Wednesday, August 15, 2018

A Post in Favour of Floor Segregation in Office Buildings

Recently, I started encountering a woman I had never seen before in the washroom at work. This wasn't entirely unexpected as drafters frequently meet with clients in our drafting rooms. I did notice her because it looked like she was brushing her teeth - as in, she had a toothbrush and toothpaste with her - but it sounded more like she was learning to swim: she was letting the water run forever and somehow causing a disproportionate amount of splishing and splashing sounds to echo off the washroom walls. My inner environmentalist was going nuts over the water running, but trying to remain calm as this woman was only there temporarily - except that she wasn't.

Over the course of several weeks, I saw her all the time. As in, multiple times a day, every day. And every time, she was using up the planet's water supply in order to brush her teeth. I wondered how many times a day a person needs to brush their teeth. This was getting weird.

I thought she was intense. And I thought our drafters clearly were working on one hell of a file if she was here so often. Until one, after she got out of the washroom, I saw her heading for the stairs. Wait. Are you saying she works in this building and chooses to brush her teeth exclusively on this floor?

So I started asking around. Turns out all my female colleagues had noticed her. Obviously. We thought of numerous theories as to who she was and why she was bathing in the sink. And then, one day, a bolder colleague, A, casually said to her "Hi, I don't think we've met?", and apparently this lady was temporarily relocated to the floor just above ours. Why she will not brush her teeth there, only god knows - but. Ever since A approached her, we have not seen our Washroom Lady. Sure, she might just be on vacation, but my theory is that she realized we were on to her and has now elected to brush her teeth on another floor.

Of course, because that mystery was solved, this morning, when I arrived at work, a lady from two floors above was in the kitchen, filling up the kettle (while letting the water running endlessly, I mean, WHAT IS WITH YOU PEOPLE?) and fiddling with the Keurig on the counter. I put my lunch in the fridge and took a look at the kettle when she plugged it in to make sure there would be enough water in it for both her and me. There was. So I went to my office to unload my bags and prepare my French press for my morning coffe. And when I returned to the kitchen, it was empty, and it was a freaking war zone.

Okay, I'm exaggerating. But still: the freaking kettle was filled up, yes, but it had not been set to boil. What are you doing filling the thing up if you're not even going to use it? And if somebody comes into the kitchen while you're just glamourously using their office kitchen for no reason, could you maybe possibly inquire whether they're looking to get some hot water, damn it?

What that other lady did do was use the Keurig, which was now in two separate pieces (not broken, just not put back together as they freaking were three minutes earlier), and somehow leaking, and make a mess of water on the counter, which she had tried to clean up using a cloth - and I know this because at some point she must've gotten too tired because she left the cloth all bunched up on the counter.

So I was stuck waiting for my hot water for five minutes while staring at a messy counter. For fuck's sake, people: if you can't behave, just stick to your own floors.

Monday, August 13, 2018

Au début du mois de mai, nous avons donné à Bout d'Chou, qui était alors sur le point de fêter ses trois ans, son premier vélo avec des pédales. Jusque-là, il utilisait un vélo-équilibre, sans pédales. Il savait depuis un bon mois que ça s'en venait, puisque nous avions beaucoup répété aux enfants que Coco allait avoir un nouveau vélo et que Bout d'Chou prendrait l'ancien. Mais quand la chose s'est concrétisé, Bout d'Chou, mon bébé qui ignore tout de la peur, a refusé d'utiliser le nouveau vélo. Pourquoi? Parce qu'il avait décidé qu'il n'était pas capable de pédaler.

Et bon, c'était partiellement vrai : Bout d'Chou ne savait pas pédaler. Raiontzukai et moi avons été plutôt étonnés parce que quand Coco a eu son premier vrai vélo, ça faisait déjà des mois qu'il nous achalait pour en avoir un, si bien qu'il a immédiatement sauté dessus pour partir à pleine vitesse. Donc nous n'avions jamais dû apprendre à un enfant à pédaler.

Ça n'a pas été si difficile, mais il a quand même fallu négocier avec Bout d'Chou pour que, chaque soir au moment d'aller au parc, il commence par passer 2-3 minutes à apprendre à pédaler devant la maison avant d'avoir le droit de choisir de prendre son vélo-équilibre. Au bout de trois jours, c'était fait.

C'était au début mai, je vous le rappelle. Et hier soir, Bout d'Chou a entrepris de nous expliquer que, quand il serait grand comme Coco, il pourrait faire du vélo sans petites roues. Raiontzukai lui a dit qu'il n'avait pas besoin d'attendre d'être grand comme Coco, qu'il pouvait même enlever les petites roues tout de suite.

Bout d'Chou a accepté. Il a trois ans et trois mois. Pis il a passé la soirée à pédaler sans petites roues et il est pas tombé une seule fois. J'en reviens franchement pas. Il mesure moins d'un mètre et est incapable de prononcer le son "r, mais il fait du vélo sans petites roues. C'est juste n'importe quoi.

Mais bref, je m'attends à ce qu'on recommence à attirer l'attention au parc.

Friday, August 10, 2018

Parallèlement à mon post d'hier, je me demande si mon directeur de CPE s'adresse à moi en beurrant épais et en me donnant du "Madame" aux trois mots (même quand je débarque en sueur, toute habillée de lycra et avec mon casque de vélo sur la tête) parce que je suis la chialeuse de service ou juste parce que c'est un politicien dans l'âme.

Thursday, August 09, 2018

En cette période post-fiscale (bah quoi, techniquement, les 11 mois qui suivent le mois d'avril forment une période post-fiscale), parce qu'elle vous aime, Quartz vous présente un billet pour vous dire de vous mêler de vos affaires, gang.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler d'impôts pour vrai. Je vais plutôt vous parler de mon CPE - mais je vous jure qu'il y a un lien.

Au cas (très probable) où vous ne le sauriez pas, en CPE, on signe l'entente de service pour une année à la fois. Une fois par année, donc, on se fait demander de signer l'entente pour l'année à venir. Pour une raison quelconque (je pense que c'est parce que les paiements sont prélevés dans mon compte, mais je ne suis pas certaine), c'est moi qui dois signer l'entente. C'est pas vraiment marketing puisque c'est Raiontzukai qui s'occupe généralement du volet "garderie" de notre vie. Généralement, Raiontzukai amène simplement l'entente à la maison pour que je la signe et la ramène à la garderie le lendemain. Cette année, il n'a pas eu l'autorisation de le faire parce que certains parents oublient ensuite de ramener l'entente.

Déjà là, vous me découragez, gang. Ya pas grand chose de plus simple que de signer un foutu papier et le ramener à un endroit où vous allez tous les foutus jours de votre vie. Surtout si vous le lisez même pas.

Comment je sais que vous le lisez pas? Parce que la semaine dernière, quand le CPE a avisé les parents, par courriel, qu'ils devaient passer signer l'entente de service, on a inclus, pour accélérer le processus de signature, une version pdf de l'entente pour que les parents puissent la consulter à l'avance. L'entente ne contient pas beaucoup de détails majeurs susceptibles de changer sans préavis, MAIS on y trouve quand même le coût annuel pour la crème solaire fournie par le CPE (une nouveauté depuis l'année dernière dont le coût était sujet à changement) ainsi que la liste des jours de fermeture (une autre affaire qui change et nous donne du trouble depuis deux ans parce que le CPE veut fermer entre Noël et le Jour de l'An sans ajouter de jours de fermeture, et qui est particulièrement intéressante cette année parce que, selon mes savants calculs, les dates des Fêtes ne leur permettront pas de le faire).

Tout ça pour dire que j'ai ouvert le pdf et que j'ai constaté que l'entente était incomplète : le document original était recto-verso, mais seul le recto avait été numérisé. J'ai écrit au CPE pour demander une version complète. J'en ai reçue une le lendemain. SAUF QUE. C'était pas la version générique envoyée à tous les parents, non. Dans un élan de motivation et de serviabilité, on m'avait numérisé MON entente de service à moi, avec mon nom, mon adresse et tout.

Je n'ai rien à redire à ça. C'était juste gentil. Mais tsé, moi, je m'attendais à ce que tous les parents reçoivent une nouvelle version, complète, de l'entente. Mais non. Ya juste moi qui l'a reçue. Parce que calvaire, ya juste moi qui lis mon entente de service et qui s'intéresse aux éventuelles modifications qui pourraient y être apportées. Je ca.po.te.

Vous trouverez que je tire une conclusion à partir de très peu de faits. Vous auriez raison, mais non, je ne me fonde pas juste sur cet épisode. Ça fait deux ans que je m'obstine avec mon CPE qui refuse de me transmettre de l'info, et en général on m'explique qu'on limite les infos pour ne pas noyer les messages importants comme "apportez les pantalons de neige de vos enfants" ou "rapportez l'entente de service après l'avoir signée".

Faque sérieux gang. Ça prend deux secondes lire un putain de contrat simple comme une entente de CPE. Li-fucking-sez-là.

Wednesday, August 08, 2018

La contribution de Quartz à votre rentrée : Les sacs à dos préférés des TPL Moms!

Tuesday, August 07, 2018

Evidence. I was always big on evidence. It's a need that's akin to nostalgia, but not really, because somehow the point was always to make sure I never had the chance to forget. I don't know why. I probably should figure it out - but I'll save it for another day.

