans que j'occupe mon travail actuel, mais, compte tenu de mes deux congés de maternité, qui ont tous les deux été suivis d'un congé sans solde, j'ai été absente plus de deux ans. Ce qui fait que ya un tas de rédacteurs, ceux qui travaillent sur un autre étage que le mien, surtout, que je ne connais pas, et qui ne me connaissent pas. Ou qui ont simplement eu le temps de m'oublier, dois-je ajouter, car une collègue d'une autre équipe qui travaille pourtant sur mon étage est venue se présenter à mon retour, l'automne dernier, et j'ai dû lui annoncer qu'on se connaissait. Bref.

C'est pas grave, c'est compréhensible, moi aussi j'ai eu le temps de les oublier. Tout ce que ça crée, c'est des moments un peu cocasses, comme celui, cette semaine, où une rédactrice qui voulait me consulter pour un dossier que j'avais revu m'a demandé si j'étais nouvelle.

Mais, apparemment, ça crée aussi des moments juste malaisants comme celui que je viens de vivre. J'étais montée à l'étage supérieur remettre des dossiers à une rédactrice, qui n'était pas à son bureau. J'ai donc laissé les dossiers sur sa chaise, puis, en me dirigeant vers l'escalier pour redescendre, j'ai croisé la rédactrice en question qui discutait avec un rédacteur que je ne connais que de vue. Je leur ai jeté un coup d'oeil, envisageant de préciser à la rédactrice que je lui avais laissé ses dossiers, mais comme elle était dos à moi, je n'ai rien dit. Le rédacteur, lui, par contre, était face à moi. Et lui, il m'a vue. Il m'a comme suivie du regard pendant quelques secondes, mais quelques secondes qui en comptaient quand même juste une ou deux de trop pour que ce soit banal. Puis, pour me saluer, il a incliné, un peu au ralenti, non pas la tête, mais tout son torse, et encore une fois juste un peu trop, ce qui donnait une impression un peu trop révérencieuse. Le tout sans sourire, sans rien dire, juste en me fixant. Comme si j'étais dans un film hollywoodien en train de marcher au ralenti, les cheveux dans le vent, au son d'une chanson de Taylor Swift.

En tk, manifestement, lui, il avait eu le temps de m'oublier.

Wednesday, April 26, 2017

Je disais ci-dessous que ma job consiste à répondre à une question simple par une autre question portant sur un autre truc super compliqué; je réalise également aujourd'hui que ma job consiste aussi à être perpétuellement insatisfaite.

Tuesday, April 25, 2017

Quote du jour, merci à Maridi :

C'est tannant, hein, quand 1+1=jaune?

Monday, April 24, 2017

So I know I'm getting good at my job because when you ask me a simple question, I generally spend a disproportionate amount of time looking at it and end up spotting a bigger problem and replying to your question with another question.
Citation illustrant à quel point, d'une part, c'est pas facile d'être le papa de Coco et, d'autre part, un enfant de trois ans n'a pas nécessairement beaucoup d'empathie -

Raiontzukai (qui sort de la chambre de Bout d'Chou, au lit, mais pas encore endormi, s'adressant à moi, qui suis dans la salle de bain avec Coco qui s'acquitte d'une obligation naturelle avant de retourner se coucher) : Je vais descendre, je ne me sens pas bien.
Quartz : D'accord.
Coco (à moi) : Bout d'Chou ne se sent pas bien?
Quartz : Non, c'est Papa qui ne se sent pas bien.
Coco : Papa est malade?
Quartz : Oui.
Coco (manifestement rempli de joie) : C'est toi qui va venir nous porter à la garderie demain?
Chez nous, on a passé la fin de semaine avec une invitée surprise : Dame Gastro. (Et je dois vous en parler puisque ma gestionnaire m'a dit que même mes histoires de gastro étaient intéressantes!) Celle dont on ignore tout avant d'avoir des enfants. Et encore, je peux franchement pas me plaindre, parce que Dame Gastro passe à peu près jamais chez nous, qu'on se la passe à peu près jamais entre nous, que les enfants l'ont généralement dans une version très atténuée et, surtout, qu'ils attendent d'avoir genre deux ans avant de l'attraper pour la première fois.

