Tuesday, January 17, 2017


En 2003, j'habitais sur la Rive-Sud. J'ai habité là trois ans seulement, et, loi de Murphy oblige, je suis tombée drette pendant la période où il y a eu la grève de la STM. De laquelle, je dois l'avouer, je n'avais pas trop souffert puisque mon réseau de transport riverain fonctionnait encore et que la STM offrait un "service essentiel" aux heures de pointe. J'avais donc pu continuer de me rendre à l'Université, et à part la fois où la grève m'avait forcée, alors que je faisais de la fièvre, à me rendre à mon cours pour faire un TP une heure à l'avance, puis à marcher jusqu'à un lointain terminus où attraper un autobus de la Rive-Sud, puis un  deuxième, le tout avait été plutôt tolérable. Et de courte durée.

Avance rapide jusqu'en 2009. Je suis maintenant en Outaouais depuis trois ans. Et là, vous devinez? Oui, c'est Oc Transpo, le service de transport d'Ottawa, qui tombe en grève. Cette fois, pas de service essentiel. Rien du tout. Pendant genre un mois. Ce fut l'apocalypse, mais comme j'habite du côté du Québec et que je travaille dans un secteur desservit par le service gatinois, je n'en ai pas vraiment souffert; j'ai surtout observé une augmentation du trafic puisqu'il y avait plus de voitures sur la route. Et bon, j'ai dû me payer un taxi à l'aller et au retour quand nous avons pris l'avion pour le Nouveau-Brunswick à Noël cette année-là.

Puis, aujourd'hui, 2017. Cette fois, c'est le service de transport gatinois, la STO, qui vient de déposer un préavis de grève. Encore une fois, la STO n'est pas un service essentiel, si bien que, le cas échéant, on va encore se ramasser dans le néant.

Sérieux, je commence à en avoir assez, moi, là, des grèves des sociétés de transport. Les employés ont toute ma sollicitude, mais là, trois grèves dans une seule vie, je trouve que ça fait beaucoup.

En fait, ce matin, comme je suis le dénominateur commun, j'ai commencé à me demander si c'était pas moi qui, par ma seule existence, déclenchait des grèves partout où j'allais!

Monday, January 16, 2017


Autre quote du jour, véritablement d'aujourd'hui, celle-là :
Mel : Dans le top 10 des choses que je ne pensais jamais faire dans ma vie : mettre une serviette sanitaire à un chien.
Quartz : Et pourquoi tu fais ça?
Mel : Parce que ça me tente.

(Mais non, c'était pas vrai. Je me suis quand même étranglée de rire sur ma gorgée d'eau dans mon cubicule.)
Quote du jour, récupérée de la semaine dernière, prononcée par Raiontzukai, âgé de 34 ans, mais atteint d'une incapacité chronique à mesurer le temps avec exactitude qui fait qu'il ajoute systématiquement un an, au moins, à la réalité quand on lui demande son âge ou celui de notre couple -

Raiontzukai : Ma collège a dit qu'elle trouvait qu'il y avait un beau vent de jeunesse au bureau. Je me suis dit intérieurement que j'arrive à 40 ans, alors je ne vois pas où elle voit cette jeunesse-là.
Quartz : Ben voyons, tu arrives à 40 ans, exagère pas.
Raiontzukai : Ben, j'ai 36 ans, il me reste juste quatre ans.
Quartz : Tu n'as pas 36 ans.
Raiontzukai (en écarquillant les yeux sous l'effet de la soudaine réalisation) : Hé, t'as raison! Il me reste encore six ans!!!
Sans aucune véritable raison (si ce n'est qu'il n'y avait rien d'autre à la télé et qu'on manquait de motivation pour trouver autre chose sur le net), Raiontzukai et moi-même avons, en fin de semaine, écouté une sorte de télé-réalité sur le quotidien à différents points d'entrée canadiens.

