Ce matin, alors que je sortais pour me rendre au travail après avoir fait la tournée de bisous quotidienne :
Quartz : Bonne journée!
Coco : Maman, est-ce que tu vas revenir dans la maison?
Quartz : Non, je pars travailler.
Coco : Mais Papa a pas eu de bisou.
(For the record, c'était pas vrai. Raiontzukai avait eu son bisou comme les autres, mais Coco était trop occupé à s'obstiner avec Bout d'Chou pour s'en rendre compte.)
Friday, September 08, 2017
Thursday, September 07, 2017
Ce matin, parce que je fabrique manifestement des enfants qui sont incapables de vivre autrement que collés à moi, en plus de ne pas savoir, à l'évidence, se tenir droits, puisqu'ils ne font que se suspendre à moi jusqu'à ce qu'un accident survienne, c'est Bout d'Chou qui est tombé sur mes orteils de toutes ses 28 livres (lesquelles, je vous le rappelle, en conséquence de l'accélération, en valaient davantage lors de leur brutal arrêt). Ça n'a pas fait du bien, je n'étais pas contente, alors j'ai lâché les mains de Bout d'Chou (qui, compte tenu de son incapacité à se tenir, s'est contenté de faire l'étoile sur le plancher) en lui disant d'arrêter de se suspendre après moi, qu'il m'avait fait mal, et je me suis rendue dans la cuisine pour me calmer et lâcher un sacre du bout des lèvres.
Coco est arrivé en courant du salon : "Maman? As-tu dit tabarnak?"
Coco est arrivé en courant du salon : "Maman? As-tu dit tabarnak?"
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Motherhood,
Quotations
Aussi digne de mention : ce matin, quand je suis sortie de chez moi pour me diriger vers l'arrêt d'autobus, une dame d'une soixantaine d'années marchait dans la rue. Elle se déplaçait plus lentement que moi - comme la majorité de la population - et j'ai entrepris de la dépasser. Elle s'est tournée vers moi pendant le processus. Je lui ai souri. Elle s'est exclamée : "Vous marchez vite!"
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Moments
Vous serez heureux d'apprendre que, dans le cadre du ramassage pré-passage de la femme de ménage (rimes gratuites! rimes gratuites! qui en veut?), Raiontzukai a bien fini par faire débarrasser le rouleau de papier de toilette vide du rebord de la fenêtre. Il y est donc demeuré une semaine et demie. C'est quand même honorable.
Wednesday, September 06, 2017
Il y a deux semaines, Raiontzukai a fini un rouleau de papier de toilette. (Hein que vous sentez déjà que ce billet vous renversera de sa pertinence?)
Lorsque je suis revenue à la maison le soir même, le rouleau vide était toujours sur le comptoir de la salle de bain, comptoir sous lequel se trouve le sac destiné au compost qui devrait être la destination finale dudit rouleau.
C'était le vendredi. (En fait, c'était au moins le vendredi. J'ai fini par perdre le fil du temps dans les jours suivants et, pour les besoins de l'expérience en cours, j'ai déterminé que le point de départ de la chose serait le vendredi.) J'ai attendu un peu, et le lundi soir, j'ai demandé à Raiontzukai si nous devrions commencer à faire des plans pour ce rouleau - faisait-il maintenant partie de la famille? ferait-il des études? devrions-nous lui ouvrir un REEE?
Non non, m'a assuré Raiontzukai. "Je vais le jeter."
Raiontzukai est parfait, je le dis souvent. Qu'il ait l'intention de jeter le rouleau, je n'en doute pas une seule seconde. Qu'il le fasse? Ça, c'est moins sûr.
Le lendemain matin, j'ai constaté que Raiontzukai avait commencé à prendre des mesures à l'égard du rouleau vide : il avait arraché le mini-restant de papier de toilette qui y était demeuré accroché et l'avait déposé sur le rebord de la fenêtre.
C'est là que j'ai su que c'était le moment de lancer une expérience scientifique. Parce que chez nous, par magie, lorsqu'on (je dis "on", mais je pourrais dire "Raiontzukai") met quelque chose sur le rebord de la fenêtre de la salle de bain, la chose en question devient SOUDAINEMENT INVISIBLE. Oui oui. Je vous le dis. Autrement, comment expliquer les nombreux jours qui s'écoulent avant qu'elle ne quitte pour sa prochaine destination?
J'ai donc décidé d'attendre le temps qu'il faudrait pour voir combien de temps le rouleau passerait sur le rebord de la fenêtre. Lorsqu'est arrivé le jeudi suivant, comme je le disais, j'ai commencé à perdre un peu le fil. J'ai donc posé comme hypothèse que le rouleau avait atteint la fin de sa vie utile le vendredi précédent et, pour éviter de reperdre le fil (qui a le mommy brain solide vous croyez?), j'ai inscrit "25 août" sur le rouleau. Puis je l'ai replacé sur le rebord de la fenêtre.
Nous sommes aujourd'hui le 6 septembre, et le rouleau est toujours là. Or, demain est jour de visite de la femme de ménage. Ça fait donc plusieurs jours que je me demande quelle mesure prendre pour que le ménage ne contrecarre pas mon expérience - car la femme de ménage risque fort de jeter le rouleau vide.
J'ai envisagé d'écrire à la femme de ménage pour lui demander de ne pas le faire, mais j'éprouve une certaine réticence à lui démontrer à quel point je suis bizarre. Par conséquent, je crois bien que je vais cacher le rouleau hors de vue demain matin et le remettre sur le rebord de la fenêtre à mon retour du bureau...
À suivre.
