Thursday, December 14, 2006

An interesting website, although you won't find any official interpretation there.
J'ai oublié de vous mentionner, hier, qu'enfin, après trois coups de fil et un e-mail, la Rémunération a réussi, cette semaine, à m'envoyer mon talon de paie au bureau. J'ai été époustouflée.

Par conséquent, cette fois-ci, c'est David, et non Goliath, qui a été le plus de service...
Ce matin, pour la première fois au bout de deux mois d'autobus, j'ai demandé mon arrêt.

C'est pas intéressant ni extraordinaire, mais j'avais déjà accepté comme fait que j'aurais jamais à demander un arrêt en Outaouais...

Wednesday, December 13, 2006

It's funny because just as I really wished I could be broken down into smithereens instead of so damn okay a few weeks back, now that I'm part of the human race again, I find that I really hate you for having proven unable to kill me. I didn't suspect I was going to make it and you should have killed me, you really should have.
Vultures in my garden
Figures that I know them
And it is what it is
You were good once
Now you’re filled with bitterness
And it is what it is
I cannot forget that he can't forget her
Or that some friends just change like the seasons
Take me back to the fact that you still blame me
But I am not the reason you are not David Bowie
Not David Bowie
Now you want to steal
The thoughts that I haven't even thought
And it is what it is
How 'bout your soul
Made a pact with the Devil
But needs a date with the surgeon
And it is what it is
I cannot forget that he can't forget her
Or that some friends just change like the seasons
Take me back to the fact that you still blame me
But I am not the reason you are not David Bowie
Not David Bowie
You forgot to value
All of us that bled for you
And it is what it is
You swore you were conscious
Not a champagne spiritualist
And it is what it is
I cannot forget that he can't forget her
Or that some friends just change like the seasons
Take me back to the fact that you still blame me
But I am not the reason you are not David Bowie
Not David Bowie
First - Tonight I received my graduation pictures. As soon as I get the motivation, I will scan one of them and share it with you loyal (or not so much) fans.

Ensuite - Mon épicerie pour les deux prochaines semaines vient de me coûter 46$. C'est pas beaucoup, mais c'est plus que ce que c'était être.... j'avais tellement rien dans mon panier quand j'ai eu tout pris ce qu'il y avait sur ma liste que j'ai été gênée et que j'ai acheté quelques petits trucs qui sont toujours bons à avoir mais dont je n'avais pas expressément besoin (mélasse, épices, vinaigrette...).
Vous vous souvenez (sans doute pas) de mon prof de théorie, qui ne m'appréciait pas parce que je passais des mots et que je frappais DraG pendant son cours. (Les profs avaient sans doute un penchant pour DraG puisqu'un d'entre eux a également tenté de me sortir de son cours pendant que je lui pitchais des glaçons...)

J'ai oublié d'en parler, mais pendant la formation, j'ai appris que son FILS travaille dans une autre section du bureau.

J'espère ne jamais tomber sur lui, car franchement : qui peut bien tourner quand ses deux parents sont profs à l'université ?
Je suis (yet again, je suis certaine que vous n'y portez même plus attention) déstabilisée.

Vous savez que je suis plutôt random en général, et j'ai des peaks. Jusqu'à aujourd'hui, je considérais comme peak un certain e-mail que j'avais envoyé à DraG au début de mon dernier stage, en janvier. Je me souviens plus exactement de quoi il en était, sinon que ça impliquait le Zimbabwe et ma clef USB, que le e-mail en question visait tellement de buts à la fois que c'était pas surprenant qu'il soit weird et, surtout, que même moi, en le relisant, j'avais jugé qu'il s'agissait du plus grand ramassis de niaiseries que j'avais jamais rédigé - et j'ai de l'expérience, vous le savez, puisque vous lisez mon blog.

Ce matin, j'ai reçu un e-mail qui m'accote drôlement, côté randomness.

C'est troublant.
Ok, this is over the top.

This morning, in the bus, a 40-year-old man got out of his seat when I got in, so as to leave it to me. I was shocked.

I mean, I can take it if you hold the door for me, if you'll insist I get in the bus/elevator/subway before you do, if you leave the last available seat to me in the bus/subway and remain standing and the like - although I never will completely get used to it - BUT please, if you're seated when I get in the bus, if you're almost twice my age and if I'm used to remain standing every morning in the bus, don't move.

Tuesday, December 12, 2006

Quote du jour :

Peanut : Utopie.

D'accord, le mot en lui-même n'est pas comique, mais le fait que ça soit Peanut qui ait utilisé ce mot-là l'est vraiment beaucoup. C'est le même gars qui disait se "morfondre" dans le mur...
I have officially bought and wrapped all my Christmas presents for this year.

I shall celebrate with a glass of Bailey's.
J'ai déjà parlé de H-P, mon si sympathique courtier d'assurance.

Juste pour vous montrer à quel point j'y suis attachée, il y a quelques minutes, mon regard a effleuré la liste téléphonique qui est affichée sur mon petit mur coussiné (hmmm, et c'est juste en tapant ce bout de phrase-là que je repense à l'expression padded cell et que je réalise que c'est vraiment à ça que ressemble mon cubicule) et j'ai lu "Technicienne avec HP".

Et je vous mens pas, ça m'a certainement pris une minute complète pour comprendre que HP est une entreprise qui fabrique un tas de gustruc électroniques qu'on utilise sans doute au bureau.
Un truc qui a été troublant, quand j'ai emménagé ici, ça a été de m'adapter aux autobus.

D'abord, et ça a absolument aucun lien avec ce que je veux raconter, les arrêts d'autobus ne sont pas situés sur les coins de rue, ici, mais bien deux longueurs d'autobus plus loin. Je vois vraiment pas où est le concept là-dedans, mais bon. Sinon, pour faire le tour du sujet, les passes d'autobus sont électroniques et vous devez les passer devant un détecteur au devant de l'autobus (ce qui a détruit à jamais les interactions passagers-chauffeur, personne ne lui dit bonjour et personne ne le remercie en sortant, qui aurait cru que ce serait plus civilisé à Montréal ?), et puis les chauffeurs ne récupèrent pas les transferts.

Mais ce qui m'a causé le plus de problèmes, c'est la question toute simple de repérer mon arrêt, le soir. Le matin, c'est pas trop compliqué, au centre-ville d'Ottawa, des points de repère, il y en a partout. Or, le soir, mon autobus longe une petite rue résidentielle qui croise la mienne. Il n'y a pas de feu de circulation, il n'y a pas de commerces, rien. Pendant au moins deux semaines après que j'aie commencé à travailler, j'ai continuellement manqué mon arrêt de bus.

Heureusement, c'est pas trop problématique, parce que mon autobus fait un U autour de ma rue, donc j'ai le choix entre deux arrêts pour débarquer - et le deuxième est situé tout près d'un dépanneur, donc je peux pas le manquer. Mais quand même.

Maintenant, ça fait deux mois que je travaille, et je réussis à voir mon arrêt à temps, parce que j'ai spotté une sorte de minuscule wanna-be enseigne lumineuse que je dois me tordre le cou pour apercevoir, et que je sais que mon arrêt est le deuxième après ça.

Mais bon. C'est humiliant, de mettre autant de temps à identifier son arrêt...
Update on previous update: Co-Worker's sofa isn't exactly like mine.

Monday, December 11, 2006

Bon, ceci est une note à moi-même pour me motiver à aller magasiner pour mes derniers cadeaux de Noël demain soir ! Ça presserait pas tant que ça normalement et j'arriverais à procrastiner jusqu'à la fin de semaine prochaine, sauf que le cadeau que mon père a identifier dans la circulaire de Canadian Tire est en spécial jusqu'à vendredi seulement...
Come and kiss me by the riverside
Sarah says it's fine, she don't consider it cheating
Don't go telling no more, don't go telling no more
Don't go telling no more lies on Sarah
Update: yes, Co-worker and I have the same sofa.

Deeply disturbing.
At first, I thought I could never hold it all in.

But you have turned me into you - sort of.

I just have to be very careful and continously be aware of where I stand, because now I can measure the level of confusion you have experienced and I can't have it take me over.

If I had time to waste, I'd spend it wondering which one of you started it.

