Tuesday, April 14, 2020

Parce que je suis à boutte que le monde semble penser que tous les parents sont en vacances actuellement : La réalité du confinement et ces parents dont on ne parle pas.

Thursday, April 09, 2020

Catégorie, résultat de l'exemple que je donne à mes enfants quand le maudit Google Home comprend rien de ce qu'on lui dit -

Bout d'Chou : Ok Google. Pitche-toi par la fenêtre.

Wednesday, March 25, 2020

Depuis le début du confinement collectif, ya du monde qui chiale. Pis moi je les juge. Pourquoi? Oh, parce que je suis chanceuse et que, franchement, mis à part que, comme tout le monde, je trouve ça lourd d'être pognée chez nous à ne pas pouvoir sortir, à paranoyer dès que je vais à l'épicerie et à aller courir en m'assurant de garder une distance de 2 mètres avec chaque personne que je dépasse, ben je suis pas trop trop affectée. J'ai réussi à soutirer à mon ministère l'outil ultime me permettant de travailler à l'écran à la toute dernière minute avant de quitter mon bureau lundi de la semaine dernière, soit le jour où nous avons tous eu la consigne de rester chez nous à l'avenir. (Pause pour être malgré tout reconnaissante du fait que, après sept ans à ne pas revenir du fait que je travaille encore sur papier, j'ai enfin une solution technologique qui me permet de faire ça autrement. Pis badtripper parce que ça prend une fucking pandémie pour qu'on arrive à ça.) Mes enfants sont (plutôt) autonomes. J'ai la liste des mots d'orthographes pour le reste de l'année à la maison pour continuer à faire travailler Coco. J'ai droit à un congé payé pour gérer mes enfants et j'ai une superviseure full compréhensive qui me permet de travailler des demi-journées à présent. J'ai pas besoin de retourner à l'école au plus vite pour pouvoir récupérer quelque chose de crucial, par exemple un lunch oublié le jeudi précédant la fermeture.

Je juge pas tous les gens qui chialent, en fait. Je comprends que certains ont besoin de chialer actuellement. Mais ceux qui chialent qu'ils ont pas pu récupérer les trucs de leurs enfants à l'école, ils m'énarvent. Même s'il s'agit d'une paire d'orthèses full chères laissées dans la paire de souliers de la classe. Parce que câline, this is bigger than you.

Pis là, tantôt, je me suis subitement rappelé que les souliers de Bout d'Chou, ils sont à la garderie. Pis le printemps s'en vient. Ya de bonnes chances qu'on se balade en souliers dehors avant la fin du confinement. Bon, la garderie est ouverte pour les parents qui sont des travailleurs essentiels, oui, et je suppose que si je voulais vraiment, je pourrais aller implorer qu'on me remette les souliers de Bout d'Chou à l'entrée. Sauf que, euh, j'ai précisé que les enfants qui fréquentent la garderie actuellement - et qui donc côtoient les souliers de Bout d'Chou - sont ceux des travailleurs essentiels, soit les personnes les plus à risque de contracter la COVID-19? Vous pensez vraiment que je veux ces souliers-là? Euh, non, merci, vraiment, sans façon.

Faque j'ai passé quelques minutes à jongler avec mes possibilités : la vieille paire de souliers d'intérieur de Coco qui font quand même bien à Bout d'Chou - mais est-ce que je voudrais vraiment qu'il les utilise dehors? C'est une bonne marque et Bout d'Chou pourrait à son tour les utiliser à l'intérieur quand il commencera la maternelle. J'ai une autre paire, un point plus grand, achetée en spécial à l'avance pour Bout d'Chou (parce que je suis cheap et je refuse d'acheter des souliers plein prix à mes enfants, faque quand les soldes partent, je stock), quels sont mes plans à long terme pour l'utilisation intérieure/extérieure de celle-là? Pis j'ai un peu compris les gens qui chialent pour ce genre de futilité.

Mais ça s'est arrêté là. Je suis pas allée chialer. Parce que vraiment, c'est pas commode, mais ça va aller. Dans le pire des cas, Bout d'Chou se promènera en sandales.

Pis vraiment, gang, respirez un peu par le nez, pis réalisez donc que ya rien d'évident actuellement, mais que vraiment, vraiment, c'est pas grave.

