Last night, my 14-year-old washer broke. (Well, it still works, but it makes a scary noise, emits a suspicious smell and actually overheated last night, so I think it still qualifies as broken.)
I am extremely thankful that didn't happen before the kids were potty-trained and we had a diaper load to wash every two to three days.
Tuesday, June 12, 2018
Monday, June 11, 2018
Parce que c'est vrai, qu'on ne change jamais vraiment -
Vous le savez, je suis jurilinguiste, ce qui signifie que je m'intéresse à des trucs qui vous semblent nécessairement très futiles. Comme le nombre d'occurrences de certains mots sur mon blog. J'ai utilisé le mot "coche" ce matin dans un billet, alors j'ai voulu savoir à quelle fréquence j'utilisais ce mot, ici. (Hé oui, futile, je vous dis.) Je suis donc évidemment tombée sur un tas de billets où je raconte une fois où j'ai sauté une coche à quelqu'un.
Or, je ne suis pas quelqu'un qui saute sa coche. En tk, pas dans la face des gens. Parce que tsé, ça se fait pas. Je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse se croire permis d'engueuler les gens. Alors je ne le fais pas. Mais si vous fouillez dans mes archives, vous allez constater, comme moi, que quand j'étais au cégep et à l'université, je sautais régulièrement ma coche dans les restos où je travaillais, principalement même à mes boss. On s'entend tu que ça a pas d'allure? Bon, pour ce qui est du resto où je travaillais à l'université, mon comportement de diva résultait d'une décision consciente de l'adopter découlant du fait que mon boss me traitait comme si j'avais rien d'autre à faire de ma vie que de travailler pour lui. Autrement, je me serais pas permis la moitié des trucs que j'ai faits ou dits. Mais pareil. Avec le recul, c'est assez incroyable que mes patrons ne m'aient jamais dit de me calmer un peu le pompom, surtout devant les clients.
Aujourd'hui, je ne saute plus de coche à la job. J'ai pris de l'âge, de l'expérience et de la maturité. Sauf que je n'ai pas changé, gang. Parce que quand la direction me fait suer, ben j'agis. Je proteste, je donne mon opinion, je sonne les cloches à mes supérieurs - j'échappe encore parfois des réparties pas très diplomates, mais bon, j'ai jamais dit que j'étais devenue parfaite - et je fous le camp si vraiment je n'en peux plus.
Je n'ai pas changé. Je suis pas encore certaine si c'est une bonne chose ou pas.
Vous le savez, je suis jurilinguiste, ce qui signifie que je m'intéresse à des trucs qui vous semblent nécessairement très futiles. Comme le nombre d'occurrences de certains mots sur mon blog. J'ai utilisé le mot "coche" ce matin dans un billet, alors j'ai voulu savoir à quelle fréquence j'utilisais ce mot, ici. (Hé oui, futile, je vous dis.) Je suis donc évidemment tombée sur un tas de billets où je raconte une fois où j'ai sauté une coche à quelqu'un.
Or, je ne suis pas quelqu'un qui saute sa coche. En tk, pas dans la face des gens. Parce que tsé, ça se fait pas. Je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse se croire permis d'engueuler les gens. Alors je ne le fais pas. Mais si vous fouillez dans mes archives, vous allez constater, comme moi, que quand j'étais au cégep et à l'université, je sautais régulièrement ma coche dans les restos où je travaillais, principalement même à mes boss. On s'entend tu que ça a pas d'allure? Bon, pour ce qui est du resto où je travaillais à l'université, mon comportement de diva résultait d'une décision consciente de l'adopter découlant du fait que mon boss me traitait comme si j'avais rien d'autre à faire de ma vie que de travailler pour lui. Autrement, je me serais pas permis la moitié des trucs que j'ai faits ou dits. Mais pareil. Avec le recul, c'est assez incroyable que mes patrons ne m'aient jamais dit de me calmer un peu le pompom, surtout devant les clients.