Sunday, December 10, 2006

In my head, I found you there and
Running around and following me
But you don't, oh, dare, now
But I find that I have, now
More than I ever wanted to
So maybe Thomas Jefferson
Wasn't born in your backyard
Like you have said and
Maybe I'm just the horizon you run to
When she has left you there
You are here in my head
And running around and calling me
"Come back I'll show you the roses
That brush off the snow
And open their petals again and again"
And you know that
Apple green ice cream
Can melt in your hands
I can't, so...
I held your hand at the fair
And even forgot what time it was
And even Thomas Jefferson
Wasn't born in your backyard
Like you have said and
Maybe I'm just the horizon you run to
When she has left
You and me here
Alone on the floor
You're counting my feathers
As the bells toll
You see the bow and the belt
And the girl from the south
All favorites of mine
You know them all well
And spring brings fresh little puddles
That makes it all clear
Makes it all...
Hey, do you know
Hey, do you know
What this is doing to me
Oh, here, here, here
In my head
Vous vous ennuyez de mes théories sur le mâle moderne, n'est-ce pas ? C'est vrai que je les ai négligées dernièrement, mais bon, j'ai été occupée à me reconstruire un moral et puis un appartement et un réseau social. Et puis le nombre de mâles modernes dans mon entourage immédiat a drastiquement diminué et je n'en ai plus un à portée de la main (lire : dans mon appartement) à utiliser comme cobaye.

Mais bon, voici tout de même, à défaut de théories, deux petites pensées:
1. La subtilité et le mâle moderne, c'est vraiment deux. Juste aujourd'hui, DraG a négligé de faire quelques détours pour me dire que mes cheveux et mon manteau puaient la cigarette. Quelques dizaines de minutes avant de qualifier mon pouce de "dégueulasse". Disons que la prochaine fois que j'aurai besoin qu'on me rappelle à quel point je suis extraordinaire, j'irai demander à quelqu'un d'autre !
2. Peu importe la région du globe, le mâle moderne ne s'identifie pas quand il appelle quelque part. J'en ai encore eu la preuve dernièrement et je vous rappelle que le seul mâle moderne de ma connaissance qui se nommait systématiquement quand il appelait chez moi, c'était Jo.
La loi de Murphy, c'est aussi partir pour Montréal un vendredi soir parce que vos fins de semaine sont généralement trop calmes et revenir le dimanche après-midi pour trouver des invitations à des petites soirées en date du vendredi et du samedi.

Non, mais ya de quoi déprimer.

Sinon, ce matin, j'étais sensée aller déjeuner avec DraG. Comme il était à pied, je suis passée chez lui le chercher et pour une raison très obscure, il a jamais réussi à mettre la main sur ses clefs. Je dois avouer que j'ai trouvé ça vraiment très drôle. Il a donc dû fouiller dans ses fonds d'armoires pour nous concocter quelque chose de décent à manger pour déjeuner. Après le coup de la carte de crédit à l'épicerie, je commençais à me dire que peut-être le principe selon lequel les choses qui n'ont aucune probabilités d'arriver m'arrivaient toujours à moi se transposait tranquillement sur lui.

Les deux messages que j'ai trouvé sur mon répondeur à mon retour m'ont rapidement fait changer d'idée, par contre...

Saturday, December 09, 2006

Funny how the votes are adding up slowly on that consequence-free day poll.

Reassuring to know I'm not the only one to consider this one a thinker.
Fiou, quel party de famille...! En résumé :

1. J'ai des oncles vraiment très, très fiers de moi, alcool et émotivité aidant - disons que je savais foutument plus où me mettre;
2. J'avais jamais vraiment fait de psychologie en famille, eh bien, disons que je me suis rattrappée pour les vingt-trois dernières années;
3. Un de mes deux cousins a trop l'air d'un poteux;
4. Mon autre cousin, à l'âge de 14 ans, m'a abordée : «Faque tu habites à Ottawa, toi, maintenant?» C'était un peu weird;
5. Un truc qui me saisit à chaque fois, c'est à quel point les gens embarquent dans mes running gags. C'est ainsi que je me suis mise à chanter «Il était un petit homme, pirouette, cacahouète» en brassant la sauce, dans la cuisine. Ma marraine, qui s'occupait d'une autre sauce à mes côtés, s'est jointe à moi, et next thing I know, les cinq ou six personnes qui se trouvaient dans la salle à manger à côté nous accompagnaient;
6. C'est ainsi que quand mon oncle qui avait bu beaucoup trop de cognac s'est mis à radoter et à s'apitoyer sur son sort, je l'ai incité à réentonné cette chanson-là. Oh, il a embarqué, on s'est rendus au troisième couplet. Malheureusement, il est tout de suite retombé dans le même sujet ensuite. Ma marraine a quand même levé son verre à mon bel effort!
I've been knocked off my feet.
Hier soir, je suis allée prendre un café avec Peanut.

On a discuté de notre boulot respectif et je lui ai parlé d'une question sur laquelle je me suis cassée la tête pendant les deux derniers jours. Évidemment, je travaille en juridique alors mon discours était parsemé de mots style : jurisprudence, arrêt, cour fédérale, tribunaux provinciaux, etc.

Je me suis arrêtée en commentant que mon dieu, je sonnais vraiment fancy.

Heureusement, m'a répondu Peanut, mon accent est revenu plutôt à la normale.

Car oui, de façon absolument inexplicable, en quelque part au cégep est apparu chez moi un genre de petit accent qui modifie la façon dont je prononce les sons "an" et "a". Il est reparti de lui-même, mais il est revenu pendant ma première semaine de formation, assez pour que Peanut se bidonne en m'écoutant parler. Maintenant, les choses se sont un peu replacées, mon petit accent est intermittent. Personne au travail ne m'en a encore parlé alors je présume qu'il passe inaperçu. Fiou.
Hey! Just last night and this morning, Blogger offered me to Switch to Beta - and that message has suddenly disappeared!

Hey!
1. I am horribly tired although I had like two cups of coffee two hours ago. That oughta tell you how much and well I've been sleeping this week.
2. At long last, my Blogger account allows me to switch to the new Google beta version. I've been waiting for this but now I'm hesitating to do it and I'm feeling pretty anxious about it. Anyone has switched yet? I really want to categorize my posts but after 5 years of blogging, I'm thinking this process will be long and painful.
3. Some people are beginning to make me paranoid. It's something I myself did a few months back and didn't understand it when I was told, but now I sure do. Oh well.
4. As I have mentioned the other day, I have several songs constantly stuck in my head these days because they're new to my personal inventory and they unexpectedly hit home, BUT things that happen to me lately trigger two distinct lines of songs I already knew, and I thought I'd share - King Solomon's Mine, exit 75 - I'm still alive; this one I feel has already started to trigger a piece of writing. But really, I'm here, I'm whole and I'm awesome - I'm the most extraordinary human being you'll find within miles, baby.
It's funny - the things that you find in the rain
Weirdly enough, I found many unexpected things in the rain lately... and I really need to stop using the word "lately" right about now.
5. I'm way too tired to be attempting to write right now.
6. Suis allée chez la coiffeuse ce soir, pour la deuxième fois cette année, ce qui a d'abord et surtout fait en sorte que j'ai fait refaire un peu mon dégradé de façon à ce que mes nouveaux cheveux longs me tombent moins sur les nerfs en étant constamment PARTOUT, et, aussi, m'a permis, pour la toute première fois, de dire à quelqu'un que j'étais traductrice. J'y avais pas pensé, mais ça se plogue pas mal bien dans une conversation...!
7. All right, good night and sweet dreams now, people.

Friday, December 08, 2006

Weird Moment of the Day (Rob! I need help with that capitalization thing! ;)): chatting with a coworker who starts to describe her old, ugly-ish sofa, only to find it sounds likes it looks an awful lot like your own.

We have agreed to take pictures of our respective sofa in order to compare...

Thursday, December 07, 2006

Le moment c'est-le-monde-à-l'envers de la semaine -

Voisin a sonné à ma porte comme je m'attaquais à mon souper, tout à l'heure. J'ouvre la porte et il me tends une canne et un can opener en me mettant au défi de trouver comment ça fonctionne. Sa fille a acheté un nouveau can opener au IKÉA et Voisin est incapable de trouver comment s'en servir.