Tuesday, March 24, 2020

J'allais écrire sur autre chose ce mois-ci, mais j'ai pas eu le temps, alors j'ai écrit sur ma réalité très concrète depuis une semaine : Télétravail et jeunes enfants : 5 astuces pour faciliter le tout

Saturday, March 21, 2020

Citation de petit garçon qui, lui, a compris -

Bout d'Chou : Mais si on invite quelqu'un, un jour...
Coco : On peut pas inviter quelqu'un, le virus est encore là. Ça va pas prendre juste une semaine!

Thursday, March 19, 2020

Bout d'Chou a un nouveau jeu préféré : celui où on inverse les rôles et moi je fais l'enfant qui, à l'heure du dodo, rappelle son parent pour un paquet de niaiseries environ mille fois et lui fait le parent tanné qui veut juste dormir. Contre toute attente, c'est vraiment satisfaisant tant pour lui que pour moi. Pis ça donne des conversations comme ça :

Quartz : Papa! Papa!
Bout d'Chou : Quoi?
Quartz : J'ai fait un cauchemar.
Bout d'Chou : Rêve un autre! (traduction : fais un autre rêve) Là, rappelle-moi plus. Si tu me rappelles comme ça toute la nuit, demain, je pourrai pas jouer avec toi, il va falloir que je dorme.

Tuesday, March 17, 2020

In case you have been living under a rock, Québec has started implementing measures to flatten the COVID-19 curve. Schools and daycare are closed for two weeks (and I am personally refusing the acknowledge the very concrete possibility that they will remain closed until the end of the schoolyear, which is what Alberta is doing, because I will freak out about that only when absolutely necessary) and teleworking is strongly encouraged when possible for all workers. I personally was able to come in to work yesterday, but by the end of the day telework was mandatory.

And it's all good. I mean, I get it. It's a very small sacrifice in the circumstances.

Nevertheless.

Teleworking with young kids, people. Teleworking with young kids when files are coming in at all hours of the day as a matter of emergency - because every measure being implemented is built upon a legislative or regulatory instrument - and availability is necessary basically around the clock.

No big deal. Sure. I don't know what the fuss is all about. Also, entirely unrelated, this morning I screwed up summer camp registration and registered Coco for an extra week. But no, my focus is as sharp as ever no matter if I'm working on my kitchen table or in an actual office.

(While we're touching on that topic, let's hear it for Raiontzukai who is litterally building a work desk for me as we speak.)

I was able to start working earlier than usual, which allowed me to be done early too, and to engage Operation tire-up-the-offspring. I had the boys run on the treadmill and do a couple of dances with the help of Youtube. And then I took then to the playground in the rain.

Only a week and a half - or a couple of months - to go. No big deal. Sure. I don't know what the fuss is all about.

Monday, March 09, 2020

Je viens d'envoyer un courriel contenant la phrase : "Pourriez-vous m'indiquer lesquelles des instructions reçues sont erronées?", soit une façon polie de dire : "Pouvez-vous vous brancher, sacrament?"

Friday, March 06, 2020

Encore une fois à propos de la petite politique qui entoure les cuisinettes de bureau -

Comme je le disais à l'époque, dans un bureau (et sans doute ailleurs, mais je me vais me cantonner à mon contexte, bear with me), tout lieu commun, donc tout lieu qui appartient à tout le monde, est également un lieu qui appartient à personne. Pourquoi? Parce que l'être humain est stupide.

Bon, d'accord, j'exagère. Par souci de rigueur, je devrais concéder que c'est pas l'être humain, le problème, cette fois. C'est plutôt l'individualisme et la loi du moindre effort qui règne chez les Occidentaux dans leur ensemble. (C'est pas plus joli, mais c'est plus exact, pis moi, je travaille à temps plein à trouver le mot juste en toute situation, faque c'est tout ce qui m'importe. En tk, c'est tout ce qui m'importe ce matin. Mais passons.)

J'en ai sans doute déjà parlé, et vous vivez sans doute la même situation si vous travaillez dans un bureau dans un vieil immeuble au gouvernement fédéral : les cuisines sont dotées de prises électriques dans lesquelles on ne peut ploguer qu'un seul micro-onde et jamais, au grand jamais, quoi que ce soit d'autre pendant que ledit micro-onde fonctionne. Autrement, le breaker saute, pis même si votre prise est dotée d'un piton reset qui n'est pas revolé dans le couloir (joke de Pérusse, passez simplement si vous ne catchez pas), ben faut placer un foutu appel de service pour qu'un tech vienne faire le reset. Je vous parle des micro-ondes parce que c'est le cas le plus courant, mais il arrive aussi que le breaker saute juste de même, quand par exemple on branche une bouilloire. C'est vraiment de la haute technologie.

