Thursday, April 01, 2021

Aujourd'hui, 1er avril. Hier soir, avant de me coucher, j'ai échangé les pantalons des gars, pour que Coco se ramasse avec des pantalons trop petits, et Bout d'Chou avec des pantalons trop grands. Quand ils se sont levés ce matin, avant nous, nous les avons écouté jaser de notre chambre.

Ils ont commencé par discuter tranquillement dans la salle de bain. 

- Bout d'Chou, aujourd'hui, c'est le jour du poisson d'avril!

- Oui! Est-ce que j'ai un poisson dans le dos?

- Non.

- Ouf. Aujourd'hui, je vais porter de belles couleurs parce que c'est Pâques.

- Oui, mais ya pas vraiment de couleurs de Pâques, Bout d'Chou. Hé, Bout d'Chou, tu sais comment Papa disait hier que des vrais diamants c'est très cher?

- Oui.

- Ben on pourrait s'en fabriquer nous-mêmes, comme ça on aurait des vrais diamants, mais gratuitement!

Moi et Raiontzukai trouvions déjà la conversation hilarante. Mais c'est à ce moment-là que les gars ont décidé d'aller s'habiller. Coco a essayé une première paire de pantalons, trop petits. Il les a enlevés pour regarder l'étiquette, puis a appelé Bout d'Chou : "Bout d'Chou! Ce sont des 5. Ils sont à toi!" Il a sorti une deuxième, puis une troisième paire de pantalons, qu'il a rapportées à Bout d'Chou une à une, avant d'affirmer : "Bon, ben moi j'aurai pas le choix de porter mes pantalons gris, parce que c'est tout ce qui me reste.... Oh, Bout d'Chou! Ils sont à toi ceux-là aussi. Tu devrais regarder dans ton tiroir si tu as pas mes pantalons!"

Les garçons ont donc finalement démêlé leurs pantalons, avant de venir nous annoncer que "je sais pas qui a rangé nos pantalons, mais j'avais TOUS les pantalons de Bout d'Chou". Même quand j'ai lancé un "Poisson d'avril!", ils n'ont pas compris que ce n'était pas une simple erreur. 

Après qu'on leur a eu expliqué par contre, Coco a fusé au rez-de-chaussée pour préparer des poissons qu'il a collés un peu partout dans la maison, par vengeance.

Wednesday, March 31, 2021

I've been spending a lot of time on Kate's Facebook page this week, just in case more info on how she passed would be shared. Which I know is unlikely at this point, but what else is there to do? I read her old entries, her comments. Just in case the outcome changes after I've read them over enough times. It's worth a try, right?

I've also been spending some time on her website and her blog. I started read the part of her book that is available on Google Books. I figured I'd post the links, because if nothing else, the way she died epitomizes the importance of the advocacy work she did.

Tuesday, March 30, 2021

 Mon petit dernier : Il y a un an, le confinement.

Monday, March 29, 2021

En 2000, je n'allais pas bien.

Vous vous doutez sûrement de ce que j'ai fait alors (ou en tk, vous devriez) : j'ai écrit. C'était avant que les blogs deviennent vraiment a thing, alors j'ai commencé mon journal sur Open Diary (which I am shocked to discover still exists). C'était une belle petite communauté , avant les hashtags et les tags, permettait aux utilisateurs de lire les journaux des autres, de laisser des commentaires et d'établir des liens. J'avais ma petite liste de journaux favoris que je suivais religieusement, j'avais mes personnes préférées avec qui je discutais.

C'est comme ça que j'ai rencontré Kate.

C'était une Américaine âgée d'un an de moins que moi. Elle n'allait pas très bien non plus, c'était le premier élément que nous avions en commun, mais ce qui l'avait surtout fait accrocher, c'était que le titre de mon journal était en français. Elle avait appris un peu de français et rêvait de le parler couramment. Elle était intense. Ses commentaires (et les entrées de son journal) étaient toujours très longs et détaillés. Mais on s'entendait bien. On s'était envoyé des courriels. On s'était parlé un peu sur MSN (ou - gasp - c'était peut-être même AOL). Puis nous avons quitté Open Diary et nous avons perdu contact. Quelques années plus tard nous avons échangé d'autres courriels, et c'est là qu'elle m'a annoncé qu'elle avait reçu un diagnotic du syndrôme d'Asperger. J'ai compris pourquoi ses commentaires sur mon journal étaient toujours si longs et passionnés. Elle a a jouté qu'elle avait développé de grandes chemical sensitivities. Elle avait dû abandonner ses études et retourner chez ses parents. Elle ne savait pas si elle serait un jour apte à travailler. Parce qu'elle était tout de même géniale, elle a commencé à faire des conférences et à rédiger des articles sur sa réalité. Elle avait somme toute l'air de bien se débrouiller.