Oh oui, ça a l'air ridicule comme ça, mais un can opener du IKÉA, apparemment, c'est avant tout fait pour être design et non fonctionnel.

J'ai pas trouvé comment il fonctionnait non plus.

Nous avons discouru sur nos sentiments d'humiliation pendant que je lui ouvrais sa canne avec mon propre can opener...
Mon petit bonheur d'aujourd'hui (à part le personnage de bande dessinée que je suis en train d'élaborer en collaboration avec Peanut et qui m'a fait littéralement me tordre de rire dans mon cubicule), c'est le fait que la guignolée des médias n'a lieu qu'au Québec.

Ce qui fait que pour la première fois depuis un bon bout, je suis sortie de chez moi, j'ai pris l'autobus et je suis allée travaillée, et puis je suis revenue du travail jusqu'à chez moi et ya personne qui m'a sollicitée.

Je sais que c'est tout pour une bonne cause, je les blâme pas, mais c'est toujours gossant de se faire achaler pour l'argent gagné à la sueur de notre front, surtout quand ça dure toute la journée, peu importe où vous allez, et même quand vous avez donné le matin même ! (Moi, je donnais le soir, histoire d'au moins me faire achaler pour une raison.)

Wednesday, December 06, 2006

"And that's why it's a 'sort of' fairy tale, because she wasn't a princess."
(Tori Amos)
Lately three songs have been constantly playing in my head and they all nail it on different levels and I've been having a hard time picking which one I should post... but oh well.

A little dust never stopped me none
He liked my shoes, I kept them on
Sometimes I can hold my tongue, sometimes not
When you just skip-to-loo, my darling
And you know what you're doing so don't even
You're just too used to my honey, now
You're just too used to my honey
And I think I could leave your world
If she was the better girl
So when we died, I tried to bribe the undertaker
'Cuz I'm not sure what you're doing or the reasons
You're just too used to my honey, now
You're just too used to my honey
You're just too used to my honey, now
Don't bother coming down
I made a friend of the Western sky
Don't bother coming down
You always liked your babies tight
Turn back one last time, love to watch those cowboys ride
But cowboys know cowgirls ride on the Indian side
And you know what you're doing so don't even
You're just too used to my honey, now
You're just too used to my honey
You're just too used to my honey
You're just too used to my honey, now
This is absolutely irrelevant (as if that stood any chance of stopping me) but, although I am not one to look at people's hands, I am very jealous of my coach's hands.

Tuesday, December 05, 2006

Re-reading the post below, I thought I should mention that Quartz and Said Lady are two separate beings...
Fun times in the bus, episode #2:

A lady is standing, facing the back of the bus. The bus is stopped at a red light. She's not holding on to the pole.

The light turns green and the bus starts going forward.

Said lady loses her balance and falls back. She extends her hand to her side, hoping to grab anything to help steady herself again.

The "anything" her hand encounters would be the butt of the man standing behind her, facing the front of the bus.

Monday, December 04, 2006

Quote du jour qui illustre bien l'image qu'on m'attribue désormais au bureau :

C : Tu sais, les petits maudits sièges d'avion que ya personne qui rentre bien là-dedans à part Quartz?
How to Make Quartz Happy in Less Than Thirty Seconds


I am sure Rob will be happy to remind me what damn words it is that you're not supposed to capitalize in English titles? Articles? Prepositions?

I am currently translating a document which poses no particular problem other than the fact that it is written in a personal form (I did this and I did that) and I have no idea who the author is. This doesn't matter in English but it is very important in French as it is necessary in order to make verbs agree accordingly.

So I e-mailed the person I had listed as a contact - he replied, saying the author was male, and going on to thank me for checking this small, but very important detail, with him.

This is probably just a closing line, but yes, it made my day, thank you very much.
D'abord, un autre rêve bizarre cette nuit - non mais, ça finit plus.

Ensuite, et surtout, il doit pas y avoir plus d'un matin par semaine que Radio-Énergie ne joue pas Dégénération, des Mes Aïeux, entre 6h25 et 6h50.

Sunday, December 03, 2006

Parce que si oui, ma semaine bizarre est bel et bien derrière moi, ça ne signifie pas que je n'ai pas quelques petits flash-back une fois de temps en temps.

Le problème, là-dedans, c'est que j'ai cru les gens. Ceux qui étaient à l'extérieur et qui ont toujours adoré faire du drame et de la psychologie avec de l'air. Sans se rendre compte à quel point ils sont dans le champ. Et qui, forts et convaincus de leurs grands mots, ont élevé un miroir déformant devant moi pour me faire peur.

J'ai su où j'en étais tant et aussi longtemps que j'ai gardé ça pour moi, et même pendant un temps ensuite.

Mais quand tout le monde s'y est mis - malgré moi, j'ai suivi. Je les ai écoutés, je n'ai pas défendu personne et l'image qu'on me faisait était si laide que j'ai eu peur de ce dont elle aurait l'air si j'y ajoutais tout ce que moi, je savais. J'ai compris que je n'avais pas le droit de ne pas être d'accord.

Et j'ai oublié ce que je savais.
J'ai cru les brasseurs de vent.

Alors maintenant, j'en suis encore à démêler tranquillement ce qu'on m'a rentré dans la tête et ce que je pensais vraiment.
C'est bizarre parce que c'est pas du tout mon genre de ne pas savoir où j'en suis.

Et je réalise que les gens qui sont capables de jouer uniquement la caisse de résonnance plutôt que de simplement vous forger une opinion, ils sont rares.
Ah ! J'ai failli oublier de mentionner que Stéphane Dion est, malheureusement pour tous, le nouveau chef du Parti libéral fédéral.

Tous aux abris !
Just stumbled upon an episode of Scrubs. I had no idea that show was still on air. You guys should have told me. Scrubs rocks.
More disturbing facts:
1. Getting a direct hit from someone at the Globe & Mail - and I'm pretty sure this is a recurring fact;
2. Finding a cover of This Old Man on Tori's Disc E;
3. The weird dream I had last night (and the one I had two nights ago as well, for that matter).

Saturday, December 02, 2006

Un autre truc débuté le 2 avril 2003 à 1h16 du matin et retravaillé rapidement pour lui donner forme ce soir.

You've gone to school for years and if there's one thing you learned, it's that there's a reason for everything.

There's a reason why your hair curls, why the sky is blue, why Alice in Wonderland will never turn 21.

However, when it comes down to you, they say there's no explanation. It just is.

But you know they're wrong. There's got to be a reason; you just have to figure out what it is.

'Cuz it's not like you asked for it. Or maybe you did. This is not exactly what you had in mind when you wished to be different, though.

And it's not like you deserved it either. I mean sure, you've been a very bad girl many times, but there's a ton of people you know who are way meaner than you are. You never stole anything, or hit anybody, and you never even laughed at the girl who cried all the time in nursery school.

There's got to be a reason, else where would Logic be? There's got to be a reason and you're gonna torture yourself figuring it out if need be.
Toujours dans la saga sortons-des-trucs-écrits-dans-une-autre-vie, une exclusivité : un texte en français. (Faudra un jour que je me remettre à écrire en français, mais la stylistique du français est tellement plus ardue....)

Il est pas génial et j'en suis pas surprise à regarder l'heure à laquelle je l'ai écrit, et je me souviens plus du tout d'où il est sorti, mais bon, tant pis, je le publie parce que je crois qu'avec un peu de travail, il pourrait être potable.

19 décembre 2004
1h30 am

Si j'avais pu mourir, je serais morte, je serais morte 100 fois, je serais morte 1000 fois, si j'avais pu mourir.

Si je pouvais mourir, je serais morte hier, je mourrais aujourd'hui - ou je serais morte la semaine dernière.

Mais c'est difficile, de mourir. Un coeur, c'est fait pour battre, des poumons, pour respirer; après tout, une vie, c'est fait pour être vécue.

Mais alors, mais alors : qui a le droit de la gâcher ?

Si j'avais su mourir, je serais morte 2 ou 3 fois en même temps, une toute petite fille [...] qui tombe en poussière, qui se soigne peut-être un peu trop ou qui se fait trop de mal, si j'avais su mourir.

