Thursday, March 22, 2007

Si un jour vous avez à travailler de façon intense avec les mots, vous allez vite réaliser qu'il manque vraiment des mots dans la langue française.

Actuellement, celui dont j'aurais besoin de l'existence, c'est "abordabilité"...
Hier, j'étais partie pour faire vraiment tout un tas de trucs, et finalement, j'en n'ai fait qu'une partie à cause que j'ai dû, encore, attendre après un gars.

Attendre après un gars est une des affaires qui pourrait se classer parmi la catégorie des trucs gossants qui me font virer folle sans raison autre que c'est un comportement calqué sur celui de mon père... sauf que ça ne me fait pas virer folle tant que ça, en réalité; et si c'était le cas, ça serait justifié.

Hier soir, donc, en revenant de travailler, je suis allée faire l'épicerie, en revenant, je suis allée faire du jogging, à la suite de quoi, j'ai sorti mon recyclage à la rue. Je me suis fait à souper, j'ai fait un peu de ramassage, j'ai donné de la bouffe à Sambuca; il était à peu près 6h40. Mon proprio devait passer m'installer une pôle pour accrocher le linge dans ma salle de lavage vers 7h. Je devais aussi téléphoner à ma mère parce que je ne lui avais plus parlé depuis vendredi dernier et que sa mère est à l'hôpital, donc je voulais des nouvelles.

J'ai réussi à rejoindre ma mère un peu avant 7h, et je l'ai avertie que je raccrocherais quand mon proprio arriverait, et que je n'aurais qu'à la rappeler ensuite.

Mon proprio est arrivé vers 7h15 et à la suite de plusieurs micmacs, il est reparti vers 7h45, revenu vers 8h15 (entre-temps, je l'attendais, alors NON, je n'ai pas rappelé ma mère), reparti vers 8h20, revenu vers 8h35, et reparti pour de bon à 9h10.

Prenant en considération que mes parents se couchent tôt et qu'anyway ma mère dort très mal depuis que sa mère est à l'hôpital, j'ai dû lui envoyer un message texte pour lui dire que je ne pourrais pas la rappeler dans la même soirée - ça ira probablement donc à vendredi.

Quand même ! J'avais des trucs pour New York à checker, mais je n'avais plus vraiment la motivation. Je déteste me faire foutre sur le hold comme ça; et je sais que c'est pas la faute au proprio et je lui en veux pas MAIS MER-DE !

Puis j'ai fini la soirée en psychoanalyse, qui a résulté en l'attribution d'un devoir dont je dois me charger d'ici la fin de la semaine...

Wednesday, March 21, 2007

I a rêvé qu'on avait organisé une cérémonie de reconnaissance en mon honneur au bureau afin de souligner mon rendement exceptionnel...!!!
J'ai eu une pensée qui m'a auto-troublée hier soir.

Je crois que tout le monde le sait, car je l'ai assez chanté sur tous les tons : j'ai accepté mon boulot ici uniquement parce que ça arrivait trop pile, que c'était la seule et unique chose logique que je pouvais faire et parce que je n'avais rien pour me retenir là où j'étais.

Plus le temps passe, plus je mesure à quel point j'ai eu de la chance que ça me tombe sur la tête sans prévenir, MAIS encore aujourd'hui, je suis très consciente qu'avoir eu une vie à Montréal, j'aurais refusé l'offre, sans arrière-pensée et même de gaieté de coeur, je crois bien. Une job restera toujours juste une job et, même si c'est bien pratique, ce ne sera jamais ma priorité numéro un.

Hier soir, donc, je repensais à une conversation que j'ai eu avec A il y a quelques semaines. J'ai découvert que sa vie à elle aussi a planté d'un coup il y a environ un an et demi (avec moi, c'est la troisième personne de ma connaissance, c'en devient particulièrement troublant) et elle m'avait grandement approuvée quand je lui avais dit que j'avais réalisé que dans ma vie, absolument tout pouvait planter au point de vue personnel/psychologique, mais l'aspect professionnel/scolaire, lui, demeurait invariablement au beau fixe.

C'est vrai : j'ai toujours été bonne à l'école (sauf au cégep, mais encore là, faire un DEC au complet sans étudier, c'est quand même pas trop mal) et je n'ai jamais eu de problème à trouver et à conserver une job. Par conséquent, l'élément constant de ma vie, c'est l'aspect professionnel.

Et voilà la question : une job, c'est juste une job - mais qu'est-ce que je fais si ce "juste une job"-là est le seul truc qui ne peut pas planter ? C'est pas une constante à laquelle je veux m'accrocher, pas du tout !
I had my first Cadburry Egg McFlurry of the season yesterday. Hmmm...
If you're looking for a feel-good movie that will give you the courage to turn your life around, do NOT pick Premonitions.

It is a very good movie, but it doesn't go quite like you want/expect it to go. I actually found it pretty harsh!

The down side is we identified two scenes that were clearly shot purely for the previews...

But yeah, good movie. Traumatizing, but good.

Tuesday, March 20, 2007

Wô !

Mes congés new-yorkais sont déjà approuvés !

Je me prends mon McFlurry aux oeufs Cadbury de ce soir juste pour fêter ça !!!

Alors tant qu'à ça, je pourrais faire les réservations à l'auberge dès cette semaine ! Je vais attendre de savoir si AAB veut venir voir RENT avec moi et Tweety avant d'acheter les billets des comédies musicales par contre.

Moi je crois que tu devrais, la qualité sera au bas mot 394 892 894 X 109305 fois meilleure que la pathétique comédie musicale du cégep qu'on avait été voir...!
Parmi les trucs déprimants auxquels il ne faut pas penser mais auxquels je pense vraiment trop souvent, ya le temps que chacun passe dans sa vie à attendre dans un ascenseur ou devant un micro-onde.
Congés new-yorkais demandés !
Qu'est-ce que vous voulez dire, ça se dit pas ?

Woohoo !
Ma journée commence très mal.

D'abord, je me suis chicanée avec Sambuca qui trouvait très à propos de me planter ses griffes dans le corps en jouant sur mon lit à quelques minutes de mon heure programmée de réveil. J'ai donc dû la pitcher en bas du lit pour profiter des ces dernières minutes bénies - que la personne qui se serait levée pour la prendre à part dans la salle de bain et lui expliquer que c'est le genre de truc qui ne se fait pas, surtout après s'être fait massacrer la main par ledit minou la veille, me jette la première pierre et pose sa candidature au poste de psy félin par l'intermédiaire des commentaires ou du guestbook. Merci.

Ensuite, putain, il fait froid. Non, pas froid, frette. Il est où, le printemps, hein, hein, il est où ???

Et finalement, si ya un jour où je souhaiterais que ma mère soit tombé amoureuse d'un gars de 6 pieds, c'est le matin où je me ramasse à côté d'un gars, dans l'autobus, qui passe son temps à soupirer (parce que c'est donc pénible un trajet de bus) et qui est drette de la bonne grandeur pour que je reçoive chaque fois son souffle dans l'oreille gauche. Ayoye que c'était désagréable. Vous ne pouvez qu'imaginer.

Monday, March 19, 2007

Deux éléments sources d'une joie intense :

D'abord; NEW YORK CITY DU 27 AVRIL AU 2 MAI !!!!

Et puis; DÉBUT D'UN TOUT NOUVEAU JOURNAL DE VOYAGE !!!!

Je demande mes congés au bureau dès demain, et je me charge des réservations (auberge et shows) la semaine prochaine !
Qui est-ce qui se peut plus, hein, hein, hein, vous croyez ?
Dear GOD.

So very entertaining.
La semaine dernière, j'ai rempli mon plan d'apprentissage et, bien évidemment, j'ai dû écrire mon nom.

J'ai hésité un peu, et finalement, j'ai utilisé la version de trois pieds de long de mon nom, pour être sûre.

Je suis pas certaine d'avoir aimé ça.
Quand je suis partie en appart', ma mère, de qui j'ai hérité la propension à faire de l'urticaire sans raison valable (bracelet de montre humide, piqûre de maringouin, fièvre, etc.), m'avait acheté un tube d'hydrocortisone.

Or, si ma mère fait régulièrement de l'urticaire, moi, j'en fais genre deux fois par année. C'est pour ça qu'en juin dernier, le matin où je me suis levée avec l'oeil à moitié fermé à cause d'une réaction allergique à une piqûre de maringouin, j'ai vu que mon tube d'hydrocortisone était passé date depuis un bon bout de temps déjà.

Je n'en ai plus racheté depuis ce temps-là, évidemment.

Par conséquent, Murphy's Law, je me suis levée deux fois dans les derniers mois avec une petite plaque d'urticaire par exemple sur le bras.

J'en ai eu ma claque en fin de semaine, et j'ai eu recours au moyen le plus sûr de faire en sorte que ça arrête : je suis allée m'acheter un autre tube.
If I'm in NYC on May 1st, when Tori releases her new album, should I purchase it there or should I wait till I'm back?
Je me tape encore des spin-off (spin-off est mon mot ces temps-ci; c'est pas aussi joli qu'optimal, le mot que je m'emploie à ploguer le plus régulièrement possible, mais bon) de mes petites crises je-veux-pas-aller-me-coucher du cégep, mais c'est pas toujours un concept optimal (qu'est-ce que je vous disais ?).

Parce que bon, d'accord, mes besoins de sommeil ont drastiquement diminué dans la dernière année, mais ce matin, je me rends compte que peu-de-sommeil + textes-démotivants n'égale pas satisfaction au travail...

Je vous laisse sur une note éducative : saviez-vous que les habitants du Nunavut sont des Nunavummiuts?
À dire 10 fois en boucle avec des biscuits soda dans la bouche, métronome 180. Amusez-vous.

Sunday, March 18, 2007

J'oubliais : pour de l'inspiration, voir le NYC Travel Guide de Virtual Tourist, un site génial...
J'ai dit que je m'y plongeais en fin de semaine et je n'aime pas mentir...