Nous avons de nouveau perdu contact, jusqu'à ce qu'on se retrouve sur Facebook. On se parlait ponctuellement, mais nos réalités étaient devenues si différentes que nous n'avions plus grand chose de quoi discuter. Elle écrivait genre cinq énormes posts par jour sur son profil. Je ne les lisais pas toujours. Parfois je les lisais en diagonale. Je commentais rarement, sauf lorsqu'elle parlait du Canada ou de français. Kate habitait seule, mais avait besoin d'aide pour accomplir beaucoup de choses. Elle était hautement fonctionnelle, si bien qu'elle n'avait pas accès à de l'aide à domicile. Il y avait des jours plus difficiles, mais dans l'ensemble elle semblait bien s'arranger : elle se promenait, allait à la bibliothèque, discutait avec des gens. Puis il y a eu la COVID-19.

C'est à la suite d'un de mes commentaires, en janvier, que nous avons recommencé à nous parler plus régulièrement. Après presque un an de pandémie, donc d'isolement, Kate rushait. Elle avait toujours eu besoin de tant de contact humain. Elle taggait des tas de personnes chaque matin sur son profil Facebook pour savoir si quelqu'un était disponible pour jaser. On a donc commencé à s'envoyer des courriel pour qu'elle pratique son français. Mais elle n'y arrivait pas vraiment. Ses journées la laissaient trop épuisée pour qu'elle ait la force de ressortir son français rouillé.

En janvier, Kate a commencé à avoir des problèmes de santé. Ses amis Facebook lui disaient d'aller à l'hôpital. Mais aller à l'hôpital, quand on a des hypersensibilités environnementales et qu'on est Asperger, c'est pas nécessairement si simple. Kate avait peur. Et elle avait une tête de cochon, faut se le dire. Au bout de quelques jours, elle a fini par se rendre à l'hôpital. L'expérience n'a pas été super agréable, évidemment. Mais elle est allée. On lui a diagnostiqué une pneumonie, prescrit des antibiotiques, et elle est retournée chez elle.

Elle a continué à voir des médecins. Je n'ai pas trop suivi ce qui s'est passé ensuite. Elle passait des tests. Son médecin pensait qu'elle faisait peut-être de l'asthme et l'a référée à un spécialiste. Kate chialait contre tout le monde qui ne faisait pas exactement ce qu'elle voulait qu'ils fassent. Elle refusait l'aide qui était offerte, mais répétait qu'elle avait besoin d'aide. Je trouvais qu'elle ne s'aidait pas, mais je savais aussi que je ne pouvais pas comprendre les obstacles auxquels elle faisait face. Alors je n'ai rien dit. J'ai suivi la situation de loin. Je l'ai encouragée quand elle était à bout. Mais je n'ai jamais tenté de comprendre ou de lui proposer des solutions.

Vendredi dernier, Kate a écrit qu'elle avait du mal à respirer et que sa fréquence cardiaque était rapide. J'ai regardé les commentaires. Tout le monde lui disait d'aller à l'hôpital. Alors je n'ai pas rajouté de commentaire. Tout était dit. Mais Kate avait peur, encore. Et comme les choses ne s'étaient pas très bien passé en janvier, elle était encore plus réticente à y retourner. Elle respirait mal encore samedi, et dimanche. Elle était essouflée après avoir parlé au téléphone. Elle avait du mal à dormir parce qu'elle manquait d'air.

Lundi matin, elle a écrit qu'elle irait à l'urgence pendant la journée. Ce n'était pas la première fois qu'elle le disait. Elle finissait toujours par ne pas le faire.

Soudainement, vendredi, ou samedi, je me suis rendu compte que je n'avais plus vu ses cinq posts quotidiens passer dans mon fil Facebook. Depuis quand, donc?

Hier matin, je suis donc allée voir son profil.

Kate s'est finalement rendue à l'urgence lundi soir. Les médecins ont commencé à l'examiner. Puis elle a fait un arrêt cardiaque et elle est décédée. On ne sait pas encore pourquoi. Une autopsie a été recommandée, mais je ne sais pas si elle aura lieu.

