Thursday, February 23, 2017

In case you were wondering, or worried, Quartz is happy to announce her return to the blogosphere, a direct consequence of her more concrete return, after a horrendous night flight, from Cuba, where she was lucky enough to get a tan and enjoy great weather and bad food, as well as check off the Lifetime Achievement that is having her child undergo a medical consultation in Spanish and reluctantly administering said child foreign medicine.

(No worries, Coco is fine, he just though it timely and exotic to get an upper respiratory tract infection while on vacation. Which, after giving it some thought, Raiontzukai and I decided was indeed pretty good timing as neither of us has any "family" days off left from work, which would mean, had Coco gotten that same infection at home, we'd have had to use up vacation days anyway. And honestly, if I'm going to take vacations days, I might as well spend them someplace warm.)

Tuesday, February 14, 2017

Three words :

Chocolate Hand Cream.

My life was just drastically altered.
Parce que oui, c'est officiel, Bout d'Chou a assimilé le terme "shoot" et peut l'utiliser en contexte :

Quartz (nettoyant les mains de Bout d'Chou après un repas) : Tiens, je vais te nettoyer et ensuite tu pourras débarquer de la chaise haute.
Bout d'Chou (alors que je m'éloigne, en tirant sur sa bavette) : Bavette?
Quartz (en train de rincer la débarbouillette au lavabo) : Non, garde ta bavette, j'ai pas encore nettoyé ton visage.
Bout d'Chou : Shoot!
I came into my office this morning and saw someone had left a chocolate there for me. I assumed it was Lali, because I'm pretty sure her job description includes feeding me chocolate. But when, later, she stopped by my office and I mentioned the chocolate, she said she had also received one and had assumed it was from me.

Soooo, someone left chocolate to, I'm guessing, everyone on my team.

But who???

Monday, February 13, 2017

Ce que mes grossesses m'ont appris, c'est que je suis sérieusement faite, biologiquement, pour avoir des enfants, car je vis des grossesses plus que parfaites et j'accouche en trois secondes et quart. Sérieusement. L'une des raisons pour lesquelles je ne veux pas de troisième enfant, c'est que je ne me rendrais certainement pas à l'hôpital à temps pour l'accouchement, cette fois.

Bref. L'un de mes rares symptômes de grossesse est le fait que, quand je tousse ou que j'éternue, ou même parfois juste quand je me lève, ça tire sur mes ligaments et cause une douleur aussi fulgurante que fugitive dans mon bas-ventre.

Ces temps-ci, je sais pas trop ce que fabriquent mes ligaments, mais ils tirent parfois. (Et non, je vous le dis tout de suite, je suis pas enceinte. Et oui, j'en suis bien certaine.) Ce qui m'a permis de faire faire une petite crise cardiaque à Raiontzukai sans le vouloir :

Raiontzukai (me voyant grimacer en me levant) : Ça va?
Quartz : Oui oui. Ça doit juste être un ligament qui tire. C'est un peu ce que ça me faisait quand j'étais enceinte.
Raiontzukai : ...

Sunday, February 12, 2017

Je viens de me rendre compte que, dans mes nombreuses chroniques sur le mâle moderne, je n'ai jamais parlé de ma théorie du "package de base". J'en suis la première étonnée puisque c'est un truc sur lequel je reviens régulièrement dans mes conversations de tous les jours encore aujourd'hui, alors que c'est une théorie que j'ai élaborée avant même que j'emménage en Outaouais.

La théorie est née du commentaire d'une amie avec qui je discutais au téléphone; nous devions être en train de chialer contre notre chum respectif, je ne me souviens plus trop - enfin, elle, elle était en train de chialer contre le sien. Elle a conclu en me disant que son chum lui avait demandé à moitié sérieusement si elle pensait qu'elle serait mieux avec quelqu'un d'autre; elle avait soupiré en lui répondant : "Ben non, vous êtes tous pareils."

Et ça, chers lecteurs, c'est rigoureusement exact. En fait, pour être entièrement honnête, je vous dirai que les femmes aussi, nous sommes toutes pareilles - simplement, c'est sur le mâle moderne que j'axe mes travaux scientifiques.

Bon, avant de monter à la barricade, laissez-moi développer. Je sais bien évidemment que tous les mâles modernes ne sont pas exactement pareils - mais ils sont tous bâtis à partir du même package de base. Entendons-nous bien, ce package-là est constitué tant de défauts que de qualités. Mais ce sont des défauts et des qualités que vous trouverez chez tous les mâles modernes; autrement dit, si ce qui vous rend folle chez votre mâle moderne sont des caractéristiques tirées du package de base, hé bien, je déteste vous apprendre ça, mais vous allez être malheureuse longtemps. Par inversion, toutefois, ça veut quand même dire que certaines des plus belles qualités du mâle moderne (comme la simplicité, la communication directe et la capacité anti-drame) vous sont garanties dans toutes vos relations, amoureuses ou non, avec tous ses représentants.

C'est le genre de truc qu'il est important de se rappeler lorsqu'on évalue une relation : ainsi, si votre mâle moderne s'avère être un salaud (puisque, ai-je posé comme postulat à force de discuter avec Lali, on a toutes besoin d'un chien sale pour nous remettre les idées en place), vous n'avez pas à craindre de devoir à jamais faire une croix sur ses belles qualités en le laissant. Toutefois, si vous remettez la relation en question à la lumière de défauts relevant du package de base, c'est dommage, mais c'est plutôt votre orientation sexuelle qu'il faudrait réévaluer, parce que voilà, vous n'y couperez pas : tous les mâles modernes sont pareils.

Voilà. Un jour, j'organiserai un séminaire.

Saturday, February 11, 2017

My Words are my Constant, and I've only just begun to see it.

For so long, I thought I had nothing to hold onto but my darkness, and even when that reverted to a black cloud of more acceptable proportions, I thought it was all I had to run to when I felt shaky - give us something familiar/something similar to what we know already/That will keep us steady, steady, steady/Steady going nowhere - my rock.

But I had my words. How could I ever miss it? I must be the only human being to have maintained a personal blog for 15 years.

Or actually, I did know on some level, and that is certainly why I have come here everytime I've needed to think, rant, hurt, let out an overflow. Somehow though, I never realized that need to externalize was so much a part of who I am.

--

Parallèlement, ce n'est aussi que maintenant que je mesure la chance que j'ai eu, pendant quelques années, quand le ciel m'est tombé sur la tête, et par la suite, d'avoir non seulement cette capacité à convertir en mots tout ce poison que j'avais à l'intérieur, mais également ce cercle à part de la Communauté du guestbook qui était constitué de blogueurs que je ne connaissais aucunement, mais qui étaient là. Juste là. Ils ne savaient pas exactement de quoi il en retournait, mais ils n'en faisaient pas de cas, ils se contentaient de venir me lire, tout le temps, et de commenter parfois. Et je ne le voyais pas - je ne sais même pas si ces autres blogueurs le voyaient - mais j'en tirais un appui incroyable. J'étais seule, mais grâce à eux, pas vraiment; personne autour de moi ne s'intéressait à mes états d'âme, mais eux se donnaient la peine de venir les lire, même si mes écrits ne leur permettaient même pas de savoir de quoi je parlais vraiment. Ils tendaient tous ensemble un filet de sécurité, sous moi. J'écrivais pour moi seule, parce que je n'avais plus rien d'autre que mes mots, mais le fait que des inconnus viennent les lire par choix constituait une sorte de validation. Un encouragement à continuer. L'indice que, peut-être, je n'étais pas si pathétique dans mon désespoir, que j'arrivais encore à apporter quelque chose au monde extérieur. Et que le monde extérieur avait encore quelque chose à m'apporter. Leur soutien invisible n'était qu'une goutte dans l'océan dans lequel je dérivais, mais, à la réflexion, les relations interpersonnelles les plus saines que j'entretenais à l'époque étaient sans doute celles que je partageais avec ces blogueurs-là.

C'est seulement aujourd'hui que je prends conscience de la mesure dans laquelle ils ont changé la donne. Ce cercle-là s'est dissous il y a longtemps déjà, au fur et à mesure que ses membres ont quitté la blogosphère. Et le grand drame de cette évolution-là, c'est que je ne leur ai jamais dit merci, et qu'ils le méritaient, mais vraiment beaucoup.
Il y a quelques semaines, je suis allée à l'épicerie avec Bout d'Chou, 20 mois. À un certain moment, j'ai constaté qu'on avait oublié de ramasser un article dans une rangée dans laquelle on venait de passer. J'ai expliqué le tout à Bout d'Chou en m'exclamant "shoot!".

Tout à l'heure, Bout d'Chou jouait avec de la pâte à modeler, quand il a soudain décrété qu'il voulait manger un yogourt. Je lui demande donc de ranger la pâte à modeler avant. Il range donc une boule de pâte à modeler dans son contenant et part la ranger au bon endroit. Puis il retourne dans le salon s'installer devant le plateau sur lequel on mange les collations. Je lui apporte son yogourt et sa cuiller, et je retourne à la cuisine chercher une débarbouillette pour le nettoyer après coup.

Or, Bout d'Chou s'aperçoit à ce moment-là qu'il avait déposé un contenant de pâte à modeler sur le bord de la fenêtre, et que nous l'avons oublié au moment de ranger. Horrifié, Bout d'Chou délaisse son yogourt pour aller ranger le contenant, et c'est ainsi que je le vois arriver dans la cuisine en s'écriant :

"Shoot, pâte à modeler!"
On the constant application of Murphy's Law in everyday life - at least mine -

Take advantage of the alone time you get while your significant other is taking the kids to swimming class to walk (because said significant other needs the car in order to achieve aforementioned "taking to swimming class") to the grocery store in order to return the recalled baby puree pouches you have - this one is actually pretty impressive as it is a simultaneous double application of Murphy's Law, because you NEVER buy those pouches, except once a year when you use them as snacks when traveling.

Successfully return four pouches, which you took out of your suitcase the previous night, in the dark, because you were too lazy to turn on the light. Walk to a second store to get other pouches and some other stuff. Walk back home. Take the new pouches upstairs to put them in your suitcase - and find two more recalled pouches in there that you'd forgotten you had and did not see because you didn't turn on the light....

Shoot.

Friday, February 10, 2017

Ce matin, il faisait tellement froid dans la salle de bain quand je me suis levée que j'ai envisagé de me rendre au travail vêtue de mon gros pyjama.

Bon, je l'ai pas fait, parce que je soupçonne qu'il existe des limites au concept de "casual Friday".

Mais là, il est passé midi et je suis toujours aussi congelée, alors je regrette solidement cette décision.

Ce qui m'amène à ma quote du jour :

Quartz : Stu moi qui ai un déficit de gras ou il fait salement frette ici?
Lali : C'est les deux.
You-hou? Motivation? Où es-tu?
Je suis manifestement atteinte de la Malédiction du pouce gauche.

En octobre dernier, je me suis solidement plantée à vélo (à un point tel que j'en ai encore des marques très visibles sur le corps), et je me suis foulé le pouce gauche. Il s'est suffisamment remis assez rapidement, mais pendant plusieurs semaines, j'ai néanmoins eu beaucoup de mal à accomplir des tâches auxquelles mon pouce participait activement sans que je ne l'aie jamais réalisé, comme enlever le couvercle d'un plat tupperware.

Heureusement, le tout était revenu à la normale, mais là, soudain, j'ai une grosse coupure sortie de nulle part située juste sous l'ongle de mon pouce gauche. Ça fait salement mal, et ça guérit vraiment trop lentement à mon goût. En fait, pour l'instant, j'ai même pas de preuve qu'il y a réellement un processus de guérison qui s'est amorcé. Et encore une fois, ya tout un tas de tâches que j'arrive plus à faire, notamment encore l'ouverture des foutus plats tupperware.