Lorsque je suis revenue à la maison le soir même, le rouleau vide était toujours sur le comptoir de la salle de bain, comptoir sous lequel se trouve le sac destiné au compost qui devrait être la destination finale dudit rouleau.
C'était le vendredi. (En fait, c'était au moins le vendredi. J'ai fini par perdre le fil du temps dans les jours suivants et, pour les besoins de l'expérience en cours, j'ai déterminé que le point de départ de la chose serait le vendredi.) J'ai attendu un peu, et le lundi soir, j'ai demandé à Raiontzukai si nous devrions commencer à faire des plans pour ce rouleau - faisait-il maintenant partie de la famille? ferait-il des études? devrions-nous lui ouvrir un REEE?
Non non, m'a assuré Raiontzukai. "Je vais le jeter."
Raiontzukai est parfait, je le dis souvent. Qu'il ait l'intention de jeter le rouleau, je n'en doute pas une seule seconde. Qu'il le fasse? Ça, c'est moins sûr.
Le lendemain matin, j'ai constaté que Raiontzukai avait commencé à prendre des mesures à l'égard du rouleau vide : il avait arraché le mini-restant de papier de toilette qui y était demeuré accroché et l'avait déposé sur le rebord de la fenêtre.
C'est là que j'ai su que c'était le moment de lancer une expérience scientifique. Parce que chez nous, par magie, lorsqu'on (je dis "on", mais je pourrais dire "Raiontzukai") met quelque chose sur le rebord de la fenêtre de la salle de bain, la chose en question devient SOUDAINEMENT INVISIBLE. Oui oui. Je vous le dis. Autrement, comment expliquer les nombreux jours qui s'écoulent avant qu'elle ne quitte pour sa prochaine destination?
J'ai donc décidé d'attendre le temps qu'il faudrait pour voir combien de temps le rouleau passerait sur le rebord de la fenêtre. Lorsqu'est arrivé le jeudi suivant, comme je le disais, j'ai commencé à perdre un peu le fil. J'ai donc posé comme hypothèse que le rouleau avait atteint la fin de sa vie utile le vendredi précédent et, pour éviter de reperdre le fil (qui a le mommy brain solide vous croyez?), j'ai inscrit "25 août" sur le rouleau. Puis je l'ai replacé sur le rebord de la fenêtre.
Nous sommes aujourd'hui le 6 septembre, et le rouleau est toujours là. Or, demain est jour de visite de la femme de ménage. Ça fait donc plusieurs jours que je me demande quelle mesure prendre pour que le ménage ne contrecarre pas mon expérience - car la femme de ménage risque fort de jeter le rouleau vide.
J'ai envisagé d'écrire à la femme de ménage pour lui demander de ne pas le faire, mais j'éprouve une certaine réticence à lui démontrer à quel point je suis bizarre. Par conséquent, je crois bien que je vais cacher le rouleau hors de vue demain matin et le remettre sur le rebord de la fenêtre à mon retour du bureau...
À suivre.
Tuesday, September 05, 2017
L'autre jour, je racontais à une collègue que j'avais décidé de prendre part au processus de dotation qui a résulté en mon embauche ici parce que "j'avais pas le choix". En effet, il s'agissait d'un poste qui représentait mon ultime objectif de carrière, je satisfaisais aux critères de sélection et ce genre d'ouverture est rare. Je n'avais pas envie de quitter mon emploi d'alors, mais j'ai participé au processus parce que l'occasion était trop belle et que je m'en voudrais, plus tard, si je ne le faisais pas. Ma collègue a été très suprise, et un peu amusée, par le fait que j'aie considéré que je n'avais pas le choix. Moi, ce qui m'a surprise, c'est qu'elle soit surprise.... parce que vraiment, il me semblait - et il me semble toujours - que "j'ai pas le choix" constitue une raison parfaitement valide d'agir! J'ai fait des tas de trucs parce que "j'avais pas le choix", comme m'inscrire au programme coop à l'Université et déménager en Outaouais.
C'est peut-être simplement ma façon à moi de me sortir de ma zone de confort sans trop réfléchir. Reste quand même que je croyais que tout le monde fonctionnait un peu comme ça. La réaction de ma collègue m'a fait comprendre que ce n'était pas le cas, et je suis vraiment prise de court...
C'est peut-être simplement ma façon à moi de me sortir de ma zone de confort sans trop réfléchir. Reste quand même que je croyais que tout le monde fonctionnait un peu comme ça. La réaction de ma collègue m'a fait comprendre que ce n'était pas le cas, et je suis vraiment prise de court...
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Day-to-day
Friday, September 01, 2017
Coco : Maman, le camion qui transporte Flash McQueen, il s'appelle comment?
Quartz : Il s'appelle Mack.
Coco : Notre auto à nous, elle s'appelle comment?
Quartz : ... Cindy.
Le jour où j'ai nommé mon auto, je m'attendais vraiment pas à ce qu'un jour, mon enfant de 4 ans puisse le claironner à la garderie.
Quartz : Il s'appelle Mack.
Coco : Notre auto à nous, elle s'appelle comment?
Quartz : ... Cindy.
Le jour où j'ai nommé mon auto, je m'attendais vraiment pas à ce qu'un jour, mon enfant de 4 ans puisse le claironner à la garderie.
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Day-to-day,
Moments,
Motherhood,
Quotations
Thursday, August 31, 2017
As you may or may not have forgotten, last winter, I discovered that Coco and I have the same head size.