Aujourd'hui, je ne saute plus de coche à la job. J'ai pris de l'âge, de l'expérience et de la maturité. Sauf que je n'ai pas changé, gang. Parce que quand la direction me fait suer, ben j'agis. Je proteste, je donne mon opinion, je sonne les cloches à mes supérieurs - j'échappe encore parfois des réparties pas très diplomates, mais bon, j'ai jamais dit que j'étais devenue parfaite - et je fous le camp si vraiment je n'en peux plus.
Je n'ai pas changé. Je suis pas encore certaine si c'est une bonne chose ou pas.
In:
Ramblings
Dans la catégorie, ne-posez-pas-de-questions, la rumeur veut que le nom de camp que peut s'attendre à se faire attribuer une monitrice qui ne se rase pas les aisselles soit Aperge hirsute.
In:
Day-to-day
L'année dernière, je me suis achetée une nouvelle montre GPS, ma chère Paula, pour remplacer la Nike merdique que j'avais depuis déjà de trop nombreuses années.
(En fait, c'est pas vrai, la Nike était pas merdique. Elle était bas de gamme, mais me suffisait amplement tant et aussi longtemps que Nike avait de l'intérêt pour le créneau de la course et de la géolocalisation. Mais Nike a perdu cet intérêt, le site est devenu ridiculement poche, la montre a vieilli, la pile est devenue instable, et je me suis tannée. Bref.)
Par une étonnante coïncidence, Mom a commencé à courir à peine quelques semaines après que je me sois procuré Paula. Je lui ai donc fait don de ma vieille Nike afin qu'elle puisse avoir une idée de la distance qu'elle parcourait. La batterie était plus ou moins fiable puisque en fin de vie, mais Mom l'utilisait depuis près d'un an maintenant sans problème. Hein qu'on rentabilise ça, nous, les achats? Mais bref - vous avez remarqué que j'ai utilisé l'imparfait : elle l'utilisait. Parce qu'à la fin du mois de mai, Nike a abandonné tout support à l'égard de sa montre GPS et a scrappé le site Web. Ce serait incommodant, mais endurable, sauf que depuis, le GPS de la montre ne fonctionne plus. Je trouve ça bizarre, mais le timing est trop sur la coche pour que ce soit un adon...
Pis ma Paula, je l'aime. Vraiment. Je ne lui trouve que deux défauts : quand je le sors de son environnement habituel ou quand ça fait quelques jours que je ne l'ai pas utilisé, le GPS prend vraiment trop de temps à trouver les satellites, et elle ne m'indique pas ma distance estimée quand je fais du tapis roulant. Mais tsé, je l'ai payée moins de 150$, le rapport qualité-prix demeure excellent.
Reste que, récemment, je me disais que, compte tenu de l'utilisation que j'en fais (puisque je m'en sers également quand je fais du vélo), il ne serait pas déraisonnable que je paie plus cher ma prochaine montre.
Vous me voyez venir, là?
J'ai une SOLIDE envie de donner Paula à ma mère et de m'acheter un modèle plus haut de gamme qui me donnerait ma distance sur le tapis roulant et serait doté d'un GPS amélioré...
(En fait, c'est pas vrai, la Nike était pas merdique. Elle était bas de gamme, mais me suffisait amplement tant et aussi longtemps que Nike avait de l'intérêt pour le créneau de la course et de la géolocalisation. Mais Nike a perdu cet intérêt, le site est devenu ridiculement poche, la montre a vieilli, la pile est devenue instable, et je me suis tannée. Bref.)
Par une étonnante coïncidence, Mom a commencé à courir à peine quelques semaines après que je me sois procuré Paula. Je lui ai donc fait don de ma vieille Nike afin qu'elle puisse avoir une idée de la distance qu'elle parcourait. La batterie était plus ou moins fiable puisque en fin de vie, mais Mom l'utilisait depuis près d'un an maintenant sans problème. Hein qu'on rentabilise ça, nous, les achats? Mais bref - vous avez remarqué que j'ai utilisé l'imparfait : elle l'utilisait. Parce qu'à la fin du mois de mai, Nike a abandonné tout support à l'égard de sa montre GPS et a scrappé le site Web. Ce serait incommodant, mais endurable, sauf que depuis, le GPS de la montre ne fonctionne plus. Je trouve ça bizarre, mais le timing est trop sur la coche pour que ce soit un adon...
