So, in that one-week vacation, I had time to forget my amazing chocolate hand cream and its fabulous smell, which makes every application even more satisfying today.
God this smells good. If they made it in a men's perfume version and I stood any chance of convincing Raiontzukai to wear it, I'd buy it by truck loads.
Friday, February 24, 2017
That moment when you grab a store-bought muffin (that is, one made purely from trans fats and sugar) to help you mentally deal with the fact that your significant other is seriously considering installing a bidet in your bathroom.
In:
Moments
Thursday, February 23, 2017
J'ai pas le temps. Voilà, c'est dit. C'est pas que je veux pas vous voir ou vous parler, mais calvaire, j'ai juste pas le temps.
J'ai pas le temps pour du drame. Mon temps libre est précieux et, surtout, très volatil. Je sais jamais si et quand il va se présenter. Et quand il arrive, il y a tout un processus d'établissement des priorités qui s'enclenche pour me permettre de déterminer si je vais le mettre à profit pour courir à l'épicerie ou à la pharmacie, pour aller acheter une paire de mitaines au plus jeune, pour faire un peu de ménage, pour commencer le souper que j'aurai pas le temps de faire autrement, ou si je vais, ô folie, pouvoir me permettre de m'occuper de moi en allant virer au magasin m'acheter des pantalons (parce que les miens sont usés jusqu'à la corde mais je n'ai pas encore eu le temps de les remplacer) ou en m'accordant une séance de course, ce sport que j'affectionnais tant, mais qui est négligé par la force des choses ces temps-ci. Parce que si je ne suis pas tout au bas de ma liste de priorité, c'est plutôt le bien-être de mon estomac que je favorise, avant celui de mes muscles et de mon cardio. C'est plate, je sais, je le sais même très bien, mais j'ai juste pas le temps de tout faire, et je dois faire des choix.
J'ai pas le temps de vous écouter parler en vous tapant dans le dos. Parce que c'est une autre tâche qui s'ajoute à toutes celles qui m'incombent, toutes ces autres tâches que j'accomplis continuellement plus pour les autres que pour moi, mais, au moins, par choix. S'il s'agissait d'une conversation, ça pourrait être une activité personnelle que j'apprécierais, mais quand je dois consacrer mes quelques petites minutes de libres à écouter vos récriminations stériles, que vous répétez pour la cinquième fois, juste pour vous accorder le loisir de vous en décharger (encore?!), sans jamais avoir à mon tour l'occasion de vous raconter mes dernières péripéties, parce qu'elles ne vous intéressent pas vraiment et que ma pause se termine chaque fois avant que vous, vous en ayez fini - ça ne l'est pas. Ça vient plutôt gâcher ces fragiles minutes qui s'en vont ainsi dans le néant.
Et si le tout ne se déroule pas à un moment où j'ai, de façon inattendue, un peu de temps, alors ça en devient carrément impossible, car répondre au téléphone, même aux simples télémarketers auxquels je peux dire au revoir en quelques secondes, relève du prodige. Parce qu'entre les enfants qui entrent en mode "panique" dès qu'ils voient que j'accorde mon attention à cet étrange objet qu'est le téléphone ("Maman! Regarde moi! Maman!" "Maman! Téléphone! Allo! Bye! Voir, voir! Mamaaaaan, voir!") et mon pauvre chum qui fait tout ce qu'il peut pour prendre le relais ("Coco, Maman est au téléphone, attends qu'elle ait raccroché. Bout d'Chou, viens-tu me voir? On va jouer avec ton téléphone jouet."), je n'ai certainement ni l'audition, ni l'attention nécessaires pour vous écouter.
J'ai pas le temps, je n'ai plus jamais le temps. La simple idée de prendre rendez-vous, chez la coiffeuse, chez le médecin, chez le garagiste, peu importe, me décourage, parce qu'elle implique de créer du temps là où il n'y en a pas. D'en faire rentrer davantage dans le même espace, de courir un peu plus, toujours un peu plus. Je commande un max de trucs en ligne, des trucs de base comme des Tylénols ou du papier de toilette, quitte à payer plus cher, pour m'éviter de devoir consacrer du temps que je n'ai pas à aller les chercher en magasin.