Mais c'est pas si facile, de mourir. Que l'on puisse, que l'on sache - et si, en mourant, on ne faisait que rester vivant ?
Je suis présentement en train d'examiner les options pour mon passage très attendu à l'internet haute-vitesse, en janvier.

Avez-vous des opinions ?

J'aime pas Vidéotron et j'aime pas Bell - de toute manière, ce sont certainement pas eux les moins chers.

Jusqu'à maintenant, ya Vif qui est le moins cher - évidemment - mais j'hésite puisqu'ils sont situés à Montréal. Ya mon fournisseur d'interurbains qui offre le service également, pour 5$ de plus - mais en m'abonnant, je sauverais ce 5$ sur mes interurbains, justement. Le même problème se présente : eux, ils sont à Drummondville.

J'ai regardé Distributel et j'ai regardé Primus.

Qu'est-ce qu'il existe d'autre ?
Peu après que j'aie publié le dernier post, mon proprio, que je n'avais pas vu depuis que j'ai emménagé (ça, c'est un bon proprio), est venu sonner chez moi. Il manquait une plaquette à switches de lumière dans mon bureau et il venait me porter ça. On a discuté un peu et je lui ai demandé si le logement du troisième était déjà loué.

Parce que mes deux parents, l'un après l'autre, quand je leur ai dit qu'il se libérait, m'ont suggéré que je pourrais peut-être le prendre et ainsi sauver un tas d'argent en électricité, possibilité qui, peut-être parce qu'il me manque encore certains meubles et que j'ai trois boîtes qui ne sont toujours pas dépaquetées, ne m'avait même pas effleuré l'esprit.

Ce à quoi mon proprio m'a répondu que oui, la fille emménage demain.

Tant pis pour mon futur mari en uniforme !
Hier soir, c'était l'arrivée de l'hiver. Avant-hier, il faisait 16, mais hier, c'était le premier décembre alors il fallait que ça soit une journée dégueulasse.

Quand je suis sortie du bureau, à 4h, je me suis dit que mon autobus habituel, qui me débarque au coin de la rue, serait sans doute en retard, mais que je pourrais simplement attrapper un des autobus qui me débarque au terminus, à 15 minutes de marche de chez moi. Après tout, il faisait pas si froid.

Mon bureau est à environ cinq coins de rue de mon arrêt d'autobus.
J'étais pas rendue au troisième que j'avais déjà compris que j'étais complètement folle d'envisager de marcher 15 minutes jusqu'à chez moi par ce temps de chien.

Il tombait de la pluie verglaçante, ce qui aurait pas été si tant pire s'il n'y avait pas eu le putain de vent.

Mon autobus n'a été qu'une dizaine de minutes en retard, finalement, ce qui veut dire que je l'ai attendu une quinzaine de minutes. C'est pas si long (bon, d'accord, moi, plus de dix minutes, je vire folle, mais je sais que dans l'absolu, c'est un délai raisonnable), mais pendant les deux-trois dernières minutes, mon moral était plutôt bas.

Il pleuvait tellement que mon manteau était saturé d'eau - quand votre manteau dégoûte sur vos pantalons, c'est très mauvais signe. Parlant de mes pantalons - je vous laisse imaginer dans quel était ils étaient, si même mon manteau doublé n'arrivait plus à en prendre. Non, mes pantalons ne sont pas doublés.

Je commençais tranquillement à ne plus sentir mes doigts et j'ai eu presque les larmes aux yeux en voyant arriver mon autobus.

Maintenant, posez-vous la question : qu'est-ce qu'on fait, dans un autobus?
On s'assoit.
Qu'est-ce que ça donne, quand on s'assoit sur un manteau gorgé d'eau?
Ça donne que la seule partie de votre corps qui n'était pas encore trempée, soit votre délicat postérieur, se joint au club.

Je devais avoir l'air aussi misérable que tous les gens qui embarquaient à chaque arrêt, ce qui ne m'a pas empêchée de pogner un fou rire extrêmement déplacé quand un homme s'est assis juste devant moi et a entrepris de tordre son chapeau. C'était juste hilarant : le pauvre gars mettait son chapeau sur la tête, se rendait compte que le chapeau lui dégoûtait sur la tête (et il avait pas long de cheveux sur la tête), alors il l'enlevait à nouveau, le tordait, lui redonnait doucement une forme correcte.... moi, j'ai jugé ça d'un comique achevé. Et j'ai eu beau essayer de le cacher, c'est pas facile d'être subtil, dans un autobus, quand vous êtes à trois pieds de l'objet de votre fou rire.

En plus, ce gars-là prend parfois l'autobus à mon arrêt, le matin. Bref.

Quand, au bout d'une demi-heure passée assise dans une flaque dos, j'ai dû me lever pour descendre de l'autobus et parcourir les 90 mètres qui me séparaient de mon cher appartement, chaud, sec et douillet, j'ai cru que je m'effondrerais dans une flaque de slush avant. Je me suis même ramassée avec de l'eau dans mes bottes - non mais ça fait 3 ans que j'ai ces bottes-là et c'est jamais arrivé !

Le dilemme a été intéressant quand je suis rentrée chez moi, par contre : qu'est-ce que j'enlève en premier : mes bottes, mon manteau ou mes pantalons? Le manteau dégoûte sur mes pantalons, qui dégoûtent sur mes bottes, mais si j'enlève pas mes bottes, je vais tout salir le plancher....

Je sais plus trop en faveur de quelle option j'ai fini par trancher, mais immédiatement après avoir enfilé un pyjama aussi chaud, sec et douillet que mon appartement, j'ai appelé mes parents pour faire pitié. Ça vous donne une idée du point où j'en étais : moi, contrairement à certaines personnes de ma connaissance, j'appelle jamais les gens pour faire pitié.

Heureusement, en arrivant, j'ai trouvé mon colis contenant mon coffret de Tori Amos entre ma porte et ma contre-porte. Je dis heureusement pour deux raisons : d'abord, ça m'a redonné un peu de joie et de bonheur, mais surtout, s'il avait pas été entre ma porte et ma contre-porte, il serait sûrement parti au vent ou avec la marée...

Pour continuer sur une tangente, ce matin, le jeune couple de Gauche qui habitait au troisième déménageait. Jeudi soir, la fille est venue me voir pour me demander d'enlever mon auto du parking ce matin pour qu'ils aient de la place pour leur camion de déménagement. J'ai donc mis mon cadran à 7h ce matin, j'ai attrappé mon manteau, mes bottes et me clefs et je suis sortie en pyjama pour aller mettre mon auto dans la rue avec comme but de retourner me coucher au plus vite.

Ha ! Mais il est tombé de la pluie verglaçante hier, si vous avez bien lu jusqu'ici ! J'ai donc déglacé mon auto à la butch vu que je la déplaçais sur quelques mètres uniquement, je me suis assise dedans pour me rendre compte que ma porte était gelée et refusait de se fermer, j'en ai conclu que j'allais devoir aller me promener un peu dans les environs (une voiture se réchauffe plus vite en roulant), je suis ressortie gratter mon auto de façon décente, mais finalement, ma porte a fini par clancher avant que cette dernière étape ne soit achevée.

Ça m'a encore permis de mesurer la chaleur, la sécheresse et le confort de mon appartement et, surtout, de mon lit, quand je suis revenue me coucher.

Donc, d'ici quelques mois, la Gauche de mon immeuble devrait recevoir un nouveau locataire. Si je suis chanceuse, ce sera le gars en uniforme que je suis sensée marier...!

Friday, December 01, 2006

Tonight I received Tori's A Piano: the Collection and I haven't listened to all of the first CD yet but I can say two things:
1) I know what I'll be listening to next weekend when I drive to Montreal;
2) Upside Down is un-be-lie-va-bly hitting home.
Rob: Actually, yes, I might.

(Why is everyone asking for pics of me lately?)
So I just received an e-mail from the photographer that was present at graduation. They sent me a link, telling me I'd get faster service by ordering online.

I clicked the link, figuring I'd just get to the photographer's website, which yes, I did, but it was actually a link to MY personalized graduation pictures!

I was pretty fucking surprised to unexpectedly see my face looking straight back at me.

