Friday, August 13, 2021

Tuesday, August 10, 2021

 Citation de Bout d'Chou, qui regarde la cérémonie de clotûre des Olympiques :

Moi je vais aller aux Olympiques pour participer au 10 mètres de couration.

(Je crois qu'il s'agit du 10K de course, mais je n'ai pas voulu poser de question.)

Saturday, August 07, 2021

Friday, July 23, 2021

 Quote du jour :

Bout d'Chou (émerveillé devant la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques) : J'ai l'impression d'être dans un rêve, parce que c'est tellement beau.

Thursday, June 24, 2021

 J'aurais dû m'en douter, probablement : ça faisait déjà deux jours que Bout d'Chou chignait chaque soir qu'il ne voulait pas quitter son enseignante de maternelle.

Sure enough, ce matin, à 5h40, il pleurait dans son lit parce que "Je veux revoir Madame Marie."

Bonne vacances tout le monde!

Tuesday, June 22, 2021

 Chère masculinité toxique,

En fin de semaine dernière, nous sommes allés camper, pis j'ai pensé à toi.

J'ai pensé à toi à 2 heures du matin quand je suis sortie de la tente pour aller au bloc sanitaire. Il faisait noir comme dans un four et même s'il y avait des dizaines de tentes et de roulottes partout autour de moi, je me suis fait la réflexion que je ne tripais pas tant, à me promener toute seule comme ça, dans le milieu de la nuit.

Quand je suis sortie du bloc sanitaire pour revenir à la tente, j'ai cru entendre des voix. J'ai regardé dans l'obscurité en dirigeant ma lampe frontale vers le son, mais il n'y avait rien. J'ai été soulagée. Je me suis dit que je n'aimerais pas croiser des gens. Surtout des hommes disons. Et c'est là que je les ai vus : deux hommes, plus grands que moi évidemment, qui marchaient en sens contraire au mien, sans lampe. J'ai détourné le regard pour les ignorer. Mais ils m'ont accostée : "Excuse-moi?"

À cause de toi, masculinité toxique, j'ai répondu "Oui?" sans m'arrêter de marcher en sens contraire. Pour mettre de la distance entre nous. Juste au cas. 

Ils avaient l'air tout à fait inoffensifs. Leur lampe n'avait plus de pile et ils cherchaient leur section du camping dans le noir. Ils n'étaient pas dans la bonne section et j'ignorais où ils devaient aller. Ils ont rebroussé chemin pour aller dans la même direction que moi puisqu'ils se dirigeaient dans un cul de sac. Moi j'arrivais à l'embranchement où je devais tourner pour retourner à ma tente; eux devaient continuer tout droit pour chercher leur section. Moi j'avais une lampe. Eux avaient besoin d'aide. Ça m'aurait pris cinq minutes, les suivre jusqu'à une pancarte pour qu'ils sachent où se diriger. Ça m'aurait demandé vraiment très peu d'effort, pis ç'aurait été super serviable.

Mais je ne l'ai pas fait. À cause de toi, masculinité toxique. Parce que dans le noir, en pleine nuit, même devant deux gars qui ont l'air inoffensifs, j'ai peur. Je ne fais pas confiance. À cause de toi, masculinité toxique, ya deux des tiens qui ont continué à errer dans le noir quasi-total. À cause de toi, ils n'ont pu compter que sur eux-mêmes, parce que moi, c'est des hommes dans leur ensemble dont je dois me méfier, au cas où.

J'espère que tu es fière de toi, masculinité toxique.

Friday, June 11, 2021

 Il y a trois semaines, c'était la fête de Bout d'Chou. Comme je le disais, je me suis lancé dans la grosse décoration de fondant. La veille de sa fête, soit le jour où j'avais le plus besoin de minutie, je suis allée jouer au volleyball avec les gars dans la cour. Pis en voulant faire une touche, j'ai raté mon coup et j'ai reçu le ballon sur mon annulaire droit. La douleur a été foudroyante. J'étais en maudit : je venais encore de me fouler un doigt.

Chez moi, la foulure des doigts, c'est chronique. Ça m'est arrivé cinq fois déjà : au primaire avec le ballon du jeu dont j'oublie le nom - mais vous savez, le grand ballon attaché à une corde qu'il faut enrouler autour d'un poteau? -, au secondaire avec le ballon de basketball, au cégep avec un ballon de volleybal, au bureau avec une chaise à roulettes (don't even ask), à vélo il y a cinq ans.