Recently, I made a trip to the clothing store to get fall and winter gear for the kids - because yes, when you enter the world of parenthood, you realize that August is the moment to shop for fall and winter gear, and that come October all stores will have run out. This in itself is extremely frustrating - especially on that night when your toddler outgrows his boots or comes home with a dying mitten in December.
But anyways.
I went to the store alone, so I made sure to bring toques and mittens that we already had at home and that still fit so I could make sure to get the missing gear in the appropriate sizes. (One day, I will tell you about the time Raiontzukai had to go to the store three days in a row in order to buy water shoes for Coco.) It's a trick that works really well, but when came the time to find a toque for Coco, I couldn't seem to decide between sizes. And of course, the toque I had brought was the one that fits me to a T.
So yes. I grabbed the new toque in two sizes, found a mirror, tried on Coco's toque and then sucessively tried on the other one in the two sizes, so I could figure out which fit the most like the old one.
Recently, I made a trip to the clothing store to get fall and winter gear for the kids - because yes, when you enter the world of parenthood, you realize that August is the moment to shop for fall and winter gear, and that come October all stores will have run out. This in itself is extremely frustrating - especially on that night when your toddler outgrows his boots or comes home with a dying mitten in December.
But anyways.
I went to the store alone, so I made sure to bring toques and mittens that we already had at home and that still fit so I could make sure to get the missing gear in the appropriate sizes. (One day, I will tell you about the time Raiontzukai had to go to the store three days in a row in order to buy water shoes for Coco.) It's a trick that works really well, but when came the time to find a toque for Coco, I couldn't seem to decide between sizes. And of course, the toque I had brought was the one that fits me to a T.
So yes. I grabbed the new toque in two sizes, found a mirror, tried on Coco's toque and then sucessively tried on the other one in the two sizes, so I could figure out which fit the most like the old one.
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Day-to-day,
Motherhood
Je vous ai présenté, le mois dernier, ma nouvelle montre GPS, une Polar M200 - appelons-la donc Paula.
Quand j'ai commencé à courir avec Paula, j'ai découvert que Polar a mis au point un certain Running Index, calculé d'une façon un peu obscure à partir de ma fréquence cardiaque et d'autres données sur ma course. Cet indice-là permet à ma montre de me dire en combien de temps je devrais, en m'entraînant adéquatement, arriver à parcourir certaines distances : 5 kilomètres, 10 kilomètres, un demi-marathon, un marathon.
J'avais des doutes, mais les temps que Paula me donnait pour le 10K et le demi-marathon correspondaient pas mal à mes meilleurs temps pour ces distances. Il y avait donc une certaine crédibilité à accorder à ce running index... mais le temps pour le 5K, lui, ne cadrait pas. Je n'avais jamais réussi à courir 5 kilomètres en moins de 26 minutes, et Paula soutenait que je pouvais le faire en moins de 25.
Ce n'était pas très surprenant, à vrai dire, car je deviens, quand je cours, un peu princesse. Autrement dit, j'ai besoin d'être confortable. (Bon, je suppose que les vraies princesses, elles, ne courent pas du tout, mais j'ai besoin d'une métaphore, alors passons.) Ainsi, je suis capable de courir longtemps, mais pas trop vite. Sauf que pour un 5 kilomètres, hé bien, on n'a pas le temps d'être confortable. Il faut courir vite dès le départ.
Je n'avais donc pas le choix : il fallait que j'essaie de courir un 5K en 25 minutes.
Je me suis trouvée une course qui fittait dans mon horaire de présidente - oups, de mère de famille - et c'est ainsi que, samedi, je me suis présentée à une pride run qui en est à sa deuxième édition seulement. L'ancienneté de la course n'a généralement pas grand impact sur l'expérience, la seule différence notable étant un nombre de participant moindre. Et ça, je m'en fous - j'étais là pour battre un record personnel, vous vous en souvenez?
J'ai quand même été saisie par le petit nombre de particiant - nous étions 140, ai-je appris par la suite. Ici, je dois m'arrêter pour accorder une mention spéciale à la fille qui, étant demeurée habillée en long alors que nous attendions le lancement de l'événement, s'est animée lors du dernier appel pour le sweat check. Je ne faisais pas trop attention à elle, j'avais simplement remarqué qu'elle portait des pantalons et un chandail à manches longues. Puis, soudainement, elle portait des shorts et... euh... deux colliers à fleurs colorées style hawaïen. Les colliers cachaient presque l'intégralité de son torse, mais on apercevait quelque chose de multicolore en-dessous. Un bikini, un top de sport? Non - car lorsque la fille en question m'a fait dos pour déposer son sac au sweat check, j'ai constaté que son dos était entièrement nu. J'étais plus que curieuse, vous vous en doutez, mais je ne voulais quand même pas la fixer, alors la seule conclusion à laquelle je suis parvenue, c'est qu'il devait s'agir de physio tape multicolore. Auquel cas c'est vraiment une bonne idée, mais j'aurais franchement pas voulu être à sa place au moment de le retirer. Quoique, je dis ça, mais j'ai jamais porté de physio tape, alors ça s'enlève peut-être plus facilement que je le pense...
J'ai perdu la fille en question de vue lorsque nous nous sommes tous dirigés vers la ligne de départ, et je me suis concentrée sur la tâche à accomplir. Quand a retenti le signal du départ, je me suis lancée à corps perdu, et après la première moitié du parcours, j'ai revu mon objectif : selon le rythme que je soutenais, il me semblait réaliste de terminer le 5K entre 23 et 24 minutes...