So yeah. I have graduation pictures!
Entre David et Goliath, mon coeur balance...


Puisque c'est genre la cinquième putain de fois en ligne et après deux coups de fil de ma part à ce sujet, le foutu service de rémunération s'obstine à envoyer tous mes talons de paie à DraG, j'ai rappelé pour la troisième fois ce matin.

J'avais originalement l'intention de demander à CPTS (Collègue Pas Très Sympathique, que j'ai déjà mentionnée) si elle avait un contact personnel à la rémunération parce que franchement, je croyais que dans ces situations, Goliath était la personne qui réglait tous vos problèmes en une fraction de secondes, mais apparemment, un David, c'est bien utile parfois, quand vous avez besoin d'un contact humain.

Bref, je me suis encore adressé à Goliath parce que c'est beaucoup plus simple présentement - et j'ai appris qu'ils ont la bonne foutue adresse dans leurs dossiers. Sauf que la petite lumière à qui j'ai parlé le mois dernier a pas pensé à modifier l'adresse dans le système de paie. Quant à l'autre lumière d'il y a deux semaines, qui devait entrer dans ce système l'adresse de mon bureau afin que je reçoive mon talon de paie ici, comme tout le monde, eh bien, elle a juste dû pas le faire.

La Goliath d'aujourd'hui devait attendre que sa gestionnaire sorte de réunion pour lui donner l'accès à ma liste de piae pour qu'elle fasse ce changement.
Je lui ai demandé si elle pouvait me promettre que j'aurais plus besoin de rappeler. Elle a dit de ne pas m'en faire.

J'espère qu'elle ne s'attend pas à ce que je l'aie crue...
Oh non ! J'ai oublié mon petit chocolat du 1er décembre !
Screw insomnia...

Thursday, November 30, 2006

Bon, avant de retomber de façon complètement stérile dans le mood général de ma semaine bizarre (alors que j'ai simplement réalisé que la seule conclusion possible est I can't grasp this at all), je vais vous parler de ma journée parfaitement non productive d'aujourd'hui.

C'est la faute de la conseillère, qui m'a donné un texte dont l'échéance est dans un mois. Comment voulez-vous que je fasse autre chose de ma journée que d'envoyer des e-mails à droite et à gauche pour déconner, triper devant les filles du comité social qui accrochent les décorations de Noël (j'ai une guirlande sur mon bureau !) et jaser de timidité et de vieillesse avec mes collègues ?

Vous conviendrez que c'est impossible.

Faudra vraiment que je donne un coup demain, par contre, parce que le nombre de mots que j'ai fait aujourd'hui doit se situer dans la catégorie "humiliant".
Out-of-the-blue thought of the day: Choosing to wear a skirt in the morning can have far many more unexpected consequences that you could possibly imagine.
À propos de gentillesse et de ségrégation


J'en ai à parlé à quelques personnes de vive voix, mais ça vaut la peine que j'écrive sur la ségrégation dont je suis témoin dans mon immeuble à logements.

J'habite dans un six-logis : deux "colonnes" de trois appartements un sur l'autre. Or, nous avons chacun notre entrée privée, ce qui fait qu'on ne se croise jamais dans le hall. De plus, les trois logements de gauche on leur propre entrée de cours (parking) et les trois logements de droite en ont une autre. Il y a donc trois locataires que vous ne croiserez jamais en vous rendant à votre voiture. Encore mieux, la cours arrière est divisée en deux par une haie et chaque partie de cours renferme trois lockers. Par conséquent, vous ne croiserez jamais trois des locataires dans votre cours arrière ou en allant à votre locker.

L'autre semaine, en revenant de l'épicerie, un des locataires de gauche (je suis une locataire de droite) était assis sur son vélo, dans son entrée de cours de gauche. Je suis anti-faire-deux-voyages-de-mon-char-à-mon-appartement-avec-l'épicerie, ce qui veut dire que j'ai l'air plutôt, disons outnumbered quand j'essaie de rentrer mon paquets de sacs d'épicerie. (C'est pour cette raison que je persiste à être anti-écologique et à utiliser des sacs de plastique, parce qu'il est impossible de rentrer tous vos sacs en papier d'une shot.) Surtout que je fais 5 pieds, 100 lbs - donc veut, veut pas, avec mon tas d'épicerie, j'inspire la pitié.
Or, mon locataire de gauche, qui ne m'a saluée que parce que je lui ai fait un signe de tête (j'ignorais la ségrégation de l'immeuble à l'époque), s'est contenté de me regarder tout le long sans bouger et sans offrir son aide.

Mieux, un autre des locataires de gauche se trouvaient sur son balcon le fameux matin où Peanut a démonté mon pneu dessoufflé à la pluie battante. Il nous a regardé sans souffler mot, et sans même répondre à mon signe de tête en guise de bonjour.
Non mais, moi qui croyais être antisociale....

Bref.

Hier soir, quand je suis revenue de l'épicerie et que j'étais en train d'enfiler tous mes sacs autour des mes bras, Voisin a sorti ses poubelles. J'étais tellement concentrée sur ma technique que j'ai fait un saut de la mort quand je l'ai vu. On a commencé à jaser un peu et il s'est mis à m'aider sans même que je lui demande, en fermant ma valise (j'avais déjà tous mes sacs dans les mains à ce moment-là), en ouvrant ma contre-porte (j'adore ce mot, maintenant) et en tenant un sac pendant que je débarrais ma porte.

Plus tard dans la soirée, il est passé chez moi m'offrir une paire de billets pour un petit spectacle de Noël au Casino. Bref, Voisin est vraiment gentil et l'opposition est frappante entre lui et les locataires de gauche.

Dans une ligne de pensée parallèle, j'ai observé un Groupe d'Amis d'Autobus à mon arrêt. Ils sont trois ou quatre et, selon ce que j'ai déduis de leurs conversations, ils se connaissent uniquement par l'intermédiaire de l'arrêt d'autobus. Ce qui est légèrement troublant.

La semaine dernière, l'un d'eux est sorti de chez lui juste au moment où l'autobus arrivait. Il n'y avait que moi à l'arrêt et je lui ai lancé un petit commentaire à ce propos (tiens, Peanut, celle-là, elle était juste pour toi !) avant d'entrer dans l'autobus.
Hier matin, en arrivant à l'arrêt, il m'a dit bonjour.
Ce matin, c'est une des dames du groupe qui, trouvant que je faisais pitié avec mon capuchon, m'a offert de m'abriter avec elle sous son parapluie. Je me suis retrouvée entre cette dame et l'autre gars dans l'autobus (nous sommes pratiquement toujours debouts) et je me suis malgré moi retrouvée mêlée à leur conversation par intermittence.

Je respecte beaucoup les gens de 35 ans avec des enfants, en grande partie parce que je risque de devenir une telle personne moi-même (quoique je vise plus le chum que les enfants), même ceux qui jasent dans l'autobus.
M'imaginer faisant partie d'un tel groupe me donne tout de même un grand choc... Mais bon.

Mon point, c'était qu'il existe des gens sympathiques.
Ils le sont surtout quand votre relation avec eux demeure superficielle, mais bon, sympathiques tout de même. C'est le genre de truc dont j'ai besoin de me rappeler ces temps-ci.

Wednesday, November 29, 2006

I was convinced all this time, your aim was solely to hurt me. So I pushed you away, figuring that was really what you wanted and eventually you'd seize your chance.
Now I know that it wasn't.
I still would've hoped you'd have been aware of how much you'd sadden me with each blow.

I was convinced all this time, you solely were playing me. So I denied you all access, figuring I didn't mind, down the line, and that it was fine as long as I made sure I never allowed you to hurt me.
Now I know that it wasn't me you were playing, and that it wasn't even 100% conscious.
And I wonder - in my neverending quest to protect myself, did I hurt you?

I was convinced all this time that you were going to hurt me again.
And then you opened up and let me in, and although I am not allowing myself to trust you entirely because I can't believe that's at all possible - I was blown away.
And now that you're shutting in again, I'm thinking of what I got a glimpse of, and I think - if it weren't from those hours of freewriting during philosophy class, I'd probably be where you are.

If you make the Snakes & Ladders go away, I promise I can be who I was before.
Back when it was just a game, just a goofy evil plan among many that our crazy minds had fun making up, the line used to pop up in my head.