Là où l'individualisme et la loi du moindre effort embarquent, c'est quand il s'agit de demander le reset dudit breaker. À l'étage où je travaillais avant, on a passé des semaines, que dis-je, des MOIS, avec un breaker sauté parce que personne ne faisait de demande. Perso, comme c'était pas moi qui avais fait sauter le breaker, je présumais qu'une demande avait été faite et que le tout était irrémédiablement brisé. Pis quand le breaker d'une deuxième prise a sauté, j'ai fait une demande, pis paf! les deux breakers ont été resettés.

Maintenant, je travaille sur un autre étage. La cuisinette est dotée de deux micro-ondes, chacun branché sur sa propre prise. Tout le monde sait qu'il faut pas les brancher sur la même. Ya même une belle petite affiche qui le dit clairement dans les deux langues officielles calvaire. Mais hier matin, une des deux prises était sautée. J'ai branché le toaster dans l'autre pour faire ma toast en tenant pour acquis, dans un élan d'optimisme mal placé, que la personne qui avait fait sauter la prise ferait une demande. Mais à midi, quand je suis passée dans la cuisine pour chercher mon lunch froid, j'ai été témoin du sautage en direct de la deuxième prise. La collègue qui était en train de faire chauffer son lunch a été ben étonnée. Moi, moins : quelqu'un avait branché les deux micro-ondes dans la même prise. Faut vraiment être cave. Faque là on se retrouvait avec deux prises (sur trois) non fonctionnelles.

Il était 12h45. Vous pensez que la fille a placé un appel de service? Of fucking course not. C'est notre adjointe, qui n'avait rien à voir avec le problème, qui a fini par faire une demande vers 15h30, heure à laquelle tout aurait été réglé si une demande avait été faite dès que le problème est survenu.

Osti que je trouve le monde cave.

Monday, March 02, 2020

So Raiontzukai and I have just arranged a final lump sum payment for our mortgage.

We have no more mortage.
J'ai envie de m'inscrire à un triathlon.

J'ai cette envie depuis un bout, je dois dire. Mais c'était jusqu'à maintenant dans la catégorie vague-rêve-lointain. Style peut-être-ment-dné.

À la fin de ma saison de course, l'année dernière, j'étais gonflée à bloc, ayant battu mon record personnel pour le demi-marathon en m'entraînant une fois par semaine. Et qu'est-ce qu'il vous reste à accomplir dans cette catégorie, quand vous avez couru un demi en moins d'1h50? Rien. Rien si vous n'avez pas le temps de vous entraîner plus d'une fois par semaine en tk. Alors, portée par ma montée d'adrénaline et le sentiment d'être rien de moins qu'une athlète au potentiel olympique, j'ai rêvé. Pis je me sus inscrite à un demi-marathon à la fin mai, celui que j'évite généralement parce que j'haï trop le tapis roulant pour commencer à m'entraîner en février, dans l'unique but de me forcer à être en forme de demi-marathon (je parle ici de niveau et non de forme géométrique, merci) en tout début de saison. De façon à pouvoir ensuite disposer d'un mois pour me préparer à un premier triathlon. Pis à disposer ensuite de trois autres mois pour voir si c'est possible de courir un marathon en s'entraînant une fois par semaine.

Puis l'hiver est arrivé, ma forme a décliné et ma motivation aussi. J'avais mis le triathlon de côté parce que voyons, j'y arriverai jamais. Je nage une fois semaine avec Caro pis je ne vois aucune progression marquée. (Enfin, ça c'est l'impression que j'ai, mais reste qu'on est passées d'une distance parcourue de 400 m à 1700 m, faque j'ai bien dû progresser en quelque part.) Pour l'instant, je me concentre sur mes mirobolantes deux courses par semaine en prévision du demi de mai et j'attends avec impatience le début de la saison de vélo pour booster mon cardio et envisager un temps qui a de l'allure.

Pis là, j'ai recommencé à penser au triathlon. Parce que je recommence à croire que je pourrais être capable. Mais en même temps, me semble que ça a pas d'allure...

Wednesday, February 26, 2020

So today I am wearing a kids size Batman costume at my desk because today is Superhero/Princess day at work.

This is me checking yet another box I didn't know I had on my bucket list.

