Monday, September 18, 2017

There is a "Superhero Event" going on in a nearby building. I don't know what it's about, and I only heard about it because I happened to pass that specific building on my way to the pharmacy just now, and saw this guy (or, I guess, a person I assumed was male) wearing a Spiderman costume standing outisde the building and giving high-fives to everyone.

And then, I saw three grown men approach Spiderman and ask to take a picture with him.

Clearly, childhood fantasies die hard.

Sunday, September 17, 2017

Oh, and before I forget, today I ran my goal 10K in 48:54 minutes. I was the 47th woman to finish, 8th in my age category.

If you're not sure: yes, I do rock.
Quand le cerveau et la langue fourchent en même temps -

Raiontzukai : Je vais mettre du piment dans ton soirée.

Friday, September 15, 2017

Quartz se fait bitcher chez MEC

Hier matin, je me prépare à partir de la maison à vélo. Je place donc mon casque sur ma tête, devant le miroir de la salle de bain, et je constate qu'une de mes straps ne tombe pas de façon tout à fait droite le long de mon oreille. Je suis un peu obsessive, alors je décide d'ajuster la strap en question. Pour débloquer la strap et en modifier l'ajustement, je dois tirer sur un petit bout de plastique rose situé sur la "clip". Or, lorsque je le fais, un autre petit bout de plastique qui forme la clip brise et me tombe dans la main.

J'ai acheté ce casque-là le 3 octobre dernier! Ça fait donc onze mois uniquement - et le casque n'a pas servi de l'hiver. Je ne suis pas contente. De quel genre de matériel cheap ce casque-là est-il fait pour briser comme ça après à peine quelques mois d'utilisation?

Heureusement, je sais que MEC offre une super garantie sur les produits vendus. En plus, ils offrent pour les casques de cette marque une garantie de remplacement en cas d'impact. Je me dis donc qu'ils se feront un plaisir de me remplacer ce casque qui fait si manifestement défaut.

Mais NON. Après avoir constaté que ma clip ne se remplaçait pas, la fille du service à la clientèle de MEC me dit simplement que ce bris n'est pas couvert par la garantie, qu'il s'agit d'usure normale, car "du plastique, ça ne brise pas tout seul." (Affirmation qui me trouble, parce que selon mes observations des 34 dernières années, briser tout seul m'a toujours semblé être une des caractéristiques principales du plastique.) Selon elle, donc, il est arrivé "quelque chose" au casque qui a affaibli le plastique et a fait en sorte qu'il brise hier matin.

Insultée de me faire accuser d'avoir brisé mon casque et d'essayer de faire passer ça sur la garantie, je lui réponds que, compte tenu de la garantie de remplacement, si mon casque avait subi un impact, je ne serais pas en train d'essayer de lui faire croire que ce n'était pas arrivé. Oh, affirme-t-elle, je ne crois pas qu'il y ait eu un accident. Ça a pu être n'importe quel petit choc - par exemple, tu aurais pu marcher dessus. Euh, non.

Je répète qu'il n'est rien arrivé à ce casque et qu'à mon avis, c'est plutôt un cas de matériel défectueux. La fille appelle un superviseur, qui m'explique tout de go que la garantie ne s'applique pas à tout ce qui est "overuse, misuse ou wear and tear". Je sais, que je lui dis, mais je ne crois pas que ça s'applique ici. J'ai le casque depuis moins d'un an. Si je l'avais eu deux ans, je ne serais pas devant lui à me plaindre de la qualité du produit.

Je vais faire une exception pour cette fois et appliquer la garantie, concède le superviseur qui, pour compenser, décide de me bitcher à mots à peine couverts. La prochaine fois, on ne sera pas aussi conciliants avec moi, car "in our spirit of cooperation with our members, we treat each other fairly." Comprendre : tu as brisé ton casque et tu me mens en pleine face. Il ajoute que le casque demeure sécuritaire (ce que je ne savais pas, je dois dire), et que je pourrais facilement faire une petite réparation de fortune avec un élastique, du tape ou autre chose. En effet, "most people would fix things" au lieu de faire appel à la garantie. Comprendre : en plus d'être menteuse, t'es franchement pas débrouillarde.

Donc, manifestement, en plus d'être supposée savoir que la sécurité du casque n'était pas compromise par le bris, je suis également supposée savoir comment me gosser de quoi pour le réparer. Si vous n'êtes pas du genre manuel, vous n'avez rien à faire chez MEC faut croire. Et franchement, si la fille m'avait dit : "je ne peux pas remplacer ta clip, mais le casque demeure sécuritaire, alors voici comment tu pourrais la réparer.", ça m'aurait suffi. Mais elle m'a plutôt dit : "je ne peux pas remplacer ta clip, alors désolée, je ne peux rien faire pour toi."

Je le remercie pour tous ses bons mots et il me laisse avec l'employée qui effectue le remboursement.... Or, quand j'ai commandé mon casque, j'en ai commandé un identique pour Steph. Chaque casque coûtait 35$, pour un total de 70$. Quand l'employée applique le remboursement, je constate qu'elle me rembourse 79$. Je lui dis donc qu'elle est en train de me rembourser deux casques plutôt qu'un seul. Et vous savez quoi?

ELLE M'A ENCORE OBSTINÉE.

On a perdu cinq bonnes minutes, elle et moi, entre son ordinateur qui indiquait une transaction de 70$ et les documents que j'avais imprimés qui montraient clairement une quantité de "2" et un prix à l'unité de "35". Non mais, je vais tu la fermer, ma gueule, la prochaine fois? Câline. Je viens de passer 10 minutes à discuter avec toi et ton superviseur, vous avez conclu que je suis une menteuse et une profiteuse qui veut faire appliquer la garantie pour de l'usure normale, et là, tu penses que je réclame uniquement la moitié de l'argent qui m'est dû??? C'est vraiment ça, ton raisonnement logique?

Au bout de ces cinq minutes de gossage-là, elle a fini par voir que j'avais raison et par me rembourser le bon montant avec un air bête. Enfin, le bon montant, faut le dire vite : comme j'avais commandé mon casque en ligne, j'ai payé à l'achat les taxes du Québec. Comme je l'ai retourné en Ontario, on m'a remboursé la TVH, qui est inférieure. J'ai donc perdu genre 1$.

Ensuite, je suis allée me choisir un nouveau casque que j'ai payé 48$, histoire de perdre encore au change.

J'aimais beaucoup MEC jusqu'à hier soir, mais bon, faut croire qu'ils sont pas mieux que les autres. Ça faisait quand même longtemps qu'une entreprise ne m'avait pas traitée de menteuse - je devais être due.

Thursday, September 14, 2017

Revising a file on paper, I changed a sentence to make it sound better.

I paused, and thought of another way to convey the idea. I erased my first changes, and then realized there was a problem with my new suggestion.

And before I started to re-write my original suggestion, my first thought was "ctrl+z".

I think it means I should just leave.
Bout d'Chou aime les zippers. Évidemment, pour un enfant de deux ans, c'est tripant, jouer avec ça.

Ainsi, chaque fois que je porte une veste zippée, Bout d'Chou vient vers moi et la dézippe en affirmant : "Maman chaud."

Mon fils sera un agresseur.
Échec de la journée : passer une journée de marde, décider de diner pour manger ses émotions, et se rappeler que le diner en question est constitué de quinoa et d'une salade.

Wednesday, September 13, 2017

Coco : Maman? "Gyrophare", c'est quoi en anglais?
Quartz : Euh... sais-tu, je sais pas.
Coco : Va falloir demander à Papa.
Quartz : Bonne idée.
Coco : Oui. Parce que Papa, il est plus grand que toi.

Tuesday, September 12, 2017

Je ne crois pas aux absolus.

J'ai peut-être tort, remarquez bien. Mais si vous vous fondez sur des absolus, sur des généralisations - et qui ne le fait pas? -, vous allez me tomber sur les nerfs.

Je ne suis sans doute pas bien différente, puisque je vois mal comment on pourrait fonctionner sans absolus.

Reste que, à mon sens, des absolus, ça n'existe pas.

J'ai jamais dit que j'étais logique.

Monday, September 11, 2017

Just so you guys know, I will be running my first 10K of the year - make it my first 10K in five years - next weekend and because Paula says I can run it in 48 minutes, I will be attempting to run it in 50 minutes.

I will keep you posted.

Friday, September 08, 2017

Ce matin, alors que je sortais pour me rendre au travail après avoir fait la tournée de bisous quotidienne :

Quartz : Bonne journée!
Coco : Maman, est-ce que tu vas revenir dans la maison?
Quartz : Non, je pars travailler.
Coco : Mais Papa a pas eu de bisou.

(For the record, c'était pas vrai. Raiontzukai avait eu son bisou comme les autres, mais Coco était trop occupé à s'obstiner avec Bout d'Chou pour s'en rendre compte.)
I guess I'm an underwater thing
I'm liquid running
There's a sea secret in me
It's plain to see, it is rising
But I must be flowing liquid diamonds


I have been fucking overflowing, or on the verge of, and there are days I can't even see it.

Thursday, September 07, 2017

Ce matin, parce que je fabrique manifestement des enfants qui sont incapables de vivre autrement que collés à moi, en plus de ne pas savoir, à l'évidence, se tenir droits, puisqu'ils ne font que se suspendre à moi jusqu'à ce qu'un accident survienne, c'est Bout d'Chou qui est tombé sur mes orteils de toutes ses 28 livres (lesquelles, je vous le rappelle, en conséquence de l'accélération, en valaient davantage lors de leur brutal arrêt). Ça n'a pas fait du bien, je n'étais pas contente, alors j'ai lâché les mains de Bout d'Chou (qui, compte tenu de son incapacité à se tenir, s'est contenté de faire l'étoile sur le plancher) en lui disant d'arrêter de se suspendre après moi, qu'il m'avait fait mal, et je me suis rendue dans la cuisine pour me calmer et lâcher un sacre du bout des lèvres.