Ce n'est rien de très palpitant - des gens qui tentent d'entrer au pays sans avoir obtenu le visa nécessaire, ou sans payer les taxes applicables sur les articles qu'il ramènent avec eux. Généralement donc, rien qui ne change votre vie.

Jusqu'à samedi soir.

La petite histoire commence de façon aussi louche et anodine que toutes les autres : il s'agit d'un Canadien qui revient chez lui après un long voyage en Asie, notamment en Inde. Il ramène avec lui trois valises et l'agent des douanes, qui soupçonne que le voyageur ramène de la drogue, décide de les fouiller.

La première valise est bleue et, sans doute pour pouvoir mieux la reconnaître, le voyageur l'a enroulée de corde verte. L'agent des douanes coupe la corde et le voyageur déverrouille le cadenas avec la clef qu'il a dans son porte-clef. L'agent commence donc à fouiller dans les vêtements qui se trouvent dans la valise, puis tombe sur un sac de plastique. Comme il l'ouvre pour en examiner le contenu, le voyageur affirme - ils le font tous - this is not my bag.

Moi, dans mon salon, évidemment, je ne le crois pas. L'agent à l'écran non plus, mais lui, il est obligé de faire les choses dans les formes. Donc il rappelle au voyageur qu'il a dit que les trois valises étaient à lui, et qu'il serait hautement improbable qu'un autre voyageur ayant pris le même vol que lui ait également une valise bleue attachée avec de la corde verte, dont le cadenas s'ouvrirait avec sa clef!

Rien à faire, le voyageur insiste, ce n'est pas sa valise. Pendant que je lève les yeux au ciel dans mon divan, l'agent escorte le voyageur jusqu'au caroussel à bagages pour qu'il trouve sa valise.

Et vous ne devinerez JAMAIS.

Ben OUI, ils ont trouvé là la véritable valise du voyageur, une DEUXIÈME valise bleue attachée avec de la corde verte, verrouillée avec un cadenas compatible avec sa clef.

Ça fait deux jours de ça, et j'en suis pas encore revenue.

Prenez garde. Parce que les choses invraisemblables, elles arrivent pour vrai, pis quand elles arrivent à la douane, ça doit être vraiment très traumatisant. (Un jour, je vous raconterai la fois où Raiontzukai m'a fait brailler dans un aéroport australien en "perdant" mon passeport au petit matin....)

Pour vrai, là. Mettez-vous à la place du pauvre petit voyageur. Vous rentrez chez vous avec votre valise qui se caractérise principalement par l'adjectif "reconnaissable entre toutes". Vous l'ouvrez avec votre clef. Pis à l'intérieur, vous trouvez des trucs que vous n'avez jamais vus de votre vie, dont un sac qui semble très louche. Et vous clamez que cette valise-là n'est pas à vous, affirmation dont vous mesurez très bien la non-crédibilité. Personnellement, je pense que j'aurais encore braillé!

Cela dit, parallèlement, une chance que le voyageur s'est fait intercepter; autrement, il aurait ouvert cette valise-là chez lui. Et si ça doit être particulièrement traumatisant de l'ouvrir devant un agent des douanes qui vous prend pour un trafiquant de drogue, vous devez quand même tomber encore plus des nues quand vous l'ouvrez chez vous et que vous ne savez pas trop comment vous y prendre pour la remettre au propriétaire et récupérer la vôtre....
Écouter l'entrevue de Rambo Gauthier à Tout le monde en parle : se sentir physiquement mal, être prise d'une violente envie de se rouler en boule dans un coin et finir, à la pause, par répéter sur un ton époustouflé : "Mais c'est Trump! C'est Trump!"

Friday, January 13, 2017

Catégorie "ben oui, j'ai 33 ans pis je me suis pas encore calmée" -
M : Quand j'ai écouté le message que tu as laissé sur ma boîte vocale, j'ai trouvé ça bizarre parce que tu parlais pas fort et tu étais toute calme!

As I said, looking back - a little too far, a little too violently, but I guess it's a risk I was willing to take.