J'ai pas le temps, et vous ne le comprenez pas. Et c'est correct, c'est normal. Il faut vraiment être dans mes souliers en ce moment précis pour le comprendre. Pour comprendre ce que c'est, et aussi que ça durera pas éternellement. Mais là, ma vie, c'est courir de tous les cotés à la fois pour éteindre des feux et assurer des besoins de base, le tout avec deux garçons pendus (littéralement) à moi, et la conséquence de ça, c'est que vous pouvez certainement essayer de me parler, mais que vous devez garder en tête que ça se peut que je vous interrompe pour moucher un nez, essuyer des fesses, calmer une crise, servir des verres de lait, ou entamer une discussion sérieuse sur les pelles mécaniques - et que vous n'aurez peut-être jamais l'occasion de finir votre histoire.
Et j'en suis désolée. Mais pour l'instant, et pour quelques années encore, j'ai pas le temps, j'ai juste pas le temps.
J'ai pas le temps pour du drame. Mon temps libre est précieux et, surtout, très volatil. Je sais jamais si et quand il va se présenter. Et quand il arrive, il y a tout un processus d'établissement des priorités qui s'enclenche pour me permettre de déterminer si je vais le mettre à profit pour courir à l'épicerie ou à la pharmacie, pour aller acheter une paire de mitaines au plus jeune, pour faire un peu de ménage, pour commencer le souper que j'aurai pas le temps de faire autrement, ou si je vais, ô folie, pouvoir me permettre de m'occuper de moi en allant virer au magasin m'acheter des pantalons (parce que les miens sont usés jusqu'à la corde mais je n'ai pas encore eu le temps de les remplacer) ou en m'accordant une séance de course, ce sport que j'affectionnais tant, mais qui est négligé par la force des choses ces temps-ci. Parce que si je ne suis pas tout au bas de ma liste de priorité, c'est plutôt le bien-être de mon estomac que je favorise, avant celui de mes muscles et de mon cardio. C'est plate, je sais, je le sais même très bien, mais j'ai juste pas le temps de tout faire, et je dois faire des choix.
J'ai pas le temps de vous écouter parler en vous tapant dans le dos. Parce que c'est une autre tâche qui s'ajoute à toutes celles qui m'incombent, toutes ces autres tâches que j'accomplis continuellement plus pour les autres que pour moi, mais, au moins, par choix. S'il s'agissait d'une conversation, ça pourrait être une activité personnelle que j'apprécierais, mais quand je dois consacrer mes quelques petites minutes de libres à écouter vos récriminations stériles, que vous répétez pour la cinquième fois, juste pour vous accorder le loisir de vous en décharger (encore?!), sans jamais avoir à mon tour l'occasion de vous raconter mes dernières péripéties, parce qu'elles ne vous intéressent pas vraiment et que ma pause se termine chaque fois avant que vous, vous en ayez fini - ça ne l'est pas. Ça vient plutôt gâcher ces fragiles minutes qui s'en vont ainsi dans le néant.
Et si le tout ne se déroule pas à un moment où j'ai, de façon inattendue, un peu de temps, alors ça en devient carrément impossible, car répondre au téléphone, même aux simples télémarketers auxquels je peux dire au revoir en quelques secondes, relève du prodige. Parce qu'entre les enfants qui entrent en mode "panique" dès qu'ils voient que j'accorde mon attention à cet étrange objet qu'est le téléphone ("Maman! Regarde moi! Maman!" "Maman! Téléphone! Allo! Bye! Voir, voir! Mamaaaaan, voir!") et mon pauvre chum qui fait tout ce qu'il peut pour prendre le relais ("Coco, Maman est au téléphone, attends qu'elle ait raccroché. Bout d'Chou, viens-tu me voir? On va jouer avec ton téléphone jouet."), je n'ai certainement ni l'audition, ni l'attention nécessaires pour vous écouter.
J'ai pas le temps, je n'ai plus jamais le temps. La simple idée de prendre rendez-vous, chez la coiffeuse, chez le médecin, chez le garagiste, peu importe, me décourage, parce qu'elle implique de créer du temps là où il n'y en a pas. D'en faire rentrer davantage dans le même espace, de courir un peu plus, toujours un peu plus. Je commande un max de trucs en ligne, des trucs de base comme des Tylénols ou du papier de toilette, quitte à payer plus cher, pour m'éviter de devoir consacrer du temps que je n'ai pas à aller les chercher en magasin.
