Thursday, September 20, 2018

It was too early for such a horrendous piece of bad news. She got up, trying to process it. It felt unreal. It couldn't be.

She couldn't bear it alone.

She acted on impulse. She was out the door, making for the street before she even knew what she was doing, where she was going.

When she reached the intersection, she saw that other person, the one she specifically had felt compelled to run to, coming up to meet her there.

That is when she knew for sure she had not made up the whole storyline.
Because it has provided me with endless entertainment in the last couple of months, I really need to let you all know: people, this is seriously the best Facebook page EVER.
Parce que c'est proche, mais c'est pas la même chose (information préalable : Coco a reçu une paire de jumelles pour sa fête) -

Quartz : Bout d'Chou, veux-tu porter ton chandail gris aujourd'hui!
Bout d'Chou : Oui! Papa, comme toi!
Raiontzukai (qui porte effectivement un chandail gris) : Oui, c'est vrai!
Bout d'Chou : On va être des jumelles!

Wednesday, September 19, 2018

Catégorie, se faire chicaner par un enfant de 3 ans -

Maman, hier soir, quand Coco s'est levé pour faire pipi pis que tu t'es fâchée, tu parlais fort. Je t'entendais, tu disais : "Arrête de niaiser!" Tu parlais fort et ça m'empêchait de faire dodo. La prochaine fois, parle doucement, okay?

Tuesday, September 18, 2018

For the record, gang, "ça fait 15 ans que c'est de même alors ça ne changera pas", ben c'est pas un argument : c'est une attitude de marde qui n'a jamais mené nulle part.

Perso, je suis vraiment contente que le gars qui a construit une toilette à l'intérieur pour la première fois ait décidé de le faire même si ça faisait 15 ans qu'il chiait dehors, calvâsse.

End of rant.

Friday, September 14, 2018

Cet été je me suis lancée dans la cuisine de divers trucs à congeler pour les lunchs de Coco. J'avais conscience de tomber dans l'intense, mais après deux semaines, je vous dirais que c'est vraiment le meilleur move que j'ai fait de ma vie parce que ça élimine tout gossage au moment de déterminer quossé j'y mettrais ben dans sa boîte à lunch demain. Surtout avec le nouveau méga congélo qu'on a reçu hier et qui nous permet de voir tout le contenu d'un coup d'oeil. C'est vraiment génial.

Mais ce n'est pas de ça que je voulais vous parler. (Hein que je vous ai bien eus?)

Pour les collations, j'ai fait cet été des muffins lentilles-chocolat, des muffins quinoa-banane, des barres tendres et des boules d'énergie. Donc, toutes des collations santé.

Parallèlement, la vie avec la boîte à lunch demande une adaptation à Coco, et c'est normal. Je mets la collation du matin dans son sac à dos pour qu'il n'ait pas à fouiller dans sa boîte à lunch en essayant de déterminer ce qui était supposé constituer la collation. Par contre, la collation de l'après-midi étant prise au service de garde, je n'ai pas ben ben le choix de la mettre dans sa boîte à lunch. J'ai dit à Coco que je mettais toujours la collation dans le même sac réutilisable, mais Coco a 5 ans et c'est compliqué pour lui. Ainsi, parfois, Coco mange sa collation de l'après-midi au diner et le reste de son diner à la collation de l'après-midi. Ce qui, honnêtement, me passe 50 pieds au-dessus de la tête.

Mais il arrive que Coco revienne à la maison et me demande si tel truc était supposé être sa collation ou le dessert accompagnant son diner. Je lui ai proposé quelques options pour que le tout soit clair pour lui, mais il a déterminé celle qui lui conviendrait : "Maman, j'aimerais ça que pour la collation tu me mettes quelque chose de bon pour la santé, comme ça j'aurai pas envie de la manger au diner."

Sur le coup, je n'ai pas compris, puisque je ne lui envoie que des trucs bons pour la santé à l'école. Mais ensuite, j'ai flashé : Coco ne sait pas que ses muffins, ses barres tendres et ses boules d'énergie sont santé. Je trouve ça vraiment très drôle.