I'm also big on second-guessing. And I call it rationalizing. It doesn't make any sense, and I know, but whenever things get nonsensical - scary, wrong, forbidden - I will be the first to pinpoint where exactly I must be reading into them. So they make sense again, and I feel comfortable.

Of course, hindsight gives an unfair advantage in any ulterior reconsideration of evidence. But this. This. Sure, inexperience and youth will take some of the blame - but god, the astonishing, untenable level of blatant denial. 

With the passing of time, I forgot the exact words and gestures and the weight of the subtext. I forgot the instinctive emotional reactions that were out of my grasp. I kept an absolute, theorized version of the story and accepted my confusion as one of the basic components of the backdrop.

I planted that telltale piece of evidence based on intuition alone - at least that part of my brain was still functional. It might have been the only one, because - whatever more did I need to let my guard down and acknowledge what was right under my naive nose? I wanted an unequivocal message, free from any pretense, and there it freaking was.

Ironically enough, I saved it so I could remember and then proceeded to setting it entirely aside while rationalizing it into an acceptable transaction.

Now the implications all jump at me and I can't believe they were foggy then. And that just reinforces that feeling that I've had for a while that I really need to start trusting my instincts.

After all, what was I really looking for?
And I wonder when will I learn?
Maybe my wish knew better than I did
And I wonder when will I learn?
When will I learn?
Guess I was in deeper than I thought I was

Friday, August 03, 2018

C'était la fête de Coco hier. Le père de Raiontzukai lui a offert des modèles réduits de voitures sports. (Non, ce n'est pas un cadeau qui fitte avec la tranche d'âge de mon fils, mais passons. Faut dire que c'est pas facile de suivre le développement d'un petit-fils qu'on voit quelques fois par année seulement et de voir les jouets, à fois, selon la perspective d'un enfant et d'un parent. Bref.)

Ce matin, Coco demandait à Raiontzukai quel était le nom d'une des autos. Raiontzukai lui a répondu que les autos n'avaient pas de nom et qu'il pouvait donc les baptiser comme il voulait.

La réponse fut : "Je vais l'appeler Speed, parce qu'elle peut rouler très très vite."

Je suis tombée en bas de ma chaise. Parce que tout d'abord, mes enfants ne parlent pas anglais. Ils écoutent la télé exclusivement en anglais, mais ils comprennent rien. Coco est très doué pour comprendre les noms des personnages et Bout d'Chou nous demande des trucs du genre : "Il a dit "together". Ça veut dire quoi "together"?", mais ça se limite à ça. Certains amis de la garderie parlent anglais, ce qui fait que Bout d'Chou appelle un de ses toutous "my baby" et m'appelle souvent "Mommy", tandis que Coco utilise certaines interjections en contexte ("come on, Bout d'Chou!", "All right!"), mais ça s'arrête là.

Faque j'ai deux questions : premièrement, quissé qui a dit, et quand, à Coco ce que signifie speed, et deuxièment, il a été acquis quand et comment, ce réflexe typiquement francophone de choisir des noms en anglais, intrinsèquement moins significatifs pour cause de distance linguistique, parce que ce serait juste bizarre d'utiliser un mot français (aucune auto dans l'histoire du monde ne s'est jamais appelée Vitesse, j'en suis bien certaine)???

Thursday, August 02, 2018

Expression fancy que je viens de réaliser que je dis vraiment souvent : pied d'égalité.

Wednesday, August 01, 2018

Ophelia, you must remember
Veronica's America is not like --
Is not like Charlotte's, one to savor
Cosmic flavor
Then Alison whispers, "remember
Change waltzes in with her sister Pain
Waiting for you to send her away
Wish her well, break the chain
Break the chain"
I feel you

Tuesday, July 31, 2018

Au cours du périple effectué au centre d'achats avec Coco dans le but de lui trouver un sac à dos pour l'école, nous avons fait un arrêt chez Atmosphère. Où se trouvait une tente assemblée. Coco n'avait jamais vu ça et m'a demandé de quoi il s'agissait. Je le lui ai expliqué. J'ai ajouté que nous avions une tente à la maison, que nous n'utilisons jamais - en fait, nous l'avions achetée uniquement pour que Maridi puisse dormir chez nous une fois en 2013 sans être incommodée par son handicapante allergie aux chats. J'ai dit qu'on pourrait monter la tente dans la cour un jour où il ne pleuvrait pas. La réponse ne se fit pas attendre :

Coco (surexcité) : Mais non, Maman! C'est à ça que ça sert le toit! À nous protéger de la pluie! C'EST À ÇA QUE ÇA SERT!!!!
Ça fait maintenant une semaine que Raiontzukai et moi vivons sans lave-vaisselle. J'ai assez écoeuré les gens avec mes tribulations de mère de famille dans le jus qui essaie de se trouver un foutu lave-vaisselle, alors je ne relaterai pas le tout ici, mais bref, ce qui est important dans le contexte qui nous occupe, c'est que ça fait une semaine que mon lave-vaisselle attitré, soit Raiontzukai, doit faire la vaisselle tous les soirs une fois les enfants couchés.

Hier soir, j'ai décidé d'être gentille et je me suis chargée de la vaisselle pendant que Raiontzukai écoutait les émissions pré-bain des enfants en essayant de transformer un robot en auto pour Coco (hihi, les rimes me rendent heureuse) (là-dessus non plus je n'élaborerai pas, mais si vous avez des enfants qui tripent sur les Transformers, vous savez déjà qu'il est très important de vérifier le nombre d'étapes requis pour la transformation de la chose, et que quand l'emballage indique qu'il y a 22 étapes pour faire une auto à partir de Bumblebee, ben ça veut dire surtout que vous ne pouvez espérer réussir si vous n'avez pas de bac en génie civil).

Mais, parce que je m'assure de contre-balancer tous mes actes de gentillesse :

Raiontzukai : T'es gentille de faire la vaisselle.
Quartz : Bah tsé, j'aimerais ça te voir ce soir.
Raiontzukai : Ah ouin, tu veux me voir des fois?
Quartz : Oui. Quand t'es beau pis tu fermes ta gueule.

Friday, July 27, 2018

Quartz (to M, who's baked the Mother of All Key Lime Pies for our team lunch and who, incidentally, is starting another job in a month): I'm gonna miss you so much.
J'ai reçu hier un courriel contenant le mot "hélas". Je pense sincèrement que c'était la toute première fois que ce mot était utilisé dans une communication à mon intention.

Thursday, July 26, 2018

Back in college, I was obsessed with Charmed. Those days are way gone now, but I still think of that TV show occasionally, and here's why.

I work on paper documents. (Here I could start ranting about a change-adverse generation, but I'll save it for another day.) Sometimes, those documents can be quite long. Like, over a hundred pages. And sometimes, because my goddess status unexpectedly fails me, I mix my pages up.

In Charmed, the sisters had this neat trick that allowed them to search the Book of Shadows for a specific term or subject by hovering their hands over it.

Each damn time I am looking for a page I mixed up, or for a term I know I saw just a couple of pages back for that matter, I really wish I could just hover my hands over the file.
Parfois, être une femme, ça veut dire s'échapper un bout de croissant dans la craque en plein milieu d'un déjeuner de groupe au bureau et être obligée de l'y laisser parce que vous êtes en pleine conversation avec des collègues et que de toute façon ya du monde partout.

Ce que je voudrais savoir, c'est si lesdits collègues ont remarqué la fuite du bout de croissant et ont passé le reste de la conversation à être trop mal à l'aise pour m'en parler...

Wednesday, July 25, 2018

Quote du jour, en direct de la messagerie instantanée du bureau, au sujet de l'émoticône qui explose littéralement de colère, que j'adore mais que je ne pense jamais à utiliser :

Quartz : Comment je peux oublier aussi facilement un truc que j'aime AUTANT?
Quartz : (C'est vraiment pas rassurant pour Raiontzukai ce que je viens de dire...)
Ce matin, on m'a appelée la "Reine de l'anacoluthe". Ce qui, j'en conviens, peut être tant une insulte qu'un compliment. Mais j'ai décidé que c'était un compliment.
If you're wondering how much it was raining here this morning, well, I'll just tell you that it was enough that, in the 10 minutes it took me to walk to the bus stop and catch the bus, my umbrella actually freaking started leaking through the seams, people.

Monday, July 23, 2018

Contexte : en fin de semaine, Coco et moi avons préparé des barres tendres à congeler pour ses collations, à l'école. Parce que nous sommes des parents trop stricts et que nous ne nous habituons juste pas à donner de la crap à nos enfants (mais tsé, on passe un an à se faire répéter de donner de la bouffe sans sucre, sans sel et sans rien à bébé, c'est déstabilisant ensuite de lui faire avaler des gras trans!), Coco a très rarement le droit de manger des barres tendres du commerce. Une fois les barres tendres prêtes, nous en avons tous goûté une avant de congeler le reste. Coco a tripé fort (et je dois dire qu'elles étaient vraiment bonnes, même Raiontzukai veut qu'on s'en fasse pour nous).