La première fois, quand j'étais au primaire, ma mère m'a amené chez le médecin, il m'a prescrit une radiographie qui a révélé que rien n'était cassé, pis j'ai guéri toute seule comme une grande sans aide orthopédique. Faque j'ai jamais consulté pour mes foulures subséquentes.

Mais là, après deux semaines, mon doigt ne faisait plus vraiment mal, mais il restait bossu. Alors je suis allée voir ma médecin. Qui m'a prescrit une radio. Que j'ai fait faire ce matin. Pis là ma médecin m'a appelée.

Pis euh, mon doigt est cassé. Depuis trois semaines. Pis je m'en doutais même pas. Et là je suis dans une attelle pour au moins huit semaines et en attente de divers suivis professionnels.

Mais bon, je fais pas trop pitié, parce que par comparaison j'ai Bout d'Chou qui s'est cassé le poignet, aventure qui a révélé un kyste bénin qui fragilisait son radius, ce qui signifie qu'après qu'il se sera tapé au moins quatre semaines de plâtre, il devra subir une greffe d'os pour enlever le kyste et se taper un autre six semaines de plâtre.

Mais quand on se promène ensemble, on a vraiment l'air d'avoir eu genre un accident d'auto ensemble. Ou de s'être battus l'un contre l'autre, au choix.

Wednesday, June 09, 2021

 Parce qu'elles nous passent sous le nez en traîtresses : Vous souvenez-vous des dernières fois?

Monday, May 24, 2021

 Pour sa fête, Bout d'Chou a reçu un livre de l'Agent Jean, dans lequel WXT écoute la chanson Physical d'Olivia Newton-John. J'ai donc ouvert Youtube pour lui faire écouter. C'est comme ça que j'ai découvert un clip franchement malaisant. Presque autant que le clip de Hello de Lionel Richie. Mais juste presque. Parce que ya clairement rien qui clanche Hello.

Monday, May 17, 2021

Dans le même ordre d'idée, je devrais peindre en doré certaines décorations en fondant pour le gâteau de fête de Bout d'Chou. Pour ce faire, on achète de la poudre dorée comestible et on mélange avec de l'alcool clair, pour créer une sorte de peinture.

Comme l'alcool clair est dans le fin fond d'une armoire très haute chez nous, j'ai demandé à Raiontzukai, devant les enfants : "Pourras-tu me descendre une bouteille de vodka ou de rhum pour mercredi soir? Je vais en avoir besoin pour ma peinture dorée."

À côté de Raiontzukai, Coco a fait les yeux ronds en s'exclamant : "Du rhum?"

Je trouvais qu'il avait l'air un peu trop étonné pour un enfant qui n'a jamais entendu parler de rhum, mais j'ai poursuivi ma discussion avec Raiontzukai. En background, Coco continuait de répéter sur un ton de j'en-reviens-pas "Du rhum? Du rhum?"

J'ai fini par répondre : "Oui, Coco, du rhum."

Lui : "Comme le Capitaine Haddock?"

Et voilà la référence. Il me semblait pourtant qu'il ne buvait que du whisky, celui-là. Mais bon. Clairement, j'ai tort. J'ai confirmé que oui, c'était bien du même type de rhum dont je parlais. Bout d'Chou a éclaté de rire, l'air de ne pas y croire : "On va manger ça?"

Bon, je leur ai expliqué que l'alcool s'évapore et qu'il n'en restera pas dans le gâteau, mais ils ont choisi d'ignorer ostensiblement mon affirmation pour continuer d'avoir beaucoup trop de fun avec ce délicieux quipropos.

When I decided to make my kids' birthday cakes myself, "birthday week" became a thing. Especially when the cakes started getting more and more elaborated and requiring fondant work. It means that a full week before the actual birthday date, I need to start preparing any topper and decorations so that they have time to dry. Then I need to bake the cakes. Then I need to prepare the buttercream or ganache. Then I need to make the fondant I need in all the necessary colours (and of the course the kids generally go for red and black, ie THE MOST DIFFICULT COLOURS TO ACHIEVE - although, if a Google search brought you here for that reason, dark cocoa will melt away all your black-colour nightmares, you're welcome). Then I need to cover the cake in fondant. Then I need to decorate as needed. So, as I was saying, "birthday weeks" have become a thing: they're the week I spend gradually assembling a cake.

