Friday, June 01, 2007

Ladies and gentlement, it seems we have a regular from Ireland...

Do we? Do we really? Please say hi if we do?
Note to self : apporter un paquet supplémentaire de chocolat au bureau.

(C'est pas si pire, si on met un mois à passer à travers un bocal plein, je peux fournir le bureau en chocolat jusqu'à la fin de l'année !)
À la demande générale (car je ne suis plus la seule dans mon entourage à chasser les quotes du jour !), voici une deuxième quote du jour, dite par J, qui lisait l'article Surprise Boob Jobs! dans une revue à potins :

Coup donc, ils lui ont enlevé les joues pour les lui mettre dans les seins !
Quote du jour, prononcée par DraG qui se plaint immanquablement d'être fatigué chaque fois que je lui demande comment il va.

Quartz : C'est que tu dors pas, coup donc, ton problème ?
DraG : Pourtant, je dors. Pas toujours bien, ni nécessairement assez, mais quand même.

Dans ce cas-là, je n'y comprends rien non plus !

Thursday, May 31, 2007

Avis aux gars : une ceinture a une fonction. Une ceinture est principalement pratique avant d'être décorative. Une ceinture, ça sert à tenir vos culottes.

Voilà. Maintenant, vous pourrez pas dire que c'était pas écrit nulle part.

Je prends l'autobus jusqu'au terminus en sortant du bureau.
À l'approche du terminus, les gens commencent à se lever de leur siège et à se diriger vers la porte.

Y compris le gars assis dans le banc devant moi qui s'est levé à moitié, découvrant à ma vue un pourcentage beaucoup trop élevé à mon goût d'une paire de boxers blancs à rayures verticales noires. Le gars s'est arrêté et est demeuré en lévitation le temps de remonter ses pantalons. Pendant ce temps, moi, j'ai détourné le regard parce que bon, j'ai pas pour habitude de détailler les boxers d'un gars que j'ai même pas vu de face; cependant, quand je me suis retournée vers lui, j'ai remarqué que OUI, il portait bel et bien une CEINTURE.

Le découragement m'a fait chanceler.
Quote du jour (à propos d'une phrase contenue dans un courriel à tous qui s'adressait clairement à une traductrice en particulier) :

C : Quand j'ai lu ça, je me suis sentie visée.
Mel : Ouin, nous aussi, on t'a sentie visée !
Tears turn to steel and the wound never heals in the darkness of November

Whenever you pull out a knife and take a look at it, you can see the blade is chipped. And then you know the metal's still within you and you'll never get rid of it.

All you can do is learn to live with it.
Handicapped.

So maybe the bus driver slammed on the brake, or I fell down, or I'm riding a rollercoaster - the remains shake and leave a tiny, tiny scratch that spits out some more blood.

And then I think - it must be me.

There had to be something I lacked or did wrong for people to feel entitled to crush me over and over again. I had to have allowed them to think so little of me. I had to have demonstrated that little me didn't matter. I had to have been unable to build any sort of stronger bond. I had to have proven to be nothing more than a passer-by that no one was ever interested to see staying.

I had to have failed to show I meant to be much better than that.

Really, it had to have been me.

Wednesday, May 30, 2007

How about the new banner, people? I'm not sure whether or not I like it.

What I can say, though, is this blog is so graphically-challenged for a reason: my templating abilities are limited and graphics make a simple thing very complicated. (I mean, why would fitting the banner into a table be impossible anyway???)

Anyways, let me know.
Also congratulate Peanut who did an unbelievable job on this one.
Qui savait qu'on pouvait amasser des air miles au LCBO ?

C'était particulièrement spécial de me faire demander "Do you have Air Miles?" alors que j'achetais de la vodka.

En fait, ça m'a tellement surprise que j'en ai complètement oublié de dire au caissier que je n'avais pas besoin de sac.

Pas parce que j'avais l'intention de prendre l'autobus avec ma bouteille de vodka dans les mains, mais plutôt parce que j'utilise pour travailler une gigantesque sacoche où je pourrais sans doute entrer moi-même en entier en pièces détachées...
Hier, j'ai passé la majorité de la journée sur un texte de fiscalité. Ce qui me fait grimper dans les rideaux chaque fois. Heureusement qu'il n'y a pas de rideaux au bureau.
(La bonne nouvelle, à ce sujet, d'ailleurs, c'est que ma réviseure m'a récompensée pour mes efforts avec non pas un, mais deux petits collants.)

Ensuite, j'ai niaisé sur un foutu document qui allait tellement mal que je devais d'abord rédiger mon texte dans un autre document, puis le coller dans le document original.

Aujourd'hui, je planche sur un document qui parle de stratégie autochtone, bla bla bla... bref un autre truc qui me déplaît tout particulièrement.

Donnez-moi un verre, quelqu'un.

Ce qui me rappelle que j'ai du jus de canneberge chez moi que je dois passer avant de le perdre, et que le moment est sans doute venu d'y ajouter un peu de vodka.
Un autre moment François Pérusse parce qu'en discutant du gag que j'ai retranscrit hier avec Maridi, je me suis souvenue de cette autre phrase aussi, sinon plus, comique :

Tu me regardes de tes deux confus yeux. Me trouve-je dans ton de vision champ ou de drette à côté regarder es-tu en train ?
If, like me, you were wondering why I would not take home that extra pair of shoes that's remained in my cubicle ever since spring got here and I stopped wearing boots to work, here's our answer: it was in anticipation of today, when my knee would advise me it wasn't in any position to face heels and I would desperately need flats to make it through the day.

Rob, shut up. I know very well what you think it is I need to get me through the day. :P

Oh. And I hereby remind you that my tongue-sticking-out smileys do smile. ;)
This morning, I am thankful.

I'm thankful because it's only after we got to Ottawa that the bus doors got stuck, so we only had to walk a few extra blocks. I'm thankful because it wasn't cold, and it wasn't raining, or snowing, or whatever.

I am a little less thankful that my sandals nearly killed my feet and my knee started protesting in the process, but let's not get into that.

Happy, happy, happy...

Tuesday, May 29, 2007

More knee-related thoughts
Because speaking of uninteresting stuff makes the occasional interesting tidbits even more so


1. My first university work term was supposed to be in the Ottawa region. During that term, a bunch of us were supposed to take an appartment together. DraG and I planned on spending most of that term being bored, and we'd decided one of our entertainment devices would be jogging. It probably wouldn't have happened though, because DraG and I are both equally lazy, and our laziness hits previously unheard of peaks when we're together. Although I did start jogging when I got here, whereas DraG did not during his internship.
But anyways: this means my left knee would've died on me during my student days, when paying for physiotherapy would've annoyed me a hell of a lot.
So that's yet another reason I had to be thankful to stay on the South Shore back then.

2. About 3 weeks after I started jogging, I got this Patellofemoral Syndrome and I got arthritis in my foot.
Two weeks ago, Maridi tore a muscle in her leg bicycling.
Really, folks: just WATCH us crazy chicks take over Tunisia.
I really need to get my hands on this. Else I'm probably gonna catch a deadly virus. And die. Or something.

They were on the Archambault website a few months back, but of course now that I'm ready to pay the required crazy amount of money, they've disappeared. They're not on Amazon, they're not on Renaud-Bray; the only place I could find them was on the Chapters website, which identifies the set as "unavailable".

As for the official website linked to above, the province/state field only lists American states. Which obviously causes a problem when I try to proceed to check-out.

So I'm stuck. See Murphy's Law. See Story of Quartz's Life. See Let's Annoy the Bitch Out of Quartz Conspiracy. And stuff.

But really. If you're going to try to keep people from downloading your work, you better make it readily available to them for purchase...
À midi, je me suis vu décerné le prix de la TR-1 qui a les lunches les plus originaux.
Moment François Pérusse du jour, commandité par ma tête de linotte qui inverse les adjectifs et les noms dans mes textes, ce qui donne des perles du genre "les régionaux directeurs" au lieu des "directeurs régionaux" :

- Toé, eille !
- Tu veux quessé, fatiguant maudit ?
- Cette verte lumière, ton attention attirera-t-elle, ou l'avant-midi passeras-tu ici, dans le nez les deux doigts ?
- Les nerfs, ne ti-cul pogne pas ! Habitué suis-je à peine avec cette manuelle transmission ! Comme du monde guère plus qu'une fois sur deux, shifte-je.
- Hmmm-hmmm, m'incline-je d'indulgence et patiemment attends-je que par trouver la vitesse première tu finisses, ou perdes-je patience et toute la file de chars qui attend de la part de te coliboire-je une dont tu te souviendras taloche qui sera, pour te rendre chez vous sur le neutre, suffisante ?

Ya des gags que je pourrai réciter par coeur jusqu'à ma mort...

Monday, May 28, 2007

Vous croyez que mon habitude de parler en bébé au premier venu dont je n'arrive juste plus à me débarrasser est attribuable au fait incontestable que je vieillis et que mon subconscient fait tout ce qui est en son pouvoir pour me rajeunir ?

Vous croyez qu'il me pourrait me venir des pensées encore plus psycho-analytiques en plein milieu d'un procès-verbal ?
Each year, Tweety's birthday shocks me into realizing that I'm next.

Bonne fête Tweety !
Quote du Jour :
Proprio : Salut, Quartz, je voulais savoir si je pourrais passer mardi soir pour changer la serrure de ta porte ?
Quartz : Euh, oui, il devrait pas y avoir de problème...
Proprio : C'est que je vais poser dans chaque appartement des poignées qui se barrent pas.

Pensez-y.

Sunday, May 27, 2007

Je suis plutôt anti-loto, mais ça ne m'a pas empêchée d'embarquer dans le groupe du bureau, ni de suivre l'idée d'E, hier soir, quand il nous a proposé d'aller acheter des 6/49 en gang pour le tirage de 27 M$.
C'est pour ça que quand j'ai ramené Mel chez elle, on discutait de ce qu'on ferait avec autant d'argent - et Mel a dit qu'elle retournerait dans sa région.
C'est là que j'ai allumé : advenant un gros coup d'argent, tous mes amis retourneraient à la région qu'ils ont quittée pour accepter leur emploi ici. C'est pas une éventualité que je trouve très intéressante, par conséquent : ARRÊTEZ IMMÉDIATEMENT D'ACHETER DES LOTOS, TOUT LE MONDE !