Coco est arrivé en courant du salon : "Maman? As-tu dit tabarnak?"
Aussi digne de mention : ce matin, quand je suis sortie de chez moi pour me diriger vers l'arrêt d'autobus, une dame d'une soixantaine d'années marchait dans la rue. Elle se déplaçait plus lentement que moi - comme la majorité de la population - et j'ai entrepris de la dépasser. Elle s'est tournée vers moi pendant le processus. Je lui ai souri. Elle s'est exclamée : "Vous marchez vite!"
Vous serez heureux d'apprendre que, dans le cadre du ramassage pré-passage de la femme de ménage (rimes gratuites! rimes gratuites! qui en veut?), Raiontzukai a bien fini par faire débarrasser le rouleau de papier de toilette vide du rebord de la fenêtre. Il y est donc demeuré une semaine et demie. C'est quand même honorable.

Wednesday, September 06, 2017

Il y a deux semaines, Raiontzukai a fini un rouleau de papier de toilette. (Hein que vous sentez déjà que ce billet vous renversera de sa pertinence?)

Lorsque je suis revenue à la maison le soir même, le rouleau vide était toujours sur le comptoir de la salle de bain, comptoir sous lequel se trouve le sac destiné au compost qui devrait être la destination finale dudit rouleau.

C'était le vendredi. (En fait, c'était au moins le vendredi. J'ai fini par perdre le fil du temps dans les jours suivants et, pour les besoins de l'expérience en cours, j'ai déterminé que le point de départ de la chose serait le vendredi.) J'ai attendu un peu, et le lundi soir, j'ai demandé à Raiontzukai si nous devrions commencer à faire des plans pour ce rouleau - faisait-il maintenant partie de la famille? ferait-il des études? devrions-nous lui ouvrir un REEE?

Non non, m'a assuré Raiontzukai. "Je vais le jeter."

Raiontzukai est parfait, je le dis souvent. Qu'il ait l'intention de jeter le rouleau, je n'en doute pas une seule seconde. Qu'il le fasse? Ça, c'est moins sûr.

Le lendemain matin, j'ai constaté que Raiontzukai avait commencé à prendre des mesures à l'égard du rouleau vide : il avait arraché le mini-restant de papier de toilette qui y était demeuré accroché et l'avait déposé sur le rebord de la fenêtre.

C'est là que j'ai su que c'était le moment de lancer une expérience scientifique. Parce que chez nous, par magie, lorsqu'on (je dis "on", mais je pourrais dire "Raiontzukai") met quelque chose sur le rebord de la fenêtre de la salle de bain, la chose en question devient SOUDAINEMENT INVISIBLE. Oui oui. Je vous le dis. Autrement, comment expliquer les nombreux jours qui s'écoulent avant qu'elle ne quitte pour sa prochaine destination?

J'ai donc décidé d'attendre le temps qu'il faudrait pour voir combien de temps le rouleau passerait sur le rebord de la fenêtre. Lorsqu'est arrivé le jeudi suivant, comme je le disais, j'ai commencé à perdre un peu le fil. J'ai donc posé comme hypothèse que le rouleau avait atteint la fin de sa vie utile le vendredi précédent et, pour éviter de reperdre le fil (qui a le mommy brain solide vous croyez?), j'ai inscrit "25 août" sur le rouleau. Puis je l'ai replacé sur le rebord de la fenêtre.

Nous sommes aujourd'hui le 6 septembre, et le rouleau est toujours là. Or, demain est jour de visite de la femme de ménage. Ça fait donc plusieurs jours que je me demande quelle mesure prendre pour que le ménage ne contrecarre pas mon expérience - car la femme de ménage risque fort de jeter le rouleau vide.

J'ai envisagé d'écrire à la femme de ménage pour lui demander de ne pas le faire, mais j'éprouve une certaine réticence à lui démontrer à quel point je suis bizarre. Par conséquent, je crois bien que je vais cacher le rouleau hors de vue demain matin et le remettre sur le rebord de la fenêtre à mon retour du bureau...

À suivre.

Tuesday, September 05, 2017

L'autre jour, je racontais à une collègue que j'avais décidé de prendre part au processus de dotation qui a résulté en mon embauche ici parce que "j'avais pas le choix". En effet, il s'agissait d'un poste qui représentait mon ultime objectif de carrière, je satisfaisais aux critères de sélection et ce genre d'ouverture est rare. Je n'avais pas envie de quitter mon emploi d'alors, mais j'ai participé au processus parce que l'occasion était trop belle et que je m'en voudrais, plus tard, si je ne le faisais pas. Ma collègue a été très suprise, et un peu amusée, par le fait que j'aie considéré que je n'avais pas le choix. Moi, ce qui m'a surprise, c'est qu'elle soit surprise.... parce que vraiment, il me semblait - et il me semble toujours - que "j'ai pas le choix" constitue une raison parfaitement valide d'agir! J'ai fait des tas de trucs parce que "j'avais pas le choix", comme m'inscrire au programme coop à l'Université et déménager en Outaouais.

C'est peut-être simplement ma façon à moi de me sortir de ma zone de confort sans trop réfléchir. Reste quand même que je croyais que tout le monde fonctionnait un peu comme ça. La réaction de ma collègue m'a fait comprendre que ce n'était pas le cas, et je suis vraiment prise de court...

Friday, September 01, 2017

Coco : Maman, le camion qui transporte Flash McQueen, il s'appelle comment?
Quartz : Il s'appelle Mack.
Coco : Notre auto à nous, elle s'appelle comment?
Quartz : ... Cindy.

Le jour où j'ai nommé mon auto, je m'attendais vraiment pas à ce qu'un jour, mon enfant de 4 ans puisse le claironner à la garderie.

Thursday, August 31, 2017

As you may or may not have forgotten, last winter, I discovered that Coco and I have the same head size.

Recently, I made a trip to the clothing store to get fall and winter gear for the kids - because yes, when you enter the world of parenthood, you realize that August is the moment to shop for fall and winter gear, and that come October all stores will have run out. This in itself is extremely frustrating - especially on that night when your toddler outgrows his boots or comes home with a dying mitten in December.

But anyways.

I went to the store alone, so I made sure to bring toques and mittens that we already had at home and that still fit so I could make sure to get the missing gear in the appropriate sizes. (One day, I will tell you about the time Raiontzukai had to go to the store three days in a row in order to buy water shoes for Coco.) It's a trick that works really well, but when came the time to find a toque for Coco, I couldn't seem to decide between sizes. And of course, the toque I had brought was the one that fits me to a T.

So yes. I grabbed the new toque in two sizes, found a mirror, tried on Coco's toque and then sucessively tried on the other one in the two sizes, so I could figure out which fit the most like the old one.
Je vous ai présenté, le mois dernier, ma nouvelle montre GPS, une Polar M200 - appelons-la donc Paula.

Quand j'ai commencé à courir avec Paula, j'ai découvert que Polar a mis au point un certain Running Index, calculé d'une façon un peu obscure à partir de ma fréquence cardiaque et d'autres données sur ma course. Cet indice-là permet à ma montre de me dire en combien de temps je devrais, en m'entraînant adéquatement, arriver à parcourir certaines distances : 5 kilomètres, 10 kilomètres, un demi-marathon, un marathon.

J'avais des doutes, mais les temps que Paula me donnait pour le 10K et le demi-marathon correspondaient pas mal à mes meilleurs temps pour ces distances. Il y avait donc une certaine crédibilité à accorder à ce running index... mais le temps pour le 5K, lui, ne cadrait pas. Je n'avais jamais réussi à courir 5 kilomètres en moins de 26 minutes, et Paula soutenait que je pouvais le faire en moins de 25.

Ce n'était pas très surprenant, à vrai dire, car je deviens, quand je cours, un peu princesse. Autrement dit, j'ai besoin d'être confortable. (Bon, je suppose que les vraies princesses, elles, ne courent pas du tout, mais j'ai besoin d'une métaphore, alors passons.) Ainsi, je suis capable de courir longtemps, mais pas trop vite. Sauf que pour un 5 kilomètres, hé bien, on n'a pas le temps d'être confortable. Il faut courir vite dès le départ.

Je n'avais donc pas le choix : il fallait que j'essaie de courir un 5K en 25 minutes.

Je me suis trouvée une course qui fittait dans mon horaire de présidente - oups, de mère de famille - et c'est ainsi que, samedi, je me suis présentée à une pride run qui en est à sa deuxième édition seulement. L'ancienneté de la course n'a généralement pas grand impact sur l'expérience, la seule différence notable étant un nombre de participant moindre. Et ça, je m'en fous - j'étais là pour battre un record personnel, vous vous en souvenez?

J'ai quand même été saisie par le petit nombre de particiant - nous étions 140, ai-je appris par la suite. Ici, je dois m'arrêter pour accorder une mention spéciale à la fille qui, étant demeurée habillée en long alors que nous attendions le lancement de l'événement, s'est animée lors du dernier appel pour le sweat check. Je ne faisais pas trop attention à elle, j'avais simplement remarqué qu'elle portait des pantalons et un chandail à manches longues. Puis, soudainement, elle portait des shorts et... euh... deux colliers à fleurs colorées style hawaïen. Les colliers cachaient presque l'intégralité de son torse, mais on apercevait quelque chose de multicolore en-dessous. Un bikini, un top de sport? Non - car lorsque la fille en question m'a fait dos pour déposer son sac au sweat check, j'ai constaté que son dos était entièrement nu. J'étais plus que curieuse, vous vous en doutez, mais je ne voulais quand même pas la fixer, alors la seule conclusion à laquelle je suis parvenue, c'est qu'il devait s'agir de physio tape multicolore. Auquel cas c'est vraiment une bonne idée, mais j'aurais franchement pas voulu être à sa place au moment de le retirer. Quoique, je dis ça, mais j'ai jamais porté de physio tape, alors ça s'enlève peut-être plus facilement que je le pense...