Finalement, j'ai franchi la ligne d'arrivée, juste derrière la fille au physio tape, en 23:45 minutes (temps officiel 24:01, je vous expliquerai si ça vous intéresse)! Force m'était d'avouer que Paula avait eu raison. J'étais super contente, et en m'avançant vers les bouteilles d'eau, j'ai entendu un petit monsieur, fiche à la main, affirmer à un autre homme : "We're waiting for third."
En temps normal, j'aurais fait mes étirements, bu de l'eau, et je serais retournée chez moi - je devais rejoindre Raiontzukai à une fête d'enfants, vous vous souvenez? Mais cette phrase m'a intriguée, et comme j'avais clairement suivi le peloton de tête pendant la course, j'ai décidé de rester pour voir si, par hasard...
Et OUI! Mesdames et Messieurs, votre Quartz préférée a terminé au troisième rang chez les femmes! Complètement prise de court, je me suis vu remettre une médaille de fortune et une petite pâtisserie, et j'ai participé à la mini-séance de photo des vainqueurs.
Alors voilà, j'ai officiellement réussi à monter sur un podium. J'envisage donc d'abandonner la jurilinguistique pour me consacrer toute entière à une carrière olympique.
Quand j'ai commencé à courir avec Paula, j'ai découvert que Polar a mis au point un certain Running Index, calculé d'une façon un peu obscure à partir de ma fréquence cardiaque et d'autres données sur ma course. Cet indice-là permet à ma montre de me dire en combien de temps je devrais, en m'entraînant adéquatement, arriver à parcourir certaines distances : 5 kilomètres, 10 kilomètres, un demi-marathon, un marathon.
J'avais des doutes, mais les temps que Paula me donnait pour le 10K et le demi-marathon correspondaient pas mal à mes meilleurs temps pour ces distances. Il y avait donc une certaine crédibilité à accorder à ce running index... mais le temps pour le 5K, lui, ne cadrait pas. Je n'avais jamais réussi à courir 5 kilomètres en moins de 26 minutes, et Paula soutenait que je pouvais le faire en moins de 25.
Ce n'était pas très surprenant, à vrai dire, car je deviens, quand je cours, un peu princesse. Autrement dit, j'ai besoin d'être confortable. (Bon, je suppose que les vraies princesses, elles, ne courent pas du tout, mais j'ai besoin d'une métaphore, alors passons.) Ainsi, je suis capable de courir longtemps, mais pas trop vite. Sauf que pour un 5 kilomètres, hé bien, on n'a pas le temps d'être confortable. Il faut courir vite dès le départ.
Je n'avais donc pas le choix : il fallait que j'essaie de courir un 5K en 25 minutes.
Je me suis trouvée une course qui fittait dans mon horaire de présidente - oups, de mère de famille - et c'est ainsi que, samedi, je me suis présentée à une pride run qui en est à sa deuxième édition seulement. L'ancienneté de la course n'a généralement pas grand impact sur l'expérience, la seule différence notable étant un nombre de participant moindre. Et ça, je m'en fous - j'étais là pour battre un record personnel, vous vous en souvenez?
J'ai quand même été saisie par le petit nombre de particiant - nous étions 140, ai-je appris par la suite. Ici, je dois m'arrêter pour accorder une mention spéciale à la fille qui, étant demeurée habillée en long alors que nous attendions le lancement de l'événement, s'est animée lors du dernier appel pour le sweat check. Je ne faisais pas trop attention à elle, j'avais simplement remarqué qu'elle portait des pantalons et un chandail à manches longues. Puis, soudainement, elle portait des shorts et... euh... deux colliers à fleurs colorées style hawaïen. Les colliers cachaient presque l'intégralité de son torse, mais on apercevait quelque chose de multicolore en-dessous. Un bikini, un top de sport? Non - car lorsque la fille en question m'a fait dos pour déposer son sac au sweat check, j'ai constaté que son dos était entièrement nu. J'étais plus que curieuse, vous vous en doutez, mais je ne voulais quand même pas la fixer, alors la seule conclusion à laquelle je suis parvenue, c'est qu'il devait s'agir de physio tape multicolore. Auquel cas c'est vraiment une bonne idée, mais j'aurais franchement pas voulu être à sa place au moment de le retirer. Quoique, je dis ça, mais j'ai jamais porté de physio tape, alors ça s'enlève peut-être plus facilement que je le pense...
J'ai perdu la fille en question de vue lorsque nous nous sommes tous dirigés vers la ligne de départ, et je me suis concentrée sur la tâche à accomplir. Quand a retenti le signal du départ, je me suis lancée à corps perdu, et après la première moitié du parcours, j'ai revu mon objectif : selon le rythme que je soutenais, il me semblait réaliste de terminer le 5K entre 23 et 24 minutes...
Finalement, j'ai franchi la ligne d'arrivée, juste derrière la fille au physio tape, en 23:45 minutes (temps officiel 24:01, je vous expliquerai si ça vous intéresse)! Force m'était d'avouer que Paula avait eu raison. J'étais super contente, et en m'avançant vers les bouteilles d'eau, j'ai entendu un petit monsieur, fiche à la main, affirmer à un autre homme : "We're waiting for third."
En temps normal, j'aurais fait mes étirements, bu de l'eau, et je serais retournée chez moi - je devais rejoindre Raiontzukai à une fête d'enfants, vous vous souvenez? Mais cette phrase m'a intriguée, et comme j'avais clairement suivi le peloton de tête pendant la course, j'ai décidé de rester pour voir si, par hasard...
Et OUI! Mesdames et Messieurs, votre Quartz préférée a terminé au troisième rang chez les femmes! Complètement prise de court, je me suis vu remettre une médaille de fortune et une petite pâtisserie, et j'ai participé à la mini-séance de photo des vainqueurs.