Par conséquent, maintenant, j'envoie le muffin pour la collation du matin et la pomme pour celle de l'après-midi...

Thursday, September 13, 2018

This morning, I discovered the elevators of the Future (those that require you to hit the floor you're looking to get to before you even get in and then tell you what elevator to take to get there) and then was basically offered a job in a weird context, yet again.

Wednesday, September 12, 2018

Récemment, à deux reprises dans la même journée, pour expliquer aux enfants un truc qu'ils ne connaissaient pas ou peu, nous avons dû faire une comparaison avec une situation vécue au Japon. Par exemple : "vous allez voir, à ce parc-là il y a une balançoire à deux"; "c'est quoi ça?" "C'est comme la balançoire que vous aviez essayez au Japon quand on a voulu aller voir les Sumos et que l'entraînement avait été annulé."

Je trouve ça intense.
Yesterday,
While crossing an intersection on my pedestrian light, I nearly got hit by a pickup truck that was turning left on the street I was crossing. When I yelled out a "fuck!" and gave the driver a puzzled look, she pointed behind me at the closed sidewalk I was emerging from. Now, I won't get into the reasons why I was using that closed sidewalk because they don't matter. All that matters is that there were three of us crossing the street and humankind is very depressing when dumb ladies, instead of apologizing for almost killing you, seemingly imply that they don't even look before they turn left because pedestrians are worth more points when they're not supposed to be there. For crying out loud.

This morning,
When I merged onto a bike lane after properly yielding to any cyclists, I found myself face to face with another cyclist that was using the wrong lane - and he was not passing anyone. He let out a "woah" while we simultaneously braked and avoided each other, and it seriously pissed me off because you don't get to show any sign of surprise when the incident is a result of your own stupid action.

Monday, September 10, 2018

I am an organized person and have a deep respect for anyone who displays a sense of organization.

However, I will never get used to Raiontzukai's team asking him to figure out his vacation days lightyears in advance. Seriously. Today we are discussing our plans for Christmas and March Break. We have no clue what we are doing for Christmas because we still don't know what days our daycare and the school daycare will be closed - how in the world are we supposed to know what we are doing for March Break, which is, if you need me to spell it out for you, SIX FUCKING MONTHS AWAY?

For fuck's sake.
Coco a un cours de musique à l'école. Vendredi dernier, la prof leur a joué quelques notes à la flûte à bec. Raiontzukai a donc ressorti sa flûte à bec, ce qui m'a permis d'éblouir Raiontzukai, Coco et Bout d'Chou en leur jouant Jingle Bells et J'ai du bon tabac.

Il n'y a pas de limites à mes talents, Mesdames et Messieurs.
Parce que je me tanne pas d'avoir un bébé qui dit "oh mon dieu", ma quote du jour :
Bout d'Chou (après avoir enfilé une paire de nouveaux pantalons pour voir comment ils lui font) : Oh mon dieu, ils sont ben trop grands!

Also, if you're wondering, I ended up being able to participate in the contest I mentioned the other day, and Lali has repudiated our agreement, so the job of travel companion is available if any of you is interested - as soon as I win the cruise, that is. (I would bring Raiontzukai with me, but the cruise is meant for two, and very expensive, so I'm not sure bringing Coco and Bout d'Chou would be a possibility. Although that would mean the jobs of baby sitter or cruise-funds provider are also available, if they're your preferred options, people.)

Sunday, September 09, 2018

My neighborhood isn't sketchy by any means, but once in a while, things happen.

Eight years ago it was the Weird Neighbor episode, and last night it was the neighbors-arguing-outside-at 2-in-the-morning yelling things like: "Well, do you love me or not?"

Friday, September 07, 2018

Déjà à deux ans, il était évident que Bout d'Chou était un génie, puisqu'il possédait déjà la capacité de trouver une formulation équivalente pour se faire comprendre si son interlocuteur ne comprenait pas la première.