How did we think it would be satisfying to win on yet another count?
Maybe it would've been at the time. Oh well.

I'll get it out while I can, just because it's time - but what do you know, it's too late as well.

Just so you know - not ever. Not in a million years.
J'oubliais de vous le dire : Mom a obtenu son attestation d'études secondaires. Elle a poché aucun examen, ce qui est très impressionnant de la part d'une femme qui a dû apprendre un paquet de trucs inutiles en deux mois. Elle a eu quelques notes dans les 60%, mais on s'en tape, comme je lui ai rappelé, moi, j'ai obtenu un foutu DEC en sciences, comme ça.

Ce qui me rappelle que ce matin, quand j'étais dans l'autobus et qu'une ambulance nous a dépassé, j'ai eu un énorme flash-back scientifique où mon cerveau m'a pitché un tas de notions dans le désordre - effet Doppler, fronts d'onde et l'illustration explicative dans le Benson de physique optique.
Je lui ai rapidement rappelé de prendre son trou. Ces temps-ci, il devrait plutôt se concentrer sur le fonctionnement du système pénal et sur la phraséologie des documents juridiques.
Il y a des gens qui ont besoin de se faire un budget parce qu'ils veulent des trucs ridicules - style kayak, table de pool, salopes, etc.

Il y en a d'autres qui ont besoin de se faire un budget parce qu'ils n'ont aucun sens de l'argent qu'ils font et qu'ils passent leur temps à réduire leurs dépenses au minimum.

Ça, ça serait moi.

Juste aujourd'hui, j'ai eu une paie et mon remboursement pour mes dépenses de réinstallation et j'ai quand même gratté mes cennes à l'épicerie..
Wednesday Post of Absolutely No Interest Whatsoever: I really need to bring kleenex to work.

Since you so kindly indulged in reading the above note which doesn't affect you in any way, I will give you something that might be slightly interesting to you: the new template is on its way.

Tuesday, November 28, 2006

I'll stare at myself in the mirror and look for something different because on some level I should be changed - but I'm not, I'm the same person and down the line it all feels too much like a fucked up dream.
I hope you don't blame me for not believing you.

But I will admit that I'm not sure who it is that you're lying to first: me, or yourself.
Un truc dont on se rend toujours compte trop tard, c'est qu'une personne qui vient vous voir pour bitcher dans le dos de vos amis communs fait très certainement la même chose dans votre dos avec lesdits amis communs.

Personnellement, je m'en étais toujours douté, mais j'ai l'impression que je suis la seule.
Qui parmi vous savait qu'il y a une différence entre "à nouveau" et "de nouveau" ?

Moi, ça fait depuis le secondaire que je le sais, mais j'avais décidé, jusqu'à ce que j'entreprenne mes études en traduction, que je m'en fichais.

Et à ce jour, si je connais la différence, j'arrive toujours pas à me rappeler lequel veut dire quoi...
Oui !!!

Au bout de UN MOIS ET QUATRE JOURS, j'ai enfin un mot de passe fonctionnel pour ma boîte vocale au bureau !

Soyez nombreux à laisser des messages !

Monday, November 27, 2006

Because I'm amazing like that and because you all have been absolute jerks to me lately and really need to make it up to me - get me this for Christmas and we might reach a compromise.

This is my second first Christmas tree. :)
Si ce n'était pas toi
Ce serait n'importe qui
Si ce n'était pas moi
Ce serait n'importe quoi
Because that was the third Sunday night in a row that I was completely unable to fall asleep, I hereby declare Sunday nights evil and therefore banned.

Thank you.

Sunday, November 26, 2006

Il y a quelques fins de semaine, mes parents sont venus me rendre visite. On est allés faire un tour au Rona (le Rona et le Score's deviennent tranquillement une tradition gatinoise) et je me sentais apparemment plutôt énergumène : après avoir fait rire un couple inconnu en m'insurgeant contre Mom qui m'a fait arrêter en plein milieu du parking pour enlever une cochonnerie après mon manteau alors que j'avais le reste de mes jours pour l'enlever de là et avoir découragé Pa en comentant ses moindres gestes avec le ton de voix d'un narrateur de Découvertes, j'ai saisi un livre de rénovation en décrétant que j'allais au moindre apprendre quelque chose de ce voyage chez Rona. J'ai ouvert le livre à une page au hasard, qui expliquait comment poser une contreporte. J'ai levé le nez vers Mom : "est-ce qu'on sait ce que c'est, une contreporte ?"

Négatif, qu'elle me répond.

Je commence à lire la section, où on explique qu'une contreporte est un genre de petite porte niaiseuse qui va devant la vraie porte - bref, le truc que j'ai chez moi et que j'appelle ma "porte patio" depuis deux mois en négligeant totalement le fait qu'une porte patio est sensé donner sur un patio.

Je referme le livre, toute fière et je rattrappe Pa en lui demandant si on savait que j'avais une contreporte chez moi.
Évidemment, qu'il me répond.

Ça a pété un peu ma bulle, mais bon, ce jour-là, j'ai appris quelque chose au Rona et ce quelque chose m'a permis de pouvoir vous raconter l'histoire de mon calendrier de l'avent (voir plus bas) avec les mots exacts.

Vive le Rona !
I thought I had figured out what I was going to buy for our gift exchange at work - the one that's supposed to cost 10$ and start with the letter L, remember?

The crazy ideas I got were a little too crazy and weird for a professional setting ("Hi, we've known each for two months now, Merry Christmas, here's some lubricant") so I settled for a lava-lamp.

Except that the only lava-lamps I found are either too cheap or too girly so I'm unsure as to what I'm gonna do. I saw a martini lamp which I thought was cool, but I'm not so sure about it either...

Any more thoughts?
So I asembled my second first Christmas tree this afternoon, while speaking on the phone with my parents. It was extremely entertaining to move the armchair from the living room to the home office and find it only fit in the corridor if I put it on the side and to proceed to tipping it only to see and especially feel it fall back down onto the floor exactly where my poor little toes were leading an otherwise happy life.

Did I mention I'm back?

Sinon, j'ai oublié de vous annoncer que ma mère a réussi tous ses examens et a obtenu son attestation d'études secondaires. Pour la féliciter, je lui avais envoyé une carte virtuelle (elle tripe à en envoyer à tout le monde alors quand l'occasion s'y prête, je lui en envoie à elle aussi) en mettant comme musique de fond So Happy Together.
Ma mère a appris hier que ma soeur a décidé d'abandonner le DEC qu'elle avait entrepris, faut de motivation et d'intérêt, ce qui signifie qu'elle risque fort probablement de passer le restant de sa vie à travailler dans une usine. Par conséquent, elle m'a envoyé ce matin une carte virtuelle pour me féliciter d'avoir obtenu mon bac et pour me dire à quel point elle était fière de moi. C'était cute - et ça m'a surtout mise de bonne humeur parce que la chanson qu'elle avait mis en background, c'était New York, New York, ce qui me rappelle que j'ai un énorme besoin de partir en voyage, que Boston serait bien ou alors n'importe quelle ville américaine où je pourrais me procurer le putain de cutex Mustang que je cherche depuis plus d'un an maintenant...
Question-quizz : qui se souvient encore d'où elle est sorti, la fameuse ritournelle "t'es belle, t'es bonne, t'es fine, t'es capable"?

Je me souviens vaguement que c'est parti dans une pub, à la télé. J'ai une vague image d'une fille qui se parlait dans le miroir.

Ya quelqu'un qui sait c'était une pub de quoi ?
Quote du jour qui date de vendredi et qui m'a beacoup amusée :

Quartz : Je lui ai bien dit que ça me dérangeait pas de l'écouter, mais que j'aurais jamais pitié de lui.
M : Ouin, genre, un viaduc pourrait te tomber dessus que j'aurais pas pitié de toi...!
Bizarrement, ma motivation à cleaner mon appartement est significativement moins élevée aujourd'hui. J'ai pas été très productive cet avant-midi puisqu'en m'installant devant la télé avec mon déjeuner, je suis tombée sur le début de Love Story, que j'avais jamais vu. Je me suis dit que c'était le moment !