J'ai pas le temps, et vous ne le comprenez pas. Et c'est correct, c'est normal. Il faut vraiment être dans mes souliers en ce moment précis pour le comprendre. Pour comprendre ce que c'est, et aussi que ça durera pas éternellement. Mais là, ma vie, c'est courir de tous les cotés à la fois pour éteindre des feux et assurer des besoins de base, le tout avec deux garçons pendus (littéralement) à moi, et la conséquence de ça, c'est que vous pouvez certainement essayer de me parler, mais que vous devez garder en tête que ça se peut que je vous interrompe pour moucher un nez, essuyer des fesses, calmer une crise, servir des verres de lait, ou entamer une discussion sérieuse sur les pelles mécaniques - et que vous n'aurez peut-être jamais l'occasion de finir votre histoire.
Et j'en suis désolée. Mais pour l'instant, et pour quelques années encore, j'ai pas le temps, j'ai juste pas le temps.
In:
Hey you,
Motherhood,
Ramblings,
Writings
In case you were wondering, or worried, Quartz is happy to announce her return to the blogosphere, a direct consequence of her more concrete return, after a horrendous night flight, from Cuba, where she was lucky enough to get a tan and enjoy great weather and bad food, as well as check off the Lifetime Achievement that is having her child undergo a medical consultation in Spanish and reluctantly administering said child foreign medicine.
(No worries, Coco is fine, he just though it timely and exotic to get an upper respiratory tract infection while on vacation. Which, after giving it some thought, Raiontzukai and I decided was indeed pretty good timing as neither of us has any "family" days off left from work, which would mean, had Coco gotten that same infection at home, we'd have had to use up vacation days anyway. And honestly, if I'm going to take vacations days, I might as well spend them someplace warm.)
(No worries, Coco is fine, he just though it timely and exotic to get an upper respiratory tract infection while on vacation. Which, after giving it some thought, Raiontzukai and I decided was indeed pretty good timing as neither of us has any "family" days off left from work, which would mean, had Coco gotten that same infection at home, we'd have had to use up vacation days anyway. And honestly, if I'm going to take vacations days, I might as well spend them someplace warm.)
In:
Day-to-day,
Motherhood,
Travels
Tuesday, February 14, 2017
Parce que oui, c'est officiel, Bout d'Chou a assimilé le terme "shoot" et peut l'utiliser en contexte :
Quartz (nettoyant les mains de Bout d'Chou après un repas) : Tiens, je vais te nettoyer et ensuite tu pourras débarquer de la chaise haute.
Bout d'Chou (alors que je m'éloigne, en tirant sur sa bavette) : Bavette?
Quartz (en train de rincer la débarbouillette au lavabo) : Non, garde ta bavette, j'ai pas encore nettoyé ton visage.
Bout d'Chou : Shoot!
Quartz (nettoyant les mains de Bout d'Chou après un repas) : Tiens, je vais te nettoyer et ensuite tu pourras débarquer de la chaise haute.
Bout d'Chou (alors que je m'éloigne, en tirant sur sa bavette) : Bavette?
Quartz (en train de rincer la débarbouillette au lavabo) : Non, garde ta bavette, j'ai pas encore nettoyé ton visage.
Bout d'Chou : Shoot!
In:
Motherhood,
Quotations
I came into my office this morning and saw someone had left a chocolate there for me. I assumed it was Lali, because I'm pretty sure her job description includes feeding me chocolate. But when, later, she stopped by my office and I mentioned the chocolate, she said she had also received one and had assumed it was from me.
Soooo, someone left chocolate to, I'm guessing, everyone on my team.
But who???
Soooo, someone left chocolate to, I'm guessing, everyone on my team.
But who???
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Day-to-day
Monday, February 13, 2017
Ce que mes grossesses m'ont appris, c'est que je suis sérieusement faite, biologiquement, pour avoir des enfants, car je vis des grossesses plus que parfaites et j'accouche en trois secondes et quart. Sérieusement. L'une des raisons pour lesquelles je ne veux pas de troisième enfant, c'est que je ne me rendrais certainement pas à l'hôpital à temps pour l'accouchement, cette fois.