Pis tsé, hier, j'ai même été incapable de sortir le pain fraîchement cuit de la machine à pain parce qu'en secouant le plat de cuisson, ma coupure frottait contre la mitaine de four et ça me faisait un mal de chien. Une maudite chance que je n'habite pas seule...

Thursday, February 09, 2017

Quote du jour hors contexte, qui m'a été adressée par une collègue : "Oh, mais tu peux me donner des ordres."
En tant que parent, on se remet constamment en question, mais j'ai néanmoins la certitude d'avoir réussi quelque chose quand je constate que je dois systématiquement m'obstiner avec mes enfants pour qu'ils mangent leur poutine (oui oui, la phrase "mange tes frites s'il-te-plaît" a été prononcée à plus d'une reprise chez nous), mais que quand je leur sers de la sole poêlée, ils avalent leur repas à la vitesse de l'éclair.
Parce que j'évolue, mais que ya quand même des choses qui ne changent pas, je demeure, encore aujourd'hui, tout à fait obsédée par mes stats de blog. Bon, c'est plutôt inoffensif et relativement sain, mais ça peut quand même s'avérer troublant.

Par exemple, hier, est arrivé ici une personne que je peux difficilement identifier autrement que comme étant Concierge. C'est quand même quelque chose.

Wednesday, February 08, 2017


Jadis, j'avais un ami. Bon, c'est un ami qui a un surnom de blog, mais comme il n'est pas entièrement impossible qu'il atterisse ici un jour (juste hautement improbable), je vais y aller pour l'anonymat.

Donc j'avais un ami, et il était génial. Ce gars-là avait le don de me (re)mettre de bonne humeur par sa simple existence, le plus simplement du monde, apparemment sans déployer vraiment d'effort. Même après nos années d'études en commun, quand on a commencé à s'éloigner, il était capable, une fois par trois, six mois, de m'envoyer un courriel ou de se logger dans MSN juste au moment où j'étais déprimée ou malheureuse et de me remonter le moral. Je sais même pas s'il en avait conscience. C'était franchement extraordinaire. Ce gars-là, bref, je l'adorais, purement et simplement - et, si je dois le préciser, tout à fait platoniquement. (Bon. Il y avait bien un léger intérêt mutuel, mais il a fallu cinq ans avant qu'on soit célibataires en même temps et quand ça a fini par arriver, d'abord la possibilité m'a foutu la chienne, ensuite j'avais déjà irrémédiablement déplacé ce gars-là sur mon échelle "ami" - pour ceux qui connaissent le théorie de l'échelle - et surtout j'étais beaucoup trop occupée à vivre une solide émulation de relation amoureuse avec deux autres gars avec qui je ne sortais pas. Bref, j'étais pas prête. Mais je digresse.)

Le temps a continué à passer, on a continué à s'éloigner, et si ce n'était de l'existence de Facebook, je ne saurais plus trop ce que devient cet ami-là.

Mais Facebook existe, et je le sais : ce merveilleux gars-là devient un maudit bougonneux, voilà.

Au fil du temps, je l'ai vu passer, à une fréquence qui augmente exponentiellement, des messages de chialage, de racisme, d'intolérance, sur tout. C'est intolérable. Et bon, au début, je trouvais ça comique. Maintenant, je trouve ça plutôt triste de voir tout ce négativisme de sa part. Parce que, je l'ai dit souvent, c'est plus simple que ça, la vie.

Et oui, en quelque part, je me dis qu'en ce qui le concerne, ya rien qui est arrivé pour rien - parce que j'ai franchement pas besoin d'une telle aura négative dans ma vie...

Heureusement que j'ai Lali. Qui non seulement m'écoute chialer, mais fait des pieds et des mains pour me remonter le moral, allant même jusqu'à me donner des scones, du chocolat et du thé.

Ça va un peu mieux.
Ça y est. Soudain, je suis en maudit.

Pis je vous dirai pas pourquoi parce que j'ai pas encore les mots.

Mais vraiment, je suis en maudit, là, maintenant, pis c'est même pas hormonal, j'ai vérifié.

Monday, February 06, 2017

Ça y est, ma vie va CHANGER, les amis.

Pourquoi, Quartz? Parce qu'un jour, je vous jure que je vais venir à bout de la vieille génération, à mon bureau.

Si vous vous posez la question, l'outil dont vous avez besoin, si vous désirez rédiger des textes, c'est le correcteur Antidote. Moi, je le sais depuis un bail, et je croyais que tout le monde, du moins tous les professionnels de la langue de mon pays, le savait aussi. Or, en arrivant ici, j'ai constaté que ce n'était pas le cas. Ici, on connaissait effectivement le logiciel, mais on n'en voulait pas. Pourquoi? Parce qu'on estimait qu'il s'agissait d'un outil destiné aux amateurs.

Honnêtement, la mâchoire m'a carrément décroché quand ma gestionnaire m'a dit ça (et oui, elle l'a dit dans ces mots-là, exactement). J'en ai même perdu toutes mes manières et je lui avais répondu du tac au tac qu'à ce compte-là, mieux vaudrait également qu'on cesse d'utiliser les ordinateurs puisque nous savions également écrire avec un crayon. (Ouin. Ce n'est qu'en voyant la surprise se peindre sur son visage que j'ai réalisé que j'aurais pu faire plus délicat.)

Bref, s'ensuivirent de longues semaines de niaisage, mais j'ai fini par avoir mon Antidote. Au début, nous étions genre deux ou trois à l'avoir, parce que mes collègues de la vieille génération, résistantes au changement, le refusaient. ("Non, ne m'aidez pas! Je ne veux pas qu'on me facilite la tâche! Jamais!")

Puis, bon, j'ai fait des enfants, j'ai été beaucoup absente du bureau, mais maintenant, toute mon équipe a Antidote. Et j'en suis plutôt fière parce que c'est moi qui ai lancé le mouvement initial.

Toutefois, l'équipe des rédacteurs, elle, n'a pas suivi l'évolution. J'ai bien un ami rédacteur qui se bat pour la cause depuis un petit bout, mais il se fait répondre la même chose que ce qu'on m'avait servi à l'époque : "On vous embauche parce que vous savez écrire."

Et là, ça y est. Toute ma direction vient de recevoir un courriel dans laquelle on invite TOUT LE MONDE à demander une licence Antidote. Et bon, je sais pas dans quelle mesure ce sera populaire, mais pour l'instant, je préfère croire que tous les rédacteurs l'auront et l'utiliseront et que ma tâche à moi en sera incroyablement allégée, et je TRIPE.

Et franchement, je me trouve plutôt hot d'avoir été l'élément ayant fait entrer cet outil-là ici.
I cried the first time I saw you. I thought it was just an overflow, but maybe I was also picking up on the static in the air. Ironically enough, it was at that moment that I was finally reassured, that I finally thought I was safe - at that specific moment which spelled the beginning of the end.

I got the call, and I remembered the few days I was sick.You were not even a person then. I wasn't really all that sick, it was just a little unsettling for someone who barely ever so much as got a cold. So of course it was enough for me to worry disproportionately about you, so much so that I even shed tears over the slight - no, the downright non-existent - risk it might carry for you. But then I got better, and I knew you were not the kind to give up. And you weren't. So I must have been the one to have let you down.

Somehow, it was like I knew from the beginning. I knew who you were, but wouldn't allow myself to rely on your reality until someone, anyone said I could. And that never happened.
The whole idea - is it ever anything else? - was to protect myself, and you've got to wonder, whatever good did it do? Did I really hurt any less? I have my doubts - but I don't know any other way to go about it.

Every ensuing deciding moment was filled with extreme clarity, somehow. There was no mistake and no hope. But I didn't know what to make of it. I thought I was holding my end of the bargain, making every sacrifice. And it was okay, you know. I didn't mind the sacrifices. But maybe it wasn't enough. I must have failed you. Else it wouldn't make sense.

You were tiny. You were sleeping. You were worth so much more than the empty conclusion, the answer-less explanation we were offered. So I'll readily give you the sickness, or the runs, or the travels, every nonsensical logical possibility - because that's what it takes; where there is no reason, I will make one up, in the hope that it appeases at least one of us.

Because they dismissed the blame I'm still wearing, all of them did. And I believe them, I do, but it's so much easier to blame myself than to bear the void.
Vous vous souvenez peut-être, lecteurs en délire, que j'avais décidé de rédiger des chroniques de fiction basées sur les rocambolesques aventures d'une collègue, Lali, à qui je répète depuis des années qu'il lui faut une sitcom, ou à tout le moins un blog. Ma liste de sujets était prête, mais après lecture de la première chronique, Lali n'était plus trop à l'aise avec l'idée d'être au centre d'une chronique. Je dois donc malheureusement avorter le projet, mais, puisque je me suis quand même donné la peine de rédiger la première chronique, la voici :


Les chroniques de Lali
Chronique 1 : Les orteils de Lali

Salut, moi c'est Lali.

Bon, comme c'est ma première chronique et tout, j'avais l'intention de faire les choses comme il faut et de commencer par me présenter.

Mais finalement, au diable les présentations - parce que je suis fâchée! Pourquoi? Ah, merci de poser la question; juste ça, ça me fait du bien... Enfin, voici :

Vous le sauriez si je m'étais présentée en bonne et due forme : je fais partie d'une équipe de natation qui s'entraîne quelques matins par semaine. En gros, pour simplifier, ça veut dire qu'on se met en ordre dans un couloir (le plus rapide en avant, le plus lent derrière) et qu'on fait des longueurs. En théorie, c'est parfait. En pratique, pas du tout.

Ou plutôt, je suis convaincue que c'est parfait quand vous n'êtes pas systématiquement suivie, dans votre couloir, par un vieux bedonnant fétichiste qui vous pogne systématiquement les orteils en nageant, BOR.DEL.

Sérieusement, il me rend folle. Et là, je vous entends, vous pensez que c'est moi qui suis crinquée et intolérante parce que le pauvre monsieur, c'est certain qu'il ne fait pas exprès pour m'accrocher les orteils, qu'il fait de son mieux et que je devrais être indulgente. Mais vous avez tort. Parce que je SUIS indulgente, je ne suis que ça, j'ai déjà passé trop de temps à lui accorder le bénéfice du doute. J'ai commencé par tergiverser vraiment trop longtemps avant d'aborder le sujet avec lui. Puis, je lui ai demandé, GENTIMENT (oui oui, je le jure), et plus d'une fois, de me lâcher les orteils. Je lui ai offert à plusieurs reprises de se placer devant moi - que ce soit au début de l'entraînement, avant que l'on plonge tous à l'eau, ou pendant, après m'être fait pogner les orteils deux ou trois fois. J'ai même essayé de ralentir exagérément pour qu'il soit forcé de passer devant moi - et là, vous savez quoi? Il s'est foutu devant moi, et il a RALENTI jusqu'à ce que le premier de notre groupe, le plus rapide, nous rattrappe. (Ma théorie, c'est qu'il voulait que je lui pogne les orteils à mon tour, mais pour ça, il va attendre longtemps, je suis sûre qu'il a pleins de champignons toxiques sur les pieds. De toute façon, MOI, je regarde où je vais quand je nage.)