J'ai perdu la fille en question de vue lorsque nous nous sommes tous dirigés vers la ligne de départ, et je me suis concentrée sur la tâche à accomplir. Quand a retenti le signal du départ, je me suis lancée à corps perdu, et après la première moitié du parcours, j'ai revu mon objectif : selon le rythme que je soutenais, il me semblait réaliste de terminer le 5K entre 23 et 24 minutes...

Finalement, j'ai franchi la ligne d'arrivée, juste derrière la fille au physio tape, en 23:45 minutes (temps officiel 24:01, je vous expliquerai si ça vous intéresse)! Force m'était d'avouer que Paula avait eu raison. J'étais super contente, et en m'avançant vers les bouteilles d'eau, j'ai entendu un petit monsieur, fiche à la main, affirmer à un autre homme : "We're waiting for third."

En temps normal, j'aurais fait mes étirements, bu de l'eau, et je serais retournée chez moi - je devais rejoindre Raiontzukai à une fête d'enfants, vous vous souvenez? Mais cette phrase m'a intriguée, et comme j'avais clairement suivi le peloton de tête pendant la course, j'ai décidé de rester pour voir si, par hasard...

Et OUI! Mesdames et Messieurs, votre Quartz préférée a terminé au troisième rang chez les femmes! Complètement prise de court, je me suis vu remettre une médaille de fortune et une petite pâtisserie, et j'ai participé à la mini-séance de photo des vainqueurs.

Alors voilà, j'ai officiellement réussi à monter sur un podium. J'envisage donc d'abandonner la jurilinguistique pour me consacrer toute entière à une carrière olympique.

Wednesday, August 30, 2017

Pendant ma course, lundi, j'ai traversé une intersection juste devant une voiture de Google. Vous savez, le type qui sert à prendre les photos pour Streetview?

Je risque donc fortement de paraître, dans toute ma moiteur, dans la prochaine mise à jour Streetview de ma ville.

Si vous êtes gentils, je vous donnerai le nom de l'intersection.

Thursday, August 24, 2017

J'haï ça, avoir une femme de ménage.

Je sais, je sais. Il y a quelques mois, je ne voyais rien de plus génial, mais là.... câline, je trouve que c'est du trouble sur les bords.

Le soir, la veille de son passage, en plus de toutes les tâches qu'on se tape une fois les enfants couchés - couches à plier, repas à cuisiner, liste d'épicerie à élaborer, linge à laver, alouette! -, il faut ranger les jouets qui traînent, faire la vaisselle pour débarrasser les comptoirs et ramasser un peu nos traîneries. Pis des traîneries, je vous l'avoue sans complexe, depuis qu'on a des enfants, on en accumule à une vitesse effroyable. J'en suis rendue à classer mes traîneries en piles en fonction de la fin visée - à monter, à descendre, à ranger dès que je saurai youssé que je pourrais ben ranger ça, à conserver jusqu'à tel événement, etc.

Pis là, la femme de ménage passe. À mon retour à la maison, mes piles sont empilées les unes par-dessus les autres - parce que la pauvre, elle essaie de nettoyer ma maison sous toutes ces piles! - et je retrouve plus mes trucs. De nouvelles piles ont été crées à des endroits qui me paraissent inusités. Je dois replacer les caméras du moniteur dans les chambres des enfants parce que soit les caméras, soit les lits, soit les deux, ont été déplacés. Je dois aussi replacer les chaises berçantes, qui sont immanquablement installées selon un angle qui garantit que je vais les enfoncer dans le mur si je m'assois dedans. Ce soir, j'ai consacré cinq minutes à essayer de comprendre pourquoi mon téléphone sans fil ne fonctionnait plus, avant de découvrir que la femme de ménage avait malencontreusement éteint la barre d'alimentation sur laquelle il était branché.

Rien de majeur, non. Je sais bien que la pauvre femme de ménage doit déplacer les trucs pour faire le ménage et qu'en fait, c'est impressionnant qu'elle déplace les meubles pour bien faire son travail. Et c'est pas que je ne veuille pas me ramasser pour lui simplifier la vie avant son arrivée, ni que je sois une espèce de control freak ayant un urgent besoin de thérapie. Le problème, c'est pas que je suis trop occupée pour me ramasser, ni que les choses ne sont pas placées exactement comme elles devraient l'être à mon retour. Non - le problème, comme ça l'est souvent, c'est l'accumulation.

Après plusieurs mois, je suis à boutte du ramassage pré-ménage, surtout les soirs où il y a lieu vers 21h parce que Coco s'est relevé pour aller passer 20 minutes sur la toilette en me racontant sa journée et qu'ensuite je suis descendue pour aller décrocher le linge propre de la corde à linge, plier une brassée de couches et établir le menu de la semaine. À boutte de chercher ma demande de passeport, avec mes photos, que j'avais laissée sur une marche des escaliers en attendant d'aller la porter au bureau des passeports. À boutte d'ouvrir le moniteur une fois Bout d'Chou couché pour découvrir que j'ai oublié de replacer la caméra et que je lui vois juste un bout de pied sur l'écran. À boutte de ne plus trouver la barrette que je laisse sur ma table de chevet, sachant qu'elle réapparaîtra magiquement dans deux, ou quatre, semaines.

Faque c'est ça. C'est du first-world problem dans toute sa beauté, mais câline, j'haï ça, avoir une femme de ménage.

Une maudite chance qu'elle fait mon ménage.
Petit Chiot and I share an eraser for our dry-erase boards. The boards and the eraser rest on a cabinet that stands in between our offices. At some point this morning, the eraser vanished. I asked Petit Chiot if he knew what had happened to it, and he said he had seen a colleague from another floor, who had been moving furniture around earlier, come near the cabinet, so maybe she had taken it by mistake.

I went to our copy room, where we keep all office supplies, and could not find another eraser. I walked around a bit and found a nearly torn-apart eraser on a nearby cabinet. It looks horrible, and I don't even know if it was ours, but I took it because well, we need an eraser.

Petit Chiot noticed the return of the eraser, so he stopped by my office to enquire about its whereabouts, and this led to my Quote du Jour:

Quartz : The only problem is, did you see what it looks like? People will think we tortured an innocent eraser. I mean, what does it say about us?
Petit Chiot : Well, nobody will mess with us.
Vous avez sans doute entendu parler des déboires du nouveau système de paie du gouvernement fédéral, Phénix.

Je n'en ai pas parlé parce que j'ai franchement pas de quoi me plaindre par comparaison avec d'autres, mais évidemment, j'écope moi aussi. J'ai mis deux mois à être payée à mon retour de congé de maternité et mon salaire est inférieur à ce qu'il devrait être depuis deux ans. Rien de majeur, évidemment, mais quand même.

Le plus frustrant, dans l'histoire, c'est vraiment que quand on se donne le trouble de téléphoner au Centre de paie, on constate qu'on ne peut parler qu'avec des pauvres petites personnes qui ne font que répondre au téléphone et qui ne connaissent manifestement rien à la rémunération. Ya jamais personne qui m'a aidée là.

Ou plutôt, personnellement, le plus frustrant, c'est de recevoir un message qui m'accuse de n'avoir pas transmis, en mai 2016, un document qu'on ne m'a pas demandé, mais que j'avais de toute façon transmis en mai 2015, en affirmant que pour cette raison, on est incapable de me verser une partie des sous qu'on me doit. Un message qui me demande donc de transmettre ledit document - auquel je n'ai plus accès, mais ça c'est une autre histoire - accompagné d'un putain de formulaire, que je dois remplir à tâtons parce que j'ai franchement aucune espèce d'idée des dates et des catégories pertinentes, c'est LEUR JOB! Mais si je n'indique pas des dates et des catégories, mon message me revient non traité pour cause de formulaire non rempli. Sacrament. C'est EUX qui veulent que je leur envoie de quoi. C'est pas moi! Prenez donc mes documents pis FAITES VOTRE PUTAIN DE JOB.

Wednesday, August 23, 2017

Coco, qui m'explique en lyrant pourquoi il ne peut pas manger son assiette : Mais c'est parce que j'aime pas ça, le maïs qui goûte pas le blé d'Inde!
Bon. Raiontzukai a déclaré que je devais me pointer à la fête d'enfants après mon 5K.

Pour l'instant, je boude.

Monday, August 21, 2017

Parce que je ne fais rien d'autre ici que me répéter indéfiniment - faites l'expérience, d'ailleurs, si vous voulez vous faire passer toute impression que vous changez ou évoluez en tant que personne, tenez un blog pendant 15 ans et constatez à quel point vous demeurez la même -, je vous le dis encore : je n'aime pas le monde. Je le savais bien avant de tomber enceinte, mais avoir des enfants, quand on a ce genre de personnalité, c'est vraiment pas optimal, parce que ça ne fait que décupler le nombre de personnes avec qui vous devez interagir ainsi que les occasions où vous devez le faire. Autrement dit, l'enfer.