Par conséquent, ma quote du jour :
Quartz : Coco, comme tu quittes la garderie bientôt, dans les prochains jours on va préparer une carte et un cadeau pour ton éducateur.
Coco : Ça va être quoi le cadeau?
Quartz : On avait pensé acheter une boîte de chocolats. Penses-tu que c'est une bonne idée? As-tu d'autres idées?
Coco (les yeux brillants) : Je veux lui faire des barres tendres!

Friday, July 20, 2018

Selon l'avis populaire, paraîtrait que mon rôle, à titre de plus jeune membre de mon équipe, serait d'être "enthousiaste et un peu nounoune".
It may be hard to believe, but I still have these shoes. They are still fantabulous, but they are mostly worn out. I keep wearing them because I love them so much, haven't been able to find a replacement and can't find it in me to throw them away. And in the last two years, I have gotten compliments on them from people I generally don't interact with while walking on my floor, obviously, but also while going down the stairs to the lobby. If that's not a sure sign that these shoes are not ready to go, I don't know what is.

Thursday, July 19, 2018

And there are forces of conflict
Taking portions of my mind
In whose realm laced with trickery
The fragments I must find
And I can almost out run you
And those stalking memories
Did I somehow become you
Without realizing
Found a little patch of heaven now
So then I'm gonna turn oysters in the sand
'Cause I'm working my way back
I'm working my way back to me again
Not every girl is a pearl
With these ruby slippers
With these ruby slippers
So then I'm gonna turn oysters in the sand
Turn
Turn
Not every girl is popular
Popular
Popular
Not every girl is a pearl
With these ruby slippers
With these ruby slippers
So then I 'm gonna turn oysters in the sand
In the sand
In the sand
Turn
Turn
Turn
So I just printed out superhero templates because this morning Coco decided he did not want a Planes birthday cake after all and requested a "Flash and Superman" cake. I told him I had already bought Planes decorations to put on the cake, but the first thing I did when I arrived at work was figure out how I could make the double superhero cake happen. That's motherhood for you.

Wednesday, July 18, 2018

Suite à l'épisode ci-dessous -

Quartz : Ya rien de plus bizarre qui peut m'arriver de la journée.
Raiontzukai : C'est risqué comme déclaration.
I'm wearing a tan sweater today, and I was just told I look like a caramel M&M.
I took Coco to the optometrist this morning. I was a bit nervous and pretty certain he would need glasses. I mean, both Raiontzukai and I have strong prescriptions and I got my glasses at age 5 while Raiontzukai got his at age 7.

Well what do you know, Coco can see just fine. I am flab.ber.gas.ted. I had even prepped him by telling him there was a possibility the optometrist would tell him he'd need glasses.

If you need me, I'll be out buying a lottery ticket.

Tuesday, July 17, 2018

E (s'adressant à moi et un collègue) : On est une équipe trop facile à gérer. On devrait se chicaner. Vous devriez avoir une aventure.

C'est elle qui, il y a six mois de ça, me disait qu'elle ferait preuve de compréhension à mon égard si je me prenais un amant. Manifestement, elle n'est pas satisfaite de mes choix relationnels.

Monday, July 16, 2018

Some people can't help but be ignorant. Some people choose to be ignorant by refusing to so much as consider other people's opinions or experiences - or simply raise their noses up from their belly buttons.

That's you.

Friday, July 13, 2018

I just agreed to be on call on my birthday this weekend because frankly, I welcome any distraction at all.
Also, because I was curious as to the results, I started wearing Paula 2 overnight to get sleep quality analysis.

Turns out, when you haven't slept very well, it's not comforting to have a freaking watch tell you so.

Thursday, July 12, 2018

In case you were wondering, yes, I did cave and bought myself a new sportswatch so I could give Paula to Mom as a replacement for her now obsolete and unsupported Nike. (Now you're wondering what this new watch is going to be called, and I am wondering too as it is a Polar M430, and "Paula" would fit it equally well... maybe Paula 2.)

I tried to be reasonable, I really did. I looked and looked for another cheap GPS watch for Mom. But the most suitable option clearly was Paula. Plus I got Paula 2 really cheap. And it really is an improvement on Paula. So. I'm happy.

Wednesday, July 11, 2018

If you're going to apologize for startling me everytime you barge into my office, tell me, why wouldn't you freaking knock?
Conversation du jour, parce que 11 ans amènent le réalisme :

Raiontzukai : J'imagine que notre relation ne fonctionnerait pas si je n'étais pas cheap.
Quartz : Clairement pas.

Tuesday, July 10, 2018

N'importe quoi. N'importe quoi. N'importe quoi.
(If you're wondering, yes, I am bored today and it's definitely why I'm blogging so much.)

Je n'ai pas de plan de données sur mon téléphone pour un tas de raisons plus valables les unes que les autres. Pis une maudite chance parce que j'ai une réunion dans 12 minutes que j'aurais une solide envie de passer à scroller sur mon téléphone...
Raiontzukai : Coco, Bout d'Chou, avez-vous vu les nouvelles chaises de patio dehors? Papa est allé les acheter pendant que vous faisiez dodo.
Bout d'Chou : Wow! Elles sont belles, Papa. Merci!
So today is the 10th of July and I already have baked two batches of muffins that I have subsequently stored in the freezer until the beginning of the schoolyear.
Coco ne dort plus avec nous depuis longtemps maintenant, mais il exige quand même de venir se coucher dans notre lit avant de se lever chaque matin. Au point que, la semaine, je le réveille un peu à l'avance pour qu'il ait le temps de le faire. Autrement, je scrappe sa journée.

Bout d'Chou ne comprend vraiment pas le concept. Il a trois ans et ne sait toujours pas qu'il est possible, pour lui, de se lever de son lit quand il se réveille. C'est très divertissant et surtout très commode, alors on ne lui en parle pas. Il va ben finir par catcher. Bref. Pendant un bout, Bout d'Chou, en conséquence, croyait que Coco dormait dans notre lit. De façon plutôt étonnante, il semblait accepter cette réalité sans jalousie aucune, affirmant que "quand je serai grand comme Coco, je vais dormir dans le lit de Papa et Maman".

Je lui ai expliqué, sans trop insister, que Coco dormait dans son lit, mais venait se coucher avec Papa et Maman le matin, et ça a passé dans le beurre. Exempt de toute jalousie, Bout d'Chou a accepté sans questionner le fait que Coco change de lit pendant la nuit, mais pas lui. Il continue toutefois de mal saisir ce qui se passe. Ainsi, quand il se lève le matin et que Coco dort encore dans son propre lit, il le cherche dans le nôtre. Quand il regarde Coco dormir sur le moniteur, il demande s'il est dans notre chambre. Quand il se couche dans notre lit, il demande où est l'oreiller de Coco.

Et ce matin, quand il est venu se coucher dans notre lit après s'être préparé pour la journée, il a fait un grand sourire en déclarant : "C'est comme si j'étais Coco!"
Quote du Jour, said by your favorite blogger to a colleague following a long and passionate discussion about how important it is in our line of work to make sure the people hired are excellent team players and have second-to-none social skills: I don't like people.

Parallèlement, je fais l'objet, depuis quelques jours, d'une campagne de socialisation de la part d'un collègue de l'étage. Ça m'amuse. C'est un gars qui travaille ici depuis plusieurs mois, dans une équipe dont j'ignore pas mal les fonctions et qui est située dans un racoin isolé sur l'étage, ce qui fait que je le croise à peu près jamais. En plus, il doit sérieusement mesurer 7 pi, pis je trouve ça compliqué de me tordre le cou pour croiser son regard. Faque, si, la plupart du temps, quand je croise des gens sur l'étage, je leur fais un petit sourire crispé, lui, je l'ignore complètement. Je sais même pas dans quelle langue m'adresser à lui, de toute façon.

Enfin, je ne le savais pas. Car dans les dernières semaines, à deux reprises, je me suis trouvée à jaser avec des gens - soit une personne différente chaque fois - qui ont salué ce gars-là quand il est passé près de nous. Et depuis, il a commencé à me saluer, verbalement, là, pas juste avec un sourire crispé ou un signe de tête, quand on se croise. Soit il s'est donné comme défi personnel de contrer mon air bête, soit il a conclu que je devais valoir une salutation si je m'entends bien avec des gens qui lui parlent.

En tk, la tactique marche. Je me suis sentie coupable de l'avoir ignoré tout ce temps. Ce matin, c'est moi qui l'ai salué en premier dans la cuisinette.

La conclusion : je suis bête, mais je suis aussi faible.

Sunday, July 08, 2018

Réalisation soudaine que ma fête est la semaine prochaine : fuck. Je l'ai vraiment pas vue venir, cette année.

Thursday, July 05, 2018

Well, that was awkward.
Tell the story of the time over-the-top technology saved your life -

Raiontzukai  has a medical appointment in Ottawa this morning. He decides to bike there, and activates his bike computer, which has smart notifications enabled and automatically sends me a link to a page where I can track Raiontzukai in real-time. (Because I'm that kind of girlfriend: I confine my boyfriend to my basement on a permanent basis and when he does get out, I track him. Anyways.) So I absent-mindedly watch Raiontzukai's itinerary while working on my file. And suddenly I notice he's skipped the last bridge to Ontario. I think to myself he'll turn around and go back to my file. Until I check his itinerary again and realize he hasn't turned around. I move the map around, trying to figure out what he's doing. Maybe there's another bridge I haven't heard of in the last 12 years. Maybe he's just going for a long ride, for the fun of it.