Ça fera une semaine aujourd'hui. Elle venait d'avoir 37 ans. C'était une adulte. C'était une femme intelligente. C'était un être humain hautement fonctionnel. Trop fonctionnel pour avoir de l'aide.

Alors, fort probablement, elle a trop attendu. Elle a trop attendu et ça l'a tuée.

C'est la faute de la pandémie. C'est la faute de ses problèmes mentaux. C'est la faute du système. Mais ça ne change rien de blâmer quoi que ce soit, parce qu'at the end of the day, elle n'est plus là et ça n'a pas juste pas de sens.

Rest in peace, Kate. I wrote this in French because you loved the language so much, I feel like you would have loved to see so much written in that language about you. I wish you would have gotten the help you needed. I'm sorry the system failed you so hard. You deserved so much better.

Sunday, March 14, 2021

 Il y a dans la chambre de Coco une plug lousse. Genre que tout appareil qu'on essaie de ploguer dedans pend lamentablement, parfois au moins de perdre tout contact avec le courant que ladite plug est supposée fournir. Pis pour faire exprès, c'est celle drette derrière le lit de Coco. Tsé, facilement accessible, là? Faque hier soir à l'heure du dodo j'ai dû faire sortir Coco de son lit pour tasser le lit et rebrancher son cadran, puis resetter l'heure sur le cadran, avant de replacer le lit et enfin laisser Coco se coucher pour la nuit.

Selon Raiontzukai (qui a consulté Google), c'est signe que la plug est finie. Il faudra donc la remplacer.

Vous vous souviendrez peut-être (nous on avait oublié) qu'on a changé une switch de la chambre de Coco il y a de ça deux ans.

Alors je vous pose la question (je pourrais consulter Google encore, ça viendra peut-être, je suis pas encore si intéressée à la réponse) : quelle est la durée de vie utile de ces patentes électriques-là? Parce que là ya un côté de moi qui craint légèrement que toutes les plugs de ma maison soient à remplacer à court terme. C'est pas cher, c'est pas compliqué, mais je sais pas si vous savez, mais yen a, des plugs, dans ma maison, faque ça risque d'être long...

Thursday, March 11, 2021

Mon ancienne superviseure avait lancé un carnaval en février-mars, il y a deux ans. L'idée était de contrer le gris environnant à cette période de l'année en s'arrangeant de façon un peu fofolle au bureau, selon un thème quotidien. Il y a eu plein de thèmes en deux ans, mais selon qui, contre toute attente, fait courir les foules, c'est celui des bûcherons. Or, il s'avère que c'est également celui pour lequel j'ai absolument rien pour fitter. J'ai passé deux ans à traîner au bureau la scie jouet de Coco et Bout d'Chou. La première année, j'avais fini par emprunter une chemise et un foulard à deux collègues, mais l'an dernier, sur la photo, je détonne franchement sur la photo, où je suis la seule personne sans chemise à carreaux.

Cette semaine, mes collègues ont réclamé le retour du carnaval. Pour donner une idée du concept aux nouveaux collègues qui n'étaient pas là lors de la dernière édition, j'ai envoyé sur Teams la photo de la journée bûcheron de l'an passé. Une collègue a commenté qu'elle me ferait parvenir une chemise à carreaux. Ha! Ha! J'ai bien ri. Ensuite j'ai mis mon chapeau de comité social et j'ai lancé le carnaval, ramenant bien sûr la journée bûcheron. 

Et voilà, il y a quelques minutes, ma collègue m'a écrit pour m'informer qu'elle m'a acheté une chemise à carreaux et me demander à quelle adresse elle doit m'envoyer ça.

Elle vient de supplanter dans mon palmarès personnel le collègue qui m'avait donné une bouteille de vin après avoir jeté mon pain et celui qui avait fait ma vaisselle à ma place.

Saturday, February 27, 2021

Si vous vous posiez la question : c'est février. Les enfants font toffer leurs articles d'hiver jusqu'en février : gants, salopettes, bottes, name it. Jusqu'en février, mais pas plus longtemps. À partir de février, c'est moi qui les fais toffer en recousant des trucs qui se cousent donc ben mal.

Note to self: acheter trois paires de gants par enfant l'an prochaine, parce que deux, c'est pas assez....

Thursday, February 25, 2021

 Parce que moi j'ai lâché prise : C'est propre chez nous (à peu près).