Realizing that yes, I really did see it all, almost it all, coming, but in some instances I chose to look away, and in others I chose to trust the empty words I was surrounded by. Because they came from people I deeply cared about and because they suited my preferred version of the truth.

And wondering, in turn - am I ever going to start actually trusting my gut and stop second-guessing myself constantly?

I run off
Where the drifts get deeper
Sleeping beauty trips me with a frown
I hear a voice
"Your must learn to stand up for yourself
Cause I can't always be around"
He says
When you gonna make up your mind
When you gonna love you as much as I do
When you gonna make up your mind
Cause things are gonna change so fast

Parce que je m'ennuie d'écrire pour vrai, parce que j'ai une collègue à qui il arrive des trucs invraisemblables qui méritent vraiment d'être diffusés, parce que parfois je me fais croire que j'ai plus de temps et de motivation que j'en ai vraiment, je t'annonce, cher lectorat, la probable création d'une série inspirée de la réalité sur les tribulations de ma collègue.

Thursday, January 12, 2017

Plus je dors, plus je suis fatiguée.
Je n'y comprends rien.
À mon retour au bureau, je me suis tannée de mon grand mur beige plate et j'ai apporté de la maison des cartes postales rapportées de voyages pour les y coller. Parce que du beige partout, ça étouffe. (Ou c'est peut-être seulement moi, mais bon.)

Tantôt, je croise un collègue que je connais très peu dans le couloir. Il m'arrête, plein d'enthousiasme :

Lui : Hé, est-ce que c'est toi qui as toutes les belles cartes postales sur le mur dans ton bureau?
Moi : Oui, c'est moi! Un mur beige, j'endure pas ça.
Lui : C'est le fun, c'est beau, ça met de la couleur! Continue!

Ça m'a vraiment mise de bonne humeur.

Wednesday, January 11, 2017

Oui oui, je le savais, que je suis une mère, maintenant. Ma vie est une longue séance de négociation, j'ai arrêté de dormir et de sortir au resto ou au cinéma, je mange systématiquement mes repas, qu'ils soient supposés être froids ou chauds, tièdes, je n'ai plus une seconde à moi pour courir, mon principal loisir consiste à faire du lavage et j'ai un sérieux déficit en matière de sujets de conversation dans la catégorie "adultes".

Bref, je le savais, que je suis une mère.

Mais je viens quand même d'atteindre un autre niveau en mangeant, ce midi, mon lunch dans un plat de plastique étiqueté au nom de Coco...

Tuesday, January 10, 2017

Parallelism


It's beautiful.

It's beautiful because it's not history repeating itself. Not really, and well, not at all.

It's beautiful because there is no game. And no excuses. It's beautiful because it's simple.

It's beautiful because the decisions didn't even need making, they were just an inescapable conclusion. It's beautiful because it shines a new light on my horizon and how complete and blissful it is - and how much it is exactly what I want.

It's beautiful because it's clear.

It's beautiful because it's just watching the sports cars, and enjoying the race. And waiting until they slow down, because they will, and even that is part of what makes it all the more beautiful.

It's beautiful because it's easy.

And it's beautiful because when the race is over, everything will still be in the same place and then I can continue to rely on that perfection that would not exist if not for the parallelism.

Sunday, January 08, 2017

Lately, I've been looking back. I'm not sure what the exact trigger was. I'm not even sure what I'm trying to accomplish. I think I'm just remembering. And, in some respects, making sure I remember.

And somehow, I thought I had more to say about that. But it seems I don't.

Which makes sense; I haven't written in so long, I'm clearly rusty. I used to have words popping up and whirling around in my head all the time. Sometimes, I would have to wait, but they would always come. Effortlessly.

The same was true for the metaphors. However, a lot of my metaphors were inspired from music - which leads me to wonder how much of an impact the fact that I haven't had time to stop and listen to music in a while has had on my inspiration.

Friday, January 06, 2017

As you might remember, I live with two cats. I adopted Sambuca when I moved into my first appartment here, and chose that specific name because I was looking for something original that might surprise the neighbors if I actually had to call out her name outside. (Which, in case you're wondering, did happen once - and yes, I am aware I am linking to myself too much these days; fear not, it will pass.)