I hesitate for a while and then decide to risk being annoying. Just in case Raiontzukai isn't aware he's way past the bridge now. So I text him.

The text is relayed by his smartphone to his bike computer.

And sure enough, a couple of seconds later, Raiontzukai turns around and heads back toward the bridge...
Update promise, update due : je suis bien évidemment encore pognée dans mon éternelle craque.

Il y a sûrement moyen de dire ça de façon à ce que ça sonne autrement, mais je vous laisse le soin de reformuler si ça vous chante.

J'envisage donc de la mettre à mon goût, genre avec un beau bean bag dans lequel m'écraser en attendant que quelque chose bouge. Et en faisant poser le wi-fi.

Tuesday, July 03, 2018

Au Japon, Bout d'Chou a développé une soudaine crainte des toilettes publiques. Ou de certaines toilettes publiques, soit celles qui flushent toutes seules et celles qui ont un drôle d'air. Il les utilisait sans problème jusqu'alors, puis, du jour au lendemain, ce fut fini.

C'est comme ça qu'on a frappé un noeud dans notre vol Tokyo-Toronto, quand il a refusé d'utiliser la toilette. (Parce qu'on s'entend qu'une toilette d'avion, ça a l'air louche.) Raiontzukai a tenté le coup trois fois. Sans succès. Bout d'Chou avait peur.

Mais on était pogné là pendant 12 heures. C'était pas réaliste d'envisager qu'il se retienne tout ce temps-là. Raiontzukai, à bout, m'a tendu Bout d'Chou et j'ai réfléchi. Ma première idée consistait à ce qu'il fasse son pipi dans le lavabo. J'ai déjà dû recourir à cet extrême au IKEA quand Coco traversait la même phase et que rien, pas même un cornet de crème glacée agité dans sa face, n'avait pu le convaincre d'utiliser la toilette. Ne vous inquiétez pas, j'avais lavé le lavabo avec le savon à main après coup. J'étais aussi pas mal certaine que personne ne viendrait se rouler dans le fond du lavabo dans la journée et que le personnel de ménage le nettoierait adéquatement plus tard. Faque.

Mais le lavabo de l'avion me faisait hésiter davantage. Tsé, c'est plus petit. C'est plus facile de s'accrocher les mains dans le fond en les lavant. Ya peut-être quelqu'un qui avait comme destin d'y échapper un verre de contact plus tard. Bref, c'est plus petit et ça me semblait plus dégueulasse que Bout d'Chou y fasse pipi. Alors j'ai cherché une autre solution.

Et vous pouvez me remercier. Parce que je viens de lire ici que les eaux usées des lavabos des avions sont tout simplement lâchées lousses dans l'air, à l'extérieur de l'avion, pendant le vol. Parce que tsé, c'est juste de l'eau et du savon.

Je suis vraiment contente de pouvoir vivre avec la certitude que je ne vous ai pas pitché du pipi dessus, gang.

Pour les curieux, j'ai fini par spotter une bouteille d'eau de plastique qu'on nous avait servie avec le repas. Je l'ai vidée et Bout d'Chou l'a utilisée, grand sourire aux lèvres, pendant tout le reste du périple jusqu'à la maison. Et ça, Mesdames et Messieurs, c'est un cas où c'est franchement plus facile d'avoir des gars... À l'opposé, je pourrais vous parler de Coco qui me dit que son pénis est mal placé dans le bureau de l'infirmière qui doit lui donner ses vaccins, mais ce sera pour une autre fois.
Deal with your shit. Seriously.

Thursday, June 28, 2018

Update : je m'endure pas, pis j'endure pas les autres non plus.

J'ai une nouvelle gestionnaire depuis deux jours (que je n'ai toujours pas vue ni rencontrée, ajouterai-je subtilement), pis là ya une affiche des Sénateurs à l'entrée de son bureau, pis je vois ça chaque fois que je reviens de la cuisine du bureau. Et ça me OUTRE, bon.
Cette semaine, conséquence de multiples phénomènes météorologiques, biologiques, psychologiques et circonstanciels, je m'endure pas. Juste pas.

Ainsi, tout volontaire pour venir m'endurer sera le bienvenu. Je fournis même le café.
Quand je suis déménagée ici, j'ai découvert qu'ici, parfois, il slushe.

Ce matin, ayant pris mon vélo pour me rendre au bureau parce qu'il ne pleuvait pas, j'ai également constaté qu'ici, il bruine....

Wednesday, June 27, 2018

Saviez-vous que le verbe "clore" ne se conjugue à l'impératif qu'à la deuxième personne du singulier?

Je suis troublée.
Yesterday, you were erased.

I was given an enveloppe with two pieces of paper stapled together. For a good reason: it was a sign of respect for my ancient need for secrecy. I was appreciative of the gesture, without a doubt.

I knew what was in the enveloppe as soon as I read the note on it. My eyes welled up and I wasn't even sure why for most of the day.

Then I realized - that's all that is left of you : a small enveloppe with a note on it. And you're being expunged.

They could have thrown the enveloppe away. Shredded it themselves. But they didn't. They left it for me to do.

So I shoved the enveloppe in my drawer. Because I can't do it. I've forced you away enough as it is.

Tuesday, June 26, 2018

Quote du Jour, by an anglophone colleague describing how boring some people she recently met are:

They were very... anglophone.

Saturday, June 23, 2018

Pendant ma course, sur la piste cyclable, j'ai entendu un vélo s'approcher de moi, par derrière, puis rester là pendant quelques secondes alors que, pourtant, la place pour dépasser ne manquait pas. Enfin, le cycliste m'a contournée. Quand il a été à ma hauteur, il m'a lancé : "Vous courez à 14 km/h!"

Friday, June 22, 2018

J'envisage de distribuer des macarons à ceux de mes collègues autorisés à venir jaser dans mon bureau. Ou d'embaucher un bouncer à mettre à ma porte.
Avait lieu hier après le travail un 5 à 7 en l'honneur de ma gestionnaire qui prend sa retraite.

Parallèlement, était organisé dans l'après-midi, par une autre équipe, un vins et fromages pour fêter la fin de la session parlementaire. Je n'avais pas l'intention de me rendre là parce que j'évite les situations qui me forcent à interagir avec les gens.

Vers 14h, on m'avise que j'attends une urgence qui rentrera sans doute tard dans l'après-midi. Et que donc je ne pourrai sans doute pas me rendre au 5 à 7 à 16h avec mes collègues. Je me suis exclamée : "Who's gonna get me my drink?"

Quelques minutes plus tard, des collègues d'une autre équipe sont venus ramasser les jurilinguistes pour les amener de force au vins et fromages. Si bien que j'ai eu du fromage, du vin et du gâteau.

Vraiment, ça me rentre pas dans la tête, mais je devrais prendre l'habitude de juste demander ce que je veux à la vie, parce qu'elle m'écoute solidement bien.

Wednesday, June 20, 2018

Catégorie, mon-fils-sera-un-exhbitionniste -

Quartz (après avoir demandé à plusieurs reprises, sans succès, à Bout d'Chou d'aller à la toilette) : Là, Bout d'Chou, tu y vas, c'est final. Sinon tu vas aller réfléchir.
Bout d'Chou (en guise de protestation, plongeant la main dans shorts pour poser un geste qu'il sait inapproprié) : Ben d'abord je vais te montrer mon pénis.
J'ai toujours préparé mes voyages moi-même, c'est-à-dire sans agent, jusqu'au jour où j'ai eu Coco. À partir de là, j'ai manqué cruellement d'énergie et de temps pour faire les recherches permettant d'élaborer un itinéraire et de trouver des hébergements. J'avais un peu perdu l'espoir de retrouver un jour cette énergie et ce temps - en 2017, quand nous avons décidé d'aller dans le Sud avec R et V, j'ai tenté de faire les recherches moi-même et j'ai fini par capituler et appeler mon Merveilleux Agent. Pis tsé, si je suis pas capable de me booker un voyage dans le Sud seule, c'est pas très raisonnable de penser que je suis capable de m'organiser un voyage indépendant avec de nombreux arrêts.

Mais finalement, faut croire que moi, c'est de même que je fonctionne. C'est peut-être parce que je connais rien aux tout-inclus, n'y étant jamais allée avant d'être enceinte de Coco, alors que j'ai une bonne expérience des voyages indépendants. Fouillez-moi. Mais j'ai réussi à m'occuper du Japon seule - facilement, même. Bon, je trouve un peu plus d'inspiration en ligne qu'avant pour accélérer le tout. Et j'ai besoin de plus de temps. Le Japon, j'ai commencé à travailler dessus à l'automne alors que nous partions en avril. C'est en raison de ce nouveau besoin de temps que j'ai déjà commencé à regarder Portugal 2019.

Sauf que finalement, j'ai eu pas mal de temps d'un coup. Faque honnêtement, mon voyage au Portugal, il est pas mal prêt, je vous dirais. Alors je me peux pu, je veux aller au Portugal. J'ai même réussi à crinquer Maridi qui prévoit maintenant y aller au printemps.

