Thursday, December 15, 2016

Catégorie, échec parental -


Bout d'Chou (dans sa chaise haute, pointant avec insistance vers le garde-manger) : Papo! Papo!
Quartz (s'avançant vers le garde-manger) : Ici?
Bout d'Chou (hochant vigoureusement la tête) : Papo! Papo!
Quartz (ouvre la porte et examine le contenu du garde-manger sans comprendre) : Mais qu'est-ce que tu veux, Bout d'Chou? Je ne comprends pas.
Bout d'Chou (toujours aussi déterminé) : Papo! Papo!
Quartz : ...
Coco : Je pense que Bout d'Chou dit "compote".
Quartz : Tu veux de la compote, Bout d'Chou?
Bout d'Chou : Oui! Papo!

Wednesday, December 14, 2016

Ça fait un méchant bail que j'ai pas parlé de mon ancienne collègue, celle qui m'a tenu lieu de Prise en charge (lire : patronne) pendant trop longtemps et qui a bien failli me faire virer complètement folle avec son absence de compétence.

Je n'en parlais plus parce qu'elle avait été destituée à grands coups de pieds dans le derrière (à mon grand bonheur, et celui de tous les autres employés) jusqu'à un niveau qui a fini par équivaloir au mien, que, de mon côté, j'avais fini par atteindre un niveau professionnel (et personnel) me permettant d'affirmer et d'assumer mes opinions et mes convictions devant elle, et qu'ensuite j'ai quitté cet emploi (ce dont j'ai profité pour envoyer un long message de bitchage contre elle à mon merveilleux gestionnaire de l'époque) pour éventuellement atterrir ici, dans un poste qui constitue ma job de rêve, et, encore mieux, LA SIENNE. (La vengeance est un plat qui se mange froid.)

Ironie du sort, Prise en charge de marde travaille maintenant dans l'immeuble voisin du mien, immeuble lié au mien par quelques passerelles. Je l'ai vue une fois dans une formation il y a quelques années. Parce que ça fait longtemps que j'ai abandonné tout faux-semblant avec elle, je me suis contentée de l'ignorer, et elle m'a bien rendu la pareille. De toute façon, elle était assise quelques rangées derrière moi, et j'affirmerai jusqu'à ma mort que je ne l'avais même pas vue.

Là, je viens tout juste de la croiser dans une des passerelles. Nos regards se sont croisés pendant une fraction de seconde, et j'ai été la première non seulement à détourner le mien, mais à lui tourner carrément le dos.

Parce que c'est exactement ÇA, tout ce que j'ai à lui dire.

Merci, la vie, de l'avoir sortie de la mienne.

Tuesday, December 13, 2016

Having given a lot of thought about this recently, I felt like I should, in the spirit of fairness, expand a little on it.

It might just be me, but, in most cases, I don't like to pretend or be left to draw my own conclusions when it comes to relationships - any relationship. And I believe that everything can be said - it's just a matter of finding the right tone and opportunity.

There are two general situations in which I rely on this no-bull approach: 1. when somebody offends me; 2. when something I perceive as an "elephant in the room" makes me uncomfortable.

The first situation is the most common. It generally occurs when people are being genuine and end up offending me without having ever meant to. For example, a couple of years ago, a former colleague somehow decided to make a joke about my teeth. I laughed at the joke and looked at her, still laughing, and asked: "Did you seriously just tell me my teeth are yellow???" She immediately saw how inappropriate that was, apologized, and we continued chatting and making jokes. In my mind, the incident was immediately forgotten because I had addressed it and made my feelings known. It felt like that was the better option - over saying nothing, harbouring hard feelings and then rambling on about it to somebody else.

The second situation is a bit trickier, because, at least to me, it requires more guts.

A couple of weeks ago, I made a joke to a colleague. A few days later, I learned that colleague was going through something, the context of which made my joke quite inappropriate. Obviously, I wasn't aware of it when I made my joke, and he probably knew. But I grew uncomfortable, wondering had he realized how bad my joke was in his context? Had I saddened him at all? But what if he had not gotten it? Was I really going to go up to him and force him to realize how inappropriate my joke had been? Plus, the context was a rather sensitive one, and I don't know that colleague all that much, so I had no idea if it would be crazy awkward for him to have me broach the subject.

After a while, I chose to apologize through an email, in order to address my discomfort from a distance, and let my colleague decide whether to keep that distance or not. We talked and things were back to normal.