Ce matin, donc, j'ai sauté ma coche. Je me suis tournée vers lui à la fin de la première série de longueurs, et je lui ai demandé (bon, oui, peut-être un peu fort, et un peu sèchement) c'était quoi son bâtard de problème et qu'est-ce qu'il avait pas compris quand je lui avais demandé de me lâcher les orteils les 365 980 fois précédentes. Ça se peut aussi que je lui aie posé ces questions-là en gesticulant légèrement (et au cas où vous aviez aussi l'intention de gesticuler dans une piscine bientôt, je vous dirai d'opter pour une autre solution parce que franchement, on perd un peu de crédibilité quand on engueule quelqu'un au beau milieu des copieux "splashes" ainsi engendrés). En réponse, il a pris un air de chien battu et s'est attribué le rôle de la victime en m'expliquant que c'était pas de sa faute parce qu'il était vieux, et qu'il était vieux, et, surtout, qu'il était vieux.
Pis bon, évidemment, c'est moi qui ai eu l'air de la débile mentale en plein SPM. C'est exactement le même principe que quand, enfant, vous vous chicaniez avec votre soeur; elle vous approchait et vous pinçait subtilement, et quand vous, suite à cette provocation, vous vous mettiez à la tapocher en bonne et due forme, c'est elle qui se mettait à crier au meurtre, et c'est vous qui étiez punie... Enfin, dans le cas qui nous occupe, je n'ai pas été punie (il manquerait plus que ça!), mais j'ai subi le regard interloqué de tout le troupeau de vieux monsieurs bedonnants qui nagent dans le même couloir que moi et Monsieur Fétiche. (Parce que ce genre d'animal-là est plutôt du genre grégaire et, manifestement, a tendance à nager à la même vitesse que moi. Et que moi seulement, puisque je suis le seul être non seulement de sexe féminin, mais aussi âgé de moins de 75 ans, dans ce couloir-là. Si ce n'est pas suffisant pour vous convaincre qu'il y a une conspiration en quelque part, je sais pas ce que ça va vous prendre.)

Donc, voilà, mon sautage de coche, mis à part le fait qu'il m'a fait du bien momentanément, n'a sans doute rien donné. C'est déprimant. Et c'est pour ça que je suis trop fâchée pour envisager de rédiger une chronique cohérente dans laquelle je me présenterais.

Cela dit, j'ajouterai, juste comme ça, qu'il y a peut-être une rumeur, que je refuserai de confirmer ou d'infirmer, qui veut qu'en sortant de la piscine, je me sois malencontreusement assise sur la petite serviette en microfibre que Monsieur Fétiche utilise pour s'essuyer le visage entre chaque série de longeurs, et que j'aie pété dessus. Mais bon, c'est juste une rumeur.
Yet another sign that I am a mother - that is, a sleep-deprived creature without a single moment to herself on a day-to-day basis and, mostly, not a single free space in her mind for stuff other than schedules, meals, discipline techniques and the like - is the simple fact that I have started using Blogger's "draft" function.

I used to be able to keep ideas in my head for days, weeks at a time, polishing them, building them up, and then I would just have to sit in front of my blank post page and type them out. I'd still spend some time toying with them until the text worked - until it breathed, as a talented blogger put it - but that was it.

Motherhood has taken away all the space in my head ideas had to float around in as well as the time I used to have to just sit idly in front of a computer to set them free.

So I must be, what, 10 years late? but seriously, that "draft" functionality - good call, Blogger.

Saturday, February 04, 2017

Je crois que j'ai un talent, un talent plutôt inusité, soit celui d'estimer toujours avec un grand degré d'exactitude le prix d'un voyage avant même de faire des recherches sur le coût de la vie dans le pays visé ou des billets d'avion.

Je trouve ça étonnant puisque mes premiers voyages ont toujours été du type on-part-sans-budgéter-mais-on-mange-et-on-s'héberge-pour-le-moins-cher-possible, et ont, en conséquence, coûté ridiculement pas cher. J'en concluais que ça biaisait toute éventuelle estimation de voyage, surtout à partir du moment où on a commencé à voyager avec des enfants, donc avec un niveau de confort accru.

Mais faut croire que non.

Quand nous avons décidé d'aller en Australie et en Nouvelle-Zélande avec Maridi et sa famille, c'est Maridi qui m'a dit le budget qu'elle prévoyait pour elle, et je me suis contentée de me l'approprier. J'avais en réalité aucune idée si c'était raisonnable ou pas. C'est quand même à partir de ce budget-là qu'on a établi notre épargne. Dans les faits, Maridi a largement dépassé ce budget (faut dire que leur voyage durait un mois de plus que le nôtre et qu'elle avait un enfant de plus que nous), mais nous, nous l'avons respecté presque à la cenne près.

Actuellement, nous prévoyons aller au Japon l'année prochaine, pour réaliser le rêve de Raiontzukai, qui y pense depuis sa tendre enfance (d'ailleurs, si vous ne le saviez pas déjà, le nom "Raiontzukai" est en japonais!). Avant même d'ouvrir mon guide de voyage pour voir où nous devrions aller, j'avais établi une durée et un budget, tout à fait aléatoirement.

Ce matin, je suis passée voir mon merveilleux agent de voyage (il faudra que je vous parle de lui un jour - mais d'ici là, sachez simplement que si vous avez besoin d'un agent de voyage, c'est le mien qu'il vous faut, parce que c'est certainement LE SEUL agent de voyage qui est véritablement bon et efficace) pour ramasser nos documents en vue de notre départ à court terme pour Cuba avec R et V. Tant qu'à être là, j'en ai profité pour lui demander s'il avait des brochures sur le Japon, pour m'inspirer. On a discuté un peu du projet, et il m'a avertie de prévoir un bon budget; je lui ai donc dit le budget que j'avais établi, et il m'a répondu que c'était tout à fait réaliste.

Je suis vraiment très fière de moi. Je sais pas si c'est véritablement un talent inné plutôt que l'expérience qui paraît, mais peu importe. Je trouve ça plutôt commode, comme faculté.

Pour être honnête, il faut quand même que j'avoue que, pour le Costa Rica, je m'étais plantée, côté budget. Mais, à la lumière du coût de notre voyage là-bas en 2011 et de celui de Maridi en 2012, je suis pas mal certaine que c'était causé par une méga-inflation de la vie touristique. Cela dit, c'est quand même la seule fois où je me suis plantée. Ça reste notable.

Friday, February 03, 2017

I felt it
The wire touched my neck and
Then someone pulled it tighter
I never saw it coming
I started to black out and
Then someone said good morning
I took it as a warning
I should have seen it coming
Ce matin, je suis allée partir ma toast dans la cuisinette avant d'aller à la salle de bain (parce que non, je n'attends après rien, dans la vie, moi). À mon retour, ma collègue snob, celle qui me reprend parce que j'ose utiliser le toaster au mauvais endroit sur le comptoir quand elle veut de l'eau chaude, était là, à remplir la bouilloire.

Ma toast avait sauté, alors je me suis contentée de la prendre, puis de sortir de la cuisinette, après avoir jeté un coup d'oeil à ma collègue. Qui me regardait aussi. Sans le moindre sourire ou éclair de reconnaissance dans les yeux.

La cuisinette est située juste en face d'une porte; dans le reflet de la fenêtre de cette porte, j'ai vu ma collègue, dans mon dos, débrancher le toaster pour faire bouillir son eau.

Et oui, je suis certainement de mauvaise foi et j'interprète peut-être, mais pour moi, son air bête, c'est une autre récrimination à l'endroit de l'utilisation inacceptable que je fais du toaster.

Je l'aime pas, elle.

Thursday, February 02, 2017

Mot du jour, parce que je me préoccupe de votre culture :

Analyte : Espèce chimique recherchée, détectée et éventuellement dosée selon un protocole analytique.

Vous viendrez me dire, maintenant, que Quartz's Song n'est pas un blog éducatif.

Wednesday, February 01, 2017

Because some things change, but the fundamentals are always the same -

I conducted another experiment regarding the Male from the 21 Century similar to this one. I didn't choose to per se, it just so happens that my personal Male from the 21 Century threw Coco's waterproof mat on the floor three or four days ago and I didn't notice right away that he had left it there.

So I waited. Then I asked Raiontzukai what his intentions were regarding the future of that mat. And I waited some more.

Tonight I gave up though. Because I couldn't stand it and because our cleaning lady is coming tomorrow and I would like for her to think we are not the kind of people who just throw our junk on the floor and leave it there. (Although, well, clearly, we are.) And also partly because, as I could not pinpoint the exact starting time of the experiment, it had become pointless.

But still. it was about three or four days.
Diverses updates, parce que je commence des histoires, sans nécessairement les finir :

1. Nous avons bien reçu notre nouvelle machine à pain de Black and Decker. Notre vie quotidienne en matière de pain (pour ne pas dire notre pain quotidien, hihi) en a revêtu une aura de bonheur renouvelée.
2. Finalement, la STO a opté pour des moyens de pression et non pour une grève. Ça entraîne beaucoup d'annulations, mais je suis abominablement chanceuse et ça m'empêche pas d'être assise dans un autobus presque vide tous les matin et tous les soirs. Merci la vie.
3. J'ai reçu l'accès à l'outil après lequel je courais depuis cinq mois lundi. J'ai encore du mal à le croire... Mon petit monsieur s'est encore montré très sympathique et s'est répandu en excuses. Me demande s'il met parfois des bonhommes sourires dans ses courriels. Enfin. Malheureusement, c'est trop tard, pour moi, il restera toujours un incompétent.

Tuesday, January 31, 2017

So, a conversation with a colleague (because why pay for therapy when colleagues will do the same job for free?) has sparked a sudden realization that I am currently being overlooked due to my age and lack of assertiveness. And the latter would be on me - and it is - if it weren't for the emphasis placed on my insufficiency, for a long period of time, by the remnants of an old generation...

It's a bit depressing, but the good news is, at least it's something I can do something about.

Monday, January 30, 2017

Je lisais à un moment donné un truc sur le besoin de plaire qu'ont les femmes, qui les pousse apparemment à mettre des gants blancs à outrance, surtout quand elles doivent faire part de leur mécontentement ou assumer un rôle de leader. L'exemple typique est le fait qu'une femme qui envoie un courriel dans le cadre de son travail a souvent tendance à le remplir de bonhommes sourires pour être bien certaine de ne pas passer pour une bitch finie.

C'est manifestement un truc universel, puisque je me souviens clairement de ma mère qui, ayant eu des problèmes avec son assureur, avait envoyé un courriel de marde à l'agent chargé de son cas, et m'avait expliqué qu'elle avait conclu ce courriel avec un retentissant "bonne journée", avec un ton de voix signifiant qu'elle voulait plutôt lui dire "étouffe-toi dans ta marde".

Personnellement, j'évite d'utiliser les émoticones dans mes courriels professionnels, et de toute façon, quand j'ai à communiquer avec quelqu'un dans le cadre de mon travail, c'est généralement sur un pied d'égalité. Donc j'ai pas vraiment peur de passer pour une bitch. Par contre, je constate que je fais sans doute une utilisation outrancière des points d'exclamation, probablement pour montrer que je suis de bonne humeur. Et je prends généralement la peine de répondre un simple "merci!" aux messages qui m'informent d'un suivi qui me concerne.

Sauf que là. Ça fait depuis le mois de septembre que j'essaie d'avoir accès à un de mes principaux outils de travail, pis ça niaise. Ça a pris des semaines avant que je sois finalement mise en communication avec le gars qui pouvait m'aider, pis ce gars-là, même s'il me semble éminemment sympathique, il fait juste pas sa job. Ça fait trois fois que je lui écris pour faire un suivi, pour me faire répondre, grosso modo, qu'il a fait la demande pour moi, pis qu'il a jamais vérifié ce qui se passait avec. Autrement dit, donc, c'est moi qui fais le foutu suivi de ses dossiers à sa place.

Et oui, j'ai arrêté de mettre des points d'exclamation dans mes messages. J'ai diminué la longueur de mes courriels à quelque chose du genre : "Bonjour, est-ce que ça a été fait? Merci." Mais j'avais pas arrêté de répondre mon petit "merci!" à chaque réponse que le gars m'envoyait. Parce qu'il me répondait super rapidement, qu'il s'excusait, et qu'il m'assurait qu'il allait se pencher sur mon dossier.