Maintenant, il va falloir que je ronge mon frein. Je vais essayer de faire mes albums photos pour la Nouvelle-Zélande et le Japon, en attendant... (Oui, je sais, j'ai un terrible retard pour la Nouvelle-Zélande, mais je vous l'ai dit, JE N'AI PLUS DE TEMPS!)
Seen yesterday outside my work building: a taxi equipped with a reverse warning sound.

Heard yesterday outside my work building: a taxi backing up to the tune of La Lambada.

Tuesday, June 19, 2018

Finalement, ce sont deux de mes collègues qui se sont chargées d'enlever tous les trucs que j'avais laissés par terre dans mon bureau. Elles ont effectivement trouvé que j'avais trop de souliers.... Mais quand même. Quand je vous disais que j'avais les meilleurs collègues en ville!
Il y a quelques semaines, nous avons tous reçu un courriel pour nous aviser de la date à laquelle les tapis seraient nettoyés sur chacun des étages de l'immeuble. Parce que quand les tapis sont nettoyés, on nous demande, avant de quitter, d'enlever tout ce qui se trouve sur le sol dans nos bureaux.

Sur mon étage, le nettoyage avait lieu hier soir. Pis je le savais. Mais quand je suis partie, j'avais eu le temps d'oublier. Alors j'ai tout laissé mon stock par terre. J'étais appréhensive quand je suis arrivée dans mon bureau ce matin : j'espérais que la personne avait pas trop pitché mes affaires partout avec la machine à tapis. Parce que dans ma tête, il était impossible que cette personne ait pris le temps de ramasser mes trucs. Parce que moi, tsé, je l'aurais pas fait. J'aurais été en maudit, je me serais dit : "eille, ça fait un mois qu'on t'a envoyé un courriel", pis j'aurais fait le tour. Tant pis.

Mais manifestement, les responsables du nettoyage de tapis ici ont vraiment plus de bonté que moi. Parce qu'ils avaient déplacé sur mon bureau mes une, deux, trois, quatre, cinq, SIX paires de souliers, ma poubelle et le cadre que je dois vraiment rapporter à la maison, en plus de tout le stuff qui est accroché en permanence sur ma patère (parce que OUI! j'ai une patère dans mon bureau et j'ai pas encore fini de trouver ça vraiment le fun), qui ne pouvait être déplacée avec le stuff dessus. Mieux, ils avaient gentiment PLIÉ mon pashmina et ma veste avant de les déposer sur mon bureau.

Vraiment, toute cette délicatesse me renverse, ce matin.

Monday, June 18, 2018

Aujourd'hui, il fait une humidité intolérable. Et même si je travaille à l'intérieur, dans un immeuble climatisé, dans ce genre de situation, mes cheveux sont en ligne directe avec Météomédia et virent fous pendant ma journée de travail. Parfois, je vis avec. Mais ce matin, ça me tentait pas, alors je me suis juste clippé les cheveux sur le dessus de la tête. C'était vraiment juste la solution paresseuse. C'est encore plus facile qu'une queue de cheval parce que des cheveux clippés, ça peut être un peu tout croche et ça fait beau pareil. Une queue de cheval tout croche, sur moi du moins, ça a juste l'air tout croche.

Parce qu'il annonçait très chaud, j'ai aussi sorti une robe. Et parce que je ne prenais pas mon vélo, j'ai sorti mes magnifiques sandales brunes au talon beaucoup trop haut que je n'aurais jamais achetées si je les avais pas achetées en ligne (parce que sur papier, un talon de 3,5 pouces, ça semble très honorable, mais laissez-moi vous dire que ça ne l'est pas).

Et là ça fait deux de mes collègues qui s'exclament sur l'effort que j'ai mis sur mon apparence aujourd'hui avec "la robe, les talons et les cheveux remontés"...

Ça m'a rappelé la fois où je me préparais pour un petit événement avec Mel et que je lui avais dit que j'allais simplement me clipper les cheveux et que ç'aurait l'air propre. Elle avait été étonnée, et je lui avais dit que c'était juste comme ça sans que je sache pourquoi : quand je me clippe les cheveux, j'ai l'air stylée. Une fois que nous avions été prêtes, elle m'avait dit que oui, effectivement, la clip me donnait l'air propre!
Ça fesse quand même de savoir qu'il y a eu un tremblement de terre de 6,1 dans le coin d'Osaka à peine un mois et demi après notre retour.

Friday, June 15, 2018

Quote du jour -

Quartz (en réponse à une invitation à un 5 à 7 tenu en l'honneur du départ à la retraite de ma gestionnaire) : J'y serai le temps de prendre un verre.
M : Si tu bois vite tu pourrais en prendre deux!

Thursday, June 14, 2018

Fallait que je vous dise.

Ma laveuse a été brisé pendant environ 20 heures cette semaine (d'ailleurs, si vous avez des électros à réparer, faites-moi signe, je peux vous recommander une entreprise qui vous règle ça en deux temps trois mouvements). Quand nous avons constaté le bris, Raiontzukai et moi avons convenu d'appeler un réparateur le lendemain. S'en est suivi la conversation suivante :

Quartz : C'est quand même pas si mal, ça fait 14 ans que j'ai cette laveuse-là et c'est la première fois qu'elle brise.
Raiontzukai : C'est une Maytag, c'est ça?
Quartz : Oui.
Raiontzukai : As-tu déjà vu les annonces à la télé?

Hé oui. Les pubs du foutu Maytag Repairman que je n'ai JAMAIS VUES, elle me poursuivent depuis mon examen d'entrée à l'Institut coop. Je trouve ça complètement fou.
As I was saying recently, this workplace is odd in that it brings together an disproportionate number of people that are actually likable. To me, I mean, a person who generally doesn't like people. So I find myself chatting with an outstanding number of people. Even I have a hard time grasping how social I must seem on the outside. And earlier I was with a couple of colleagues reminiscing over the time when our big boss, now retired, would take every new employee out for coffee:

Quartz: It was a nice gesture - you know, it's not something I care for, I don't like to chat...
Colleague (whose office is right across from mine and therefore has first-hand knowledge of how many people come into my office to chat on a regular basis, raising her eyebrow): You don't chat?!?
So yesterday I made a stop to the mailbox on my way home. And what did I find in it? The key to the parcel compartment. And what was in that compartment? My travel guide, yes.

So, I don't know. Maybe whoever got the key saw the package wasn't theirs and just put the key back in the mailbox for the mailman to find. Maybe the mailman forgot to leave the key altogether. In any case, I have my book now and I am extremely pleased!

Wednesday, June 13, 2018

Over the weekend, I ordered a new Portugal guide book for myself, to replace the outdated version I had gotten for free in 2007. I was thrilled in part because the online price was a steal, and it was actually covered by Mom as a birthday present. I was even more thrilled to see on the Canada Post website that it had been delivered yesterday, just in time for today, a rainy day that allows me to spend my commute reading on the bus (because it's somehow trickier to read when commuting by bike).

Except the mailbox was empty.

Now, I don't know if the parcel was mailed to another address or if the mailman inadvertently placed it in the wrong box of the communal mailbox. I have already emailed Chapters and they're giving me a choice between a refund and a replacement, which is fine - except. There is still a chance that whoever got my parcel will bring it to me (granted the address on the label was the correct one, and as I personally had to get an order replaced by a company that had sent my package to the wrong address, I say everything is possible.), so I'm unwilling to ask for a replacement right now. But the wait is already driving crazy, and it has been exactly half a day.

I am unsure what to make of the various odd incidents I am experiencing with online shopping recently.

(Also, my washer is fixed, thanks for asking.)

Tuesday, June 12, 2018

Last night, my 14-year-old washer broke. (Well, it still works, but it makes a scary noise, emits a suspicious smell and actually overheated last night, so I think it still qualifies as broken.)

I am extremely thankful that didn't happen before the kids were potty-trained and we had a diaper load to wash every two to three days.

Monday, June 11, 2018

Parce que c'est vrai, qu'on ne change jamais vraiment -

Vous le savez, je suis jurilinguiste, ce qui signifie que je m'intéresse à des trucs qui vous semblent nécessairement très futiles. Comme le nombre d'occurrences de certains mots sur mon blog. J'ai utilisé le mot "coche" ce matin dans un billet, alors j'ai voulu savoir à quelle fréquence j'utilisais ce mot, ici. (Hé oui, futile, je vous dis.) Je suis donc évidemment tombée sur un tas de billets où je raconte une fois où j'ai sauté une coche à quelqu'un.

Or, je ne suis pas quelqu'un qui saute sa coche. En tk, pas dans la face des gens. Parce que tsé, ça se fait pas. Je n'arrive pas à concevoir qu'on puisse se croire permis d'engueuler les gens. Alors je ne le fais pas. Mais si vous fouillez dans mes archives, vous allez constater, comme moi, que quand j'étais au cégep et à l'université, je sautais régulièrement ma coche dans les restos où je travaillais, principalement même à mes boss. On s'entend tu que ça a pas d'allure? Bon, pour ce qui est du resto où je travaillais à l'université, mon comportement de diva résultait d'une décision consciente de l'adopter découlant du fait que mon boss me traitait comme si j'avais rien d'autre à faire de ma vie que de travailler pour lui. Autrement, je me serais pas permis la moitié des trucs que j'ai faits ou dits. Mais pareil. Avec le recul, c'est assez incroyable que mes patrons ne m'aient jamais dit de me calmer un peu le pompom, surtout devant les clients.

