Tuesday, October 31, 2006

God the length of this Wikipedia article is disturbing. I guess, coming from a francophone environment, it is normal I never knew it went further than the first three bases. But really.
The entertaining thing of working not far from the Parliament is there's constantly people protesting against something in front of it or handing out pamphlets.
This morning, I actually smiled and accepted the pamphlet this guy handed to me purely because he said "Bon matin, madame" and any guy addressing me in French on the Ontario side deserves some consideration.

Sinon, je suis allée m'acheter un billet d'autobus au dépanneur hier soir. Le commis m'a prise par surprise en me demandant si je voulais un billet adulte ou étudiant : j'ai quand même 23 ans, ça fait deux bonnes années que je n'ai plus droit au tarif réduit... Dernièrement, les gens sur la rue se sont mis à m'appeler "Madame" et à me vouvoyer.
Cependant, en sortant du dépanneur, j'ai réalisé que j'allais vraiment être devenue une adulte quand les commis de dépanneur arrêteraient de m'offrir le tarif étudiant.

Monday, October 30, 2006

It's funny, because your screwing me over has allowed for your deepest fear to materialize right in front of my eyes.

It's a good thing you're not here to watch anymore, that way your innocence is safe and you'll never have to be afraid because I'll be keeping your fear with me. But not to spare you, no.

It's also a good thing you're not a friend. And it's a good thing I'm not led by moral principles anymore.

You thought you were messing with me, but now I can see you really were messing with yourself. You hit me so hard, but when you wake up and get hit straight in the face by the very swing you took, the force of the shock will have increased tenfold.

That's just how it goes.
Je l'ai déjà dit : je n'écris plus vraiment. Ce que je veux dire par là, c'est que je ne cours plus après l'inspiration, j'attends simplement qu'elle passe me voir. Et elle passe toujours.

Généralement, ça commence avec une phrase, ou même un bout de phrase seulement. Une idée. Qui arrive toute seule. Et c'est ensuite à moi de travailler pour y ajouter du poids et l'entourer d'autres éléments de contenu. C'est pas toujours facile, et ça ne se fait pas nécessairement au moment où je voudrais.

J'ai fait le ménage des tas de papiers que j'ai accumulé pendant ma formation, plus tôt. Je suis tombée sur un bout de papier sur lequel j'avais essayé d'élaborer sur une idée qui m'est venue il y a déjà plusieurs semaines. Ça a donné trois phrases et demi et une rature.

Ce qu'il y a de triste, c'est que je ne ressens plus vraiment les émotions que j'avais décidé de couler dans ce texte-là. Je voulais l'avancer quand je me suis installée à l'ordinateur, mais j'y arrive pas, parce que les émotions n'y sont plus.

Ça prendra sans doute encore plusieurs jours avant que j'arrive à m'y replonger suffisamment pour le terminer, mais je sais déjà qu'il ne sera pas aussi bien que si je l'avais écrit avant. D'un autre côté, si je l'ai pas écrit avant, c'est pas uniquement par manque de temps, mais aussi parce que je n'y arrivais pas.

Enfin. Le premier des deux textes qui me flottent dans la tête présentement parlent d'un cadre. Le deuxième, d'un escalier. On verra quand ils sortiront.
Parce que j'étais debout, dans l'autobus, ce matin, ce qui m'empêchait de lire, j'ai recommencé à réfléchir à l'épineux problème de traduction que pose le fameux what's-so-unpleasant-about-being-drunk-you-ask-a-glass-of-water de mon livre.

Finalement, ça avait l'air compliqué, mais ça ne l'était pas tant que ça puisque j'ai même pas mis 10 minutes à trouver une traduction très honnête, du genre :
- C'est très désagréable, un peu comme boire un verre
- Qu'y a-t-il de si désagréable de boire un verre ?
- Demande à un verre d'eau.

Tant pis.
Mais bonne journée tout de même.

Sunday, October 29, 2006

Finalement, j'ai appris ce qui était arrivé à mon chèque de paie : c'est DraG qui l'a reçu chez lui. Pour une raison très obscure, le service de rémunération a envoyé ma paie à l'adresse où j'habitais au moment de mon stage l'an dernier.

En plus, Peanut a reçu un maigre chèque pour de la traduction que j'avais fait pour un ami pas très fiable de DraG en novembre ou décembre dernier et pour laquelle j'attendais toujours ma paie !

L'argent rentre, donc. Pas très rapidement, mais c'est mieux que rien !
En fin de semaine, j'ai eu de la visite. Cette visite a malheureusement refusé d'être identifiée sur mon blog, ce qui lance le programme quartzien de protection des témoins, que je transforme en simili exercice de style - vous verrez bien.

Ainsi, j'ai appris deux trucs en fin de semaine :

D'abord, une bouteille de vin, même pas très bonne en bout de ligne parfois, c'est vraiment une bonne amie. Parfois, de l'alcool, c'est vraiment tout ce que ça prend pour passer une belle soirée. Je suis consciente que j'ai raconté des trucs que je croyais pas que je raconterais un jour et mon/mes invité(e)(s) (voilà ce dont je parlais plus haut) m'ont aussi dit des trucs qu'il(s)/elle(s) avaient tu jusqu'à ce moment-là. Ça a donc été vraiment très intéressant comme conversation(s), elle(s) m'a/ont d'ailleurs inspirée une ligne autour de laquelle je compte construire mon prochain travail d'écriture.

Ensuite, faire poser des pneus d'hiver, c'est franchement pas chose facile.
Vendredi dernier, après avoir fait quelques coups de fil, Lift m'a envoyé un e-mail pour m'informer que Canadian Tire (où je lui avais confié que je pensais aller pour mes pneus) ne prenaient pas de rendez-vous et étaient ouverts toute la fin de semaine. Par conséquent, samedi à 11h15, j'étais là, prête à faire changer mes pneus - mais toute la région avait eu la même idée et déjà à cette heure, ils n'avaient plus de place. On m'a par contre informé qu'ils ouvraient à 7h et j'ai convenu avec mon/mes invité(e)(s) qu'on se lèverait à 6h le lendemain, histoire d'être là dès l'ouverture.

Ce que nous avons fait. Dès 6h40, nous étions dans ma Tweenie, stationnés(es) devant le Canadian Tire... et à 6h55, j'ai pogné un énorme fou rire.
"Quoi ?" m'a-t-on demandé, sans comprendre.
"Oh, non."
"Quoi ? Ils ouvrent pas à 7h, c'est ça ? Ils ouvrent à 10, genre ?"
"Oh, non, je peux vraiment pas avouer ça..."
"Mais qu'est-ce qu'il y a ?"
"On a oublié qu'on reculait l'heure, cette nuit."

Il était donc même pas 6h. À mon sens, c'était de loin le truc le plus marrant de la planète. Faut dire que 6 heures de sommeil après un bon coup de vin, c'est pas extrêmement réparateur. Enfin.

Nous sommes donc retournés(es) à l'appart' déjeuner. Pendant ce temps, mon voisin du haut qui, apparemment, conduit des autobus voyageurs et qui était parti pour la fin de semaine, est revenu rapidement chez lui prendre une douche. Le problème, c'est qu'il était revenu en autobus voyageur, qu'il avait stationné devant l'entrée de ma cours, ce qui m'empêchait de sortir. J'en étais à me demander comment j'allais m'y prendre pour garder mon sérieux en allant demander à mon voisin de s'il-vous-plaît déplacer son autobus pour que je puisse sortir de la cours quand, heureusement, il est venu me remercier de m'être occupé de son chat pendant son absence, juste avant de repartir.

Donc, à 7h, nous étions au Canadian Tire, à 8h, de retour chez moi, dans notre pyjama, à nous recoucher, à 10h40, à nous faire réveiller par le coup de fil de Canadian Tire qui m'avertissait que ma voiture était prête et à 11h30, vingt-cinq heures (justement parce qu'on a reculé l'heure) plus tard que prévu, la saga des pneus était terminée.
Notes to self - faire de la salade de pâtes pour passer les légumes que je suis sur le point de perdre; aller m'acheter un billet d'autobus.
D'accord, je vais élaborer sur ce sujet dans un post différent plutôt que dans les commentaires puisque je pense en avoir quand même pas mal à ajouter.

Peut-être bien qu'embrasser quelqu'un peut entrer dans la catégorie "activité sexuelle". Sûrement que si j'avais juste lu ça dans une phrase, comme ça, dans un texte, j'aurais juste tiqué un peu et je me serais pas posé plus de questions. Dans le texte en question, cependant, le "baiser prolongé avec la bouche ouverte" est listé juste à côté de "intercourse" et "oral sex".

Je prends une interlude pour me demander quels nouveaux mots-clefs vont maintenant amener leurs auteurs sur mon blog.

Reste tout de même que si je laisse un gars m'embrasser, ça veut pas nécessairement dire que je vais le laisser coucher avec moi, sur le moment ou plus tard. Et puis parfois, c'est le fun de juste s'embrasser sans que ça mène à autre chose - même si c'est sans doute une attitude de fille, j'en conviens. Mais, surtout, ya des gars que j'ai déjà eu envie d'embrasser tout en me disant que je ne coucherais pas avec eux. Donc, de voir "baiser prolongé" traité comme une déclinaison de "sexe oral" ou d'une "relation complète", ça m'a troublée.

Maintenant, je vais essayer d'expliquer ce qui m'a vraiment déstabilisée là-dedans - parce que ça paraît pas, mais ça a parti de sérieux débats dans ma tête, ce truc-là.

De mon point de vue, le baiser est le début de tout. Par exemple, disons que j'ai un ami de gars qui vient chez moi écouter un film. Ça ne veut rien dire du tout. Mais si un jour, on s'embrasse et que le soir, il vient chez moi écouter un film, alors là, oui, ça voudra dire quelque chose, le contexte sera plus le même : je dirai que oui, il s'est passé quelque chose avec ce gars-là. Par conséquent, mon principal argument, quand venait le temps de convaincre les gens ou moi-même qu'il ne s'était jamais vraiment passé quoi que ce soit entre moi et certains gars, c'était généralement : "bah, c'est rien du tout, on s'est même pas embrassés."

Je me dis maintenant que dans le cas contraire, l'argument "bah, c'est rien du tout, on s'est seulement embrassés" doit être jouable également, mais bon, je m'en suis jamais servi alors je sais pas trop.

Donc présentement je me retrouve à ré-évaluer tout ce que j'ai déjà fait avec certains gars que je n'ai pas embrassés ! On a tous été dans une situation il-manquait-pas-grand-chose-pour-que, mais c'en est resté là et on est revenu chez nous en se disant que le peu qui s'était passé ne comptait pas vraiment.

Et là, soudainement, vendredi après-midi, on m'a pitché en pleine face que oui, ça comptait ! Pas que je regrette ou quoi que ce soit, pas du tout, mais ça donne un coup pareil...

Friday, October 27, 2006

In the light of something I'm working on, here - how many of you, like myself, did NOT consider french kissing a "sexual activity"?

I mean, this sheds a new light on everything and I'm thinking I might've been involved in sexual activities with more people than I thought I had...
Note to self: must not forget to go buy monthly bus pass this weekend.

Sur une note nostalgique, qui se souvient des petits lapins qu'on faisait avec nos gants magiques, au primaire ?
Eh bien, ya une des traductrices qui nous en a fait, cet après-midi !
Note to self: bring hand cream and lip balm at work.
And potentially some interesting posters to decorate my office.
The week went by very fast, so fast I was extremely surprised yesterday to realize today was going to be Friday, ie the last day of the week.

But seeing how extremely tired I've been feeling in the last two days convinces me I dearly need a coffeemaker. Or money to buy a coffee somewhere. Or a cup to bring at work so I can use the coffeemaker in the kitchenette. I'll probably start with the cup as lord knows when I'll be getting my first paycheck now. I received my Hydro bill yesterday, so that's the third bill awaiting payment on the corner of my desk at home...

Thursday, October 26, 2006

Did you know there's a city called "Flushing" somewhere in the USA?