Alors voilà, j'ai officiellement réussi à monter sur un podium. J'envisage donc d'abandonner la jurilinguistique pour me consacrer toute entière à une carrière olympique.
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Day-to-day
Wednesday, August 30, 2017
Pendant ma course, lundi, j'ai traversé une intersection juste devant une voiture de Google. Vous savez, le type qui sert à prendre les photos pour Streetview?
Je risque donc fortement de paraître, dans toute ma moiteur, dans la prochaine mise à jour Streetview de ma ville.
Si vous êtes gentils, je vous donnerai le nom de l'intersection.
In:
Day-to-day,
Moments
Thursday, August 24, 2017
J'haï ça, avoir une femme de ménage.
Je sais, je sais. Il y a quelques mois, je ne voyais rien de plus génial, mais là.... câline, je trouve que c'est du trouble sur les bords.
Le soir, la veille de son passage, en plus de toutes les tâches qu'on se tape une fois les enfants couchés - couches à plier, repas à cuisiner, liste d'épicerie à élaborer, linge à laver, alouette! -, il faut ranger les jouets qui traînent, faire la vaisselle pour débarrasser les comptoirs et ramasser un peu nos traîneries. Pis des traîneries, je vous l'avoue sans complexe, depuis qu'on a des enfants, on en accumule à une vitesse effroyable. J'en suis rendue à classer mes traîneries en piles en fonction de la fin visée - à monter, à descendre, à ranger dès que je saurai youssé que je pourrais ben ranger ça, à conserver jusqu'à tel événement, etc.
Pis là, la femme de ménage passe. À mon retour à la maison, mes piles sont empilées les unes par-dessus les autres - parce que la pauvre, elle essaie de nettoyer ma maison sous toutes ces piles! - et je retrouve plus mes trucs. De nouvelles piles ont été crées à des endroits qui me paraissent inusités. Je dois replacer les caméras du moniteur dans les chambres des enfants parce que soit les caméras, soit les lits, soit les deux, ont été déplacés. Je dois aussi replacer les chaises berçantes, qui sont immanquablement installées selon un angle qui garantit que je vais les enfoncer dans le mur si je m'assois dedans. Ce soir, j'ai consacré cinq minutes à essayer de comprendre pourquoi mon téléphone sans fil ne fonctionnait plus, avant de découvrir que la femme de ménage avait malencontreusement éteint la barre d'alimentation sur laquelle il était branché.
Rien de majeur, non. Je sais bien que la pauvre femme de ménage doit déplacer les trucs pour faire le ménage et qu'en fait, c'est impressionnant qu'elle déplace les meubles pour bien faire son travail. Et c'est pas que je ne veuille pas me ramasser pour lui simplifier la vie avant son arrivée, ni que je sois une espèce de control freak ayant un urgent besoin de thérapie. Le problème, c'est pas que je suis trop occupée pour me ramasser, ni que les choses ne sont pas placées exactement comme elles devraient l'être à mon retour. Non - le problème, comme ça l'est souvent, c'est l'accumulation.
Après plusieurs mois, je suis à boutte du ramassage pré-ménage, surtout les soirs où il y a lieu vers 21h parce que Coco s'est relevé pour aller passer 20 minutes sur la toilette en me racontant sa journée et qu'ensuite je suis descendue pour aller décrocher le linge propre de la corde à linge, plier une brassée de couches et établir le menu de la semaine. À boutte de chercher ma demande de passeport, avec mes photos, que j'avais laissée sur une marche des escaliers en attendant d'aller la porter au bureau des passeports. À boutte d'ouvrir le moniteur une fois Bout d'Chou couché pour découvrir que j'ai oublié de replacer la caméra et que je lui vois juste un bout de pied sur l'écran. À boutte de ne plus trouver la barrette que je laisse sur ma table de chevet, sachant qu'elle réapparaîtra magiquement dans deux, ou quatre, semaines.
Faque c'est ça. C'est du first-world problem dans toute sa beauté, mais câline, j'haï ça, avoir une femme de ménage.
Une maudite chance qu'elle fait mon ménage.
Je sais, je sais. Il y a quelques mois, je ne voyais rien de plus génial, mais là.... câline, je trouve que c'est du trouble sur les bords.
Le soir, la veille de son passage, en plus de toutes les tâches qu'on se tape une fois les enfants couchés - couches à plier, repas à cuisiner, liste d'épicerie à élaborer, linge à laver, alouette! -, il faut ranger les jouets qui traînent, faire la vaisselle pour débarrasser les comptoirs et ramasser un peu nos traîneries. Pis des traîneries, je vous l'avoue sans complexe, depuis qu'on a des enfants, on en accumule à une vitesse effroyable. J'en suis rendue à classer mes traîneries en piles en fonction de la fin visée - à monter, à descendre, à ranger dès que je saurai youssé que je pourrais ben ranger ça, à conserver jusqu'à tel événement, etc.
Pis là, la femme de ménage passe. À mon retour à la maison, mes piles sont empilées les unes par-dessus les autres - parce que la pauvre, elle essaie de nettoyer ma maison sous toutes ces piles! - et je retrouve plus mes trucs. De nouvelles piles ont été crées à des endroits qui me paraissent inusités. Je dois replacer les caméras du moniteur dans les chambres des enfants parce que soit les caméras, soit les lits, soit les deux, ont été déplacés. Je dois aussi replacer les chaises berçantes, qui sont immanquablement installées selon un angle qui garantit que je vais les enfoncer dans le mur si je m'assois dedans. Ce soir, j'ai consacré cinq minutes à essayer de comprendre pourquoi mon téléphone sans fil ne fonctionnait plus, avant de découvrir que la femme de ménage avait malencontreusement éteint la barre d'alimentation sur laquelle il était branché.