Pis ma Paula, je l'aime. Vraiment. Je ne lui trouve que deux défauts : quand je le sors de son environnement habituel ou quand ça fait quelques jours que je ne l'ai pas utilisé, le GPS prend vraiment trop de temps à trouver les satellites, et elle ne m'indique pas ma distance estimée quand je fais du tapis roulant. Mais tsé, je l'ai payée moins de 150$, le rapport qualité-prix demeure excellent.
Reste que, récemment, je me disais que, compte tenu de l'utilisation que j'en fais (puisque je m'en sers également quand je fais du vélo), il ne serait pas déraisonnable que je paie plus cher ma prochaine montre.
Vous me voyez venir, là?
J'ai une SOLIDE envie de donner Paula à ma mère et de m'acheter un modèle plus haut de gamme qui me donnerait ma distance sur le tapis roulant et serait doté d'un GPS amélioré...
In:
Technology
Friday, June 08, 2018
Catégorie, la-certitude-d'avoir-fait-quelque-chose-de-bien -
Hier, Bout d'Chou avait son rendez-vous de suivi de 3 ans chez le médecin. J'avais un peu de temps le matin alors je l'ai amené déjeuner chez McDo, histoire de faire une petite activité spéciale. Je suis allée commander à la borne tandis que Bout d'Chou s'installait à une table pas très loin. Une employée, le trouvant mignon, est allée le voir :
Employée : Vois-tu les ballons là-bas? Si tu veux, tu peux en avoir un. Est-ce que ça te tente?
Bout d'Chou : Oui!
Employée : D'accord. Viens avec moi, on va aller t'en chercher un.
Bout d'Chou (en débarquant de sa chaise) : Mais il va falloir que j'y aille avec Maman.
Hier, Bout d'Chou avait son rendez-vous de suivi de 3 ans chez le médecin. J'avais un peu de temps le matin alors je l'ai amené déjeuner chez McDo, histoire de faire une petite activité spéciale. Je suis allée commander à la borne tandis que Bout d'Chou s'installait à une table pas très loin. Une employée, le trouvant mignon, est allée le voir :
Employée : Vois-tu les ballons là-bas? Si tu veux, tu peux en avoir un. Est-ce que ça te tente?
Bout d'Chou : Oui!
Employée : D'accord. Viens avec moi, on va aller t'en chercher un.
Bout d'Chou (en débarquant de sa chaise) : Mais il va falloir que j'y aille avec Maman.
In:
Day-to-day,
Motherhood,
Quotations
Pour continuer dans le chialage, je suis, ces jours-ci, pour changer, fâchée contre la foutue Vieille Génération. Cette maudite Vieille Génération-là est problématique à mes yeux depuis mon arrivée sur le marché du travail, c'est simple.
En fait, dans le cas présent, je suis principalement déçue, car la personne en question, je l'aime bien, je l'ai même admirée à certains égards pendant un temps. Pis je la respecte beaucoup. C'est sans doute pour ça que je lui ai donné le bénéfice du doute pendant longtemps, mais j'ai appris cette semaine un élément nouveau qui a été la goutte faisant déborder le vase. Pis ça y est, cette personne-là est juste une autre représentante de la Vieille Génération, pis je suis fâchée.
Qu'est-ce qu'elle fait de si mal, cette génération-là, demandez-vous? Comme je le disais ici, hé bien, elle pense que ce qui compte, sur le plan professionnel, c'est la loyauté, l'ancienneté, les sacrifices. Parce que ces trucs-là font, à ses yeux, que l'employeur lui est ensuite redevable. Au quotidien, ça se formule par exemple ainsi : "Depuis le temps que je suis ici...", "Avec l'expérience que j'ai...". Vous voyez le genre. Pis je suis pour la reconnaissance. De la reconnaissance, il en faut. J'ai quitté mon premier poste de traductrice parce que j'étais à boutte de ne jamais en avoir. Mais il y a une différence entre reconnaissance et élitisme.