I didn't. But I think this is very funny.
J'ai jamais particulièrement aimé Montréal. C'est pour ça que j'avais choisi d'habiter en banlieue. Ça faisait bien mon affaire, j'étais à quelques minutes du pont, dans un endroit où on pouvait circuler sans se faire klaxonner, où on pouvait se stationner sans problèmes et où les gens n'étaient pas constamment morts de stress. Je suis une fille de ville, mais ya toujours ben des limites.

En marchant jusqu'à mon arrêt d'autobus en sortant du boulot (et en me disant que merde, les coins de rue rallongent au fur et à mesure que la température descend), j'ai commencé à faire une liste de ce qu'il y avait de bien, à Montréal.

À commencer par un métro. Chauffé. Et une ville souterraine. Qui faisait en sorte que vous n'aviez pas nécessairement à sortir dehors pour aller diner, faire des commissions ou retourner chez vous. Vraiment, c'était merveilleux. Et puis des salles de spectacle. D'accord, il y en a à Ottawa. Mais comme le parking coûte les yeux de la tête, il vous reste qu'à y aller en autobus. Qui veut prendre l'autobus pour aller voir un show ? Vous reste qu'à payer le parking. Le parking public près de l'immeuble où je travaille demande 17$ par jour...

Mais bon, ya également des points où Ottawa plante Montréal. Le traffic, pour commencer. Le pont était pratiquement vide à 4h cet après-midi. Puis les conducteurs. Conduire à Ottawa, même quand vous savez où vous vous en allez, c'est pas dangereux. Personne m'a encore fait de fuck you, ni klaxonnée. Et les piétons ne traversent pas la rue aux lumières rouges.

Ya également des points où Ottawa et Montréal sont nez à nez. D'accord, le Parlement, ça sonne bien (mais c'est là que j'attends mon autobus alors j'en suis déjà blasée), mais un petit touriste chinois qui se fait poser par un autre touriste chinois, que ce soit devant le Parlement ou devant une statue du Vieux-Montréal, c'est pas mal du pareil au même. De plus, au centre-ville de Montréal, vous risquez fort de vous faire accueillir en anglais dans la majorité des lieux publics. À Ottawa aussi...!
Ce n'est que lundi après-midi que j'ai vraiment commencé à travailler. Ça a été rof sur le coup puisque ça faisait depuis le mois d'avril que je n'avais pas traduit. Veut, veut pas, après une pause de ce genre, on est rouillé un peu. Ce qui fait que bon, je me suis cassée la tête sur ma première traduction et que je rame encore un peu. Heureusement, ça va en s'améliorant et j'en ai eu la preuve ce soir, dans le bus.

Quand j'étais en stage au militaire, l'an dernier, on avait eu une discussion entre traducteurs, quant à savoir si on préférait lire un livre dans sa version originale anglais ou la traduction française.

Personnellement, moi, je préfère lire en français parce que bon, je le lis mieux, c'est ma langue maternelle et puis ce n'est que très rarement que je tombe sur une traduction horrible au point de me faire grimacer. Évidemment, une oeuvre est toujours meilleure dans sa version originale, qu'elle soit en français, anglais ou tékinawaïen.

Certains traducteurs préféraient lire en anglais pour ne pas souffrir devant les mauvaises traductions. Mais, à ma grande surprise, certains autres traducteurs préféraient lire en français parce qu'ils étaient incapables de suivre un livre en anglais, étant donné qu'ils n'arrêtaient pas de se demander comment ils traduiraient telle et telle tournure. J'avais été très étonnée puisque moi, quand je lis de l'anglais en dehors du bureau, la fonction "traduction" est totalement à off.

J'ai recommencé à lire ma saga du Hitchiker's Guide to the Galaxy récemment et j'ai lu le passage suivant dans l'autobus cet après-midi:
- It's unpleasantly like being drunk.
- What's so unpleasant about being drunk?
- You ask a glass of water.

J'ai relu ce passage pour bien apprécier la ligne... et tout de suite après, j'ai commencé à me demander comment ça avait été rendu dans la version française et comment je traduirais ça.

Oui, je crois que non seulement je commence à me dérouiller, mais j'approche de l'état mental d'un traducteur de longue date.
À ma job, j'ai un syndicat. J'ai jamais été syndiquée de ma vie, en partie parce que j'avais des petits boulots merdiques d'étudiante et en partie parce que je tripe pas sur les syndicats. Je trouve qu'au Québec, on a la fâcheuse tendance à tout vouloir sur un plateau sans rien faire pour. Mais bon.

Évidemment, à ma nouvelle job, ya un syndicat. Et comme je suis obligée de payer la cotisation, que je choisisse ou non d'en faire partie, je me suis dit que j'étais aussi bien d'en faire partie et d'avoir la possibilité de faire la grève un jour.

Et c'est ce soir, oh. my. god., que j'ai reçu ma carte syndicale avec mon nom dessus.
I am aware that the participation level of my readers to this blog is pretty low, but I thought this might inspire you.

We will be exchanging gifts at work and the rule is the gifts need to be worth 10$ and begin with the letter "L".

I plan on getting something surprising, but anywho, what do you suggest? The crazier, the better...
More troubling facts:
1. Sur les quatre nouveaux, seuls deux ont reçu leur chèque de paye hier. L'adjointe n'a pas reçu le mien, ni celui de Lift (qui n'est plus mon lift, mais pour qui je ne vois pas la nécessité d'un surnom de blog). Je suis subitement démotivée et très inquiète - que vais-je dire à mes deux comptes qui attendent sur le coin de mon bureau que je les paie ?
2. When I came back to my cubicle after lunch, my cell phone, which I keep next to my screen, had been hidden behind it. Which is something I had been thinking about doing but I'm pretty sure I didn't. Question is: who walked into my cubicle to hide my cell phone, when was it and did they do it to scare the hell out of me or to be nice and prevent robbery? And do they intend on telling me about it?
I so, so need coffee right now.

But I don't have a cup to pour it into.

And I'm also totally broke. And whoever was supposed to give me my first paycheck yesterday didn't.

This is certainly a conspiracy.
Quand j'habitais chez mes parents, je chopais au minimum trois rhumes par année. C'était immanquable.

Quand j'ai déménagé, j'ai soudainement arrêté d'être malade et j'ai même remporté la bataille du je-suis-jamais-malade contre Peanut.

Quand j'ai quitté l'appartement que je partageais avec Peanut, je lui ai laissé les deux petites bouteilles de sirop que j'avais achetée parce que, justement, j'étais jamais malade et que je voyais pas l'intérêt de traîner du sirop qui allait passer date avant que je pogne un rhume.

Quelle est la première chose que je trouve à faire en arrivant ici ?

Bon, j'ai pas encore of-fi-ci-el-le-ment le rhume, mais ça fait deux jours que j'ai mal à la gorge. Bordel...

Wednesday, October 25, 2006

Traductrice : Une table de cuisine ne fait pas partie des éléments obligatoires, au gouvernement.
Quartz : Ayoye. C'est vraiment troublant.
Recrue : C'est normal, Quartz, t'es toujours troublée.

Moins de deux semaines et je suis déjà découverte...
Je fais une recherche dans ma base de données - je cherche "comfort level". Juste en-dessous, j'aperçois "comfort lover". Je suis un peu troublée.

Je clique dessus et j'obtiens la traduction "personne adorant le confort".

Ah.

C'est vraiment pas dans ce sens-là que je l'avais pris à la première lecture, moi...

Tuesday, October 24, 2006

On ne réalise pas toujours à quel point c'est important, une certaine routine, dans la vie.

Moi, présentement, j'en suis à essayer de m'en créer et je pédale vraiment beaucoup.

J'y arrive pas du tout pour le moment et le résultat, c'est que je cours, je cours, je cours tout le temps - mais j'arrive nulle part. Bon, ya bien certains éléments que j'ai réussi à fixer, mais ils sont très minoritaires.

Le truc, c'est qu'il n'y a plus de routine nulle part, présentement : nouvel appart', nouveaux voisins, nouveaux amis, nouvelle ville, nouveau centre d'achat, nouvelle épicerie, nouveau boulot, dans une autre nouvelle ville, nouveau réseau d'autobus, nouveaux trajets d'autobus à apprendre par coeur... La liste est infinie. Une nouvelle vie du tout au tout.

C'est pas mal et je vais finir par y arriver, mais je sais pas dans quel état. J'essaie de suivre, mais ya des morceaux que j'échappe, que je rattrappe et j'essaie de décider lesquels je peux laisser tomber, finalement. Qu'est-ce qui aura le moins de conséquences ?

Je m'approche de plus en plus du noir, je sais pas jusqu'où je vais aller et j'ai même pas le temps d'y penser, mais je m'en fais pas trop puisque jusqu'à maintenant, j'ai toujours réussi à revenir.

Ce qui n'empêche pas que tout à l'heure, en sentant revenir toutes ces impressions familières, je me suis fait la réflexion que ça n'avait au fond pas pris tant de temps que ça, à peine un mois.
Le truc le plus troublant, ici, c'est que lorsque j'embarque dans mon autobus le matin, je salue mon chauffeur en français et quand j'en sors 20 minutes plus tard, tout le monde sur la rue, autour de moi, parle en anglais.

Pour cette raison, non seulement je dois faire mon message de boîte vocale bilingue, mais je dois commencer par l'anglais.

Je traumatise.
Oh oui, j'ai bien Blogger à mon poste ! J'ai pas l'intention de blogger souvent du bureau, mais c'est bon à savoir...!

Pour le moment, je tiens à dire que je pige absolument rien de ce que je traduis...

Monday, October 23, 2006

Yes, yes, yes!

This is what can be read on my university transcript: COMPLETED PROGRAM.
And: DEGREE CONFERRED WITH DISTINCTION.

Ain't nobody gonna stop me from taking over the world.
As far as I can remember - because I am now aware that I missed the best part of the beginning of the play - there wasn't ever an offer on your part. And barely any promise at all. Which is good, because I never expected any.

I made no promise either. I know it's as easy for me to let you go as it is for you. And I don't think I'd want it any other way.

But it doesn't change the facts.
We both know where we've been and why. There's no denying it. There's no making it go away. And once in a while, we get to wondering where this leads us.

And maybe that's what's so beautiful about it.
Initiative pour la pitié des merdes


On en connaît tous, des merdes. Des vraies, là. Des gens qui blâment le monde entier sauf eux-mêmes pour leurs problèmes, des gens qui mentent et qui manipulent les autres mais qui disjonctent complètement quand on leur remet la pareil, des gens qui se fichent bien des autres mais qui exigent qu'on les mette sur un piédestal sinon gare!, des gens qui sont si obnubilés par le besoin d'avoir raison qu'ils croient que répéter des mensonges au plus grand nombre de personnes possible créera une réalité, des gens qui se pensent toujours justifiés dans chacune de leurs actions, même les plus basses et qui, au besoin, descendront les autres en s'imaginant que ça les remonte, des gens qui se croient si géniaux qu'ils en oublient que leur existence ne précède pas celle du monde entier, des gens qui jouent les pauvres héroïnes (tiens ? je passe au féminin, moi ?) tourmentées victimes des gens sur lesquels elles se sont empressées de marcher... Vous savez, les filles qui laissent leur chum, raconte à tout le monde à quel point elles sont soulagées, puis s'insurgent quand il va voir ailleurs et racontent que c'est un salaud. Vous savez, les filles qui s'inventent des conversations fictives et les relatent à tout le monde. Vous savez, les filles qui implorent votre pardon et qui, insultées parce que vous demandez un peu de temps pour y réfléchir, vous contournent et vous plantent un couteau dans le dos en disant que vous allez vous en remettre. Vous savez, les pétasses qui montent les gens contre vous en leur racontant des faussetés pour se faire approuver et avoir raison puis qui ensuite jettent le blâme sur les autres pour obtenir la pitié des gens ? Vous savez, les salopes si gentilles jusqu'au moment où vous leur faites comprendre qu'elles ne sont pas si spéciales et que vous n'avez pas besoin d'elles et qui, à ce moment-là, se donnent encore le rôle de la victime et montent tout le monde contre vous ? Vous savez, les chiennes qui passent volontairement sous silence les promesses qu'elles vous ont faites, le fait qu'elles ont été les premières à vous rejeter, les choix qu'elles ont faits, les mensonges qu'elles ont racontés ? Vous connaissez, les bébés nombrilistes qui mentent tant et tant sur vous que les autres, celles qui se disaient elles aussi vos amies, finissent par complètement vous oublier, jettent de l'huile sur le feu en racontant à chaque partie que l'autre veut les battre, croient sans réserves et approuvent grandement la salope qui les utilisent de façon flagrante, vous promettent des souper d'adieux qui n'ont jamais lieu, se réveillent à six jours de votre départ alors que celui-ci est prévu depuis six mois, ne sont pas foutues de vous ramener un putain de dictionnaire avant votre départ, je le répète, prévu depuis six putains de mois et préfèrent vous l'envoyer par la poste plutôt que de venir vous le porter (et vous attendez toujours, d'ailleurs) et vous démontrent tellement qu'elles tiennent à vous que les personnes qui finissent par s'être le mieux occupées de vous juste avant votre déménagement s'avèrent être ce salaud, ce crosseur, ce chien sale d'ex et cet aveugle, ce pathétique, ce menteur de voisin contre qui elles aiment tant bitcher, préférant justement les bitcher plutôt que de se montrer meilleures qu'eux ?