Monday, February 08, 2021

Bout d'Chou a commencé à posé des questions sur comment on fait les bébés dans les derniers mois. C'est drôle que ça vienne de lui, parce que, je vous le rappelle, c'est le plus jeune des deux. Coco n'a jamais manifesté la moindre curiosité sur le sujet, même s'il a écouté les explications que nous avons fournies à Bout d'Chou. Comme Bout d'Chou semble en être arrivé à un point où il aimerait avoir un certain visuel, j'ai emprunté un livre à la bibliothèque. En même temps, j'ai ramassé un Amos Daragon pour Coco. J'ai mis les deux livres en quarantaine dans le garde-robe jusqu'à hier soir, après le bain. Il était un peu tard, alors Coco a simplement lu une ou deux pages de son roman avant le dodo. J'ai laissé l'autre livre en haut des escaliers pour que les enfants puissent y jeter un oeil ce matin si ça leur tentait.

Quand Coco est descendu à la cuisine avec son roman ce matin, il a pris le livre pour l'apporter à Bout d'Chou. Quand Raiontzukai lui a dit que nous avions pris le livre pour eux deux, Coco a protesté en disant : "Mais il est écrit 4 à 6 ans sur la couverture. Moi, j'ai 7 ans. Et pis ça m'intéresse pas, comment on fait les bébés."

Friday, February 05, 2021

 Quotes du jour infantile, catégorie "corps humain" -


Bout d'Chou (qui tend un album de Tintin à Raiontzukai) : Tu peux lire "Les 7 boules de Chrystel"?

...


Quartz (à Coco en train de dézipper son manteau d'hiver et sa salopette pour replacer son pénis à la bonne place) : C'est ben pas commode, un pénis, faut toujours le replacer!

Coco (sans hésitation) C'est ben pas commode, une vulve, on sait même pas où est-ce que ça va.

Monday, February 01, 2021

Sunday, January 31, 2021

 Hier après-midi, Coco est tombé endormi sur le divan et y a dormi près de deux heures. Évidemment, ça a fait qu'à l'heure du dodo, il ne s'endormait pas du tout. Je lui ai donc proposé de lire un peu, dans son lit, le temps que la fatigue vienne. Ce qui a mené à la conversation suivante :

Coco : Mais j'ai rien à lire! Tous mes livres, je les ai lus!

Quartz : Mais tu sais, il est permis de relire les livres qu'on a déjà lus.

Coco : Je veux pas!

Quartz : Veux-tu un des Tintin que tu n'as pas lus?

Coco : Non!

Quartz : Veux-tu un guide de voyage?

Coco : On peut même pas voyager, c'est encore la COVID!

Tuesday, January 26, 2021

Je vous l'avais promis jadis,  et j'avais atteint mon but de sortir de chez nous le célèbre divan de cuir de Raiontzukai. Peu avant la naissance de Coco, nous avons décidé de réaménager l'espace assis du salon, ce qui a mené à l'achat d'un nouveau kit divan-causeuse. Ledit kit était d'une qualité de marde, si bien qu'au bout de deux ans, un des springs du coussin le plus utilisé a commencé à poker légèrement vers le haut. Il était comme pas question de remplacer un divan après deux ans (sacrament), alors nous l'avons toffé. C'était pas si mal en réalité. On n'offrait pas cette place à la visite mettons, mais moi je m'en accomodais très bien.

Puis, il y a eu la COVID-19, le confinement, la fermeture de tous les magasins non essentiels.... et en quelque part genre en avril, le spring problématique a carrément abandonné. Le coussin s'est écroulé vers l'intérieur, et ce faisant le spring a fait découdre une couture, se laissant ainsi partiellement entrevoir par la population de la maisonnée.

Comme on n'avait pas beaucoup d'options à ce moment-là, on a couvert le tout avec un gigantesque coussin et on a attendu que le confinement prenne fin. Pendant ce temps, j'ai fait des recherches et j'ai déniché un divan à mon goût chez IKEA. Raiontzukai a approuvé mon choix, mais, comme il a tendance à le faire, oh, juste TOUT LE TEMPS, ben quand est venu le temps d'acheter ledit divan, ben il avait changé d'idée.

J'étais pas super impressionnée, faque je l'ai envoyé courir la ville à la recherche d'un divan qui matchait avec notre causeuse, pis après j'ai gossé pendant un ou deux mois avant de regarder les photos qu'il m'avait ramené parce que je voulais voir ce que ça fait de laisser quelqu'un d'autre s'occuper d'une tâche pis de le laisser poireauter jusqu'au moment où, enfin, ça nous adonne de nous pencher sur la question, ha!