Oui, de l'élitisme. Ou, à tout le moins, de l'égocentrisme. J'y vais fort, je sais. Mais je suis désolée, mais c'est pas parce que vous avez de l'expérience que vous ne faites plus partie d'une équipe. Je suis tannée de pâtir parce que vous êtes donc extraordinaire et que que ça vous exempte de tenir compte de l'existence des autres.
Le plus ironique, là-dedans, c'est que cette personne-là m'a déjà dit que je devrais faire un effort pour participer aux activités sociales du bureau. Aujourd'hui, bon, quand Lali ne me traîne pas par l'oreille aux activités sociales, je les ignore toujours, mais calvaire, je jase avec vraiment plus de monde sur l'étage que mon niveau d'intérêt dans les relations humaines ne pourrait le laisser présager, même à moi. (Sérieusement. De l'extérieur, j'ai vraiment l'air sociable et même moi ça me paraît bizarre. Faque.)
Bref, non, ce n'est pas parce que vous êtes talentueux ou chevronné qu'on vous "doit" quoi que ce soit. Votre job, c'est de faire votre job, et de la faire bien. Comme tous les autres employés. Faque c'est pas parce que vous le faites que vous devenez soudain une équipe autogérée qui se fout des autres, bon.
C'est tout, merci.
En fait, dans le cas présent, je suis principalement déçue, car la personne en question, je l'aime bien, je l'ai même admirée à certains égards pendant un temps. Pis je la respecte beaucoup. C'est sans doute pour ça que je lui ai donné le bénéfice du doute pendant longtemps, mais j'ai appris cette semaine un élément nouveau qui a été la goutte faisant déborder le vase. Pis ça y est, cette personne-là est juste une autre représentante de la Vieille Génération, pis je suis fâchée.
Qu'est-ce qu'elle fait de si mal, cette génération-là, demandez-vous? Comme je le disais ici, hé bien, elle pense que ce qui compte, sur le plan professionnel, c'est la loyauté, l'ancienneté, les sacrifices. Parce que ces trucs-là font, à ses yeux, que l'employeur lui est ensuite redevable. Au quotidien, ça se formule par exemple ainsi : "Depuis le temps que je suis ici...", "Avec l'expérience que j'ai...". Vous voyez le genre. Pis je suis pour la reconnaissance. De la reconnaissance, il en faut. J'ai quitté mon premier poste de traductrice parce que j'étais à boutte de ne jamais en avoir. Mais il y a une différence entre reconnaissance et élitisme.
Oui, de l'élitisme. Ou, à tout le moins, de l'égocentrisme. J'y vais fort, je sais. Mais je suis désolée, mais c'est pas parce que vous avez de l'expérience que vous ne faites plus partie d'une équipe. Je suis tannée de pâtir parce que vous êtes donc extraordinaire et que que ça vous exempte de tenir compte de l'existence des autres.
Le plus ironique, là-dedans, c'est que cette personne-là m'a déjà dit que je devrais faire un effort pour participer aux activités sociales du bureau. Aujourd'hui, bon, quand Lali ne me traîne pas par l'oreille aux activités sociales, je les ignore toujours, mais calvaire, je jase avec vraiment plus de monde sur l'étage que mon niveau d'intérêt dans les relations humaines ne pourrait le laisser présager, même à moi. (Sérieusement. De l'extérieur, j'ai vraiment l'air sociable et même moi ça me paraît bizarre. Faque.)
Bref, non, ce n'est pas parce que vous êtes talentueux ou chevronné qu'on vous "doit" quoi que ce soit. Votre job, c'est de faire votre job, et de la faire bien. Comme tous les autres employés. Faque c'est pas parce que vous le faites que vous devenez soudain une équipe autogérée qui se fout des autres, bon.
C'est tout, merci.
In:
Ramblings
Thursday, June 07, 2018
Les gars, il faut qu'on se parle : vous avez un osti de problème.
Bon, maintenant que j'ai votre attention, je vais vous dire, en toute honnêteté, que vous avez pas TOUS un osti de problème. Ou, si c'est le cas, vous avez pas tous LE MÊME osti de problème. Sauf si vous êtes un gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe. Si c'est votre cas, c'est à vous que je m'adresse, parce que vous avez un besoin criant de fucking thé.ra.pie.
