Friday, May 29, 2020

Ce matin je suis allée chez Canadian Tire acheter des sacs à couchage et une glacière en vue de l'épisode de camping familial mentionné ci-dessous. Quand je suis revenue, j'ai laissé le tout dans l'entrée en attendant que meure dessus tout éventuel virus.

Parallèlement, chez nous, les jokes plates de père, c'est moi qui les fais. Par exemple, j'offre une réponse qui mentionne un hippopotame à à peu près toutes les questions que les enfants me posent. Qu'est-ce qu'on mange? Un hippopotame flambé. Où est mon jouet? Je sais pas, as-tu regardé sous l'hippopotame? Ça a dégénéré au point que l'hippopotame est maintenant nommé Hippi (parce que Bout d'Chou dit "hippipotame"), qu'il vit dans notre bain et qu'on le chicane parfois quand il est pas gentil.

Pis là au bout de quelques minutes à regarder la glacière dans l'entrée, tantôt, Bout d'Chou m'a dit, ben sérieux : "Jusqu'à temps qu'on parte en camping, quand moi et Coco on n'est pas gentils, vous pourriez nous mettre dans la glacière."

Ça paraît pas, là, mais c'est VRAIMENT le genre de joke plate de père que j'aurais pu faire...

Wednesday, May 27, 2020

Faque l'été dernier, lors d'un après-midi passé dans un parc, Anémone avait proposé qu'on se loue un chalet à nos familles en 2020. Elle et moi nous sommes plongées dans le projet en janvier dernier, et de fil en aiguille nous sommes passées du chalet cet été, au chalet pendant la relâche, au glamping cet été.

Pis si vous vous demandez pourquoi je ne parle jamais de camping sur ce blog, gang, ben c'est simple : c'est parce que je ne fais pas de camping. Ça ne m'attire franchement pas. Mais du prêt-à-camper, ça me semblait un beau compromis, pis c'est toujours ben juste pour une fin de semaine. Ça peut pas si mal se passer.

Ensuite, comme vous le savez, ce fut le confinement. Les plans de vacances de tous se transformèrent en points d'interrogation. (Genre, Quartz ira-t-elle ou non à Disney à la fin de l'été? Sans doute pas, mais si, hein, mais si?) Au bout de quelques semaines, personnellement, j'avais franchement fait une croix sur ma fin de semaine de glamping. Je ne voyais vraiment pas comment les campings pourraient rouvrir en juin.

COUP DE THÉATRE.

(Je suis pas subitement devenue illettrée, mais pour une raison certainement non valable, il semble impossible de faire un a majuscule avec un accent circonflexe. Pas sûre de comprendre pourquoi, si bien que je vais juste à présent continuer mon histoire subtilement.)

Ben non seulement les campings rouvrent en juin, gang, mais ça adonne que le parc de la Sépaq où j'ai réservé mon prêt-à-camper le 19 juin rouvre son prêt-à-camper... précisément le 19 juin.

Pause pour aller m'acheter un billet de loto.

Ça veut dire quoi, ça, s'il-vous-plaît? Ça veut dire que je pars en camping dans trois semaines pis je suis zéro équipée. Mais zéro, là. Pis vous me direz que j'ai pas besoin de tant d'équipement que ça pour partir en glamping - et vous aurez raison - mais vous comprenez pas : c'est que je suis la seule de ma famille de quatre personnes à posséder un sac de couchage. Quand j'ai dit "zéro", je parlais en kelvins.

Bref, ça va sans doute se gérer. Il était déjà prévu qu'Anémone nous fournisse un certain appui en matière d'équipement, et je vais sans doute pouvoir compter sur Caro en cas d'urgence. Mais pareil, c'est un choc.
Parce que ya quand même du beau : Du doux dans le confinement : mes nouveaux petits bonheurs.
Pis, le télétravail avec des enfants, ça se passe comment, Quartz?

Ben disons que cet après-midi, pendant que j'étais au téléphone avec ma superviseure pour mon évaluation de rendement, Bout d'Chou, qui était venu se coucher sur moi, a levé la tête pour me dire soudainement : "Moi j'ai pas hâte que vous meurriez. Je veux pas que vous meurriez."

Tsé quand je disais que télétravailler avec de jeunes enfants, c'est faire deux affaires à moitié? Ben c'est ça que je voulais dire.