Bref. L'un de mes rares symptômes de grossesse est le fait que, quand je tousse ou que j'éternue, ou même parfois juste quand je me lève, ça tire sur mes ligaments et cause une douleur aussi fulgurante que fugitive dans mon bas-ventre.
Ces temps-ci, je sais pas trop ce que fabriquent mes ligaments, mais ils tirent parfois. (Et non, je vous le dis tout de suite, je suis pas enceinte. Et oui, j'en suis bien certaine.) Ce qui m'a permis de faire faire une petite crise cardiaque à Raiontzukai sans le vouloir :
Raiontzukai (me voyant grimacer en me levant) : Ça va?
Quartz : Oui oui. Ça doit juste être un ligament qui tire. C'est un peu ce que ça me faisait quand j'étais enceinte.
Raiontzukai : ...
Bref. L'un de mes rares symptômes de grossesse est le fait que, quand je tousse ou que j'éternue, ou même parfois juste quand je me lève, ça tire sur mes ligaments et cause une douleur aussi fulgurante que fugitive dans mon bas-ventre.
Ces temps-ci, je sais pas trop ce que fabriquent mes ligaments, mais ils tirent parfois. (Et non, je vous le dis tout de suite, je suis pas enceinte. Et oui, j'en suis bien certaine.) Ce qui m'a permis de faire faire une petite crise cardiaque à Raiontzukai sans le vouloir :
Raiontzukai (me voyant grimacer en me levant) : Ça va?
Quartz : Oui oui. Ça doit juste être un ligament qui tire. C'est un peu ce que ça me faisait quand j'étais enceinte.
Raiontzukai : ...
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Moments,
Motherhood,
Quotations
Sunday, February 12, 2017
Je viens de me rendre compte que, dans mes nombreuses chroniques sur le mâle moderne, je n'ai jamais parlé de ma théorie du "package de base". J'en suis la première étonnée puisque c'est un truc sur lequel je reviens régulièrement dans mes conversations de tous les jours encore aujourd'hui, alors que c'est une théorie que j'ai élaborée avant même que j'emménage en Outaouais.
La théorie est née du commentaire d'une amie avec qui je discutais au téléphone; nous devions être en train de chialer contre notre chum respectif, je ne me souviens plus trop - enfin, elle, elle était en train de chialer contre le sien. Elle a conclu en me disant que son chum lui avait demandé à moitié sérieusement si elle pensait qu'elle serait mieux avec quelqu'un d'autre; elle avait soupiré en lui répondant : "Ben non, vous êtes tous pareils."
Et ça, chers lecteurs, c'est rigoureusement exact. En fait, pour être entièrement honnête, je vous dirai que les femmes aussi, nous sommes toutes pareilles - simplement, c'est sur le mâle moderne que j'axe mes travaux scientifiques.
Bon, avant de monter à la barricade, laissez-moi développer. Je sais bien évidemment que tous les mâles modernes ne sont pas exactement pareils - mais ils sont tous bâtis à partir du même package de base. Entendons-nous bien, ce package-là est constitué tant de défauts que de qualités. Mais ce sont des défauts et des qualités que vous trouverez chez tous les mâles modernes; autrement dit, si ce qui vous rend folle chez votre mâle moderne sont des caractéristiques tirées du package de base, hé bien, je déteste vous apprendre ça, mais vous allez être malheureuse longtemps. Par inversion, toutefois, ça veut quand même dire que certaines des plus belles qualités du mâle moderne (comme la simplicité, la communication directe et la capacité anti-drame) vous sont garanties dans toutes vos relations, amoureuses ou non, avec tous ses représentants.
C'est le genre de truc qu'il est important de se rappeler lorsqu'on évalue une relation : ainsi, si votre mâle moderne s'avère être un salaud (puisque, ai-je posé comme postulat à force de discuter avec Lali, on a toutes besoin d'un chien sale pour nous remettre les idées en place), vous n'avez pas à craindre de devoir à jamais faire une croix sur ses belles qualités en le laissant. Toutefois, si vous remettez la relation en question à la lumière de défauts relevant du package de base, c'est dommage, mais c'est plutôt votre orientation sexuelle qu'il faudrait réévaluer, parce que voilà, vous n'y couperez pas : tous les mâles modernes sont pareils.
Voilà. Un jour, j'organiserai un séminaire.