Le gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe, je le remarque particulièrement depuis que je fais du sport plus assidûment. Parce que ce gars se révèle dans toute son anti-splendeur dans le sport. Pourquoi? Parce que pour lui, tout est une compétition et, surtout, son ego exige qu'il soit systématiquement plus grand, gros, fort et rapide que toutes les filles en vue (et même celles qui ne sont pas en vue, sans doute). Parce que lui, c'est un HOMME. Un mâle pseudo-alpha. Pis la seule façon d'en faire la preuve, outre marquer son territoire aux coins de rue comme un chien, ben c'est de clancher toutes les filles.
Vous pensez que j'exagère, mais vous vous trompez, malheureusement. Je pourrais vous parler du coureur qui accélérait dès qu'il m'apercevait dans sa vision périphérique lorsque j'essayais de le dépasser dans un 10K. Ou du cycliste qui a passé cette même distance à regarder derrière lui aux deux minutes pour voir s'il m'avait clanchée. Mais je vais vous parler du spécimen que j'ai rencontré cet après-midi, qui remporte incontestablement la palme.
Je suis tellement en crisse.
Je pars du bureau, à vélo. Je m'immobilise à une intersection. J'y suis rejointe par un autre cycliste, qui se place plus près que moi de la descente de trottoir. Parce que je suis courtoise, et aussi parce que oui, dans l'ensemble, les gars sont plus rapides que moi je le laisse passer en premier quand le feu passe au vert. Très vite, je constate mon erreur : il est plus lent que moi. Sauf que le sentier que je suis permet les dépassements sécuritaires à certains endroits seulement. Et je suis prudente. Alors j'attends. Je prends mon mal en patience, pendant que le dude en avant jette un coup d'oeil par-dessus son épaule régulièrement. Il roule à vitesse inconstante et je commence à réaliser que ma présence l'achale et qu'il accélère quand il constate que je lui colle encore aux fesses. Gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe : identifié.
Nous arrivons dans un tunnel où roule un autre cycliste encore plus lent que l'agrès en avant de moi. Ledit agrès le dépasse; moi je reste derrière parce que l'endroit ne me semble pas sécuritaire et que de toute façon, même si je le dépasse, je vais encore être prise en arrière du premier cave. Alors j'attends. J'effectue mon dépassement un peu plus loin. Je vois encore mon agrès, qui pédale à un rythme franchement touristique, et indubitablement plus lent que celui qu'il maintenait à peu près quand j'étais juste derrière lui. Je continue d'accélérer, je le rejoins. Je regarde derrière moi, devant lui : la voie est libre. Je sonne pour l'avertir que je vais le dépasser, je change de voie.
Ben je vous niaise pas : quand j'arrive à côté de lui, directe-fucking-ment à côté de lui, il tourne la tête, me reconnaît, et se lève sur ses pédales de vélos pour accélérer comme un cave et m'empêcher de le dépasser.
Je suis en tabarnak.
Incrédule, je me remets derrière lui et je le suis encore un peu. Mais rien à faire : même en se forçant, il est trop crissement lent pour moi. Je suis plus rapide que toi, dude. Tu règleras ton complexe d'infériorité de marde avec ton psy, mais laisse-moi passer, sacrament.
Il a donc fallu que j'accélère en crinquée pour le dépasser un peu plus loin. Je l'ai encore averti avec ma sonnette - ben oui, je suis prudente, surtout quand je dépasse les ostis de fous - et il m'a fait un genre de snort quand je l'ai dépassé.
J'étais tellement en maudit que j'ai fait le reste de mon trajet à vitesse grand V. Pis si vous vous le demandez, non, il ne m'a pas rattrapée. Il était mieux pas, croyez-moi.
Les gars, vous avez un osti de problème.
Bon, maintenant que j'ai votre attention, je vais vous dire, en toute honnêteté, que vous avez pas TOUS un osti de problème. Ou, si c'est le cas, vous avez pas tous LE MÊME osti de problème. Sauf si vous êtes un gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe. Si c'est votre cas, c'est à vous que je m'adresse, parce que vous avez un besoin criant de fucking thé.ra.pie.