Jusqu'à vendredi dernier. Je lui ai pas envoyé de "merci!" parce que maintenant, je sais que ça veut rien dire, quand il me dit qu'il va faire un suivi. (Et ne vous en faites pas, je sais que c'est dans la même catégorie que ma mère qui croit qu'elle manifeste sa mauvaise humeur en écrivant "bonne journée" à la fin d'un courriel.)

Pis calvaire, le même après-midi, le gars m'a réécrit pour m'expliquer ce qu'il avait fait pour vérifier ce qui se passait et me dire qu'il allait faire un suivi avec la personne concernée tous les jours jusqu'à ce que j'aie mon accès. Il a conclu avec des mots comme "utterly unacceptable" et "profuse apologies".

Mais il aura certainement pas de merci, ni d'autre mot d'ailleurs, de ma part avant que j'aie accès à mon outil.

Faque, je sais pas. Manifestement, j'ai pas peur d'avoir l'air d'une bitch finie quand je demande quelque chose, mais comme je prends des mesures vraiment losers pour exprimer mon insatisfaction, je suis pas sûre d'être vraiment dans une catégorie autre que les filles qui mettent des bonhommes sourires dans leurs courriels...

Friday, January 27, 2017

For a minute there, I was gone. I was me just seconds before and all of a sudden I was that other me, that younger me, that faraway me - the torn and broken me, the one who would have given anything to mend the pieces of shattered glass.

Except that somehow, those specific pieces, your pieces, they were those I wondered the least about. You, I had simply discarded. Because you were the one who'd smashed up the glass, and although I wished with all my might I could get passed it, I could call you up, I could summon up enough strength to forgive you - I just didn't have it in me.

Maybe, given enough time, I would have found a way. But time was already running out when you burned us up, and I had so much healing to do already before I even got to you.

So today I heard your words. I couldn't at the time because for months, my ears were buzzing with the chatter inside my head - inside my heart.

I realized, your ears were buzzing, too. And you probably meant everything you said, no matter how contradictory it might have been, or seemed.

And for a minute there, I held on to your words. I let them in. And I grieved. I even wondered if I still had that shattered glass, and could I maybe put the pieces together again?

For a while, after my time was up, I fantasized you would come after me. I didn't even know if I wanted you to, but I wondered what I would do if you did. I couldn't come up with an answer; I might have if I had toyed around with the idea long enough, but you were salt being rubbed in my wounds, and I had to set you aside. Because I needed to keep going forward.

You never came after me anyway. I didn't expect you to. And it's probably a good thing, because, for so long, my ears kept buzzing, my head spinning. For so long, there just was no other way, and I couldn't have made anything worthwhile out of any leap on your part.

It was just a minute, and I was back. Coming to the same conclusion. The problem was not so much the broken glass as it was the aftermath. That aftermath is what I can't seem to grasp. Because whenever I think of it, still, something in my head goes I can't believe that's how it went down.

Maybe today if you turned up, I'd give you a try. Just in case.

But you won't.
Non, ce n'est pas fini!
J'ai fait part de mon trouble à Maridi, ma seule copinette scientifique, et nous avons poussé nos recherches jusqu'à découvrir que l'azote s'appelait auparavant "nitrogène", en français. Encore une fois, ça explique magistralement le symbole N. Et ça achève de me convaincre que JE PEUX PAS CROIRE qu'aucun de mes profs ne m'a jamais dit ça!!!

Non, attendez. Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi N=azote, mais comment ça se fait que ya pas un seul de mes nombreux profs de chimie qui me l'ont expliqué???? Pourquoi mes profs se sont contentés de me dire de bien me méfier du symbole de l'azote??? Parce que maintenant que je sais d'où ça vient, ya comme plus de danger que je l'oublie. Me semble que ç'aurait été une super méthode d'apprentissage??? Pis tsé, ya personne qui se rend au niveau de prof de chimie sans parler anglais, en tk, pas au niveau de prof de chimie au collégial....
Hé bien, saperlipopette.

Ça fait longtemps que je n'évolue plus, harmonieusement ou non, dans le petit monde axé sur les sciences qui étaient le mien au cégep. Il m'en reste encore certaines notions et expressions floues qui s'ennuient et flottent dans ma tête en attendant l'occasion de se ploguer.

Parmi ces notions-là, il y a le fait que, dans le tableau périodique, N=azote. Ça, c'est la grande pogne du tableau périodique, et c'est pour ça que c'est la première affaire que vous retenez quand vous vous penchez dessus. C'est sans doute pour ça que je m'en souviens encore. C'est super utile dans les quizz et les mots-croisés.

Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi N=azote. La chimie, c'est déjà assez compliqué de même sans qu'on en rajoute.

Et puis là, soudain, c'est mon texte qui vient de me pitcher en pleine face le fait qu'en anglais, "azote", c'est "nitrogen". Non, je le savais pas, car j'essaie généralement d'être une personne intéressante, ce qui nécessite l'élimination de l'azote comme sujet de conversation, en anglais comme en français. Et donc j'ai fait le lien N=nitrogen.

J'en suis tombée en bas de ma chaise.
Et je vous en parle à vous parce que ya certainement personne sur mon étage à qui je vais pouvoir en parler sans devoir commencer par expliquer que N=azote....
Petite conversation mère-enfant visant à booster mon moral, parce que j'ai un texte rushant, et le vôtre, parce que je suis altruiste de même -

Contexte : le soir de Noël, Coco regarde sur la télé le Père Noël qui fait le tour du monde en distribuant des cadeaux. On peut visualiser des petits vidéos distincts dans lesquels on voit le traîneau du Père Noël voler dans le ciel de grandes villes connues. Je fais jouer celui de Sydney à Coco, en lui disant qu'il a déjà été dans cette ville-là, et qu'on a des photos de lui devant l'opéra qu'on voit à l'écran. Ensuite, je fais jouer les vidéos de Rome, de Paris, de Londres - chaque fois, Coco me demande s'il a déjà été là. Je lui réponds que non, mais que Papa et Maman, oui. Chaque fois, il me demande pourquoi, et je lui dis qu'il n'existait pas au moment du voyage.

Je fais jouer le vidéo d'une autre ville que Raiontzukai et moi avons visitée avant d'avoir des enfants; encore une fois, je dois expliquer à Coco qu'il n'existait pas à l'époque. Sa réponse, sur un ton mi-triste, mi-fâché: "Mais pourquooooooi? Moi, j'aime ça, exister!"

Bonne journée!

Thursday, January 26, 2017

Oui, j'ai réussi. Il est hot, mon document. Je suis déjà en amour avec. J'ai même créé un document expliquant aux éventuels incultes qui voudront y ajouter de la matière la façon de procéder pour le faire sans scraper la beauté de mon document Word.

Ensuite, j'ai voulu l'ajouter sur le site de collaboration de mon comité qui s'occupe de l'outil - pis j'ai pas les autorisations pour le faire. J'ai envoyé une demande d'accès, puis je me suis dit que j'allais simplement copier mon doc sur le dossier consacré à l'outil sur notre lecteur partagé - pis j'ai pas les autorisations pour le faire.

Faque personne peut le voir.

Une chance que mon doc est asez hot pour que le simple fait que moi, je le sache, me remplisse de satisfaction.
In case you're wondering - j'ai réussi. Vive Google.
Quand je vous disais que mon égo saignait -

Ce matin, je crée un nouveau document Word qui servira de méga-outil à moi et à mes collègues. Il en existe déjà une version en ligne, mais comme sa tenue relève non pas de nous, mais des Communications, c'est le bordel. Nous travaillons fort actuellement pour que les Communications effectuent une mise à jour, mais moi, je voulais une version interne que nous pourrons modifier facilement et, surtout, exactement. (Je vous rappelle que je travaille dans le domaine de la langue - c'est-à-dire que quand les Comm se trompent de longueur de tiret ou de sorte d'apostrophe, c'est MAJEUR.)

Nous avons mis la touche finale à la mise à jour d'un premier élément de cet outil, alors ce matin, même si j'ai pas vraiment le temps, parce que je trouve ça beaucoup trop excitant, je décide de commencer par faire mon Word. Parce que ça peut pas prendre tant que temps que ça.

Sauf que mon doc Word, je veux qu'il soit GÉNIAL. Parce que je suis perfectionniste et que j'ai parfois un surplus de motivation. Alors je veux une table des matières et, surtout, des pieds de page qui vont nous aider à savoir exactement à quel endroit on est dans le doc sans devoir remonter huit pages avant pour le vérifier.

Pis calvaire, j'arrive même pas à faire ce que je veux avec mes pieds de page, pis ça me rend FOLLE. Et ça m'insulte profondément....

Wednesday, January 25, 2017

Si vous avez un petit sac en papier de trop, je serais preneuse, s'il-vous-plaît.

Parce que je travaille dans une équipe dont la force n'est malheureusement pas l'encadrement et la formation, et que je me trouve actuellement, contexte oblige, poussée par une force d'accélération de 9,80m/s^2 - autrement dit, je suis en chute libre, encore autrement dit, je suis lâchée dans le vide - pis avec ma confiance en moi-même qui n'occupe pas une grande superficie (okay, qu'est-ce que j'ai avec mes jokes scientifiques, tout à coup?) d'avance, à plus forte raison après deux congés de maternité coup sur coup, euh, eh bien, je CAPOTE.
Autre moment digne de mention - parce que Coco finit plus souvent qu'autrement sa nuit dans notre lit depuis vraiment trop longtemps, mais qu'on venait d'avoir droit à trois nuits Seuls Dans Notre Royaume - la conversation suivante tenue ce matin dans la salle de bain pendant que nous nous préparions simultanément :

Raiontzukai : La bonne nouvelle, c'est que Coco a encore passé la nuit dans son lit!
Quartz (incertaine) : Non, il est arrivé à 3h.
Raiontzukai (étonné) : Il est dans notre lit, là, là?
Quartz : Euh, oui.
Raiontzukai : Hé ben. Je l'avais même pas vu.
Quand je suis allée en Tunisie avec Maridi, nous avions consacré beaucoup trop de temps à déconner avec les expressions "n'y voir que du feu" (comment ça, du FEU???) et "sans crier gare" (GAAAAAARE!). (Ce sont des blagues de traductrices, c'est normal si vous ne voyez vraiment rien de drôle là-dedans...)

D'autre part, Coco, comme je le disais hier, est constamment accroché à moi, c'est-à-dire qu'il s'assoit sur moi pour écouter la télé et pour boire de l'eau avant le dodo, et qu'il exige régulièrement "d'aller dans les bras" lorsqu'il doit se rendre à la salle de bain, dan sa chambre, etc. Sauf que, comme Coco a 3 ans, il n'a pas encore compris qu'il est préférable d'aviser la personne concernée lorsqu'on décide de s'asseoir dessus/se pendre après. Si bien que, parce que je n'ai manifestement jamais dépassé le niveau auquel Maridi et moi nous trouvions en Tunisie, je finis régulìerement par me trouver drôle en lui disant quelque chose comme : "Hé, viens-tu de t'asseoir sur moi, comme ça, sans m'avertir? Sans crier gare? Tu aurais pu me dire : "gaaaaaaare, Maman, je vais m'asseoir sur toi!""

Et c'est comme ça que, hier soir, au moment de monter à l'étage pour prendre le bain, Coco s'est tourné vers moi, les bras tendus pour que je le prenne, en s'écriant : "Maman, gaaaaare!"

Je la ris encore.

Tuesday, January 24, 2017

Et voilà, comme de fait, mon café est tiède.

Ostiiiiii....
Franchement, la cuisine du bureau, elle va finir par avoir ma peau.

Récemment, le breaker du micro-onde a sauté pendant que je faisais chauffer mon lunch.