And with Bout d'Chou's birthday coming up this week, it is 9:12 and before I even had breakfast this morning I had eaten lost bits of chocolate cake and licked the spoon used to make vanilla cake. (Yes. Because the kids also generally pick more than one flavour of cake. Why not, right? Last year, Coco actually chose FOUR. I don't even think professional bakers do four flavours, even for freaking wedding cakes.)

Friday, May 14, 2021

Avant d'avoir des enfants, je lisais. Quand j'ai eu des enfants, ben.... j'ai eu des enfants. J'ai manqué de temps. D'énergie. De sommeil. De concentration. Les Runner's World que je reçois chaque mois se sont mis à s'accumuler sur la table du salon sans que j'ai le temps de les lire. À un moment donné, je les ai montés dans la chambre pour les ranger dans ma table de chevet parce que ça devenait gênant (et aussi parce que je voulais pas que Coco bave dessus). Le temps a continué de filer. J'ai eu un deuxième bébé.

Pis à un moment donné, j'ai trouvé un petit bout de temps pour moi entre 22h30 et 22h45, quand je suis prête à dormir et que Raiontzukai prend sa douche. J'ai commencé à rattraper mon backlog de Runner's World. J'ai lu des trucs vraiment après le fait, genre un article sur la préparation des athlètes qui allaient tenter pour la première fois de courir un marathon en moins de deux heures alors que, fort probablement, l'essai en question avait déjà eu lieu et s'était déjà soldé par un échec.

J'ai fini par retrouver assez d'énergie pour me trouver un autre petit bout de temps pour lire des livres, soit entre 7h20 et 7h50 et entre 16h20 et 16h50, du lundi au vendredi : dans l'autobus, les jours où je travaillais.

Ça allait bien mon affaire. J'avais réussi à rattraper mes trois ans de Runner's World en retard, c'est dire.

Puis la pandémie est arrivée, forçant le télétravail. J'ai arrêté de lire. C'était temporaire anyway. J'allais recommencer à prendre l'autobus incessamment, non?

Ben pas tant, non. Au bout d'un an, je me suis tannée. Surtout qu'après avoir eu une énorme de pile de revues à ma disposition pendant aussi longtemps, je trouvais le temps long en maudit entre chaque édition de mon Runner's. Faque j'ai décidé de recharger mon Kobo et de commencer à lire des livres à 22h30.

Merci, merci.

Je rajouterai que je viens de lire "Les tranchées" de Fanny Britt (qui était sur ma liste depuis, oh, juste trois-quatre ans sans doute) pis si vous êtes mère, vous avez besoin de lire ça. Vous le savez pas, mais faites-moi confiance. Je l'ai repris du début dès que je l'ai eu terminé.

Wednesday, May 12, 2021

Tuesday, May 11, 2021

 Dans les derniers mois, j'ai découvert le groupe Buy Nothing de mon quartier. En fait, je le connaissais déjà, disons plutôt que je suis tombée dedans. Parce qu'un jour j'ai été victime d'une attaque de motivation à vider ma maison de toute la crap que j'utilise pas et qui prend de la place, mais qui ne se vend pas super bien. Genre des casse-tête pour enfant un peu maganés, mais encore très utilisables. Des petits jouets cheaps que je ne ferais payer à personne, mais qui rendraient encore des enfants heureux. Pour ça, le Buy Nothing, c'est génial.

Dans le groupe, il est aussi permis de faire des demandes. Je cherche tel truc, en avez-vous un qui traîne? Ce qui m'étonne chaque fois, par contre, ce sont les trucs chers que les gens demandent. Genre des vélos, des électroménagers, des meubles. C'est sûr qu'il n'y a pas de mal à s'essayer là avant d'acheter. Mais je trouve quand même ça étrange.

Parallèlement (je vous jure qu'il y a un lien), en fin de semaine, nous nous sommes commandé du homard chez Metro. Moi j'y connais rien et Raiontzukai a vu grand (il a tendance à faire ça). En plus Bout d'Chou a décrété qu'il ne voulait pas en manger et, un repas plus tard, Coco (qui avait pourtant passé un après-midi à répéter à Bout d'Chou que c'était donc ben excellent le homard et qu'il était donc weird de ne pas aimer ça), a fait de même. Faque on a beaucoup de homard dans le frigo, et, à deux, il y a une limite à la quantité qu'on peut en manger quotidiennement. Si bien que hier soir, quand on a sorti le pain fraîchement cuit de la machine à pain, il n'y avait pas de place pour le ranger dans le frigo. (Je sais, je sais, on n'est pas supposé mettre du pain au frigo, laissez-moi donc raconter mon histoire.)