Aujourd'hui, je ne saute plus de coche à la job. J'ai pris de l'âge, de l'expérience et de la maturité. Sauf que je n'ai pas changé, gang. Parce que quand la direction me fait suer, ben j'agis. Je proteste, je donne mon opinion, je sonne les cloches à mes supérieurs - j'échappe encore parfois des réparties pas très diplomates, mais bon, j'ai jamais dit que j'étais devenue parfaite - et je fous le camp si vraiment je n'en peux plus.

Je n'ai pas changé. Je suis pas encore certaine si c'est une bonne chose ou pas.
Dans la catégorie, ne-posez-pas-de-questions, la rumeur veut que le nom de camp que peut s'attendre à se faire attribuer une monitrice qui ne se rase pas les aisselles soit Aperge hirsute.
L'année dernière, je me suis achetée une nouvelle montre GPS, ma chère Paula, pour remplacer la Nike merdique que j'avais depuis déjà de trop nombreuses années.

(En fait, c'est pas vrai, la Nike était pas merdique. Elle était bas de gamme, mais me suffisait amplement tant et aussi longtemps que Nike avait de l'intérêt pour le créneau de la course et de la géolocalisation. Mais Nike a perdu cet intérêt, le site est devenu ridiculement poche, la montre a vieilli, la pile est devenue instable, et je me suis tannée. Bref.)

Par une étonnante coïncidence, Mom a commencé à courir à peine quelques semaines après que je me sois procuré Paula. Je lui ai donc fait don de ma vieille Nike afin qu'elle puisse avoir une idée de la distance qu'elle parcourait. La batterie était plus ou moins fiable puisque en fin de vie, mais Mom l'utilisait depuis près d'un an maintenant sans problème. Hein qu'on rentabilise ça, nous, les achats? Mais bref - vous avez remarqué que j'ai utilisé l'imparfait : elle l'utilisait. Parce qu'à la fin du mois de mai, Nike a abandonné tout support à l'égard de sa montre GPS et a scrappé le site Web. Ce serait incommodant, mais endurable, sauf que depuis, le GPS de la montre ne fonctionne plus. Je trouve ça bizarre, mais le timing est trop sur la coche pour que ce soit un adon...

Pis ma Paula, je l'aime. Vraiment. Je ne lui trouve que deux défauts : quand je le sors de son environnement habituel ou quand ça fait quelques jours que je ne l'ai pas utilisé, le GPS prend vraiment trop de temps à trouver les satellites, et elle ne m'indique pas ma distance estimée quand je fais du tapis roulant. Mais tsé, je l'ai payée moins de 150$, le rapport qualité-prix demeure excellent.

Reste que, récemment, je me disais que, compte tenu de l'utilisation que j'en fais (puisque je m'en sers également quand je fais du vélo), il ne serait pas déraisonnable que je paie plus cher ma prochaine montre.

Vous me voyez venir, là?

J'ai une SOLIDE envie de donner Paula à ma mère et de m'acheter un modèle plus haut de gamme qui me donnerait ma distance sur le tapis roulant et serait doté d'un GPS amélioré...

Friday, June 08, 2018

Catégorie, la-certitude-d'avoir-fait-quelque-chose-de-bien -

Hier, Bout d'Chou avait son rendez-vous de suivi de 3 ans chez le médecin. J'avais un peu de temps le matin alors je l'ai amené déjeuner chez McDo, histoire de faire une petite activité spéciale. Je suis allée commander à la borne tandis que Bout d'Chou s'installait à une table pas très loin. Une employée, le trouvant mignon, est allée le voir :

Employée : Vois-tu les ballons là-bas? Si tu veux, tu peux en avoir un. Est-ce que ça te tente?
Bout d'Chou : Oui!
Employée : D'accord. Viens avec moi, on va aller t'en chercher un.
Bout d'Chou (en débarquant de sa chaise) : Mais il va falloir que j'y aille avec Maman.
Pour continuer dans le chialage, je suis, ces jours-ci, pour changer, fâchée contre la foutue Vieille Génération. Cette maudite Vieille Génération-là est problématique à mes yeux depuis mon arrivée sur le marché du travail, c'est simple.

En fait, dans le cas présent, je suis principalement déçue, car la personne en question, je l'aime bien, je l'ai même admirée à certains égards pendant un temps. Pis je la respecte beaucoup. C'est sans doute pour ça que je lui ai donné le bénéfice du doute pendant longtemps, mais j'ai appris cette semaine un élément nouveau qui a été la goutte faisant déborder le vase. Pis ça y est, cette personne-là est juste une autre représentante de la Vieille Génération, pis je suis fâchée.

Qu'est-ce qu'elle fait de si mal, cette génération-là, demandez-vous? Comme je le disais ici, hé bien, elle pense que ce qui compte, sur le plan professionnel, c'est la loyauté, l'ancienneté, les sacrifices. Parce que ces trucs-là font, à ses yeux, que l'employeur lui est ensuite redevable. Au quotidien, ça se formule par exemple ainsi : "Depuis le temps que je suis ici...", "Avec l'expérience que j'ai...". Vous voyez le genre. Pis je suis pour la reconnaissance. De la reconnaissance, il en faut. J'ai quitté mon premier poste de traductrice parce que j'étais à boutte de ne jamais en avoir. Mais il y a une différence entre reconnaissance et élitisme.

Oui, de l'élitisme. Ou, à tout le moins, de l'égocentrisme. J'y vais fort, je sais. Mais je suis désolée, mais c'est pas parce que vous avez de l'expérience que vous ne faites plus partie d'une équipe. Je suis tannée de pâtir parce que vous êtes donc extraordinaire et que que ça vous exempte de tenir compte de l'existence des autres.

Le plus ironique, là-dedans, c'est que cette personne-là m'a déjà dit que je devrais faire un effort pour participer aux activités sociales du bureau. Aujourd'hui, bon, quand Lali ne me traîne pas par l'oreille aux activités sociales, je les ignore toujours, mais calvaire, je jase avec vraiment plus de monde sur l'étage que mon niveau d'intérêt dans les relations humaines ne pourrait le laisser présager, même à moi. (Sérieusement. De l'extérieur, j'ai vraiment l'air sociable et même moi ça me paraît bizarre. Faque.)

Bref, non, ce n'est pas parce que vous êtes talentueux ou chevronné qu'on vous "doit" quoi que ce soit. Votre job, c'est de faire votre job, et de la faire bien. Comme tous les autres employés. Faque c'est pas parce que vous le faites que vous devenez soudain une équipe autogérée qui se fout des autres, bon.

C'est tout, merci.

Thursday, June 07, 2018

Les gars, il faut qu'on se parle : vous avez un osti de problème.

Bon, maintenant que j'ai votre attention, je vais vous dire, en toute honnêteté, que vous avez pas TOUS un osti de problème. Ou, si c'est le cas, vous avez pas tous LE MÊME osti de problème. Sauf si vous êtes un gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe. Si c'est votre cas, c'est à vous que je m'adresse, parce que vous avez un besoin criant de fucking thé.ra.pie.

Le gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe, je le remarque particulièrement depuis que je fais du sport plus assidûment. Parce que ce gars se révèle dans toute son anti-splendeur dans le sport. Pourquoi? Parce que pour lui, tout est une compétition et, surtout, son ego exige qu'il soit systématiquement plus grand, gros, fort et rapide que toutes les filles en vue (et même celles qui ne sont pas en vue, sans doute). Parce que lui, c'est un HOMME. Un mâle pseudo-alpha. Pis la seule façon d'en faire la preuve, outre marquer son territoire aux coins de rue comme un chien, ben c'est de clancher toutes les filles.

Vous pensez que j'exagère, mais vous vous trompez, malheureusement. Je pourrais vous parler du coureur qui accélérait dès qu'il m'apercevait dans sa vision périphérique lorsque j'essayais de le dépasser dans un 10K. Ou du cycliste qui a passé cette même distance à regarder derrière lui aux deux minutes pour voir s'il m'avait clanchée. Mais je vais vous parler du spécimen que j'ai rencontré cet après-midi, qui remporte incontestablement la palme.

Je suis tellement en crisse.

Je pars du bureau, à vélo. Je m'immobilise à une intersection. J'y suis rejointe par un autre cycliste, qui se place plus près que moi de la descente de trottoir. Parce que je suis courtoise, et aussi parce que oui, dans l'ensemble, les gars sont plus rapides que moi je le laisse passer en premier quand le feu passe au vert. Très vite, je constate mon erreur : il est plus lent que moi. Sauf que le sentier que je suis permet les dépassements sécuritaires à certains endroits seulement. Et je suis prudente. Alors j'attends. Je prends mon mal en patience, pendant que le dude en avant jette un coup d'oeil par-dessus son épaule régulièrement. Il roule à vitesse inconstante et je commence à réaliser que ma présence l'achale et qu'il accélère quand il constate que je lui colle encore aux fesses. Gars de type ado-cave-show-off-anti-féministe : identifié.