Pour préciser un peu, c'est pas tant que j'aime pas le monde. C'est juste que j'ai des exigences. Et des incapacités. Donc entre vous et moi, il faut que ça clique. Parce que quand ça clique pas, je suis mal à l'aise longtemps, et c'est désagréable pour tout le monde. (Ou en fait peut-être pas. Mais c'est assez désagréable pour moi pour que j'aie l'impression que ça l'est aussi pour les autres.) Je suis mal à l'aise parce que souvent, je deviens partiellement Asperger et je vous comprends vraiment pas.

Voici mon plus récent exemple - parce que oui, cette trop longue introduction m'amenait en quelque part : à deux maisons de chez nous habite une jeune famille, un couple avec une petite fille de l'âge de Bout d'Chou. Ils avaient déjà averti Raiontzukai, délégué familial officiel en matière de voisinage, il y a quelques mois, qu'ils nous inviteraient sans doute à la fête de leur petite fille, histoire d'avoir des enfants sur place. Chose promise, chose due : ils sont venus nous apporter l'invitation tantôt. Mais surprise : la fête est donnée pour deux petites filles. Aucun problème, vraiment, sauf que l'autre petite fille, on n'a aucune idée de qui il s'agit. Aussi, la fête est samedi, et nous sommes lundi soir. À la lumière de ces deux éléments, on se demande donc quelles sont les attentes en ce qui concerne les cadeaux? On ne peut pas arriver avec un seul cadeau, mais on ne peut pas vraiment arriver sans cadeau, non?

Cela dit, il s'adonne que je cours un 5 kilomètres samedi, une course qui commence exactement à la même heure que la petite fête. Donc, à défaut de m'épargner la torture mentale relative au(x) cadeau(x), je pourrai au moins m'épargner le stress d'arriver là-bas avec lesdits cadeaux en espérant m'être conformée de façon suffisante aux normes sociales applicables. (Parce que oui, sans doute que je pourrais me pointer là-bas à mon retour. Mais je suis franchement beaucoup trop gênée pour le faire, alors je vais m'assumer et ne pas faire semblant d'en avoir l'intention...)

Thursday, August 17, 2017

L'été amène, par vagues, chez nous, des invasions de mouches à fruits. Quand ça arrive, j'utilise un truc classique pour nous en débarrasser : je verse du vinaigre de vin rouge dans un petit bol, que je recouvre d'une feuille de saran wrap dans laquelle je perce quelques trous. Si vous l'ignorez, ça fait que les mouches peuvent entrer, mais non sortir, et qu'elles viennent finir leur vie dans le vinaigre de vin rouge. C'est quand même pas si mal, comme fin.

Ça n'empêche pas que, chaque fois que je jette un coup d'oeil dans le bol et que je vois une mouche à fruits en train de nager, je me sens vraiment coupable.

Wednesday, August 16, 2017

C'est drôle, parce que des fois, on dirait que c'est toi qui as eu le plus de peine. Ou le plus longtemps.

Des fois, on dirait que c'est toi qui as été enseveli sous toute la nostalgie, tous les souvenirs, tous les déclencheurs. Des fois, on dirait que c'est toi qui n'as plus su passer à autre chose, toi qui as été incapable de te détacher.

Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais été piétiné, toi qui avais eu mal. Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais volé en éclats en te faisant nier toute ta valeur.

Des fois, c'est comme si tu étais pris, figé dans le temps, comme si tu vénérais une image, rendue quasi-parfaite par les années écoulées, même si elle ne correspond à aucune réalité.

Des fois, c'est comme si le processus n'avait jamais pris fin, pour toi. Comme si tu n'étais jamais arrivé à tout digérer, pour enfin tout oublier.

Des fois, c'est comme si tu ne tolérais pas ta propre insignifiance, l'instabilité de ta place et de ton rôle, la masse dans laquelle on se perd tous.

Des fois, c'est comme si tu aimais ça, te plonger dans des illusions, inventer des impossibilités, te créer des regrets, t'accrocher à des absences. Pour faire beau et poétique, pour t'écouter et t'en faire accroire. Et faire semblant. Peut-être parce que le faux se gère mieux que le vrai.

C'est drôle.
The boss of another team that works on my floor is touring all the offices to introduce everyone to two new employees.

When she got to me, she did not tell the new employees what I do, but she did tell them: "She can be bratty."

This is a lady whom I joke a lot with and who comes directly to me when she has an important email to send, so I know she has respect for my skills. And it was a joke. And yes, a funny one, at that.

I've said recently that I generally like to keep the organizational hierarchy in mind, and this is a great example why; although that lady clearly didn't realize it, such an introduction can only serve to undermine a person's credibility - my credibility. And believe me, credibility is something you have to work for when you're the youngest member on your team, have left for two mat leaves in a short period of time and like to make jokes.
Raiontzukai : Le cabinet du médecin a appelé pour confirmer le rendez-vous de Coco.
Quartz : D'accord. C'est bien à 9h20?
Raiontzukai : Je sais pas. J'ai tenu pour acquis que tu le savais.
Mom came to visit last weekend, with my godmother. I was out for a run when they arrived - because they generally get to our place towards the end of naptime -, so the topic of running was discussed a bit.

It seems to have had a great impact on Mom who, at age 65, has freaking started run-walking this week.

Color me impressed.

Tuesday, August 15, 2017

Assymetry


'Cause I'll tell you this, love more than anything else is about respect! And the way you just described me, the way you think I am? That wasn't respect!
(Ally McBeal)

The disappointment.

And, maybe mostly, how it managed to sneak up on me.

The sudden realization that to you, I just might be little more than a doll, or a clown.

At first that seemed irreconciliable with that overall undeniable affection you're also emitting. But it's not.

It's a contradiction that is but apparent; it's just an imbalance. Some sort of gap.

It doesn't mean that you have no - or even little - consideration for me. You are reciprocating; we're just not on the same level. I don't even think you realize it.

I guess that's just the nature of human relationships - they really can hardly ever be expected to be symetrical.

I thought you could see beyond the facade. But maybe you never bothered.

Friday, August 11, 2017

Somehow I had forgotten how frustrating it can be when you just can't seem to find the angle, the words or the structure that work.

Thursday, August 10, 2017

Deux de mes principales caractéristiques personnelles sont les suivantes : je n'aime pas le monde, et je n'ai pas une bonne mémoire des visages. (En fait, maintenant que j'y songe, c'est peut-être la première qui est à l'origine de la deuxième, mais passons.)

Ainsi, je connais très peu mes voisins. Mis à part mes voisins de gauche et mes voisins de droite, je ne reconnaîtrais sans doute pas dans la rue les autres voisins avec qui j'interagis parfois, principalement par l'intermédiaire de salutations lorsqu'ils sont sur leur terrain.

C'est comme ça que, ce matin, lorsque j'ai immobilisé mon vélo à une lumière rouge, derrière deux autres cyclistes, j'ai été très étonné quand l'un d'eux s'est tourné vers moi et s'est exclamé : "Hé, c'est la voisine, ça!" Sa femme s'est tournée vers moi : "Hé, ben oui!" Et moi, vous pensez que j'avais la moindre idée de qui il s'agissait? Absolument pas. Après que la dame ait confirmé le nom de ma rue, il a commencé à me sembler avoir déjà vu l'homme quelque part. J'ai donc une vague idée de quels voisins il s'agit. Mais jamais je les aurais reconnus. Et encore mieux, si je les recroise, je ne les reconnaîtrai sans doute pas non plus.

C'est vraiment un handicap.
Se rendre au travail à vélo et descendre à la salle des douches. Accrocher la veste qu'on compte porter par-dessus sa camisole style dos dénudé, attachée dans le cou, sur un crochet parce qu'il fait franchement trop chaud pour la mettre tout de suite.

Se préparer.

Attrapper ses trucs, monter trois étages, passer sa carte devant le détecteur... et soudainement réaliser qu'on a laissé la veste qui nous rendait conforme au code vestimentaire en vigueur dans les douches.

Remercier le ciel qu'au moins, à 7h50, il y a genre trois personnes sur tout l'étage.

Déposer ses choses à son bureau, se diriger vers la sortie de l'espace de travail pour redescendre chercher sa veste. Tourner un coin et... tomber nez à nez avec un avocat.

Wednesday, August 09, 2017

Quartz (à Coco qui court dans le corridor de la garderie) : Coco, tu marches, s'il-te-plaît.
Coco (qui change d'allure et se met plutôt à gambader) : Mais je veux gambader!

Comment refuser à un enfant le droit de gambader, dans la vie?
Bon, peut-être que, dans la vie, je marche vite. Peut-être aussi qu'en conséquence je marche fort. Peut-être, là.

Ça se peut aussi que parfois, des collègues qui m'entendent ou me voient arriver s'arrêtent ou se tassent pour me laisser passer. Peut-être.

Ainsi, peut-être que, l'autre jour, une collègue qui n'est même pas dans mon équipe, qui venait d'arriver au bureau et que je suivais dans le couloir, alors qu'elle ne m'avait pas vue, s'est arrêtée pour parier à haute voix, se fondant uniquement sur le son de mes pas, que c'était moi qui se trouvait derrière elle....

Tuesday, August 08, 2017

Ce matin, Coco changeait de groupe à la garderie. Son nouvel éducateur n'était toutefois pas là, car il est en convalescence. Moi, je l'avais oublié, mais Coco s'est fait un plaisir de m'expliquer :

Maman, Martin il sera pas dans son local. Parce qu'il avait un bobo, et ils l'ont enlevé, et maintenant, il marche doucement.

Friday, August 04, 2017

J'ai mentionné à quelques reprises mon collègue A dans les derniers mois; ce que j'ai négligé de vous dire, c'est que, parce que le monde de la traduction est petit, A est l'étudiant que j'ai encadré pendant quelques mois à mes débuts comme réviseure.