En effet, Coco avait plus de deux ans la première fois où il l'a eue. Depuis, il l'a attrapée une poignée d'autres fois, mais chaque fois, le fait de vômir le remplit de désespoir comme si c'était la première fois. Faut le comprendre quand même, on se sent particulièrement misérable quand on vômit. Ainsi, quand Coco est malade, il hurle, il pleure à fendre l'âme pendant de longues minutes.

En fin de semaine, c'est Bout d'Chou, 23 mois, qui a été malade le premier. Dans la nuit de vendredi à samedi, donc, il s'est réveillé et a appelé Raiontzukai. Comme si de rien n'était. C'est uniquement en se foutant la main dans le vômi que Raiontzukai a compris ce qui se passait. Ainsi, au beau milieu de la nuit, nous avons allumé la lumière de la chambre, changé les draps, changé le pyjama, brossé les dents, donné un verre d'eau, devant notre bébé qui n'aime pas particulièrement dormir d'avance et qui était tous sourires, bien content du party qui se déroulait. J'appréhendais le moment de le recoucher, même si Bout d'Chou me répondait "oui" à la fin de chaque phrase que je prononçais pour lui expliquer qu'il était malade, mais qu'il allait continuer à faire dodo quand nous aurions terminé de tout nettoyer. Parce qu'un bébé, c'est mignon comme tout, mais ça ment.

Je me suis assise pour bercer Bout d'Chou pendant que Raiontzukai mettait les draps propres dans son lit. Quand ça a été fait, Raiontzukai est sorti de la chambre en éteignant la lumière. Bout d'Chou a pointé son lit en disant : "Lit? Dodo?" et a acquiescé quand je lui ai demandé s'il voulait aller dans son lit. Il s'est installé pour dormir, je me suis rassise dans la chaise berçante, j'ai chanté trois berceuses, et puis il s'est rendormi pour le reste de la nuit.

Ce fut déstabilisant tout d'abord parce que moi, mon bébé, il est d'une humeur au beau fixe après avoir vômi, et ensuite parce mon bébé qui fait un drame tous les soirs au moment du dodo a simplement accepté de se rendormir après un party au beau milieu de la nuit sans faire le moindre son de protestation. C'est simple, c'est un MIRACLE, gang.

Sunday, April 23, 2017

Contexte : je regarde un livre sur les métiers avec Bout d'Chou. Et, au cas où vous ne le sauriez pas, quand on veut prendre la température d'un bébé, on y va pour la méthode rectale.

Bout d'Chou (pointant une image dans le livre) : Ça?
Quartz : Ça, c'est un thermomètre.
Bout d'Chou (joignant la parole au geste) : Fesses!

Saturday, April 22, 2017

La voisine d'en face a(-t-elle) un bébé(?)
(titre honteusement plagié sur La grosse femme d'à côté est enceinte)


J'ai une voisine d'en face. Dont je n'ai jamais parlé, parce que jusqu'à l'été dernier, je ne connaissais même pas son nom. On se salue quand on est dehors au même moment, on se fait des tatas quand on se croise en auto, on a dû avoir genre deux conversations en six ans. Elle est tout de même entourée d'une légère aura intriguante de style "le monde est donc ben petit" parce qu'elle a étudié avec Anémone et qu'elle est amie Facebook avec J, le chum de Steph.

Cette voisine d'en face habite seule depuis que nous avons emménagé. Nous n'avons jamais même été témoins d'allées et venues propres à suggérer qu'elle ait entretenu une quelconque relation amoureuse pendant cette période. Moi, bon, je l'aurais sans doute pas remarqué si ç'avait été le cas, mais, Raiontzukai étant doté d'un intérêt démesuré pour les gens, tous les gens, lui n'aurait pas manqué de formuler l'hypothèse dès les premiers indices.

Il y a quelques semaines, en jetant un coup d'oeil dehors, j'ai aperçu ma voisine d'en face qui revenait chez elle à pied en poussant une poussette. J'ai été vraiment très étonnée, parce que selon mes expériences récentes, une grossesse dure neuf mois et donne à tout votre voisinage le loisir de conclure à la probabilité approchante d'une promenade à poussette. Je n'ai donc pas l'intérêt pour mes voisins de Raiontzukai, mais là, j'avoue que ça m'a accrochée, et j'ai lancé un appel à Raiontzukai, qui était dans une autre pièce : "La voisine d'en face se promène avec une poussette!"