Hier, je me suis brûlée avec la vapeur qui émanait de la bouilloire en étendant le bras pour brancher le toaster.

Ce matin, c'est le breaker de la bouilloire, dans laquelle je faisais chauffer l'eau pour mon café, qui a sauté. Sauf que je l'ai pas vu. Parce que, jugeant intolérable le temps d'attente après la bouilloire, je passe toujours par la cuisine en arrivant le matin, avec mes bottes et mon manteau, pour partir mon eau. Donc quand je retourne à la cuisine, l'eau a déjà bouilli et je me contente de la verser dans mon bodum. Donc là, si vous avez suivi, vous comprenez que le breaker a sauté AVANT que mon eau ne bouille ce matin, mais que quand je suis retournée à la cuisine, j'ai juste tenu pour acquis, comme je le fais depuis le mois de septembre, pour ne pas dire CINQ ANS, que l'eau était chaude.

Pis c'était pas vrai. Faque j'ai rempli à moitié mon bodum d'eau tiède avant de constater l'absence de vapeur et de condensation pendant que je la versais.Alors j'ai dû remettre de l'eau dans la bouilloire, attendre pendant qu'elle chauffe, puis rajouter de l'eau bouillante en espérant que ça réchappe mon pauvre café.

Pis Bout d'Chou a été réveillé un total de trois heures cette nuit, faque aujourd'hui, c'est pas la journée pour me scrapper mon café.

Monday, January 23, 2017

We thought we could escape, but, much to our dismay, Coco's Life at Daycare with Five Little Girls has made sure Frozen's "Let it go" found its way into our home.

Good news is, the song isn't bad. I'd actually rather have that one stuck into my head instead of the infamous "Banana song" by the Minions, which has Bout d'Chou obsessed these days.

The problem, though, as it is with any song, is the repetition. I'm a bit sick of living my life with "Let it go" as a background, whether it be on TV, on the radio, or in my head.

This morning I gave up and googled the actual lyrics, because, you know, might as well.

Raiontzukai had mentioned the song was performed by a Broadway singer who was in Wicked.

He was right; but the really amazing news to me this morning is that the singer is none other than RENT's Maureen­. (Which explains how I thought the singer was a bit intense.)

This has instantly given me a whole new over-the-top appreciation for the song.

I will undoubtedly grow tired of it again, but right now I'm good to go another 25,000 times.

(MOOOOOO with me!)

Lorsqu'on a deux enfants en bas âge, soit susceptibles de se réveiller la nuit, on finit, en tant que couple, par se les "séparer" lors de cette période; autrement dit "Tiens, moi je m'occupe de lui, toi tu t'occupes de l'autre".

(Et je vous passerai les détails des longs mois pendant lesquels, entre Bout d'Chou que je devais allaiter la nuit, Coco qui faisait la plupart du temps une crise si c'était Raiontzukai plutôt que moi qui allait le voir la nuit, et Raiontzukai qui se réveillait juste pas quand l'un ou l'autre des enfants se réveillait, j'ai été à moi seule responsable de tous les réveils infantiles nocturnes chez nous. Car ce qui compte, c'est que maintenant, comme Bout d'Chou ne boit plus la nuit depuis un bon bout et que Coco continue de refuser de reconnaître l'existence de son père, la nuit, Raiontzukai s'occupe de Bout d'Chou, et moi je m'occupe de Coco.)

Qund je dis que Coco refuse de reconnaître l'existence de son père, j'exagère à peine. Il est accroché après moi depuis la naissance, et ça ne fait que s'accentuer au fur et à mesure qu'il vieillit. Si c'est Raiontzukai qui va le chercher quand il se lève de la sieste, il hurle. Si Raiontzukai ose lui parler le matin, Coco lui répond par des "hmm" obstinés en lui jetant un regard noir. Si Coco tombe par terre et se fait mal et que Raiontzukai s'avance vers lui pour le consoler, il braille un "MAMAAAAAN!" en contournant Raiontzukai pour venir me rejoindre. C'est vraiment tout à fait charmant.

Bout d'Chou a été semblable pendant un bon bout, conséquence probable du fait qu'il passait ses journées avec moi seule. Ainsi, jusqu'à ce que Bout d'Chou ait autour de 10-12 mois sans doute, je passais généralement mes soirées ensevelie sous les deux enfants pendant que Raiontzukai nous regardait en maugréant "Ils m'aiment même pas, ces enfants-là."

Puis, Bout d'Chou est passé à une nouvelle phase, celle où il a commencé à s'intéresser à son père. Même que, depuis quelques mois, Bout d'Chou va jusqu'à se détourner de moi pour réclamer Raiontzukai. Et même si c'est demandant, ça n'empêche Raiontzukai de trouver encore ça vraiment satisfaisant.

Parce que Bout d'Chou est un petit monstre qui est autant capable de dormir toute la nuit que de passer trois heures en ligne à hurler parce que ça ne lui tente pas, parfois, je prends le relais de ce pauvre Raiontzukai épuisé pour endormir Bout d'Chou la nuit.

Cette nuit, ainsi, quand Bout d'Chou s'est réveillé en criant "Maman! Maman! Maman!", c'est moi qui suis allée le voir. Quand il m'a vu, il a immédiatement compris son erreur et s'est mis à pleurer en criant plutôt "Papa! Papa! Papa!". Je lui ai expliqué que Papa faisait dodo, et j'ai eu droit à une tragédie en trois actes digne sans doute des meilleurs théâtres grecs pendant laquelle Bout d'Chou a hurlé pour voir son père, s'est contorsionné de toutes les manières possibles et impossibles pour ne pas être dans mes bras et a protesté de toute son âme lorsque j'ai tenté de le bercer, le tout en pointant ostentiblement la porte pour, sans doute, que je le mène à son père.

Évidemment, au bout d'une minute ou deux, Raiontzukai a compris le message et il est venu rejoindre son fils, avant que ce dernier n'explose. (Lequel fils, admirez la résilience, s'est immédiatement calmé, avant de pointer son livre préféré sur la table de chevet et de le réclamer à son père.)

C'est clair que cette mini-crise a grandement fait plaisir à l'égo ensommeillé de Raiontzukai. Elle aurait pu faire un peu de peine au mien, mais franchement, à 1h du matin, moi j'ai l'égo solide. Et je préfère nettement me charger de Coco la nuit - parce que Coco, lui, il dort....

I was numb and trying to focus on everything at once, so it's no wonder I let the phrase slide, although it did register oddly - "I don't know when that changed".

I was numb and longing for truth, but the words just didn't fit. By then I had been breathing and crawling through lies for months, and I had been forced to take off my blindfold to look at things just the way they were.

But I am one to give the benefit of the doubt. So I did.

Even now, I am unable to entirely dismiss that phrase.

So I don't really believe that outcome stemmed from anything other than purposefulness; but if it did, then it's clear that things changed when I stopped having a reason not to allow them to.

And to me, that would be hitting a new low on the "sick" scale.

Sunday, January 22, 2017

La semaine dernière, j'ai fait de la pâte à modeler à la maison avec Bout d'Chou pendant que Raiontzukai allait patiner avec Coco; le jeu a consisté principalement à ce Bout d'Chou défasse la pâte à modeler en petits tas que moi je roulais pour en faire des boules. Des heures de plaisir.

Bref, quand Bout d'Chou s'est tanné de la pâte à modeler, on l'a rangée dans son pot sans prendre la peine de reformer une unique grosse boule de pâte.

Ce matin, Coco et Bout d'Chou font de la pâte à modeler, et Coco ouvre le pot de pâte à modeler verte défaite en dizaines de petites boules par mes soins la semaine précédente.

Ce qui a donné lieu à ma quote du jour, un peu troublante, mais quand même divertissante :

"Maman, elles sont belles, tes boules."

Friday, January 20, 2017

Okay, so, building on thoughts from two recent posts, that is the one about my no-bullshit approach to relationships that makes me feel a deep need to bring up any elephant I (and possibly, only I) see in a room and the one about the fact that I really should start trusting my instincts instead of dismissing any intuition I can find an alternative explanation for -

I was discussing the former with Maridi recently, using a concrete example, and she clearly did not get it. She asked: "But WHY do you need to address that issue so much? What's going to be changed after you do?" And I didn't really have an answer, except that I sometimes I just feel like if I don't, I'm being dishonest.

I kept thinking about it, and after a while, it occured to me - maybe I need to address the elephant because I don't trust my instincts enough.

I mean, if there is an elephant between you and me, technically, I see it, and you see it. And if we both see it - then Maridi is right, it would serve absolutely no purpose for me to bring it up. The only reason I would have to do so would be to make sure that I am not the only one to see that elephant. And as elephants rarely go unnoticed, I really shouldn't have to wonder - unless I've turned second-guessing myself into a habit, or a hobby, of mine.

And I've paid a very high price for excessive honesty before, which just reinforces that new idea: maybe all I really need is to acknowledge the elephant on my own, and just know that the acknowledgement was done by all parties.

And let it go.

Okay, seriously, that news has just made me lose all focus.
You know you haven't spoken to someone in a long time when, after you've contacted them in order to catch up, they announce to you that they're expecting a baby... in a month.

Thursday, January 19, 2017


Il fut une époque où je travaillais dans Word à temps plein. Je l'avais donc maîtrisé pleinement, et quand par hasard je devais utiliser une fonction que je ne connaissais pas, je démêlais le tout en quelques minutes, dans le pire des cas.

Or, depuis cinq ans, parce que mon milieu de travail, aussi fabuleux soit-il, n'a pas encore vraiment mis le pied au 21e siècle, je travaille sur papier la grande, la très très grande majorité du temps.

Évidemment, je n'ai pas perdu mes compétences Word pour autant. Mais disons que, congés de maternité aidant, j'ai manqué un peu la mise en place des plus récentes versions toutes remaniées (pour ne pas dire virées à l'envers de A à Z), et que je ne sais plus trop où se trouvent les fonctions plus avancées que j'utilisais régulièrement jadis.

Et puis là, je suis responsable d'un projet qui nécessite que je crée un tas de documents Word dans lesquels faire des suivis des modifications. Rien de très sorcier, et je m'en tire quand même très bien. Mais j'ai beaucoup de mise en forme à me taper, et je passe beaucoup trop de temps à chercher des commandes et à taponner, pendant que mon égo saigne.

Cela dit, j'ai découvert la merveilleuse fonction qui permet de convertir du texte en tableau, pis je tripe un peu trop fort. Parce que ça marche solidement bien. (Sauf quand ça marche pas. Ce qui est rare. Mais ça arrive. Pis quand ça arrive, ça fuck mon chien solide et ça nécessite du gossage à l'égard duquel je m'estime surqualifiée et surpayée. Mais bon. Faut que ça se fasse, alors je me contente de bourrasser à voix basse, et je gosse.)

Là-dessus, justement, je retourne gosser. Et saigner.

Wednesday, January 18, 2017


Ce midi je suis allée diner au resto avec mes collègues. Notre gestionnaire s'est jointe à nous, et elle en a profité pour me faire un compliment qui m'a vraiment fait plaisir -

"En tk, Quartz, je n'ai pas toujours le temps de répondre aux courriels que tu m'envoies pour aviser que tu seras absente du bureau, mais vraiment, tu devrais écrire. Tu as un grand talent, c'est toujours créatif, même tes histoires de gastro sont amusantes."

Moi, si on me dit que je peux divertir en parlant de gastro, c'est assez pour que j'en conclue que même mon histoire de cheveux ci-dessous doit avoir vraiment changé la vie de mes lecteurs. Or not.