Rien de majeur, non. Je sais bien que la pauvre femme de ménage doit déplacer les trucs pour faire le ménage et qu'en fait, c'est impressionnant qu'elle déplace les meubles pour bien faire son travail. Et c'est pas que je ne veuille pas me ramasser pour lui simplifier la vie avant son arrivée, ni que je sois une espèce de control freak ayant un urgent besoin de thérapie. Le problème, c'est pas que je suis trop occupée pour me ramasser, ni que les choses ne sont pas placées exactement comme elles devraient l'être à mon retour. Non - le problème, comme ça l'est souvent, c'est l'accumulation.
Après plusieurs mois, je suis à boutte du ramassage pré-ménage, surtout les soirs où il y a lieu vers 21h parce que Coco s'est relevé pour aller passer 20 minutes sur la toilette en me racontant sa journée et qu'ensuite je suis descendue pour aller décrocher le linge propre de la corde à linge, plier une brassée de couches et établir le menu de la semaine. À boutte de chercher ma demande de passeport, avec mes photos, que j'avais laissée sur une marche des escaliers en attendant d'aller la porter au bureau des passeports. À boutte d'ouvrir le moniteur une fois Bout d'Chou couché pour découvrir que j'ai oublié de replacer la caméra et que je lui vois juste un bout de pied sur l'écran. À boutte de ne plus trouver la barrette que je laisse sur ma table de chevet, sachant qu'elle réapparaîtra magiquement dans deux, ou quatre, semaines.
Faque c'est ça. C'est du first-world problem dans toute sa beauté, mais câline, j'haï ça, avoir une femme de ménage.
Une maudite chance qu'elle fait mon ménage.
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Motherhood,
Ramblings
Petit Chiot and I share an eraser for our dry-erase boards. The boards and the eraser rest on a cabinet that stands in between our offices. At some point this morning, the eraser vanished. I asked Petit Chiot if he knew what had happened to it, and he said he had seen a colleague from another floor, who had been moving furniture around earlier, come near the cabinet, so maybe she had taken it by mistake.
I went to our copy room, where we keep all office supplies, and could not find another eraser. I walked around a bit and found a nearly torn-apart eraser on a nearby cabinet. It looks horrible, and I don't even know if it was ours, but I took it because well, we need an eraser.
Petit Chiot noticed the return of the eraser, so he stopped by my office to enquire about its whereabouts, and this led to my Quote du Jour:
Quartz : The only problem is, did you see what it looks like? People will think we tortured an innocent eraser. I mean, what does it say about us?
Petit Chiot : Well, nobody will mess with us.
I went to our copy room, where we keep all office supplies, and could not find another eraser. I walked around a bit and found a nearly torn-apart eraser on a nearby cabinet. It looks horrible, and I don't even know if it was ours, but I took it because well, we need an eraser.
Petit Chiot noticed the return of the eraser, so he stopped by my office to enquire about its whereabouts, and this led to my Quote du Jour:
Quartz : The only problem is, did you see what it looks like? People will think we tortured an innocent eraser. I mean, what does it say about us?
Petit Chiot : Well, nobody will mess with us.
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Day-to-day,
Quotations
Vous avez sans doute entendu parler des déboires du nouveau système de paie du gouvernement fédéral, Phénix.
Je n'en ai pas parlé parce que j'ai franchement pas de quoi me plaindre par comparaison avec d'autres, mais évidemment, j'écope moi aussi. J'ai mis deux mois à être payée à mon retour de congé de maternité et mon salaire est inférieur à ce qu'il devrait être depuis deux ans. Rien de majeur, évidemment, mais quand même.
Le plus frustrant, dans l'histoire, c'est vraiment que quand on se donne le trouble de téléphoner au Centre de paie, on constate qu'on ne peut parler qu'avec des pauvres petites personnes qui ne font que répondre au téléphone et qui ne connaissent manifestement rien à la rémunération. Ya jamais personne qui m'a aidée là.
Ou plutôt, personnellement, le plus frustrant, c'est de recevoir un message qui m'accuse de n'avoir pas transmis, en mai 2016, un document qu'on ne m'a pas demandé, mais que j'avais de toute façon transmis en mai 2015, en affirmant que pour cette raison, on est incapable de me verser une partie des sous qu'on me doit. Un message qui me demande donc de transmettre ledit document - auquel je n'ai plus accès, mais ça c'est une autre histoire - accompagné d'un putain de formulaire, que je dois remplir à tâtons parce que j'ai franchement aucune espèce d'idée des dates et des catégories pertinentes, c'est LEUR JOB! Mais si je n'indique pas des dates et des catégories, mon message me revient non traité pour cause de formulaire non rempli. Sacrament. C'est EUX qui veulent que je leur envoie de quoi. C'est pas moi! Prenez donc mes documents pis FAITES VOTRE PUTAIN DE JOB.
Je n'en ai pas parlé parce que j'ai franchement pas de quoi me plaindre par comparaison avec d'autres, mais évidemment, j'écope moi aussi. J'ai mis deux mois à être payée à mon retour de congé de maternité et mon salaire est inférieur à ce qu'il devrait être depuis deux ans. Rien de majeur, évidemment, mais quand même.