Bref, on connaît tous des merdes et on se câlissent tous pas mal d'elles. Mais je pensais à ça - il doit bien y avoir quelqu'un sur la planète qui, à défaut d'intérêt, aurait au moins le temps de les prendre en pitié et de prier pour elles ?

Je lance donc l'Initiative pour la pitié des merdes. Ça fera plaisir à toutes les merdes de cette planète et ça occupera quelqu'un qui s'ennuie.

Ça sera certainement pas moi, mais quand même, je lance l'idée. Ça doit pas être facile, être une merde.

Sunday, October 22, 2006

Hier après-midi, j'ai commencé à discuter de ma prochaine auto avec Pa. Après tout, ça fait 3 ans que j'ai la même auto, c'est mon record personnel - mais c'est aussi seulement la deuxième auto décente que j'aie.

Je n'ai jamais choisi mes autos jusqu'à maintenant : je n'avais qu'à choisir parmi la sélection offerte par Pa ! La Quartzmobile, ma première auto, était une minoune que mon père avait remise sur pieds (ou sur roues). Ma deuxième auto appartenait à Mom et elle me l'a vendue quand elle a choisi d'acheter la voiture que Tweety et moi avions prise pour aller dans l'Ouest. Quant à Tweenie, j'en ai hérité quand l'ancienne auto de Mom s'est mise à tomber en morceaux, que le muffler m'a lâchée à mon arrivée chez mes parents et que je devais repartir le lendemain après-midi pour aller à un cours à l'université. Pa venait de finir de réparer Tweenie et en quelques heures, tout était arrangé.

Or, je sors aujourd'hui de la vie d'étudiante aux moyens plutôt limités qui veut simplement quelque chose avec quatre roues et un volant. Aujourd'hui, mes moyens sont significativement plus élevés qu'avant et je peux choisir ce que je veux. Par exemple, une auto rouge. J'en rêve depuis mes trois ans, ça serait bien que ça arrive éventuellement. J'aimerais bien avoir une Yaris, en fait. Mon père, lui, me parle d'un Mazda, d'un Nissan ou d'un Toyota. Bref, quelque chose d'un peu plus haut de gamme que Tweenie, qui ne se déglingue pas d'un coup passé le cap des 100 000 kilomètres.

Calmez-vous, je ne passerai pas à une nouvelle auto avant à peu près deux ans... j'ai pas envie d'en être à ma quatrième auto en six ans ! Mais quand même, ça a des avantages, devenir une adulte mature et responsable avec un salaire mature et responsable également....
Just so you know, you deserve everything bad, sad or heart-breaking that happens to you, now and in the future, and I won't ever feel sorry for you.

I think it's horrifying the number of people who seriously expect you to give a damn about each kick in the head life sends their way when they were too busy fucking your life up to ever care about how you were doing or dealing with things.

And I must admit, as a person who's willingly trying to become equally cold-hearted, it's pretty hard to stop being true to oneself. But I think I can work on not being true to other people - a practical example would be, I can't lie to myself and come up with an excuse not to ever feel sorry for people again, but I certainly could learn to lie to them and not let them know I don't give a flying fuck.

Saturday, October 21, 2006

Hier soir, une fois que Lift m'eût déposée chez moi, j'ai décidé de souper tranquillement avant de partir pour la métropole, histoire de laisser passer le traffic. Je suis partie de chez moi un peu après 18h, en faisant un arrêt au centre d'achat.

Il pleuvait.

C'était franchement pas agréable sur la route puisqu'il faisait noir en plus, mais c'était pas trop mal. J'avais traîné 4 CD de tounes quétaines et je m'époumonnais sur Foolish Games de Jewel. J'ai fait un arrêt rapide pour mettre de l'essence à 83 sous pendant qu'il en était encore temps, puis je suis repartie. Il pleuvait de plus en plus fort et la visibilité était pas géniale, mais ça passait. Faut dire que la Transacanadienne est pas exactement ce qui se fait de plus excitant.

Il n'y a pas grand chose qui me pousse à revenir périodiquement dans la région et m'y réinstaller ne fait définitivement pas partie de mes plans présentement (même si je participe à la complainte des exilés du Bureau) - mais ça ne m'a pas empêchée de lever un poing victorieux dans les airs en scandant "Montréal ! Montréal !" quand j'ai croisé les panneaux m'avertissant qu'il m'était à présent interdit d'effectuer un virage à droite sur feu rouge.

C'est là que ça s'est gâté. Quand vous mêlez pluie diluvienne, dix-roues, nuit, pancartes à lire parce qu'on essaie un nouveau chemin et travaux routiers, on obtient un trajet infernal. Les dix-roues vous envoient un tas d'eau dans le winshield et vous empêchent de lire les panneaux que vous voulez apercevoir, mais vous n'osez pas les dépasser de peur de manquer votre sortie. Ajoutez à ça les peureux qui roulent exagérément lentement, que vous n'osez pas dépasser pour la raison sus-mentionnée, et vous obtenez une Quartz qui commence vraiment à se sentir agressive. J'ai d'ailleurs un message pour l'imbécile qui roulait à 70 km/h dans la voie de gauche juste avant le pont Champlain hier soir vers 9h : putain, avance !

Une fois passé le pont, je croyais que tout irait mieux, mais j'ai réussi à pogner du traffic causé par un dix-roues qui roulait au ralenti avec ses quatres flashers. Oh, je le blâme pas, mais c'était pas le temps de m'écoeurer avec du traffic sur la putain de Rive-Sud, là ! Je me faisais la réflexion qu'il ne manquait que la neige pour faire de ce trajet la combinaison de toutes les horreurs possibles.

Peanut m'avait dit qu'il avait neigé pendant qu'il revenait du boulot, mais je l'avais plus ou moins pris au sérieux. Par conséquent, j'ai cru halluciner quand, à une quinzaine de minutes de chez mes parents, j'ai croisé une voiture couverte de neige ! Merde, mais c'est qu'il pleuvait, chez moi ! J'ai donc eu l'occasion de rouler dans la neige fondue avec mes tires quatre saisons (ça m'a rappelé l'épisode tempête-de-neige-en-Alberta) et, en tout et partout, il m'aura fallu près de 3h arriver chez mes parents.

J'ai salement hâte de voir à quoi ça va ressembler de revenir chez moi dimanche...
Hier, on m'a dit que j'étais "osseuse". Je me demande encore si je devrais me sentir insultée.
Ce qu'il y a de troublant de ma semaine de formation, c'est qu'il y avait un nombre incroyable de gens qui me rappelaient fortement d'autres personnes.

Il y avait une fille qui me rappelait fortement ma partner d'espagnol au cégep. On a rencontré un traducteur qui s'exprimait exactement comme L'Achalante - ce qui n'est pas un compliment, mais bon. La stagiaire assise juste à côté de moi au courant de la semaine était un portrait tout craché de la serveuse que je n'aimais pas beaucoup au premier resto où j'ai travaillé - heureusement, la ressemblance n'était que physique et on s'est bien entendu. Une autre recrue ressemblait énormément avec une fille avec qui je suis allée au secondaire. Le "parrain" qui m'a été assigné est presque le sosie d'un gars avec qui j'ai fait la comédie, au cégep (non, pas le sosie de M. Sexy, malheureusement). Sinon, ya deux autres filles qui me donnent des impressions de déjà vu sans que j'aie réussi à identifier à qui elles me font penser. Et puis ma gestionnaire s'exprime vraiment trop comme mon ancienne proprio. Tout ça dans une seule semaine, c'est quand même pas mal. J'avais l'impression de vivre dans un flash-back.

Thursday, October 19, 2006

Je suis véritablement crevée et je sais pas trop quand les choses vont se placer... mais bon, en attendant, aujourd'hui :

1. Une formation que j'ai dû écoutée pour la troisième fois depuis le début de mes études, j'espère que c'est la dernière;
2. La majorité de la journée s'est passée à écouter parler du fonctionnement du système de gouvernement;
3. Un 5 à 7 après la formation, qui s'est révélé plus un 4 à 8 et que j'ai passé :
a) à imiter Horacio Le Torturé, de CSI Miami, pour la recrue qui était déçue de manquer un épisode en se pointant au 5 à 7, ce qui m'a permis d'être automatiquement étiquetée comme folle par les gens que je recontrais pour la première fois;
b) à boire un daiquiri un peu trop fort sur le rhum, puis celui de la stagiaire qui m'avait donné l'idée de commander un daiquiri, si bien que j'ai travaillé fort pour faire semblant que l'alcool avait pas trop fessé;
c) à discuter avec deux gars plutôt sympathiques, dont un qui m'a offert un lift et l'autre qui m'a fait une petite face tristounette en me disant de pas m'en aller quand Lift m'a fait signe qu'on partirait dans pas très longtemps. C'est ce genre de situation qui fait du bien à l'égo, peu importe le degré d'intérêt du gars en question.
4. J'ai trouvé des recrues plus jeunes parmi le groupe. Ça a fait du bien. La plus jeune a 21 ans, les autres approchent de leur 23ème anniversaire, puis ya moi, ensuite ça va en montant dans la vingtaine et on a deux dames qui ont 35-40 ans.
5. J'ai reçu mes deux bacs de recyclage et j'ai passé quelques minutes à découper mes boîtes de carton pour les remplir. D'ici quelques semaines, je devrais m'être complètement débarassé de mon carton.

Wednesday, October 18, 2006

Some people I don't want to have reading this blog anymore. Some people I hate that I'm allowing a peak inside to because it's all turned, yet again, into spying. It's spying because it is taking in without ever making the efforts necessary to be authorized. Or just twisting my words into fuel for their fire of lies.

In a little while, I'm not going to care. But -

I have noticed my writing has changed in the past few weeks. I am trying to come up with a new template. Symbolically, I will kick people out of my place by creating a new home. The place where they used to be welcome to will no longer exist.

I am still unsure about the colors and exact feel of the new template. It might take me lightyears... but I hope not.
Lundi matin, premier jour de mon nouveau travail. Je sais pas où j'avais la tête quand j'ai placé mon cadran la veille, mais pour une raison très obscure, j'avais comme fantasme qu'en me levant à 7h30, j'étais capable d'attrapper un autobus à 7h52... J'ai donc dû faire des choix déchirants puisque rater mon bus était hors de question... Alors j'ai choisi d'être peignée tout croche mais de me brosser les dents, et j'ai choisi d'être maquillée convenablement au lieu de déjeuner. À 7h52, j'attrappe mon autobus. À 8h08, j'en ressors et je tente de me diriger vers mon second autobus. Selon la carte que j'avais consultée chez moi, la rue M. sur laquelle je débarquais croisait, un peu plus haut, la rue H., sur laquelle se trouvait l'arrêt de mon deuxième autobus. Alors je monte, je monte.... me semble que je suis rendue haut et j'ai toujours pas croisé la rue que je cherche ! Je demande à deux personnes où est la rue, sans obtenir de réponse certaine. J'entre dans un McDo poser la même question. On n'est pas trop certain non plus. Je ressors, je tourne sur une rue et j'atteint la rue N, qui est sensé croiser H. également puisque c'est à ce croisement que, selon la légende, mon arrêt se trouverait. Je la suis donc dans un sens... puis dans l'autre.... j'ai fini par arrêter un monsieur, d'un air complètement désespérée, et lui a enfin été capable de m'indiquer la rue.