Monday, May 18, 2020

Catégorie, au-moins-il-reste-zen -

Coco (du salon) : Maman, ya un problème. Viens voir.
Quartz (dans la cuisine, exaspérée parce que c'est tu vraiment tant demander de faire une commande de fromage en ligne sans être interrompue câline?) : Mais Coco, c'est toi qui veux me montrer quelque chose, viens ici me le montrer.
Pis là après quelques secondes Coco est rentré dans la cuisine les deux mains dans la face en saignant du nez. On a tenté de lui faire comprendre que dans ce genre de situation, la phrase à caller n'est pas "ya un problème, viens voir" mais plutôt "Maman, je saigne du nez".

Friday, May 15, 2020

Conversation de barbecue qui marche pu, laquelle témoigne d'une émouvante naïveté :

Raiontzukai : Le régulateur est pété. J'irai en acheter un quand le confinement sera terminé.
Quartz : HAHAHAHAHA.

Thursday, April 23, 2020

Comme je vous le disais récemment, j'avais pour 2020 un plan en ce qui concerne mes compétitions sportives. Je devais faire le demi du Race Weekend, un triathlon puis possiblement le marathon de Niagara Falls à l'automne.

Évidemment, ce type d'événement est sur la glace actuellement. (Pis pour être tout à fait franche, la partie de moi qui était pas sûre de pouvoir atteindre ces objectifs, surtout quand elle fait pas deux rides de vélo par jour pour se rendre au bureau et en revenant, n'est pas entièrement fâchée.) Mon demi a été transformé en course virtuelle, pis j'étais pas contente. Je suis toujours pas super impressionnée, et laissez-moi vous dire que c'est la dernière fois que je m'inscris d'avance à une course. Ya des gens qui ont payé câlissement cher pour une course virtuelle... moi j'ai juste payé cher. Pas câlissement cher. C'est déjà ça de pris. Mais je m'égare. Donc j'étais pas contente de ne pas me faire rembourser.

Pis là, j'ai entendu parler de la Course de l'espoir, qui se faisait virtuellement elle aussi la fin de semaine dernière. Les prix étaient ajustés en conséquence et les médailles étaient envoyées par la poste. J'en ai profité pour inscrire Coco et Bout d'Chou au 1K, pour qu'ils aient leur propre médaille et lâchent enfin les miennes. (Parce que ben oui, j'ai un attachement à mes médailles, pis je veux pas qu'ils jouent avec, bon, so sue me.) Tant qu'à y être, je me suis aussi inscrite au 5K.  Le timing a été super, on a reçu nos médailles le vendredi et on a couru le samedi. Les gars ont tripé, pis moi j'ai constaté que j'étais capable de courir un 5K en moins de 24 minutes même si je cours pas souvent pis que je fais pas de vélo. Ça a fait revivre ma motivation intérieure, j'ai transféré mon inscription au demi du Race Weekend au 10K (parce que faut pas exagérer, j'ai pas la motivation de courir 21.1K toute seule) et je me suis fait un nouveau plan pour 2020.

Mon plan est de ramasser un max de médailles de courses que j'aurais pas faites cette année parce qu'elles se déroulent loin de chez moi. Pour l'instant je suis inscrite à la Wonder Diva Virtual Race pis au Toronto Women's Virtual 10K. Je voulais faire la série virtuelle de Disney, mais eux shippent pas les médailles au Canada, faque qu'ils s'étouffent. Pis je les link pas juste par dépit, gang.

Maintenant, je suis bookée jusqu'en juin et j'attends l'annulation des courses prévues plus loin dans l'année et je me croise les doigts pour me ramasser des médailles cools. Et là-dedans je vais tenter d'égaler mes meilleurs temps de 5K et de 10K pour mesurer mon plein potentiel sans vélo....

Friday, April 17, 2020

Standing on the edge of the cliff
Didn't think it would come to this
A dead calm before the storm
Not a sound from their engines
From the other side, saw a shooting star at 4:22am

A warning shot from the rhythm demons
Or from the guitar preachers
I've been touched by both
And by the Holy Ghost
From the other side, saw a shooting star at 4:22am

Underneath the stars above
I said, "No, stop I am not giving up on us"
And I am not going anywhere soon
Annie, grab your bass guitar
Help me bring in the October moon
Then you shout, "Run for cover"
I scream, "Rev the Triumph's engine"
You say "Baby we're too late
From the cloud riders, no escape"
Darlin', what's the blanket for?
Riding out this storm
We'll be riding out this storm

Carved a stave against the grain
At the nine doors to gain
The secrets of trees
Once I could hear them singing
From the other side

Back then, the thunder gods
They used to cast our lots
But then I lost touch
Close to when her chariot
From the other side

A chariot pulled by cats
Purring, "We'll be returning"
From the other side
"Girl, it's time you take back your life"