When we decided to get another cat, obviously, we needed a matching name, and because that decision had been made in Greece, we settled for Ouzo.

At the time, it was simply funny.

As time went by, the novelty attached to the cats' names wore off and, probably because we drink neither ouzo nor sambuca, most of the time we're not even aware anymore that they refer to liquor.

And then we had babies. Who eventually started talking. And saying the cats's names.

And I had not noticed before yesterday, but I'm guessing the fact that I have a 3-year-old who knows the words "ouzo" and "sambuca" and a 19-month-old who, although he has a very limited vocabulary, can clearly enunciate the word "ouzo", might be quite distressing to some.

Wednesday, January 04, 2017

So there's clearly some physical or meteorological phenomenon I am unaware of because, yet again, it is snowing upwards.
Vous vous en souvenez peut-être, il y a maintenant 10 ans, je me suis, presque malgré moi, exilée en Outaouais après avoir vendu mon âme au diable (lire : le gouvernement fédéral).

J'ai occupé ce premier emploi pendant près de cinq ans. Il comportait certes certains éléments négatifs majeurs, que ce soit la Prise en charge incapable qui était à sa tête les deux premières années, le climat borderline malsain, les cliques et, surtout, l'élément qui m'a personnellement, quoique de reculon, poussée vers la porte, la haute gestion déficiente (pour utiliser un euphémisme) - MAIS s'y trouvaient également des grands éléments positifs : une équipe extraordinairement soudée (disons la plupart du temps), un travail qui constituait exactement ce que j'avais voulu, une certaine liberté (tributaire de votre rendement personnel, certes, mais ça n'en est pas moins avantageux), une cuisinette où rigoler intensément sur l'heure du diner.

Je ne le voulais pas vraiment, mais je n'ai pas eu le choix de partir. J'avais fait un bac en traduction parce que je voulais traduire, mais j'ai dû choisir entre la traduction et mon équilibre mental. Je ne traduis donc plus, et ya une partie de moi qui trouve le ratio trois-ans-d'université vs cinq-ans-de-travail plutôt insatisfaisant.

Depuis mon départ de cet emploi, j'en ai occupé deux autres. Mon emploi actuel est vraiment super. Ce n'est pas de la traduction, mais c'est le travail que je visais à faire dans plusieurs années. Il m'est juste tombé dessus vraiment beaucoup plus vite que prévu. Et j'aime ce que je fais. En plus, j'ai une bonne gestionnaire (chose que mes expériences antérieures m'ont appris à chérir!) et j'ai une équipe qui est, elle aussi, extraordinairement soudée, quoique un peu moins rigolote.

(Cela dit, il y a là-dedans une collègue qui garde mes enfants, qui me donne du chocolat et du thé, qui me dit régulièrement que je suis belle-bonne-fine-capable et qui me donne des vêtements, si bien que je crois qu'elle compense à elle seule pour ce léger écart!)

L'autre semaine, je suis allée prendre une marche, sur ma période de diner, avec celle qui a été mon encadreure à ce premier emploi. C'est quelqu'un que j'admire beaucoup, pour ses principes, ses compétences, ses expériences - pour l'ensemble de sa personne, au fond, je crois! De plus, à l'époque où elle m'encadrait, et même par la suite, elle m'offrait un soutien indéfectible contre notre Prise en charge frustrée, que ce soit en se battant pour que j'obtienne ma promotion au niveau d'autonomie ou en prenant ma part quand j'arrivais dans son bureau en sanglotant (bon, ça c'est arrivé une seule fois, mais je suis tellement orgueilleuse que le simple fait que j'aie pleuré devant quelqu'un au travail, c'est vraiment significatif!).