Quand je trouve enfin mon arrêt, ma montre indique 8h43. J'en suis encore rackée.

À l'arrêt, je consulte les heures des autobus. Je dois être à l'immeuble où se donne ma formation pour 9h et l'horaire indique que le dernier autobus qui passe avec justement 9h est à 8h41. J'arrive pas à le croire. Je viens tout juste de le rater. Putains de rues croches.... Je me retourne en bourassant et je crois entendre les anges chanter : l'autobus en question arrive !

Quand je finis par arriver à l'immeuble, il est 8h56. Je me présente aux gardiens de sécurité, qui me donnent une carte d'accès temporaire et m'indiquent à quel étage me rendre. Là, je salue une réceptionniste qui me donne le numéro de la salle où je dois aller et ajoute : "Je crois qu'ils vous attendent."

J'entre dans la salle : comme de fait, tout le monde est là, les animateurs comme les 13 autres stagiaires. Je me dirige vers la seule foutue chaise libre, celle devant laquelle mon nom est indiquée... On commence par les serments, de façon individuelle, dans une autre pièce. Pendant que j'attends, on m'indique la machine à café et les muffins. Je me réjouis : ça veut dire que ce n'est pas encore aujourd'hui que je tombe d'inanition.

Commence ensuite les présentations, où j'apprends que je suis non seulement la seule Montréalaise, mais également la seule étudiante coop. Ça veut dire que je suis la seule qui ai déjà mis les pieds au Bureau et qui en connaît le fonctionnement. Ça veut également dire que pendant les 20 minutes suivantes, dès qu'on fait référence au programme coop et à certains logiciels que je connais déjà, les animateurs me prennent à témoin. Je me sens définitivement comme la nerds à lunettes que tout le monde déteste et je me visualise passer le restant de ma vie toute seule, sans amis, dans mon petit cubicule, uniquement parce que je suis arrivée en retard à ma formation.

Heureusement, à la pause, tout se place et je discute avec les autres stagiaires. Les gens ont l'air corrects : personne ne m'a encore demandé si j'avais un chum sur lequel sauter le jour où ils seraient en manque d'attention et personne n'a commencé à raconter des mensonges sur mon compte.

Ensuite, on se dirige en taxi vers un autre immeuble où on doit faire prendre nos photos pour nos cartes d'identité... Ça a pris un temps fou mais heureusement, j'ai passé dans les premières et je suis revenue au premier immeuble pour diner avec les trois autres recrues qui travailleront dans la même section que moi.

Nous entrons donc dans la cafétéria. En m'asseoyant, je remarque vaguement une femme seule assise à une table au fond qui semble me regarder. J'ai un mauvais feeling et sans trop la regarder, je prends place dos à elle. Malheureusement, je dois me lever peu après pour aller chercher des napkins et en revenant, elle me fait un signe. Je n'ai donc pas le choix de la regarder.

Vous ne devinerez jamais qui c'était.
L'Achalante.
Je savais qu'elle avait déménagé dans la région en janvier, mais j'ignorais pour quelle section elle travaillait. C'est sûr que j'étais pas heureuse de la voir à ma première journée, mais en lui jetant un regard, j'ai posé l'hypothèse que si elle dînait dans cet immeuble, elle devait travailler dedans et que si cet immeuble-là n'est pas celui où moi je vais travailler, ça veut dire qu'on ne travaillera pas ensemble.
En discutant avec elle, je me suis assurée que j'aurais jamais besoin de la croiser, j'ai pris congé et je suis revenue à ma journée qui allait franchement pas si bien.

Je vais vous épargner les détails de l'après-midi car de la formation, c'est de la formation.

Je prends mon premier autobus pour revenir un peu avant 16h. Je débarque à l'arrêt que j'ai mis 35 minutes à trouver le matin même et putain, j'ai encore niaisé 20 minutes avant de trouver l'autre arrêt d'autobus.
Puis j'ai compris : sur une carte, les deux rues ont l'air de se croiser. Mais en réalité, l'une passe au-dessus de l'autre. Et comme il n'y a pas de signaux clamant "this is an overpass" sur les maps, moi, je l'ai pas deviné.

Ensuite j'ai pris un autobus qui débarquait relativement loin de chez moi et j'ai marché jusqu'à l'appart' - j'ai compté entre 1300 et 1400 pas, je crois.

Heureusement, depuis, je me suis trouvé un lift puisque mon collègue de section habite pas très loin de chez moi. Bon, ça lui a quand même pris 20 minutes se rendre ici ce matin à cause du traffic, mais ya sûrement moyen de faire ça de façon plus optimale.

Quelques mots de plus, car vous savez que j'aime les statistiques : parmi les autres recrues, yen n'a que 3 qui n'ont pas dû déménager pour le poste. Je suis la seule de Montréal, mais les autres viennent de Québec, de Toronto et du Nouveau-Brunswick. (Lift m'a d'ailleurs avoué que j'avais un accent - mais pas trop, un accent "bien", pour le citer - sur le chemin du retour et ça m'a troublée parce que quand lui parle, je n'entends pas d'accent. Il plogue bien tout plein de mots en anglais, mais ça, je suis habituée, c'est un pli que prennent tous les traducteurs et que je fais de mon mieux pour éviter.) Ya une seule anglophone. Ya que deux gars. Je suis dans les plus jeunes, ce qui me fait vraiment beaucoup de bien. On a une musicienne professionnelle, ce qui m'a beaucoup impressionnée.

Voilà le plus gros de l'histoire; quand je trouverai le temps d'avoir un peu plus de vie, je vous reviendrai.

Oh, mais je dois par contre souligner que je suis allée à l'épicerie ce soir, au bout de 2 semaines et demi, et que ça m'a coûté 55$... Je m'aime.

Tuesday, October 17, 2006

I do intend on talking about my new job. I just really haven't had time so far, but probably tomorrow night.

Suspense....

Monday, October 16, 2006

Des croissants. Colorés, gonflés. Qui rappellent ceux du café du coin, ceux devant lesquels ils passaient chaque matin.

Un, un gourmand, disait : tiens, un croissant, quelle bonne idée... Un autre racontait qu'il en avait mangés pour déjeuner dimanche matin : il y avait des croissants au beurre et des chocolatines. La nutritionniste populaire, elle, se taisait, glissant seulement que les croissants, c'était plein de gras trans, saturés, bref, ça donnait la crève.

Ou alors des demi-lunes.

Comme les petits gâteaux. Ça aussi, il y en avait dans le garde-manger, dimanche, juste à côté des chocolatines. Ha ! Mais des demi-lunes, c'est encore plus sataniques que des croissants : en plus des gras, elles renferment un tas de sucre. Faut sauver notre âme, vous savez.

Bon, d'accord, simplement des croissants de lune, la lune en phase croissante ou décroissante, selon l'angle.

Ah, à quoi bon toutes ces discussions stériles ? C'était sûrement du matériel à blagues grivoises... Oui, il devait y avoir un moyen, c'était parfait, c'était au niveau même du subconscient... Pourtant, ça ne collait pas. Les esprits ramaient, se concentraient - en vain. Pourtant, ça ressemblait à des ongles.

Et les deux se taisaient, les laissant parler dans le vide, elle en souriant vaguement, lui, malheureux, sachant bien ce qui ne collait pas, dans l'affaire.

Sunday, October 15, 2006

It doesn't ever end.

It doesn't ever go away.

It doesn't ever become unreal (again).

It doesn't ever fade away - no possible fade-out; at best there is a fade-to, but whether it fades to black or fades to white or whatever, it fades to something and remains the same.

It doesn't ever disapear or turn into something else.
Depuis que j'ai parlé de mes rideaux IKÉA, j'ai régulièrement des hits de gens demandant à Google de leur expliquer comment on fait pour les racourcicr avec le petit ruban thermocollant qui est inclus. J'en n'ai pas parlé ici alors je me suis dit que je rendrais un service à la planète en l'expliquant à tous ces pauvres gens-là.

Alors voilà : lisez les instructions également incluses.
Another piece of writing, barely edited, from a hell of a while back. Please note that the title was that of the entry and not of the text. Because yes, there is a difference.

I just close my eyes and...

November 12, 2001

One day I'll be happy.
One day I'll be some kind of queen. I'll be confident in life. I'll be loved, and I'll matter. One day I'll be beautiful. One day I'll be someone.
One day I'll figure out how to get a hold of my destiny. And I'll change it. I'll draw this big U-turn on it. I'll make up a whole new, different, worthy life. One day everything'll turn around.
One day I'll remember what it is like to be, think and act normally. And I'll do it. One day everything will be just like it was before.
One day I'll suddenly understand where I went wrong. I'll figure out a way to erase all those painful years, and I'll take another path. One day today will just be like a nightmare: just a fleeing memory before the moment you wake up, slightly scary but not important 'cuz you know you're safe, a blurry vision of something that doesn't make any sense. One day my life will be happy.
One day today will be just some dark, hidden secret that even I will have almost forgotten. And I'll bury it in some far, far away, unheard of, imaginary place so no one can ever dig it up and have it hurt more people. One day the world will be a nice place to be in.
One day today will be just a distant image of another life, in another land. A small mistake. A short, unimportant time when I was lost and wandered aimlessly - but at the end of which I found the light. And found myself. A time when I decided to take the more complicated path, but a path that was never very far from the right one... because in the end the paths cross and whatever way you chose, you end up at the exact same place.
One day things will be as they would've been if I had not gone completely insane one day.
Le jour où j'ai emménagé ici, j'ai compris à quel point c'est plate dépaqueter des vêtements et les placer dans les tiroirs de votre commode. Vraiment. Cependant, c'est en m'acquittant de cette tâche sans le moindre intérêt que je suis tombée sur mon fameux t-shirt I love New York passé dans la sécheuse et ainsi devenu complètement indécent pour moi - du moins, d'ici à ce que je décide de devenir barmaid. Je l'ai contemplé d'un oeil critique pendant quelques secondes avant de le passer à Boo, mon célèbre nounours.

J'avais l'impression de dénaturer un peu Boo, mais Boo a déjà été dénaturé en masse dans la dernière année. Il faut expliqué que c'est Peanut qui m'avait offert Boo quand je terminais mon cégep... Je digresse ici pour raconter que j'ai le souvenir d'avoir laissé Boo seul dans mon auto pendant que j'allais à mon cours et que franchement, si c'était à refaire, je le traînerais dans mon cours, ce serait extrêmement divertissant. Bon. Donc, Boo était, à l'origine, notre bébé. Lors de notre séparation, c'est moi qui en ai obtenu la garde à temps plein, ce qui fut la deuxième dénaturation. La première a eu lieu quand DraG a jugé d'un comique achevé de le sodomiser. Je lui en ai voulu pendant plusieurs jours et je crois que j'ai arrêté de dormir avec Boo pendant quelques semaines - et je vous dis pas les effets sur la psychologie de mon bébé. Tout ça pour dire qu'il était temps de donner une nouvelle vie à Boo et que du reste, le T-Shirt lui va très bien.

Le seul problème, c'est que maintenant que j'ai une statistique sur les acariens qui me trotte constamment dans la tête, il va vraiment falloir que je prenne l'habitude de laver son T-Shirt régulièrement...
Il faut que je me remette à écrire de la fiction claire. Mais ça fait vraiment trop longtemps que je n'en ai pas fait et je manque d'inspiration...
Do I love you? No, not anymore.
Do I love you? Absolutely not.
Do I love you? No, not anymore, I don't.

Do I miss you? No, I miss the person you used to be.
Do I miss you? Yes, in a twisted way, I do.
Do I miss you? No, I miss what you used to represent.

Do I regret any of my actions towards you? No, I don't, not exactly.
Do I regret any of my actions towards you? No, I regret all those times I didn't snap at you.
Do I regret any of my actions towards you? Yes, I regret ever being kind to you.

