Monday, March 06, 2017

Faque j'ai pas mangé ma toast aujourd'hui non plus. Faut vraiment que je peaufine mon processus. Aujourd'hui, en plus, j'ai pas vraiment de raison. J'ai bien rencontré une collègue pour un texte à 9h30 ce matin, mais à 10h15 j'étais sortie de son bureau. Habituellement, je mange ma toast vers 10h. J'étais donc tout à fait dans les temps. Puis, je sais pas ce que j'ai fait, mais il était rendu 10h45. Je me suis levée de ma chaise et je me suis dirigée vers la cuisine pour faire ma toast. Puis, j'ai fait un petit détour pour aller saluer A, un collègue qui revient aujourd'hui de congé parental. Puis ya un rédacteur qui est venu me trouver là pour me poser des questions, si bien que quand j'ai fini par retourner à mon bureau, il était 11h15 et j'avais pas fait mon arrêt à la cuisine. Rendue là, j'ai abandonné, et j'ai attendu l'heure du diner...
Dans la catégorie, trop-de-François-Pérusse, le jour où vous allez dans une boutique, dans laquelle vous entendez la chanson Walking on the Moon de The Police, et vous en sortez avec, en background musical personnel dans votre tête, la parodie de Pérusse qui, elle, dit plutôt "Ah qu'yé donc moumoune"...
Quote du jour, prononcée par Coco, dont le père, si vous ne le savez pas, est atteint de calvitie malgré son jeune âge -

Coco : Quand je vais être grand, je vais être une Maman.
Quartz : Non, Coco. Quand tu vas être grand, si tu as des enfants, tu seras un Papa.
Coco : Ben non. J'ai des cheveux!

Sunday, March 05, 2017

Parce que j'aurais aimé qu'on me le dise - si un jour vous prend une envie de tout foutre à la poubelle les gogosses inutiles qui traînent chez vous depuis des années parce que clairement, vous ne les utiliserez plus jamais, ne le faites pas. C'est certain que vous allez le regretter.

Moi, par exemple, cette semaine, j'aurais un terrible besoin de mon diadème. Pis il est où? Aucune idée. Donc sans doute à la poubelle. Pis ce serait pas si grave si j'arrivais à en trouver un autre ailleurs, mais il semble que la production des diadèmes ait fait l'objet d'un moratoire dans les dernières années.

Pourquoi ai-je besoin d'un diadème? Parce que Lali se marie la semaine prochaine et qu'on lui organise un shower au bureau. J'ai encore quelques dernières ressources à exploiter pour mettre la main sur un voile ou une couronne, mais, prévoyant le cas où le tout se solderait par d'autres échecs, parce que parfois je ne sais pas reconnaître la défaite, je viens de passer plusieurs minutes à essayer de trouver une solution de fortune avec des bandeaux, des passes, des élastiques et du papier de soie. Parce que moi, j'ai jamais consacré la moindre seconde de ma vie à faire semblant d'être une mariée devant un miroir avant d'atteindre 33 ans. Quand il est devenu évident que le papier de soie ne tombait vraiment pas comme il faut (soit dès la première tentative), je me suis mise à la recherche d'un tissus blanc chez nous. Pas facile.

Sauf qu'on vient d'acheter des sacs à fruits et légumes réutilisables pour l'épicerie. Ils n'ont jamais servi, ils sortent tout juste de la laveuse.

Et ils sont blancs.

Faque, si personne n'arrive à mettre la main sur un accessoire convenable, ça se peut très bien que j'oblige Lali à se balader au bureau avec un sac à fruits sur la tête...
J'en parlais récemment, mais à un moment donné dans les dernières années - sans doute les trois années et demi, soit l'âge exact de Coco - j'ai arrêté d'écouter de la musique. Faut dire que je suis parfois un peu, juste un peu, intense et extrémiste, et que je ne connais qu'une seule façon d'écouter de la musique, soit l'écouter intensivement jusqu'à ce que je connaisse les paroles par coeur. Un truc que j'ai franchement pu le temps de faire. À défaut, donc, j'ai juste arrêté d'écouter de la musique. Jugez-moi, allez-y, ça me dérangera même pas - parce que même moi, je trouve pas ça optimal, comme solution.