Nous avons donc tous deux regardé la voisine d'en face arrêter sa poussette dos à nous dans son entrée de cours, sortir des trucs de dessous ladite poussette et rentrer ces trucs chez elle, attendant avec impatience la suite. (Si vous vous demandez ce que faisaient les enfants pendant qu'on espionnait la voisine, je vous répondrai : les enfants? quels enfants?) Mais finalement, aucun bébé dans la poussette : la voisine a plié la poussette pour la rentrer chez elle sans rien en sortir d'autre. Reste quand même la question - mais, une poussette?

Un peu de temps passe, puis un soir où nous sommes encore occupés à regarder par la fenêtre plutôt qu'à nous occuper de nos enfants, nous apercevons des voitures se stationner dans la rue; une femme sort de l'une d'elle et tente de se cacher de la vue de la maison d'en face pour rejoindre la femme qui se trouve dans le deuxième véhicule. Elles sont rejointes par une troisième femme, et les trois copinettes vont sonner chez la voisine d'en face avec des ballons dans les mains. Parce que nous sommes myopes comme des taupes, et parce que ma rue est quand même pas si petite, pas moyen de lire ce qui est écrit sur les ballons... Le tout est de plus en plus louche.

Chapitre suivant, ce matin. (Bon, c'est pas qu'on s'occupe pas des enfants, c'est que c'est la fenêtre du salon qui donne sur la rue, et que c'est dans le salon que les enfants jouent quand nous sommes au rez-de-chaussée.) Ma voisine d'en face sort de chez elle et se prépare à sortir en voiture. Comme j'ai les épisodes précédents en tête et que j'essaie de parvenir à une conclusion claire et nette, je l'observe en essayant de déterminer si elle pourrait être enceinte. Pas facile, parce que ma voisine d'en face, si elle a certainement un poids santé, ne fait pas partie de ces êtres d'une minceur absolue dont la grossesse est trahie dès l'apparition d'une livre supplémentaire. Après avoir installé des trucs dans son auto, ma voisine retourne dans sa maison. Pour en ressortir après quelques secondes avec une coquille dans les mains, coquille qu'elle a clippée dans son auto, avant de quitter.

Le mystère s'éclaircit et s'épaissit à la fois!

Friday, April 21, 2017

Deux de mes collègues, s'étant sans doute passé le mot, sont partis dans les dernières 48 heures, l'une pour San Francisco, l'autre pour l'Europe. Ce qui fait que j'ai passé la journée d'hier à demander à tout le monde quessé que je fais donc encore ici, moi, la conne? (Pour me faire répondre "ben là, tu reviens juste de Cuba" - ya des gens qui ne comprennent juste rien.)

Bref, ça m'a poussée à relire un peu quelques-uns de mes posts classés dans ma toute nouvelle catégorie "Travels", et là, sérieusement, je me peux pu. Faut que je parte. Le plus déprimant, c'est que le prochain voyage est prévu pour avril 2018, soit exactement dans un an. C'est long, un an.

Faque j'aurai pas le choix, va falloir que je commence à travailler là-dessus, autrement, je vais virer folle à regarder les autres faire des voyages pendant que je ronge mon frein ici.

Thursday, April 20, 2017

Je travaille avec la langue, vous le savez déjà. C'est un domaine qui est objectif à certains égards, subjectif à d'autres. Et quand je tombe dans les points qui relèvent de ma subjectivité, généralement, je me lève pour consulter un - ou, dans les cas extrêmes, plusieurs - collègues afin de voir si tout le monde a la même impression que moi.

J'allais justement faire ça il y a deux secondes, sauf que je me suis rendu compte que je suis actuellement la seule francophone de mon équipe. Évidemment, c'est temporaire, il y en a deux qui sont simplement sorties diner, mais pareil, là. J'ai une question, pis je suis pognée toute seule avec, et c'est insupportable.
I don't look for validation - from anyone.

I'm not perfect and I make mistakes - and I own them. I'm willing to apologize. I'm willing to admit I'm wrong. I understand that it doesn't make me in any way less worthy as a person.