Le plus frustrant, dans l'histoire, c'est vraiment que quand on se donne le trouble de téléphoner au Centre de paie, on constate qu'on ne peut parler qu'avec des pauvres petites personnes qui ne font que répondre au téléphone et qui ne connaissent manifestement rien à la rémunération. Ya jamais personne qui m'a aidée là.
Ou plutôt, personnellement, le plus frustrant, c'est de recevoir un message qui m'accuse de n'avoir pas transmis, en mai 2016, un document qu'on ne m'a pas demandé, mais que j'avais de toute façon transmis en mai 2015, en affirmant que pour cette raison, on est incapable de me verser une partie des sous qu'on me doit. Un message qui me demande donc de transmettre ledit document - auquel je n'ai plus accès, mais ça c'est une autre histoire - accompagné d'un putain de formulaire, que je dois remplir à tâtons parce que j'ai franchement aucune espèce d'idée des dates et des catégories pertinentes, c'est LEUR JOB! Mais si je n'indique pas des dates et des catégories, mon message me revient non traité pour cause de formulaire non rempli. Sacrament. C'est EUX qui veulent que je leur envoie de quoi. C'est pas moi! Prenez donc mes documents pis FAITES VOTRE PUTAIN DE JOB.
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Day-to-day,
Ramblings
Wednesday, August 23, 2017
Coco, qui m'explique en lyrant pourquoi il ne peut pas manger son assiette : Mais c'est parce que j'aime pas ça, le maïs qui goûte pas le blé d'Inde!
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Motherhood,
Quotations
Bon. Raiontzukai a déclaré que je devais me pointer à la fête d'enfants après mon 5K.
Pour l'instant, je boude.
Pour l'instant, je boude.
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Day-to-day
Monday, August 21, 2017
Parce que je ne fais rien d'autre ici que me répéter indéfiniment - faites l'expérience, d'ailleurs, si vous voulez vous faire passer toute impression que vous changez ou évoluez en tant que personne, tenez un blog pendant 15 ans et constatez à quel point vous demeurez la même -, je vous le dis encore : je n'aime pas le monde. Je le savais bien avant de tomber enceinte, mais avoir des enfants, quand on a ce genre de personnalité, c'est vraiment pas optimal, parce que ça ne fait que décupler le nombre de personnes avec qui vous devez interagir ainsi que les occasions où vous devez le faire. Autrement dit, l'enfer.
Pour préciser un peu, c'est pas tant que j'aime pas le monde. C'est juste que j'ai des exigences. Et des incapacités. Donc entre vous et moi, il faut que ça clique. Parce que quand ça clique pas, je suis mal à l'aise longtemps, et c'est désagréable pour tout le monde. (Ou en fait peut-être pas. Mais c'est assez désagréable pour moi pour que j'aie l'impression que ça l'est aussi pour les autres.) Je suis mal à l'aise parce que souvent, je deviens partiellement Asperger et je vous comprends vraiment pas.
Voici mon plus récent exemple - parce que oui, cette trop longue introduction m'amenait en quelque part : à deux maisons de chez nous habite une jeune famille, un couple avec une petite fille de l'âge de Bout d'Chou. Ils avaient déjà averti Raiontzukai, délégué familial officiel en matière de voisinage, il y a quelques mois, qu'ils nous inviteraient sans doute à la fête de leur petite fille, histoire d'avoir des enfants sur place. Chose promise, chose due : ils sont venus nous apporter l'invitation tantôt. Mais surprise : la fête est donnée pour deux petites filles. Aucun problème, vraiment, sauf que l'autre petite fille, on n'a aucune idée de qui il s'agit. Aussi, la fête est samedi, et nous sommes lundi soir. À la lumière de ces deux éléments, on se demande donc quelles sont les attentes en ce qui concerne les cadeaux? On ne peut pas arriver avec un seul cadeau, mais on ne peut pas vraiment arriver sans cadeau, non?
Cela dit, il s'adonne que je cours un 5 kilomètres samedi, une course qui commence exactement à la même heure que la petite fête. Donc, à défaut de m'épargner la torture mentale relative au(x) cadeau(x), je pourrai au moins m'épargner le stress d'arriver là-bas avec lesdits cadeaux en espérant m'être conformée de façon suffisante aux normes sociales applicables. (Parce que oui, sans doute que je pourrais me pointer là-bas à mon retour. Mais je suis franchement beaucoup trop gênée pour le faire, alors je vais m'assumer et ne pas faire semblant d'en avoir l'intention...)
Pour préciser un peu, c'est pas tant que j'aime pas le monde. C'est juste que j'ai des exigences. Et des incapacités. Donc entre vous et moi, il faut que ça clique. Parce que quand ça clique pas, je suis mal à l'aise longtemps, et c'est désagréable pour tout le monde. (Ou en fait peut-être pas. Mais c'est assez désagréable pour moi pour que j'aie l'impression que ça l'est aussi pour les autres.) Je suis mal à l'aise parce que souvent, je deviens partiellement Asperger et je vous comprends vraiment pas.
Voici mon plus récent exemple - parce que oui, cette trop longue introduction m'amenait en quelque part : à deux maisons de chez nous habite une jeune famille, un couple avec une petite fille de l'âge de Bout d'Chou. Ils avaient déjà averti Raiontzukai, délégué familial officiel en matière de voisinage, il y a quelques mois, qu'ils nous inviteraient sans doute à la fête de leur petite fille, histoire d'avoir des enfants sur place. Chose promise, chose due : ils sont venus nous apporter l'invitation tantôt. Mais surprise : la fête est donnée pour deux petites filles. Aucun problème, vraiment, sauf que l'autre petite fille, on n'a aucune idée de qui il s'agit. Aussi, la fête est samedi, et nous sommes lundi soir. À la lumière de ces deux éléments, on se demande donc quelles sont les attentes en ce qui concerne les cadeaux? On ne peut pas arriver avec un seul cadeau, mais on ne peut pas vraiment arriver sans cadeau, non?