J'ai également parlé plusieurs fois de l'encadreure qui m'a formée quand j'ai commencé à travailler comme traductrice. Elle m'a beaucoup marquée, et je suppose que c'est normal, puisqu'elle m'a pratiquement portée à bout de bras jusqu'à l'autonomie professionnelle. De plus, par comparaison aux autres encadreures de mon équipe, j'avais la conviction d'avoir remporté le gros lot - pas que les autres n'étaient pas bonnes (pas toutes, du moins), mais la meilleure, c'était certainement la mienne.

Quand on m'a garochée dans l'encadrement alors que je n'étais pas certaine d'être capable de porter un débutant à un quelconque niveau supérieur, je me suis donc beaucoup inspirée de l'approche de mon encadreure. Un truc dont on ne se rend pas vraiment compte quand on encadre un débutant, c'est à quel point, par la force des choses, on finit par mettre l'accent sur les erreurs qu'il fait, en oubliant de mentionner les bons coups. Mon encadreure à moi avait l'habitude de dessiner des petites fleurs à côté des passages qu'elle jugeait particulièrement réussis dans mes textes, et je trouvais ça super. Par conséquent, j'ai perpétué la chose quand j'ai commencé à encadrer A.

Il y a sept ans de ça; j'avais donc complètement oublié les petites fleurs. C'est A qui, hier, m'a dit encore se souvenir que je les utilisais pour souligner ses bons coups.

J'avais réalisé qu'une encadreure peut marquer - autant négativement que positivement -, mais j'avais pas compris que, ayant été encadreure, j'avais moi aussi eu la possibilité de marquer les gens.

Une maudite chance que personne m'a dit ça à l'époque, parce que ç'aurait achevé de me faire sentir inadéquate.

Thursday, August 03, 2017

Hé ben, je viens d'apprendre que j'ai le mollet gauche plus musclé que le droit. Et que la semaine dernière également.

Depuis ce matin, les capris que je porte et qui me tombent à la mi-mollet, m'achalent. Je les sens sur mon mollet gauche, alors que je ne les remarque pas sur mon mollet droit.

J'ai commencé par croire que le tissus avait dû se chiffoner, se coincer, d'une façon ou d'une autre, du côté gauche. J'ai donc replacé mon capri vingt fois. Sans résultat.

Donc voilà. J'ai le mollet gauche plus gros que le droit, et ce, depuis à peine quelques jours.

Bon. On pourrait également poser l'hypothèse que c'est la structure de mon pantalon qui s'est modifiée au dernier lavage. Mais honnêtement, je ne suis pas certaine de l'explication la plus crédible entre les deux...
Parce qu'on a beau n'avoir rien à cirer de l'orientation sexuelle des gens, les stéréotypes ont tout de même la vie dure, la première réaction que j'ai suscitée, chez deux personnes dont je protégerai l'identité, après leur avoir annoncé que j'envisage de participer à un "Pride 5K" :

Tu risques de te faire cruiser.

Wednesday, August 02, 2017

Because it has just provided Lali and I with endless entertainment, at the risk of making my mascara run, I'm just going to put this here.
Catégorie, la vie de cubicule -

(Au téléphone)
Raiontzukai : Je vais à l'épicerie. As-tu besoin de quelque chose?
Quartz (qui a besoin de serviettes sanitaires, mais qui n'a pas envie d'en informer l'entièreté de son équipe) : Euh, non, mais oui. Est-ce que je peux t'envoyer un courriel?
PUBLIC ADVISORY: do not, I repeat, DO NOT have a sip of water after eating pineapple. It tastes AWFUL.
On est toutes la poupoune de quelqu'un d'autre


Hé oui, je vais encore vous parler de la salle des douches de mon immeuble. Qu'est-ce que vous voulez, ma vie est plutôt redondante.

Même que, en fait, je vais encore vous parler des dames que j'y croise et qui déploient, à mon humble avis de membre de la catégorie girly subtile, vraiment trop d'efforts pour se rendre présentables avant d'aller travailler. Celles qui prennent leur douche, se lavent les cheveux, puis utilisent tour à tour leur séchoir et leur fer plat, accessoires que, gardez-le en tête, elles ont dû traîner de la maison, puis sortent leur petit miroir pour vérifier qu'aucun cheveu rebelle ne leur a échappé, avant de passer à l'étape maquillage.

Puisque ce niveau de dévouement envers leur apparence physique me dépasse, vous vous demandez sans aucun doute de quoi ma routine à moi a l'air. Chanceux, c'est ici que je satisfais votre curiosité : personnellement, je me sèche, je me change, j'utilise mon fer plat de voyage environ 2 minutes pour aplatir ma frange qui a pris la forme de mon casque pendant le trajet, j'applique des produits dans mes cheveux pour qu'ils frisent de façon semi-contrôlée, puis je me maquille. Bref, j'arrive après les poupounes et je quitte avant elles.

Je me pensais rapide, je me pensais minimaliste.

Jusqu'à ce qu'arrive une nouvelle dame.

Qui arrive en même temps que moi, ou même après, et quitte avant moi (pas beaucoup avant, mais le fait demeure).

Elle arrive, prend sa douche, puis s'installe devant le miroir un gros 35 secondes, le temps d'appliquer une crème hydratante, de ramasser ses cheveux à l'aide d'une pince, pis elle fout le camp alors que j'en suis encore à appliquer mon mascara - ah, un jour, chers lecteurs, je vous expliquerai l'importance que peut revêtir un tube de mascara après trois ans passés entre grossesses, allaitement et maternité.

La conclusion arrive donc, irréfutable : par comparaison, je suis une poupoune.

Si vous me cherchez, je serai là-bas, à poser du duct tape sur mon ego craqué.

Monday, July 31, 2017

On a scale of 1 to 10, how humiliating would you rate the fact that I am currently beyond exhausted after having thrown Coco's 4th birthday party yesterday?

Friday, July 28, 2017

Au centre-ville d'Ottawa, les francophones sont partout, source, dans mon cas, d'un dilemme intérieur quant à la langue à utiliser pour, par exemple, remercier un parfait inconnu qui me tient la porte dans l'immeuble où je travaille. Par défaut, parce que je suis en Ontario, et que, règle générale, les francophones parlent anglais, et les anglophones ne parlent pas français, je choisirais l'anglais. Sauf que, hé bien, je suis francophone, là. J'ai fini, un jour, par opter pour le français parce que, au centre-ville d'Ottawa, tous les anglophones devraient savoir ce que veut dire le mot "merci". Si ce n'est pas leur cas, ben tant pis pour eux­.

En allant chercher un café avec Lali de l'autre côté de la rue, toutefois, j'ai croisé un homme ayant adopté une tactique franchement plus poussée que la mienne; quand je lui ai tenu la porte, il m'a dit : "Merci, thank you."

Wednesday, July 26, 2017

Quote du jour, prononcée par Lali, que je suis allée consulter par rapport à une formulation qui me fait hésiter dans mon texte :

Quartz : Qu'est-ce que tu en penses?
Lali : Je pense comme toi. J'irais poser la question à quelqu'un.

Tuesday, July 25, 2017

In support of the frequently-repeated statement "I am not a good person", the simple fact that, if we're crossing each other's way on the sidewalk and you're taking up the whole place, seemingly expecting ME to move - and especially if I'm alone and you're amongst a group of people -, I will intentionally lightly bump you with my shoulder, as if accidentally.

Monday, July 24, 2017

Je croise une collègue dans la cuisinette. Elle me dit qu'elle ne s'est pas levée de sa chaise depuis le diner, que ça fait beaucoup trop longtemps. Je lui réponds que ça lui prendrait une fitbit pour faire le suivi de son activité physique et se faire dire de se lever.

Elle éclate de rire et me dit : "Hé bien, preuve de mon âge : moi, je me disais que ça me prendrait un sablier dans mon bureau, qui s'écoulerait en 30 minutes. Quand il aurait fini de s'écouler, je saurais que c'est le temps de me lever..."

Je me peux plus.
I am also about to go out in the rain to buy some milk, because we're running out at home and waiting until tonight would mean not only go in the rain, but also with the kids, which would add a good 15 minutes to the whole ordeal.

Level UP.
So, Raiontzukai having been called to New Brunswick by a family emergency, so far, since Saturday, I have:

1. put both kids to bed on my own three times, including one time when I had to patiently explain to Coco that no, he couldn't come with me into Bout d'Chou's room as I was putting him to bed over the sound of Bout d'Chou bawling and crying out for his daddy in my arms;
2. taken them to an outdoor Museum, where I not only didn't lose them, but also counted to three for Coco who insisted on trying to get a skull fracture jumping on a seating platform while preventing Bout d'Chou from litterally running away because he wanted to go see other animals;
3. sent both kids to their rooms at the same time and actually thought the simultaneous crying was funny;
4. allowed both kids to ride their bikes to the park and suffered major stress as the request "follow Bout d'Chou at all times" didn't quite get through to Coco;
5. almost yelled at older kids who nearly rode into me and made Bout d'Chou fall down his bike as we were crossing the street when they decided they were in too much a hurry to wait for their turn or to ride around us (And I do know that's not related but it seriously pissed me off so I need to bitch about it.);
6. successfully gotten ready for work while preparing the kids for daycare, and taken them there without any major hiccup.

Raiontzukai returns tomorrow morning, so I still have many other activites to handle single-parentedly, but I'm pretty sure I have levelled up at least eight times in the last 36 hours.