Après vérification sur le site de Greyhound, le tarif compagnon ne s'applique pas aux voyages en partance de Montréal vers les États-Unis, ni aux trajets Ottawa-New York. Dans le genre douple jeopardy, on fait pas mieux. J'ai essayé, quand même. Mais bon, le mieux que j'aie trouvé, c'est un rabais de 10% avec une carte étudiante valide. (Et oh oui, si vous vous posez la question, ma carte étudiante est toujours valide !) Par contre, je suis pas sûre du fonctionnement de l'obtention de ce rabais si une seule personne se présente pour acheter tous les billets. Au pire, on fera une sortie de groupe à la Station centrale, à Berri, pour acheter les billets.
Enfin, les horaires n'ont pas changé beaucoup depuis la dernière fois, si bien qu'on pourrait encore partir à 11h45 le soir, mal dormir mais ajouter un réveille-matin à nos bagages. Le site me donne un tarif de 135,70$ par personne pour l'aller-retour, sans le rabais étudiant (et sans les taxes, je suppose).

Le Big Apple Hostel demande 37$US par personne par nuit jusqu'à la fin juillet, plus taxes évidemment.
Je peux, en tant que titulaire de cartes de crédit, à nouveau m'occuper de faire les réservations par internet; tout comme les réservations pour les comédies musicales.

Speaking of which.
RENT passe à 8h au Nederlander Theatre, et fait relâche les mercredis. Les meilleurs billets (j'ai vu des sièges à l'orchestre et au centre de la mezzanine) sont à 95$, avant les frais de services de 7$.
Les Misérables jouent au Broadhurst Theatre et les meileurs billets se détaillent à 111,25$ (quand même, moi j'ai eu un choc). Plus 8,50$ de frais.
Commentaires non pertients : câline, A Chorus Line joue sur Broadway, tout comme The Producers, et puis ya une comédie musicale nommée Legally Blonde et ça me fait peur.

Next up, dans la catégorie à faire.
Cette fois, faudra maîtriser le métro. Une passe touristique de sept jours se vend 21$.
J'aimerais bien qu'on se reprenne pour la visite ratée de la dernière fois du Stock Exchange (Lower Manhattan).
On pourrait également aller se promener dans le Chinatown et la petite Italie (Lower East Side). Dans le Chinatown, il y a le mur de la démocratie qui serait sans doute intéressant à voir; quant à la petite Italie, on pourrait s'y manger une pizza ?
Dans Chelsea est situé le célèbre Macy's, où Tweety veut aller. Tant qu'à y être, on pourrait quasiment repasser devant l'Empire State Building, qui sera peut-être moins embrumé que la dernière fois !
Dans le Lower Midtown, il y a le siège de l'ONU (je te laisse décider si tu as envie de faire la visite guidée) ainsi que le Chrysler Building, qu'on pourrait peut-être approcher d'un peu plus près cette fois, et être consciente que c'est lui plutôt que de le prendre pour l'Empire State Building !
Ensuite de ça, on s'était entendues pour visiter Central Park de façon plus approfondie, et je voudrais voir les Strawberry Fields, la statue de Andersen, la statue de Alice au pays des merveilles et le Belvedere Castle. Et j'espère que cette fois-ci, il y aura des maudits canards dans le lac ! On peut s'imprimer des maps mais selon mon petit guide, la majorité de ces trucs sont dans le même coin.
Du reste, Tweety, je te laisse voir s'il y a un musée que tu as envie de visiter, auquel cas je te suivrai de bonne grâce.

Dans la catégorie à manger.
On a déjà établi qu'il nous fallait nous prendre un hot-dog sur Times Square, mais je laisserais tomber le bretzel cette fois !
Sinon, je propose qu'on déjeune assidûment au petit resto à côté de l'auberge qui offre un buffet gruau pour 2,17$ (ou un peu plus pour le grand format).
Ma question à Tweety est la suivante : pour le reste des repas, qu'est-ce qu'on fait ? On peut se traîner un peu de bouffe, genre des sidekicks qui ne demandent pas de lait, de la soupe Lipton ou des Chefs Boyardee et des grignotines genre des barres tendres, et puis y aller pour les petits restos-sandwicheries pas trop chers qu'on trouvera peut-être ?

Point de vue durée, maintenant, j'estimerais rapidement une journée de visite du Lower Manhattan et du Lower East Side, une journée pour Chelsea et le lower Midtown, et une autre journée pour Central Park, estimation large qui nous laisse amplement le temps de traîner, de magasiner des souvenirs et d'ajouter des trucs auxquels je n'ai pas pensé. Qu'est-ce que tu penses d'un séjour de quatre jours ?

Donc voilà, c'est ce que moi, je propose. Tu peux ajouter ce que tu veux et on peut renégocier mes suggestions. J'attends de tes nouvelles !
Un centre d'achat de l'Outaouais, c'est sacrant parce que tout le monde se parke en double dans le stationnement et parce que les gens savent pas vivre et laissent tous leurs paniers dans les espaces de parking au lieu de les ramener, MAIS on se console parce que le bureau de poste est ouvert le dimanche et que ça vous permet de poster votre mise en demeure moins de deux heures après l'avoir imprimée.
Ha !

Je viens de terminer de rédiger ma mise en demeure à l'intention de ma voleuse de dictionnaire !

Je m'amuse intensément !

Saturday, March 17, 2007

Des bouts de miroirs dans les veines
Dans le ventre, une poupée de laine
Un bain glacé pour geler la peine
Une lame, quelques larmes
Une bouffée de chaleur
Rouge sur blanc, enfin du sang
Noir sur tous les revers de mon coeur
À chaque battement
C'est la dernière fois que je me fais du mal comme ça
C'est la dernière fois que je me fais ça à moi
Les poignets pansés
Je tape sur mon clavier
Je continue mon journal
Je mets des mots sur mon mal
Tuer la nuit à petit feu
Encore des fantômes dans les yeux
L'aube est toujours aussi bleue
Ma vie n'est qu'un cercle vicieux
C'est la dernière fois que je me fais du mal comme ça
C'est la dernière fois que je me fais ça à moi
Des bouts de miroir dans mes veines
Une poupée de laine
Un bain glacé
Une arme pour l'âme
C'est la dernière fois, c'est la dernière fois
Que je me fais ça
À moi, à moi


La première fois que j'ai entendu cette chanson-là, elle m'a vraiment frappée. Évidemment, car elle est frappante. En plus de ça, vous me connaissez : plus c'est dark, plus c'est déprimant, plus j'aime ça; je suis accro au noir, au rof, au fucké, à tout ce qui ressemble à de l'auto-destruction; ya des fois où je m'ennuie carrément de mon petit monde noir à moi.

Ariane Moffatt a aussi écrit une chanson qui dit Mon âme est enfin guérie de tout le mal que je lui ai transmis par amour que j'aime beaucoup également. C'est un peu trop optimiste pour moi, par contre : je juge le mot "guérie" un peu trop fort.

Par contre, la ligne clé c'est la dernière fois que je me fais du mal comme ça; c'est la dernière fois que je me fais ça à moi, j'aime beaucoup.
La première fois que j'ai entendu la chanson, je lui donnais son sens négatif, mais récemment, je me suis rendu compte que toute la chanson peut être prise de façon totalement opposée, et que je lui attribue souvent, maintenant, une notion d'espoir.

C'est comme la chanson Retourne chez elle que je chantais auparavant sur un ton triste, comme la chante Ariane Moffatt.
Cependant, il y a quelques semaines, j'ai réalisé qu'à un certain point, je me suis mise à l'interpréter de façon vraiment agressive...
Quand j'ai déménagé, j'ai choisi de m'acheter une grande table de cuisine pour 6 à 10 personnes parce que les soupers entre amis, ça faisait trop partie de ma culture intrinsèque. Puis je me suis rendue compte que je n'avais plus d'amis et j'ai envisagé de me contenter d'une petite table ordinaire à quatre places - sauf que j'avais déjà dit à mes parents que je voulais au moins une table pour 6 et j'avais pas envie de leur expliquer que j'avais compris que tout le monde se crissait bien de moi et que j'avais résolu de me crisser d'eux également ! Je me suis donc procuré une table assez imposante pour que mon proprio me demande si j'avais l'intention de me partir un restaurant chez moi.

Aujourd'hui avait lieu une petite raclette-déjeuner chez moi, une idée qu'avait soulevée S il y a déjà plusieurs semaines. Ça avait lieu chez moi parce qu'on avait établi que c'était moi qui avait le four à raclette. Nous étions six, ce qui me semblait parfait; et finalement, j'ai dû mettre les deux rallonges de ma table afinde la transformer en table pour 10 pour avoir de la place pour tout le monde et toute la bouffe ! C'était vraiment incroyable ! Je riais toute seule dans ma cuisine en mettant la table, imaginant ce que ça serait de se passer les plats.

J'ai été amusée par l'universalité des comportements typiques masculins et féminins : je me souviens clairement que quand je recevais feue la bande des cinq chez moi, les gars s'installaient immanquablement devant un jeu de société ou un jeu vidéo, et que les filles me demandaient si elles pouvaient m'aider. Eh bien cet avant-midi, les filles nous sommes occupées de préparer la nourriture pendant que les gars étaient assis à la table à discuter. J'ai trouvé ça très comique ! Je dois par contre souligner que ce sont les gars qui ont pris l'initiative de faire la vaisselle ensuite, pendant que nous chantions à tue-tête avec un semblant d'accompagnement au piano.

Ce qui m'amène à dire que je n'avais jamais reçu dans un appartement où on trouve un chat et un piano; laissez-moi vous dire qu'il s'agit de deux éléments de divertissement intense. Je pense particulièrement à V qui doit tomber de sommeil déjà tellement il a joué avec Sambuca - laquelle, du reste, dort présentement sur mes genoux.