On a donc eu un fun noir à se plaindre "qu'on a trop de homard dans le frigo" et à s'imaginer afficher dans le Buy Nothing une annonce qui dirait : "Bonjour, est-ce que quelqu'un ici aurait un frigo en état de marche à donner? Notre frigo est plein parce qu'on a trop de homard."

Monday, May 10, 2021

Ça y est, depuis hier, 17h50, Raiontzukai sommes demi-vaccinés contre la COVID. C'est pas rien.

On prévoyait au départ prendre rendez-vous à des moments différents pour que celui qui n'avait pas rendez-vous reste à la maison avec les enfants. Comme les plages horaires s'envolaient, nous avons fini par prendre rendez-vous en même temps. J'aimais bien l'idée d'amener les enfants de toute façon. Je me disais que ce serait cool de leur montrer toute l'organisation de la chose, puis de leur permettre de voir leurs parents se faire vacciner. Dans la file, Bout d'Chou a dû nous demander cinq fois si nous avions peur que ça fasse mal. Ce qui n'est pas si mal, remarquez, parce que jeudi après-midi, quand on a pris notre rendez-vous, il m'a carrément dit : "Maman, je t'avertis : la piqûre dans le bras, elle fait VRAIMENT MAL." Bout d'Chou, c'est vraiment la personne vers qui se tourner pour avoir des encouragements. 

Friday, May 07, 2021

Une affaire gossante, dans la vie, c'est que quand les gens vous parlent et que vous ne comprenez pas du premier coup, ils ont souvent la fâcheuse habitude de répéter une seule partie de la phrase que vous avez manquée. Ou c'est peut-être juste Raiontzukai.

POURQUOI, SEIGNEUR DU BON DIEU?

À titre d'exemple, la conversation qui vient de se dérouler dans ma cuisine -

Raiontzukai (en chuchotant parce que Coco est assis à la table pour son cours de l'après-midi avec son enseignante) : (bout de phrase intelligible) café.

Quartz: Quoi?

Raiontzukai : Ton café.

Quartz : Oui, quoi?

Raiontzukai : Ton café!

Quartz : Oui, mais quoi?

Raiontuzkai : Ton café!

Quartz : Mais QUOI, mon café???

Raiontzukai : Oh! Il va être prêt, tu vas pouvoir le prendre.

Essayez de jaser rénovation avec un gars de même après, pour le fun.

Wednesday, May 05, 2021

Bribe de conversation enfantine captée de l'étage du dessous -

Coco : Sais-tu ce qui est essentiel dans la vie?

Bout d'Chou : Non.

Coco : D'avoir des amis.

Je sais pas encore si mes enfants vivent dans une chanson ou un film quétaine.

Wednesday, April 21, 2021

 L'école à distance pour un enfant de cinq ans, ben, c'est de la marde. Si jamais vous en doutiez.

Les choses se sont grandement améliorées depuis la première semaine (pendant laquelle la prof de Bout d'Chou ne maîtrisait pas du tout Teams et ne faisait que passer un peu le temps avant le retour en classe, ce qui donnait des "cours" cacophoniques qui auraient donné mal à la tête à n'importe qui), mais reste que capter l'attention d'enfants de la maternelle à distance, pendant plus de 5 minutes, c'est pas évident. Pensée pour tous les profs qui doivent haïr leur job en ce moment.

Bout d'Chou fait quand même bien ça, dans l'ensemble. Il faut pas lui en demander trop. Pour les cours avec sa prof, ça va relativement bien. Pour les cours d'édu, il a besoin d'un peu de surplus de motivation. Quant aux cours de musique, il voudrait bien les passer roulé en boule en lyrant comme un petit chien. Alors pour le pousser à participer, moi je participe. Je me suis d'ailleurs fait prendre par le prof d'édu ce matin quand j'ai par mégarde fait mes jumping jacks dans l'angle de la caméra. Pour le cours de musique, Bout d'Chou ferme son micro et sa caméra alors mon anonymat est sauf, mais je chante, je fais des mouvements et tout.