Être mère, c'est aussi avoir :

1. Un bébé qui dit "bye-bye, mousse" quand, tous les soirs, on vide le bain (dans lequel on a mis du bain moussant, évidemment), et qui ajoute presque systématiquement "fort-fort", une adaptation du "je t'aime fort-fort-fort" qu'il entend de Raiontzukai et moi quand on lui souhaite bonne nuit. Donc, en reformulant, on pourrait dire que j'ai un bébé qui salue la mousse de son bain et qui lui parle de ses sentiments.
2. Un bébé qui réclame "voir!" chaque fois que son grand frère se lève de son pot, puis qui s'installe sur le bord de la toilette dans laquelle on en a vidé le contenu en disant, selon le cas "bye-bye pipi" ou "bye-bye caca". (Cela dit, il n'a pas encore affirmé qu'il aimait fort-fort-fort ces éléments rejetés par le corps de son grand frère. J'en suis bien contente, mais je crains que ça n'arrive sous peu...)

Pis si vous aviez l'impression que j'ai de la misère à gérer mes retours à la ligne (qui fonctionnent très bien à la maison, mais qui se doublent quand j'écris du bureau), bravo, un morceau de robot.
(Pis si vous savez comment ça se fait que j'ai pu régler le problème à la maison, mais que je sèche ici, je suis ouverte à toutes les suggestions.)
Bon, aujourd'hui, je fais une pause dans mon contenu songé et pertinent habituel (quoi, vous n'aviez pas remarqué la profondeur constante de mes propos?) pour vous parler... de cheveux.

Plus précisément, des miens.

Pas que je pense vraiment que ça vous intéresse, c'est surtout pour satisfaire mon besoin personnel de chialer contre eux. D'ailleurs, me semble que ça fait vraiment trop longtemps que je n'avais pas chialé contre eux.

Quand j'habitais sur la Rive-Sud, la vie était simple : il suffisait que je me sèche les cheveux au séchoir pour qu'ils tombent droits. J'avais besoin d'un seul outil : un séchoir. Pas de produit, pas de fer plat, même pas de brosse à cheveux. C'était merveilleux, mais je ne mesurais pas ma chance.

Quand je suis emménagée en Outaouais, l'humidité de la région a tué mes cheveux droits : depuis, si je les sèche au séchoir, ils ne tombe pas droits, non - ils viennent juste tous croches. Je dois donc ensuite faire appel à un fer plat. Pis bon, moi, dans la vie, j'ai vraiment mieux à faire que consacrer du temps à mes cheveux. Par conséquent, après quelques semaines d'essais et erreurs, j'ai trouvé une manière de faire friser mes cheveux sans que ça soit trop de trouble, soit en les mouillant et en mettant de la mousse dedans, puis en laissant le tout sécher à l'air libre. Durée totale de l'opération : 5 minutes, les mauvaises journées.

Et puis là, LÀ, alors que ça fait 10 ans que j'applique ce principe-là (encore une fois, sans mesurer ma chance, je suppose), mes cheveux ont décidé, du jour au lendemain, d'arrêter de friser. Mais pas complètement. Maintenant, donc, si je sèche mes cheveux, ils tombent tous croches; si je les mouille et que je mets de la mousse, ils frisent tous croches; et si je le sèche et que j'essaie ensuite de les faire friser, ils ne frisent pas.

Pause pour être en maudit.

Ça fait donc maintenant quelques semaines que je suis de nouveau en période d'essais et erreurs, et je crois avoir fini par trouver une solution fonctionnelle, mais elle nécessite, le matin, l'utilisation d'un fer plat, puis d'un fer à friser, puis l'observation de mes cheveux frisés trop minces pour tenir qui finissent par tomber presque sur-le-champ jusqu'à être tolérablement "vagués".

Et ça, groupe, non seulement mon psychologique trouve ça vraiment trop exigeant comme routine, mais en plus ça me prend 5 minutes de plus le matin, et À QUI JE ME PLAINS, LÀ???

Le plus terrible, dans l'affaire, c'est que ya des moments dans la vie où c'est important de pouvoir faire de quoi avec ses cheveux sans devoir passer par le salon de coiffure. Genre, en voyage. Ou juste quand on fait une quelconque activité (sports, déménagement, etc.) qui va scraper vos cheveux de toute façon. Pis pour ces occasions-là, j'en n'ai pas encore trouvée, de solution.

Mis à part haïr mes cheveux, ou les raser.

Tuesday, January 17, 2017

I meant to mention this -

Over the holidays, Coco decided to try on my toque. And it fit.

So obviously, I tried on Coco's toque. And it fit.

So next time I need a toque, I just might buy it in a size 2-3 at the children's clothing store I got Coco's...
Oui, je suis pour le féminisme, je sais que les femmes ont encore beaucoup de chemin à faire pour être les égales des hommes. Mais parfois, vraiment, je trouve que les hommes font pitié.

Il y a deux secondes, par exemple, je suis arrivée à la porte qui donne sur mon étage de travail, où je voulais entrer, au même moment où un collègue voulait, lui, sortir. Ou plutôt, non, je me suis trouvée à genre 6 pieds de la porte au moment où mon collègue, lui, s'encadrait dans la porte qu'il avait ouverte pour sortir de l'espace de travail. On s'entend, il avait huit fois le temps de sortir avant que je me rende. Il ne lui restait que deux pas à faire pour achever le mouvement. Il aurait pu se contenter de sortir et de me tenir la porte ensuite, s'il tenait à être galant. Mais non. Je vous jure, il a reculé, il est retourné dans l'espace de travail, en me tenant la porte bien évidemment, pour me laisser entrer avant d'oser sortir.

Qui est-ce qui a appris à cet homme-là que c'était un affront d'utiliser une porte avant une femme, pour vrai?

En 2003, j'habitais sur la Rive-Sud. J'ai habité là trois ans seulement, et, loi de Murphy oblige, je suis tombée drette pendant la période où il y a eu la grève de la STM. De laquelle, je dois l'avouer, je n'avais pas trop souffert puisque mon réseau de transport riverain fonctionnait encore et que la STM offrait un "service essentiel" aux heures de pointe. J'avais donc pu continuer de me rendre à l'Université, et à part la fois où la grève m'avait forcée, alors que je faisais de la fièvre, à me rendre à mon cours pour faire un TP une heure à l'avance, puis à marcher jusqu'à un lointain terminus où attraper un autobus de la Rive-Sud, puis un  deuxième, le tout avait été plutôt tolérable. Et de courte durée.

Avance rapide jusqu'en 2009. Je suis maintenant en Outaouais depuis trois ans. Et là, vous devinez? Oui, c'est Oc Transpo, le service de transport d'Ottawa, qui tombe en grève. Cette fois, pas de service essentiel. Rien du tout. Pendant genre un mois. Ce fut l'apocalypse, mais comme j'habite du côté du Québec et que je travaille dans un secteur desservit par le service gatinois, je n'en ai pas vraiment souffert; j'ai surtout observé une augmentation du trafic puisqu'il y avait plus de voitures sur la route. Et bon, j'ai dû me payer un taxi à l'aller et au retour quand nous avons pris l'avion pour le Nouveau-Brunswick à Noël cette année-là.

Puis, aujourd'hui, 2017. Cette fois, c'est le service de transport gatinois, la STO, qui vient de déposer un préavis de grève. Encore une fois, la STO n'est pas un service essentiel, si bien que, le cas échéant, on va encore se ramasser dans le néant.

Sérieux, je commence à en avoir assez, moi, là, des grèves des sociétés de transport. Les employés ont toute ma sollicitude, mais là, trois grèves dans une seule vie, je trouve que ça fait beaucoup.

En fait, ce matin, comme je suis le dénominateur commun, j'ai commencé à me demander si c'était pas moi qui, par ma seule existence, déclenchait des grèves partout où j'allais!

Monday, January 16, 2017


Autre quote du jour, véritablement d'aujourd'hui, celle-là :
Mel : Dans le top 10 des choses que je ne pensais jamais faire dans ma vie : mettre une serviette sanitaire à un chien.
Quartz : Et pourquoi tu fais ça?
Mel : Parce que ça me tente.

(Mais non, c'était pas vrai. Je me suis quand même étranglée de rire sur ma gorgée d'eau dans mon cubicule.)
Quote du jour, récupérée de la semaine dernière, prononcée par Raiontzukai, âgé de 34 ans, mais atteint d'une incapacité chronique à mesurer le temps avec exactitude qui fait qu'il ajoute systématiquement un an, au moins, à la réalité quand on lui demande son âge ou celui de notre couple -

Raiontzukai : Ma collège a dit qu'elle trouvait qu'il y avait un beau vent de jeunesse au bureau. Je me suis dit intérieurement que j'arrive à 40 ans, alors je ne vois pas où elle voit cette jeunesse-là.
Quartz : Ben voyons, tu arrives à 40 ans, exagère pas.
Raiontzukai : Ben, j'ai 36 ans, il me reste juste quatre ans.
Quartz : Tu n'as pas 36 ans.
Raiontzukai (en écarquillant les yeux sous l'effet de la soudaine réalisation) : Hé, t'as raison! Il me reste encore six ans!!!
Sans aucune véritable raison (si ce n'est qu'il n'y avait rien d'autre à la télé et qu'on manquait de motivation pour trouver autre chose sur le net), Raiontzukai et moi-même avons, en fin de semaine, écouté une sorte de télé-réalité sur le quotidien à différents points d'entrée canadiens.

Ce n'est rien de très palpitant - des gens qui tentent d'entrer au pays sans avoir obtenu le visa nécessaire, ou sans payer les taxes applicables sur les articles qu'il ramènent avec eux. Généralement donc, rien qui ne change votre vie.

Jusqu'à samedi soir.

La petite histoire commence de façon aussi louche et anodine que toutes les autres : il s'agit d'un Canadien qui revient chez lui après un long voyage en Asie, notamment en Inde. Il ramène avec lui trois valises et l'agent des douanes, qui soupçonne que le voyageur ramène de la drogue, décide de les fouiller.

La première valise est bleue et, sans doute pour pouvoir mieux la reconnaître, le voyageur l'a enroulée de corde verte. L'agent des douanes coupe la corde et le voyageur déverrouille le cadenas avec la clef qu'il a dans son porte-clef. L'agent commence donc à fouiller dans les vêtements qui se trouvent dans la valise, puis tombe sur un sac de plastique. Comme il l'ouvre pour en examiner le contenu, le voyageur affirme - ils le font tous - this is not my bag.

Moi, dans mon salon, évidemment, je ne le crois pas. L'agent à l'écran non plus, mais lui, il est obligé de faire les choses dans les formes. Donc il rappelle au voyageur qu'il a dit que les trois valises étaient à lui, et qu'il serait hautement improbable qu'un autre voyageur ayant pris le même vol que lui ait également une valise bleue attachée avec de la corde verte, dont le cadenas s'ouvrirait avec sa clef!

Rien à faire, le voyageur insiste, ce n'est pas sa valise. Pendant que je lève les yeux au ciel dans mon divan, l'agent escorte le voyageur jusqu'au caroussel à bagages pour qu'il trouve sa valise.

Et vous ne devinerez JAMAIS.

Ben OUI, ils ont trouvé là la véritable valise du voyageur, une DEUXIÈME valise bleue attachée avec de la corde verte, verrouillée avec un cadenas compatible avec sa clef.

Ça fait deux jours de ça, et j'en suis pas encore revenue.

Prenez garde. Parce que les choses invraisemblables, elles arrivent pour vrai, pis quand elles arrivent à la douane, ça doit être vraiment très traumatisant. (Un jour, je vous raconterai la fois où Raiontzukai m'a fait brailler dans un aéroport australien en "perdant" mon passeport au petit matin....)