Je clorerai le sujet en vous demandant : que puis-je faire avec les trois tonnes de croûtons de pain qu'il me reste ? Pour l'instant, la seule idée qui me vienne, c'est de me faire un giga souper de petits croûtons au saumon, au goberge et au légumes.... gratinés sans doute parce que j'ai également hérité de pas mal de fromage.

Friday, March 16, 2007

Cet après-midi, Mel est entrée dans mon bureau pour m'annoncer que elle et S avaient décidé que je devais aller au Banquier, à la télé; et que si je m'inscrivais, elles se proposaient d'être mes supporters...
Réalisation soudaine : on est à la mi-mars, les McFlurry aux oeufs Cadbury doivent être sortis.

Faut définitivement je mette la main sur un d'ici la semaine prochaine !

Thursday, March 15, 2007

Parce que oh oui, je tiens mes promesses : Maridi, toutes les occurences de ton nom de blog sont maintenant corrigées !!!
Protestation numéro 3 : la maudite toune de Marie-Mai que j'ai dans la tête depuis deux jours.

Sinon, Tweety, finalement, je me suis rendu compte hier que la première semaine de mai, c'est plutôt bientôt. Il faudrait quasiment qu'on confirme les dates du voyage rapidement parce qu'on va devoir réserver les billets des comédies musicales un bon mois à l'avance - sans oublier l'auberge, mais c'est moins urgent (du moins je crois). J'ai l'intention de plancher sur les attractions en fin de semaine, faudra se parler bientôt pour s'entendre là-dessus. VOYAGE ! VOYAGE !
Aujourd'hui, deux protestations principales interdépendantes :

1. Les Arabes qui vous appellent d'un numéro "masqué" ou d'un numéro qui sert d'intermédiaire pour les appels interurbains. (La bonne nouvelle, c'est qu'il a téléphoné à 7h ce matin, j'étais presque fière de lui. Ce qui ne change pas que j'ai passé la nuit à me réveiller; probablement que mon système est déjà habitué à répondre au tel à 3h du matin) Ça veut dire quoi ? Qu'en bloquant le numéro, je bloquerai toute personne qui essaie de m'appeler de l'étranger ou par VoIP - ainsi que toute une batch de telemarketers. Ce n'est pas plus grave, je ne reçois pas d'appels de l'étranger, et si un jour j'ai à en recevoir, eh bien, vous aurez qu'à payer le longue distance, groupe, parce que ma priorité actuelle est mon propre bonheur et non ma relation avec vous !

2. Bell Canada qui, au moment d'implanter son foutu système de service à la clientèle qui fonctionne uniquement par reconnaissance de la voix, n'a pas pensé à MOI, travailleuse de cubicule qui n'ai absolument pas l'intention de parler à une machine alors que tous ses voisins peuvent l'entendre, et qui devrai, par conséquent, téléphoner en revenant du bureau. Peut-être pas ce soir par contre, puisque je vais d'abord vérifier si c'est toujours le même numéro masqué qui est utilisé. J'ai pas envie d'en bloquer un différent à chaque jour et de passer ma vie sur le système de reconnaissance de vocale détestable de Bell...

Wednesday, March 14, 2007

So Annoying Arab dude called again last night. The first time he didn't say a word so I hung up on him, the second time I let the answering machine pick up, and the third time, I took the call and proceeded to repeatedly ask the guy if he understood English while he kept mumbling something to me in a language I'm not sure I can identify.

Anyways, when he asked me again where was Abder, I took DraG's advice and let out an exasperated "He's dead!"

I wasn't expecting much from it, but I swear to you guys, the dude hung up and stopped calling. Either he believed me or he acknowledged how crazy I am.

The thing you should remember from now on is DraG apparently has a thorough expertise of crazy Arab idiots, so next time you have problems with them, turn to him.

Tuesday, March 13, 2007

How could I have ever saved you
The only thing I'd ever done was care
How could I have ever blamed you
You never promised that you would always be there


J'avais cette chanson-là sur mon lecteur mp3 quand j'allais gym cet été, et immanquablement, quand je l'entendais, je me lançais dans de profondes réflexions intérieures.

J'aurais aimé que ces paroles-là s'appliquent à ma vie, mais veut, veut pas, ce n'est pas le cas : toutes les personnes qui m'ont trahie m'avait expressément promis de me rendre heureuse.

Et je me disais : si au moins elles ne m'avaient pas fait croire qu'elles tenaient à moi, au moins que je n'aurais que moi à blâmer d'avoir tenu pour acquis que c'était le cas, au lieu de me blâmer d'avoir des attentes apparemment beaucoup trop élevées envers les gens.

Sauf que finalement, non, j'étais dans le champ de me dire ça.

Si je reprends l'exemple de l'incapacité à extrapoler du mâle moderne qui fait en sorte qu'il négligera de nettoyer le congélateur si vous lui demander de nettoyer le frigidaire - personnellement, j'ai toujours pris ça en riant et en lui accordant que non, après tout, je n'avais pas spécifié de laver le congélateur. J'ai donc jamais pogné les nerfs pour des trucs du genre - de toute manière, c'était pas vraiment grave et ça m'offrait du matériel pour mes chroniques sur le mâle moderne ici.

Sauf que d'accord, je n'avais peut-être pas précisé que le congélateur faisait partie du frigidaire, mais j'étais tout de même raisonnablement en droit de m'attendre à ce que ça soit compris.

Suivant la même logique, c'est sans doute plus hypocrite de dire à quelqu'un que vous tenez à lui alors que c'est pas vrai, que la seule personne au monde qui vous importe, c'est vous; mais c'est pas parce que vous ne lui dites pas que vous tenez à lui que vous êtes justifié de lui planter un couteau dans le dos en bout de ligne.

Donc, en gros : fuck you.
Vous avez peut-être eu vos raisons qui vous permettent de vous regarder dans le miroir, mais ça change pas qu'à travers tout ça, la fille qui faisait votre budget, qui refusait de s'asseoir à côté de votre chum quand on écoutait des films, qui passait des heures au téléphone avec vous parce que le gars que vous aviez planté là avait une nouvelle blonde, qui retardait un souper de fête pour terminer de corriger vos travaux scolaires afin de vous éviter de couler deux fois le même cours, qui se taisait même si elle trouvait donc votre blonde fatiguante ou encore qui acceptait sans mot dire le fait que c'était toujours à elle de vous faire signe si elle voulait vous voir, c'était moi, et j'étais en droit de m'attendre à mieux, à beaucoup mieux de votre part.

Moi, c'est ça qui me fait de la peine.
La trahison en elle-même ne fait pas si mal, on s'en remet; perdre des gens, ce n'est pas si pire non plus puisque c'est sans aucun doute pas le genre de personne que je gagnerais à essayer de garder dans ma vie - ce qui fait mal, c'est de mesurer à quel point je ne valais donc rien pour des gens qui comptaient réellement pour moi.

Et en me promenant sur le site de mon amie qui souffre du syndrôme d'Asperger vers lequel j'ai fait un lien il y a quelques semaines, j'ai lu que ce genre de personne vous fait l'ami le plus loyal et fidèle du monde. Ça m'a laissé songeuse parce que j'amuse souvent à dire que, étant pourrie avec les social cues en général, j'ai ma propre petite spin-off personnelle de ce syndrôme...
Oh, j'aime ça : selon le site du ministère de la Justice du Québec, un contrat est une entente verbale ou écrite conclue entre deux parties, ce qui à mon humble avis comprend le prêt d'un dictionnaire.

Encore mieux, déposer une demande aux petites créances coûtent 65$, ce qui est moins que le prix de mon dictionnaire ! Donc c'est ridicule, mais c'est rentable, comme procédure - surtout que si on se rend là, je vais réclamer ces frais-là en plus.

Attendez, je commence à aimer ça, moi...
Je pense à ça : je dois bien avoir des recours juridiques contre la torche qui détient mon dictionnaire en otage depuis des mois ?

Je sais que c'est pas une solution rentable sur le plan économique, mais je m'en fiche complètement, je veux juste avoir mon dictionnaire pour pouvoir enfin clore le chapitre de ma vie qui comprend cette fille-là.

Je crois sérieusement que je vais lui envoyer une mise en demeure dans le courant du mois...
I already talked to you guys about the damn Arab dude who keeps calling my number, most often in the middle of the night, and only goes: hello? hello? hello? when I pick up, and who keeps hanging up and calling again because the words wrong number don't seem to get through to him.

I'm pretty sure he doesn't speak English at all, actually.

Anyways, it had been a while since he'd called, but he did two nights ago, and again last night when he seemed determined to get ahold of the Abder he's been looking for for probably six months now. So everytime I told him he had a wrong number, he hung up and called the same number again, probably thinking it would eventually transform into the one he was looking for. I told him many times to never fucking call this number again because it was the middle of the night and that it was about time he crossed that number from his address book. Only to have my phone ring again seconds after I hung up - which is why I'm thinking this dude doesn't understand a word of English. So if anyone knows how I can say "please shove your own head up your ass and leave me the fuck alone" in whatever language it is those Arab dudes speak, let me know, I'd appreciate it.

The worse is the only sentence I could get out of him (other than "hello?") was "Where is Abder?" at about the 5th phone call. Which is actually funny when you think of it because well, it seems that dude is convinced I'm hiding Abder under my sofa. Which I am not. And I vaccumed under my sofa last week and there was no Abder there.

Let the phone ring, you'll tell me. Don't pick up. Well I tried that. The answering machine doesn't seem to be a good hint either: Stupid Dude kept hanging up and calling again.

Well, eventually, he stopped, I guess. But still.
I'm really gonna have to get his number and call the phone company to complain.
I just don't understand how it is possible for a person to be that mentally-challenged.