Because I'm looking for excuses to get myself out of cleaning up my appartment today, because it just occured to me I haven't posted any NYC pic and because I absolutely need to update you guys on my life plan of traveling the world searching for as many Egyptian temples as possible to strike my My Strongest Suit pose in - first picture is the Dendur Temple found in the Metropolitan Museum of Art. As for the second picture, it was taken on the Brooklyn Bridge - which obviously isn't an Egyptian Temple, but Tweety said it was close enough and I don't argue with Tweety because she's so much taller than me. (Do notice the Black dude in the background who's totally cracking up.)
I hereby introduce to you the banner designed by Peanut for Quartz's Song - this is tentative implementation v1.1, and no worries, it will be improved significantly very soon.

Peanut - pourrais-tu me renvoyer l'image en plus gros ? Je veux que la bannière prenne plus de place que ce que tu avais prévu, et comme tu le vois, la qualité graphique de l'image agrandie est, euh, pas mal mauvaise.
Quant au parchemin, je cherche encore la façon la plus jolie de l'ajouter au template.
Social correctness, interactions and cues confuse me. They just don't make sense to me, which is why I usually follow people's lead on them.

To me, the problem is, nobody ever actually says what they think - they drop clues and expect others to pick them up and make sense of them. Well, I suck at that, and after a while, I always end up with hundreds of different interpretations to choose from, which is totally exhausting.

The best solution I've worked out is walking up to people with one of those many interpretations laid out and saying: "I don't know whether this is what you're trying to tell me or expecting from me, but it's not getting through, so you really should tell me straight up."

It works out pretty good with people who are not professional pretenders.
Pretenders will look away from your casual efforts and make it impossible for you to lay the problem out in front of their eyes. They'll make it so you look like this completely paranoid person when you do - denying is really the easy way out.

So it doesn't work with you. I've tried, repeatedly, I've given you time to seize every opportunity, I've even made them up, but what you want is pretending. Which is so damn deceiving - I so dearly wanted you to be better than that.

I don't think you know pretending something's not broken doesn't fix it. We're changed, and that's a fact. I don't think you understand friendships need maintenance. I don't think you get that I can't just stand here and wait until you have time to remember me.

I just don't think you're ever going to learn.
Ce matin, je suis allée courir à la pluie.

Je sais : qui êtes-vous et qu'avez-vous fait avec Quartz ?
Même moi, je me reconnais plus trop.


Comme il annonce de la pluie toute la journée aujourd'hui, mais qu'il ne pleuvait pas quand je me suis levée, j'ai décidé d'aller courir pendant que je le pouvais. Sauf qu'aller courir, quand vous êtes handicapée, ça demande un surplus de préparation, soit 5 minutes d'étirements - si bien que quand j'ai fini par mettre les pieds dehors, quelques petites goutelettes tombaient légèrement.

Je me suis arrêtée net, extrêmement déçue. Mais comme il pleuvait à peu près pas, que je venais de perdre 5 longues minutes de ma vie à m'étirer et que je ne tolère plus que ma vie soit régentée par des trucs indépendants de ma volonté (lavabo, météo, genou, imbéciles et hypocrites), j'y suis allée tout de même.

Évidemment, la pluie a pris des forces assez rapidement et j'ai quand même dû raccourcir mon trajet, mais bon.
Okay, this is too weird and geeky for me! (through Rob)

Saturday, May 26, 2007

Je tombe de sommeil actuellement, mais je peux pas aller me coucher sans faire mes exercices de physio; et comme j'ai pas envie de faire ma physio, je reste debout.
Quartz et la vie sauvage


La partie la plus difficile d'arbre en arbre, c'est vraiment de trouver le site. C'est troublant parce que la pancarte est gigantesque, mais les autres, qui sont arrivés après moi, à deux voitures, ont tous deux passé tout droit. De mon côté, la seule raison qui a fait en sorte que je n'ai pas passé tout droit, c'est qu'il n'y avait personne derrière moi et que j'ai simplement choisi de foutre les freins au fond - en faisant screecher mes pneus en prime. Ça a été mon moment ado-de-17-ans-dans-sa-civic-monté-avec-sa-casquette-à-l'envers de la journée (et sans doute de la semaine, de l'année, voire même de la décennie).

Nous faisions tous le parcours aérien régulier, et au moment de payer, il nous fallait décider si nous souhaitions faire les tyroliennes extrêmes également. E, le copain d'Isa, y tenait absolument; il a donc convaincu Isa de le faire également, et Isa a convaincu Mel d'embarquer. Ç'aurait pu continuer longtemps comme ça, mais apparemment, personne parmi nous n'aimait suffisamment Mel pour se sacrifier !!!

Après avoir tous enfilé le harnais et les gants prêtés, nous nous sommes dirigés vers le premier des quatre parcours avec un look et une démarche dignes de véritables gars de la construction. Avons eu un petit cours sur le fontionnement des mousquetons et de la poulie, puis nous sommes partis.

Les différentes passerelles pour passer d'un arbre à l'autre posent des niveaux de difficultés variés, et nous avons conclu qu'elles sont plus exigeantes physiquement qu'épeurantes. Au début, je détestais vraiment les tyroliennes parce que ça prend un certain temps pour maîtriser le clippage et le déclippage de la foutue poulie sur un harnais. Une fois que ça a été fait, par contre, j'ai réalisé que bon, même si j'ai immanquablement un petit stress avant de me pitcher dans le vide, c'est plutôt relaxe, des tyroliennes !

La pauvre Isa s'est mal entendue avec deux tyroliennes plutôt plus longues et hautes que les autres, si bien que le moment venu pour les personnes concernées de se diriger vers les tyroliennes extrêmes, elle a choisi de vendre sa place à quelqu'un d'autre... et bon, vous me connaissez : comme personne d'autre ne voulait y aller et qu'apparemment je n'avais pas le vertige, je me suis dévouée. Je l'ai vraiment pas regretté, par contre ! On a une vue incroyable de ces tyroliennes-là, c'est complètement fou !

Le trajet complet nous a pris à peu près trois heures à compléter. On en est sortis crottés et épuisés, mais très satisfaits ! On a fini ça avec du chinois chez Isa et E.

Je sais que les photos vont finir sur mon espace perso MSN (comment j'ai survécu aussi longtemps sans album là-dessus, pouvez-vous me le dire ?), mais si vous êtes gentils, vous aurez peut-être droit à quelques-unes vous aussi. Je verrai.
Si on m'avait dit qu'à 23 ans, je serais parmi une gang de filles à chanter des chansons des Backstreet Boys, je suis pas certaine de la réaction que j'aurais eue.

De même, j'aurais pas cru que le prochain truc qu'il faudrait que je rapporte de chez mes parents pour en faire profiter l'Outaouais, ça serait ma photo de moi et Nick Carter !!!
Okay !

Ça fait même pas trois heures que je suis levée qu'il s'est déjà passé beaucoup trop de trucs bizarres pour mon pauvre petit cerveau qui peine à suivre !

D'abord, j'ai reçu un appel de télémarketing en anglais. Ça, ça n'est pas extraordinaire en soit puisque depuis que je suis ici, les faux numéros et les appels de télémarketing que je reçois sont exclusivement en anglais (ou en arabe, mais passons). Ce qui est troublant, c'est que c'était un appel ciblé, de la part de la compagnie de ma deuxième carte de crédit, qui voulait m'offrir une assurance en cas d'invalidité ou de perte d'emploi. S'ils avaient pris la peine de lire mon dossier, en plus de voir que j'ai demandé à ce qu'on communique avec moi en français, ils auraient aussi remarqué que je n'utilise pas cette carte, donc qu'une assurance me serait vraiment pas utile.

Ensuite de ça, on cogne chez moi.
C'est une fille que j'ai jamais vue qui demande à voir Sophie.
J'ai déjà dit à des gens qu'ils avaient le mauvais numéro, mais la mauvaise adresse, jamais avant ce matin.

Je décide de marcher jusqu'au centre d'achat pour acheter ma passe d'autobus du mois prochain et d'en profiter pour aller à l'épicerie qui s'y trouve pour acheter ma marque préférée de céréales, que mon épicerie habituelle ne vend pas.
Comme je remontais l'allée avec ma boîte de céréales dans les mains, un petit monsieur m'a offert son panier - en anglais. J'en ai tiré trois conclusions : j'ai une face d'anglophone, j'ai l'air trop faible pour porter une boîte de céréales dans mes mains, et j'ai l'air trop stupide pour me prendre un panier d'épicerie à l'entrée si j'en ai besoin d'un.

Mais ce n'était pas fini.
Juste devant moi à la caisse se trouve un couple de personnes âgées qui passent apparemment leur retraite en Floride. Ils ont particulièrement froid et sont habillés en pantalons et en gilets à manches longues - l'homme a même un coat sur le dos.
Et alors que j'attends tranquillement mon tour, la dame m'a jeté un regard et a pris la caissière à témoin, en me pointant du doigt : "Elles, elles sont toutes toutes nues, les petites Québécoises !"

!!!

Le pire, dans tout ça, c'est que je suis habillée tout ce qu'il y a de plus décemment, soit avec des jeans trois-quarts et une camisole sport (c'est-à-dire SANS décolleté et SANS bretelles spaghettis !) !

Une fois le couple parti, j'ai demandé à la caissière : "Est-ce que je viens de me faire dire que je suis toute nue, moi, là ?"
Elle a trouvé ça très drôle.

Moi, je suis surtout troublée.

Par conséquent, si vous avez l'intention d'être bizarre, laissez-moi jusqu'à demain, histoire que je me remette de ma matinée.
Whoever will tell me
Why would Sambuca refuse to let me sleep past 6 on weekdays, but allow me to get up at 9 on weekends?