Do I believe in you? Not consciously, I don't.
Do I believe in you? In some respects, yes, I do, but I'm very careful about that.
Do I believe in you? No, I don't, but I am aware that you're telling the story as you want it to be.

Would I ever rat you out? No, I wouldn't, even after all this time, I'll never tell.
Would I ever rat you out? No, I wouldn't, because I've agreed to take more of this.
Would I ever rat you out? No, I wouldn't, because there's just no point and I don't have the strength.

Will I ever forgive you? No, I won't.
Will I ever forgive you? No, but I'll be the best actress of them all.
Will I ever forgive you? No.

Saturday, October 14, 2006

Dans les derniers jours, je me suis remise un peu au piano. Remise comme dans je sors partition après partition et je vois si, à vue, je la massacre ou j'arrive à quelque chose de quand même honnête.

Je suis contente de voir que je suis pas trop rouillée, que ma lecture fonctionne toujours plutôt bien et que mes notions de rythme me reviennent peu à peu (comme j'ai toujours été pourrie en rythme, faut pas s'attendre à des miracles du jour au lendemain). Par contre, les notes très basses en clef de fa (lire : les foutus notes en bas de la portée) me font toujours autant chier, je vais devoir remonter des études et refaire des gammes et des arpèges si je veux reprendre le beau contrôle que j'avais de mes doigts (beurk - quoique les gammes en deux contre trois, c'était amusant) et le fait que le maudit ré bémol central ne fonctionne plus m'écoeure au plus haut point.

Hier soir, j'ai ressorti Fur Elise, que j'avais joué en sixième année. Jouer Fur Elise, c'était vraiment un idéal pour chacune des élèves de ma professeur de l'époque (parce que chaque pièce ne pouvait être montée que par une seule élève par année) et c'était un idéal qui paraissait très lointain - sixième année !

Pour vous situer, après quelques mois de cours préparatoire, vous arrivez en première année. C'est disons en quatrième que vous arrivez à jouer des trucs bien et pas ridiculement simples. Par conséquent, une pièce de sixième, à mon sens du moins, c'est encore quelque chose de pas très compliqué. En tk, Fur Elise, c'est vraiment pas compliqué.

Ensuite, j'ai sorti la Sonate à la lune, une pièce que j'ai jamais montée dans le cadre de mes cours, mais dont je m'étais procurée la partition. J'ai commencé à la jouer tranquillement pour voir où je pouvais me rendre et j'en suis également venue à la conclusion que c'est aussi une pièce assez simple. À part le fait qu'elle porte la foutue armure chiante fa-do-sol-ré dièses, le principe est plutôt simple.

Je suis donc plutôt déçue de Beethoven. J'ai monté une de ses sonates en huitième année, une vraie sonate de 5 pages qui sonnait bien et qui était aussi pas mal chiante - ça, c'est du Beethoven.

Ce qui m'amène à la réflexion suivante : quelles sont les pièces classiques les plus connues par le grand public ? Rapidement, je peux vous nommer Fur Elise et la Sonate à la lune, de Beethoven, Ah vous dirais-je maman, le Rondo alla Turca et le Menuet 40 de Mozart, le Blue Danube de Strauss... Ce sont toutes des pièces plutôt simples. C'est décevant. Et ça m'intrigue, je dois avouer.
Je sors des boules-à-mittes des trucs qui devraient sans doute y rester, mais m'en fiche...

I feel like I've been blown apart
There are pieces here
I dont know where they go
I dont know where they go
Kiss me on my salty lips
Bet you'll feel a little crazy
But for me, we'll be famous on TV
Would it be my fault if I could turn you on
Would I be so bad if I could turn you on
When I kiss your mouth, I want to taste it
Turn you upside down, don't wanna waste it
I jump on you, you jump on me
You pushed me out and even though you know I love you
I feel inclined to slap you in the mouth
When I kiss your salty lips
You will feel a little crazy
But for me, I'll be famous on TV
Would it be my fault if I could turn you on
Would I be so bad if I could turn you on
When I kiss your mouth, I want to taste it
Turn you upside down, don't wanna waste it
Would it be my fault if I could turn you on
Would I be so bad if I could turn you on
When I kiss your mouth, I want to taste it
Turn you upside down, don't wanna waste it
Now will it be my fault
If I take your love and throw it wide
You might restrain me
But could you really blame me
And you will feel you're blown apart
All the pieces there will fit to make you whole
And I know where they go
Would it be my fault if I could turn you on
Would I be so bad if I could turn you on
When I kiss your mouth, I want to taste it
Turn you upside down, don't wanna waste it
When I kiss your mouth, I want to taste it
Turn you upside down, don't wanna waste it
When I kiss your mouth, I want to taste it
Turn you upside down, don't wanna waste it
La bonne nouvelle, c'est que les Canadiens jouent ce soir, et ils jouent contre Ottawa.

Ce qui veut dire que je assurée de pouvoir voir la game si je le souhaite !

Friday, October 13, 2006

The one thing I will concede -

A little while ago, I asked a general opinion from my therapist, aka Rob.

He said that sometimes people are insensitive, but not intentionally malicious. In other words, although their actions will hurt you, that was never the point.

At first, I thought I already knew that. And well, I did, but mostly from a theorical point of view. Because after all, admitting that is too much like excusing hypocritical, egoistical and unworthy actions/people. Which I can't and won't do because once people have hurt you, they're extremely quick to come up with excuses and they certainly don't need my help.

However, because you can't let go of morals that quickly and I still value being true to myself and being fair (but I'm working on that), I will concede and accept that none of you (where "you" is directed at far many more people than one would think, although most of them won't feel concerned - and it is perfectly okay because my aim is not communication, here) ever meant to hurt me.

Make no mistake, though. I am not forgiving what's unforgivable. Because you had no intention of hurting me doesn't change the fact that you did it, that you knew you were doing it, that you made the conscious decision to do it and that I never mattered enough to you for you to make the slightest sacrifice for me.
C'est la première fois que j'habite seule. En fait, dès que j'aurai des moyens financiers un peu plus lousses, j'ai l'intention d'adopter une chatte que j'appellerai Sambuca (par conséquent, si vous entendez parler de chatons à donner dans les prochains mois, faites-moi signe), mais bon. C'est pas ça mon point.

Mon point, c'est que l'avantage principal d'avoir un homme dans la maison (ou même dans l'immeuble à logements puisque Grébiche est déjà monté chez nous demander à Peanut d'ouvrir un pot et que j'ai déjà demandé à DraG d'ouvrir ma porte patio gelée), c'est qu'il est génétiquement programmé pour aimer les tâches manuelles et même démontrer un certain talent pour celles-ci. Par conséquent, non seulement il montera vos meubles, il accrochera vos fans de plafond, il dévissera votre tuyauterie, il changera vos serrures, mais il sera également enchantée de recoller l'oreille cassée du Porcinet de votre serre-livres et il réparera votre vélo sans que vous ayez à le demander, un jour où vous ferez du temps supp au bureau.

Avant de déménager, j'avais compris (un certain jour où mon piercing de nombril avait sauté dans le drain du lavabo de salle de bain) qu'il allait me falloir des outils. Pendant que j'étais en Espagne, cet été, mon père a vu un giga coffre à outils en solde chez Canadian Tire (je vous ferais un lien mais le site est en maintenance) et il me l'a acheté, me promettant de le compléter avec quelques trucs qu'il possédait en double (ou en triple, rayez la mention inutile).

Le jour de mon emménagement, mon père ne finissait plus de s'extasier devant le tas de trucs qui se trouvaient dans le coffre à outils. J'en suis depuis venue à la conclusion que j'ai bel et bien un paquet de trucs (style une scie à métal) mais qu'ils sont tous plutôt cheaps.

D'abord, mon tournevis étoile, que j'ai exploité dans les dernières semaines avec tous mes meubles IKÉA, a commencé à s'émousser. En fait, c'est pas la pointe qui s'émousse et qui perd sa forme (heureusement !) mais bien la peinture argentée qui la recouvre qui s'effrite. Plutôt bizarre. Quand je suis retournée chez mes parents en fin de semaine passée, par conséquent, mon père m'a offert un paquet de 4 tournevis encore dans leur emballage (on voit à quel point il en a de spare) et m'a, par la même occasion, expliqué comment distinguer un tournevis cheap d'un tournevis de qualité.

Cette semaine, j'ai monté deux tables de chevet. Pour ce faire, j'ai dû utiliser ma base de tournevis aimantée avec une des genre 50 pointes qui se trouvent dans mon ultra-coffre. Or, au bout de quelques minutes, l'aimant qui se trouve au fond de la base de tournevis et qui retient la pointe s'est non seulement décollé du fond, mais aussi brisé en deux ! Heureusement, il est encore opérationnel et mon père m'a dit qu'il avait une deuxième base de tournevis chez lui.

Donc voilà, j'ai des outils cheaps.

Thursday, October 12, 2006

The thing about me you never got, or never wanted to see, honey, is that I always win. You asked for this outcome: after all, you should've known you could never measure up, not in a million years.

And what you've got that you might think you won down the line, you've got because I gave it up.

Once, you said it was pretty sad that what she thought she had wasn't real after all, and now I would have to add that even I had no idea how fake it really was and how much of it I owned - how much of it was mine if I just dared to ask.

But look, nothing's shattered yet and barely anyone has been hurt.
Statistique que vous souhaitez sans doute ignorer, mais astheure que moi, je le sais, je vais certainement pas avoir mal au coeur toute seule


Entendu à TQS : Dix pourcent du poids d'un oreiller après deux ans d'utilisation provient des acariens morts et vivants qui s'y trouvent, ainsi que de leurs excréments.

Wednesday, October 11, 2006

Parce que j'ai passé de longues périodes à écouter de la musique dernièrement (un trajet Montréal-Outaouais, c'est long), je suis un véritable juke-box ces temps-ci, c'est-à-dire que dès que je me réveille le matin, j'ai déjà une toune dans la tête.

Ce matin, c'était Sugar, de Tori Amos, où elle chante : And all the robins bring, bring me many things but sugar.
Et c'est seulement à ce moment-là, les amis, que j'ai réalisé que le nom de Robin, le célèbre acolyte de Batman, lui venait de l'anglais. Et que si Batman est "l'homme-chauve-souris", eh bien Robin, lui, est le "merle".
Non mais déjà que Robin était l'imbécile heureux qui faisait tout planter et que Batman devait constamment sauver, être en plus qualifié de merle ? Moi, j'aurais tout laissé tomber et j'aurais parti ma propre agence de superhéros.
I was going to go to bed over an hour ago but never made it.

I bought my two beside tables at IKEA this morning - I was going to wait until I started working and getting paid but my father volunteered to loan me the money because it is right now that I have time on my hands that I can spend mounting ceiling fans or asembling furniture. I asembled the first one during the evening - took me a whole hour. Asembling the table wasn't complicated but attaching it to the bed certainly was a bitch. Anyways. After I was done it was nine o'clock so I figured I should wait until tomorrow so as not to annoy the neighbors with the occasional noise I made with the hammer.

But instead of going to bed, I figured I had gotten good enough at asembling furniture that I might as well add challenge to it and do it silently.
So I now have my two bedside tables mounted on my bed. Thank you, thank you.

That was pretty much the last piece of furniture I'm getting until probably a month or two, so rest reassured that you will hear no more IKEA stories.

Tuesday, October 10, 2006

Everyone congratulate Rob & Pam on buying their first house!
*Étant donné que la majorité des gens de mon entourage ont un surnom de blog, j'ai résolu de référer à mes parents à l'aide des noms "Pa" et "Mom"... c'est de cette manière que je les appelle de toute manière et je trouve que ça leur donne une personnalité plus présente. J'avoue que j'ai de la difficulté à m'y faire, donc j'espère que vos prières m'accompagneront pendant la période de transition. Merci.

J'ai téléphoné à Mom cet après-midi, immédiatement après avoir réussi l'installation de ma fan de plafond parce que j'étais trop fière. Ces temps-ci et jusqu'à ce qu'elle obtienne son attestation, mes conversations avec elle aboutissent toujours sur quelques notions apprises au secondaire. Par exemple, aujourd'hui, on est revenues sur les problèmes mathématiques qui tournent autour du périmètre d'un cercle, sur la différence entre la constitution et la confédération, je lui ai expliqué un peu les conséquences sur la conquête de la Nouvelle-France par l'Angleterre et ensuite, j'ai décrit les rouages de la loi de l'offre et de la demande.