Le gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe, je le remarque particulièrement depuis que je fais du sport plus assidûment. Parce que ce gars se révèle dans toute son anti-splendeur dans le sport. Pourquoi? Parce que pour lui, tout est une compétition et, surtout, son ego exige qu'il soit systématiquement plus grand, gros, fort et rapide que toutes les filles en vue (et même celles qui ne sont pas en vue, sans doute). Parce que lui, c'est un HOMME. Un mâle pseudo-alpha. Pis la seule façon d'en faire la preuve, outre marquer son territoire aux coins de rue comme un chien, ben c'est de clancher toutes les filles.
Vous pensez que j'exagère, mais vous vous trompez, malheureusement. Je pourrais vous parler du coureur qui accélérait dès qu'il m'apercevait dans sa vision périphérique lorsque j'essayais de le dépasser dans un 10K. Ou du cycliste qui a passé cette même distance à regarder derrière lui aux deux minutes pour voir s'il m'avait clanchée. Mais je vais vous parler du spécimen que j'ai rencontré cet après-midi, qui remporte incontestablement la palme.
Je suis tellement en crisse.
Je pars du bureau, à vélo. Je m'immobilise à une intersection. J'y suis rejointe par un autre cycliste, qui se place plus près que moi de la descente de trottoir. Parce que je suis courtoise, et aussi parce que oui, dans l'ensemble, les gars sont plus rapides que moi je le laisse passer en premier quand le feu passe au vert. Très vite, je constate mon erreur : il est plus lent que moi. Sauf que le sentier que je suis permet les dépassements sécuritaires à certains endroits seulement. Et je suis prudente. Alors j'attends. Je prends mon mal en patience, pendant que le dude en avant jette un coup d'oeil par-dessus son épaule régulièrement. Il roule à vitesse inconstante et je commence à réaliser que ma présence l'achale et qu'il accélère quand il constate que je lui colle encore aux fesses. Gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe : identifié.
Nous arrivons dans un tunnel où roule un autre cycliste encore plus lent que l'agrès en avant de moi. Ledit agrès le dépasse; moi je reste derrière parce que l'endroit ne me semble pas sécuritaire et que de toute façon, même si je le dépasse, je vais encore être prise en arrière du premier cave. Alors j'attends. J'effectue mon dépassement un peu plus loin. Je vois encore mon agrès, qui pédale à un rythme franchement touristique, et indubitablement plus lent que celui qu'il maintenait à peu près quand j'étais juste derrière lui. Je continue d'accélérer, je le rejoins. Je regarde derrière moi, devant lui : la voie est libre. Je sonne pour l'avertir que je vais le dépasser, je change de voie.
Ben je vous niaise pas : quand j'arrive à côté de lui, directe-fucking-ment à côté de lui, il tourne la tête, me reconnaît, et se lève sur ses pédales de vélos pour accélérer comme un cave et m'empêcher de le dépasser.
Je suis en tabarnak.
Incrédule, je me remets derrière lui et je le suis encore un peu. Mais rien à faire : même en se forçant, il est trop crissement lent pour moi. Je suis plus rapide que toi, dude. Tu règleras ton complexe d'infériorité de marde avec ton psy, mais laisse-moi passer, sacrament.
Il a donc fallu que j'accélère en crinquée pour le dépasser un peu plus loin. Je l'ai encore averti avec ma sonnette - ben oui, je suis prudente, surtout quand je dépasse les ostis de fous - et il m'a fait un genre de snort quand je l'ai dépassé.
J'étais tellement en maudit que j'ai fait le reste de mon trajet à vitesse grand V. Pis si vous vous le demandez, non, il ne m'a pas rattrapée. Il était mieux pas, croyez-moi.
Les gars, vous avez un osti de problème.
In:
Ramblings
Currently eating a Ferrero Rocher Biancoretti and the culinary experience seriously has me rolling on the floor of my cubicle.
In:
Moments
Random Stranger, while holding the door for me as I was getting to the stairwell: Come on, milady.