Ça, c'est le matin, parce que l'après-midi, c'est Raiontzukai qui gère l'apprentissage à distance pendant que je travaille. Alors il est 15h48, je révise un projet de règlement fédéral pis ce qui me joue dans la tête, c'est "Vive, vive les voyelles, a-e-i-u-o! Oui, oui, grâce à elles, on peut faire chanter les mots!"

Sunday, April 18, 2021

Vous dire à quel point je suis tannée de ne pas jamais pouvoir être prise en charge au travail. Je suis tellement à boutte.

Cette fois, le problème, c'est que j'ai une prise en charge qui en est à ses premiers balbutiements de prise en charge. Pis elle essaie, elle est pleine de bonne volonté, mais elle a aucune idée. Et bon, je concède que prendre en charge en temps de pandémie, ça doit pas être évident. Je voudrais pas le faire. Je le ferais pas nécessairement mieux. Mais avez-vous vu que je n'essaie pas de le faire, non plus?

Faque en janvier j'ai posé des questions. J'ai obtenu des réponses à toutes sauf une, soit celle qui me permet d'appliquer les réponses à toutes les autres. Ma Prise en charge devait me revenir. On est trois mois plus tard, pis c'est le silence radio. Pas le moindre petit osti de suivi de politesse. Fuck all. Sweet e-rien. En conséquence de ça, j'ai droit à des trucs, mais je ne peux pas m'en prévaloir. Je me trouve à être pénalisée, pis ma Prise en charge s'en contrecâlisse, clairement, parce que je l'ai pas vue depuis janvier. Vous dire comment ça me met en crisse. Mais en crisse, là. Pourquoi c'est si difficile de se faire respecter dans la vie, saint-osti?

Faque je suis en plein rush au bureau, j'entame ma troisième semaine de préposée à l'apprentissage virtuel des enfants, mais je vais quand même devoir prendre le temps de chialer à qui de droit. Pis je suis tellement serviable que je vais même proposer une solution à ma Prise en charge - autrement dire, faire sa foutue job à sa place. Pis si elle accepte pas, ça se peut que ça vire mal en tabarnak.

Thursday, April 01, 2021

Aujourd'hui, 1er avril. Hier soir, avant de me coucher, j'ai échangé les pantalons des gars, pour que Coco se ramasse avec des pantalons trop petits, et Bout d'Chou avec des pantalons trop grands. Quand ils se sont levés ce matin, avant nous, nous les avons écouté jaser de notre chambre.

Ils ont commencé par discuter tranquillement dans la salle de bain. 

- Bout d'Chou, aujourd'hui, c'est le jour du poisson d'avril!

- Oui! Est-ce que j'ai un poisson dans le dos?

- Non.

- Ouf. Aujourd'hui, je vais porter de belles couleurs parce que c'est Pâques.

- Oui, mais ya pas vraiment de couleurs de Pâques, Bout d'Chou. Hé, Bout d'Chou, tu sais comment Papa disait hier que des vrais diamants c'est très cher?

- Oui.

- Ben on pourrait s'en fabriquer nous-mêmes, comme ça on aurait des vrais diamants, mais gratuitement!

Moi et Raiontzukai trouvions déjà la conversation hilarante. Mais c'est à ce moment-là que les gars ont décidé d'aller s'habiller. Coco a essayé une première paire de pantalons, trop petits. Il les a enlevés pour regarder l'étiquette, puis a appelé Bout d'Chou : "Bout d'Chou! Ce sont des 5. Ils sont à toi!" Il a sorti une deuxième, puis une troisième paire de pantalons, qu'il a rapportées à Bout d'Chou une à une, avant d'affirmer : "Bon, ben moi j'aurai pas le choix de porter mes pantalons gris, parce que c'est tout ce qui me reste.... Oh, Bout d'Chou! Ils sont à toi ceux-là aussi. Tu devrais regarder dans ton tiroir si tu as pas mes pantalons!"

Les garçons ont donc finalement démêlé leurs pantalons, avant de venir nous annoncer que "je sais pas qui a rangé nos pantalons, mais j'avais TOUS les pantalons de Bout d'Chou". Même quand j'ai lancé un "Poisson d'avril!", ils n'ont pas compris que ce n'était pas une simple erreur. 

Après qu'on leur a eu expliqué par contre, Coco a fusé au rez-de-chaussée pour préparer des poissons qu'il a collés un peu partout dans la maison, par vengeance.