Mon ancienne encadreure a elle aussi quitté cet emploi, quelques années avant que je le fasse moi-même. Elle l'a fait pour la même raison que moi, parce que la gestion l'y avait poussée. En marchant, on discutait de la vieille époque, celle où on travaillait ensemble. Et elle a dit quelque chose qui m'a frappée : "Oui, c'étaient mes belles années, ça, je dois dire."

J'ai trouvé ça triste. Et surtout, j'ai compris.

Je n'irais pas jusqu'à dire que ça a été mes belles années à moi aussi parce que câline, j'ai toujours ben juste 33 ans, ce serait juste déprimant. Mais en effet, ça a été de maudites belles années.

Tuesday, January 03, 2017

Ce matin, retour au bureau après une semaine de congé.

Je fais démarrer mon ordi comme d'habitude, et j'entre mon mot de passe.

Échec. Pensant que j'ai dû rater mon mot de passe, je ne prends pas la peine de lire le message d'erreur, et j'essaie une deuxième fois. Autre échec. Comme les comptes des utilisateurs se verrouillent après trois tentatives d'accès ratées, je jette un coup d'oeil au message d'erreur avant de recommencer -

The trust relationship of this workstation with the primary domain has failed.

Hmm. Manifestement, ce n'est pas une erreur de mot de passe. J'essaie une troisième fois pour faire bonne mesure, même résultat.

Il est 7h45, je suis le seul être vivant de mon étage et je n'ai même pas le numéro du dépannage. Je décide donc de faire du déni et de faire redémarrer mon ordinateur pendant que je vais à la cuisine faire mon café.

De retour après le redémarrage, aucun changement.

Je fais donc le tour du bureau pour trouver âme qui vive dotée du numéro du dépannage (en envisageant, advenant l'échec de l'entreprise, d'entrer dans les cubicules vides explorer, car ya certainement quelqu'un, en quelque part, qui a le numéro d'affiché sur ses murs ou son ordinateur), et j'ai trouvé la seule autre personne qui était déjà là et j'ai obtenu le numéro.

Une fois en communication avec un petit monsieur du dépannage, je lui récite mon obscur message d'erreur. Il le note et me répond : "C'est quand même un message d'erreur assez rare. Avez-vous essayé de redémarrer?"

Un message d'erreur rare, c'est bien ma chance. Comme le redémarrage n'a rien donné, mon petit monsieur me dit qu'il va m'ouvrir une demande. Je panique un peu, parce que, dois-je le dire? JE NE PEUX PAS OUVRIR MON ORDINATEUR. Je croyais qu'il pourrait me régler ça à distance, mais non, apparemment, mon ordinateur a "débarqué" du "domaine" et il faudrait l'y "remettre" manuellement.

Je demande si on sait combien de temps je pourrais attendre. Petit monsieur me répond que non, mais que, comme je me trouve dans l'impossibilité de travailler, il peut assigner à ma demande un niveau de priorité supérieur. Je dis "oui, s'il-vous-plaît" en tremblant intérieurement, séquelle du service de dépannage de mon ancien employeur, plus précisément cet épisode en deux parties.

Heureusement, il ne s'est écoulé qu'une seule heure avant qu'un technicien débarque dans mon bureau pour rétablir mon accès (après m'avoir expliqué que généralement, c'est un problème qui survient au bout de trois mois d'inactivité de la station de travail!). J'ai quand même passé toute cette heure à craindre de devoir passer deux jours entiers à rien foutre. Parce qu'ici, il n'y en a pas, de techniciens qui traînent sur l'étage et que je peux juste accrocher en cas de besoin afin de by-passer le processus normal...
It had only been about a year since I'd taken up yoga when I heard the voice for the first time.

I had had my fair share of certainties for a while, but that era was long gone - and as far as I can remember, they had always been sudden intuitions, never actual words that felt just as though they were uttered by someone. The voice.

Of course, for years, I had also had my own dark voices. But those were different, because they were clearly my own. The voice was - or at least felt like - that of an outsider.

Which is why the moment stuck with me. Or not really, I guess. Because the key element really is the simple fact that the voice was right.