I don't need validation from the outside world - but each pat on the back does catch me offguard as to the relief it generates, the breath it allows me to catch, in just half a second.

Wednesday, April 19, 2017

Way Back Wednesday -

Didn't you know? How could you not know?
I walk so fast around this place (and well, any place, really) that people on my floor will actually stop when I'm following them, or move to the side of the corridor, so I can walk past them.

Not sure what to make of this.
It's been ten years since I've moved here, but still, once in a while, I feel like Lucky Luke - that is, a long, long way from home.

Like when I walk around in my office to find a colleague has written the following on his board: "Go Sens! Go Leafs!"

I mean if you're going to root for the Leafs and fail to even mention the Habs, you and I clearly have nothing more to say to each other.

Tuesday, April 18, 2017

Dans la catégorie je-vais-te-prendre-un-6/49 -

Mercredi dernier, je revois un texte avec une collègue, dans le bureau d'une collègue absente. (C'est compliqué, mais la précision est nécessaire.) J'ai avec moi notamment un pousse-mine qui, comme la plupart des pousse-mine, s'orne d'une mini-efface en son sommet. Mais en plein milieu de notre révision, alors que j'arrive pour utiliser ladite efface, que j'avais déjà utilisée quelques minutes auparavant à peine, je constate qu'elle a disparu. Et que, en prime, comme c'est elle qui me permet de faire avancer la mine de mousse-mine, sa disparition rend mon pousse-mine inutilisable. Je cherche sur le bureau, je cherche par terre - en vain. L'efface s'est volatilisée.

Ma collègue et moi terminons notre dossier et retournons à nos bureaux. Au bout de quelques minutes, ma collègue s'encadre dans ma porte avec mon efface dans ses mains, qu'elle vient de trouver... dans son cubicule à elle. C'est troublant, mais je suis super contente de retrouver l'usage de mon pousse-mine.

Ce matin, je compare un texte avec une autre collègue, dans son bureau à elle. Avec le même pousse-mine. Et comme de fait, à mon retour à mon bureau, je constate que mon efface a encore disparu. Je capitule. C'est la fin du pousse-mine.

Hé bien NON! En me levant pour me rendre à la salle de bain, qu'est-ce que j'aperçois au sol, dans le couloir? OUI! Mon efface!

Saturday, April 15, 2017

Comme je le mentionnais, je suis allée chialer un peu dans le bureau de Lali jeudi dernier; évidemment, puisque je ne parle plus jamais d'autre chose, j'en suis venue à parler d'imperfection et à expliquer ce point de vue.

Et, parce que notre passe-temps préféré, à moi et à Lali, est de ne pas être d'accord, Lali m'a répondu : "Ah, là, non, je ne suis pas d'accord. Oui, on est tous imparfaits, mais - mon chum, il est imparfait : quand il fait la vaisselle, il nettoie mal les couteaux, qui restent toujours un peu sales. Mon ex, il était imparfait : quand il était fâché, il pitchait les affaires sur les murs."

J'en suis à remâcher ça tranquillement, et je me demande donc si elle a raison - est-ce que je devrais m'accorder le droit de considérer que je me comporte mieux que les autres même si je suis aussi imparfaite qu'eux?

Thursday, April 13, 2017

Parce que je me calme, mais que ya une partie de moi qui continue à temps partiel de se taper une petite crisette identitaire professionnelle, je suis allée chialer rapidement dans le bureau de Lali cet après-midi. On a dérivé un peu sur d'autres problèmes professionnels, et Lali a dit : "Ce sont des trucs que j'ai déjà vécus à d'autres emplois. Pas toi?"

C'est là que j'ai tenté de lui expliquer à quel point ma vie professionnelle est incapable de se dérouler autrement que positivement, que j'intervienne ou pas. Et je n'y suis pas vraiment arrivée. Parce que c'est une réalité dont j'ai conscience depuis vraiment longtemps, et que plus j'assimile les trucs, moins j'arrive à les expliquer.

Mais vraiment, il faudra que je travaille à mettre des mots sur ce concept.
Truc pas marketing à manger dans votre cubicule, numéro 989 : des crevettes non décortiquées.
Ce matin, j'explique à Coco que, pour fêter Pâques à la garderie, les amis apportent un toutou de Pâques et s'habillent avec des couleurs pastels.