C'était alors rendu l'automne, et c'est là qu'on a constaté que les magasins de meuble sont, de façon générale, en rupture de stock dans tous les départements. Vous pouvez acheter un divan, mais la date de livraison estimative est deux mois plus tard, pis on se croise les doigts pour qu'elle ne soit pas reportée. On a donc regardé du côté d'IKEA, encore, parce qu'IKEA, quand ils sont en rupture de stock, ils ne vous laissent juste pas acheter le divan. On a donc choisi un divan en se disant qu'on attendrait simplement qu'il soit en stock. Ça faisait déjà six mois que je m'assoyais sur un coussin, tsé.

Sauf que les collectes d'encombrants ont pris fin en octobre dernier. Ensuite, on était comme pris avec notre vieux divan si on en achetait un neuf. On a brièvement envisagé de le mettre devant la maison avec des lumières de Noël dessus, mais on n'était pas convaincus que les voisins triperaient.

Les collectes d'encombrants reprennent cette semaine, et on ne se l'est pas fait dire deux fois. Au lieu d'attendre après IKEA, on a finalement décidé d'y aller pour un divan en boîte avec Cozey, qui a été magnifiquement livré en deux jours ouvrables. On l'a assemblé en une heure à deux (ce qui comprend le temps consacré à refaire deux étapes juste au cas où et à observer Raiontzukai réfléchir intensément sans bouger, une étape cruciale pour lui chaque fois qu'il monte de quoi et que je passe à me retenir à deux mains de taper du pied et de demander "faque on peut tu continuer?"), pis on a un nouveau divan, gang.

Nous, évidemment, après neuf mois de divan défoncé, on tripe. Ce que nous n'avions pas prévu, c'est à quel point l'expérience serait NOËL pour les enfants. Tout d'abord parce qu'un divan en boîte, s'il faut vous le préciser, ben ça vient dans des boîtes. Coco et Bout d'Chou ont donc passé la soirée d'hier à jouer à une sorte de volley-ball en utilisant les boîtes en guise de filet. Après le souper, ils ont bouncé sur place en ne se pouvant pu de regarder Raiontzukai démonter le vieux divan. Ils ont pris leur douche en quatrième vitesse pour avoir le temps de redescendre observer la suite des choses avant le dodo. Quand Raiontzukai a eu démonté les dossiers du vieux divan, ils se sont couchés dessus pour lire l'Agent Jean. Quand est venue l'heure du dodo, Bout d'Chou était tellement excité que j'ai dû m'étendre avec lui et lui chanter une berceuse. Et finalement, à 6 heures ce matin, ils se sont levés en quatrième vitesse pour aller voir le nouveau divan. Noël, je vous dis.

Maintenant, on entame la période d'essai de notre Cozey. On espère vraiment que ce sera concluant parce que franchement, on adore le concept! (Pis faudrait vraiment changer la causeuse qui ne matche franchement plus, maintenant...)

Tuesday, January 12, 2021

 Bout d'Chou (qui dessine) : Regarde Papa mon immense talent.

Sunday, January 10, 2021

Because this needs to be put out there, while cleaning up I just found a "Congratulations" card sent to Raiontzukai by his family when Coco was born - if you're not clear, that's over seven ago. The fact that Raiontzukai put the card on our dresser and never touched it again wouldn't be all that extraordinary (you should see the pile of years-old receipts on his bedside table) if said card did not include a $50 bill that Raiontzukai apparently did not feel the need to pocket before forgetting about it.

But anyway. I say "finders, keepers". Right? Who's with me?

Monday, December 21, 2020

 Coco (qui joue à un jeu vidéo) : Ah, salope....

Quartz (n'ayant jamais entendu ce mot dans la bouche de ses enfants) : Qu'est-ce que tu as dit?

Coco : J'ai dit "ah, ça l'a pas marché". Qu'est-ce que tu pensais que j'avais dit?

Tuesday, December 08, 2020

Double quote du jour :

Bout d'Chou : Aujourd'hui on a fait des surprises avec de la pâte à modeler magique.
Quartz : Qu'est-ce qui fait qu'elle est magique?
Bout d'Chou : Ben si on la laisse sortie très longtemps, elle sèche en quelques minutes!

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Quartz (à Bout d'Chou qui campait dans la chambre de Coco pour la nuit mais qui est retourné dans sa chambre à 2h) : Tu ne voulais plus dormir avec Coco?
Bout d'Chou : C'est parce que j'arrivais plus à me rendormir parce que Coco il ronronnait!

Thursday, December 03, 2020

 Ce soir, j'ai donné mon premier mini-cours de piano aux gars, pis j'ai un feeling full-circle de fierté assez intense.