Monday, February 24, 2020

Je vous dis ça de même, mais 1. cette semaine, j'aurai trois enfants (et, accessoirement, je fais tout fitter ça dans la banquette arrière de mon Accent, s'il-vous-plaît manifestez l'admiration requise) et 2. ce matin, en pleine crise du COVID-19, j'étais assise dans l'autobus à côté d'une fille qui a été évacuée de la Chine.

Je vous laisse mijoter là-dessus, moi, j'ai rendez-vous avec une collègue.

Thursday, February 20, 2020

Quote du jour -

Quartz (à un collègue qui me bloque l'accès au micro-onde tout en me pitchant des craques) : Tasse-toi donc de mon micro-onde au lieu d'être désagréable.
Lui (après s'être exécuté) : Je peux être désagréable ici aussi, tu sais.

Monday, February 17, 2020

Je travaille dans un milieu à prépondérance féminine. Quand j'ai commencé à travailler après avoir terminé mon bac, c'était dans un bureau de femmes, où Raiontzukai a fait son arrivée le même jour que moi. Quand j'ai changé d'emploi, c'était encore dans un bureau de femmes. Un homme, un seul, a été embauché trois ou quatre mois après mon arrivée. Même chose ici à mon arrivée ici : ce n'est qu'au bout d'un an et demi qu'un homme a rejoint l'équipe.

La situation est demeurée telle pendant quelques années. Puis, subitement, nous nous sommes mis à embaucher homme par-dessus homme, si bien que nous sommes maintenant presque à parité.

Pis là, je me rends compte que j'ai besoin de m'adapter pour ne pas tomber dans l'inapproprié. Parce que ça fait 13 ans que je dis tout ce qui me passe par la tête à mes collègues de sexe féminin, pis je peux pas toujours me le permettre avec ceux de sexe masculin. Autrement dit, comme je le disais à Raiontzukai récemment, c'est aujourd'hui que moi, je dois faire le cheminement que lui a dû faire en tout début de carrière, quand il a commencé à travailler entouré presque exclusivement de femmes.

C'est pas si difficile, quand même. Pis mes collègues sont cools, et ils sont habitués à ce que je dise un peu n'importe quoi (comme vous, tiens!), alors je ne crois pas avoir heurté des sensibilités ou causé des malaises - encore. Mais reste que parfois j'en échappe.

Par exemple, l'autre semaine, je devais comparer un dossier avec un collègue adepte du gym. (Je vous le dis, c'est pertinent.) Les salles de conférence étaient bookées, et toute l'équipe avait du mal à trouver un endroit pour comparer. J'avais mes vues sur le bureau d'une collègue absente, mais j'avais peur de ne pas être la seule. J'ai donc dit à mon collègue : "Je pensais au bureau de M. Je me disais que tu as des gros bras, alors tu vas pouvoir tapocher toute personne qui pourrait essayer de nous le voler."

Mon collègue a hoché la tête avec empressement et s'est déclaré prêt à tout faire ce qui était en son pouvoir pour nous garantir l'utilisation exclusive du bureau. Mais je suis quand même pas mal certaine que mon commentaire se classe dans la catégorie "commentaire sur l'apparence physique" pis que si la situation était inversée, ça passerait pas...

Friday, February 14, 2020

Quote du jour :

Alex : Là mes enfants entrent dans l'âge que j'aime pas.
Quartz : C'est-à-dire?
Alex : 2 à 17 ans.

Thursday, February 13, 2020

Quartz : Aw, vous êtes cutes à aller à la toilette ensemble.
E : Je suis tannée de me faire dire que je suis cute! Je suis une femme sexy et désirable!
This morning, at his request, we sent Bout d'Chou to daycare in a princess dress, and somehow I am extremely proud.

Wednesday, February 12, 2020

J'étais en train de faire ma vaisselle dans la cuisinette quand un collègue est venu me rejoindre :
Lui : Ah, tu es là. Je te cherchais.
Moi : Seigneur, tu es venu me chercher loin. Une chance que j'étais pas à la salle de bain.

Tuesday, February 11, 2020

Ç'aura pris huit ans, Mesdames et Messieurs, mais c'est cette semaine que j'ai perdu le titre de "bébé du service", au bureau. On a accueilli au début de la semaine un nouvel employé doté d'une baby face avec laquelle je ne peux clairement pas compétitionner (ni de par ma face, ni de par ma date de naissance).

Ben coup donc.