Pour vrai, là. Mettez-vous à la place du pauvre petit voyageur. Vous rentrez chez vous avec votre valise qui se caractérise principalement par l'adjectif "reconnaissable entre toutes". Vous l'ouvrez avec votre clef. Pis à l'intérieur, vous trouvez des trucs que vous n'avez jamais vus de votre vie, dont un sac qui semble très louche. Et vous clamez que cette valise-là n'est pas à vous, affirmation dont vous mesurez très bien la non-crédibilité. Personnellement, je pense que j'aurais encore braillé!

Cela dit, parallèlement, une chance que le voyageur s'est fait intercepter; autrement, il aurait ouvert cette valise-là chez lui. Et si ça doit être particulièrement traumatisant de l'ouvrir devant un agent des douanes qui vous prend pour un trafiquant de drogue, vous devez quand même tomber encore plus des nues quand vous l'ouvrez chez vous et que vous ne savez pas trop comment vous y prendre pour la remettre au propriétaire et récupérer la vôtre....
Écouter l'entrevue de Rambo Gauthier à Tout le monde en parle : se sentir physiquement mal, être prise d'une violente envie de se rouler en boule dans un coin et finir, à la pause, par répéter sur un ton époustouflé : "Mais c'est Trump! C'est Trump!"

Friday, January 13, 2017

Catégorie "ben oui, j'ai 33 ans pis je me suis pas encore calmée" -
M : Quand j'ai écouté le message que tu as laissé sur ma boîte vocale, j'ai trouvé ça bizarre parce que tu parlais pas fort et tu étais toute calme!

As I said, looking back - a little too far, a little too violently, but I guess it's a risk I was willing to take.

Realizing that yes, I really did see it all, almost it all, coming, but in some instances I chose to look away, and in others I chose to trust the empty words I was surrounded by. Because they came from people I deeply cared about and because they suited my preferred version of the truth.

And wondering, in turn - am I ever going to start actually trusting my gut and stop second-guessing myself constantly?

I run off
Where the drifts get deeper
Sleeping beauty trips me with a frown
I hear a voice
"Your must learn to stand up for yourself
Cause I can't always be around"
He says
When you gonna make up your mind
When you gonna love you as much as I do
When you gonna make up your mind
Cause things are gonna change so fast

Parce que je m'ennuie d'écrire pour vrai, parce que j'ai une collègue à qui il arrive des trucs invraisemblables qui méritent vraiment d'être diffusés, parce que parfois je me fais croire que j'ai plus de temps et de motivation que j'en ai vraiment, je t'annonce, cher lectorat, la probable création d'une série inspirée de la réalité sur les tribulations de ma collègue.

Thursday, January 12, 2017

Plus je dors, plus je suis fatiguée.
Je n'y comprends rien.
À mon retour au bureau, je me suis tannée de mon grand mur beige plate et j'ai apporté de la maison des cartes postales rapportées de voyages pour les y coller. Parce que du beige partout, ça étouffe. (Ou c'est peut-être seulement moi, mais bon.)

Tantôt, je croise un collègue que je connais très peu dans le couloir. Il m'arrête, plein d'enthousiasme :

Lui : Hé, est-ce que c'est toi qui as toutes les belles cartes postales sur le mur dans ton bureau?
Moi : Oui, c'est moi! Un mur beige, j'endure pas ça.
Lui : C'est le fun, c'est beau, ça met de la couleur! Continue!

Ça m'a vraiment mise de bonne humeur.

Wednesday, January 11, 2017

Oui oui, je le savais, que je suis une mère, maintenant. Ma vie est une longue séance de négociation, j'ai arrêté de dormir et de sortir au resto ou au cinéma, je mange systématiquement mes repas, qu'ils soient supposés être froids ou chauds, tièdes, je n'ai plus une seconde à moi pour courir, mon principal loisir consiste à faire du lavage et j'ai un sérieux déficit en matière de sujets de conversation dans la catégorie "adultes".

Bref, je le savais, que je suis une mère.

Mais je viens quand même d'atteindre un autre niveau en mangeant, ce midi, mon lunch dans un plat de plastique étiqueté au nom de Coco...

Tuesday, January 10, 2017

Parallelism


It's beautiful.

It's beautiful because it's not history repeating itself. Not really, and well, not at all.

It's beautiful because there is no game. And no excuses. It's beautiful because it's simple.

It's beautiful because the decisions didn't even need making, they were just an inescapable conclusion. It's beautiful because it shines a new light on my horizon and how complete and blissful it is - and how much it is exactly what I want.

It's beautiful because it's clear.

It's beautiful because it's just watching the sports cars, and enjoying the race. And waiting until they slow down, because they will, and even that is part of what makes it all the more beautiful.

It's beautiful because it's easy.

And it's beautiful because when the race is over, everything will still be in the same place and then I can continue to rely on that perfection that would not exist if not for the parallelism.

Sunday, January 08, 2017

Lately, I've been looking back. I'm not sure what the exact trigger was. I'm not even sure what I'm trying to accomplish. I think I'm just remembering. And, in some respects, making sure I remember.

And somehow, I thought I had more to say about that. But it seems I don't.

Which makes sense; I haven't written in so long, I'm clearly rusty. I used to have words popping up and whirling around in my head all the time. Sometimes, I would have to wait, but they would always come. Effortlessly.

The same was true for the metaphors. However, a lot of my metaphors were inspired from music - which leads me to wonder how much of an impact the fact that I haven't had time to stop and listen to music in a while has had on my inspiration.

Friday, January 06, 2017

As you might remember, I live with two cats. I adopted Sambuca when I moved into my first appartment here, and chose that specific name because I was looking for something original that might surprise the neighbors if I actually had to call out her name outside. (Which, in case you're wondering, did happen once - and yes, I am aware I am linking to myself too much these days; fear not, it will pass.)

When we decided to get another cat, obviously, we needed a matching name, and because that decision had been made in Greece, we settled for Ouzo.

At the time, it was simply funny.

As time went by, the novelty attached to the cats' names wore off and, probably because we drink neither ouzo nor sambuca, most of the time we're not even aware anymore that they refer to liquor.

And then we had babies. Who eventually started talking. And saying the cats's names.

And I had not noticed before yesterday, but I'm guessing the fact that I have a 3-year-old who knows the words "ouzo" and "sambuca" and a 19-month-old who, although he has a very limited vocabulary, can clearly enunciate the word "ouzo", might be quite distressing to some.

Wednesday, January 04, 2017

So there's clearly some physical or meteorological phenomenon I am unaware of because, yet again, it is snowing upwards.
Vous vous en souvenez peut-être, il y a maintenant 10 ans, je me suis, presque malgré moi, exilée en Outaouais après avoir vendu mon âme au diable (lire : le gouvernement fédéral).

J'ai occupé ce premier emploi pendant près de cinq ans. Il comportait certes certains éléments négatifs majeurs, que ce soit la Prise en charge incapable qui était à sa tête les deux premières années, le climat borderline malsain, les cliques et, surtout, l'élément qui m'a personnellement, quoique de reculon, poussée vers la porte, la haute gestion déficiente (pour utiliser un euphémisme) - MAIS s'y trouvaient également des grands éléments positifs : une équipe extraordinairement soudée (disons la plupart du temps), un travail qui constituait exactement ce que j'avais voulu, une certaine liberté (tributaire de votre rendement personnel, certes, mais ça n'en est pas moins avantageux), une cuisinette où rigoler intensément sur l'heure du diner.

Je ne le voulais pas vraiment, mais je n'ai pas eu le choix de partir. J'avais fait un bac en traduction parce que je voulais traduire, mais j'ai dû choisir entre la traduction et mon équilibre mental. Je ne traduis donc plus, et ya une partie de moi qui trouve le ratio trois-ans-d'université vs cinq-ans-de-travail plutôt insatisfaisant.

Depuis mon départ de cet emploi, j'en ai occupé deux autres. Mon emploi actuel est vraiment super. Ce n'est pas de la traduction, mais c'est le travail que je visais à faire dans plusieurs années. Il m'est juste tombé dessus vraiment beaucoup plus vite que prévu. Et j'aime ce que je fais. En plus, j'ai une bonne gestionnaire (chose que mes expériences antérieures m'ont appris à chérir!) et j'ai une équipe qui est, elle aussi, extraordinairement soudée, quoique un peu moins rigolote.

(Cela dit, il y a là-dedans une collègue qui garde mes enfants, qui me donne du chocolat et du thé, qui me dit régulièrement que je suis belle-bonne-fine-capable et qui me donne des vêtements, si bien que je crois qu'elle compense à elle seule pour ce léger écart!)

L'autre semaine, je suis allée prendre une marche, sur ma période de diner, avec celle qui a été mon encadreure à ce premier emploi. C'est quelqu'un que j'admire beaucoup, pour ses principes, ses compétences, ses expériences - pour l'ensemble de sa personne, au fond, je crois! De plus, à l'époque où elle m'encadrait, et même par la suite, elle m'offrait un soutien indéfectible contre notre Prise en charge frustrée, que ce soit en se battant pour que j'obtienne ma promotion au niveau d'autonomie ou en prenant ma part quand j'arrivais dans son bureau en sanglotant (bon, ça c'est arrivé une seule fois, mais je suis tellement orgueilleuse que le simple fait que j'aie pleuré devant quelqu'un au travail, c'est vraiment significatif!).

Mon ancienne encadreure a elle aussi quitté cet emploi, quelques années avant que je le fasse moi-même. Elle l'a fait pour la même raison que moi, parce que la gestion l'y avait poussée. En marchant, on discutait de la vieille époque, celle où on travaillait ensemble. Et elle a dit quelque chose qui m'a frappée : "Oui, c'étaient mes belles années, ça, je dois dire."

J'ai trouvé ça triste. Et surtout, j'ai compris.

Je n'irais pas jusqu'à dire que ça a été mes belles années à moi aussi parce que câline, j'ai toujours ben juste 33 ans, ce serait juste déprimant. Mais en effet, ça a été de maudites belles années.

Tuesday, January 03, 2017

Ce matin, retour au bureau après une semaine de congé.

Je fais démarrer mon ordi comme d'habitude, et j'entre mon mot de passe.

Échec. Pensant que j'ai dû rater mon mot de passe, je ne prends pas la peine de lire le message d'erreur, et j'essaie une deuxième fois. Autre échec. Comme les comptes des utilisateurs se verrouillent après trois tentatives d'accès ratées, je jette un coup d'oeil au message d'erreur avant de recommencer -

The trust relationship of this workstation with the primary domain has failed.

Hmm. Manifestement, ce n'est pas une erreur de mot de passe. J'essaie une troisième fois pour faire bonne mesure, même résultat.

Il est 7h45, je suis le seul être vivant de mon étage et je n'ai même pas le numéro du dépannage. Je décide donc de faire du déni et de faire redémarrer mon ordinateur pendant que je vais à la cuisine faire mon café.

De retour après le redémarrage, aucun changement.

Je fais donc le tour du bureau pour trouver âme qui vive dotée du numéro du dépannage (en envisageant, advenant l'échec de l'entreprise, d'entrer dans les cubicules vides explorer, car ya certainement quelqu'un, en quelque part, qui a le numéro d'affiché sur ses murs ou son ordinateur), et j'ai trouvé la seule autre personne qui était déjà là et j'ai obtenu le numéro.

Une fois en communication avec un petit monsieur du dépannage, je lui récite mon obscur message d'erreur. Il le note et me répond : "C'est quand même un message d'erreur assez rare. Avez-vous essayé de redémarrer?"

Un message d'erreur rare, c'est bien ma chance. Comme le redémarrage n'a rien donné, mon petit monsieur me dit qu'il va m'ouvrir une demande. Je panique un peu, parce que, dois-je le dire? JE NE PEUX PAS OUVRIR MON ORDINATEUR. Je croyais qu'il pourrait me régler ça à distance, mais non, apparemment, mon ordinateur a "débarqué" du "domaine" et il faudrait l'y "remettre" manuellement.