Friday, July 21, 2017

De la séparation des tâches et du syndrome du vase clos qui en découle -

Quartz : J'ai une question à te poser, mais je suis pas certaine que tu vas pouvoir me répondre, parce que je t'avoue que je sais pas exactement ce que vous faites, dans ton équipe....
C : C'est correct, moi non plus je sais pas trop ce que vous faites...

Thursday, July 20, 2017

If by any chance you are wandering downtown with a foam roller in your pocket - or have extraordinary massaging skills, although that might be weird -, please let me know. I have the tightest knot in my upper back and I really need to loosen it before the weekend, as I just might temporarily be a single parent this weekend...

Wednesday, July 19, 2017

Coco : Maman, les dinosaures, ils faisaient quoi?
Quartz : Euh, hé bien, ils jouaient, ils mangeaient...
Coco : Ils mangeaient quoi?
Quartz : Ils mangeaient des plantes, des feuilles, des animaux...
Coco : Ils mangeaient... de la viande.
Quartz : Oui.
Coco : Ils mangeaient... des sandwiches que quelqu'un avait échappés.
Quartz : Je me suis acheté une montre GPS pour courir.
Collègue : Pour pas te perdre?

Friday, July 14, 2017

Parce que je vieillis, mais que je ne l'accepte pas - ce qui explique aussi partiellement pourquoi je feel aussi foutument croche aujourd'hui -, j'ai 33 ans et je continue de signer les cartes à l'envers, dans la vie.

Et je viens de réaliser que ma gestionnaire a signé ma carte de fête à l'envers.

Je n'affirmerais pas avec certitude que c'était délibéré de sa part, mais si c'est le cas, ayoye.
God, I love to turn my little blue world upside down
God, I love to turn my little blue world upside down
Inside my head the noise, chatter, chatter, chatter, chatter, chatter
You see I'm afraid I'll always be still coming out of my mother upside down
Nous sommes allés diner au resto en équipe ce midi; à mon retour, j'ai constaté que ma gestionnaire avait laissé une carte de fête sur mon bureau.

Une carte de fête pleine de brillants.

Qui est-ce qui est aussi pleine de brillants, maintenant, vous croyez? Hé oui, yours truly.

Je crois avoir réussi à en évacuer la majorité de ma personne, ce qui m'a donné l'occasion de secouer mes mains au-dessus de ma poubelle et d'en voir s'émaner des brillants. Ça m'a donné l'impression d'être la fée Clochette, c'était pas désagréable.
Une collègue vient d'entrer dans mon bureau avec un article dont elle ignorait comment le nommer entre les mains pour me demander :

Quartz, comment tu appellerais ça, toi?

Quand je vous disais que j'étais un dictionnaire...
Quote du jour, qui ne sera possiblement pas aussi comique hors contexte, mais qui finit plus de me faire rire toute seule, prononcée par A, qui voit soudainement son horizon professionnel s'élargir pour englober des possibilités qu'il aurait cru hors de sa portée -

Manifestement, dans cinq ans, je vais être astronaute.
Because I'm not entirely above materialistic considerations, I hereby present to you my new best friend.
Aujourd'hui, mon papa aurait eu 62 ans.

C'est également la fête nationale de la France; quelqu'un ici a donc dessiné, sur un tableau blanc situé à l'entrée de l'espace de travail, le drapeau français.

Je me suis souvenue que mon père disait que les Français célébraient sa fête tous les ans. Ça m'a fait sourire.

Thursday, July 13, 2017

If YOU think you know why the hell my legs are so sore today, please contact me via comments, because I sure would like to know.

Wednesday, July 12, 2017

Chu à boutte, pis je trouve ça ridicule. Tout croche. Fondé sur rien. Et ce qui n'est fondé sur rien n'a aucune espèce de valeur.

Je sais pas c'est une combinaison de quoi exactement, ou dans quelles proportions - de mon incapacité à passer par-dessus certaines choses, d'un soutien absent ou invisible, de conditions invivables -, mais calvaire, le mur au bout de l'impasse, je le vois arriver, pis vite à part de ça.
Ah, pis, chu à boutte.

Tuesday, July 11, 2017

So I took my bike this morning because the forecast called for 40% chance of rain.

And of course it is RAINING HARD right now, people.

Hopefully it lets up within the next 45 minutes....
Ce matin, je me suis fait appeler "mademoiselle" par un commissionnaire.

Le beau timing - quelques semaines après la découverte de mon troisième cheveu blanc et quelques jours avant ma fête - a fait en sorte que ça m'a vraiment trop fait plaisir.

Sunday, July 09, 2017

Living on the edge when you're a mom is putting your baby to bed on Sunday night, when he has a very light fever of 38.0 C, and therefore having no idea whether you're going to work the next day.
Du développement de l'intelligence infantile -

L'autre soir, quand j'ai mis Bout d'Chou au lit, il m'a interrompue en plein milieu de sa berceuse pour me jaser de sa journée. Sauf que Bout d'Chou a tout juste deux ans, et que son élocution n'est pas irréprochable, disons. Ainsi, nous avons eu un dialogue ressemblant à peu près à celui-ci :

Bout d'Chou : Maman. Zé ali.
Quartz : Quoi?
Bout d'Chou : Zé ali.
Quartz : Hein?
Bout d'Chou (imperturbable) : Zé ali.
Quartz : Zé ali.
Bout d'Chou : Oui.
Quartz : Maman comprend pas ce que tu veux dire, amour.
Bout d'Chou (d'une patience infinie) : Zé ali.
Quartz : Je comprends pas, mon pauvre coco.

Il y a eu une pause. Et puis mon bébé a décidé d'essayer une nouvelle formulation pour que je comprenne :

Bout d'Chou : Zé bébé.

Et câline, la tactique a fonctionné. Parce que "zé bébé", ça veut dire "joué bébé", ce qui veut dire "j'ai joué avec le bébé". Et c'est là que je me suis souvenue qu'il y avait un nouveau à la pouponnière, à la garderie, ce jour-là, un bébé dénommé Charlie avec qui Bout d'Chou avait joué pendant la journée. Et que j'ai finalement catché que "zé ali", ça voulait dire "j'ai joué avec Charlie"...

Friday, July 07, 2017

Latest element in the "flabbergasted" category is the simple fact that, if you jokingly put yourself down in front of people, after a while, they fucking start believing you.

I mean, seriously, people?
To check off my bucket list:

- Getting, on the most mathematically flawed and arbitrary basis, invited to a thank-you event organized with respect to a file that was probably the most accurate man-made representation of Hell.
- Hiding underneath a fake plant and behind a wall with a colleague to avoid participating in Picture Time.

Thursday, July 06, 2017

Conversation scientifique du jour, qui vous éclairera sans doute vous aussi :

Mel : Savais-tu que le cerveau des enfants ne finissait de se former qu’à 21 ans et qu’avant cet âge-là, il est normal qu’ils soient narcissiques et immatures?
Quartz : Ça, ça explique un tas de trucs concernant le gars avec qui je sortais quand j’avais 18 ans.
That moment when you realize you could really use a third monitor right about now.

Wednesday, July 05, 2017

Quote du jour, parce que le fait d'avoir à coeur l'utilisation des termes corrects, c'est manifestement génétique :

Raiontzukai : Cet été, on va pouvoir aller à la pataugeuse.
Coco : Non, on dit "pataugeoire". C'est ça le bon mot.

Tuesday, July 04, 2017

Il y a quelques temps, je vous parlais de Raiontzukai qui a tendance à trouver le moyen de ne pas être au courant des journées à thème, à la garderie, celles où les enfants doivent s'habiller d'une façon particulière ou apporter un objet précis. Dans le même billet, je disais qu'au moins, Raiontzukai finissait toujours par obtenir l'information à temps - soit, généralement, la veille de la journée à thème en question. J'ajoutais qu'on n'avait donc jamais raté une telle journée jusqu'à présent.

Malheureusement, nous avons essuyé un cuisant double échec en la matière récemment. Ainsi, pour la Saint-Jean, les enfants devaient s'habiller en blanc et bleu, et nous n'avons vu la note à cet égard dans l'agenda qu'au retour des enfants, le soir. Évidemment, la semaine suivante, les enfants devaient s'habiller en rouge et blanc pour la Fête du Canada - c'était à prévoir, non? Hé bien, pour cause de vie tourbillonnante de parent, nous avons bien évidemment réussi à rater le bateau cette fois-là aussi.

On a ouvert un compte conjoint pour épargner de l'argent pour payer les futures thérapies des enfants.
Mon enfant ne veut pas te parler. Fous-lui la paix.

Quand tu salues une personne et qu'elle baisse le regard, qu'elle est mal à l'aise, je suis certaine que tu n'insistes pas pour qu'elle te salue en retour. Tu lui laisses le droit d'être mal à l'aise. Tu ne la comprends sûrement pas, mais tu la laisses vivre. Ya tu moyen que tu accordes le même luxe à mon enfant?

Oui, je sais que saluer les gens est une aptitude sociale de base. Que ça relève de la plus élémentaire politesse. Mais je m'en fous : je n'obligerai jamais mon enfant à suivre les conventions sociales si elles le rendent anxieux.

Pis tsé, la plus élémentaire politesse exigerait aussi que tu respectes son anxiété. Mais parce qu'il s'agit d'un enfant, tu crois que tu as des droits à son égard, qu'il est une chose que tu peux t'approprier. Mon enfant n'est pas un animal de cirque que tu peux exposer ou, pire, prêter comme s'il t'appartenait. Tu ne peux pas le forcer à venir te voir, à te parler, à jouer avec toi ou à te câliner et, surtout, tu ne peux pas le forcer à en avoir envie. Et si ça te convient pas, hé bien c'est à toi de faire ton deuil du lien que tu avais espéré.