Anyways. Pity me. Sponsor me. I'm short, I'm skinny, I live on the other side of the planet, I've got a stupid bitch who's refusing to give me back a 85-dollar-worth dictionary and people accuse me of kidnapping Arabs in the middle of the night.

Monday, March 12, 2007

Je me peux tellement plus qu'en m'énerguménant toute seule dans mon cubicule pour faire sortir le surplus d'énergie, j'ai réussi à me péter le gros orteil sur une patte de table...
Ouin, je me peux tellement plus que j'arrive plus à me concentrer sur mon travail !
Le voyage à New York City se concrétise tranquillement : on a maintenant des dates provisoires !

Ce qui veut dire quoi, s'il-vous-plaît ?
Que je peux me plonger dans les horaires d'autobus, les horaires de comédies musicales et dans mon petit guide Voir dès ce soir !

Je me peux plus ! Je me peux plus !
En revenant chez moi hier après-midi, j'ai fait un truc que je n'avais jamais fait moi-même : j'ai posé des cadres. Oui-oui, avec des clous et un marteau ! Voyez comme je suis autonome. Un de ces deux cadres est en fait mon diplôme de septième année de piano, que j'avais obtenu, après avoir planché comme une malade, avec grande distinction... C'est de valeur que j'aie jamais terminé ma huitième année. Mais bon. Si je tiens à péter de la broue, j'afficherai mon relevé de notes.

J'ai également affiché les deux posters de la comédie du cégep; il me faudra acheter un cadre pour mettre mon gros plan de Quartz-dans-une-colonne entre les deux.

Sinon, après comparaison avec mon DEC, j'ai trouvé que mon petit certificat 8,5 par 11 que j'ai eu de la part de l'université en novembre est pas mal cheap, d'abord, et puis ensuite beaucoup trop petit pour être ajouté au supra-cadre dans lequel se trouve actuellement mon DEC, si bien que j'ai le choix entre afficher mon DEC ou afficher mon bac dans un cadre beaucoup trop grand. (Mais sérieusement, est-ce que je suis sensée obtenir un truc plus imposant de la part du ministère de l'éducation ?)

Donc voilà, après la pose de fans de plafond et l'assemblage de meubles IKÉA, ma quête de l'indépendance se poursuit avec l'installation de cadres. C'est moins impressionnant, mais tout aussi satisfaisant.

Sunday, March 11, 2007

La psychologie de Quartz ou le complexe d'Oedipe démenti


J'ai pas le meilleur caractère du monde, j'en conviens, mais je ne suis tout de même pas complètement folle et je ne suis pas du genre à sauter régulièrement une coche pour la moindre peccadille.

Sauf pour certains détails complètement sans importance qui me rendent folle, mais alors là sérieusement folle sans que je puisse rien y faire : il s'agit de trucs que mon père fait/faisait. De sa part, ces trucs-là me tombaient déjà gravement sur les nerfs; de la part de n'importe quel autre mâle moderne, ces trucs-là me font littéralement enrager. Et je n'exagère pas. J'en suis consciente alors je fais de mon mieux pour me maîtriser, mais c'est vraiment très difficile ! Et vous allez voir, c'est pour des trucs absolument sans conséquence.

D'abord, je ne supporte pas que quelqu'un baîlle fort. Vous savez, ceux qui hurlent en baîllant ? Pas capable. Pas capable. Mon père fait toujours ça et ESTI que ça m'énerve. Chaque fois que Peanut le faisait, il avait droit à un regard noir.

Sinon, mon père avait l'habitude de me piquer mes biscuits. Vous voyez, disons que j'allais me chercher deux biscuits parce que je voulais deux biscuits; pas un, deux ! eh bien immanquablement, une fois que j'étais rassise avec mes biscuits, mon père passait à côté de moi et m'en piquait un. Ça me faisait piquer une crise, et aujourd'hui, je ne supporte juste pas qu'on me pique ma bouffe une fois que je me suis donnée la peine de la préparer à mon goût ou une fois que je suis revenue du garde-manger et que je me suis installée et que je suis prête à la manger. Ce truc-là, c'est DraG qui m'a fait le coup par deux fois : d'abord en me piquant un biscuit (je l'ai envoyé m'en chercher un autre en punition) et puis en me piquant la moitié d'une tranche de pain après que je me sois donné la peine de la beurrer ! Ça m'a pris tout mon petit change pour ne pas sauter de coche lors de ces deux épisodes parce que je savais que c'était insensé, mais je n'ai quand même pas réussi à faire croire que j'avais trouvé ça drôle....

Donc voilà, ce sont deux petits détails ridicules qui me font vraiment sauter ma coche sans raison valable. Vous êtes avertis.

En fait, il serait sans doute intéressant de voir si je réagis autant hors de proportions quand une fille pose les mêmes gestes. C'est jamais arrivé encore. Peut-être que les filles ont plus de classe que ça, en général....
J'ai oublié d'en parler la semaine dernière : quand je suis allée prendre un café avec Mel et Maridi dans un resto-bar où je n'avais jamais mis les pieds, j'ai adopté l'endroit instantanément parce qu'en entrant, j'ai entendu du Tori Amos à la radio.

Moi, ça m'a impressionnée, il fallait donc que j'en parle.
Bon, je me suis dit que je devrais peut-êre me faire un peu plus encourageante pour ceux d'entre vous qui aurez bien un jour à subir un examen de la rétine sous dilatation : ça ne fait pas mal du tout, c'est juste hautement désagréable, c'est tout. Et la dilatation de vos pupilles peut mettre un bon huit heures à disparaître. Mais ça vous donnera tout de même la chance de voir l'intérieur de votre propre oeil grâce au phénomène de la réflexion.... n'avez-vous pas toujours rêvé de voir toutes ces petites veines ?

Okay, moi, j'ai pas aimé, mais c'est juste moi...

Saturday, March 10, 2007

Ici Quartz aux pupilles dilatées qui vous raconte la petite histoire avec ses lunettes fumées sur le nez parce qu'elle vient de se rendre compte que vaut mieux avoir des pupilles de taille normale pour utiliser un ordinateur sans être aveuglée...

Donc voilà, tout va bien avec ma rétine, ce qui me permettra de vivre encore au moins deux ans sans être trop déprimée parce qu'entre des yeux bleus qui me valent des compliments de la part de purs étrangers dans la rue et des yeux peut-être un peu moins frappants, mais qui, disons, VOIENT, j'aurais choisi la deuxième option !

Mon optométriste a observé un truc qui lui semblait anormal dans ma rétine pendant mon examen d'hier, c'est-à-dire qu'il me manque quelques pigments près d'un nerf optique. Elle m'a expliqué que dans les cas graves de myopie comme le mien, la rétine s'étire, ce qui peut entraîner des décollements ou des déchirements rétiniens. Qu'on peut patcher avec des traitements au laser en ophtalmologie sans trop de conséquences puisqu'en général, le décollement commence à la périphérie de la rétine, et non au centre. Bref, des heures (et des dollars) de plaisir.

C'est pour ça qu'à 14h30, une optométriste que je ne connaissais pas m'a mis deux types de gouttes dans les yeux pour faire dilater mes pupilles. Heureusement que j'ai les yeux pâles, parce que sinon, ç'aurait été trois ! J'ai donc attendu dans la salle d'attente pendant environ une demi-heure, que les pupilles me dilatent. Sensation pas très agréable, un peu comme si j'avais les yeux gelés, et vue qui devient légèrement floue. Pas le fun. Pas le fun du tout.

Une fois que j'ai eu l'air d'un junkie sur un high, l'optométriste est revenue me chercher, et j'ai passé disons la demi-heure suivante à regarder en haut, en bas, sur les côtés, en diagonales pendant qu'elle me dirigeait un faisceau lumineux dans chaque oeil.... ah ! mes pauvres pupilles dilatées qui recevaient beaucoup trop de lumière ! C'était franchement désagréable et j'avais vraiment très hâte que ça finisse.

Bref. La bonne nouvelle, c'est que ma rétine est correcte; la mauvaise, comme je disais, c'est que je devrai me taper tout ce cirque-là aux deux ans environ. Parce que du fun de même, c'est pas sain d'en avoir trop souvent !

J'ai donc remis mes verres de contact et mes lunettes fumées pour ressortir; en général, je suis pas trop éblouie, sauf devant l'ordi. Être très motivée (et chez moi), je me maquillerais les yeux et je rependrais une photo pour remplacer celle que j'ai actuellement sur mon profil, mais je tiens pas à éblouir ma rétine avec un flash de kodak en plus....

Donc voilà : si un jour on vous propose un examen de la rétine sous dilatation, attendez-vous à avoir du fun comme moi. Sachez que je vous jalouserai intensément. Or not.
Je suis descendue dans la métropole jeudi soir, juste après mon cours de danse, et j'ai été témoin d'une nouvelle conspiration contre mon bonheur personnel élaborée par une autre catégorie d'objets inanimés, soit les pompes à essence des libre-service.

J'en profite pour digresser et protester contre l'absence de station avec service en Outaouais. Après avoir passé tout un mois à mettre moi-même de l'essence dans la voiture dans l'Ouest, j'avais déclaré un boycott des libre-service, qui a abruptement pris fin avec mon déménagement...

J'avais presque plus de gaz, alors je me suis arrêtée à une première station pour remplir. Or, la pompe a obstinément refusé de fonctionner. J'ai voulu vérifier si la pompe derrière ma voiture fonctionnait, auquel cas j'aurais simplement reculé un peu, mais à ce moment, une autre auto est arrivée.

Je me suis donc rendue à une deuxième station où les pompes fonctionnaient... mais où le pistolet s'est arrêté à 19$. J'ai trouvé ça suspect parce que ma tank était vraiment vide et que le gaz était cher, mais j'ai pas osé obstiner parce que ma tank déborde très facilement.