Dernièrement, je déambule dans les méandres de ma maternité pour essayer de remettre en place dans ma vie des trucs que j'aime faire, et pour moi - parce qu'autant je peux aimer mes enfants, autant j'ai le front de croire que ya certainement moyen que je demeure une personne entière indépendamment d'eux. Parmi ces trucs-là, il y a la course et l'écriture - c'est d'ailleurs, si vous vous le demandiez, l'une des raisons pour lesquelles je me suis remise assidûment à bloguer. Et là je suis en train d'élaborer un plan qui me permettrait de recommencer à écouter de la musique. Parce que sérieusement, j'ai trois CD de retard sur Tori Amos et un sur Fiona Apple. Pis que c'est inacceptable.

En fait, faut dire que j'avais quand même tenté de procéder à l'écouter de trois de ces quatre CD-là, pis que ça n'avait pas super bien fonctionné. L'expérience avait été décevante, et les CD aussi, par ricochet.

Ce matin, Raiontzukai est parti à la quincaillerie avec les enfants, temps que moi je mets à profit pour m'acquitter d'une tâche Pinterest; j'en profite pour faire jouer le dernier CD de Tori Amos sur Youtube pendant que j'observe les images. Ce CD-là, j'en connaissais l'existence, mais vu mes derniers échecs en matière d'écoute de musique, je ne l'avais même pas acheté.

Et dès les premières notes de la première toune, je me suis souvenue de toutes les raisons pour lesquelles je tripais donc sur Tori.

I hate you, I hate you, I do
I hate that you're the one
Who can make me feel gorgeous
With just, just a flick of your finger
It is that easy

Friday, March 03, 2017

Toujours dans la saga de la cuisinette du bureau avec laquelle je ne suis manifestement pas compatible : ce matin, après que j'aie brièvement lu le contenu d'une affiche sur le mur, celle-ci est tombée d'un coup sur le sol, déchirant du même coup une autre affiche sur laquelle elle était à moitié collée.

Bon, pour être entièrement honnête, l'affiche en question semblait déjà être tombée au moins une fois puisque l'autre affiche, celle qui s'est déchirée, était déjà déchirée à moitié. Mais quand même.
I'm-asking-for-trouble move of the day: changing my workstation password on a Friday morning.

(I didn't have a choice, though. My password was to expire in two days. And I can't remember whether my system is one of the annoying ones that lock you out when your password has expired instead of gracefully prompting you to immediately change your password on the day of expiry. And I wouldn't want to start next week on the wrong foot by getting myself locked out of my computer. Although I do have the Helpdesk number up on my wall now.)

Thursday, March 02, 2017

Dans la catégorie "aberrant", il y a le fait que le site Web de mon syndicat ne me laisse pas voter sur les différentes questions sur lesquelles il tient un vote, notamment le renouvellement de ma convention collective, avant que j'ajoute une osti de photo de profil à mon compte. Non mais calvaire. C'est le site Web de mon SYNDICAT. Pas Facebook, seigneur!
Quote du jour, à tous pleins de niveaux -

Pour une fille qui n'aime pas la routine, les trucs fixes, me semble que je te vois souvent aux mêmes endroits aux mêmes heures, comme à la cuisine et aux toilettes?
It took time, but right now I am just 15 minutes away from a meeting with Jane the Plant.

Luckily, with the passing of time, I have been able to move past Raiontzukai's slip of the tongue.

I think.

Wednesday, March 01, 2017

The Male from the 21st Century is simple. I know that. It's actually one of my favorite caracteristics of the Male from the 21st Century.

Sometimes though, I do wonder if he really is that simple. In the past, I have been taken advantage of due to the fact that I excused specific actions based on that simplicity. In other words, I have had a male from the 21st century put forward his inherent simplicity to carry out a treacherous hidden agenda.

I do fail to find an answer when I try to determine what kind of balance the Male from the 21st Century strikes when it comes to straightforwardness and manipulation, or simple ulterior motives.
En semaine, je déjeune au bureau. Au début, c'était parce que ça me permettait d'employer le temps que j'aurais consacré à mon déjeuner à la maison à faire des trucs plus utiles, ou plutôt un seul truc plus utile, soit dormir.

Ensuite, j'ai eu des enfants, donc, maintenant, au lieu de dormir plus tard, je consacre ce temps-là à préparer les enfants pour leur journée. Et chacun sait que s'asseoir et déjeuner en même temps que ses enfants, du moins quand les enfants sont d'âge préscolaire, c'est beaucoup plus complexe que ça pourrait en avoir l'air. Donc moi, en semaine, je m'essaie même pas.