Mon enfant est introverti. Il n'a pas envie d'être entouré à tout moment. Il ne ressent pas le besoin de rencontrer de nouvelles personnes tout le temps. Il a besoin de rester à l'écart pour observer avant d'être à l'aise. Et ça se peut qu'il choisisse, au final, de rester à l'écart. Il a suffisamment d'intelligence émotionnelle pour s'écouter, et je refuse que tu lui apprennes qu'il doit d'abord non pas se respecter, mais faire plaisir aux autres.

Mon enfant va grandir. Il demeurera toujours introverti, mais il apprendra à suivre les règles de base en matière de politesse malgré ses appréhensions. Ce n'est tout simplement pas quelque chose qu'il est capable de faire pour l'instant.

Mon enfant n'est pas une poupée. C'est une personne à part entière. Il a une personnalité, des goûts, des préférences et des craintes. Il ne veut pas te parler - et il en a le droit.

Alors fous-lui donc la paix.

Monday, July 03, 2017

Récemment, Raiontzukai et moi discutions de l'exemple que nous donnions aux enfants quant à l'égalité homme-femme, puisque nous adoptons effectivement certains comportements stéréotypés masculins ou féminins, principalement en fonction de nos champs d'intérêt ou de compétence.

Par exemple, le barbecue, l'entretien du terrain et les travaux manuels relèvent de Raiontzukai chez nous. De mon côté, je m'occupe quasi-exclusivement du lavage, de l'épicerie et de la planification des trucs à acheter aux enfants. De plus, lorsque nous nous rendons ensemble en quelque part, c'est généralement Raiontzukai qui conduit - parce que lui retire un véritable plaisir de la conduite, alors que pour moi, il s'agit d'une activité totalement neutre et utilitaire.

Toutefois, aujourd'hui, c'est moi qui me suis occupée de peinturer un mur de la salle de bain pendant que Raiontzukai préparait le souper de ce soir ainsi que celui de demain. Je suis un peu soulagée de voir qu'on arrive quand même à défier certains stéréotypes. Malheureusement, les enfants dormaient pendant qu'on faisait tout ça. Il faudra qu'on leur en parle!

Thursday, June 29, 2017

Quand Bout d'Chou est né, Raiontzukai et moi avons perdu le contrôle de la maison. Nous ne dormions plus, et devions quand même nous lever tôt avec Coco tous les matins, en plus de le divertir avec un bébé qui chialait dans les bras - parce que Bout d'Chou a passé les cinq premières semaines de sa vie à chialer, une habitude qu'il a fini par perdre à un moment donné au cours des, ouf, 10-12 mois suivants. Bref, nous étions crevés.

Nous avons donc choisi nos batailles, et comme nous ne sommes, ni l'un ni l'autre, particulièrement portés sur le ménage, c'est là-dessus que nous avons rogné.

Pendant de longs mois - jusqu'à ce que nous embauchions une femme de ménage -, l'époussetage s'est fait très sporadiquement chez nous. La balayeuse était encore plus rare, puisque le seul moment que vous avez, comme parent, pour passer la balayeuse, c'est celui où les enfants dorment, mais qu'il s'agit également du moment le plus mal choisi pour le faire. Quant à la moppe, elle a tout simplement été reléguée aux oubliettes et remplacée par une moppe à spray nous permettait de faire du spot-cleaning au besoin. Nous continuions de faire le lavage par obligation, mais nous ne faisions que le strict nécessaire en matière de pliage : nous pliions les vêtements des enfants et les couches, mais le reste - les serviettes et nos vêtements - restait dans des paniers au pied de notre lit pendant des semaines. Je ne niaise même pas. On a souvent accumulé là trois ou quatre brassées de nos vêtements et deux brassées de serviettes.

Bout d'Chou a grandi, et les choses deviennent plus faciles, mais c'est tellement graduel que, souvent, on ne s'en rend même pas compte.

Mais cette semaine, j'ai soudain réalisé que, récemment, les paniers au pied de notre lit sont généralement vides. Autrement dit, depuis quelques semaines, on a le temps de ranger nos vêtements et les serviettes au fur et à mesure qu'on les lave.

C'était tellement inédit que je me suis empressée de le faire remarquer à Raiontzukai.

Ç'aura pris deux ans, mais câline, on commence à reprendre le dessus.
Inspiré de divers textes, publiés par La parfaite maman cinglante, sur la réalité et la tentation de l'"autre" -

Il va toujours y avoir quelqu'un d'autre


Le jour où tu as rencontré ton chum, tu es devenue folle, un peu. Tu es tombée amoureuse, tu t'es mise à trouver le monde plus beau, les blagues plus drôles, et tu as eu envie de trucs fous, comme d'une maison et des enfants - mais tu n'es pas pour autant devenue aveugle.

C'est clair : c'est pas parce que tu es en couple que tu ne continues pas de voir les autres gars. Ça se peut même que tu cliques avec certains. Faut pas virer fou avec ça. Parce que c'est ton chum que tu aimes. Et que ça te suffit pour tourner le dos à tous les quelqu'uns d'autres, en te disant "tant pis".

Ouaip, il va toujours y avoir quelqu'un d'autre. Ou une possibilité de quelqu'un d'autre. Mais ça, sans doute que tu le savais déjà.

Tu ne savais peut-être pas, toutefois, à quel point, une fois ta vie de couple prise d'assaut par la réalité des enfants, ce quelqu'un d'autre-là pourrait devenir tentant. Parce que tu peux lui parler tranquillement, sans cris d'enfants qui font de l'interférence. Parce que tu peux lui parler d'autre chose que des enfants. Parce qu'il te voit, toi - toi en train d'être toi, et pas en train d'être une maman. Parce que parfois, ton chum est ton équipier avant d'être ton amoureux. Et que c'est facile de laisser ça déraper. Parce que, on se le cachera pas, des enfants, ça peut mettre un couple à rude épreuve, le faire passer au second rang, pendant un peu trop longtemps.

Des raisons, il va toujours y en avoir. Tu vas toujours être capable d'en trouver si tu en cherches.

Il va toujours y avoir quelqu'un d'autre. La décision va toujours te revenir, à toi. Elle ne sera pas toujours nécessairement facile à prendre. Et peut-être que pour toi, le meilleur choix, ce sera l'autre. Et peut-être que ce sera ton chum. Mais la beauté de la chose, c'est justement cette liberté de choix-là.

Parce que quand tu as rencontré ton chum, c'était pas la fin de la quête - c'était le début.

Quand je rentre chez moi le soir, c'est parce que c'est mon chum que j'ai choisi. Et manifestement, comme il est là également, il m'a choisie aussi. On s'est choisis, même si on n'y est pas obligés. Même si on se tombe assidûment sur les nerfs parfois. Même s'il y aura toujours quelqu'un d'autre. Peut-être qu'on ne prendra pas toujours cette décision-là - on verra bien. Mais chaque jour, on a le choix. Et moi, c'est ça que je trouve beau.

Wednesday, June 28, 2017

Aujourd'hui, au bureau, était organisée une activité de groupe dans laquelle intervenait une sorte de machine distributrice d'eau qui contenait du punch. Toutefois, la fonction "distribution" de la chose était plutôt problématique, si bien qu'il était difficile de se verser un verre. Le collègue me précédant a taponné pendant quelques minutes; quand est venu mon tour, j'ai décidé d'essayer une tactique différente, consistant à incliner le réservoir avant d'appuyer sur le bouton pour faire couler le punch dans mon verre.

Pour entendre marmonner cavalièrement derrière moi : "It's clogged, it's not going to work."

J'ai levé les yeux pour apercevoir, derrière moi, attendant sagement (ou pas vraiment) son tour, un collègue que j'avais jamais vu de ma sainte vie.

Réflexion 1 : Euh, sois poli si t'es pas joli.
Réflexion 2 : T'es qui, toi, chose???

J'ai rebaissé les yeux vers mon verre, lequel était en train de se remplir tranquillement, parce que, ô surprise, ma technique fonctionnait.

Et parce que moi aussi, je suis capable d'être cavalière, je me suis tournée vers le dude pour lui lancer une superbe onomatopée signifiant "nananananère".

Il n'a rien dit.

Quartz : 1; avocat snob : 0.
Un de mes petits plaisirs de langagière, incompréhensible pour vous, chers lecteurs, est le fait que le petit outil de recherche, tout en haut de la page, me permet de voir si j'ai déjà utilisé tel ou tel terme dans mon blog.

En tapant le billet ci-dessous, j'ai pas pu m'empêcher d'aller vérifier si j'avais déjà utilisé le mot "évangile". J'ai été quand même rassurée de constater que c'était la toute première fois. (Bon, là je viens de rajouter une deuxième occurrence artificiellement, mais passons.)
Au cas où vous en douteriez, je travaille encore dans une équipe constituée de dieux. (Ce qui m'amène à me demander quand, donc, j'ai arrêté de répéter fréquemment que j'étais une déesse, et POURQUOI?)

Ce n'est toutefois pas sur le comportement de l'équipe de ménage que j'appuie mon observation, cette fois. En effet, ici, cette équipe est constituée de personnes normales qui ont apparemment reçu des instructions leur permettant non seulement de nous parler, mais de le faire en utilisant un volume régulier, et, mis à part la dame qui me répond systématiquement "Parfait" quand je lui dis "Merci" après qu'elle a vidé ma poubelle - truc que je ne finis juste pas de trouver étrange, même après cinq ans, au point que j'ai sérieusement envisagé de lui répondre "Parfait" récemment quand elle m'a remerciée de lui avoir tenu la porte -, il s'agit de personnes tout à fait respectables qui prennent la place qui leur revient dans l'espace.