Nous arrivons dans un tunnel où roule un autre cycliste encore plus lent que l'agrès en avant de moi. Ledit agrès le dépasse; moi je reste derrière parce que l'endroit ne me semble pas sécuritaire et que de toute façon, même si je le dépasse, je vais encore être prise en arrière du premier cave. Alors j'attends. J'effectue mon dépassement un peu plus loin. Je vois encore mon agrès, qui pédale à un rythme franchement touristique, et indubitablement plus lent que celui qu'il maintenait à peu près quand j'étais juste derrière lui. Je continue d'accélérer, je le rejoins. Je regarde derrière moi, devant lui : la voie est libre. Je sonne pour l'avertir que je vais le dépasser, je change de voie.

Ben je vous niaise pas : quand j'arrive à côté de lui, directe-fucking-ment à côté de lui, il tourne la tête, me reconnaît, et se lève sur ses pédales de vélos pour accélérer comme un cave et m'empêcher de le dépasser. 

Je suis en tabarnak.

Incrédule, je me remets derrière lui et je le suis encore un peu. Mais rien à faire : même en se forçant, il est trop crissement lent pour moi. Je suis plus rapide que toi, dude. Tu règleras ton complexe d'infériorité de marde avec ton psy, mais laisse-moi passer, sacrament. 

Il a donc fallu que j'accélère en crinquée pour le dépasser un peu plus loin. Je l'ai encore averti avec ma sonnette - ben oui, je suis prudente, surtout quand je dépasse les ostis de fous - et il m'a fait un genre de snort quand je l'ai dépassé.

J'étais tellement en maudit que j'ai fait le reste de mon trajet à vitesse grand V. Pis si vous vous le demandez, non, il ne m'a pas rattrapée. Il était mieux pas, croyez-moi.

Les gars, vous avez un osti de problème.
Currently eating a Ferrero Rocher Biancoretti and the culinary experience seriously has me rolling on the floor of my cubicle.
Random Stranger, while holding the door for me as I was getting to the stairwell: Come on, milady.

Wednesday, June 06, 2018

Friday, June 01, 2018

Hé ben, à prime abord, ça coûte plus cher de se rendre au Portugal que de se rendre au Japon, les amis.
Quote du jour, prononcée par le techie responsable de m'aider avec un problème que j'ai et qui est sans doute causé par une nouvelle politique du Ministère qui bloque un logiciel que j'utilise :

Lui : Je n'arrive pas à le régler. D'après moi, c'est causé par ce problème de politique dont je vous ai parlé. Donc je vais laisser le billet ouvert et je vais vous rappeler quand ça sera réglé.
Moi : Est-ce qu'on a une idée de quand ça devrait être réglé?
Lui : Oui : as soon as possible.

Thursday, May 31, 2018

Suite à une discussion sur l'heure du diner au sujet des petits pois, dont les plus petits sont qualifiés de "fancy", je modifie immédiatement ma signature professionnelle pour signer "Quartz, jurilinguiste de fantaisie".
To whoever the fuck in the holiest of the holy fucks finds it appropriate to leave, every damn day, their hairdryer on the counter in the small changing room downstairs - PUT YOUR FUCKING STUFF AWAY LIKE A RESPECTFUL HUMAN BEING.

I mean, seriously. This is a shared space. For the past two weeks now, the freaking hairdryer has been laying on the counter, effectively preventing me from using the space. Or not really because I have been moving it every morning for the past two weeks, thinking the owner would get the hint. First I put it in an unusable area of the counter. When that didn't work, I put it up on a shelf on which everyone leaves their soap/shampoo/stuff. To no avail: the damn hairdryer returns to its unacceptably disrespectful spot every freaking time.

If this continues, I'm thinking I should just auction the thing. Can I get $0.50?

Monday, May 28, 2018

Quote du jour, de la part d'une collègue qui m'a appelée pour m'exposer un problème avant de prendre seule une décision pour le régler :

Bon, je me suis écoutée parler un peu, ça m'a fait du bien. Merci de m'encourager.
Come into work and see a long email containing questions on a file that nearly drove you crazy and nearly crumble to the floor under the weight of the crushing disappointment you feel.

See it was sent at 00:37 this morning and realize your life doesn't suck as much as you first thought.

Friday, May 25, 2018

Quote du jour :

Lali : Quand on se simplifie la vie, la vie continue d'être compliquée.
Jadis, soit avant d'avoir des enfants, je buvais seulement du café en semaine. Je ne ressentais pas de besoin de caféine, mais j'aimais avoir un truc chaud à boire le matin. Sauf que j'avais tout de même développé une certaine dépendance puisque, tous les foutus samedis, j'avais mal à la tête. C'était désagréable.

Ensuite, je suis tombée enceinte. Parce que je suis intense, je suis passé au café décaf du jour au lendemain. Je me souviens encore à quel point j'étais crevée et je croyais ne pas survivre. Par conséquent, quand j'ai eu accouché, j'ai commencé à faire mon café moitié décaf. Ça a eu le mérite d'éliminer mes maux de tête du samedi matin.

La semaine dernière, je suis arrivée au bout d'un de mes sacs de café. Comme j'avais encore du caféiné, et Raiontzukai aussi, j'ai décidé d'apporter du décaf de la maison pour nous épargner un voyage jusqu'à la brûlerie avant que nous ayons aussi besoin de café caféiné. Donc, depuis mardi, je mets dans mon bodum une cuillerée de décaf de la maison et une cuillerée du café contenu dans le sac que j'avais déjà au bureau.

Autre détail pertinent, mon café caféiné est toujours arômatisé. Mais bon, à force de le boire, je sens de moins en moins l'odeur. Ce matin, en péparant mon café, je me rends compte que je ne me souviens plus quelle est l'arôme de mon café. Alors je regarde sur le sac - Raiontzukai inscrit généralement l'info quand il va acheter le café. Mais rien n'est inscrit sur le sac. Je plonge mon nez dans le sac (ben, pas littéralement, là) : aucune odeur fantaisiste.

Oui, gang. Ça fait une semaine que je bois du café décaf sans le savoir. Mais, surtout, sans m'en rendre compte. Ce qui veut dire que je n'ai manifestement pas de dépendance à la caféine. C'est quand même hot. Ça, ou l'effet placebo, c'est vraiment plus intense que je ne le croyais.

Thursday, May 24, 2018

If you need a glimpse of my current work context -

(Working on a file)
Quartz : Did you notice that this does not seem to be consistent throughout the document?
A: Pff, it's hard to care.

Tuesday, May 22, 2018

Je me demande soudain si ce devrait pas plutôt être le collègue qui m'a offert une bouteille de vin qui occupe le deuxième rang.

Mais non. Comme il avait préalablement jeté mon pain, je crois que je vais lui réserver le troisième rang.
Je suis extraordinaire, je vous le dis souvent, et la preuve, c'est que mes collègues ne tardent pas à agir en conséquence. (Considérons principalement, à l'appui de cette affirmation, celui qui a décidé de fonder une famille avec moi et de payer la moitié de mon hypothèque.)

Au deuxième rang de ce palmarès des meilleurs collègues, que je commence sur-le-champ, vient de se hisser celui qui vient de faire ma vaisselle, alors que tsé, on se parle une fois par semaine, les bonnes semaines.

À tous mes autres collègues : you need to step up your game.
Prononcé à voix haute par yours truly il y a trois minutes

Il y a tellement d'affaires toutes croches dans ce dossier-là. Exemple, la représentation des nombres, c'est le par-freaking-ty.

Merci pour celle-là, Louis-José Houde.

J'ai aussi qualifié l'épisode des oxyures à la garderie de dégueu-fucking-lasse. Je sais pas pourquoi ce gag me revient instinctivement maintenant, après 11 ans...
Bout d'Chou : J'aimerais ça aller à la maison de quelqu'un d'autre.
Quartz : Euh, et tu voudrais faire quoi à la maison de quelqu'un d'autre?
Bout d'Chou : Manger des chips.

Monday, May 21, 2018

Quote du jour :

Coco : Papa, tu me caches la télé avec tes fesses.

Saturday, May 19, 2018

Ce matin, je fais du temps supp au sous-sol pendant que Raiontzukai fait l'épicerie avec les monstres.

C'est comme ça que le Grand Robert vient de m'apprendre l'expression "chier dans les bottes de quelqu'un".

Hé ben.

Thursday, May 17, 2018

Quote du jour, par Coco qui n'était pas satisfait de la présentation de la toast que je venais de déposer devant lui :
Mais je voulais que tu la coupes en forme de Mont Fuji.
Aujourd'hui, Rationtzukai doit travailler du bureau, alors j'ai demandé à faire du télétravail pour donner un break aux pauvres enfants qui sont tannés de déjeuner à la garderie (ainsi qu'à mon sentiment de culpabilité maternelle).