C'est le genre de truc qu'il est important de se rappeler lorsqu'on évalue une relation : ainsi, si votre mâle moderne s'avère être un salaud (puisque, ai-je posé comme postulat à force de discuter avec Lali, on a toutes besoin d'un chien sale pour nous remettre les idées en place), vous n'avez pas à craindre de devoir à jamais faire une croix sur ses belles qualités en le laissant. Toutefois, si vous remettez la relation en question à la lumière de défauts relevant du package de base, c'est dommage, mais c'est plutôt votre orientation sexuelle qu'il faudrait réévaluer, parce que voilà, vous n'y couperez pas : tous les mâles modernes sont pareils.
Voilà. Un jour, j'organiserai un séminaire.
Saturday, February 11, 2017
My Words are my Constant, and I've only just begun to see it.
For so long, I thought I had nothing to hold onto but my darkness, and even when that reverted to a black cloud of more acceptable proportions, I thought it was all I had to run to when I felt shaky - give us something familiar/something similar to what we know already/That will keep us steady, steady, steady/Steady going nowhere - my rock.
But I had my words. How could I ever miss it? I must be the only human being to have maintained a personal blog for 15 years.
Or actually, I did know on some level, and that is certainly why I have come here everytime I've needed to think, rant, hurt, let out an overflow. Somehow though, I never realized that need to externalize was so much a part of who I am.
--
Parallèlement, ce n'est aussi que maintenant que je mesure la chance que j'ai eu, pendant quelques années, quand le ciel m'est tombé sur la tête, et par la suite, d'avoir non seulement cette capacité à convertir en mots tout ce poison que j'avais à l'intérieur, mais également ce cercle à part de la Communauté du guestbook qui était constitué de blogueurs que je ne connaissais aucunement, mais qui étaient là. Juste là. Ils ne savaient pas exactement de quoi il en retournait, mais ils n'en faisaient pas de cas, ils se contentaient de venir me lire, tout le temps, et de commenter parfois. Et je ne le voyais pas - je ne sais même pas si ces autres blogueurs le voyaient - mais j'en tirais un appui incroyable. J'étais seule, mais grâce à eux, pas vraiment; personne autour de moi ne s'intéressait à mes états d'âme, mais eux se donnaient la peine de venir les lire, même si mes écrits ne leur permettaient même pas de savoir de quoi je parlais vraiment. Ils tendaient tous ensemble un filet de sécurité, sous moi. J'écrivais pour moi seule, parce que je n'avais plus rien d'autre que mes mots, mais le fait que des inconnus viennent les lire par choix constituait une sorte de validation. Un encouragement à continuer. L'indice que, peut-être, je n'étais pas si pathétique dans mon désespoir, que j'arrivais encore à apporter quelque chose au monde extérieur. Et que le monde extérieur avait encore quelque chose à m'apporter. Leur soutien invisible n'était qu'une goutte dans l'océan dans lequel je dérivais, mais, à la réflexion, les relations interpersonnelles les plus saines que j'entretenais à l'époque étaient sans doute celles que je partageais avec ces blogueurs-là.
C'est seulement aujourd'hui que je prends conscience de la mesure dans laquelle ils ont changé la donne. Ce cercle-là s'est dissous il y a longtemps déjà, au fur et à mesure que ses membres ont quitté la blogosphère. Et le grand drame de cette évolution-là, c'est que je ne leur ai jamais dit merci, et qu'ils le méritaient, mais vraiment beaucoup.
For so long, I thought I had nothing to hold onto but my darkness, and even when that reverted to a black cloud of more acceptable proportions, I thought it was all I had to run to when I felt shaky - give us something familiar/something similar to what we know already/That will keep us steady, steady, steady/Steady going nowhere - my rock.
But I had my words. How could I ever miss it? I must be the only human being to have maintained a personal blog for 15 years.
Or actually, I did know on some level, and that is certainly why I have come here everytime I've needed to think, rant, hurt, let out an overflow. Somehow though, I never realized that need to externalize was so much a part of who I am.