J'ai lu ce livre-là quand j'étais au secondaire, après avoir découvert la pièce instrumentale dans le tas de partitions que ma mère m'avait ramassées. Comme je l'aimais bien, ma mère avait ressorti son exemplaire du livre des boules à mites et c'est ainsi que Love Story est devenu un de mes nombreux runnings gags tout au long du secondaire et une de mes airs nowhere de prédilection, avec l'air de la sixte majeure que ma professeure de piano m'avait appris.

Bref, tout ça pour dire que j'ai vu le film ce matin, et que maintenant, il est temps que je m'active et que je cleane l'appartement avant d'aller faire quelques commissions si j'en trouve le courage.

Et que c'est presque certain que ce soir, je vais ressortir ma partition de Love Story...

Saturday, November 25, 2006

Parce que si je termine pas ce texte ce soir, je le ferai jamais et que j'aime trop l'idée générale pour le laisser se perdre.

There once was a frame there. A frame with a photograph in it. And it felt like anyone could tell.

The other objects had been moved around and technically, the void had been filled. Sometimes, though, she got the impression that it was still there for everyone to see. It was as if this space had been meant and carved solely for the frame - but it wasn't, no, it wasn't.

Still it felt like no matter how she'd cover it up, any passer-by would know that the frame and the photograph were missing - wrongfully thrown away, burnt to ashes, buried at the foot of the fourth tree from the left - and really belonged there.

At times it felt to her like the concealed void was as clear and visible as the frame had been. Maybe even more so because one could miss the photograph, look at it without truly seeing it - but nobody could ever miss the void.

She had never known if you let objects in a specific position for long enough, space and air settled around them.

A few weeks ago this would have ended here, but if I may add -

Unless, down the line, the photograph and the void never were separate, distinct concepts.
This is to expand on my new poll above.

At some point last summer, the hot topic became exactly that: what would you do if you were granted a day that you could spend doing whatever it is that you want and not have to face the consequences of your actions?

It was gathered that for the most part, women 30 and over would spend that day eating ice cream or fries or whatever that had a lot of sugar and/or saturated fats in it. Which is, well, sad.

Women 30 and under, for the most part, as it turns out, planned to spend that day engaging in sexual activities with someone(s) other than their significant other or someone(s) whom they lacked the nerve to inform that they'd like as a significant other.

Men, on their part, mostly wished to turn that day into a live version of Grand Theft Auto: shoot people, rob banks, etc.

As for me, my first idea involved murder. However, after analysis, it was deducted that if our actions had no consequences, it meant my victim would still be alive the next day, so it would be pointless to commit the murder in the first place. So I needed to find another idea, but I never did and I'm still trying to find one.

Anyways, I thought this would be an interesting poll.
A. I waited 20 minutes in line at Canadian Tire but it was worth as it's gotten me a new coffeemaker. I plugged it immediately and set the clock so if I drop the damn coffeepot on the floor again, at least I'll have actually done something with the thing before.
B. While I was there, I also got myself a Christmas tree along with a few ornaments. The fun things about this is this is my second first Christmas tree.
C. En allant chercher ma cafetière dans les rayons, j'ai vu que les moules en silicone étaient en spécial. J'ai donc été obligé de m'en procurer deux. J'avais pas le choix !
D. Today I really need to clean up the mess this appartment has become. I begun doing so this morning and there's already a good difference. I still have empty boxes in the kitchen that have been waiting for me to put them away in the locker. I also need to unpack my CD's and DVD's. I have one box filled with thing-a-ma-dings to unpack. I also have three boxes filled with books that are yet unpacked, but I still don't have anywhere to put them, so those are gonna have to wait some more. But generally, I've been here for almost two months now and maybe it's time it started to show.
Bizarrement, j'ai comme de la difficulté à trouver la motivation de partir de chez moi pour aller faire la file au service à la clientèle de Canadian Tire pour aller échanger ma cafetière...
D'accord, j'arrête ça ici. Fuck la semaine bizarre. Je suis en train de faire beaucoup trop de drame avec ça pour ce que ça vaut et ce que ça implique de mon côté.

Je suis la même personne. Je n'ai pas changé à cause de ça.

Je n'ai pas besoin de chercher de réponse psychologique et compliquée à la simple question "pourquoi?". Parce que, c'est tout, merde. Pas besoin de chercher plus loin.

Dans Ally McBeal, Billy se fâchait contre Tracy en s'écriant: "How dare you trivialize this?"
Tracy lui répondait que tout son problème à lui était justement que ses principes moraux le poussaient à accorder une importance démesurée à des trucs qui n'en avaient pas.

Au fond, tout est clair. J'ai appris et compris un bon paquet de trucs inattendus cette semaine mais là, ma vie continue. Comme si de rien n'était.

Alors voilà : je suis de retour !

Friday, November 24, 2006

The one conclusion I have come to is if this has to mean I'm poisonous too, it's fine with me.
I don't understand. I don't understand. I don't understand.

The present isn't all that hard to face, actually, except that the new light it sheds on the past is sure as hell unsettling to me and damn it, I don't understand. I don't understand. I don't understand.

I am not hooked on what people have recently seemed to feel I am hooked on. It's absolutely unbelievable how certain people become of your actual thoughts when they do their fucking best to remain miles away. I am not hooked, I am free and this is probably the one thing I am sure of right now.

I don't understand. I don't understand. I don't understand.

Where have I been?
Si je veux demeurer saine d'esprit, il faudrait bien que ma semaine bizarre s'achève ici.

J'ai tenté de revenir à la base en sortant de l'autobus ce soir. Du genre : j'habite en Outaouais. Je travaille à Ottawa. Ça n'a pas été un succès, malheureusement, c'est un autre truc fort éloigné de tout ce que j'aurais pu imaginer. Ça n'aide pas, c'est trop irréaliste. Si j'arrive pas à assimiler ma propre identité, je vois mal comment assimiler les trucs déstabilisants qui m'arrivent...

Je vais donc commencer encore plus par la basse.

Je m'appelle Quartz, j'ai 23 ans et j'existe.

Si vous avez des trucs à proposer pour enchaîner, ne vous gênez pas.

Moi qui ai toujours pensé que Descartes était un imbécile d'avoir tout renié ses acquis pour arriver à la certitude je-pense-donc-je-suis...
Jodie wears a hat although it hasn't rained for six days
She says a girl needs a gun these days
Hey, on account of those rattlesnakes
On account of those rattlesnakes
She looks like Eve Marie Saint
On the waterfront
She reads Simone de Beauvoir
In her american circumstance
She's less than sure if her heart has come to stay in San Jose
And her neverborn child haunts her now
As she speeds down the freeway
As she tries her luck with the traffic police
Out of boredom more than spite
She never finds no trouble, she tries too hard
She's oblivious despite herself
She looks like Eve Marie Saint
On the waterfront, she says
All she needs is therapy
All you need is love is all you need
Jodie never sleeps 'cause there are always needles in the hay
She says a girl needs a gun these days
Hey, on account of the rattlesnakes
Hey, on account of the rattlesnakes
She looks like Eve Marie Saint
On the waterfront
She reads Simone de Beauvoir
In her american circumstance
Her heart's like crazy paving
Upside down and back to front, she says
Oh, it's so hard to love when
Love was your great disappointment
On account of those rattlesnakes
She says a girl needs a gun these days
She says a girl needs a gun these days
Hey, on account of the rattlesnakes
Hey, on account of those rattlesnakes

Thursday, November 23, 2006

Note to self: need to change contacts.
Did I mention I got my coffeemaker over the weekend?

I did.

Do you know the first thing I did with it?

I cleaned the coffeepot with the rest of my dishes and threw I fucking dropped it onto the floor and broke it.

So now I have to wait until my mom (who paid for it) sends me the receipt so that I can be a bitch and bring it back to Canadian Tire, claiming it was broken when I got it.

Which means that I still don't have coffee.

Wednesday, November 22, 2006

Dimanche soir, j'ai survolé mon exemplaire de Marie-Hélène au mois de mars, ma lecture-culte d'auto-induction de déprime.

Et cette fois, c'était différent.

C'est un livre excellent qui raconte une histoire d'amour (vécue) qui s'entrecroise avec la dépression nerveuse du personnage principal. C'est dur, ça frappe, c'est fucké - et j'adore ça.