Aujourd'hui, Quartz's Song s'attaque à une question jusqu'ici sans réponse
Ai-je le vertige ?
Je me suis même pas arrêtée à ce genre de considération pratique quand on m'a proposé d'aller cet après-midi. Tout ce que je sais, c'est que c'est un truc que je voulais essayer depuis un bout, alors j'ai simplement accepté.
Je me dis que si j'avais le vertige, je m'en serais rendu compte avant aujourd'hui. Du moins, je l'espère.
Sinon, vous noterez qu'il faut mesurer un minimum de 5 pieds pour accéder au parcours pour adultes. Ça fait longtemps que je me suis pas sentie aussi humiliée par un site Web.

Truc que je n'avais pas réalisé en louant un semi-sous-sol
Je me suis ainsi épargné l'achat d'un climatiseur. Ce qui fait bien mon affaire principalement parce que je considère ça comme un luxe et que je laisse le plus de luxe possible hors de ma vie.
En tk, moi, c'est seulement la semaine passée que j'ai commencé à dormir dans mes pyjamas d'été, et avec une seule douillette.

Friday, May 25, 2007

At the time, I was this terrified thing; a lost and sad tiny piece of a person that would've driven any sensible being away.

Self-destructing at first, then smashing up everything in sight - not that I meant to, it just seemed like there wasn't any way for things to go when I touched them other than up into the air and down to crash onto the ground, and burn.

Crash and burn.
Crash and burn.
I would've given anything to crash and burn as well, anything to take the place of the latest sacrifice - everytime.

I was too scared to touch anything, anyone, and too ashamed to allow anything, anyone to touch me. I undoubtedly was the most digusting thing you could ever have found within miles - all the while, though, I was doing my best, but I don't think anyone could tell. It probably didn't even show at all; my best just couldn't measure up.

I didn't know better.
But I learned.

And I thought the lesson had sunk in, but it never does - I alway knew it on some unconscious level, but I never expected to wake up one day and see this familiar scenery.

I have learned many things, though - I don't want to crash and burn at all, I know that now.
Thing is, I'm not that strong, so do I get a say in this?
I guess I do, but at what point exactly?

I think no time is ever a good time with me, although I am trying as hard as I can to put the fire out - doesn't this ring a bell, don't we all know how this goes down; terrified, lost, sad, tiny - because I don't want to turn into ashes, not like this, and because I know you're close enough to get burned in the process and dear god, please, no, not again.

I know better. I really do. I'm just not in any way capable of proving it at the moment.
I cannot find a way to describe it
It's there inside; all I do is hide
I wish that it would just go away
What would you do, you do, if you knew
What would you do
All the pain I thought I knew
All the thoughts lead back to you
Back to what was never said
Back and forth inside my head
I can't handle this confusion
I'm unable; come and take me away
I feel like I am all alone
All by myself I need to get around this
My words are cold, I don't want them to hurt you
If I show you, I don't think you'd understand
Cause no one understands
All the pain I thought I knew
All the thoughts lead back to you
Back to what was never said
Back and forth inside my head
I can't handle this confusion
I'm unable; come and take me away
I'm going nowhere
On and on and -
I'm getting nowhere
On and on and on -
Take me away
I'm going nowhere
On and off and off and on and off and on
All the pain I thought I knew
All the thoughts lead back to you
Back to what was never said
Back and forth inside my head
I can't handle this confusion
I'm unable; come and take me away
Take me away
Break me away
Take me away
J'avais laissé un message sur la boîte vocale de Djo dimanche passé pour lui proposer qu'on se voit en soirée. Il ne m'a jamais rappelée, et j'ai passé cette soirée-là dans un état comateux devant la télé avec Pa.

Je reçois tantôt un message texte sur mon cellulaire : c'est Djo qui s'excuse de ne pas m'avoir rappelée - il m'explique que son cell était en réparation et qu'il vient de recevoir mon message.

Bah, ce sont des choses qui arrivent, on se reprendra, mais quand même, si on y réfléchit 30 secondes - la semaine précédente, je lui avais écrit pour lui dire que je serais dans le coin, et c'est lui qui m'avait dit qu'il vérifierait s'il était disponible et qu'il me redonnerait des nouvelles, "sinon, appelle-moi."

En d'autres mots, sachant que j'allais l'appeler, Djo a envoyé son cell en réparation et n'a pas cru utile de m'écrire ou de me téléphoner pour m'en aviser.

Vraiment, bravo, le mâle moderne !
Because I woke up with that specific song line (see bold) stuck in my head and I can't believe it escaped my mind when everyone around me was arguing for the right to be a victim and I was constantly looking for new ways to write about it, and because while I'm at it, I might as well post the whole song and recommend you put it in the CD player, crank up the volume and sing at the top of your lungs if you need to let some aggressivity out.

I've been on the other side
Got my lips smacked now they're dry
Then you call me call me in
You think I am your possession
You're messing with a southern girl
But my recipe is on
With your stale bread yeah it's hot
But baby I don't need your cash
So baby maybe I let your
Big Wheel turn my fantasy
Don't you throw that shade on me
I've been drinkin' down your pain
Gonna turn that whiskey into rain and
Wash it away
Wash it away
Wash it away boy
Let's go
I've been on my knees
But you're so hard
Hard to please
Did you take me, take me in
So you are a superstar
Get off the cross we need the wood
Somehow you will rise
But without a tool
I know honey you're a pro
But baby I don't need your cash
Mama got it all in hand now
Big Wheel turn my fantasy
Don't you throw that shade on me
I've been drinkin' down your pain
Gonna turn that whiskey into rain and
Wash it away
Wash it away
Wash it away boy
Gimme 8
Gimme 7
Gimme 6
Gimme 5
Gimme 4
Gimme 3
I, I, I am a M-I-L-F don't you forget
M-I-L-F don't you forget
M-I-L-F don't you forget
Baby I don't need your cash
So baby maybe I let your
Big Wheel turn my fantasy
Don't you throw that shade on me
I've been drinkin' down your pain
Gonna turn that whiskey love into rain
Gonna turn your whiskey boy into rain and
Wash it away
Wash you away boy
Wash you down
Big Wheel

Thursday, May 24, 2007

Seriously.

I think the easiest way to make me happy is to take something away from me and then give it back.

This morning, each time my knee doesn't hurt, some of those happiness-related chemicals rush to my brain.

I guess this would be the cheapest way to get high, too.
J'ai un espèce de formulaire beaucoup trop détaillé à remplir pour mon travail. Je suis du genre à remplir tout papier important dans un délai de 45 secondes - mais ce formulaire-là est tellement chiant que ça fait déjà deux semaines qu'il traîne sur ma table de cuisine. Ça fait deux soirs en ligne que je me promets de m'y atteler, en vain. Bref.

Dans ce formulaire, je dois donner tous les noms de baptême de mes parents. J'ai donc écrit à Mom pour qu'elle me les donne.

Je connaissais déjà vaguement les autres noms de ma mère, mais je suis tombée en bas de ma chaise quand j'ai su que Pa s'appelait aussi Normand et Georges.

Sérieusement ! Vous ne pouvez pas m'annoncer ce genre de truc sans prévenir, ou sans au moins m'avoir servi deux ou trois verres de vin avant !

Le pire dans tout ça, c'est qu'il s'agit des prénoms de mes deux pires profs de physique à vie, soit Georges Éthier (secondaire IV) et Normand Théroux (dont mes lecteurs les plus aguerris se souviendront parce que j'en ai, du chialage à son sujet dans mes archives !).

Et bon, là, il faut vraiment que je digresse pour dire que je trouve ça absolument hilarant d'avoir mis la main sur ce lien-là ! Avec une photo en plus; maintenant, si vous le croisez dans la rue, vous pourrez le frapper pour moi. À moins de fréquenter le cégep où il enseigne, comme Ananas-au-carré, et de pouvoir le frapper au détour d'un corridor si ça vous adonne. Je fais des efforts pour préserver l'anonymat de chacun sur mon blog, sauf quand il s'agit de personnes qui m'écoeurent tout particulièrement et qui sont en contact avec des tas de gens de toute manière - et là, je pouvais pas résister ! Voyez comme je suis méchante !

Bref, c'est traumatisant. La bonne nouvelle, cependant, c'est que j'ai du matériel pour écoeurer mon père au moins pour les 2 ou 3 années à venir !

Wednesday, May 23, 2007

Deuxième traitement de physio cet après-midi. J'y ai laissé une partie de ma bulle.

En effet, après la fulgurante amélioration que j'ai vue depuis la semaine dernière, j'avais de grandes attentes : dans ma tête, le traitement achevait, j'allais espacer les foutus exercices qui me tombent déjà sur les nerfs - et voilà, amenez le paradis, les oiseaux, les ballons et tout.

Mais bon, faut pas rêver. D'accord, j'y retourne seulement dans deux semaines, mais je continue les exercices, et ma physio m'a formellement interdit de courir deux jours en ligne.

Ça m'a donné une claque parce que - que pensez-vous que j'avais l'intention de faire en sortant de là, moi, sinon du jogging?

Bref. Tout ça pour dire que c'est pas facile avoir un genou de moumoune et pas de patience.
Quote du Jour:

Rob says:
If only you were closer...
Quartz says:
Meaning?
Rob says:
I'd smack you upside the head to try to knock some sense into you.
Thought of the day -

Parthenogenesis: a way of life...
On a beau dire, mais même quand il fait 18 degrés dehors, des gougounes, ça reste froid pour les pieds quand vous vous trouvez dans un bureau climatisé...

Tuesday, May 22, 2007

Is there a way out of this?
If there is, I don't see it
Can heaven and hell coexist?
Not when both battle for dominance
Brushed back my tears and he said
"Girl, we have to soldier on
Yes, girl, even when we don't feel strong"
Because I work in Ontario, this year, I will not be getting a day off for St-Jean-Baptiste, but I will on Colonel By Day.

This is gonna take getting used to...
What will the next Wonders of the World be? Take your pick!
Toujours à propos du mâle moderne qui ne réalise vraiment pas à quel point ses paroles, et mêmes celles qui se veulent des blagues, comportent un volet sémantique désagréable (au téléphone) :

Fred : Ouin, je suis rentré tard, à la fermeture des bars. Mais là, je pourrai pas te parler longtemps, j'ai ramené quelqu'un à coucher.
Maridi : ...
Fred : Ben voyons, c'est Louis !
Quote du jour - parce que je blogge beaucoup trop, mais que vous vous y fiez tellement :

Qu'est-ce que je vais faire si tu meurs en Tunisie ? Qui est-ce qui va écrire sur ton blog ?
Il est même pas neuf heure, et la journée est déjà rof.