In:
Quotations
Wednesday, June 06, 2018
Mon plus récent article sur TPL Moms : Planète Maman : une application à petite échelle de la loi de la gravitation.
In:
Technology,
Writings
Friday, June 01, 2018
Hé ben, à prime abord, ça coûte plus cher de se rendre au Portugal que de se rendre au Japon, les amis.
In:
Travels
Quote du jour, prononcée par le techie responsable de m'aider avec un problème que j'ai et qui est sans doute causé par une nouvelle politique du Ministère qui bloque un logiciel que j'utilise :
Lui : Je n'arrive pas à le régler. D'après moi, c'est causé par ce problème de politique dont je vous ai parlé. Donc je vais laisser le billet ouvert et je vais vous rappeler quand ça sera réglé.
Moi : Est-ce qu'on a une idée de quand ça devrait être réglé?
Lui : Oui : as soon as possible.
Lui : Je n'arrive pas à le régler. D'après moi, c'est causé par ce problème de politique dont je vous ai parlé. Donc je vais laisser le billet ouvert et je vais vous rappeler quand ça sera réglé.
Moi : Est-ce qu'on a une idée de quand ça devrait être réglé?
Lui : Oui : as soon as possible.
In:
Quotations
Thursday, May 31, 2018
Suite à une discussion sur l'heure du diner au sujet des petits pois, dont les plus petits sont qualifiés de "fancy", je modifie immédiatement ma signature professionnelle pour signer "Quartz, jurilinguiste de fantaisie".
In:
Day-to-day
To whoever the fuck in the holiest of the holy fucks finds it appropriate to leave, every damn day, their hairdryer on the counter in the small changing room downstairs - PUT YOUR FUCKING STUFF AWAY LIKE A RESPECTFUL HUMAN BEING.
I mean, seriously. This is a shared space. For the past two weeks now, the freaking hairdryer has been laying on the counter, effectively preventing me from using the space. Or not really because I have been moving it every morning for the past two weeks, thinking the owner would get the hint. First I put it in an unusable area of the counter. When that didn't work, I put it up on a shelf on which everyone leaves their soap/shampoo/stuff. To no avail: the damn hairdryer returns to its unacceptably disrespectful spot every freaking time.
If this continues, I'm thinking I should just auction the thing. Can I get $0.50?
I mean, seriously. This is a shared space. For the past two weeks now, the freaking hairdryer has been laying on the counter, effectively preventing me from using the space. Or not really because I have been moving it every morning for the past two weeks, thinking the owner would get the hint. First I put it in an unusable area of the counter. When that didn't work, I put it up on a shelf on which everyone leaves their soap/shampoo/stuff. To no avail: the damn hairdryer returns to its unacceptably disrespectful spot every freaking time.
If this continues, I'm thinking I should just auction the thing. Can I get $0.50?
In:
Day-to-day,
Ramblings
Monday, May 28, 2018
Quote du jour, de la part d'une collègue qui m'a appelée pour m'exposer un problème avant de prendre seule une décision pour le régler :
Bon, je me suis écoutée parler un peu, ça m'a fait du bien. Merci de m'encourager.
Bon, je me suis écoutée parler un peu, ça m'a fait du bien. Merci de m'encourager.
In:
Quotations
Come into work and see a long email containing questions on a file that nearly drove you crazy and nearly crumble to the floor under the weight of the crushing disappointment you feel.
See it was sent at 00:37 this morning and realize your life doesn't suck as much as you first thought.
See it was sent at 00:37 this morning and realize your life doesn't suck as much as you first thought.
In:
Moments
Friday, May 25, 2018
Quote du jour :
Lali : Quand on se simplifie la vie, la vie continue d'être compliquée.
Lali : Quand on se simplifie la vie, la vie continue d'être compliquée.
In:
Quotations
Jadis, soit avant d'avoir des enfants, je buvais seulement du café en semaine. Je ne ressentais pas de besoin de caféine, mais j'aimais avoir un truc chaud à boire le matin. Sauf que j'avais tout de même développé une certaine dépendance puisque, tous les foutus samedis, j'avais mal à la tête. C'était désagréable.