Quand je suis arrivée au sous-sol, j'ai gossé pendant 10 minutes avant de constater que les foutus écrans d'ordi, LES DEUX, s'il-vous-plaît, n'étaient pas branchés. Ça semble beaucoup de temps, mais il faut dire que je gosse toujours quand je dois utiliser l'ordi de la maison, parce que quand votre chum investit le bureau familial avec son propre ordi de bureau qui se branche aux mêmes périphériques, on ajoute des tas de fils et de switchs, pis honnêtement ya fuck all qui marche pendant au moins une minute. C'est vraiment frustrant. Mais pourquoi les écrans étaient débranchés? Ha, quelle excellente question, cher lectorat. J'ai d'abord blâmé Raiontzukai, seul membre de la maisonnée à utiliser le bureau. Mais il était aussi étonné que moi. Peu impressionnée par son étonnement, je lui ai rappelé qu'une plug d'écran d'ordi, ça comprend deux vis à visser. Ça se déplug donc pas tout seul. Réponse du mâle moderne : "Ah, mais je les visse jamais..."

Ben oui. Ben oui.

Wednesday, May 16, 2018

Si vous avez envie de jaser vous aussi, c'est votre chance!
Catégorie, TOUS-DES-AGRESSEURS -

Quartz : Des fois il vient me voir alors qu'il a même pas de vraie question, juste pour m'exposer son raisonnement. Ça m'énerve.
Lali : Oui, il est de même. Il est cruiseur.
Quartz (surprise) : Ah ouin, tu trouves?
Lali : Ben, tsé, il aime les femmes, il vient nous voir...
Quartz : Tu penses? Je ressens vraiment pas cette vibe-là....
Lali (avec emphase) : C'est ÇA! Yen a qui sont tellement bons qu'on s'en rend MÊME PAS COMPTE!
By the way, parlant de craque, je tiens à vous dire qu'on m'a fait, il y a déjà deux mois de ça, une promesse, laquelle devrait se réaliser, ou commencer à se réaliser, d'ici un mois et demi. Sur le coup, j'ai été contente, pis ensuite je me suis souvenue que je tombe toujours dans les craques.

Faque je vous le prédis, les amis, cette promesse-là ne se réalisera certainement pas.

On s'en reparle en juillet.
Ce matin, c'est cette chanson qui a joué à la radio à mon réveil. Ce simple fait est troublant en lui-même puisque cette chanson est sortie quand j'étais possiblement encore au primaire. Mais bref. Je ne l'aimais pas particulièrement, mais elle me fascinait complètement, parce qu'il s'agit au fond d'une longue tirade stylée, au "vous" de surcroît, visant juste à dire "fuck you". Ya vraiment un effort là-dedans qui venait me chercher. Tsé, pour comparer, quelques années plus tard, Kim Stockwood a sorti "Jerk". (Cela dit, c'est beaucoup plus défoulant de chanter "You are such a jerk" en cas de besoin, mais pareil.)

Milles et une raisons de vous haïr
Mais aucune pour vous fuir
Je pense avoir fait tant de partages
Mais parfois il faut savoir rester sage
Combien fois vouliez-vous me trahir
Je vous avoue rien ne sert de mentir
Si ma bouche tant de temps est restée close
Mes yeux m'ont révélé tant d'affreuses choses
Parfois je pourrais tuer votre image
En deux mots comme en deux coups de couteau
Mais jamais je n'ai trouvé assez de courage
Oser vous affronter et quitter votre peau
Pourriez-vous me traiter de lâche
Je pensais qu'on panse mes erreurs
Quelle douleur
Quel con d'avoir cru être à la hauteur
J'entends encore toutes ces confessions
Ces mensonges livrés par vos mains sales
Combien de moments avez-vous compté
Sans tricher
Où votre bouche disait la vérité
Sentez-vous la honte monter au visage
Ou suis-je le seul à croire en votre sensibilité
Un jour je laisserai mes mots tuer votre image
Ce serait si beau de vous de voir tomber en sanglots
Parfois je sens monter assez de courage
Vous mettre à terre noyée dans vos sanglots
Même si je ne détruisais que votre image
Je prendrai plaisir à vous faire tomber de haut
J'effacerai de mon esprit votre passage
Effacer vous et votre jolie peau
On pourrait me prendre pour un sauvage
C'est si beau, vous voir tomber de haut
c'est si beau, c'est si beau
C'est si beau, c'est si beau, vous voir tomber de haut
Un jour je laisserai mes mots tuer votre image
Ce serait si beau en deux coups de couteaux
Je brouillerai les pistes de votre beau visage
Tant pis pour vous et votre jolie peau
Même si je ne détruisais que votre image
Ce serait si beau en douze mille morceaux
Un jour vous sentirez tout le rouge de ma rage
Et me laisserez vous lacérer de bas en haut
Je m'avouerai être un sauvage
This morning I biked to work. For reasons I will not get into, but that can best be summarized by "I don't want to die", on a specific section of my itinerary, which is about 500 meters long, I bike on the sidewalk. This is a sidekwalk that's easily six foot wide, so there is ample space for me to safely pass any pedestrians. And, being aware that I am not allowed there, I am extremely cautious and where it is not safe to pass, I will follow pedestrians from a safe distance without a word for as long as it takes without ever asking them to move.

Anyways. This morning, I passed a lady on that sidewalk. She and I were the only persons there, but she nevertheless felt compelled to make a comment that I could not make out (because, you know, 14 km/h). I only heard the word "sidewalk" and got her gist. Without glancing behing me, I raised my right arm to make a peace sign - which, I realized as I was raising my hand, might not be obvious as I was wearing my lobster gloves. I, however, would find it plain hilarious if someone tried to give me the finger with a lobster glove, so I figured she'd get it.

She didn't. I was much further away by then, so I only heard she was yelling something else at me. When I had to stop at a light, I looked back and saw she was being passed by two other cyclists who also did not feel like dying this morning. She was gesticulating and probably was pissed.

Which brings me to this: if you're going to comment someone's behaviour, especially when that behaviour has absolutely no effect on you, you should expect to get the finger. I know I would. This is why, personally, I only bitch at people when I have a clear case against their behaviour (remind me to tell you about when I yelled at the idiot who nearly ran Bout d'Chou over with her luggage cart while cutting the freaking line when we were at YYZ. In French AND in English. Because I like the confusion that yelling at people in a language they don't speak creates. Yes, I'm evil.). Last year, I saw a cyclist stop and start yelling at a pedestrian who had made a similar comment. My point is, it's not acceptable, but it's to be expected. So really, if you're looking to get into a pointless fight (because face it, no comment is going to make a cyclist change their ways in that particular spot - I personally am prepared to pay up to three fines a year for riding on the sidewalk), either you're a stuck-up bitch, or you're really unhappy, but either way, I pity you.

Tuesday, May 15, 2018

Il est 9h24, et j'ai déjà passé 30 minutes à gosser pour me connecter à mon réseau du bureau de la maison parce que mon laptop va mal et saute des lettres quand je tape (je vous dis pas combien de fois j'ai raté les 20 mots de passe requis dans le processus), avant de me rendre compte que mon wi-fi personnel était planté (quand votre laptop tape mal pis qu'il vous dit que vous avez raté le mot de passe pour le wi-fi, ben vous le croyez câline), puis d'écrire à Raiontzukai, qui était au garage à faire changer les pneus de Cindy (ben oui, on a passé le mois d'avril au Japon, c'est ce que ça donne), pour lui annoncer le tout, et ensuite je me suis tapé la conversation suivante au téléphone :

Raiontzukai : Essaie de débrancher le routeur et de le rebrancher.
Quartz : J'y ai pensé, mais je sais pas yé où, le routeur, ni comment le débrancher.

(Hé oui. Raiontzukai ayant investi presque tout l'aspect technologique de notre ménage, je suis aujourd'hui une version 2018 de ma mère qui genre arrivait pas à programmer le vidéo quand j'étais petite. Je suis extraordinaire, mais je délègue.)

Raiontzukai: Il est sur le bureau, c'est le truc avec les antennes.
Quartz (après un peu de gossage, en soupirant) : Ah, genre l'affaire par-dessus laquelle tu as empilé tes papiers d'impôts?
Raiontzukai : Ah, j'ai tu fait ça? Oh - l'auto est prête, je vais être là dans cinq minutes.

Avez-vous remarqué quelque chose?
Ben oui. Il m'a pas dit quel fil sert à débrancher la patente. Oh, j'aurais pu tous les essayer, mais j'étais à boutte, et ça m'a permis de lui jeter un regard noir quand il est entré dans la maison en me demandant : "Pis, ça marche tu?"

Pis vous, votre journée?

Monday, May 14, 2018

Si ya bien un truc qui me dépasse, ce sont les gens qui font des plans dans le vide. Ceux qui ont des projets, mais sur papier seulement, et qui ne les mettent jamais à exécution.

Bon, d'accord, on a tous des projets flous fixés dans un avenir vague qui ne se concrétisent pas tout le temps. Ça, ça va. Je rêve à voix haute comme tout le monde moi aussi. Mais ce n'est pas de ça dont je parle. Non, je parle des gens qui font des propositions concrètent, puis les laissent là, dans les airs, à les regarder briller, jusqu'à ce que l'échéance soit passée et que FUCK ALL ne soit arrivé. Est-ce qu'ils attendent que quelqu'un d'autre prennent les commandes? Ou est-ce qu'il s'agit simplement d'un trait de personnalité que je n'arrive pas à cerner? Fouillez-moi.

Mais MY GOD que je ne comprends pas.