Saaaaauf que la méthode n'est quand même pas infaillible. Parce que si j'arrive systématiquement à me faire mon café à mon arrivée au bureau, puis à manger mon yogourt une heure plus tard environ, il y a des journées comme aujourd'hui où je tombe soudainement dans le jus, lequel jus m'empêche de prendre le temps d'aller faire ma toast à la cuisine, même si mon estomac proteste à grands coups de grondements...

Pis là, j'ai faim.
Because, yes -

We know what Beatty should have done: “I’m sorry, I seem to have the wrong envelope.” Instead, he gave us a metaphor so literal if it was a movie you’d throw popcorn at the screen.
The walking embodiment of old Hollywood and white privilege, frozen in bewilderment, allows a cadre of white males to think they’ve won for a lighthearted confection about cute white dreamers in L.A. And then we all watch as they physically transfer the statuette to a female producer and a black director for their intimate movie about a black gay man.
“I’m going to be really proud to hand this to my friends from Moonlight,” Horowitz said gracefully. Speaking for humankind? We can only dream.

Tuesday, February 28, 2017

Ne pas dormir de la nuit en raison d'un bébé enrhumé qui se réveille constamment.

Se lever le matin pour trouver un bébé qui fait de la fièvre, et conclure que, même si vous êtes vraiment trop dans le jus au bureau, c'est quand même vous qui allez devoir prendre congé parce que votre chum, qui lui est pas mal systématiquement en mesure de s'absenter sans préavis, se trouve dans l'impossibilité de le faire précisément aujourd'hui.

Être en maudit parce qu'on se tanne de toujours être relégué au dernier rang des priorités, et que c'est la deuxième fois que vous devez vous mettre dans la marde au bureau parce que les circonstances rendent votre chum indispensable soudainement.

Faire déjeuner les enfants, les préparer pour la garderie, constater que la fièvre du bébé est tombée.

Rusher pour vous changer et vous maquiller en vue d'aller au bureau, finalement.

Gérer la crise du plus vieux qui refuse de démontrer toute autonomie.

Arriver au bureau pour trouver un message de votre collègue la plus désagréable, qui veut discuter avec vous au sujet d'un dossier que vous avez livré la veille.

Ça peut juste être une bonne journée. Non?

Monday, February 27, 2017

Quote du jour, parce que j'aime ça rire de vous quand vous ratez vos expressions -

Raiontzukai : C'est chien de leur couper le fun sous le pied comme ça.

Sunday, February 26, 2017

Seriously. If you're driving and mistakenly end up in a lane dedicated to cars turning left or right - I feel you, but for god's sake, TURN. Don't block me from making my turn, because no, your itinerary does not have any precedence whatsoever over mine. Just do the freaking mandatory turn. The world will not explode. You will merely have to turn around a bit farther...

Friday, February 24, 2017

So, in that one-week vacation, I had time to forget my amazing chocolate hand cream and its fabulous smell, which makes every application even more satisfying today.

God this smells good. If they made it in a men's perfume version and I stood any chance of convincing Raiontzukai to wear it, I'd buy it by truck loads.
That moment when you grab a store-bought muffin (that is, one made purely from trans fats and sugar) to help you mentally deal with the fact that your significant other is seriously considering installing a bidet in your bathroom.

Thursday, February 23, 2017

J'ai pas le temps. Voilà, c'est dit. C'est pas que je veux pas vous voir ou vous parler, mais calvaire, j'ai juste pas le temps.

J'ai pas le temps pour du drame. Mon temps libre est précieux et, surtout, très volatil. Je sais jamais si et quand il va se présenter. Et quand il arrive, il y a tout un processus d'établissement des priorités qui s'enclenche pour me permettre  de déterminer si je vais le mettre à profit pour courir à l'épicerie ou à la pharmacie, pour aller acheter une paire de mitaines au plus jeune, pour faire un peu de ménage, pour commencer le souper que j'aurai pas le temps de faire autrement, ou si je vais, ô folie, pouvoir me permettre de m'occuper de moi en allant virer au magasin m'acheter des pantalons (parce que les miens sont usés jusqu'à la corde mais je n'ai pas encore eu le temps de les remplacer) ou en m'accordant une séance de course, ce sport que j'affectionnais tant, mais qui est négligé par la force des choses ces temps-ci. Parce que si je ne suis pas tout au bas de ma liste de priorité, c'est plutôt le bien-être de mon estomac que je favorise, avant celui de mes muscles et de mon cardio. C'est plate, je sais, je le sais même très bien, mais j'ai juste pas le temps de tout faire, et je dois faire des choix.