Ensuite, je suis tombée enceinte. Parce que je suis intense, je suis passé au café décaf du jour au lendemain. Je me souviens encore à quel point j'étais crevée et je croyais ne pas survivre. Par conséquent, quand j'ai eu accouché, j'ai commencé à faire mon café moitié décaf. Ça a eu le mérite d'éliminer mes maux de tête du samedi matin.
La semaine dernière, je suis arrivée au bout d'un de mes sacs de café. Comme j'avais encore du caféiné, et Raiontzukai aussi, j'ai décidé d'apporter du décaf de la maison pour nous épargner un voyage jusqu'à la brûlerie avant que nous ayons aussi besoin de café caféiné. Donc, depuis mardi, je mets dans mon bodum une cuillerée de décaf de la maison et une cuillerée du café contenu dans le sac que j'avais déjà au bureau.
Autre détail pertinent, mon café caféiné est toujours arômatisé. Mais bon, à force de le boire, je sens de moins en moins l'odeur. Ce matin, en péparant mon café, je me rends compte que je ne me souviens plus quelle est l'arôme de mon café. Alors je regarde sur le sac - Raiontzukai inscrit généralement l'info quand il va acheter le café. Mais rien n'est inscrit sur le sac. Je plonge mon nez dans le sac (ben, pas littéralement, là) : aucune odeur fantaisiste.
Oui, gang. Ça fait une semaine que je bois du café décaf sans le savoir. Mais, surtout, sans m'en rendre compte. Ce qui veut dire que je n'ai manifestement pas de dépendance à la caféine. C'est quand même hot. Ça, ou l'effet placebo, c'est vraiment plus intense que je ne le croyais.
Ensuite, je suis tombée enceinte. Parce que je suis intense, je suis passé au café décaf du jour au lendemain. Je me souviens encore à quel point j'étais crevée et je croyais ne pas survivre. Par conséquent, quand j'ai eu accouché, j'ai commencé à faire mon café moitié décaf. Ça a eu le mérite d'éliminer mes maux de tête du samedi matin.
La semaine dernière, je suis arrivée au bout d'un de mes sacs de café. Comme j'avais encore du caféiné, et Raiontzukai aussi, j'ai décidé d'apporter du décaf de la maison pour nous épargner un voyage jusqu'à la brûlerie avant que nous ayons aussi besoin de café caféiné. Donc, depuis mardi, je mets dans mon bodum une cuillerée de décaf de la maison et une cuillerée du café contenu dans le sac que j'avais déjà au bureau.
Autre détail pertinent, mon café caféiné est toujours arômatisé. Mais bon, à force de le boire, je sens de moins en moins l'odeur. Ce matin, en péparant mon café, je me rends compte que je ne me souviens plus quelle est l'arôme de mon café. Alors je regarde sur le sac - Raiontzukai inscrit généralement l'info quand il va acheter le café. Mais rien n'est inscrit sur le sac. Je plonge mon nez dans le sac (ben, pas littéralement, là) : aucune odeur fantaisiste.
Oui, gang. Ça fait une semaine que je bois du café décaf sans le savoir. Mais, surtout, sans m'en rendre compte. Ce qui veut dire que je n'ai manifestement pas de dépendance à la caféine. C'est quand même hot. Ça, ou l'effet placebo, c'est vraiment plus intense que je ne le croyais.
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Day-to-day
Thursday, May 24, 2018
If you need a glimpse of my current work context -
(Working on a file)
Quartz : Did you notice that this does not seem to be consistent throughout the document?
A: Pff, it's hard to care.
(Working on a file)
Quartz : Did you notice that this does not seem to be consistent throughout the document?
A: Pff, it's hard to care.
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Quotations
Tuesday, May 22, 2018
Je me demande soudain si ce devrait pas plutôt être le collègue qui m'a offert une bouteille de vin qui occupe le deuxième rang.
Mais non. Comme il avait préalablement jeté mon pain, je crois que je vais lui réserver le troisième rang.
Mais non. Comme il avait préalablement jeté mon pain, je crois que je vais lui réserver le troisième rang.
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Day-to-day
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