D'abord, j'ai encore rêvé que je retournais travailler au resto où j'étais pendant ma première année d'université. Cet emploi-là m'a laissé des séquelles, c'est clair.

J'ai donc l'impression d'avoir dormi sur la corde à linge, et en plus, je viens tout juste de me rappeler que je voulais arriver plus tôt ce matin pour compenser le fait que je quitte plus tôt demain pour aller revoir ma physio, cette héroïne grâce à qui j'ai un vaste interne plus fort, des muscles étirés et une douleur au genou amoindrie.

Monday, May 21, 2007

Le mâle moderne en général manque de tact, et il importe que nous, les filles, comprenions qu'il ne réalise pas que ses paroles, qui se veulent sans doute gentilles, peuvent être interprétées dans un sens totalement opposé.
Par exemple :

Quartz : Je suis une personne horrible.
Peanut : Voyons, t'es pas si pire que ça !

Il importe également de donner l'exemple au mâle moderne dès que vous en avez l'occasion.
Ainsi, cet après-midi, Peanut et moi nous sommes installés devant la première version de la bannière qu'il a élaborée pour mon blog. J'ai d'ailleurs essayé de l'incorporer à mon template immédiatement, mais un certain bug m'en a empêchée. Par conséquent, Peanut devra modifier le fichier pour que je puisse l'afficher. Tant qu'à y être, je lui ai également demandé de changer un ou deux autres petits détails qui m'agaçaient.

Quartz : Peux-tu enlever ça ?
Peanut : Ouin, ça fait dur, hein ?
Quartz : C'est pas que ça fait dur... c'est juste que ça correspond pas à mes objectifs.
Aujourd'hui, je voulais m'acheter un maillot de bain chez Simon's.
Je suis plutôt ressortie du centre d'achat avec des gougounes et un camisole du Garage, une paire de runnings de jogging de chez Sports Experts et un capri de chez Stitches.

Trouvez l'erreur.

Sinon, depuis environ 48h, je fais un espèce de blocage mental qui fait en sorte que chaque fois que je veux dire "Sports Experts", je dis plutôt "Canadian Tire".
Le premier parmi vous qui saura m'expliquer pourquoi se méritera un suçon.
Parce que je m'exprime principalement en liste quand je suis chez mes parents :

A. Suis allée voir ma mère à son nouveau boulot hier après-midi. Elle travaille dans une petite résidence pour personnes âgées autonomes. J'ai eu l'occasion de rencontrer quelques-unes de ces personnes âgées autonomes, ce qui a entraîné quelques premières : d'abord, j'ai rencontré un monsieur de 92 ans vraiment cool, qui est apparemment le seul monsieur de plus de 40 ans à être capable de complimenter une jeune fille sans devenir candidat au concours du vieux-monsieur-pervers-le-plus-dégueu organisé par moi et Tweety. Impressionnant. Ensuite de ça, ya une dame qui a semblé trouver que j'avais vraiment une belle auto. Bon, d'accord, ça m'a troublé un peu parce qu'un Accent, c'est pas particulièrement haut de gamme, mais j'ai assez fait traiter ma Tweenie de coquerelle et autres qualificatifs du genre que je l'ai pris sans broncher.

B. Pour une raison très obscure, j'ai commencé à tomber de sommeil devant la télé hier soir vers genre 7h. J'ai tofé jusqu'à 8h30 uniquement avant d'aller me coucher... et je me suis levée à 8h ce matin ! J'ignore ce qui m'a épuisée à ce point, mais bon ! Aujourd'hui, je suis en forme, laissez-moi vous dire !

C. Pas réussi à mettre la main sur Djo hier, finalement. C'était décevant. Par contre, je suis en train de discuter avec NotreMatelot, qui m'a rappelé que peut-être qu'elle et son chum vont déménager à Ottawa éventuellement... ce qui serait tellement tripant ! Sinon, elle m'a appris, comme ça, sans préliminaires, qu'elle habitait maintenant à Halifax ! Dans ses mots, cependant, "c'est plate, c'est petit, c'est nul a chier"...

Sunday, May 20, 2007

Welcome to Quartz's Song! Today's feature segments include the following.

Quartz is a goddess because...
... she has finally convinced her father to get a new computer. It took about a month. For a few weeks now Blogger and Blogspot refused to load any page on this computer, until I installed a few security patches for IE last night after Rob mentionned something about SSL and an outdated browser. (So against all odds, you were right! Thanks!) The Windows Update website took this opportunity to inform me that Microsoft had stopped releasing updates for Windows 98 last year. I explained to my father that those were the last updates ever for him, and that next time something stopped working, it would be for good.
So my parents should be getting a new computer over the summer. Yay me.

Life is plain beautiful...
... with pain-free knees. Really. I went jogging yesterday morning, and I felt a bit discouraged by the fact that my knee started aching pretty quickly. The pain went away pretty fast as well, though, but I did realize it hurt like a bitch if I stopped moving for a while - that is, my knee killed me by the time I got to my parents'. I put ice on it, and this morning my knee is as happy as knees get. Which causes me to be in a pretty damn good mood, too.

My mother will never realize I eventually grew up...
... else she wouldn't have left me a note telling me the coffeemaker was all set and I just had to start it if I wanted coffee this morning. This is even more annoying when you take into account the fact that she fucking KNOWS I'm the social kind of coffee drinker - that is I drink coffee at restaurants, and a few days a week at work purely because I like to have something to turn to when a particular sentence is driving me crazy.

Speaking of restaurants...
I will have had breakfast in a restaurant every day this weekend. This is so unlike me, it feels very weird.
This morning, my father and I went to the restaurant I worked at for three years.

Today's sugar high will be sponsored by...
Hershey's Perfectly Chocolate chocolate cake.
I don't think I need say anything more.

Ya des moments particulièrement satisfaisants dans une vie, tels que...
Mes brakes avant semblent crier depuis quelques semaines. En arrivant hier soir, j'ai donc demandé à mon père de les vérifier, en me disant que s'ils achevaient, mon père pourrait me les changer la prochaine fois que je descenderai ici. Cependant, s'ils sont vraiment trop finis, mon père a l'intention d'aller chercher les morceaux chez Canadian Tire et de faire mes brakes aujourd'hui.
Je lui ai objecté que je devais aller voir ma mère à son boulot en après-midi, et que j'allais peut-être souper à l'extérieur ce soir. En d'autres mots, j'ai besoin de mon auto. En encore d'autres mots, mes brakes peuvent sûrement attendre.
Mon père m'a répondu que je n'aurais qu'à me servir du cabrio.
Bon, c'est pas la Mustang qui est montée sur le lift dans le garage et dont je pourrai me servir pendant un temps cet été afin de vivre mon fantasme de Mustang, mais quand même. Ça risque de contribuer à mon humeur au beau fixe.

Et parlant d'humeur...
... je me stabilise. J'ai bien eu un petit down vendredi, mais ça s'est placé, pour revenir à une bonne humeur de niveau normal et non hystérique. Et j'ai même pas eu besoin de prozac de contrebande. Touchons du bois; ya de l'espoir!

Ya également des moments troublants dans une vie...
... comme celui où en écoutant votre père parler, vous réalisez qu'il est en train de chialer contre les gens qui font du drame avec tout et qui parlent, parlent, parlent sans jamais agir; bref, que vous êtes en train d'écouter un discours qui est pas mal le même que celui que vous tenez également.
C'est bizarre de voir que mon père et moi nous entendons vraiment bien depuis quelques années (s'il pouvait seulement être moins borné et un un peu plus actif, maintenant !); ça n'a pas pris grand chose, juste un petit effort de sa part. Ça revient à ce que ma semaine bizarre de cet hiver m'a fait comprendre, soit qu'il est vraiment possible de patcher des relations.
Et je ne refuse jamais une tentative de patchage.

Saturday, May 19, 2007

In no particular order (because getting Blogger pages to load on my parents' computer is enough of a hassle, I'll throw all the information in one post while I can):

1. This morning, I told the story of the translation internship I had been offered by a Vancouver company two years ago as a result of this post. It made me realize that damn it, it might've taken three years, but I DID finally get to Ottawa. Cheers.
2. Si c'est vous qui étiez dans la bretelle qui relie la 20 est à la 15 sud vers 17h cet après-midi, et qui aviez si peur de la présence policière que vous rouliez à 75 km/h, eh bien j'ai un message pour vous : AVANCE, MERDE !
3. Comme ma mère est absente pour la fin de semaine et que mon père, en digne mâle haïssable de la génération précédente, ne s'abaisse pas aux tâches ménagères comme la vaisselle, le ménage, ni simplement à ouvrir les stores de sa chambre le matin, je devrai me charger de la vaisselle demain après avoir fait ma recette Hershey's. Comprenez-vous ? Je vais faire un dessert pour mon père, je vais nettoyer la cuisine et je vais faire la vaisselle ensuite. Ça risque fortement de me donner la bizarre d'impression de former un couple avec mon père. Yuck. Moving on.
4. Reading through Chatelaine earlier, I found an article on readers' values. I haven't read it yet, but I plan to. I thought I should mention that I regained the moral principles I had decided to let go of last year, because I guess I can't seem to learn anything. Consequently - I will be turning my back to you guys and gladly accepting all knives you might feel like stabbing me with. Oh, and you're welcome.
Quote du jour, dans la catégorie mon-chum-est-anglophone-alors-je-perds-mon-français :

Anémone : C'est beau, les lilas, mais ça dure juste pendant une fenêtre de temps.

Friday, May 18, 2007

Ce sont tout de même des trucs impressionnants, les coïncidences.

C'est d'ailleurs au nom des coïncidences que j'introduis ce soir un nouveau surnom de blog : A sera à présent Anémone. Vraiment, quel bel achat que ce livre des prénoms !