J'ai pas le temps de vous écouter parler en vous tapant dans le dos. Parce que c'est une autre tâche qui s'ajoute à toutes celles qui m'incombent, toutes ces autres tâches que j'accomplis continuellement plus pour les autres que pour moi, mais, au moins, par choix. S'il s'agissait d'une conversation, ça pourrait être une activité personnelle que j'apprécierais, mais quand je dois consacrer mes quelques petites minutes de libres à écouter vos récriminations stériles, que vous répétez pour la cinquième fois, juste pour vous accorder le loisir de vous en décharger (encore?!), sans jamais avoir à mon tour l'occasion de vous raconter mes dernières péripéties, parce qu'elles ne vous intéressent pas vraiment et que ma pause se termine chaque fois avant que vous, vous en ayez fini - ça ne l'est pas. Ça vient plutôt gâcher ces fragiles minutes qui s'en vont ainsi dans le néant.

Et si le tout ne se déroule pas à un moment où j'ai, de façon inattendue, un peu de temps, alors ça en devient carrément impossible, car répondre au téléphone, même aux simples télémarketers auxquels je peux dire au revoir en quelques secondes, relève du prodige. Parce qu'entre les enfants qui entrent en mode "panique" dès qu'ils voient que j'accorde mon attention à cet étrange objet qu'est le téléphone ("Maman! Regarde moi! Maman!" "Maman! Téléphone! Allo! Bye! Voir, voir! Mamaaaaan, voir!") et mon pauvre chum qui fait tout ce qu'il peut pour prendre le relais ("Coco, Maman est au téléphone, attends qu'elle ait raccroché. Bout d'Chou, viens-tu me voir? On va jouer avec ton téléphone jouet."), je n'ai certainement ni l'audition, ni l'attention nécessaires pour vous écouter.

J'ai pas le temps, je n'ai plus jamais le temps. La simple idée de prendre rendez-vous, chez la coiffeuse, chez le médecin, chez le garagiste, peu importe, me décourage, parce qu'elle implique de créer du temps là où il n'y en a pas. D'en faire rentrer davantage dans le même espace, de courir un peu plus, toujours un peu plus. Je commande un max de trucs en ligne, des trucs de base comme des Tylénols ou du papier de toilette, quitte à payer plus cher, pour m'éviter de devoir consacrer du temps que je n'ai pas à aller les chercher en magasin.

J'ai pas le temps, et vous ne le comprenez pas. Et c'est correct, c'est normal. Il faut vraiment être dans mes souliers en ce moment précis pour le comprendre. Pour comprendre ce que c'est, et aussi que ça durera pas éternellement. Mais là, ma vie, c'est courir de tous les cotés à la fois pour éteindre des feux et assurer des besoins de base, le tout avec deux garçons pendus (littéralement) à moi, et la conséquence de ça, c'est que vous pouvez certainement essayer de me parler, mais que vous devez garder en tête que ça se peut que je vous interrompe pour moucher un nez, essuyer des fesses, calmer une crise, servir des verres de lait, ou entamer une discussion sérieuse sur les pelles mécaniques - et que vous n'aurez peut-être jamais l'occasion de finir votre histoire.

Et j'en suis désolée. Mais pour l'instant, et pour quelques années encore, j'ai pas le temps, j'ai juste pas le temps.
In case you were wondering, or worried, Quartz is happy to announce her return to the blogosphere, a direct consequence of her more concrete return, after a horrendous night flight, from Cuba, where she was lucky enough to get a tan and enjoy great weather and bad food, as well as check off the Lifetime Achievement that is having her child undergo a medical consultation in Spanish and reluctantly administering said child foreign medicine.

(No worries, Coco is fine, he just though it timely and exotic to get an upper respiratory tract infection while on vacation. Which, after giving it some thought, Raiontzukai and I decided was indeed pretty good timing as neither of us has any "family" days off left from work, which would mean, had Coco gotten that same infection at home, we'd have had to use up vacation days anyway. And honestly, if I'm going to take vacations days, I might as well spend them someplace warm.)