To be honest, I'm quite a bad yoga student. Somehow, in a class, I involuntarily turn into a rebellious teenager and refuse to do what the teacher wants. Oh, the actual yoga positions I do just as asked. But the minute the teacher tries to tell me what to think? Then I really channel my inner teenager.

For example, teachers will often ask students to just focus on their practice and let any thought that goes through their minds float away. That's all I need to immediately start following a deep and complicated train of thought about any subject of current concern.

So it had only been about a year since I'd taken up yoga, and my life, yet again, had just been turned upside down. I was angry. I felt alone. I was utterly terrified. And, worst of all, I was empty.

Another frequent request from yoga teachers, at the beginning of a class, is for students to set an intention for their practice. My inner teenager obviously never bothered trying to figure out what that meant - but for 18 weeks, that moment was my minute to connect with her.

So when the teacher made that same request on week 19, I was at a loss. I reached within me, but couldn't find anything. Of course - did I mention? I was empty.

And suddenly, the voice spoke: "he will be a boy and he will be healthy".

It was weird enough - but it made perfect sense. All of a sudden, I was calm. I was settled. I just knew.

Of course, the feeling only lasted a couple of seconds. Then it was gone, and I couldn't summon it back. But I remembered. Remembered still when it was all confirmed, months later.

It's been years now. I have only heard the voice once since. But I do sometimes still stop and wonder who spoke then. I don't believe in any afterlife - but could it have been her? Or could it have been my Dad?

Could it have been me?

Saturday, December 31, 2016

Moi, dans la vie, je n'ai jamais suivi le pattern classique de vacances - c'est-à-dire celui que suivent la plupart des gens, soit "je prends des vacances l'été et puis à Noël". En fait, comme je prends des vacances uniquement pour partir en voyage, et que je préfère évidemment voyager en basse saison, je suis plutôt celle qui travaille l'été et à Noël. Avec les monstres qui vieillissent et qui bientôt commenceront l'école (eek!), cette époque de ma vie achève, et ça me déprime vraiment.

Cette année, contrairement à l'habitude, notre CPE a fermé entre Noël et le Jour de l'An. Pas le choix, donc, de prendre congé. J'ai grincé un peu des dents, mais je ne réalisais pas encore à quel point prendre des vacances à Noël, sans voyage prévu de surcroît, représentait un effort colossal.

Pourquoi, vous me demandez? Hé ben parce que divertir des enfants à la maison, l'hiver, à -20 degrés, quand les congés fériés jouent avec les horaires de tous les services, et ce, pendant plus d'une semaine, je le savais pas, mais câline, c'est quelque chose. Pis tsé, je ne voudrais pas avoir l'air de m'en plaindre; mes enfants, je les adore, ils sont ma raison de vivre, et je suis bien contente d'avoir l'occasion de passer plus d'une semaine avec eux et de prendre une pause de l'abominable routine anti-conciliation travail-famille que représente la routine du travail à temps plein et de la garderie.

Mais, je le répète, c'est de la job. Parce que c'est beaucoup de jours. Pis qu'à un moment donné, on fait le tour de nos options.

Certains nous trouvent braves de partir en voyage avec les enfants, et cette semaine je mesure à quel point ce sont ces gens-là qui sont braves de rester chez eux avec leurs enfants. Un voyage avec des enfants, oui, ça demande de l'organisation et de l'adaptation, mais ce sont des trucs qui sont principalement réglés avant le départ, et alors VOILÀ! pendant toute la durée du voyage, exploration et milieu inconnus obligent, les enfants sont divertis D'OFFICE à chaque jour, voire même à chaque heure ou à chaque minute!

Et c'est peut-être moi qui suis bizarre, mais moi, vraiment, c'est ÇA que je trouve le plus facile.

Sunday, December 25, 2016

Quote du jour, prononcée par Coco qui, à son réveil de la sieste, constate que j'ai mis une robe en prévision du souper de Noël, alors que, quand il s'est couché, je portais des jeans -

"Maman, t'es habillée en princesse!"