C'est quand même quelque chose.
Anémone a fait son bac pas très loin d'où j'ai grandi. Anémone a envisagé de devenir traductrice. Anémone tripe aussi sur les Promenades Saint-Bruno et, surtout, sur le Simon's. La vie d'Anémone a planté pas mal en même temps que la mienne, et d'une manière comparable. Anémone se ramasse dans la même situation sociale que moi, soit dans un entre-deux, après avoir quitté une région, mais avant d'être vraiment établie dans une nouvelle. La grand-mère d'Anémone habite à quelques coins de rues à peine d'où je vivais pendant mes études. Anémone a mis elle-même sur le tapis un sujet dont je souhaitais discuter avec elle - un coup réussi uniquement par Djo jusqu'ici.

Bref. Nous sommes fait une petite soirée tranquille promenade-jasage-François-Pérusse-rhum-jus-de-canneberge où nous avons élaboré tout un tas de projets.

Je recommencerai peut-être un jour à passer ce genre de soirée à refaire le monde en paroles, mais j'espère que ça sera pas avant un bout encore.
Je suis pas mal fière de moi.

Comme ma mère travaille maintenant 7 jours semaine, les séjours chez mes parents risquent de se faire plus rares et plus plates. C'est pourquoi cette fois-ci, j'ai fait de mon mieux pour me booker le plus possible, avec des résultats assez intéressants.

Ainsi, je pars demain probablement vers le milieu de l'après-midi. Faudra que j'appelle Tweety, qui se retire du monde virtuel chaque été, pour savoir si elle a envie d'aller prendre un café ou quelque chose du style. Quant à dimanche, j'avais prévu d'aller me magasiner des runnings de jogging, faire une autre expérience culinaire Hershey's - en plus, ma mère vient de m'inviter à passer la voir à son travail de fin de semaine dans l'après-midi. Je crois aussi que je vais commencer à faire un grand ménage de ma chambre, qui est pratiquement dans l'état où elle était quand j'habitais chez mes parents. Enfin, le soir, je risque de voir Djo et sa blonde. Lundi matin, j'invite ma mère au resto, et je dois aller passer l'après-midi avec Peanut, à atteindre mon objectif numéro un de la fin de semaine, soit aller magasiner chez Simon's.
Entendu hier au Sports Experts, pendant que je regardais les sandales pour la Tunisie, et les runnings pour le jogging :

Ça ? Non, ce ne sont pas des souliers de jogging. Si vous courez avec ça, je vous prédis des bons maux de genou.

Me suis senti visée.
Bon.

Je descends chez mes parents samedi après-midi. J'ai écrit à ma mère pour le lui dire (car j'ai pas une minute à moi le soir pour l'appeler), et elle m'a répondu de bien apporter ma clef car elle sera absente, et mon père reviendra assez tard samedi soir.

J'aurai donc encore une fois une maison à moi toute seule.

Faudrait quasiment que j'en profite. Je sais juste pas comment...
I hardly ever have health problems, but when I do, whenever I start to feel better, I grow entirely amazed.

For the first time in at least a month, this morning, after dance class, my knee barely hurts at all.

Quartz is happy.

Thursday, May 17, 2007

Deuxième quote du jour, parce que beaucoup trop réaliste :

Mel (en nous montrant les photos de son voyage en Californie) : C'est rare que vous allez me voir sourire de même à zéro degrés !
Quote du jour :

Maridi : Quartz, d'abord, il faut que tu construises ta confiance en toi. Ensuite, tu te fais un chum... et il te la détruit.
1. Maridi et moi avons essayé une recette tirée du site Web de Coup de pouce hier soir. On a failli mourir de faim le temps de la préparer, mais bon. On a obtenu quatre portions, ce qui fait qu'on a le même lunch aujourd'hui. Je nous trouve vraiment cutes.
2. It's been two days and I already loathe having to rush in the morning in order to have time to do those physiotherapy exercizes. However, because getting up earlier than 6:30 isn't an option - in my world, there is absolute nothingness until 6:30 in the morning, thank you - I don't really have a choice.
3. The physiotherapist gave me permission to do any physical activity I feel like doing, as long as I do those two stretching exercizes I already have to do twice a day before AND after each activity. If this is supposed to be a deterrence technique, let me tell you it works wonders - motivation to show up to dance class tonight is very low right now, purely because I don't wanna spend my life stretching.
4. Today's Thursday and - knock on wood - I'm still in a good mood. Yippy!

Wednesday, May 16, 2007

Quote du jour, prononcée par votre bloggeuse préférée :

Ça sent la fraise qui se gratte.

La bloggeuse en question soutient toujours qu'il était très clair qu'elle faisait allusion à l'odeur chimique de fraise des scratch n sniff, mais à en juger par le fou rire de Maridi, c'est peut-être pas le cas pour tout le monde.
Créations discursives du jour :

Démission volontaire forcée
Fuck friend émotionnel

Pensez-y.
Experiment of the day: anyone ever melted a Hershey's Kiss in their coffee?

I figured it couldn't not be interesting, so I did.
But don't.
It doesn't significantly change the taste of the coffee, and the only tangible result you get is you see the tiny fat bubbles floating.

Quite disturbing as I never wanted to know what amount of fat can be found in Hershey's Kisses.
I guess that means I just burst my own bubble. And I thought it was Rob's job.
Je me suis réveillée ce matin afin une paupière enflée - ça ressemble à la réaction allergique j'avais fait juste avant d'aller à Madrid, en beaucoup plus léger.
Fouillez-moi d'où ça vient, ça peut presque juste être les traitements que la physio m'a faits hier, mais je suis pas certaine que ça soit crédible, comme explication.

C'était quand même la première fois depuis que je suis en appartement que j'avais un quelconque produit anti-allergie qui n'était PAS passé date dans ma pharmacie quand j'en avais besoin...

Tuesday, May 15, 2007

J'ai envie d'aller manger chez Lien.
Il faudrait vraiment que quelqu'un ouvre un Lien dans la région.
Je commence sérieusement à détester appeler ma mère. Elle est juste épuisante. Pas pour rien que je me débrouille toujours pour avoir quelque chose à faire pendant que je l'écoute : de la vaisselle, du ménage, du pliage de linge - ce soir, j'ai fait mes exercices de physio. Je vous en prie, si un jour je vous draine autant que ma mère peut drainer mon énergie et ma bonne humeur, ne m'avertissez pas : tuez-moi immédiatement, plutôt.

Je croyais jusqu'à ce soir que ce qui était le plus énervant, chez elle, c'était sa capacité à parler pendant de longues minutes de quelque chose qui n'est PAS arrivé, ou de quelque chose qu'elle ne sait PAS. Ou encore son habitude de parler de trucs particulièrement pas intéressants ou pas pertinents avec force détails - vous voulez pas savoir le temps que peut mettre ma mère à me décrire la COULEUR de son nouveau t-shirt par téléphone. Sérieusement, vous voulez juste pas.

Maintenant, je crois plutôt que ce qui m'achale le plus, c'est que je ne peux jamais demander de ses nouvelles à ma mère : dès qu'elle entend ma voix au bout fil ou qu'elle m'aperçoit quand je vais la visiter, elle me raconte toutes les dernières nouvelles de sa vie dans le détail. Mais VRAIMENT dans le détail. Ce soir, j'ai eu droit aux détails des rouages de l'aide financière aux études - ma mère se contrefiche complètement que je les connaisse par coeur, les ayant explorés tout au long de mon bac, il faut quand même qu'elle me les décrive.

Ainsi, chaque fois que je l'appelle, elle monopolise disons la première demi-heure à me raconter sa vie, pendant que je témoigne de ma présence à grands coups de "hmm-hmm", "ouin" et "ok". Ensuite, elle y va avec un "pis toi ?" - à ce moment-là, vous comprenez bien que j'ai plus du tout envie de raconter mes histoires.

Le comble de l'insulte est venu ce soir.
Quand elle a enfin eu terminé son monologue et qu'elle m'a demandé ce qu'il y avait de nouveau de mon côté, je lui ai dit que j'avais été chez la physio cet après-midi. Elle avait pas retenu que c'était aujourd'hui, ce qui n'est pas particulièrement grave.

SAUF QUE, au bout d'un moment, elle s'est écriée : "Au fait ! Ta chatte s'est fait opérer, non ? Comment elle va ?"

...

C'est clair : je peux pas avoir d'enfants. Je risque trop de virer comme ça, et ça serait dangereux pour la santé mentale de tout le monde.
Je suis donc de bonne humeur, là ! Mais tellement !

Comme je vous l'ai raconté hier, j'ai fait ma délinquante hier soir et je suis allée faire du jogging. Ça m'a d'ailleurs valu des commentaires évocateurs de la part de Maridi et DraG, qui n'étaient pas très fiers de moi - sans parler de Raiontzukai qui était dans mon bureau à 8h30 ce matin à me chicaner !

Eh bien, eh bien, eh bien, vous saurez que j'ai très bien fait ! Pourquoi ? Parce que pour identifier le problème, la physio devait recréer la douleur dans son bureau, tout à l'heure ! J'aurai eu l'air de quoi, moi, si j'avais plus eu mal, je vous le demande ?

J'ai été très impressionnée par Em, qui a posé par courriel, sans m'examiner, le même diagnostic que la physio que j'ai vue cet après-midi. Je sais pas si c'est Em qui est particulièrement compétente ou moi qui ai spécialement bien décrit ma situation, mais bon !

Ma physio (oui, je passe au possessif, maintenant) a conclu que mon problème pouvait avoir deux causes : il s'agit soit d'un manque de muscle chez mon vaste interne (un muscle de l'intérieur de la cuisse; mon gauche est plus petit que mon droit), ou d'une manque de souplesse d'un muscle dont j'ignore le nom, mais qui relie la fesse à la rotule. On se fiche un peu de la bonne réponse puisque les exercices sont les mêmes dans les deux cas.