Pour la première fois, dimanche soir, j'ai focussé sur l'histoire d'amour au lieu de la considérer uniquement comme un fond à la douleur et à la panique décrites par l'auteur. Et pour la première fois, j'ai été capable de garder une distance par rapport à ces descriptions, justement.

Et même que la plupart des passages que j'avais soulignés en orange parce que je trouvais qu'ils mettaient vraiment trop dans le mille, ceux-là m'ont à peine touchée.

C'est un peu de ça que je parlais quand j'ai dit que certains trucs arrivent par eux-mêmes.

Un petit deuil.

Tuesday, November 21, 2006

Life. Don't talk to me about life!
(The Hitchiker's Guide to the Galaxy)

It is sad but so is life, really.

People hurt you. People are deceitful. People are selfish. People walk away. People always mean to be better, but they never are.

Life is a cycle and it goes round and round, it doesn't ever bring anything new.

You just remember that.
One day you see a strange little girl look at you
One day you see a strange little girl feeling blue
She'd run to the town one day
Leaving home and her country fair
Just beware
When you're there
Strange little girl
She didn't know how to live in a town that was rough
It didn't take long before she knew she'd had enough
Walking home in her wrapped up world
She survived but she’s feeling old
'cause she found
All things cold
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should be going
I know you really should
I know you really should
I know, I know you really should
One day you see a strange little girl look at you
One day you see a strange little girl feeling blue
Walking home in her wrapped up world
She survived but she's feeling old
'cause she'd found all things cold
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should
You really should
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should
You really should
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should
You really should be going
Call me evil
Call me tide is on your side
Anything that you want


J'ai toujours préféré les insultes aux compliments. C'est plus facile à dealer parce que ça me touche pas, les insultes. Ça me touche uniquement quand j'ai besoin de me faire donner des coups.

Les compliments, c'est une autre histoire. Ça déstabilise, ça surprend, ça touche. C'est un concept abstrait aux contours flous donc on n'arrive pas à bien le saisir.

Parfois, dans certaine situations, je préférerais carrément qu'on m'utilise ou qu'on me mente plutôt qu'on m'apprécie. Me semble que ça serait plus facile à prendre. Plus facile à classer.
Un nouveau gagnant dans la catégorie fin-de-semaine/semaine la plus câlissement bizarre : celle qui a commencé le 17, soit vendredi.

Phrase dite la plus souvent depuis : "esti que je comprends pas."

Élément nouveau : vendredi soir, j'ai ramené mes souliers propres chez moi parce que j'avais l'intention de les porter avec une jupe pour ma graduation. J'ai changé d'idée avant de partir de chez moi, alors je les ai laissé là.
Ce matin, je me lève et je cherche mes souliers partout. Vraiment partout. J'ai même vérifié dans le four et dans le garde-manger, sous mon lit et sous mes sofas. Introuvables.
Totalement déstabilisée, j'arrive au bureau et qu'est-ce que j'aperçois ?

Mes souliers.

Esti que je comprends pas.

Monday, November 20, 2006

Fuck. I just lost a long post I really fucking liked and Blogger's feature that's supposed to give it back to me won't do it.

Damn it.
En revenant chez moi, ce soir, j'ai trouvé un calendrier de l'avent entre ma contre-porte et ma porte.

D'accord, là, je viens de faire une joke de Rona. Je suis pathétique.

Avec une petite note de mon voisin, celui de qui je garde régulièrement le chat : il m'a acheté ça en remerciement ! Ça m'a fait super plaisir, je ne m'y attendais vraiment pas.

Attendez, ça veut dire que j'ai une relation saine avec mon voisin ? Yes ! Je suis bien partie !!!
I. Relationships can actually be patched.
La cérémonie de graduation était super bien. Surtout parce que j'étais allée d'abord pour voir les gens avec qui j'avais étudié et que j'ai passé le temps avec trois filles du bac très sympathiques. Je m'entends mieux avec les gars ces temps-ci (...), mais putain que c'est pratique, des amies de fille, parfois.

Bref. J'étais allée dans un but social, donc, et j'ai été extrêmement traumatisée de me faire féliciter par autant de personnes qui semblaient donc être fiers de moi. Comme tout le personnel de l'université, la photographe et mon père. Quoi ? Fiers ? Ah oui, c'est vrai, j'oubliais, je suis ici pour recevoir mon bac... Ma vie a tellement été revirée à l'envers pendant ce foutu bac-là qu'il ne me semble plus qu'une toile de fond.

Après la cérémonie, j'ai couraillé un peu partout à Montréal, allant de flash-back en flash-back et j'ai fini par partir vraiment trop tard et j'ai eu le bonheur de pogner du traffic sur la 20. C'était pas trop mal, heureusement, et ça m'a permis de réaliser qu'en quelque part, récemment, j'ai appris à conduire à Montréal sans m'énerver. Le traffic ne me stresse plus. Le stationnement, oui. Si le stationnement était aussi magique à Montréal qu'en banlieue, il y en n'aurait pas, de problèmes.

Cette journée de couraillage m'a permis de me rendre compte que j'ai vraiment bien fait de choisir une job de bureau, où on vient tellement tanné d'être devant son ordi qu'on est bien heureux d'aller diner. Aujourd'hui, j'avais tellement de trucs à faire que je pognais les nerfs après mon estomac dès qu'il se mettait à crier parce que j'étais occupée et que j'avais mieux à faire que le nourrir.
Luckily, this time around, I only was at a loss for words for 48 hours. Or sort of. My words have begun coming back to me this morning - not exactly those I had been waiting for, but others that come from a tangent. Which is good enough for me. I'm getting good at this. Maybe in a few lightyears I'll have learned to deal using tools other than self-destruction. Not that it would be something that I'm trying to achieve - but it's the kind of thing that could very well happen on its own. Anyways. Tangent, I said?

So two hours and a half is a long time. There it is, the product of that last drive (if I can remember all of it):

A. A small piece on life, which should start with a quote from Marvin, oddly enough, to be posted shortly;
B. I find too many questions for too little answers, and the ratio is beginning to make me think maybe it's not worth bothering with after all;
C. You wouldn't believe the unhealthy relationships I keep. No, I mean, really, you might think you would, but trust me, you. have. no. idea. I need healthy relationships. If you have one for sale, contact me via comments or guestbook;
D. Digging up things you had intentionally pushed at the back of your mind for a few hundred years is pretty disorienting. Comparing it to what you had replaced them with as well;
E. Une remise en question du même style que celle inspirée, le temps d'un après-midi, par le légendaire Manu, à la puissance trois;
F. A few what-if's I never saw coming and the possibility of a scary future;
G. I trust that I am in for a lot of name-calling and I could just bet they're gonna start with "young and stupid"(!);
H. Thank god for the other end of the world.

Sunday, November 19, 2006

Hier, ça a fait exactement un an que je suis célibataire.

Le plus drôle, c'est que je ne m'en suis rendue compte que tard dans la soirée, et que ça m'a absolument rien fait. Mis à part que j'ai apprécié l'ironie du fait que j'étais en train de passer cette journée-là avec mon ex. Mais bon. Faut dire que j'avais d'autres choses en tête. Et que j'ai passé la journée entière à plus trop savoir où j'étais exactement. J'avais constamment l'impression d'être en Outaouais, je sais pas trop pourquoi. Ça doit être signe que je commence à être adaptée/assimilée.
Take a walk down Memory Lane with me
Past a watermelon stand on the way
Thinking I had everything we’d need
On Martha’s Foolish Ginger
You were late
How could I forget
What you said, the part about that
Love taking over your life
Was not in your plan
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
Through the cliffs
Out of the Bay I went
From the starboard side
I could block my visions and my passions
They keep me awake
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
A familiar voice
“Hi, surprise
I’ve been searching trying to find you”
I couldn’t speak
My hands reached for Martha’s Foolish Ginger
We talked until the moon came up
About how life without love
Isn’t worth very much
Then I played this song
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
What I would have done
“Memories that we have yet” you said
“To make like our Burning Bed”
Love, don’t mistake that it wasn’t safe
On Martha’s Foolish Ginger¯