(Je pourrais partir sur une tangente pour vous expliquer que quand c'est le mâle moderne qui est responsable de la garderie, il ne voit jamais les affiches sur les murs qui annoncent ce genre de truc avant LA VEILLE de la journée spéciale en question. Je suppose que je devrais me réjouir du fait qu'il finisse toujours par les voir - enfin, je pense, rien ne dit qu'on n'a pas raté une journée à thème sans le savoir -, mais l'énergie que je pourrais consacrer à ça, je dois plutôt la passer en courant partout à 20h30 le mercredi soir à la recherche d'un foutu toutou de Pâques dans la maison et en me demandant si Coco a ça, des vêtements pastels.... mais une telle tangente serait hors sujet.)

Je disais donc, des couleurs pastels. Évidemment, ce n'est pas un concept que connaît Coco. Je lui sors donc trois chandails (non mais! j'aurais jamais cru que Coco avait une si grande diversité d'options pastels!) pour qu'il fasse son choix, en essayant de lui expliquer le concept. Vous conviendrez que c'est pas facile, et j'ai plutôt échoué. Ce qui n'empêche pas Coco de vouloir me répéter à plusieurs reprises qu'il porte un chandail avec des couleurs pastels. Mais il faut d'abord qu'il se souvienne du mot, ce mot nouveau qu'il n'avait jamais entendu avant 6h03 ce matin. Ce qui a donné, les trois premières fois :

"Maman, ça, c'est un chandail casserole."

Wednesday, April 12, 2017

Sudden realization: I just might not be cut out for stability.

Tuesday, April 11, 2017

Vous voulez garder du café dans un contenant dans le congélateur du bureau? Pas de problème. Bonne idée, même.

Mais si votre foutu contenant est percé, vous méritez juste une claque en arrière de la tête. Sérieux.
Quote du jour, parce que les calques, ça arrive même aux meilleurs d'entre nous -

L'affaire est, c'est que...

Monday, April 10, 2017

Ayant récemmenté réalisé que Coco avait 3 ans et demi, nous avons commencé à lui faire boire son eau dans un verre ordinaire, tâche de laquelle il est parfaitement capable de s'acquitter sans problème depuis un bon bout. Pour ce qui est du lait, par contre, nous le lui gardons dans le frigo dans sa 360 Cup, sorte de verre antidégât extraordinaire, ce qui lui permet d'aller se servir lui-même dès qu'il a soif.

Toutefois, l'utilisation simultanée des deux méthodes semble demander un peu d'adaptation. En effet, la 360 Cup, on peut la lever à sa bouche avec autant de force qu'on le désire. Le verre ordinaire rempli d'eau, pas tant.

Mais ya franchement pas grand chose de plus drôle qu'un petit garçon qui, durant ladite période d'adaptation, s'envoie tout le contenu de son verre d'eau en pleine face et en est le premier surpris.

Saturday, April 08, 2017

(Parce que j'ai bel et bien réussi à mettre en oeuvre une stratégie me permettant de rattraper le retard que j'avais sur Fiona Apple et Tori Amos -)

You didn't see my valentine
I sent it via pantomime
While you were watching someone else
I stared at you and cut myself

It's all I'll do 'cuz I'm not free
A fugitive too dull to flee
I'm amorous, but out of reach
A still-life drawing of a peach

I'm a tulip in a cup
I stand no chance of growing up
I've made my peace, I'm dead, I'm done
I watched you live to have my fun

I root for you
I love you
You, you, you, you
I root for you
I love you
You, you, you, you

I made it to a dinner date
My teardrops seasoned every plate
I tried to dance, but lost my nerve
I cramped up in the learning curve

I'm a tulip in a cup
I stand no chance of growing up
I'm resigned to sail on through
In the wake of tales of you

I root for you
I love you
You, you, you, you
I root for you
I love you
You, you, you, you
Ce matin, je suis allée à l'épicerie. Comme j'ai profité de mon dernier congé de maternité pour m'initier aux rudiments du couponing, à la caisse, ma dernière étape consiste à énumérer à la caissière tous les articles pour lesquels j'ai des price matches ou des coupons. Généralement, parce que je me maintiens à un niveau raisonnable d'intensité, il s'agit de quelques articles, mais aujourd'hui, j'en avais une liste assez honorable. Quand j'en ai eu terminé, la cliente derrière moi dans la file, qui devait être âgée d'une soixantaine d'année, m'a chaudement félicitée, ajoutant que c'était beau de voir "des jeunes" faire ce genre de trucs et que j'avais "des bonnes bases".