Par conséquent, j'ai deux étirements différents à faire cinq fois matin et soir, ainsi qu'avant et après chaque activité physique, en plus d'un exercice sensé muscler mon vaste interne, que je dois faire matin et soir également.
Comme me l'avait suggéré Em, je devrai mettre de la glace après avoir pratiqué une activité physique, si j'ai mal en terminant ou si je risque d'avoir mal plus tard - pour le moment, ça veut dire systématiquement, parce que mon genou proteste pour la moindre peccadille. Là-dessus, je tiens à souligner que j'ai mis de la glace sur mon genou hier soir après le jogging justement pour essayer de limiter la douleur d'aujourd'hui - j'en conclus que j'ai vraiment une âme de physiothérapeute. Merci, merci.

Mais je ne vous ai pas encore parlé du plus excitant : vers la fin de mon évaluation, ma physio m'a demandé quand j'avais l'intention de courir, la prochaine fois.

Je lui ai dit que j'avais beaucoup ralenti la cadence dernièrement, mais que j'aimerais bien m'y remettre.

Et vous savez quoi ? JE PEUX ! JE PEUX !
Elle m'a conseillé de me donner quelques jours pour que mes exercices aient le temps d'aider un peu, disons jusqu'à samedi. Puis, de me donner au moins 24h de repos et de voir comment je me sentais... et de recommencer avant de retourner la voir la semaine prochaine, pour qu'on voit si je me porte mieux.

Donc voilà, je suis de super bonne humeur. Pour changer. C'est quand même la quatrième semaine que je commence avec le moral au max; je commence à accorder une certaine crédibilité à la théorie de Peanut, selon laquelle mes hormones participent à un supra-rave dans mon cerveau en début de semaine, ce qui expliquerait que j'ai le moral qui tombe immanquablement le jeudi ou vendredi...!
I'm going to the physiotherapist this afternoon, so I'll have to leave work early and take a bus other than my usual express bus, that takes me to the mall - a 15 minute walk from where I live.

This morning I drove my car to the parking that's about halfway between the mall and an express bus stop, so that I could take my regular bus and not have to walk for 15 minutes this afternoon when I get back.

I usually am standing towards the back of the bus, but because I got in at a different stop, I was standing feet away from the driver.

It's only when I got into cégep that I started taking the bus regularly - mostly because, well, for the first time in my life I was studying in a city that had an actual transit system. I learned quickly not to watch what the driver was doing - I can't drive a bus, obviously, and I kept getting the impression that we were about to get into an accident. The wide turns, especially, made me go absolutely crazy.

Eventually, it passed - and this morning, while standing right next to the bus driver, I thought it was nice to actually see where we were going.

Right up until the driver, who was having a very uninteresting conversation with the closest sitting passenger, decided he really needed to show that passenger a memo regarding some road work that will be starting next week.

He pulled the folded memo from his bag (that hung next to his seat) and unfolded it with both hands, in a curve, without looking up before he passed it on.

I nearly f a i n t e d.

I'm probably going to have to see that physiotherapist each week for a little while - if wearing a blindfold is the only way to make it through every Tuesday morning without experiencing that sort of adrenaline rush, then so be it...

Monday, May 14, 2007

La soirée s'annonçait plutôt tranquille et il n'y avait rien à la télé, si bien que la seule option qui s'offrait à moi était de téléphoner à ma mère. Corvée épuisante dont je n'avais pas la moindre envie de me charger. J'ai donc entrepris de me trouver des excuses pour ne pas le faire.

Je suis allée faire l'épicerie alors que j'avais prévu d'y aller mercredi. Comme je n'avais pas grand chose sur ma liste, j'ai décidé de me gâter en achetant des trucs que je n'achète pratiquement jamais, soit : de la crème glacée (au Coffee Crisp !) et du mélange à pina colada.

(Pour une raison plutôt obscure, j'ai commencé à rêver à des pina coladas en fin de semaine. Ça doit être parce que l'été commence. Cet été, je n'ai ni études, ni balcon, mais pas de vacances non plus. Je crois donc que je vais transposer mes habitudes d'une banlieue à l'autre et passer l'été dans ma cours arrière avec de la musique, de la lecture, un top de bikini et un drink.)

La caissière sur qui je suis tombée a entrepris de m'expliquer à quel point elle faisait des heures incroyables, qu'elle était fatiguée, qu'elle avait demandé congé demain et qu'elle espérait bien qu'il lui serait accordé. Je dois avouer que je commence à trouver que je suis entourée de chialage ces temps-ci. Sous le coup de cette influence, je me surprends moi-même à bitcher pour rien. Ça m'énerve.

J'ai rangé mes achats une fois de retour chez moi, et en rangeant ma bouteille de mélange à pina colada, je me suis fait la réflexion que je pourrais faire quelque chose avec ma glace de beaucoup plus intéressant que la mettre dans une débarbouillette et la tenir contre mon genou.

Ce qui m'a rappelé que je vais chez la physio demain après-midi, et qu'elle m'interdira sans doute officiellement quelques activités physiques pendant un temps.

Je me suis dit que j'étais aussi bien d'en profiter pendant que cette interdiction n'était pas officielle, et je suis allée faire du jogging. Ça a pris 5 minutes avant que je commence à sentir mon genou, 11 avant qu'il commence à me fatiguer, et 17 avant qu'il fasse officiellement mal. J'ai couru 25 minutes, alors c'est quand même pas trop mal....
J'ai eu un flash pour mon texte d'hier en marchant jusqu'au centre d'achat. J'envisage de plus en plus sérieusement de commencer à me promener avec un petit carnet de notes pour noter mes idées au fur et à mesure qu'elles me viennent.

I feel like writing these days, but I'm having a hard time picking topics.
So if you've got anything you'd like written out, or if you have suggestions of any kind (topics, starting lines, metaphors to expand from), throw them at me. I'm rusted and I want practice.

Sunday, May 13, 2007

Make it easy, make this easy
It's not as heavy as it seems
Wrapped in metal, wrapped in ivy
Painted in mint ice cream
La fiction, la réalité et la subjectivité s'entrecroisent constamment, surtout dans un blog aussi personnel que le mien.

Je l'ai déjà dit, mais je tiens à le répéter, même si j'ai compris que je ne serai jamais à l'abri des courriels de bitchage, des questions, des commentaires méchants et que mes mots, malgré leur valeur pratiquement nulle, peuvent tout de même être la cause d'engueulades ou de douleur.

Je continue parce que ce ne sont que des mots, et que c'est la seule chose que personne ne peut m'enlever.

Mais je n'oublie jamais que je suis un miroir, et chacun d'entre vous en est un également, qui voit dans chaque texte uniquement ce qu'il a envie de voir, peu importe ce que j'y ai mis au départ.


Celle-là


J'y repense parfois, seulement pour essayer de démêler la chronologie - et, du reste, je n'y arrive pas. Car tu avais ce talent indéniable, cette dégoûtante capacité à avancer assez progressivement pour que tous n'y voient que du feu, moi comprise.

J'ai été "elle" avant d'être "celle", avant de gagner ce petit "c" qui change tout.
Une parmi tout un tas d'"elles", je n'en doute même pas - et ma petite voix intérieure a su très rapidement que tu voulais que j'en fasse partie.

Mais je l'ai fait taire.

De mon côté, j'étais celle qui étais convaincue de l'honnêteté et des bonnes intentions des gens et qui, par conséquent, ne comprenait pas. J'étais celle qui demandait, mais ne voulait pas savoir.

Je l'ignorais, mais j'étais aussi celle de qui on te parlait, à propos de qui on te questionnait, celle qui faisait l'objet des rumeurs par peur et par dépit, celle qu'on regardait d'un oeil soupçonneux, celle à qui on en voulait.

Celle de qui on s'est vengé, sans y penser à deux fois, celle à qui on n'a eu aucune réticence à infliger une souffrance si réelle qu'elle en devenait tangible; si solide qu'on aurait pu la découper en morceaux et la ranger sur les tablettes, bien droite et sage, ou encore l'accrocher aux murs, pour décorer.

Alors je suis devenue celle-. Celle que tu pouvais à présent cacher sans problème, celle à propos de qui tu mentais, celle à qui tu mentais également, celle à qui tu tentais de remettre le mal qu'elle te faisait, celle que tu ne voulais pourtant pas abandonner à son malheur.

Désorientée, seule, défaite, j'ai été celle qui faisait pitié et qui avait besoin de soutien. Celle qui n'a pas soupçonné une seule seconde qu'en s'accrochant au bras que tu lui offrais, elle acceptait de porter le poids d'un trait d'union et de deux petites lettres de plus. Celle qui, il faut bien l'avouer, s'en serait fichée même si elle l'avait su parce qu'elle n'en pouvait plus d'étouffer et de payer pour les choix et le fun des autres.

J'ai été la complice, celle qui s'est tue, celle qui t'a laissé faire, celle qui savait bien tout ce que tu taisais quand tu retournais chez toi. Celle qui ne se demandait jamais si tu reviendrais, celle qui n'exigeait, ne voulait, n'attendait rien. Celle qui prenait parce qu'elle en avait tellement besoin.

Celle-là, c'est ce que tu as fait de moi. Comprends-tu ce que tu as dû m'infliger pour que j'en arrive là ? Mesures-tu ce que j'ai dû subir pour en arriver à ça, à ce personnage que je ne connaissais pas ?
Je croyais avoir un chat particulièrement intelligent et adorable - avec un caractère d'enfer, mais passons.

Effectivement, après les deux petits accidents de vendredi soir, Sambuca a compris qu'elle devait utiliser la litière, même si c'était à présent du papier déchiqueté, et non de la grenaille, qui s'y trouvait.

Même qu'elle ne jouait pas trop avec ses pattes et avec ses points sur le ventre : je l'ai à peine avertie quelques fois depuis vendredi. Sinon, je m'inquiétais de devoir faire en sorte qu'elle ne joue pas trop pendant une semaine, mais finalement, elle fait pratiquement juste dormir depuis son retour à la maison.

Je suis donc tombée sur un bon numéro ! me disais-je, à renfort de tapes dans le dos, comme si j'y avais été pour quelque chose.

Tout à l'heure, je me lève, prête à me diriger vers le centre d'achat, quand j'aperçois des petites taches au sol. Je me penche pour les examiner : hé, c'est du sang !