Cela dit, il s'adonne que je cours un 5 kilomètres samedi, une course qui commence exactement à la même heure que la petite fête. Donc, à défaut de m'épargner la torture mentale relative au(x) cadeau(x), je pourrai au moins m'épargner le stress d'arriver là-bas avec lesdits cadeaux en espérant m'être conformée de façon suffisante aux normes sociales applicables. (Parce que oui, sans doute que je pourrais me pointer là-bas à mon retour. Mais je suis franchement beaucoup trop gênée pour le faire, alors je vais m'assumer et ne pas faire semblant d'en avoir l'intention...)
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Day-to-day,
Motherhood
Thursday, August 17, 2017
L'été amène, par vagues, chez nous, des invasions de mouches à fruits. Quand ça arrive, j'utilise un truc classique pour nous en débarrasser : je verse du vinaigre de vin rouge dans un petit bol, que je recouvre d'une feuille de saran wrap dans laquelle je perce quelques trous. Si vous l'ignorez, ça fait que les mouches peuvent entrer, mais non sortir, et qu'elles viennent finir leur vie dans le vinaigre de vin rouge. C'est quand même pas si mal, comme fin.
Ça n'empêche pas que, chaque fois que je jette un coup d'oeil dans le bol et que je vois une mouche à fruits en train de nager, je me sens vraiment coupable.
Ça n'empêche pas que, chaque fois que je jette un coup d'oeil dans le bol et que je vois une mouche à fruits en train de nager, je me sens vraiment coupable.
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Day-to-day
Wednesday, August 16, 2017
C'est drôle, parce que des fois, on dirait que c'est toi qui as eu le plus de peine. Ou le plus longtemps.
Des fois, on dirait que c'est toi qui as été enseveli sous toute la nostalgie, tous les souvenirs, tous les déclencheurs. Des fois, on dirait que c'est toi qui n'as plus su passer à autre chose, toi qui as été incapable de te détacher.
Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais été piétiné, toi qui avais eu mal. Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais volé en éclats en te faisant nier toute ta valeur.
Des fois, c'est comme si tu étais pris, figé dans le temps, comme si tu vénérais une image, rendue quasi-parfaite par les années écoulées, même si elle ne correspond à aucune réalité.
Des fois, c'est comme si le processus n'avait jamais pris fin, pour toi. Comme si tu n'étais jamais arrivé à tout digérer, pour enfin tout oublier.
Des fois, c'est comme si tu ne tolérais pas ta propre insignifiance, l'instabilité de ta place et de ton rôle, la masse dans laquelle on se perd tous.
Des fois, c'est comme si tu aimais ça, te plonger dans des illusions, inventer des impossibilités, te créer des regrets, t'accrocher à des absences. Pour faire beau et poétique, pour t'écouter et t'en faire accroire. Et faire semblant. Peut-être parce que le faux se gère mieux que le vrai.
C'est drôle.
Des fois, on dirait que c'est toi qui as été enseveli sous toute la nostalgie, tous les souvenirs, tous les déclencheurs. Des fois, on dirait que c'est toi qui n'as plus su passer à autre chose, toi qui as été incapable de te détacher.
Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais été piétiné, toi qui avais eu mal. Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais volé en éclats en te faisant nier toute ta valeur.
Des fois, c'est comme si tu étais pris, figé dans le temps, comme si tu vénérais une image, rendue quasi-parfaite par les années écoulées, même si elle ne correspond à aucune réalité.
Des fois, c'est comme si le processus n'avait jamais pris fin, pour toi. Comme si tu n'étais jamais arrivé à tout digérer, pour enfin tout oublier.
Des fois, c'est comme si tu ne tolérais pas ta propre insignifiance, l'instabilité de ta place et de ton rôle, la masse dans laquelle on se perd tous.
Des fois, c'est comme si tu aimais ça, te plonger dans des illusions, inventer des impossibilités, te créer des regrets, t'accrocher à des absences. Pour faire beau et poétique, pour t'écouter et t'en faire accroire. Et faire semblant. Peut-être parce que le faux se gère mieux que le vrai.
C'est drôle.
The boss of another team that works on my floor is touring all the offices to introduce everyone to two new employees.
When she got to me, she did not tell the new employees what I do, but she did tell them: "She can be bratty."
This is a lady whom I joke a lot with and who comes directly to me when she has an important email to send, so I know she has respect for my skills. And it was a joke. And yes, a funny one, at that.
I've said recently that I generally like to keep the organizational hierarchy in mind, and this is a great example why; although that lady clearly didn't realize it, such an introduction can only serve to undermine a person's credibility - my credibility. And believe me, credibility is something you have to work for when you're the youngest member on your team, have left for two mat leaves in a short period of time and like to make jokes.
When she got to me, she did not tell the new employees what I do, but she did tell them: "She can be bratty."
This is a lady whom I joke a lot with and who comes directly to me when she has an important email to send, so I know she has respect for my skills. And it was a joke. And yes, a funny one, at that.
I've said recently that I generally like to keep the organizational hierarchy in mind, and this is a great example why; although that lady clearly didn't realize it, such an introduction can only serve to undermine a person's credibility - my credibility. And believe me, credibility is something you have to work for when you're the youngest member on your team, have left for two mat leaves in a short period of time and like to make jokes.
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Day-to-day
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