--
Parallèlement, ce n'est aussi que maintenant que je mesure la chance que j'ai eu, pendant quelques années, quand le ciel m'est tombé sur la tête, et par la suite, d'avoir non seulement cette capacité à convertir en mots tout ce poison que j'avais à l'intérieur, mais également ce cercle à part de la Communauté du guestbook qui était constitué de blogueurs que je ne connaissais aucunement, mais qui étaient là. Juste là. Ils ne savaient pas exactement de quoi il en retournait, mais ils n'en faisaient pas de cas, ils se contentaient de venir me lire, tout le temps, et de commenter parfois. Et je ne le voyais pas - je ne sais même pas si ces autres blogueurs le voyaient - mais j'en tirais un appui incroyable. J'étais seule, mais grâce à eux, pas vraiment; personne autour de moi ne s'intéressait à mes états d'âme, mais eux se donnaient la peine de venir les lire, même si mes écrits ne leur permettaient même pas de savoir de quoi je parlais vraiment. Ils tendaient tous ensemble un filet de sécurité, sous moi. J'écrivais pour moi seule, parce que je n'avais plus rien d'autre que mes mots, mais le fait que des inconnus viennent les lire par choix constituait une sorte de validation. Un encouragement à continuer. L'indice que, peut-être, je n'étais pas si pathétique dans mon désespoir, que j'arrivais encore à apporter quelque chose au monde extérieur. Et que le monde extérieur avait encore quelque chose à m'apporter. Leur soutien invisible n'était qu'une goutte dans l'océan dans lequel je dérivais, mais, à la réflexion, les relations interpersonnelles les plus saines que j'entretenais à l'époque étaient sans doute celles que je partageais avec ces blogueurs-là.
C'est seulement aujourd'hui que je prends conscience de la mesure dans laquelle ils ont changé la donne. Ce cercle-là s'est dissous il y a longtemps déjà, au fur et à mesure que ses membres ont quitté la blogosphère. Et le grand drame de cette évolution-là, c'est que je ne leur ai jamais dit merci, et qu'ils le méritaient, mais vraiment beaucoup.
Il y a quelques semaines, je suis allée à l'épicerie avec Bout d'Chou, 20 mois. À un certain moment, j'ai constaté qu'on avait oublié de ramasser un article dans une rangée dans laquelle on venait de passer. J'ai expliqué le tout à Bout d'Chou en m'exclamant "shoot!".
Tout à l'heure, Bout d'Chou jouait avec de la pâte à modeler, quand il a soudain décrété qu'il voulait manger un yogourt. Je lui demande donc de ranger la pâte à modeler avant. Il range donc une boule de pâte à modeler dans son contenant et part la ranger au bon endroit. Puis il retourne dans le salon s'installer devant le plateau sur lequel on mange les collations. Je lui apporte son yogourt et sa cuiller, et je retourne à la cuisine chercher une débarbouillette pour le nettoyer après coup.
Or, Bout d'Chou s'aperçoit à ce moment-là qu'il avait déposé un contenant de pâte à modeler sur le bord de la fenêtre, et que nous l'avons oublié au moment de ranger. Horrifié, Bout d'Chou délaisse son yogourt pour aller ranger le contenant, et c'est ainsi que je le vois arriver dans la cuisine en s'écriant :
"Shoot, pâte à modeler!"
Tout à l'heure, Bout d'Chou jouait avec de la pâte à modeler, quand il a soudain décrété qu'il voulait manger un yogourt. Je lui demande donc de ranger la pâte à modeler avant. Il range donc une boule de pâte à modeler dans son contenant et part la ranger au bon endroit. Puis il retourne dans le salon s'installer devant le plateau sur lequel on mange les collations. Je lui apporte son yogourt et sa cuiller, et je retourne à la cuisine chercher une débarbouillette pour le nettoyer après coup.
Or, Bout d'Chou s'aperçoit à ce moment-là qu'il avait déposé un contenant de pâte à modeler sur le bord de la fenêtre, et que nous l'avons oublié au moment de ranger. Horrifié, Bout d'Chou délaisse son yogourt pour aller ranger le contenant, et c'est ainsi que je le vois arriver dans la cuisine en s'écriant :
"Shoot, pâte à modeler!"
In:
Motherhood,
Quotations
On the constant application of Murphy's Law in everyday life - at least mine -
Take advantage of the alone time you get while your significant other is taking the kids to swimming class to walk (because said significant other needs the car in order to achieve aforementioned "taking to swimming class") to the grocery store in order to return the recalled baby puree pouches you have - this one is actually pretty impressive as it is a simultaneous double application of Murphy's Law, because you NEVER buy those pouches, except once a year when you use them as snacks when traveling.