En raccrochant, je me suis fait la réflexion que tous ces foutus trucs qui ne m'intéressaient absolument pas (c'est-à-dire tout ce qu'on voyait en histoire, en géographie et en économie) quand j'étais au secondaire ont quand même leur utilité, au bout du compte. Et que je suis la première surprise de me rappeler de tout ça.

Quelle leçon y a-t-il à tirer de tout ça ?
J'ai mis de la musique quétaine pendant que j'installais la fan en me disant que ça m'aiderait à rester zen.

Ça tient à un fil
Fie-toi à moi pour le début, pour la fin
C'est pas ce qu'on imagine
On commencera par la fin du film
Pas besoin de compter les jours
Pas besoin de se faire la cour
Entre nous
C'est une histoire fermée à double tour
Une chambre où vole un parfum aigre-doux
D'où ça vient, je n'en sais rien du tout
C'est confidentiel
Ça se passe entre nous
Cet homme est fragile
Mais si fort malgré tout
Et je l'avoue
Je ne suis pas docile
Mais ce courant d'amour m'électrise
Pas besoin de compter les jours
Pas besoin de te faire la cour
Entre nous
C'est une histoire fermée à double tour
Une chambre où vole un parfum aigre-doux
D'où ça vient, je n'en sais rien du tout
C'est confidentiel
Ça se passe entre nous
Ça tient à un fil
On commencera par la fin du film
Ha!

Got to wonder why I ever thought I needed a man around to get what I thought were "heavy duty" tasks done.... But so far I've asembled my IKEA bed and my IKEA kitchen table and, yes, ladies and gentlemen, you won't believe it and frankly I wouldn't have either had I not seen it with my own two eyes, but this afternoon I mounted my ceiling fan in the kitchen.

There was very few swearing involved in the operation, but most of it was directed at the damn unscrewable screw already into the ceiling. When I finally got it out (after having tried about 4 different screwdrivers), everything went surprisingly well, except that I did need to warn this yellow-thingy-meant-for-holding-electrical-wires-together that when I'm standing on the kitchen table with a screwdriver in my mouth, holding a ceiling fan with both my hands wasn't a good time to repeatedly jump out of said fan onto the floor.

So the ceiling fan is now in working order and I am not proceeding to running it clockwise in hope that by tonight, room temperature will have increased a notch.

Now you guys get on your knees and worship me right fucking now. Thanks.
Wash away the thoughts inside
That keep my mind away from you
No more love and no more pride
And thoughts are all I have to do
Oh, remember when it rained
Felt the ground and looked up high
And called your name
Oh, remember when it rained
In the darkness I remain
Tears of hope run down my skin
Tears for you that will not dry
They magnify the one within
And let the outside slowly die
Oh. remember when it rained
Felt the ground and looked up high
And called your name
Oh, remember when it rained
In the water I remain
Running down, running down, running down
Running down, running down, running down
Running down

Monday, October 09, 2006

Dans un troisième étage, vous marchez sur la tête des gens.
Dans un sous-sol, vous vous faites marcher sur la tête. Et je trouve vraiment que mes voisins d'en haut marchent fort. Et je déteste quand ils montent ou descendent leurs escaliers en joggant parce que ça fait encore plus de bruit. Ça doit être le bloc qui est plus ou moins bien insonorisé... faudra que je m'en souvienne quand j'aurai un gars à qui faire la démonstration de l'ambiance que je peux créer dans ma chambre à coucher grâce au dimmer que j'ai découvert sur ma mini-chaîne stéréo l'autre jour.

Dans un troisième étage, quand vous vous levez le matin, il fait chaud. Vous enfilez donc une camisole, vous sortez dehors et vous vous rendez compte qu'il y avait une raison pour laquelle les gens que vous voyiez par la fenêtre avaient mis leur manteau : il fait frette.
Dans un sous-sol, vous vous levez le matin, il fait frette. Vous enfilez donc un gilet de laine par-dessus votre camisole, vous sortez dehors et vous vous rendez compte qu'il y avait une raison pour laquelle les gens que vous voyiez par la fenêtre étaient en T-shirt : il fait chaud.
C'est pas des jokes, aujourd'hui, j'ai ouvert les fenêtres et ça a élevé la température de ma cuisine de 3 degrés.
Ce qui m'amène à vous dire que je vais suivre la suggestion de Pa et de Peanut et que je vais installer une fan de plafond dans ma cuisine pour essayer de faire circuler la chaleur dans l'appartement et ainsi éviter de chauffer dès le début octobre. Et quand je dis "je vais installer", je veux dire "je vais essayer de l'installer moi-même parce que Pa sacre beaucoup trop à mon goût quand il gosse sur ce genre de truc et que Peanut a pas les moyens de revenir me voir pour l'instant". Ma mère a tenté de me dissuader de m'essayer vu que "c'est de l'électricité, tu sais", MAIS elle oublie qu'une fille capable de monter un lit IKÉA et qui, de surcroît, a suivi avec brio un cours de physique électrique, est peut-être capable de pousser l'autonomie jusqu'à la pose d'une fan de plafond. Enfin, ça, je vous en donnerai des nouvelles.

Dans un troisième étage, les stores sont là surtout pour le look.
Dans un sous-sol, vous hésiterez quant au moment où vous pouvez ouvrir les rideaux car est-ce que vous avez vraiment envie que votre proprio vous aperçoive en pyjama, peignée tout croche, assise devant l'ordi à 10h le matin pendant qu'il tond le gazon ?
Il est toujours très perturbant (après tout ce temps, il faut vraiment que je me trouve des synonymes pour "troublant" et "traumatisant") de constater que certains sujets reviennent constamment dans vos conversations, peu importe avec qui vous discutez. Je sais pas si c'est l'inconscient collectif, mais on dirait que les sujets suivants refont tout le temps surface ces temps-ci. Troublez avec moi ?

1. Les seins, les miens, ceux des autres, comparaisons.
Vous voulez embarquer ? Je pourrais m'ouvrir un compte sur flickr, mettre toutes nos photos et on pourrait faire un sondage auprès de la population. Justement, il faut que je change mon mini-poll ci-haut.

2. Le fait que j'aie renié mes principes, ce que ça implique, ce que ça devrait impliquer (parfois on retombe alors dans le sujet 1), tentative de démonstration scientifique que j'ai encore quelques principes ou que je n'en ai réellement plus, sarcasme.
Celui-là, c'est un peu plus compréhensible qu'il revienne dans mes conversations puisqu'en quelque part, c'est moi qui ait ouvert la porte. Cependant, comme j'étais la seule personne morale de l'univers, j'aurais cru qu'on me féliciterait de m'être enfin réveillée.

3. Ce que je mange, ce que je ne mange pas, quand, en quelle quantité et ce que je devrais m'acheter comme nourriture.
Ça, c'est une constante, dans ma vie, et je la catch vraiment pas. Mes amis et même mes patrons (!!!) portent une attention démesurée à ce qui entre dans mon système digestif ou pas et s'exclament soit que je mange tout le temps, soit que je mange pas assez à leur goût.
Ma mère s'y est mise dernièrement puisque ma première épicerie ici ne comptait pas beaucoup de viande... alors il faut que je la rassure : j'ai mis du boeuf haché dans mon chop suey ! j'ai mis du jambon dans mon grill-cheese de ce matin !
Ensuite, il y a la fameuse légende urbaine selon laquelle je suis super difficile. Ça a déjà été vrai, mais aujourd'hui, je me considère plus comme difficile. Ya bien des trucs que j'aime pas, mais je crois me situer dans la moyenne. Mais la légende a la vie dure : l'autre semaine, quand j'ai revu les filles de sciences santé, elles m'ont toutes demandé si j'étais encore aussi difficile. Faut dire que Cath F. a chez elle un vidéo de moi mangeant ma première olive... et de moi calant un verre d'eau après avoir mangé ma première olive.

Sunday, October 08, 2006

Le plus frustrant, en bout de ligne, je crois, c'est que -

Est-ce que j'ai pas fait l'impossible pour être mature (dixit une copine de traduction) et ne pas faire fondre le scellant ?

Est-ce que j'ai pas tout fait pour que tout demeure le plus possible comme auparavant ?

Est-ce que j'ai pas fait tout ce que je pouvais pour gâcher le moins de trucs possibles et pour faciliter la vie à tout le monde ?

Un jour, on m'a fait mal. Très mal. Et j'aurais certainement pu partir et revenir avec une armée sans aucune objectivité pour combattre et gagner. Je ne l'ai pas fait parce que je ne voulais pas une guerre, je voulais uniquement que les choses restent comme elles étaient, dans la mesure du possible.

À ce moment-là, j'aurais dû comprendre que réparer les pots cassés était quelque chose d'impossible. Que j'étais sans doute la seule à définir la douleur autrement que par l'opposition d'une victime et d'un bourreau. Car quand j'ai refusé d'être la victime et de désigner un bourreau à abattre, personne n'a compris et quelqu'un d'autre a suggéré un bourreau différent. L'idée ne m'avait même pas effleurée, mais elle semblait faire tant plaisir à tout le monde que j'ai accepté.

C'est pour cette raison que je ne devrais pas être surprise que cette personne, quand ç'eut été son tour d'être blessée, ait été aussi rapide à s'attribuer le rôle de la victime et à pointer du doigt non pas un seul, mais de multiples bourreaux.

Comment peut-on laisser quelqu'un puis le blâmer d'aller ailleurs ? Comment peut-on dire à quelqu'un "je ne t'aime pas et je ne veux pas être avec toi" puis raconter qu'il nous a brisé le coeur ? Comment peut-on regarder quelqu'un pleurer par notre faute, se détourner pour lui donner le coup de grâce puis dire que c'est lui le monstre ?

Oui, c'était sans doute mature de ma part d'essayer de continuer comme si de rien n'était, mais c'était surtout stupide de ma part de penser que pour tout le monde, l'amitié était plus importante que le foutu rôle de victime et la putain d'armée de poules sans tête qui vient avec.
Il faut que je parle d'un truc.

Je vous ai déjà confié que ma mère voulait terminer son secondaire. Pour l'instant, au lieu de suivre des cours pour obtenir un DES, elle va tenter de réussir une batterie de 7 examens qui lui donneront une attestation d'études secondaires. Ce sont des tests de français, d'anglais, de maths, d'économie, d'histoire, de géographie. Ya probablement autre chose aussi, mais bon, vous voyez le genre.

C'est pas pertinent, mais cette fin de semaine, j'ai encore aidé ma mère à faire des fractions et à résoudre de petits problèmes simples avec la formule de la circonférence d'un cercle. On a aussi commencé de l'algèbre et putain que c'était le fun l'algèbre avant qu'on embarque dans les intégrales. Fin de la digression.

La semaine dernière, ma mère m'énumérait un peu ce qu'il fallait qu'elle sache pour son examen de sciences humaines (qui englobe l'histoire, la géographie, etc, je crois bien). Elle me disait qu'elle devait connaître et pouvoir situer sur une carte les océans. Elle a enchaîné en me disant qu'elle avait appris par coeur que le Pacifique était à gauche de la carte et que l'Atlantique était au milieu (en ajoutant de façon croustillante qu'il y avait un autre Pacifique à droite - elle savait bien que c'était le même, je vous rassure, mais j'ai quand même ri comme une folle quand elle m'a dit ça). De mon côté, j'essaie d'expliquer à ma mère qu'elle sait déjà la majorité des trucs qu'elle est sensée savoir pour ses examens. J'ai donc voulu lui expliquer que si on lui donnait une carte, elle ne devrait pas avoir de problème à situer l'Océan Atlantique puisqu'elle sait que les provinces maritimes canadiennes sont situées dans l'Atlantique.

Et c'est là, tenez-vous bien, que j'ai appris que ma mère est incapable de situer les continents sur une carte.