Underneath the stars above
I said, "No, stop I am not giving up on us"
And I am not going anywhere soon
Annie, grab your bass guitar
Help me bring in the October moon
Then you shout, "Run for cover"
I scream, "Rev the Triumph's engine"
You say "Baby we're too late
From the cloud riders, no escape"
Darlin', what's the blanket for?
Riding out this storm
We'll be riding out this storm

This storm
This storm
This storm

Thursday, April 16, 2020

Ayant terminé de travailler à 1h30 ce matin, j'ai dormi jusqu'à 8h ce matin. Truc inédit qui n'est certainement plus arrivé depuis 2013. Quand je suis descendue, Raiontzukai avait commencé sa journée de travail et les gars tournaient en bourrique au sous-sol à force de se retenir de faire du bruit. Bout d'Chou est accouru à ma rencontre : "Maman, tu as raté le déjeuner! Pourquoi tu as dormi long de même?"

Tuesday, April 14, 2020

Parce que je suis à boutte que le monde semble penser que tous les parents sont en vacances actuellement : La réalité du confinement et ces parents dont on ne parle pas.

Thursday, April 09, 2020

Catégorie, résultat de l'exemple que je donne à mes enfants quand le maudit Google Home comprend rien de ce qu'on lui dit -

Bout d'Chou : Ok Google. Pitche-toi par la fenêtre.

Wednesday, March 25, 2020

Depuis le début du confinement collectif, ya du monde qui chiale. Pis moi je les juge. Pourquoi? Oh, parce que je suis chanceuse et que, franchement, mis à part que, comme tout le monde, je trouve ça lourd d'être pognée chez nous à ne pas pouvoir sortir, à paranoyer dès que je vais à l'épicerie et à aller courir en m'assurant de garder une distance de 2 mètres avec chaque personne que je dépasse, ben je suis pas trop trop affectée. J'ai réussi à soutirer à mon ministère l'outil ultime me permettant de travailler à l'écran à la toute dernière minute avant de quitter mon bureau lundi de la semaine dernière, soit le jour où nous avons tous eu la consigne de rester chez nous à l'avenir. (Pause pour être malgré tout reconnaissante du fait que, après sept ans à ne pas revenir du fait que je travaille encore sur papier, j'ai enfin une solution technologique qui me permet de faire ça autrement. Pis badtripper parce que ça prend une fucking pandémie pour qu'on arrive à ça.) Mes enfants sont (plutôt) autonomes. J'ai la liste des mots d'orthographes pour le reste de l'année à la maison pour continuer à faire travailler Coco. J'ai droit à un congé payé pour gérer mes enfants et j'ai une superviseure full compréhensive qui me permet de travailler des demi-journées à présent. J'ai pas besoin de retourner à l'école au plus vite pour pouvoir récupérer quelque chose de crucial, par exemple un lunch oublié le jeudi précédant la fermeture.

Je juge pas tous les gens qui chialent, en fait. Je comprends que certains ont besoin de chialer actuellement. Mais ceux qui chialent qu'ils ont pas pu récupérer les trucs de leurs enfants à l'école, ils m'énarvent. Même s'il s'agit d'une paire d'orthèses full chères laissées dans la paire de souliers de la classe. Parce que câline, this is bigger than you.

Pis là, tantôt, je me suis subitement rappelé que les souliers de Bout d'Chou, ils sont à la garderie. Pis le printemps s'en vient. Ya de bonnes chances qu'on se balade en souliers dehors avant la fin du confinement. Bon, la garderie est ouverte pour les parents qui sont des travailleurs essentiels, oui, et je suppose que si je voulais vraiment, je pourrais aller implorer qu'on me remette les souliers de Bout d'Chou à l'entrée. Sauf que, euh, j'ai précisé que les enfants qui fréquentent la garderie actuellement - et qui donc côtoient les souliers de Bout d'Chou - sont ceux des travailleurs essentiels, soit les personnes les plus à risque de contracter la COVID-19? Vous pensez vraiment que je veux ces souliers-là? Euh, non, merci, vraiment, sans façon.

Faque j'ai passé quelques minutes à jongler avec mes possibilités : la vieille paire de souliers d'intérieur de Coco qui font quand même bien à Bout d'Chou - mais est-ce que je voudrais vraiment qu'il les utilise dehors? C'est une bonne marque et Bout d'Chou pourrait à son tour les utiliser à l'intérieur quand il commencera la maternelle. J'ai une autre paire, un point plus grand, achetée en spécial à l'avance pour Bout d'Chou (parce que je suis cheap et je refuse d'acheter des souliers plein prix à mes enfants, faque quand les soldes partent, je stock), quels sont mes plans à long terme pour l'utilisation intérieure/extérieure de celle-là? Pis j'ai un peu compris les gens qui chialent pour ce genre de futilité.