C'était vraiment gentil de sa part, mais j'ai quand même avant tout été amusée de passer, à 33 ans, mère de deux enfants, pour une petite jeunesse qui apprenait les bases des finances personnelles.

Ensuite, je suis sortie de l'épicerie avec mon panier et j'ai frappé, avec mon pied, un objet au sol avec tant de force que j'ai été incapable de le retrouver dans le parking, objet qui était sans doute le pot de gingembre haché que je n'ai pas trouvé dans mes sacs à mon retour à la maison. Par conséquent, c'est pas parce qu'on a 33 ans et qu'on est mère de deux enfants qu'il arrête de nous arriver des trucs juste impossibles.

Friday, April 07, 2017

Because my readership is undoubtedly as committed to saving the environment as I am, I thought I should introduce to you my new friends (be aware, that's three separate links), whom you all clearly need in your life.

You're welcome.
Yesterday, a colleague admitted to having, once, made a batch of frosting with no intention other than eating it by the spoonful.

And, ladies and gentlemen, because I have never gone to such an extent, I now know for sure that my life has been working out extraordinarily well.

Who knew?
So, I may be tweaking the template of this blog in the, hmm, make it the medium-term. I'm not really tired of the "Extraordinary Machine" theme, but it's been here for five years, and things have changed since then. Although, well, I still am an extraordinary machine. So we'll see. So far I haven't been able to find a new appropriate theme, so until I do, "Extraordinary Machine" is staying.

I have, however, started updating my labels - that is, I removed one that was unnecessary and I'm going to add one for "Travels"(I know, how did that not occur to me before?). I'm also considering adding one for "B-sides", that is writings that are not quite "Writings" and not quite "Ramblings" - those even I get confused when it's time to label them and find it's hard to be consistent. And did I mention I'm a perfectionist? So obviously that makes me crazy. The one thing holding me back is, it's easy to create a label, but it's a hassle to go through the archives and assign it to all relevant posts.

Anyways. We'll see. Just bear with me during the pondering and labeling process.

Thursday, April 06, 2017

Raiontzukai is currently insisting that I would not look like a total idiot if I were to try to install my bike on the roof rack of our car while standing on a stepping stool (rendered necessary by my (lack of) height).

Men, it is because of those times when you are pushing it too far that we tend not to believe you when you compliment us.
Il est 8h39, et je viens d'apprendre que les habitants des Îles Canaries sont des Canariens.

Pis manifestement, je vieillis et je me transforme en mon père, qui adorait les jokes et les jeux de mots plates, parce que dans ma tête, ça a sonné comme "connaît rien", et que je me bidonne vraiment beaucoup actuellement!

Wednesday, April 05, 2017

1. Je vous annonce avec bonheur que j'ai finalement trouvé une façon - pas très optimale, mais qui fonctionne - de gérer correctement mes retours à la ligne à partir de l'ordinateur du bureau. Ma vie vient d'être grandement facilitée.
2. Il n'y a franchement personne au bureau, cette semaine. Juste aujourd'hui, nous sommes quatre membres de mon équipe. Par conséquent, je trouve ça plate et ma motivation est en chute libre.
Tu étais mon amie.

Ben, en fait, pas vraiment. Mais ça, on ne l'a su que plus tard. Et je pense que pendant longtemps, pendant vraiment longtemps, on a toutes les deux cru sincèrement qu'on était des amies. En tk, moi, je l'ai cru. Je t'aurais même qualifiée de meilleure amie à une époque.

Ça avait toujours été difficile, nous deux. Pendant quelques années, on ne s'appréciait même pas. Jusqu'à ce que, à un moment donné, la vie nous tasse toutes seules dans un coin en nous disant de nous accorder. On l'a fait. Très bien, même. Mais on n'était pas parfaites; on était jeunes et on pensait tout connaître, même si on ne savait franchement rien de la vie. C'est le propre de l'adolescence, je crois. Toi, tu te prenais souvent pour le nombril du monde; moi, je n'étais jamais très gentille. Surtout que, à un certain moment, je suis devenue également pas mal malheureuse.