Je demande si on sait combien de temps je pourrais attendre. Petit monsieur me répond que non, mais que, comme je me trouve dans l'impossibilité de travailler, il peut assigner à ma demande un niveau de priorité supérieur. Je dis "oui, s'il-vous-plaît" en tremblant intérieurement, séquelle du service de dépannage de mon ancien employeur, plus précisément cet épisode en deux parties.

Heureusement, il ne s'est écoulé qu'une seule heure avant qu'un technicien débarque dans mon bureau pour rétablir mon accès (après m'avoir expliqué que généralement, c'est un problème qui survient au bout de trois mois d'inactivité de la station de travail!). J'ai quand même passé toute cette heure à craindre de devoir passer deux jours entiers à rien foutre. Parce qu'ici, il n'y en a pas, de techniciens qui traînent sur l'étage et que je peux juste accrocher en cas de besoin afin de by-passer le processus normal...
It had only been about a year since I'd taken up yoga when I heard the voice for the first time.

I had had my fair share of certainties for a while, but that era was long gone - and as far as I can remember, they had always been sudden intuitions, never actual words that felt just as though they were uttered by someone. The voice.

Of course, for years, I had also had my own dark voices. But those were different, because they were clearly my own. The voice was - or at least felt like - that of an outsider.

Which is why the moment stuck with me. Or not really, I guess. Because the key element really is the simple fact that the voice was right.

To be honest, I'm quite a bad yoga student. Somehow, in a class, I involuntarily turn into a rebellious teenager and refuse to do what the teacher wants. Oh, the actual yoga positions I do just as asked. But the minute the teacher tries to tell me what to think? Then I really channel my inner teenager.

For example, teachers will often ask students to just focus on their practice and let any thought that goes through their minds float away. That's all I need to immediately start following a deep and complicated train of thought about any subject of current concern.

So it had only been about a year since I'd taken up yoga, and my life, yet again, had just been turned upside down. I was angry. I felt alone. I was utterly terrified. And, worst of all, I was empty.

Another frequent request from yoga teachers, at the beginning of a class, is for students to set an intention for their practice. My inner teenager obviously never bothered trying to figure out what that meant - but for 18 weeks, that moment was my minute to connect with her.

So when the teacher made that same request on week 19, I was at a loss. I reached within me, but couldn't find anything. Of course - did I mention? I was empty.

And suddenly, the voice spoke: "he will be a boy and he will be healthy".

It was weird enough - but it made perfect sense. All of a sudden, I was calm. I was settled. I just knew.

Of course, the feeling only lasted a couple of seconds. Then it was gone, and I couldn't summon it back. But I remembered. Remembered still when it was all confirmed, months later.

It's been years now. I have only heard the voice once since. But I do sometimes still stop and wonder who spoke then. I don't believe in any afterlife - but could it have been her? Or could it have been my Dad?

Could it have been me?

Saturday, December 31, 2016

Moi, dans la vie, je n'ai jamais suivi le pattern classique de vacances - c'est-à-dire celui que suivent la plupart des gens, soit "je prends des vacances l'été et puis à Noël". En fait, comme je prends des vacances uniquement pour partir en voyage, et que je préfère évidemment voyager en basse saison, je suis plutôt celle qui travaille l'été et à Noël. Avec les monstres qui vieillissent et qui bientôt commenceront l'école (eek!), cette époque de ma vie achève, et ça me déprime vraiment.

Cette année, contrairement à l'habitude, notre CPE a fermé entre Noël et le Jour de l'An. Pas le choix, donc, de prendre congé. J'ai grincé un peu des dents, mais je ne réalisais pas encore à quel point prendre des vacances à Noël, sans voyage prévu de surcroît, représentait un effort colossal.

Pourquoi, vous me demandez? Hé ben parce que divertir des enfants à la maison, l'hiver, à -20 degrés, quand les congés fériés jouent avec les horaires de tous les services, et ce, pendant plus d'une semaine, je le savais pas, mais câline, c'est quelque chose. Pis tsé, je ne voudrais pas avoir l'air de m'en plaindre; mes enfants, je les adore, ils sont ma raison de vivre, et je suis bien contente d'avoir l'occasion de passer plus d'une semaine avec eux et de prendre une pause de l'abominable routine anti-conciliation travail-famille que représente la routine du travail à temps plein et de la garderie.

Mais, je le répète, c'est de la job. Parce que c'est beaucoup de jours. Pis qu'à un moment donné, on fait le tour de nos options.

Certains nous trouvent braves de partir en voyage avec les enfants, et cette semaine je mesure à quel point ce sont ces gens-là qui sont braves de rester chez eux avec leurs enfants. Un voyage avec des enfants, oui, ça demande de l'organisation et de l'adaptation, mais ce sont des trucs qui sont principalement réglés avant le départ, et alors VOILÀ! pendant toute la durée du voyage, exploration et milieu inconnus obligent, les enfants sont divertis D'OFFICE à chaque jour, voire même à chaque heure ou à chaque minute!

Et c'est peut-être moi qui suis bizarre, mais moi, vraiment, c'est ÇA que je trouve le plus facile.

Sunday, December 25, 2016

Quote du jour, prononcée par Coco qui, à son réveil de la sieste, constate que j'ai mis une robe en prévision du souper de Noël, alors que, quand il s'est couché, je portais des jeans -

"Maman, t'es habillée en princesse!"

Friday, December 23, 2016

Et c'est le retour, au bureau, de PMRFB. Elle était là dans le cadre d'un contrat à l'époque, et elle nous est revenue il y a trois semaines dans le cadre d'un autre contrat.

Et ça y est, elle vient ENCORE de me dire que je suis cute.

Il va falloir que je m'habitue.

Thursday, December 22, 2016

Soooooo, finally, after Life-with-Babies has pushed us over the edge and made us abandon nearly all home-cleaning efforts (because, once the kids are asleep, if the question is "wine or cleaning?", I don't even know why you would bother asking it), Raiontzukai and I have hired a cleaning lady.

And our lives were instantly enlightened.

Monday, December 19, 2016

You know you're a mom when you take a day off work to rest after a case of the stomach flu and end up, the minute you're able to stand without getting dizzy, baking Christmas cookies, driving to the store to get a Christmas gift for daycare and cooking dinner.

Thursday, December 15, 2016

Catégorie, échec parental -

Bout d'Chou (dans sa chaise haute, pointant avec insistance vers le garde-manger) : Papo! Papo!
Quartz (s'avançant vers le garde-manger) : Ici?
Bout d'Chou (hochant vigoureusement la tête) : Papo! Papo!
Quartz (ouvre la porte et examine le contenu du garde-manger sans comprendre) : Mais qu'est-ce que tu veux, Bout d'Chou? Je ne comprends pas.
Bout d'Chou (toujours aussi déterminé) : Papo! Papo!
Quartz : ...
Coco : Je pense que Bout d'Chou dit "compote".
Quartz : Tu veux de la compote, Bout d'Chou?
Bout d'Chou : Oui! Papo!

Wednesday, December 14, 2016

Ça fait un méchant bail que j'ai pas parlé de mon ancienne collègue, celle qui m'a tenu lieu de Prise en charge (lire : patronne) pendant trop longtemps et qui a bien failli me faire virer complètement folle avec son absence de compétence.

Je n'en parlais plus parce qu'elle avait été destituée à grands coups de pieds dans le derrière (à mon grand bonheur, et celui de tous les autres employés) jusqu'à un niveau qui a fini par équivaloir au mien, que, de mon côté, j'avais fini par atteindre un niveau professionnel (et personnel) me permettant d'affirmer et d'assumer mes opinions et mes convictions devant elle, et qu'ensuite j'ai quitté cet emploi (ce dont j'ai profité pour envoyer un long message de bitchage contre elle à mon merveilleux gestionnaire de l'époque) pour éventuellement atterrir ici, dans un poste qui constitue ma job de rêve, et, encore mieux, LA SIENNE. (La vengeance est un plat qui se mange froid.)

Ironie du sort, Prise en charge de marde travaille maintenant dans l'immeuble voisin du mien, immeuble lié au mien par quelques passerelles. Je l'ai vue une fois dans une formation il y a quelques années. Parce que ça fait longtemps que j'ai abandonné tout faux-semblant avec elle, je me suis contentée de l'ignorer, et elle m'a bien rendu la pareille. De toute façon, elle était assise quelques rangées derrière moi, et j'affirmerai jusqu'à ma mort que je ne l'avais même pas vue.

Là, je viens tout juste de la croiser dans une des passerelles. Nos regards se sont croisés pendant une fraction de seconde, et j'ai été la première non seulement à détourner le mien, mais à lui tourner carrément le dos.

Parce que c'est exactement ÇA, tout ce que j'ai à lui dire.

Merci, la vie, de l'avoir sortie de la mienne.

Tuesday, December 13, 2016

Having given a lot of thought about this recently, I felt like I should, in the spirit of fairness, expand a little on it.

It might just be me, but, in most cases, I don't like to pretend or be left to draw my own conclusions when it comes to relationships - any relationship. And I believe that everything can be said - it's just a matter of finding the right tone and opportunity.

There are two general situations in which I rely on this no-bull approach: 1. when somebody offends me; 2. when something I perceive as an "elephant in the room" makes me uncomfortable.

The first situation is the most common. It generally occurs when people are being genuine and end up offending me without having ever meant to. For example, a couple of years ago, a former colleague somehow decided to make a joke about my teeth. I laughed at the joke and looked at her, still laughing, and asked: "Did you seriously just tell me my teeth are yellow???" She immediately saw how inappropriate that was, apologized, and we continued chatting and making jokes. In my mind, the incident was immediately forgotten because I had addressed it and made my feelings known. It felt like that was the better option - over saying nothing, harbouring hard feelings and then rambling on about it to somebody else.

The second situation is a bit trickier, because, at least to me, it requires more guts.

A couple of weeks ago, I made a joke to a colleague. A few days later, I learned that colleague was going through something, the context of which made my joke quite inappropriate. Obviously, I wasn't aware of it when I made my joke, and he probably knew. But I grew uncomfortable, wondering had he realized how bad my joke was in his context? Had I saddened him at all? But what if he had not gotten it? Was I really going to go up to him and force him to realize how inappropriate my joke had been? Plus, the context was a rather sensitive one, and I don't know that colleague all that much, so I had no idea if it would be crazy awkward for him to have me broach the subject.

After a while, I chose to apologize through an email, in order to address my discomfort from a distance, and let my colleague decide whether to keep that distance or not. We talked and things were back to normal.

I can generally work up the needed guts to do that, but not always - and this is the part which made me feel like I had to expand on my previous post. Because I made it sound as if no-bull was a no-fail, constant credo of mine. But in all fairness I have to admit I do sometimes fail.

I did try to address an elephant-in-the-room type situation with someone recently. I started to, even. And then my guts just up and left, and I allowed the other person to let my comment slide. And I've been banging my head against the wall ever since - because now that I've started acknowledging the situation, it's even weirder. To me, at least. It's not really affecting the relationship, but I'm having a hard time dealing with the fact that GOD this should be addressed.

Which is why, all in all, it might be a very selfish way to go about things. Not everyone can deal with it. And by easing my own mind by acknowledging things that the other person might have preferred left unsaid, I just might be making them uncomfortable. For that reason, I always try to turn the discussion into a light, funny one, because my goal is certainly not more awkwardness.

The flip side of that outlook is that I have a great appreciation for people who make an effort to be honest about things. For example, I used to say to a friend of mine - who wasn't really a friend at the time - that she was the anxious type and worried too much about things. And one day she came to me and said "you know, I really don't like when you say that because I don't think that I am like that at all." So I apologized, stopped calling her anxious, and the case was closed. Yes, she could have kept her feelings to herself. But why?