Et évidemment, en reprenant l'autoroute, j'ai vu que j'avais à peine dépassé la moitié de mon réservoir.

J'ai donc dû ressortir un peu plus loin pour faire le plein pour vrai.... dans une troisième station !

Sinon, pêle-mêle :
A. J'ai choisi la couleur de ma chambre, un genre de vert. Ça fait depuis le verglas qu'on doit repeinturer ma chambre et j'ai refusé tant que j'habitais ici parce que je me refusais à enlever les 300 petits cartons de parfum que j'ai sur mon mur de là. (Ouais, ça a été mon trip déco original du secondaire, ça avait le mérite de surprendre et de faire rire les gens quand ils voyaient ma chambre pour la première fois...) Mais là, je suis prête à tout redécorer ma chambre et à la transformer en simili-chambre d'ami, dont le principal élément sera un lit DOUBLE car, comme je l'ai mentionné à ma mère, un jour, je vais ramener un chum chez mes parents.... Réaction de ma mère : "Ah non ! Pas un autre !"
B. Je suis en pleine campagne de promotion auprès de mon père pour essayer de lui faire comprendre qu'il lui faut un nouvel ordi au lieu de ce dinosaure (PIII, 550 mghz, 192 mg RAM, DD 17 go) qui a besoin d'un nouveau modem 56K anyway. La tâche est ardue, mais mes efforts commencent à porter fruit. Par contre, je crois pas qu'on va magasiner ça en fin de semaine comme je l'aurais voulu. Tant pis.
C. J'ai rassemblé les quelques cadres et photos que je veux ramener chez moi pour décorer mes grands murs blancs. J'en profite pour rapporter aussi le cheval de Mustang que Tweety m'avait acheté à ma fête il y a quelques années... ça va être super beau dans ma bibliothèque !
D. Ça fait maintenant trois nuits que je dors très bien. Mon insomnie semble être passée. Pour de bon, j'espère.
E. Ma mère emploie ses énergies à me faire sentir coupable de laisser Sambuca seule pendant 3 nuits.
Life sucks because:
I was going on the Archambault website to show Tori's Original Bootlegs to my mother, but couldn't find it. I need to put my hands on this stuff even more than I do the damn Mustang nail polish.

But life at least tries to make up for it because:
Tori's new album is released on May 1st and I for one will be heading to the music store right after I get out of work.

Friday, March 09, 2007

I've been sitting this out.
I haven't stood up to make an official statement because I've wrongfully taken for granted that my personal actions and thoughts were clear, when they couldn't possibly have been to anyone but myself.

So they assumed I didn't know.
They assumed I wasn't looking.
They assumed I was simply thrown a rock while softly, kindly, lovingly smiling.
And they blamed their assumptions onto me - they claimed I'd made them believe all of that.

Which I haven't.

I'm certainly not a criminal, nor a trigger, nor an excuse, nor a fucking cause.
But I was there.

I knew, I saw - and I fought, I fucking tried.
I was walking out - but I lacked the nerve.
And I turned around, I didn't run, I fell into a trap, I closed my eyes and waited.
I bled, but I hoped - and I never believed.

I might not have put that forward. But who ever asked?

I never claimed to be that little angel.
I've just been sitting it out - if anybody ever called my name for a toast, I probably was too busy turning into poison to hear it.

But maybe somebody could've taken advantage of that free chair next to mine.
Je reviens de mon rendez-vous chez l'optométriste. La vue de mon oeil droit a baissé légèrement mais on ne changera pas ma prescription pour ça. Elle m'a également fait faire un test de champ de vision vraiment long et pas le fun, en plus d'une petite vérification de ma cornée avec une petite crème jaune qui a fait en sorte que je voie des spots jaunes pendant une bonne dizaine de minutes.

Avant d'enchaîner avec des histoires d'horreur de décollement/déchirement de la rétine et de traitement au laser, bref, des trucs qui, alliés à mes connaissances de bio secondaire III m'ont vraiment foutu la chienne. Et grâce auxquelles j'ai un rendez-vous avec une autre optométriste demain après-midi. Je remercie le ciel d'avoir commencé à travailler et de profiter d'une belle assurance-santé.

Si l'histoire d'horreur se poursuit, je serai référée à un ophtalmologue et je vous donnerai plus de renseignements, avec force détails et éventualités effrayantes. D'ici là, dormez en paix...

Thursday, March 08, 2007

Je VEUX partir en voyage ! Là, maintenant, tout de suite !
Ayoye. J'avance tranquillement dans la catégorisation de mes posts (il me reste un peu moins d'un an à faire). J'avais commencé par le tout début parce que c'était le plus simple : je parlais uniquement de mon évolution au cégep et du template de mon blog, ce qui représente deux catégories uniquement.

Ensuite, je suis partie de la fin vers le début parce que c'était plus simple comme ça alors j'ai vu Quartz-qui-se-rend-compte-que-son-entourage-se-câlisse-bien-d'elle-au-fond, Quartz à l'université, Quartz heureuse, Quartz en sabbatique, Quartz au cégep et là j'en suis à peu près à Quartz-déprimée-en-pleine-crise-existentielle. Ça finit plus, la majorité de mes posts de cette période tombent dans la catégorie Ramblings. Je me rappelais bien avoir été salement révoltée pendant une longue période, mais je savais pas que c'était à ce point et ayoye, groupe, pourquoi vous m'avez pas donné des petites pilules, quelque chose ???

Tout ça pour dire que je commence à avoir hâte de terminer ce bout-là parce que je me trouve vraiment TROP intense...
My personal I-did-it-my-way moment is I fucking fell asleep quickly last night and slept very well, thank you.

And before everyone points it out to me: the ironic comparison is intentional, here...

Wednesday, March 07, 2007

Sometimes you sense something good is about to happen and you can't wait.

Other times, you see something hurtful coming and you freak out and try your best to cope.

But there are also those times when you suspect something is up and you can't seem to figure out whether or not you want it to happen - and then the solution is to avoid the situation altogether so you don't have to make a decision.

But what are you gonna do when it catches you offguard?
Note to self : aller demander à Agnan s'il aurait la gentillesse de veiller sur Sambuca pendant que je serai partie en fin de semaine. Comme elle est encore bébé, il serait sans doute préférable de la faire garder chez quelqu'un, mais vu qu'elle n'est pas encore dégriffée, j'ai pitié des meubles des gens et je préfère qu'elle reste chez moi.
La nuit dernière, j'ai lu quelques articles sur l'insomnie qui m'ont appris que l'insomnie implique un manque de sommeil, donc résulte en un état de fatigue.

Ce qui m'a troublée parce que bon, moi, lundi, j'étais pas à mon meilleur, mais j'ai toffé ma journée sans problème sans me sentir réellement fatiguée.

Est-ce qu'être incapable de s'endormir un soir sur l'autre sans pour autant être fatigué le lendemain relève de l'insomnie ?

Heureusement, la question ne se pose plus, parce que je feel vraiment malendurante aujourd'hui...

Tuesday, March 06, 2007

Ah, bordel.

C'est qui, la nouille qui a eu la brillante idée de prendre un moccacino plutôt qu'un autre breuvage sans caféine, à 7h30, tantôt, vous croyez ?

En tk, je m'étais couchée à 10h30, et je viens de me relever parce que vraiment, ça donne rien. Mais qu'est-ce que j'ai, cette semaine, coup donc ??? J'ai jamais tant eu de difficulté à dormir. Le comble, c'est bien que non, je n'ai pas de souci particulier ces temps-ci. Ou plutôt, c'est que j'ai toujours réussi à dormir convenablement durant toute la dernière année, alors que mes amis se sont tous tournés contre moi un à un. Elle est où, la logique, là-dedans, s'il-vous-plaît ? Parce que j'en prendrais une bonne dose, dans ma vie...

Donc, pas de préoccupation ou de déprime précise. Peut-être que je mange pas particulièrement bien ces temps-ci, par contre. Est-ce que ça peut avoir un impact ? En tk, le café de ce soir était pas mon meilleur coup, j'en conviens. Mais à ce que je sache, l'insomnie, ça apparaît pas sous une forme aussi extrême du jour au lendemain, merde ! Non ? Mon encadreure m'a proposé de me plier à une routine heure de coucher/heure de lever quotidienne, un truc infaillible à ce qu'il paraît. J'ai l'impression que j'aurai pas le choix de l'essayer si ça se place pas sous peu, sinon je vais me mettre à gober mes journées de maladie les unes après les autres au bureau.

Et l'horreur la plus pure, c'est bien que ça adonne que je passe la fin de semaine chez mes parents, qui se couchent hyper tôt. Qu'est-ce qu'une insomniaque peut bien faire dans une maison où tout le monde dort sans les réveiller, je vous le demande ? Je crois que je vais relire Le Comte de Monte-Cristo juste en fin de semaine, moi...

Là-dessus, je vous laisse pour aller explorer la programmation télévisée. J'espère que c'est mieux que ce qu'elle avait à m'offrir lundi matin à 2h30, parce que j'ai été prise pour écouter télé-voyance. J'aurais cru que ç'aurait suffit à m'endormir, mais...
Question #1: anybody heard about the new Windows Vista? Is it any good? Or rather: does it stand a chance of being any good once they've released a few service packs? How is it different from XP?

This is me being very lazy; I just can't seem to find time to investigate the matter.

Question #2 : j'ai raconté la petite histoire à trois personnes jusqu'à maintenant et je suis un peu traumatisée parce que ça ne dit rien à personne... un peu comme quand je parle du célèbre Hutchi qui a bercé mon enfance mais que seule une minorité se rappelle. Bref.