Fallait que j'en parle.

Sunday, November 29, 2020

 Coco (qui vient de se pitcher au sol directement sur le dos pour faire une culbute) : Ouh, je vais me déstructurer la droite numérique!

Quartz : Tu veux dire ta colonne vertébrale?

Coco : Euh, oui, c'est ça!

Friday, November 27, 2020

 Au cégep, mon premier cours d'édu a été volley-ball. J'avais choisi ça par élimination parce que je suis donc ben pas une fille de sports d'équipe. Faque le volley-ball, c'était le moins pire des choix offerts. Pis j'étais pas super bonne au volley-ball (donnez-moi une chance, je fais 5 pied câline), mais j'étais pas terrible non plus. Sauf qu'au cégep, quand tu n'es pas moi, tu choisis comme cours d'édu le sport de ta vie. Je me souviens encore qu'au premier cours, le prof avait fait sortir des rangs les personnes qui n'avaient jamais fait de volley-ball à titre quasi-professionnel. (J'exagère, mais vous voyez l'idée.) Nous étions quatre, et le prof nous avait séparé dans chacun des quatre équipes formées dans le groupe.

J'avais choisi l'un des quatre capitaines désignés en fonction de son apparence physique agréable (ben quoi, c'est un critère comme un autre), et ça avait été une erreur, parce que ce gars-là était là pour nous mener vers la victoire avant d'entamer sa carrière internationale. (Encore là, c'est ma théorie personnelle, mais comme il nous faisait faire un réchauffement de feu - admirez le jeu de mot - en courant autour du gymnase alors que les autres équipes s'étiraient comme des personnes normales dans un espace restreint, je trouve qu'elle a du sens.) Il était sûrement capable d'être sympathique, mais quand il s'est rendu compte que son équipe n'avait pas le calibre olympique qu'il avait espéré, il s'est surtout avéré être un osti d'air de boeuf. Après deux-trois parties passées dans un silence quasi-absolu, lourd de l'insatisfaction de notre capitaine, je me suis fâchée. Pis sans vraiment savoir tout à fait pourquoi, j'ai décidé de faire la cheerleader. De ne pas laisser le caractère de marde de mon capitaine gâcher mes cours d'édu et de ne pas faire semblant que j'étais là à prétendre que j'avais du talent au volley-ball. Pis j'ai fait la cheerleader FORT. Mais fort, là. J'ai passé tous les cours, tous les cours de septembre à décembre, à hurler des encouragements démesurés à mon équipe qui perdait sans vergogne, sans tenir compte du fait que les trois autres équipes devaient me trouver complètement folle. "C'est pas grave, moi je le sais qu'on est bons!" "Go go go, on est capables!" "Bon service, on lâche pas!" Le plus drôle là-dedans, c'est que personne ne m'a dit de me calmer le pompon. Même pas mon capitaine qui haïssait sa vie. Pas mes coéquipiers, même pas les autres équipes qui devaient être à boutte de m'entendre. Même que, à la fin du premier cours où je me suis démenée comme ça, le prof, dans son speech à tous à la fin du cours, nous a invité à nous encourager davantage entre nous. Si c'est pas du enabling ça, je sais pas ce que c'est.

Lorsque nous sommes tous partis en télétravail du jour au lendemain en mars, mon équipe a comme cessé de se parler. Il y a des gens à qui je parlais tous les jours à qui je n'ai rien dit pendant des semaines, voire des mois. Au début je m'en fichais un peu. C'était temporaire. Mais au fil du temps, c'est devenu moins temporaire. Et j'ai commencé à voir un peu d'usure dans les relations. Ajoutez à ça qu'on a en plus embauché deux nouvelles personnes récemment. Comment intégrer des personnes dans une équipe quand même les anciens ne se parlent pas?

Faque, 20 ans après mon cours de volleyball de marde, j'ai eu exactement la même réaction : je me suis transformée en cheerleader. J'envoie des courriels hebdomadaires pour dire des niaiseries et lancer des discussions, j'envoie d'autres courriels pour souligner les anniversaires et je suis en train d'organiser un lunch de Noël pour mon équipe. Des affaires qui sont vraiment pas mon genre, juste parce que je trouve que ça a juste pas d'allure de nous saborder comme équipe juste parce qu'on est des traducteurs, donc des êtres socially awkward hautement fonctionnels.

Et, encore une fois, je constate que les années passent, mais que j'évolue pas tant que ça.