J'ai eu un choc. On a tous appris ça au primaire - ça remonte à tellement loin, c'est tellement acquis que personnellement, j'ai l'impression que j'aurais pu retrouver le Canada sur une carte dès l'âge de huit mois. J'ai toujours cru que j'étais nulle en géographie parce que le nombre de pays que je pourrais situer avec justesse sur une carte est plutôt limité, mais je suis littéralement tombée des nues. Je ne savais pas qu'il était possible que quelqu'un ne parvienne pas à reconnaître immédiatement l'Afrique sur une carte. Et je dis pas ça pour me foutre de la gueule de ma mère, je le dis parce que je suis câlissement troublée. Vraiment. C'est un peu comme si quelqu'un m'annonçait qu'il ne sait pas lire ou écrire.

Alors en fin de semaine, j'ai sorti une carte du monde à ma mère et je lui ai demandé de me pointer le Québec.
Je vous dirai pas où elle a pointé, mais c'était pas du tout le Québec.

Alors hier après-midi, j'ai passé le trajet Casselman-Gatineau à lui faire réviser ses capitales et ses provinces et territoires canadiens.
C'est pas si mal pour une Montréalaise d'être ainsi exilée en Outaouais comme ça, d'un coup, sans transition, MAIS un côté requiert une longue période d'adaption (c'est ma prédiction parce qu'au bout d'une semaine, je m'y suis toujours pas faite).

Si je vous dis que l'Outaouais, c'est une région distincte de celle de Montréal, vous ne serez pas surpris. Je croyais que j'avais saisi ce concept d'emblée également, mais ce n'était pas le cas. Je veux bien être exilée à l'autre bout du monde, mais je veux continuer à faire partie du monde métropolitain, et voici quelques exemples qui vous feront peut-être comprendre à quel point non, l'Outaouais et Montréal ne font pas partie d'un ensemble commun (comme on apprenait en maths au primaire, les ensembles qui se recoupaient ou non, et les éléments qui faisaient partie de plusieurs ensembles) :

1. Vous écoutez les nouvelles, le soir. À Montréal, vous ne faites pas vraiment la différence entre le segment des nouvelles locales et internationales. En Outaouais, à 5h35 pile, le visage d'un total inconnu qui se présente comme étant Louka Jacques (pardon ?) vous raconte qu'à la suite de l'effondrement du pont de la Concorde, un député de la région de Gatineau a rassuré la population en affirmant qu'aucun danger de la sorte guettait les routes de l'Outaouais.
Réaction de l'exilée : mais on s'en tape !

2. Un certain samedi soir, on vous informe que les Canadiens affrontent Toronto et que le score est maintenant de 2-1. Vous allumez votre télé et syntonisez CBC afin de suivre la partie et vous lisez que le score est bel et bien de 2-1... mais il y a un problème : ce n'est pas la partie Montréal-Toronto qu'on présente aux téléspectateurs de l'Outaouais, mais bien la partie Ottawa-Buffalo !!!
Là, j'ai souffert. J'ai vraiment eu très mal. J'ai aucune envie de commencer à suivre les Sénateurs, moi....

3. Vous écoutez toujours les nouvelles, où on vous explique que le métro fêtera ses quarante ans et qu'à la date-anniversaire, le métro sera gratuit pour les usagers. De même, de nouvelles murales seront affichées et tout le tralala.... et vous, putain, vous, ça fait des années que vous prenez le métro de Montréal, dont trois de façon intensive et JAMAIS vous n'avez pu avoir droit à un trajet gratuit ! Vous n'avez jamais assisté à de grandes modifications, sauf le changement de nom inutile de la station Longueuil à Longueuil-Université de Sherbrooke ! Vous avez envie d'être là ce jour-là, vous, merde !

Donc voilà. Mesurez-vous, maintenant, à quel point l'Outaouais est une région distincte de celle de Montréal ?
J'ai des rideaux !

Et je les adore !
Dans les quelques semaines précédant mon départ, seules trois personnes ont paru être conscientes de mon déménagement imminent.

Dans les quelques semaines précédant mon départ, seules deux personnes ont offert de m'aider à déménager.

Dans les quelques mois précédant mon départ, seules deux personnes ont fait un effort pour me voir plus souvent pendant qu'il en était temps et m'ont demandé de rester. Cependant, comme une de ces personnes s'est révélée être une hypocrite de haut vol et une manipulatrice finie, je ne la compte pas. Je reformule, donc : une seule personne.

Deux personnes m'ont avertie de ne pas me faire de mal. Amusant.

Personne n'a souligné mon départ de quelque façon que ce soit.

Hormis mes parents, une seule personne s'est pointée ici la fin de semaine où j'ai emménagé.

Finalement, deux personnes ont pris des nouvelles de mon déménagement.

Je sais bien que je porte sur les nerfs de tout le monde quand je dis que je n'ai plus d'amis et les deux seuls amis qu'il me reste travaillent très fort pour essayer de me prouver le contraire. "Et X ? Et Y ?"

Alors je leur dis : "Tiens, je t'avais pas raconté ce que X m'a dit, l'autre jour ? Et puis voici ce que Y m'a écrit..." Et à chaque fois, ils sont bouches bés.

Ça prouve un paquet de trucs qui ne valent pas la peine que je les décrivent ici, mais ça prouve surtout qu'il est beaucoup plus facile que vous ne le croyiez de réussir une campagne de salissage sur quelqu'un. Je vais avouer que j'ai cru le contraire. Je vais avouer que je me suis inclinée dès le départ because I don't d i g n i f y that sort of low accusations. Et aussi parce que je n'ai pas ce besoin irrépressible d'avoir raison, d'être approuvée et de gagner. Car je n'ai pas trois ans et demi.

Il parait qu'à vaincre sans gloire, on triomphe sans honneur.
Mais je ne m'étendrai pas là-dessus parce que j'ai vraiment été idiote de croire pendant si longtemps que l'honneur avait la moindre signification pour qui que ce soit.
Je l'ai déjà dit : j'en ai entendu, j'en ai écouté, des mots. J'en ai cru certains, j'en ai rejeté d'autres. J'aime bien refaire le monde avec des mots, parfois, moi aussi, mais je suis consciente que c'est du toc - et des mots, je n'en veux plus. J'en ai eu assez. Je veux qu'on me montre, je veux qu'on me prouve.

Et vous m'avez tous prouvé. Félicitations.

Thursday, October 05, 2006

Ah non, je retire ce que j'ai dit - dans la catégorie meuble, il me manque aussi mon unité murale. Mais ça aussi, ce sera pas avant le mois prochain.
1. J'ai jasé un peu avec mon proprio qui est venu chercher mes chèques de loyer postdatés. Il est vraiment sympathique et il fait vraiment attention à ses logements. Il m'a parlé de lui-même de la plaquette à switch manquante dans mon bureau et du robinet de la cuisine qui, apparemment, coule et qu'il a l'intention de changer sous peu (j'avais même pas remarqué). Je lui ai rappelé que je n'avais pas de grille sous la fan de ma hotte de cuisinière et il est allé m'en acheter une neuve, qu'il m'a apportée genre deux heures plus tard. Il s'est même excusé de ne pas avoir tout fait le ménage de l'appartement avant mon arrivée ! Non mais, j'avais une bonne propriétaire sur la Rive-Sud, mais les trucs pas urgents, genre les plaquettes de switch ou les thermostats, ça a toujours traîné. Je m'avoue très impressionnée.
2. J'étais au téléphone avec Peanut quand mon proprio m'a apporté la grille sus-mentionnée et c'est lui qui m'a expliqué (par téléphone, oui-oui !) comment l'accrocher correctement parce que moi, oui, moi, l'Invincible, j'arrive à monter un lit IKÉA mais pas à accrocher une foutue grille de fan.
3. Mes livreurs IKÉA m'ont apporté ma table un peu avant 9h. Et je dois vous dire qu'après un lit, une table, c'est salement simple à monter. Tellement simple, en fait, que c'en est vraiment plate. Par contre, l'étape mettons-la-table-sur-ses-pattes a été extrêmement divertissante parce que quand on a Quartz, 5 pieds, 100 livres dans le coin droit et une table pour 6 à 10 personnes dans le coin gauche, le combat se finit pas au premier round.
4. Tout ça, ça veut dire que j'ai maintenant tous mes meubles (sauf mes tables de chevet, mais elles ne rentreront certainement pas avant que j'aie eu ma première paye) et que dès samedi ou dimanche, j'aurai également mes rideaux. J'ai salement hâte.
5. Maintenant, il est 11h et si je veux être à Montréal en début d'après-midi demain, va falloir que j'aille faire des gros dodos, même si j'en n'ai pas du tout envie.
Ce soir, au grand journal, ils ont fait un reportage sur Skype, tout juste deux jours après qu'AAB m'en ait glissé un mot.

À mon humble avis, soit des gens très importants lisent mon blog, soit AAB a des contacts.
IKÉA m'a téléphonée sur mon cellulaire sur l'heure du midi pour m'annoncer qu'ils avaient ma table et pour savoir quand je voudrais qu'on me la livre. J'ai répondu que je la voulais le plus tôt possible et on me la livre ce soir, entre 17 et 22h !

Avec tout ça, il me reste 3,22$ sur mon cellulaire (ce qui fait que je risque de le boycotter et de ne plus répondre aux messages textes que je reçois parce que j'ai définitivement pas les moyens de mettre du temps dessus avant la fin du mois, quand ça passera sur le prochain bill de carte de crédit), MAIS je vais avoir une table !

Vous savez, le bonheur, c'est ça, aussi.

Wednesday, October 04, 2006

La perceuse, ou un des éléments les plus frustrants de la terre


C'est utile, une perceuse. Vraiment. Par exemple, si j'en avais eu une, lundi soir, pendant que je montais mon lit, j'aurais gagné de précieuses minutes que j'ai passées à la place à forcer comme une bonne avec mon petit tournevis étoile niaiseux pour que les vis s'enfoncent au fond. D'ailleurs, j'ai pas réussi, ce qui fait qu'ensuite je me suis battue avec les lattes de bois qui ne fittaient pas à cause de maudites têtes de vis qui dépassaient. En gros, la prochaine fois que mon père trois fois, passera, la dernière ou la première, j'aimerais bien qu'il apporte sa perceuse pour rentrer ces têtes-là dans leur trou.

Est-ce que j'ai réussi à vous mettre la toune dans la tête ou...?

Aujourd'hui, je suis allée acheter mes rideaux de salon et de bureau chez IKÉA. (Ils n'ont pas l'air de vendre les couleurs que je veux pour ma cuisine et ma chambre, ce qui fait que je risque très fortement de redescendre à Montréal en fin de semaine, uniquement pour m'acheter des foutus rideaux, non mais dites-moi, est-il possible de descendre plus bas dans le pathétique sans répandre des mensonges sur sa meilleure amie ?) J'ai également acheté des tringles et des crochets et j'allais fièrement m'attaquer à leur pose (je suis invincible : si j'arrive à monter un lit IKÉA, je peux tout faire, poser des rideaux inclusivement) quand j'ai réalisé que visser des vis dans un mur avec un petit tournevis étoile niaiseux, c'est tof. Pas mal, même. Encore la maudite perceuse ! Donc en arrêtant chez mes parents en fin de semaine, il faudra que je ramène la perceuse avec moi parce que ça fait même pas encore une semaine que j'ai pas de rideaux et je suis déjà en train d'en virer folle.

En plus, je sais même pas si je sais comment poser des rideaux (la façon dont j'ai l'intention de poser mes crochets me semble douteuse mais c'est la seule qui me vient à l'esprit) et je sais même pas si je sais me servir d'une perceuse.

Maintenant, pourquoi la perceuse est-elle un objet aussi frustrant ? Parce que quand vous utilisez une perceuse une fois aux trois ans, eh bien vous allez tuer batterie par-dessus batterie et donc jeter votre cash par la fenêtre. C'est en partie pour ça que je m'en achète pas. Ça, et puis mes cartes de crédit sont pleines et mon compte d'épargne descend à vue d'oeil, et puis j'ai un papa qui en a une. Mais bon.

Donc voilà.
Mes rideaux de salon et de bureau sont présentement pliés en 15 sur mon fauteuil de salon.