J'ai saisi mon bébé pour l'examiner sous toutes ses coutures : je croyais qu'elle avait défait un de ses points, mais non, son bedon est toujours bien refermé. C'est plutôt le bout d'un de ses doigts de patte qui a saigné.

Évidemment, le vétérinaire est fermé le dimanche, donc je peux rien faire de concret, mis à part essuyer le restant de sang de la patte (à en juger par ses protestations, Sambuca n'a même pas apprécié) et y mettre un peu de crème cicatrisante.

Oh, et, bien sûr, me promener à quatre pattes dans l'appartement avec un chiffon pour frotter les taches de sang qui ornent le plancher que je venais de mopper ce matin même.

Afin d'éviter que Sambuca lèche la crème et continue à se massacrer les pattes pendant mon absence, j'ai dû remettre mon expédition au centre d'achat à plus tard cet après-midi; je me suis donc installée devant l'ordinateur et j'ai forcé la petite convalescente à se coucher sur mes genoux, le temps que le saignement s'arrête complètement.

Sérieusement, entre le chat et les enfants, la nuance diminue de jour en jour...

Saturday, May 12, 2007

Soooooo it might have taken me the best part of the afternoon (which isn't that bad as it allowed me NOT to clean up this appartment) but I've closed the NYC file - so now I'm ready for Tunisia!
Wheeeeeee!
Parce que je suis indomptable, je crois que je n'ai pas pris mon express de la semaine pour revenir chez moi après le travail : je prenais plutôt l'autobus qui m'amène au terminus (qui passe plus tôt de toute manière) et je profitais du beau temps pour marcher jusqu'à chez moi.

Ça me donnait une excuse pour marcher sans qu'on puisse m'accuser de malmener mon genou intentionnellement. Ou presque.

C'est pour cette raison que je me rendrai à la caisse déposer mon chèque d'augmentation à pied en fin de semaine. Et que je me rendrai également au centre d'achat faire mes commissions à pied. J'aimerais bien aussi aller découvrir les pistes cyclables du coin, mais pour ça, j'aurai préféré qu'il fasse plus chaud, alors ça sera sans doute une autre fois.

Vous voyez donc que vous devriez remercier le ciel d'être vous, et non pas mon genou.
There are stairs in my appartment. Six steps.
And because what serves as the hall, that is the ridiculously small space between the door and the stairs, is, well, ridiculously small, when I take off my shoes on my way in, I leave them on a step.

Because my financial priorities during my student days were the rent and other associated fees, I never was one of those girls who own tons of clothes or shoes. This is why at most this winter, there were three steps occupied by footwear: work boots, sporty boots, running shoes.

However, I do splurge on cheap bags and flip flops - that's my personal spin-off of the shopping addict cliché.

On Thursday, when I came home after dance class and I took off my shoes, I realized I had to put them on the last step - that means the whole staircase is filled with shoes, now.

Oops.

Friday, May 11, 2007

I still think I started this - except that I never meant to. I never saw it coming, and I'm still wondering where it came from.

Which is perfect because it allows me not to wonder or think about anything else while I'm busy being speechless.
I thought I should share with you loyal readers that it's not at all easy to convince a cat that's recently been de-clawed to use that shredded paper filled litterbox.

So far the count is: Sambuca:2; Quartz:0.
En fin de semaine, je n'ai rien de particulier de prévu; je crois qu'il faudrait que j'en profite pour terminer la mise à jour de ma page sur New York sur VirtualTourist, après quoi je pourrai me pitcher toute entière dans les préparatifs du voyage en Tunisie.

J'ai commencé à lire mon guide de voyage sur la Tunisie dans l'autobus, et tout à l'heure j'ai relu les quelques pages qui y sont consacrées dans mon dictionnaire touristique. Ça m'a remise dans l'atmosphère des voyages - je suis revenue depuis même pas deux semaines et j'ai l'impression que ça fait des siècles déjà - et j'ai contemplé rêveusement les trois livres que je m'étais procurés juste avant que le projet Angleterre-Écosse-Irlande soit mis sur la glace à la suite du malencontreux accident de voiture de Tweety : un sur l'Écosse, un sur la Grande-Bretagne et un sur Londres.

En général, j'achète mes guides uniquement quand je prépare un voyage et non pas au hasard, pour le jour où j'aurai envie de partir. C'est pour ça que le guide sur le Portugal, que j'ai eu gratuitement à l'achat de celui sur la Tunisie, détonne dans le lot.

Par conséquent, je commence à me dire qu'après la Tunisie, qu'après la Grande-Bretagne, il faudrait logiquement que j'aille faire un tour au Portugal. Bon, ça serait sans doute pas avant 2009 ou 2010, le temps que mes finances récupèrent - mais bon, qui vient avec moi ?
Tenez, j'ai complètement oublié de vous annoncer que j'ai enfin une véritable plaque avec mon nom accrochée à l'entrée de mon cubicule depuis hier avant-midi.

Je suis maintenant une véritable professionnelle.

Car chacun sait qu'on mesure le professionnalisme de quelqu'un par l'existence et l'importance d'une plaque à son nom...

Thursday, May 10, 2007

Catégorie "câlisse"

Hier soir, j'étais déprimée. Quand je suis déprimée, je suis incapable de faire quoi que ce soit d'autre que de m'asseoir et broyer du noir - en général, je finis par me relever vers 9h, quand il finit par faire assez noir pour que j'arrive à me motiver à fermer mes rideaux, allumer quelques lumières et la télé. Bref, mes passes de déprime me permettent d'économiser l'électricité.

Hier soir donc, en plein épisode dépressif, je me rends compte que je n'ai pas de restes à utiliser pour mon lunch du lendemain, soit aujourd'hui. Je décide donc de faire cuire des sidekicks.

J'ai mis l'eau et le lait et j'ai allumé le rond du four.
Je suis retournée déprimer en paix.
Au bout d'un bon 15 minutes, je suis repassée dans la cuisine, où j'ai aperçu ma casserole qui bouillait de bon coeur. Shit.
J'ajoute le mélange du sachet - parce que merde, il me faut bien un lunch, sinon je sais que je ne mangerai pas demain midi - et je retourne à mes affaires. Car je n'apprends vraisemblablement pas de mes erreurs.
Vous devinez bien que j'ai à nouveau complètement oublié que j'avais quelque chose en train de cuire, et que mes sidekicks ont collé au fond de la casserole, où le lait brûlé était déjà collé.

Eh bien laissez-moi vous dire que j'ai passé pas mal de temps à frotter le fond de cette maudite casserole-là ce soir, entre de nombreuses tentatives de trempage, et BORDEL, le tout n'est pas encore décollé.

Catégorie "yessir!"

J'ai sorti mes poubelles tout à l'heure.
Mon sac à vidange s'y trouvait toujours.
J'aurais jamais cru un jour être heureuse d'apercevoir mes vidanges.
Et je réalise à l'instant que j'ai oublié de demander à A si ses sacs à poubelle disparaissent mystérieusement, elle aussi.

Catégorie "allez-y, foutez-vous de ma gueule"

J'ai manqué le cours de danse de la semaine dernière puisque j'étais chez mes parents. Maridi m'avait dit qu'on n'avait pas vu grand chose : un seul nouveau mouvement qu'elle m'a montré en quelques secondes, qui ne me semblait pas particulièrement compliqué.

Ha, la bonne blague. J'ai mis le cours au complet à le maîtriser à 70% environ. C'est l'avant-dernier mouvement de l'enchaînement qu'on répète en diagonales pendant la majorité du cours, et il exige tellement de concentration de ma part que chaque fois, j'en ai complètement oublié le dernier mouvement, qui est ce qui se fait de plus simple. Ri-di-cu-le. Mais bon, ça a bien fait rigolé la prof et son assistante.

Ce que je peux faire, pour faire rire le monde, ça se dit juste pas.

Enfin bref, j'ai pratiqué tout ça pendant un certain temps en revenant chez moi (entre mes tentatives de frottage de casserole, tenez), et je crois avoir réussi à assimiler le tout honorablement.
Oh.my.god.

Cette année, mon traumatisme lié à l'approche de mon anniversaire débute tôt : je viens tout juste de réaliser qu'après mai, c'est juin, et qu'après juin, c'est juillet.

Ça y est, j'ai la chienne.
Peanut has officially become my personal graphic designer, it seems.

He's the one who modified the stitched pic of Tweety and I at Wanuskewin Heritage Park (on the homepage of Vers l'infini) to erase all landscape inconsistencies in the background.

He also modified a logo I had drafted in Paint for a team project in Uni.

Then he designed Supra Toaster.

Lately, he also manually stitched together two distinct pictures of Tweety and I in Central Park, which I planned to put together using the stitching software I have at home. He did it himself before I got around to trying myself, though.

And now he's decided Quartz's Song needed a banner and he's working on it.

Des services professionnels gratuits de graphisme contre deux tables de chevet, ça me va. C'est sans doute moi qui en sors gagnante, en réalité !
Me croirez-vous si je vous dis que je n'arrête pas de repousser le moment de vider mes poubelles intérieures depuis mon retour chez moi parce que je redoute celui d'ouvrir la grosse poubelle extérieure ?
Pourtant, c'est vrai.

Elle devrait contenir un gros sac à vidanges noir à l'intérieur duquel devrait se trouver un seul petit sac que j'ai sorti il y a deux semaines.

Mais j'ai peur qu'il n'y soit plus, et je n'ose pas faire mes poubelles !

Wednesday, May 09, 2007

Merde.

Je suis en train de recommencer à me ronger les ongles.

J'ai l'impression de passer ma vie à me casser la tête à régler les mêmes problèmes encore et encore.
Ah ben câline !

En fouillant dans mes archives, je suis tombée sur un post où je raconte que j'ai dû acquitter une facture de carte de crédit qui était plutôt élevée puisque j'avais effectué ce mois-là l'achat d'une balayeuse et des deux tables de chevet que Peanut et moi nous étions procurées au IKÉA.

Hé ! C'est que ça veut dire que les deux tables de chevet étaient à moi, ça !!! J'avais complètement oublié - moi qui me croyais infaillible.