Mais on a vieilli. On a changé. Mais c'était comme si on était prises dans cette vieille dynamique-là. J'arrivais pas à agir autrement avec toi, et j'en avais bien conscience. De ton côté, tu semblais terrorisée à l'idée de perdre cette dynamique-là, car tu me mettais dans une case, une case où tu pouvais me laisser quand tu n'étais pas là, de façon à ce que je n'aille pas me faire trop de nouveaux amis, de nouveaux amis que tu ne connaîtrais pas. Tu avais ta place dans cette case, pourtant, mais quand tu y entrais, tu faisais toujours très attention de déposer toutes tes affaires dans un casier verrouillé à l'entrée, pour ne pas que j'y aie accès.

Un jour, je suis sortie de la case. Ça aussi, ça a été difficile. Pour toi comme pour moi. Mais la dynamique, elle, ne changeait toujours pas. J'étais plus heureuse, plus gentille, oui; la distance physique faisais que tu me laissais mieux respirer. Mais tu continuais de penser que tes idées avaient préséance sur celles des autres, même pour les trucs qui ne te concernaient pas. Et je sais que c'était ça, ta conception de l'amitié. Mais tu te trompais.

Ça a été le premier coup dur. J'ai eu de la peine. Toi aussi, je crois. Et tu as eu peur. J'étais sans doute épeurante, c'est vrai. Mais comme tu refusais de me parler, je me suis éloignée. Parce que je pouvais pas tout faire toute seule.

Puis, il y a eu le deuxième coup dur. J'ai encore eu de la peine. Toi, tu as été maladroite. J'aurais peut-être pas fait mieux, remarque. Je sais pas. On avait tellement une mauvaise dynamique, on était tellement déjà usées, toi et moi. Mais je n'étais plus en état d'en tenir compte.

Tu as essayé, c'est certain. Tu as fait les efforts dont tu étais capable. Faut que je te donne ça. Je pense qu'en quelque part, j'aurais voulu que tu essaies plus fort. J'aurais voulu que tu me montres à quel point je comptais pour toi. Pour compenser toutes les fois où tu n'avais pas été là. C'était sans doute pas juste de te demander ça, surtout à toi. Mais c'était moi qui étais en pleine tempête. Pas toi. Pour la deuxième fois, j'avais besoin que tu mettes tes idées de côté pour me soutenir. Même si je me doutais bien que tu n'en étais pas capable.

J'ai essayé aussi. J'ai cru que ce serait assez. Même si j'avais déjà commencé à comprendre qu'au fond on n'avait jamais été véritablement amies. Et la maudite dynamique, la même qu'il y a 10 ans, était encore là. Je sais pas pourquoi, mais faut croire qu'on n'était pas capables de s'en sortir. J'ai essayé, mais moins fort que toi. Est-ce que j'ai abandonné? Je sais pas. Peut-être. J'avais l'impression que tu avais abandonné depuis longtemps toi aussi, et ça n'a pas aidé.

On continue de vivre, chacune de notre côté. On n'ose même plus se parler. Tu as sans doute encore un peu peur. Moi, en quelque part, j'ai encore un peu de peine. Et je suis trop orgueilleuse. Mais bon, on continue de  se voir vivre, de loin. Et je sais pas pour toi, mais moi, parfois, je mange des coups.

Il y a des trucs immoraux que j'aurais voulu pouvoir te raconter. Parce qu'il y avait juste toi pour les comprendre. Il y a des trucs que je croyais qu'on vivrait ensemble. Des trucs dont nous nous serions offert l'exclusivité. On aurait ri l'une de l'autre, on se serait encouragées, on se serait conseillées.

Ou peut-être pas. Puisqu'on était usées, on était brisées. Mais il me semble qu'on était bonnes pour faire semblant. Même si c'était épuisant - du moins, pour moi.

Mais tsé, de toute façon, c'est certainement mieux comme ça. J'en suis convaincue. Mais ça n'empêche pas le pincement au coeur que j'ai, parfois, quand je clique like.