Demain, je les raccourcirai à la bonne longueur. Et si vous êtes chanceux et que je reviens ici la semaine prochaine avec mes rideaux de cuisine et de salon et une perceuse, et si j'arrive à me servir d'une perceuse sans trop mettre en péril la survie de l'espèce, eh bien j'arrêterai de vous casser les oreilles avec mes rideaux.
AAB : Skype, ça serait probablement pas génial avec ma connexion téléphonique, non ? Mais de toute manière, il paraît qu'à partir de l'année prochaine, les appels ordinateur-ligne téléphonique seront payants...

Tuesday, October 03, 2006

If they found me out...
If they found you out...


It's funny. Funny how no matter how much time I spend thinking this through, I never can figure it out.

You were the first to lie. I wouldn't have gone along with it if you hadn't, that's for sure. Because I believed you. Most of the time, I believed you.
The rest of the time, I knew.

Because you wouldn't tell me the truth, I lied to you, too. Said I didn't know. Said I didn't think. Many, many times, I wanted to sit down with you and talk this through... Casually dropped words. Let a few questions slip. Watched you innocently look away each time. Followed your lead.

My words are like confetti and you never pick them up

So it's pretending you want, and I'm giving it to you. I'm fucking good at it. But it's not like before because I don't believe you anymore, I just know. I have no idea whether or not you believe me now, but it doesn't really matter. That's how the game goes and you should know because you made up the rules.

It doesn't matter though, because I'm having fun.
I've changed and I'm wrong.

It's funny. Funny how after all this time, you still won't admit how wrong you were and how you really are no different, no better, no straighter. You really are just as bad, only difference is, you're pretending not to be.
Bon, j'ai enfin un peu de temps pour m'effoirer et raconter mon déménagement.

Vendredi matin, je me suis levée en même temps que Peanut pour avoir le temps de démonter mon bureau d'ordinateur, débrancher ma laveuse-sécheuse, finir de paqueter et loader mon auto avant l'arrivée de mes déménageurs. J'ai dit au revoir à Peanut et à DraG, et même Concierge est monté me souhaiter bonne chance, ce qui m'a surprise et vraiment fait plaisir puisque, comme je l'ai déjà mentionné, ce genre d'attention de la part des gens que je connais moins bien est sans doute ce qui me touche le plus.

Mes parents sont arrivés un peu avant huit heures avec mon piano. C'est donc mon papa qui a débranché ma laveuse-sécheuse pendant que moi je me battais avec mon foutu bureau d'ordi pour trouver quels boulons je devais dévisser pour le séparer en deux. Mes déménageurs sont arrivés un peu avant huit heures et demi et ils ont sortis tout mon stock en un peu plus d'une heure. Ils étaient d'ailleurs super sympathiques et très drôles. Et, surtout, un des deux avait exactement la même voix que Jean-Michel Anctil. Par conséquent, je vous les recommande officiellement : il s'agit d'ADT Déménagement (ne vous fiez pas à l'horrible traduction française du site).

Mon père nous a quitté quand les déménageurs ont eu embarqué le piano parce qu'il travaillait ce matin-là. Quand tout a été dans le camion, moi et ma mère avons embarqué dans Tweenie pour nous rendre à mon nouveau chez moi. J'ai même fait un détour pour lui montrer exactement le chemin qu'elle aura à prendre de chez elle quand elle viendra me visiter. J'ai remporté le pari que j'ai fait avec ma mère en réussissant à faire tout le trajet avec le trois quart de ma tank de gaz.... en grande partie parce qu'on ne croise aucune station d'essence une fois débarqué de l'autoroute, en se rendant chez moi. Disons que je devais pas être loin de la sécheresse, mais bon. J'ai quand même fait 487 km avec une tank, ce qui est mon maximum. (Oui, je le sais, j'ai une tank minuscule, vos gueules.)

Les déménageurs sont arrivés chez moi quinze minutes après nous : il était à peu près midi et demi. Ils ont vidé le camion en trois quart d'heure et ma mère et moi sommes allées diner au centre d'achat (après que je sois allée mettre de l'essence, évidemment) et puis je me suis attaquée au ménage et à l'aménagement de la cuisine pendant que ma mère nettoyait la salle de bain. (Je sais, c'est lâche de ma part, mais elle l'a offert et puis moi, j'ai déjà donné en fait de salle de bain, cette année : j'ai nettoyé celle de Galia.) On a passé tout l'après-midi et une bonne partie de la soirée à nettoyer et défaire des boîtes et il devait être près de 8h quand on a enfin arrêté et qu'on est parties acheter de la pizza et quelques trucs pour déjeuner le lendemain. On a d'ailleurs réussi un beau coup en sortant de chez Mike's avec la pizza : ma mère et moi, sans nous consulter, nous sommes dirigées vers la même voiture, moi du côté conducteur et ma mère du côté passager... puis j'ai réalisé que la voiture vers laquelle nous nous avancions avait un toit ouvrant. Ce que Tweenie n'a pas. Bravo nous !

Alors on a soupé et on a écouté les quelques postes bâtards que je pognais.... c'était plutôt déprimant parce que ça se résumait à Radio-Canada, CTV, TVO et Télé-Québec... Ma mère a dormi sur mon futon et moi j'ai dormi sur mon surmatelas, toutes les deux dans le salon. J'ai eu un vague flash-back du verglas, où on dormait tous dans le salon parce que c'était là qu'était le foyer.

Le lendemain, en attendant la livraison de mon four et de mon frigidaire, j'ai fait faire des maths à ma mère. C'était extrêmement divertissant, ça m'a rappelé un tas de bon souvenir du temps où j'aimais les maths. C'est triste que le cégep ait tout gâché parce que c'était le fun, avant ça. Donc j'ai entrepris d'expliquer à ma mère les priorités des opérations et le principe des chiffres négatifs. En fait, même quand mes livreurs sont arrivés, j'essayais de faire comprendre à ma mère comment multiplier 9 par -3, si bien qu'un des livreurs a fini par lui souffler la réponse.

On a continué un peu les maths après la livraison puis on a fait une tentative de départ vers le IKÉA, où je voulais acheter ma table de cuisine, mes chaises, mon lit, mes tables de chevet et mon matelas. Heureusement, ma mère a voulu appeler mon père et il nous a appris qu'il était presque arrivé chez moi. J'ai donc fait demi-tour pour attendre mon père, et c'est avec lui qu'on est allées faire mon épicerie et puis faire des commissions au Wal-Mart et chez Rona, remettant le IKÉA à plus tard. Il faut d'ailleurs noter que le mâle de la génération précédant celle du mâle moderne a un flair sans faille quant à ses instincts primitifs style marteau-scie-rénovation-boum-boum : nous sommes au petit bonheur la chance et mon père nous a mené chez Rona directement. Impressionnant.

Sommes allés souper chez Kelsey's (comme j'ai dit, je convertis mes parents aux restaurants que j'aime) avant de nous rendre au IKÉA où j'ai découvert qu'une grand partie de ce que je voulais était sold out. J'ai quand même réussi à ramener mes chaises et à arranger la livraison de ma table et de mon lit (matelas inclus) pour lundi. En revenant, mon père a monté mes six chaises - sa motivation m'a étonnée. Quand il a eu fini, il était passé minuit !

Peanut a retonti chez nous vers 4h30 du matin, ayant passé la journée à déménager ses propres trucs et passé la soirée avec ses chums, avec des framboises suédoises et des pets de soeur.
Je me dois d'ailleurs de mentionner que Peanut a voulu me faire une surprise avec ses pets de soeur, mais que comme c'était moi qui m'occupait du rayon pâtisserie, à l'appart', il ne savait pas que le plat Tupperware rempli de poudre blanche était rempli de bicarbonate de soude et non de farine. Si bien qu'il m'a téléphoné vendredi soir après avoir goûté à sa première batch qui avait un goût étrangement dégueulasse pour me demander, soupçonneux, quessé que c'était ben cette affaire-là et est-ce que ça se mangeait, au moins ? Mais bon, les pets de soeurs qu'il a fait avec la farine, eux, étaient délicieux !

Dimanche matin, nous sommes allés déjeuner tous les quatre au Patio Vidal. C'est généralement avec DraG que je compte les moments bizarres, mais je dois avouer qu'aller déjeuner avec mes parents et mon ex, c'était pas mal. Surtout quand la serveuse est arrivée, à la fin, avec une facture par "couple".
Sinon, la serveuse nous a confié qu'elle venait de Mont-Tremblant et qu'elle n'aimait pas du tout Gatineau. C'est compréhensible, d'ailleurs, passer de la campagne à la ville, c'est un choc pour n'importe qui.

Moi, par contre, j'aime bien le coin : je suis dans une petite rue tranquille en plein centre-ville, c'est parfait. Enfin, ça me semble parfait, ça fait quand même que quelques jours que je suis ici.

Mes parents sont partis en début d'après-midi et moi et Peanut avons fait un peu de magasinage. Quand il est parti, en soirée, j'ai plogué mon DVD-VHS et j'ai fait un scan des canaux que je pognais, histoire de savoir si j'étais bel et bien condamnée au câble - et non ! Simplement, les canaux ne sont pas les mêmes qu'à Montréal : TVA est au 40, TQS au 34 et CTV au 13. En bonus, je capte également OMNI et TVO et, surtout, un poste en arabe. Oui-oui, en arabe.

Hier, ma ligne téléphonique est entrée en fonction. J'en ai profité pour configurer mon internet (la connexion est plus rapide ici, d'ailleurs) et mettre en place mon service d'interurbain. Qui d'ailleurs chiait jusqu'à ce soir, mais bon, il marchait tout à l'heure et je me croise les doigts pour que ça continue. Sinon, mon lit et mon matelas ont été livrés en fin d'avant-midi, mais on m'a appris que ma table était oversold et qu'on me la livrerait un autre jour. Je suis allée chez Fabricville essayer de me faire faire des rideaux sur mesure mais le prix m'a tellement fait peur que j'ai décrété que j'allais m'acheter des rideaux pré-faits et utiliser le ruban thermocollant d'IKÉA pour les raccourcir. À mon retour, j'ai décidé de tenter le tout pour le tout et de m'attaquer à mon lit IKÉA. Je me rappelle très bien de l'épisode d'assemblage avec Peanut et de mon rôle grandement inutile et incapable. Je me suis dit que je me rendrais aussi loin que je pourrais et que je laisserais le reste au prochain mâle de passage chez moi - probablement mon père. À l'étape 5 de 10, j'étais super fière de moi. Mais j'ai fait encore mieux : je me suis rendue à l'étape finale ! J'ai monté mon tout premier meuble IKÉA moi-même ! Lors de mon dernier déménagement, le seul meuble que j'avais monté, c'était le support à essuie-tout... Oh, et aussi la tablette dans l'entrée. Mais bon. Vous voyez le genre. J'ai donc pu dormir dans mon lit hier soir.

Aujourd'hui, j'ai gossé avec mon service d'interurbain qui plantait et je suis allée courailler un peu partout pour essayer de me trouver des rideaux de la bonne couleur. J'ai trouvé 3 couleurs sur 4 chez IKÉA et la dernière chez Canadian Tire à un prix horrible. J'ai pas acheté aujourd'hui parce que selon le site d'IKÉA, une seule couleur sur les trois est disponible au IKÉA d'Ottawa et j'espère que je pourrai les avoir toutes les trois si j'y vais demain. En couraillant comme ça, je suis tombée sur la femme du cousin à mon père. J'ai vraiment fait le saut, quelqu'un qui m'appelait par mon nom dans ces terres lointaines !

Sinon, j'ai appelé IKÉA pour savoir quand ma table serait livrée et on m'a répondu qu'on m'appellerait pour arranger la livraison quand ils auraient des tables. Heureusement que la fille était pas dans ma face, j'ai tendance à pas endurer qu'on me prenne pour une poire et me semble qu'une Ontarienne, c'est l'idéal à frapper. Mais bref.

C'est pas mal ça pour le moment. D'autres nouvelles suivront éventuellement.

Monday, October 02, 2006

Just so you guys know: I am back to the online world as of today but I probably won't be blogging that much before tomorrow or Wednesday. I am mostly using the internet to transmit or look up information related to my new appartment and everything that comes with it. I am checking comments and e-mails (even replying to most) though.

More to come soon!