Je me souviens d'un petit dessin animé que j'ai vu quand j'étais au primaire, qui racontait l'histoire d'un monsieur qui voulait savoir si on pouvait apprendre à un poisson à vivre hors de l'eau. Chaque jour, le monsieur diminuait le niveau d'eau de l'aquarium, jusqu'au jour où il n'y a plus eu d'eau du tout; et miracle ! le poisson s'est adapté et s'est mis à vivre hors de l'eau Dès lors, le monsieur s'est mis à le traiter comme un chien, au point même de le mettre en laisse et de le promener dehors. Or, un jour, pendant une promenade, la laisse du poisson s'est brisée au moment où ils passaient sur un pont. Une latte de bois du pont était brisée, et le poisson est tombée dans la rivière. Le petit monsieur est resté longuement sur le pont à attendre de voir si le poisson allait faire surface : pouvait-il réapprendre à vivre sous l'eau ?
Et la réponse était non : le pauvre petit poisson se noyait.

Alors, ya quelqu'un d'autre que moi qui se souvient de ça ?
Wow. Ma mère. Source perpétuelle de questionnement et d'incompréhension.

Je suis rentrée chez moi un peu avant 10h hier soir, pour trouver un message de sa part sur mon répondeur, me demandant laconiquement de la rappeler. Mes parents se couchent tôt, alors il était trop tard pour la rappeler immédiatement. En plus, 2h30 de sommeil, ce n'est pas suffisant pour me permettre de rassembler la patience nécessaire à une conversation avec ma mère.

En revenant de diner, je trouve un message texte sur mon cellulaire, de la part de Mom, supposant que je suis revenue trop tard pour la rappeler hier, ajoutant qu'elle veut avoir de mes nouvelles et me demandant de l'appeler ce soir.

Non mais sérieusement, qu'est-ce qu'elle croit que je me suis dit, hier soir en écoutant son message, sinon : "bon, ben, je la rappellerai demain" ?

Ah. Ma mère.
By the way: it only took me a little over an hour and half to fall asleep last night. There's hope.
Ça peut également devenir votre anthème à vous... Allez, gâtez-vous !

Monday, March 05, 2007

(Est-ce que c'est un mot, anthème, ou je suis encore en train de tirer de l'anglais ?)
Ai quitté le travail un peu plus tôt cet après-midi parce que ya quand même une certaine limite à ce qu'on peut attendre de mon cerveau quand il n'a eu que 2h30 de sommeil.

Le plan était de m'épuiser le plus possible en vue de ce soir afin que je n'aie pas le choix de m'endormir.

Par conséquent, en arrivant chez moi, je me suis changée et je suis allée courir 20 minutes dehors (avec une tuque et un manteau, Mom).

En revenant, j'ai sauté dans la douche avant d'aller rejoindre Mel, J et son copain chez Scores, où, au bout de longues semaines, j'ai enfin pu assouvir mon envie de gavage dans le bar à salade.

Ensuite, nous avons été voir, avec Maridi et une amie de J, Music & Lyrics au cinéma. J'étais pas certaine pour commencer puisque je ne suis pas une fille à films quétaines - mais sérieusement ! C'est vraiment un film trop drôle ! On a ri du début à la fin et on a maintenant un nouvel anthème pour le bureau : And pop! goes my heart...

Et il est maintenant 22h, et si vous vous posez la question, NON, je ne me sens pas du tout fatiguée. C'est déprimant.

Plus le temps passe, plus ma théorie selon laquelle je deviens doucement une machine qui n'a plus besoin de dormir ou de manger s'avère...
Sur notre heure de diner, moi, J, I, Mel et Maridi avons convenu de concevoir chacune notre premier enfant le 8 septembre 2009 à 14h30.

Mel et moi nous lançons immédiatement à la recherche d'un père...!
C: (en rentrant dans mon bureau avec un sac de petits oeufs en chocolat et en déposant 5 sur mon bureau) Tiens, toi t'es maigre, t'en a besoin.
Quartz: Hey there, how are you?
Coach: I'm good. You look tired.
Quartz: I am. Insomnia. No reason. Didn't fall asleep before 4 this morning.
Coach: You know, we are entitled to sick days.

I really should have, right?
I went back to bed this morning a little before 3, mostly because there was nothing on TV and nothing to do on the internet.

I certainly didn't fall asleep before 4 this morning. This morning I toyed with the idea of not coming in to work, but I caved and did.

I must admit I got a striking sense of how tired I am when I walked out to the bus stop, blinking in the snow, trying to grasp the fact that I was actually moving.

Disons qu'aujourd'hui, il faudra que je travaille fort pour ne pas faire du présentéisme...
So I've been in bed for almost four hours now, and it doesn't seem like I'm getting any sleep tonight.

What do you guys do when insomnia strikes?

Sunday, March 04, 2007

Somehow, I've been anticipating March 3rd all last week, and I wondered why that date seemed so important to my mind while I had nothing in particular planned.
It was only pretty late last night that I realized March 3rd, 2006, was the date by which I had to decide whether or not I took the job in Ottawa.
It was a little troubling to realize I still remembered the date.

Other than that, Peanut and I rented Stranger Than Fiction last night, at my request, and what do you know, it was actually very good. I really liked it.

Friday, March 02, 2007

Dans le désordre :

A. Ma gestionnaire m'a garoché un nombre incroyable de mots hier après-midi. J'ai tenté d'en donner une partie à une autre traductrice qui travaillait sur le même document, et elle a refusé sous prétexte qu'elle était trop occupée. J'étais pas contente parce que ça voulait dire en gros que c'était pas grave si on remettait le document en retard à cause de moi seulement. Enfin bref. Disons seulement que la fille qui avait eu Hakuna Matata dans la tête toute la journée était soudainement de beaucoup moins bonne humeur.
B. Ce qui m'a fait pensé au commentaire de J, hier midi, comme quoi j'étais toujours de bonne humeur. Commentaire que j'ai eu également de la part de Maridi. Et puis, maintenant que j'y pense, aussi de la part d'une traductrice avec qui je travaillais pendant mon dernier stage. C'est un truc que je comprends juste pas parce je suis une fille qui déprime super facilement, mais bon. C'est vrai que généralement, je suis de bonne humeur quand je suis avec des gens.
C. J'ai terminé hier soir un autre livre de Douglas Adams intitulé The Long Dark Tea-Time of the Soul, qui est vraiment excellent. Je l'ai trouvé beaucoup plus comique que les autres, mais aussi vraiment plus compliqué à comprendre. En fait, je crois que j'ai manqué de grands bouts. Mais je dirai ceci : ya pas grand chose de plus drôle qu'un nouveau dieu qui naît dans un frigidaire condamné.
D. C'est Lift qui m'avait prêté ce livre, alors je suis allée lui rapporter ce matin avec l'argent que je lui devais pour la lotterie. (Oui, moi qui ne joue jamais à la loto parce que je sais donc que je gagnerai pas et que je pourrais dont en faire des affaires avec cet argent-là à la place, j'ai accepté de faire partie du groupe du bureau.... cherchez pas la logique, je fais de mon mieux pour être une personne mystérieuse...) Je venais de terminer ma tâche insurmontable d'hier après-midi alors j'avais besoin de relaxer un peu, si bien qu'on a jasé beaucoup trop longtemps et qu'on a couvert maints sujets ridicules : thongs et gougounes de douche, accidents de moto et techniques de nettoyage de verres.
E. J'ai demandé congé vendredi prochain. S'il m'est accordé, ça me donnera une longue fin de semaine à Montréal. Je suis due, je suis pas allée depuis janvier.
F. On est maintenant en mars, et j'ai toujours pas reçu mon dictionnaire. Si je vous donne l'adresse de la merde en question, qui est game de se pointer chez elle pour le cueillir ?
G. Je devais sortir avec J et Mel ce soir, mais la tempête et leur indécision a eu raison de nos plans. On a remis ça à lundi soir.
H. J'ai raconté à Mel que j'étais un peu troublée de réaliser que maintenant que j'ai un chat, je devrai prendre des arrangements pour la faire garder en mon absence. Par exemple, je prévois de prendre congé la semaine complète précédent ou suivant mon voyage à New York avec Tweety, et je peux pas laisser Sambuca seule toute une semaine. Mel s'est spontanément offerte pour la garder, malgré ses allergies. J'avais eu l'intention de demander à Agnan de passer une fois de temps en temps, mais si ça fait tant plaisir à Mel, j'ai pas de problème à lui passer le flambeau.

Là-dessus, je vais partir le souper, car ma visite de la fin de semaine, nommément Peanut, risque d'arriver dans quelques minutes.... et j'ai faim !
Ma mère a des idées très arrêtés :

Quartz : J'ai fait du jogging mardi pour me rendre au badminton.
Mom : T'es folle ?
Quartz : Comment ça ? Il faisait beau pis j'étais de bonne humeur... faque je suis allée courir !
Mom : Ben voyons, sans manteau !
Quartz : Hein ?

Car il est apparemment impossible qu'une personne fasse du jogging avec un manteau sur le dos.
Elle croit probablement que je suis allée en shorts, aussi...

Thursday, March 01, 2007

Here are my official congratulations to Peanut, who found himself a new job.

It is of little interest to you readers, but you will undoubtedly enjoy the fact that he had to send a portfolio of his drawings in order to demonstrate his abilities with the software, amongst which was, can you guess? Yes, the ever-famous SupraToaster.

So my crazy idea helped Peanut find a job.

So I'm-essential-to-your-lives reason #8704 is, I will always end up helping you out, whether or not I intend or want to.

I should get paid for this.
Tonight, must:
A. bake cake;
B. bake muffins;
C. call parents;
D. go to dance class;
E. clean up appartment;
F. make appointment with hairdresser;
G. clean dishes.

in no particular order. Except for the dance class.
Ce qui est enrageant avec la putain de foncionnalité de détection automatique de la langue de Word, c'est qu'il s'obstine à remettre votre texte en anglais quand vous essayez de le traduire en français, ce qui fait que chaque phrase que vous faites, une fois corrigée automatiquement par Word, a l'air d'avoir été dite par un francophone qui essaie de sonner cool en ploguant de l'anglais aux trois mots :

"La reunion pouvait être convoquée par les members devant render la decision..."
J'ai une confession à faire : j'écoute Le Banquier à la télé quand il n'y a rien d'autre, et j'aime ça.
Why would Hakuna Matata be stuck in my head this morning?
J'ai reçu un courriel d'une copine qui marchera 60 km pour la lutte contre le cancer du sein et qui tente d'amasser 2000$ à cette fin.