I can generally work up the needed guts to do that, but not always - and this is the part which made me feel like I had to expand on my previous post. Because I made it sound as if no-bull was a no-fail, constant credo of mine. But in all fairness I have to admit I do sometimes fail.

I did try to address an elephant-in-the-room type situation with someone recently. I started to, even. And then my guts just up and left, and I allowed the other person to let my comment slide. And I've been banging my head against the wall ever since - because now that I've started acknowledging the situation, it's even weirder. To me, at least. It's not really affecting the relationship, but I'm having a hard time dealing with the fact that GOD this should be addressed.

Which is why, all in all, it might be a very selfish way to go about things. Not everyone can deal with it. And by easing my own mind by acknowledging things that the other person might have preferred left unsaid, I just might be making them uncomfortable. For that reason, I always try to turn the discussion into a light, funny one, because my goal is certainly not more awkwardness.

The flip side of that outlook is that I have a great appreciation for people who make an effort to be honest about things. For example, I used to say to a friend of mine - who wasn't really a friend at the time - that she was the anxious type and worried too much about things. And one day she came to me and said "you know, I really don't like when you say that because I don't think that I am like that at all." So I apologized, stopped calling her anxious, and the case was closed. Yes, she could have kept her feelings to herself. But why?

Catégorie, euh-câlisse -


Selon mon expérience au fédéral (plutôt limitée, je l'avoue, mais je n'ai jamais prétendu rédiger des billets impartiaux), l'électricité, c'est plus ou moins maîtrisé. C'est ainsi que, dans la cuisinette au bureau, nous avons trois prises doubles, MAIS a) seules deux d'entre elles fonctionnent, et b) on ne peut utiliser qu'une seule des deux prises à la fois, sinon le breaker saute. C'est vraiment de toute beauté.

Le micro-onde est branché dans une prise située plutôt en hauteur, et normalement le toaster est situé à côté du micro-onde, près de la prise double qui ne fonctionne plus, le tout à droite du comptoir. À gauche, dans l'autre prise, se trouve la bouilloire. Quand on veut utiliser le toaster, il faut donc débrancher, au choix, la bouilloire ou le micro-onde, et déplacer le toaster.

Moi, avec mon 5 pi, je préfère évidemment brancher le toaster dans la prise de gauche, où est la bouilloire. En fait, les deux dernières fois où j'ai tenté de le brancher dans la prise du micro-onde, j'ai eu besoin de l'aide d'un collègue plus grand (mention inutile, je suppose, puisque tout le monde est, par défaut, plus grand que moi). Pis tsé, j'ai quand même un peu de fierté.

Ce matin, de toute façon, le toaster était déjà placé à côté de la bouilloire. Je l'ai donc débranchée pour mettre le toaster à sa place. Au bout de quelques minutes arrive une collègue à qui je n'ai finalement jamais parlé, qui veut manifestement utiliser la bouilloire. Elle la branche, constate que le toaster est en cours d'utilisation, fait quelques pas vers la droite pour jeter un coup d'oeil à la prise vide (puisque non fonctionnelle) habituelle du toaster, puis me demande -

"La prise de l'autre côté, elle ne fonctionne pas? Habituellement le toaster est de ce côté-là."

Je lui ai répondu que non, la prise ne fonctionnait plus depuis des semaines. Et ma collègue est restée plantée là jusqu'à ce que mes toasts soient prêtes.

Parce que c'était MANIFESTEMENT à MOI d'aller brancher mon toaster ailleurs, parce que ELLE, avec ses 5 pi 6, elle était MANIFESTEMENT pas capable de prendre la foutue bouilloire et d'aller la ploguer à la place du micro-onde.

Pis tsé, sa cristie d'eau chaude, elle était MANIFESTEMENT prioritaire sur mes toasts.

Euh, câlisse.

Monday, December 12, 2016


That moment when your 3-year-old finds a good time to pre-order his breakfast is at 3:30 AM when he climbs into your bed for the rest of the night -

Coco (couché et bordé) : Maman? Pour déjeuner je voudrais des oeufs et une toast.
Quartz : Euh, ok.
Coco : (se tourne pour dormir dos à moi, puis, frappé par une pensée soudaine, tourne sa tête pour compléter son idée) Pis sur ma toast, je voudrais du fromage à la crème au chocolat.