C'est pas trop grave que je les lui aie laissées puisque mon principal élément de bonheur quand j'ai enfin quitté l'appartement était que j'allais pouvoir m'acheter d'autres tables de chevet IKÉA que j'adorais littéralement et que j'avais spottées depuis des mois. En d'autres mots, j'aurais probablement fini par les lui laisser de toute manière. Mais quand même.

Peanut ! Contre quoi tu m'échanges mes tables de chevet ?
God you screwed me up. I have no idea how long it'll take for me to gain back my balance - if I ever do.

I must be sick. I must be hiding. I must be empty.

It's just the moon and me.
When I got up this morning, I instantly noticed something was missing - the pain in my knee.

Tuesday, May 08, 2007

Peanut a deux phrases-clefs qu'il aime bien me répéter régulièrement. D'abord, il me pitche de grands BRA-VO ironiques quand il a l'occasion de rire de moi; sinon, il s'amuse à me répéter à quel point il adooooooore mon innocence.

Eh bien, vous savez quoi ? Elle fait mon affaire, ma pseudo-innocence, moi ! C'est pratique, prendre les trucs au premier degré sans trop creuser; ça me permet de me convaincre d'ignorer des tas de non-dits dont je préfère ne pas être consciente.

Comme aujourd'hui. J'ai reçu en après-midi un e-mail vraiment très perturbant. Je pourrais commencer à lire entre les lignes, à remettre la situation en perspective ou à me demander pourquoi on a pris la peine de m'envoyer ce e-mail au bureau.

Mais je ne le ferai pas, parce que je suis pas mal certaine que s'il y avait des sous-entendus dans ce e-mail-là, eh bien, je veux pas les connaître. Je vais plutôt prendre tout ça au premier degré puisque c'est suffisant pour troubler de toute manière !
Si c'est pratiquement impossible que ça se produise, ça m'arrivera à moi. Cette phrase décrit parfaitement ma vie à tous les niveaux, mais c'est positif autant que négatif.

Ainsi, moi, je rencontre des gens sympathiques là où on s'y attend le moins. D'abord, l'autre semaine, à la caisse pop. Puis, aux douanes (qui parmi vous a déjà fait des jokes avec un douanier américain à genre une heure du matin ?). Et ce soir, à un endroit encore plus inusité : à la SAAQ.

Je vous jure ! La dame était super joyeuse et gentille ! J'avais jamais vu ça !

Je devais renouveller ma carte d'assurance-maladie et mon permis de conduire, et après avoir pris ma photo, la dame s'est écriée : "wow ! c'est vraiment une bonne photo ! viens voir ça !" Qui savait que les employés de la SAAQ pouvaient faire preuve d'enthousiasme ?

Du reste, un autre truc impossible que je réussis sans trop de mal depuis mes 16 ans, c'est bien d'avoir des belles photos sur mon permis de conduire : ça a été le cas des quatre permis que j'ai eus à ce jour (permis d'apprenti, permis probatoire, vrai permis). C'est troublant parce que sur toutes les autres photos d'identification (cartes étudiantes, d'autobus et autres), je fais aussi dur que n'importe qui.

Mais bon. Sinon, pour fêter le soleil, la dame sympathique de la SAAQ, mon rendez-vous chez la physio et ma belle photo des quatre prochaines années, j'ai profité de mon passage au centre d'achat pour dépenser un peu avant de rentrer chez moi à pied. Je suis allée cherches mes photos de New York à vélo, suivant un trajet tout à fait anti-optimal - la pharmacie n'était définitivement pas là où elle était située dans mes souvenirs. Ça vous dit à quel point je vais souvent à la pharmacie... bref. En revenant, mon genou commençait à protester. Il me déteste, et je commence à le prendre sérieusement en grippe moi aussi.
Yes, I always wait until things worsen before I get help. No matter how often Rob will tell me it is stupid to suffer for no reason!

This is why it took the trip to NYC and an ongoing pain in my knee (today's Day 10, damn it) to get me to seek Em's advice and make an appointment with a physiotherapist for next week.

Don't give up on me, people!

Monday, May 07, 2007

Je me sens vraiment handicapée : ça fait aujourd'hui cinq jours que je suis revenue de New York, et mon genou me fait toujours mal. Oh, pas énormément, mais quand même. Comme Em a dit qu'il était sans doute inflammé, j'ai recommencé à prendre de l'ibuprofène, et je suis son conseil de mettre de la glace dessus. J'ai téléphoné tout à l'heure pour prendre rendez-vous avec un physiothérapeute, et on me rappellera demain. Je suis quand même condamnée à réduire mon activité physique au minimum - mais je me refuse à laisser tomber le badminton et la danse. Quand même. Ya des limites à être couch potatoe.

J'ai reçu ce soir un e-mail m'indiquant que mes photos étaient disponibles à la pharmacie dès 16h. Je suis pas allée parce que pas motivée; je vais y aller demain.

Et c'est quoi, la bonne nouvelle, vous croyez ?
C'est que la pharmacie n'est pas très loin de chez moi, ce qui signifie que je vais pouvoir y aller en vélo, histoire de satisfaire à la fois le besoin de douceur de mon genou et mon besoin à moi de bouger un peu !

On prend les petits bonheurs qu'on peut, dans la vie...
This is as ridiculous as it gets: I want to create a photo album on MSN Spaces in order to put up a few NYC pics.

Except that I couldn't think up any smart title or URL, so it's not gonna happen until I do. I'll work on the NYC section of my VirtualTourist homepage instead.

Now it's time to start preparing for Tunisia - I've found a travel clinic nearby which we'll have to call. This is me praying there is no mandatory vaccination.
Anyway, Maridi and I have decided that as soon as she receives her new passport and we get our vacation time approved, we're booking the flight.

So very exciting.
The pain is gone.
The hate is gone.

At least, most of it, that is the part that posessed the ability to vanish, is.

What do you know - poison eventually dries out. Even after accumulating so fast, you have no way of spitting it out quickly enough; even after transforming you into a lower-scale kind of poison as well.

It didn't take long before I knew the solution was remembering without reliving it all, but it took time before I could pull that off. So for a hell of a while, it seemed - and I truly believed - that I would always have to go back every now and then in order to remember. Go back simply to take one more look at the hurt, the excruciating pain, the games, the betrayal, the lies, the confusion, the fucking fear that got all of us there - just to take one more look so as never to lose focus, so as to remind myself of how it all goes down. And I could've sworn I would always remember you, and each and every one of your crappy words and actions.

But I only just realized - I don't remember you. All I have left of you is the lessons your cruelty has taught me. All I remember is the lousy kind of person you are, and the fact that I don't want or need any of you in my life.

I threw everything away on purpose because I got so damn fed up, and the fact that it was on purpose undoubtedly makes me a horrible person - but even now, I don't care. I'm not sorry, never going to be sorry - but because I'm not sorry doesn't mean I'm proud of my actions or I'll behave the same way again when I get the chance.

Being poisonous is an experience; it melts everything away, throws your principles out the door and creates the destruction that your soul just might long for. But living off destruction isn't the way I want to be moving on anymore.

If you were worthy, you gave me a sign, whether it be explicit or not - and damn it, this is all I ever was asking for. I took violent blows for each and everyone of you because you were worth it in my eyes, and for once, I was the one in need of that kind of catcher in the rye. So barely anyone tried to catch me - all I needed then was some acknowledgement. And now what may work with you might be bitching, pretending or straight talk; it's fine.

There is no more pain, no more hate - but no more past, either.

I have forgotten all about you, and it's only when darkness closes in and the winds start blowing that I'll think of you - that I'll be inadvertently going back. Maybe I'll cry again, maybe I'll feel nostalgic - but only for a moment frozen in time that is not going to matter.
Depuis que je suis déménagée à l'autre bout de la planète, mon cerveau rame. Il cherche partout des visages connus, et je passe mon temps à croiser des personnes qui me font penser à des gens que je connaissais dans mon ancienne vie. Juste ce soir, tenez, en revenant du bureau, j'ai croisé les sosies de ma boss du resto où j'ai fini par occuper tous les postes, du légendaire M. Sexy et de mon prof d'anglais II, au cégep.

Mon pauvre cerveau tout déstabilisé me fait le même coup quand je retourne à Montréal : à ce moment-là, je me mets à halluciner les gens que je côtoie en Outaouais. Un jour, il faudra que je lui explique le principe.

Bref.
Voilà pourquoi je ne me suis pas trop étonnée, il y a deux semaines, quand j'ai aperçu, dans la file d'attente pour l'autobus de 10h30 direction New York, une dame qui ressemblait fortement à la relectrice avec qui je travaille, et qui était en congé de maladie depuis un certain temps.

Je l'ai observée pendant une minute ou deux, espérant l'entendre prononcer quelques mots, ce qui m'aurait permis de l'identifier hors de tout doute raisonnable. Comme elle ne parlait pas, j'ai reporté mon attention sur Tweety à mes côté, me disant que de toute manière, je voyais très mal ce que la relectrice viendrait faire à la Station centrale !

Or, ce matin, en discutant avec elle, j'ai découvert que oui, c'était bel et bien elle qui se trouvait à genre 5 pieds de moi, à la Station centrale.

Bravo, Quartz.

Sunday, May 06, 2007

Quartz : On s'est filmées en train de chanter Billy sur le Brooklyn Bridge.
Maridi : On avait tellement fait ça nous aussi !
Tweety and I stayed in NYC five days; that is, two days more than in 2004.

In absolute terms, it cost me exactly 100$ more. Which is amazing.
Being finally back home in a apartment containing barely any food, a cat that defintely missed me and that calls for a lot of cleaning up and laundry (the apartment, not the cat) reminds me of how much I loathe unpacking my things after a trip.

Right now I'm taking a productive internet break to get my pictures processed, after which I will complete the unpacking and laundry tasks.

It's not traveling that's exhausting; it's coming back.

Comme je commande plus de 100 photos, j'ai droit à un agrandissement 8X10 gratuit. Ça me trouble. J'ai donc choisi de faire agrandir la seule photo où moi et Tweety figurons toutes les deux. Suis pas sûre de l'afficher, mais bon, quand c'est gratuit....!