Je mets le lien vers sa page personnelle qui renferme le formulaire de don pour un maximum de visibilité.

Sinon, vous pouvez toujours faire un don à mon bureau pour que quelqu'un aille acheter du foutu savon à vaisselle...

Wednesday, February 28, 2007

Je vous le dis que c'est le destin : ç'aura seulement pris quatre mois et demi avant qu'on aborde le sujet de mes seins sur l'heure du diner, à la job...
C'est toujours gênant, même quand vous êtes seule dans votre bureau, de vous trouver incapable d'aller récupérer la poche de thé dans le fond de votre tasse parce que le thé est brûlant et que le lait vous empêche de voir la poche en question, ce qui implique du farfouillage pour mettre la main dessus.

C'est encore plus humiliant de considérer, en résultat, l'achat d'un gustruc inutile qui se vend chez Stokes et qui sert à contenir votre poche de thé.

Heureusement, avant d'atteindre ce niveau non désiré de bourgeoisie, vous vous rappelerez qu'il existe aussi des sachets de thé avec une petite corde, qui vous épargneront cet achat humiliant...

Tuesday, February 27, 2007

So jogging to the high school where we play badminton wasn't that bad an idea, down the line. Except for the I-look-totally-ridiculous-with-my-back-bag-and-the-badminton-racket-that-peaks-out-of-it part and the that-back-bag-isn't-the-greatest-thing-for-my-back part.

I'll probably wear my running shoes on the way there next week so as to avoid having to carry a back bag altogether.

Yay me.
Suis-je folle ?

Étant donné que ça fait deux après-midi que la belle température à l'extérieur me gonfle de bonne humeur à ma sortie du bureau, j'ai décrété que ce soir, je me rendais jouer au badminton en joggant.

La réponse à cette question dans les prochaines heures....

Je mourrai sans doute pas, non ? Météomédia me dit qu'il fait -2 dehors... c'est l'été !
Qui peut me dire le titre original du film Suzie Frisette en anglais ?
Je travaille avec une collègue dont le ton de voix possède une fréquence carrément incompatible avec mon système auditif. Je sais pas pourquoi, mais j'arrive juste PAS à me concentrer quand elle parle dans les environs de mon cubicule. C'est pas qu'elle parle fort, c'est pas qu'elle ait une voix achalante, c'est pas qu'elle soit une personne désagréable : c'est juste que sa voix à elle, et à elle uniquement, m'empêche de me concentrer.

C'est pas des jokes : en général, je mets mon lecteur mp3 sur mes oreilles pendant son heure de diner, et parfois, je me bouche carrément les oreilles avec mes mains quand elle est dans les environs, afin de pouvoir relire mon texte correctement.

Est-ce que c'est pas complètement ridicule ???
Note to self: prendre rendez-vous chez l'optométriste ce soir...

Monday, February 26, 2007

L a fait un petit sourire en me voyant mettre de l'ordre dans un dossier, dans mon bureau, en camisole et en pieds de bas.

Quartz : Tu ris de moi ?
L : Oui.
Quartz : Ah. J'aime ta franchise.
A : Au fait, tu joues vraiment bien du piano ! Je t'entends, des fois.
Quartz (un peu gênée, mais pas trop) : Ha, eh bien, merci. Ça fait un bout que j'ai pas joué, par contre.
A : Ouin, c'était plus en octobre-novembre, que je t'entendais.
Quartz : Okay.
A : Et ça se peut-tu que tu chantes, aussi, des fois ?
Quartz (la gêne monte d'un cran) : Ouin...
A : Okay, parce que tu chantes pas mal bien, aussi ! Tu m'impressionnes !
Quartz (qui ne sait plus comment réagir) : Haha, merci... Ça commence à être gênant, là !
A : Ça se peut-tu qu'à un moment donné, tu chantais du Avril Lavigne ?
Quartz (qui ne sait plus où se mettre) : Oui...
A : Ah, c'est ça que je pensais ! Une fois, j'avais des amis chez moi pendant que tu chantais, je leur ai dit de se taire pour écouter...

AYOYE que mon prochain appartement va être bien isolé, vous croirez pas ça !
Drowning under work, yet again, but I had to mention:

Happy birthday to Saint Reverend Doctor Rob!

Sunday, February 25, 2007

Like anyone would be
I am flattered by your fascination with me
Like any hot-blooded woman
I have simply wanted an object to crave
But you, you're not allowed
You're uninvited
An unfortunate slight
Must be strangely exciting
To watch the stoic squirm
Must be somewhat heartening
To watch shepard meet shepard
But you, you're not allowed
You're uninvited
An unfortunate slight
Like any uncharted territory
I must seem greatly intriguing
You speak of my love like
You have experienced love like mine before
But this is not allowed
You're uninvited
An unfortunate slight
I don't think you unworthy
I need a moment to deliberate
Ha.

Je suis tombée là-dessus en catégorisant mes posts (vous remarquerez d'ailleurs que je suis rendue en 2002, en d'autres mots : j'achève), et j'ai pas pu m'empêcher de faire une petite moue sarcastique.

En tk, je pourrai pas dire que je l'ai jamais vu venir.
Le plus drôle, c'est que je me souviens clairement que Tweety m'avait répondu un truc du genre : la beauté de nos relations, c'est justement qu'elles existent malgré tout.

J'avais pas été convaincue à l'époque, mais vraiment : belle naïveté.
La vérité, c'est que la majorité des gens ne s'intéresseront à vous que tant et aussi longtemps que vous leur licherez consciencieusement les bottes, et que quand ils auront besoin d'une excuse pour vous écraser parce que soudainement, vous êtes dans leur chemin, they won't even think twice before they come up with self-justification.

Donc voilà, je mets mes dons de double vue à votre service. Que voulez-vous savoir, maintenant ?
Il faut que je parte en voyage. N'importe où. Mais il faut vraiment que je parte.

Saturday, February 24, 2007

Que faites-vous pour l'environnement ?

Personnellement, je prends le transport en commun, j'utilise des sacs réutilisables pour l'épicerie, j'utilise des ampoules fluocompactes, je baisse ou j'éteins le chauffage quand je ne suis pas à la maison, j'utilise du savon à linge biodégradable et je recycle.

Mais on peut tous en faire un peu plus.

Friday, February 23, 2007

Ally: You know, I could get used to this.
Gregg: Why don't you, then?
(Ally McBeal)
Ma quote du jour provient aujourd'hui d'A, ma voisine du dessus, la fille d'Agnan, qui m'a permis d'avoir un moment Maridi dans l'autobus ce soir.

Car Maridi pogne des fous rires incroyables qui durent des années-lumière.

Sortant ses mitaine de ses poches en voyant notre arrêt arriver :

Mes mitaines sont tellement maganées qu'à les regarder, j'arrive même plus à savoir quelle est la gauche et quelle est la droite. Même que des fois, je les essaie et ça feel weird des deux côtés...

Non, honnêtement, c'était pas si drôle. Ce qui ne m'a pas empêchée de rire presque à en pleurer tellement c'était inattendu, ce qui a fait rire non seulement A, mais aussi un monsieur et une madame assis pas trop loin de nous dans l'autobus...

Thursday, February 22, 2007

La bonne nouvelle du jour


J'ai un plan de versements égaux pour mon électricité, pour la simple et bonne raison que c'est beaucoup moins compliqué de payer un montant fixe par mois.

Quand je suis arrivée ici, par contre, le montant fixe établi par Hydro-Québec a manqué de me faire faire une crise cardiaque : 102$. Par mois. Pour un quatre et demi. Genre, le double de ce que ça nous coûtait dans la métropole.

J'ose même pas imaginer à quel point le gars qui habitait ici avant mois pouvait chauffer en hiver pour qu'on me propose un paiement du genre.

Ce soir, j'ai reçu mon compte d'électricité, accompagné d'une petite note qui m'annonçait qu'on avait révisé mon versement mensuel.

À partir du mois prochain, donc, je paierai 41,49$ par mois.

Soit moins que ce que nous payions dans la métropole.

Je viens de gagner 60$ par mois. Qu'est-ce que je vais faire avec ça, maintenant ?
Quartz : Je te dis, je travaille comme une folle au bureau ces temps-ci.
Mom : Je m'en suis douté, tu m'as pas envoyé un seul e-mail de joke cette semaine.
Au fait. J'ai remarqué la semaine dernière qu'il y a une belle petite Yaris rouge 4 portes, hatchback, dans la cours de la maison voisine à la mienne.

J'ai l'impression qu'on me provoque.

Wednesday, February 21, 2007

À propos d'écriture


En relisant mon dernier texte ci-dessous, tout à l'heure, j'ai vu à quel point il ne fonctionne pas de manière autonome. Ce n'est pas surprenant étant donné que je l'ai rédigé d'un seul jet hier soir après avoir relu m'être replongée dans l'ambiance voulue. J'ai donc eu envie d'ajouter un lien vers le premier volet, mais je ne l'ai pas fait puisque j'ai aussi semé quelques références à d'autres textes plus anciens, vers lesquels je n'avais pas envie de renvoyer.

Après avoir discuté avec Peanut, il m'a confirmé qu'effectivement, il avait complètement oublié le premier volet de ce thème. Je me résous donc à faire un lien parce que vraiment, ce deuxième volet n'a aucune autonomie. Voilà.