Maintenant, à trois, il continue de le démontrer puisqu'il est rendu à fournir de maintes explications détaillées lorsque nous n'arrivons à comprendre ce qu'il veut dire. Ainsi, ce matin :
Bout d'Chou : Je veux pas aller à la garderie. Je veux aller faire des punitions.
Quartz : Des quoi?
Bout d'Chou : Des punitions.
Quartz : Des punitions.
Bout d'Chou : Oui.
Coco : Bout d'Chou, des punitions, ça veut dire qu'on va dans notre chambre.
Bout d'Chou : Ben tsé [oui, mon enfant de trois ans dit "ben tsé"], comme Coco quand je suis allé à la garderie.
Quartz (se sentant de plus en plus incompétente) : Hein?
Bout d'Chou : Quand je suis allé à la garderie, Coco il a fait quoi?
Quartz : Euh, il est allé à l'école.
Bout d'Chou : Non! Quand je suis allé à la garderie, Coco est allé où avec Papa?
Quartz (se souvenant soudain cet épisode de la rentrée progressive où Coco est allé avec Raiontzukai à la quincaillerie avant d'aller à l'école en après-midi seulement) : Oh! Des COMMISSIONS!

Thursday, September 06, 2018

Se rendre au bureau à vélo, c'est merveilleux : c'est bon pour le cardio, l'esprit, l'environnement. MAIS, puisqu'il faut tenir compte de la météo, ça crée parfois certains problèmes.

Quand je me rends travailler à vélo, je me contente de m'enrouler dans du lycra et de me faire une couette : je rends mes cheveux et ma face présentables dans le vestiaire de l'immeuble. Par conséquent, passé une certaine heure-pivot, si la météo devient soudainement défavorable, ben je suis pognée parce que je n'ai plus suffisamment de temps pour me changer, arranger mes cheveux, me maquiller et changer mes trucs de sac et aller attraper mon autobus.

Comme ce matin. La météo disait 40% de probabilités d'averse, moins de 1mm de pluie, à 7h, l'heure à laquelle je pars. Pour moi, 40%, c'est la même chose que 0%. Alors j'ai décidé de risquer. Il a commencé à mouillasser à 6h57 alors que je sortais mon vélo du cabanon. Je m'en suis remise au 1mm de pluie prévu. Pis je sais pas si c'est que 1mm, c'est vraiment plus que je pense ou si c'est que Météomédia m'a menti, mais au bout de quelques minutes, c'était de la franche pluie qui tombait, et elle a duré toutes les 29 minutes de mon trajet.

Ça m'a valu, quand je me suis arrêtée à la cuisinette pour y déposer mon lunch alors que Collègue no 2, qui était en train d'y faire son café, après qu'il a jeté un coup d'oeil à mon casque et mes sacoches, un nonchalant : "Tiens, je pensais qu'il pleuvait."

Wednesday, September 05, 2018

So I have convinced Lali to participate in a contest I couldn't participate in myself and we have agreed that if she wins the grand prize, which consists in a cruise somewhere cold, we're going together.

Raiontzukai and Lali's husband have not been notified.

Tuesday, September 04, 2018

Quote du jour, de la part de Raiontzukai, ému après avoir été déposé Coco à l'école pour la première fois : Notre garçon va à l'école. Pis il a même pas de peine!

Monday, September 03, 2018

Quote du jour, de mon bébé de 3 ans qui écoute une scène des Transformers : Oh mon Dieu, tous les Transformers s'en vont!

Saturday, September 01, 2018

En secondaire IV, je serais bien en peine de vous dire pourquoi, j'avais un jour décidé de remplir l'agenda de NotreMatelot de mon écriture. Chaque page. J'ai eu l'occasion de feuilleter cet agenda cet après-midi (parce que oui, vingt ans et trois enfants plus tard, NotreMatelot a toujours l'agenda en sa possession) et vraiment, ya de la niaiserie (et du François Pérusse) au pouce carré là-dedans, gang.