Mais ça s'est arrêté là. Je suis pas allée chialer. Parce que vraiment, c'est pas commode, mais ça va aller. Dans le pire des cas, Bout d'Chou se promènera en sandales.

Pis vraiment, gang, respirez un peu par le nez, pis réalisez donc que ya rien d'évident actuellement, mais que vraiment, vraiment, c'est pas grave.

Tuesday, March 24, 2020

J'allais écrire sur autre chose ce mois-ci, mais j'ai pas eu le temps, alors j'ai écrit sur ma réalité très concrète depuis une semaine : Télétravail et jeunes enfants : 5 astuces pour faciliter le tout

Saturday, March 21, 2020

Citation de petit garçon qui, lui, a compris -

Bout d'Chou : Mais si on invite quelqu'un, un jour...
Coco : On peut pas inviter quelqu'un, le virus est encore là. Ça va pas prendre juste une semaine!

Thursday, March 19, 2020

Bout d'Chou a un nouveau jeu préféré : celui où on inverse les rôles et moi je fais l'enfant qui, à l'heure du dodo, rappelle son parent pour un paquet de niaiseries environ mille fois et lui fait le parent tanné qui veut juste dormir. Contre toute attente, c'est vraiment satisfaisant tant pour lui que pour moi. Pis ça donne des conversations comme ça :

Quartz : Papa! Papa!
Bout d'Chou : Quoi?
Quartz : J'ai fait un cauchemar.
Bout d'Chou : Rêve un autre! (traduction : fais un autre rêve) Là, rappelle-moi plus. Si tu me rappelles comme ça toute la nuit, demain, je pourrai pas jouer avec toi, il va falloir que je dorme.

Tuesday, March 17, 2020

In case you have been living under a rock, Québec has started implementing measures to flatten the COVID-19 curve. Schools and daycare are closed for two weeks (and I am personally refusing the acknowledge the very concrete possibility that they will remain closed until the end of the schoolyear, which is what Alberta is doing, because I will freak out about that only when absolutely necessary) and teleworking is strongly encouraged when possible for all workers. I personally was able to come in to work yesterday, but by the end of the day telework was mandatory.

And it's all good. I mean, I get it. It's a very small sacrifice in the circumstances.

Nevertheless.

Teleworking with young kids, people. Teleworking with young kids when files are coming in at all hours of the day as a matter of emergency - because every measure being implemented is built upon a legislative or regulatory instrument - and availability is necessary basically around the clock.

No big deal. Sure. I don't know what the fuss is all about. Also, entirely unrelated, this morning I screwed up summer camp registration and registered Coco for an extra week. But no, my focus is as sharp as ever no matter if I'm working on my kitchen table or in an actual office.

(While we're touching on that topic, let's hear it for Raiontzukai who is litterally building a work desk for me as we speak.)

I was able to start working earlier than usual, which allowed me to be done early too, and to engage Operation tire-up-the-offspring. I had the boys run on the treadmill and do a couple of dances with the help of Youtube. And then I took then to the playground in the rain.

Only a week and a half - or a couple of months - to go. No big deal. Sure. I don't know what the fuss is all about.

Monday, March 09, 2020

Je viens d'envoyer un courriel contenant la phrase : "Pourriez-vous m'indiquer lesquelles des instructions reçues sont erronées?", soit une façon polie de dire : "Pouvez-vous vous brancher, sacrament?"

Friday, March 06, 2020

Encore une fois à propos de la petite politique qui entoure les cuisinettes de bureau -

Comme je le disais à l'époque, dans un bureau (et sans doute ailleurs, mais je me vais me cantonner à mon contexte, bear with me), tout lieu commun, donc tout lieu qui appartient à tout le monde, est également un lieu qui appartient à personne. Pourquoi? Parce que l'être humain est stupide.

Bon, d'accord, j'exagère. Par souci de rigueur, je devrais concéder que c'est pas l'être humain, le problème, cette fois. C'est plutôt l'individualisme et la loi du moindre effort qui règne chez les Occidentaux dans leur ensemble. (C'est pas plus joli, mais c'est plus exact, pis moi, je travaille à temps plein à trouver le mot juste en toute situation, faque c'est tout ce qui m'importe. En tk, c'est tout ce qui m'importe ce matin. Mais passons.)