Successfully return four pouches, which you took out of your suitcase the previous night, in the dark, because you were too lazy to turn on the light. Walk to a second store to get other pouches and some other stuff. Walk back home. Take the new pouches upstairs to put them in your suitcase - and find two more recalled pouches in there that you'd forgotten you had and did not see because you didn't turn on the light....
Shoot.
Take advantage of the alone time you get while your significant other is taking the kids to swimming class to walk (because said significant other needs the car in order to achieve aforementioned "taking to swimming class") to the grocery store in order to return the recalled baby puree pouches you have - this one is actually pretty impressive as it is a simultaneous double application of Murphy's Law, because you NEVER buy those pouches, except once a year when you use them as snacks when traveling.
Successfully return four pouches, which you took out of your suitcase the previous night, in the dark, because you were too lazy to turn on the light. Walk to a second store to get other pouches and some other stuff. Walk back home. Take the new pouches upstairs to put them in your suitcase - and find two more recalled pouches in there that you'd forgotten you had and did not see because you didn't turn on the light....
Shoot.
In:
Day-to-day
Friday, February 10, 2017
Ce matin, il faisait tellement froid dans la salle de bain quand je me suis levée que j'ai envisagé de me rendre au travail vêtue de mon gros pyjama.
Bon, je l'ai pas fait, parce que je soupçonne qu'il existe des limites au concept de "casual Friday".
Mais là, il est passé midi et je suis toujours aussi congelée, alors je regrette solidement cette décision.
Ce qui m'amène à ma quote du jour :
Quartz : Stu moi qui ai un déficit de gras ou il fait salement frette ici?
Lali : C'est les deux.
Bon, je l'ai pas fait, parce que je soupçonne qu'il existe des limites au concept de "casual Friday".
Mais là, il est passé midi et je suis toujours aussi congelée, alors je regrette solidement cette décision.
Ce qui m'amène à ma quote du jour :
Quartz : Stu moi qui ai un déficit de gras ou il fait salement frette ici?
Lali : C'est les deux.
In:
Day-to-day,
Quotations
Je suis manifestement atteinte de la Malédiction du pouce gauche.
En octobre dernier, je me suis solidement plantée à vélo (à un point tel que j'en ai encore des marques très visibles sur le corps), et je me suis foulé le pouce gauche. Il s'est suffisamment remis assez rapidement, mais pendant plusieurs semaines, j'ai néanmoins eu beaucoup de mal à accomplir des tâches auxquelles mon pouce participait activement sans que je ne l'aie jamais réalisé, comme enlever le couvercle d'un plat tupperware.
Heureusement, le tout était revenu à la normale, mais là, soudain, j'ai une grosse coupure sortie de nulle part située juste sous l'ongle de mon pouce gauche. Ça fait salement mal, et ça guérit vraiment trop lentement à mon goût. En fait, pour l'instant, j'ai même pas de preuve qu'il y a réellement un processus de guérison qui s'est amorcé. Et encore une fois, ya tout un tas de tâches que j'arrive plus à faire, notamment encore l'ouverture des foutus plats tupperware.
Pis tsé, hier, j'ai même été incapable de sortir le pain fraîchement cuit de la machine à pain parce qu'en secouant le plat de cuisson, ma coupure frottait contre la mitaine de four et ça me faisait un mal de chien. Une maudite chance que je n'habite pas seule...
En octobre dernier, je me suis solidement plantée à vélo (à un point tel que j'en ai encore des marques très visibles sur le corps), et je me suis foulé le pouce gauche. Il s'est suffisamment remis assez rapidement, mais pendant plusieurs semaines, j'ai néanmoins eu beaucoup de mal à accomplir des tâches auxquelles mon pouce participait activement sans que je ne l'aie jamais réalisé, comme enlever le couvercle d'un plat tupperware.
Heureusement, le tout était revenu à la normale, mais là, soudain, j'ai une grosse coupure sortie de nulle part située juste sous l'ongle de mon pouce gauche. Ça fait salement mal, et ça guérit vraiment trop lentement à mon goût. En fait, pour l'instant, j'ai même pas de preuve qu'il y a réellement un processus de guérison qui s'est amorcé. Et encore une fois, ya tout un tas de tâches que j'arrive plus à faire, notamment encore l'ouverture des foutus plats tupperware.