Sinon, les habitués de la blogosphère connaissent déjà sans aucun doute la nouvelle tendance qui souffle sur la pseudo "élite" actuellement : la mode des à-la-manière-de. En d'autres mots, un bloggeur rédige un billet en imitant le style d'un autre bloggeur.

J'ai commencé à jouer avec l'idée il y a quelques jours déjà, et j'ai bien dû me rendre à l'évidence qu'elle est intéressante.

Je n'ai pas encore décidé de m'essayer, par contre. Faut dire que parmi les blogs que je lis régulièrement, rare sont ceux qui font montre d'un style bien défini - et en tapant ces lignes, je me dis que même mon style personnel ne doit pas être évident ici tant ce blog est un ramassis de genre TOUT. Bref, les seuls bloggeuses présentant un style d'écriture particulier que je pourrais être tentée d'imiter sont AAB et Swan.

À partir de là, je réalise que je me reconnais souvent dans leurs billets, donc que l'exercice de style n'aurait sans doute pas la même valeur.

Mais bon.
Je verrai bien. J'en suis à peu près là dans mes réflexions.

Tuesday, February 20, 2007

That night, as usual, he left after giving her a quick hug in the hall.

He heard her shut the door behind his back, as he walked towards his car, but he didn't turn around: everytime, he felt a sudden rush to move very fast. To get up. To walk anywhere without looking back.

And well, basically, that's what he did.

He allowed himself to briefly look up at the quiet house as he unlocked his car door - one last glance, one last thought of her. He could see she was now sitting at the kitchen table.

He got in the car and started the engine. After a quick look in the rear view mirror, he pulled away from the sidewalk, obeyed the stop sign two blocks further down the street, and turned right on the boulevard.

He wasn't sure how it all had come to this. He was't even sure he'd ever wanted this whole situation, although there was little doubt that he'd taken every possible step that could lead him there.

He'd always reassured himself that it was all okay, that it didn't count, that he'd made his choice.

Until.

The street light turned red and he stopped at the intersection. He took a look at his watch: 7:15. He was running a little late, but she wouldn't make anything of it. He used to get home around 7, but lately he'd begun arriving a little after that and she didn't mention it. She just smiled quietly at him when he walked through the door, plain happy to see him.

He was happy to see her, too, everytime.

It wasn't all that bad, really. There were rules he was very careful to abide by. Never his place. No promises. No questions. No future. He'd made his decision and nothing on earth could make him change his mind.

He knew what he wanted, and he knew what the only way to get it was. Love wasn't even a component of this equation.

The light turned green again and he made a left turn and merged onto the highway.

He wasn't even actually hiding, he thought: she knew. She couldn't possibly not know. She probably was doing a hell of a good job pretending she had no idea, but she had to know.

She knew what she wanted, too.

Exit 89-E, second street to the left, fifth house to the right.

He pulled into the parking, stopped the car. He stayed still for a moment, staring at the brick wall in front of him.

Until what, really? It was okay. There were no worries to be had.

He got out of the car, locked the doors and slowly walked towards the hall of the building, fishing for the key to their appartment in his right pocket, under his wallet, with the pen he'd forgotten he'd left there.

Maybe this had been the last time. Maybe not.
He didn't have to wonder.
Le commentaire que Swan m'a laissé hier m'a rappelé que j'ai, de façon impardonnable, négligé de la féliciter publiquement par l'intermédiaire de mon blog de s'être enfin trouvé un appartement !
Joignez-vous donc à moi pour la féliciter et lui souhaiter bonne chance dans sa nouvelle vie !

J'allais dire autre chose, mais je viens de me faire garrocher un autre texte urgent sur ma pile déjà importante, alors ça sera une autre fois !

Monday, February 19, 2007

Pendant les deux prochaines semaines, je prendrai l'autobus avec la fille d'Agnan. Elle étudie la médecine vétérinaire en Montérégie et termine ses études au printemps. C'est de valeur que ça soit maintenant que j'aie besoin d'un vétérinaire pour ma petite Sambuca !

Bref, en discutant, ce matin, j'ai mentionné que je suivais des cours de hip-hop, et elle s'est exclamée qu'elle en suivait également : elle dit adorer danser, mais être pourrie. Ce qui me convient très bien : on a donc convenu de s'inscrire ensemble à un cours de danse quand elle aurait terminé son doc et qu'elle reviendrait en région.

Un cours de danse, c'est bien, mais deux, c'est mieux !

Ce qui me fait penser que j'ai réalisé il y a quelques semaines déjà, en voyant une affiche dans l'autobus qui clamait, à l'attention des étudiants qui quittent pour la métropole Reviens en région !, que j'habite maintenant en région.

J'ai eu un choc.
Ayoye.

J'étais déjà en rush relativement important depuis jeudi dernier, au boulot, mais j'avais vraiment rien vu. En après-midi, ma gestionnaire s'est littéralement mise à me garocher des textes par la tête jusqu'à ce que je commence tranquillement à me noyer. Sans compter tous les textes que j'ai refusé par simple impossibilité mathématique de les faire dans les temps.

J'ai dû traduire près du double de ce que je traduis en général dans une journée, et une erreur d'une cliente a fait en sorte que la journée se finisse en temps supp pour moi et Lift.

J'ai donc six textes qui m'attendent sagement sur le coin de mon bureau, demain matin. Qui est-ce qui disait que les fonctionnaires, ça ne travaillait pas, que je le frappe ?
From today on, if look right to the left of my screen, I can see postcards of Lake Louise (Banff), Puerta de Alcalá (Madrid), Stanley Park (Vancouver), West Edmonton Mall, New York City, Drumheller, Craigdarroch Castle (Victoria) and Calgary.

Teehee.
Étant de mauvais poil depuis que j'ai mis le pied dans mon cubicule et que j'ai trouvé un rush à ajouter sur le tas que je m'acharnais à faire descendre depuis jeudi dernier, j'ai demandé à DraG de me faire sourire.

Il a réussi au-delà de mes espérances : je retranscris donc ici sa petite histoire qui m'a bien amusée. Vous ne la trouverez sans doute pas aussi comique que moi puisque vous n'avez pas l'habitude de voir DraG parsemer ses courriels de deux points de suspension au lieu de trois et d'essayer de les interpréter correctement.

Mais bon. Moi, ça m'a fait rire, donc :

Stè une fois trois ptits points ki s'entendaient plus ou moins, mais qui se tenaient tjrs ensemble qnd meme, mais a force de se faire dire k'ils prenaient de la place k'ils étaient long et gros, deux des ptits points se sont mis d'accord pour abandonner le 3e, donnant ainsi naissance aux deux points côte à côte et au point seul. De manière similaire se sont crééer les deux points (un au-dessus de l'autre) et la virgule, ki est le 3 e point ki pleure. La cédille provient également d'une histoire similaire ki a mal tournée, le 3e point s'étant pendu sur le c, ce ki a fait pleurer un des deux autres points et ki a donné naissance au point-virgule. FIN
(sic)
Putain, c'est quoi cet espèce de rush-là qu'on me pitche dessus depuis la semaine dernière ????

Sunday, February 18, 2007

Je crois être de nature plutôt complaisante, dans le sens que je n'ai jamais eu de problème à respecter les gens qui ont des opinions ou des valeurs différentes des miennes. En d'autres mots, je n'exige pas des gens qu'ils partagent mes idées. Je n'essaie de convertir personne à mes méthodes et, du moment que les autres ne tentent pas de me convaincre qu'ils ont raison, on peut s'entendre.

C'est normal, non ? Après tout, peu m'importe que les autres aient des valeurs opposées aux miennes, tant et aussi longtemps que cela ne m'affecte pas. Du moins, c'est ce que j'ai toujours pensé, chaque fois que je me retrouvais à côtoyer des gens dont la façon de penser était diamétralement opposée à la mienne.

Mais depuis de longues semaines, je me demande : est-ce que c'est vraiment réaliste de croire qu'il est possible de côtoyer des gens sans que leurs valeurs ne finissent par empiéter sur votre vie ?

Ce qui m'horripile particulièrement, chez les gens, c'est le matérialisme et le syndrôme de la princesse (qui, notez-le bien, peut affecter le genre masculin autant que le genre féminin). J'ai beaucoup de difficultés avec ça, honnêtement. Mais vraiment beaucoup. Je suis fondamentalement contre le surplus de possession, l'excès de luxe et l'idée que les autres fassent les trucs à ma place.

Mais si ça vous rend heureux de posséder un divan à 3000$ ou de régenter les moindres mouvements de votre significant other, qu'est-ce que ça peut bien me faire ?
Vite, comme ça : rien du tout. D'où ma conclusion que je peux m'entendre avec les gens matérialistes et se croyant issus de la royauté.

Or, et c'est pourquoi je tourne et je retourne la question sus-mentionnée dans ma tête depuis un bon bout, je commence à croire que c'est utopique de croire que les valeurs des autres n'empiètent jamais sur vos plates-bandes.

J'ai encore vu des valeurs s'entrechoquer durement la semaine dernière, et j'ai vu une personne avoir beaucoup de peine des suites de cet accrochage-là. Ma première réaction en a été une d'étonnement pur : in-cro-ya-ble, c'était pas à moi que c'était arrivé, c'était pas moi qui me retrouvait en miettes, cette fois.

J'en ai déduit que j'avais malgré moi laissé des merdes de la classe inférieure m'infliger beaucoup plus de séquelles que je l'avais d'abord cru.

Ma deuxième réaction a été une vague de sympathie pour la personne affectée puisque mes valeurs personnelles correspondent beaucoup plus aux siennes qu'à celle de la personne qui lui a fait de la peine.

Ma troisième réaction est la cause de ce post-ci, c'est-à-dire que je commence sérieusement à douter qu'il soit possible de côtoyer des gens qui n'ont pas le même regard sur le monde que nous sans finir par avoir mal.


Here is my beautiful Sambuca.