J'en ai sans doute déjà parlé, et vous vivez sans doute la même situation si vous travaillez dans un bureau dans un vieil immeuble au gouvernement fédéral : les cuisines sont dotées de prises électriques dans lesquelles on ne peut ploguer qu'un seul micro-onde et jamais, au grand jamais, quoi que ce soit d'autre pendant que ledit micro-onde fonctionne. Autrement, le breaker saute, pis même si votre prise est dotée d'un piton reset qui n'est pas revolé dans le couloir (joke de Pérusse, passez simplement si vous ne catchez pas), ben faut placer un foutu appel de service pour qu'un tech vienne faire le reset. Je vous parle des micro-ondes parce que c'est le cas le plus courant, mais il arrive aussi que le breaker saute juste de même, quand par exemple on branche une bouilloire. C'est vraiment de la haute technologie.

Là où l'individualisme et la loi du moindre effort embarquent, c'est quand il s'agit de demander le reset dudit breaker. À l'étage où je travaillais avant, on a passé des semaines, que dis-je, des MOIS, avec un breaker sauté parce que personne ne faisait de demande. Perso, comme c'était pas moi qui avais fait sauter le breaker, je présumais qu'une demande avait été faite et que le tout était irrémédiablement brisé. Pis quand le breaker d'une deuxième prise a sauté, j'ai fait une demande, pis paf! les deux breakers ont été resettés.

Maintenant, je travaille sur un autre étage. La cuisinette est dotée de deux micro-ondes, chacun branché sur sa propre prise. Tout le monde sait qu'il faut pas les brancher sur la même. Ya même une belle petite affiche qui le dit clairement dans les deux langues officielles calvaire. Mais hier matin, une des deux prises était sautée. J'ai branché le toaster dans l'autre pour faire ma toast en tenant pour acquis, dans un élan d'optimisme mal placé, que la personne qui avait fait sauter la prise ferait une demande. Mais à midi, quand je suis passée dans la cuisine pour chercher mon lunch froid, j'ai été témoin du sautage en direct de la deuxième prise. La collègue qui était en train de faire chauffer son lunch a été ben étonnée. Moi, moins : quelqu'un avait branché les deux micro-ondes dans la même prise. Faut vraiment être cave. Faque là on se retrouvait avec deux prises (sur trois) non fonctionnelles.

Il était 12h45. Vous pensez que la fille a placé un appel de service? Of fucking course not. C'est notre adjointe, qui n'avait rien à voir avec le problème, qui a fini par faire une demande vers 15h30, heure à laquelle tout aurait été réglé si une demande avait été faite dès que le problème est survenu.

Osti que je trouve le monde cave.

Monday, March 02, 2020

So Raiontzukai and I have just arranged a final lump sum payment for our mortgage.

We have no more mortage.
J'ai envie de m'inscrire à un triathlon.

J'ai cette envie depuis un bout, je dois dire. Mais c'était jusqu'à maintenant dans la catégorie vague-rêve-lointain. Style peut-être-ment-dné.

À la fin de ma saison de course, l'année dernière, j'étais gonflée à bloc, ayant battu mon record personnel pour le demi-marathon en m'entraînant une fois par semaine. Et qu'est-ce qu'il vous reste à accomplir dans cette catégorie, quand vous avez couru un demi en moins d'1h50? Rien. Rien si vous n'avez pas le temps de vous entraîner plus d'une fois par semaine en tk. Alors, portée par ma montée d'adrénaline et le sentiment d'être rien de moins qu'une athlète au potentiel olympique, j'ai rêvé. Pis je me sus inscrite à un demi-marathon à la fin mai, celui que j'évite généralement parce que j'haï trop le tapis roulant pour commencer à m'entraîner en février, dans l'unique but de me forcer à être en forme de demi-marathon (je parle ici de niveau et non de forme géométrique, merci) en tout début de saison. De façon à pouvoir ensuite disposer d'un mois pour me préparer à un premier triathlon. Pis à disposer ensuite de trois autres mois pour voir si c'est possible de courir un marathon en s'entraînant une fois par semaine.

Puis l'hiver est arrivé, ma forme a décliné et ma motivation aussi. J'avais mis le triathlon de côté parce que voyons, j'y arriverai jamais. Je nage une fois semaine avec Caro pis je ne vois aucune progression marquée. (Enfin, ça c'est l'impression que j'ai, mais reste qu'on est passées d'une distance parcourue de 400 m à 1700 m, faque j'ai bien dû progresser en quelque part.) Pour l'instant, je me concentre sur mes mirobolantes deux courses par semaine en prévision du demi de mai et j'attends avec impatience le début de la saison de vélo pour booster mon cardio et envisager un temps qui a de l'allure.

Pis là, j'ai recommencé à penser au triathlon. Parce que je recommence à croire que je pourrais être capable. Mais en même temps, me semble que ça a pas d'allure...