Pis tsé, hier, j'ai même été incapable de sortir le pain fraîchement cuit de la machine à pain parce qu'en secouant le plat de cuisson, ma coupure frottait contre la mitaine de four et ça me faisait un mal de chien. Une maudite chance que je n'habite pas seule...
In:
Day-to-day,
Ramblings
Thursday, February 09, 2017
Quote du jour hors contexte, qui m'a été adressée par une collègue : "Oh, mais tu peux me donner des ordres."
In:
Quotations
En tant que parent, on se remet constamment en question, mais j'ai néanmoins la certitude d'avoir réussi quelque chose quand je constate que je dois systématiquement m'obstiner avec mes enfants pour qu'ils mangent leur poutine (oui oui, la phrase "mange tes frites s'il-te-plaît" a été prononcée à plus d'une reprise chez nous), mais que quand je leur sers de la sole poêlée, ils avalent leur repas à la vitesse de l'éclair.
In:
Motherhood,
Thought
Parce que j'évolue, mais que ya quand même des choses qui ne changent pas, je demeure, encore aujourd'hui, tout à fait obsédée par mes stats de blog. Bon, c'est plutôt inoffensif et relativement sain, mais ça peut quand même s'avérer troublant.
Par exemple, hier, est arrivé ici une personne que je peux difficilement identifier autrement que comme étant Concierge. C'est quand même quelque chose.
Par exemple, hier, est arrivé ici une personne que je peux difficilement identifier autrement que comme étant Concierge. C'est quand même quelque chose.
In:
Technology
Wednesday, February 08, 2017
Jadis, j'avais un ami. Bon, c'est un ami qui a un surnom de blog, mais comme il n'est pas entièrement impossible qu'il atterisse ici un jour (juste hautement improbable), je vais y aller pour l'anonymat.
Donc j'avais un ami, et il était génial. Ce gars-là avait le don de me (re)mettre de bonne humeur par sa simple existence, le plus simplement du monde, apparemment sans déployer vraiment d'effort. Même après nos années d'études en commun, quand on a commencé à s'éloigner, il était capable, une fois par trois, six mois, de m'envoyer un courriel ou de se logger dans MSN juste au moment où j'étais déprimée ou malheureuse et de me remonter le moral. Je sais même pas s'il en avait conscience. C'était franchement extraordinaire. Ce gars-là, bref, je l'adorais, purement et simplement - et, si je dois le préciser, tout à fait platoniquement. (Bon. Il y avait bien un léger intérêt mutuel, mais il a fallu cinq ans avant qu'on soit célibataires en même temps et quand ça a fini par arriver, d'abord la possibilité m'a foutu la chienne, ensuite j'avais déjà irrémédiablement déplacé ce gars-là sur mon échelle "ami" - pour ceux qui connaissent le théorie de l'échelle - et surtout j'étais beaucoup trop occupée à vivre une solide émulation de relation amoureuse avec deux autres gars avec qui je ne sortais pas. Bref, j'étais pas prête. Mais je digresse.)
Le temps a continué à passer, on a continué à s'éloigner, et si ce n'était de l'existence de Facebook, je ne saurais plus trop ce que devient cet ami-là.
Mais Facebook existe, et je le sais : ce merveilleux gars-là devient un maudit bougonneux, voilà.
Au fil du temps, je l'ai vu passer, à une fréquence qui augmente exponentiellement, des messages de chialage, de racisme, d'intolérance, sur tout. C'est intolérable. Et bon, au début, je trouvais ça comique. Maintenant, je trouve ça plutôt triste de voir tout ce négativisme de sa part. Parce que, je l'ai dit souvent, c'est plus simple que ça, la vie.
Et oui, en quelque part, je me dis qu'en ce qui le concerne, ya rien qui est arrivé pour rien - parce que j'ai franchement pas besoin d'une telle aura négative dans ma vie...
In:
Ramblings
Heureusement que j'ai Lali. Qui non seulement m'écoute chialer, mais fait des pieds et des mains pour me remonter le moral, allant même jusqu'à me donner des scones, du chocolat et du thé.
Ça va un peu mieux.
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Day-to-day
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