Ce qui m'amène à ma quote du jour :

Quartz (lisant un passage de l'agenda) : "Sais-tu, je viens de regarder ça, pis c'est laid, un bras." C'est vraiment n'importe quoi.
NotreMatelot : C'est ce que je me souviens de toi, ça, Quartz! Tu as peut-être changé, mais les souvenirs que j'ai de toi, c'est ÇA!

Sunday, August 26, 2018

Ce soir, un programme double dans la catégorie vie de parent, chapitre rentrée scolaire -

1. Passer de longues heures minutes sur le net pour essayer de savoir comment je peux ben savoir si les souliers que j'ai dans les mains ont ou pas une foutue semelle non marquante, frotter un tas de souliers différents sur la céramique, sur le bois franc et sur un carton blanc pour essayer de parvenir à une réponse fiable, continuer de douter, puis éclater d'un rire victorieux quand je finis par tomber sur la mention "semelle non marquante" en-dessous de la boîte.
Se sentir un peu moins victorieuse plus tard à la lecture de la mention, un peu plus loin, "certains produits peuvent ne pas comporter toutes les caractéristiques énumérées".
Mais maintenant que j'ai vu que c'est écrit sur la boîte, je n'éprouve plus aucune réticence à envoyer les souliers à l'école pour un essai in the wild.

2. J'ai réalisé dans les derniers jours que Coco fera son entrée à l'école avec un sac à dos Burton, une casquette Under Armour, des souliers Geox et une boîte à lunch SoYoung. Ça fesse un peu. Bon, je dois quand même préciser que nous n'avons payé pour tous ces trucs, parce que je suis passée maître dans l'art de trouver des deals, autant, ou moins, que ce que nous aurions payé pour les modèles de marques moins haut de gamme, mais reste que je peux vous garantir que je n'étais pas porteuse d'autant de marques au pouce carré à cinq ans, personnellement.
Non, chez nous, mis à part une période quand j'étais très petite où nous allions à Walt Disney tous les ans, nous n'avions pas ben ben d'argent. Nous ne prenions pas de vacances, nous ne sortions pas au resto, nous n'accumulions pas les vêtements ou les souliers. Sauf que ça n'a jamais empêché mes parents de trouver de l'argent là où il n'y en avait pas pour moi. J'ai suivi des cours de piano pendant dix ans, des cours de chant pendant deux, je suis allée à l'école privée, j'ai étudié à l'université. Parce que mes parents, ils avaient décidé que je n'aurais pas la même vie qu'eux.
Ça ne fait que très peu de temps que j'ai finalement compris ça. Parce que ça semble normal que les parents veuillent que leurs enfants étudient et décrochent une bonne job, mais disons que quand le parent est avocat, ben l'enfant part avec une longueur d'avance sur la petite fille qui a un père tireur de joints et une mère femme de ménage. Dans le premier cas, l'objectif est simplement que l'enfant demeure dans la même classe sociale que ses parents, alors que dans le deuxième, il s'agit de faire monter l'enfant jusqu'à la classe sociale supérieure. Pis ça, gang, c'est pas évident, parce que la classe sociale supérieure, en général, on n'y a juste pas accès à moins d'y être. Et si on ne l'a pas vécu, ça, on ne le comprend pas, mais je vous garantis que les familles de mes amies de l'école privée, elles ne ressemblaient pas du tout à la mienne. Et aujourd'hui, vingt ans plus tard, parfois, ce privilège-là, celui de ceux qui ont grandi dans la ouate sans rien voir de l'extérieur et qui considèrent comme une normalité une réalité qui ne correspond pas à celle de la majorité, il est encore là, avec des néons au cou. C'est sans doute pour ça que je déteste tant que le fake. Parce que le fake, c'est un luxe. C'est un foutu luxe de pouvoir faire de la rhétorique et de la théorie sur la vie des uns et des autres, ou en général, en se targuant d'en connaître autant juste parce qu'on a des diplômes.
Tout ça pour dire que quand je regarde le kit de rentrée scolaire de Coco, je me rends compte que mes parents ont atteint leur but, et je me sens une solide responsabilité, une de plus, de lui faire prendre conscience de son privilège, un de plus.