Mais aux yeux des rédacteurs que je révise, alors là, je suis - comme les autres membres de mon équipe - rien de moins qu'une déesse.

Ainsi, on me consulte régulièrement avant de changer d'infimes détails, style une virgule. Mieux, on vient souvent quêter ma permission lorsque l'on choisit de ne pas suivre une de mes suggestions, ou lorsqu'une phrase que j'ai déjà revue change. Il n'est pas rare qu'on vienne me poser une question à laquelle je donne une réponse qui repose, non pas sur une quelconque règle de grammaire, mais sur la simple façon dont ça sonne - autrement dit, je suis dotée d'une Oreille Francophone Supérieure. De plus, ma parole est parole d'évangile, c'est-à-dire qu'elle est vérité absolue et incontestable et qu'on l'invoque, sans jamais la remettre en question ou même la vérifier, pour appuyer son avis ou s'opposer à une opinion contraire. Je suis un ouvrage de référence, je suis un dictionnaire.

Est-ce que c'est pas la consécration, ça?

Monday, June 26, 2017

De l'art d'obtenir ce qu'on veut quand on a 2 ans -

Quartz (à Coco qui fait du drame parce qu'il s'est vaguement fait mal à une jambe) : Veux-tu mettre de la glace sur ton bobo?
Coco : Oui.
Quartz (après être allée cherché la pochette à congeler dans la cuisine, suivie de Bout d'Chou) : Tiens, Bout d'Chou, veux-tu aller porter la glace à Coco?
Bout d'Chou (après s'être exécuté, tourné vers moi) : Aussi, glace.
Quartz : Tu veux de la glace toi aussi? Mais tu ne t'es pas fait mal.
Bout d'Chou (se jetant par terre) : Bobo!
Ce matin, quand je suis arrivée dans le vestiaire/douche situé dans le sous-sol de mon immeuble, il y avait deux femmes qui prenaient, à elles deux, tout l'espace sur le comptoir autour des trois lavabos. Trouvez l'erreur. Aucune d'elles n'a réagi à mon arrivée. J'ai donc ajouté mon trucs sur un racoin, collés sur les sacs et le casque de vélo de l'une d'elles. Heureusement, quand j'ai eu fini de me changer, une des deux était partie et j'ai donc eu droit à un bout de miroir pour me préparer.

Pis ça va. On cohabite. Je comprends. Même si moi, à leur place, je me serais garochée pour faire de l'espace à la nouvelle venue.

Sauf que. Quand la dame qui restait a fini de se préparer, elle a ramassé ses sacs et son casque de vélo, ceux sur lesquels j'avais collé mes trucs, et puis elle est allée les ranger dans sa putain de case. Parce qu'il y a des cases, dans le vestiaire. Sauf qu'ils sont tous occupés à temps plein. Alors moi, je n'en ai pas. C'est pour cette raison-là que mes sacs et mon casque, je dois les avoir avec moi quand je me prépare (cela dit, je les mets par terre, pas sur le comptoir, mais manifestement, je suis une personne vraiment plus extraordinaire et dotée de savoir-vivre que la moyenne). Mais elle, si elle a une case, là, pourquoi elle avait besoin de prendre toute la place, ca-le-vai-re????

Sunday, June 25, 2017

Quand on devient mère - ou plutôt dès qu'on tombe enceinte -, on devient une propriété publique qui se fait juger ouvertement par tous et chacun, que tous et chacun soient ou non qualifiés.

Pis honnêtement, je m'en fiche. Ou plutôt, j'ai appris à vivre avec, et j'ai choisi d'assumer mes choix plutôt que de prendre à coeur les jugements. Jugez - moi, je regarde ailleurs.

Parallèlement, j'ai réalisé la semaine dernière que le grand défaut des gens culturés, c'est qu'ils en savent tellement qu'ils en viennent à croire qu'il savent tout.

C'est ainsi qu'une certaine personne très cultivée, qui, bien évidemment, est issue d'une génération précédente et n'a jamais eu d'enfants, a attrapé un de mes commentaires sur ma vie de mère, l'a complètement déformé pour formuler une critique à l'endroit d'une approche que je n'adopte donc même pas, et qui du reste est applicable à des enfants significativement plus âgés que les miens, et ce, en s'adressant, non pas à moi, mais à une autre personne qui prenait part à la conversation.

C'est même pas tant le jugement qui m'a insultée, que la façon de faire - car, en fait, je partage l'avis de la personne en question sur le point qu'elle soulevait. Cependant, cette façon de faire, malgré l'épaisseur d'éducation beurrée par-dessus, était rigoureusement la même que celle des gens qui n'ont même pas fini leur secondaire.

J'ai cessé d'écouter et je me suis tournée vers une autre conversation, mais vraiment, j'aurais dû éclater de rire.

Thursday, June 22, 2017

Je viens de passer une journée plutôt déprimante, j'ai passé un peu trop de temps à me crinquer avec des collègues, si bien que j'ai continué de ressasser le tout lors de mon trajet à vélo vers la maison, ce qui m'a donné sept records personnels sur Strava.

Faut bien qu'il y ait du positif dans tout ça.
Okay, je crois que j'ai la réponse : le problème, c'est à la fois moi et les autres. (Et oui, on aurait cru que ce serait assez facile à saisir sans se casser la tête.)

Please. Be happy. All of you. I can't cope if you're not happy.

I certainly would like to know whenever I got that way. I don't even like people, for crying out loud. Nevertheless, right now I am fighting an urge to go up the ladder begging for something to happen - anything that could straighten things up. Although I personally am doing very well, thank you.

God.

Let nothing, no nothing, nothing you dismay
Remember the light is born every day
With tidings of comfort and joy and joy
Tidings of comfort and joy and joy

Wednesday, June 21, 2017

Addictions II - 10 years later


You always felt solid, reliable, always felt like you were rightfully where you were. It was only after you were gone that I saw you might have been fragile, too, and that you might have had your share of insufficiencies.

I already knew you and I had similar demons. For the longest time though, I was only able to look at yours through mine. It's only after I was able to step back that I realized that all I could see was their external manifestation, and that there had to be causes - which just might also have been similar to mine.


The memories are faint.

I don't remember a time when you were not addicted. I remember a time when it seemed like nothing more than a bad habit, and a time when you had lost all control, as well as the last straw when you finally turned everything around - but I don't remember the escalation.

I was so young, I didn't realize it wasn't pure recklessness. Didn't realize your conduct was only a reflection of how bad you were feeling inside. And clearly, nobody ever asked - did they even wonder?

The only reason I am finally seeing it, I guess, is I've been on the other side, and I know what it is to long for destruction.

There used to be this void I was trying to fill. Did you also have that void inside?
I can see now you were never enough for some, and somehow you kept trying. You never fit in though. I could always see it, but it never occurred to me you might have been taking it in for decades. I don't know if that's how things always stood, or if there was a trigger of some kind, lightyears ago.
Did you long for acceptance? For forgiveness? Did the void swallow you whole - did the pain need numbing?

You woke up one morning and decided it was over. And you followed through. And it seems like everyone took it for granted. But did you just replace one addiction with another?

I made my own turnaround, years later. And it certainly wasn't that kind of clean break. It was more of a gradual rehabilitation. I went back. I tripped. Until I finally healed... forever temporarily.

You probably started filling your own void with something less harmful. It was good enough for the rest of us. But I've got to wonder - was it good enough for you?

You were never enough; even when they got that last chance, they made sure you knew it. I tried to fill your void as well as I could, but, although it was all I felt like I was capable of, I will never settle and think it was enough.

I will always wonder about your pain, your void, your ascent. I hope you got to that peaceful, smooth, quiet place, like I did; I hope you saw your worth and the beauty around you, because real life is out there and everyone deserves a piece of it.

Many of us were too scared to mention it, but I hope someone did stop to tell you at some point - good job.
Osti.

Je viens de trouver mon troisième cheveu blanc.

Je ca.po.te.

Va falloir que je commence à me teindre les cheveux. Mais avec les enfants, j'ai pas le temps. Ce qui est plutôt ironique si on tient compte du fait que ces cheveux blancs-là ont clairement été causés par les enfants.

Tuesday, June 20, 2017

Des fois, c'est juste trop épuisant d'analyser, et je voudrais juste qu'on me le dise : le problème, c'est moi ou c'est pas moi, là?

Monday, June 19, 2017

Une collègue organise un diner d'équipe cette semaine, sous prétexte de souligner l'anniversaire de trois membres de notre équipe.

Ce matin, elle débarque dans mon bureau pour m'annoncer qu'elle m'a ajoutée à la liste des fêtées, puisque ma fête approche également.

Je viens solidement de manger ma fête par la tête, là. Aoutch.
Ce matin, je me suis rendu compte que je fais de la fausse publicité.

Et non, je ne vous donnerai aucun autre détail.
Câlisse, quand vous marchez deux de large et prenez ainsi toute la foutue place, sur le trottoir ou dans un couloir (noter la rime, ici, merci, merci), pis que je m'en viens vers vous, tassez-vous, SACRAMENT.

C'est sérieusement quelque chose qui m'horripile. C'est pas à moi de m'arrêter pour vous céder toute la putain de place juste parce que vous savez pas vivre. Bon.
Sometimes I take too much in. Like the feelings or impressions of others.

Probably because they resonate with my own - whether past or present, whether conscious or latent.

And frankly, it sucks.

Sunday, June 18, 2017

Parce que Bout d'Chou a une couche Hakuna Matata, pour le motiver à venir se faire changer, au cours de la semaine dernière, je me suis mise à chanter Hakuna Matata intensément un matin. Coco trouvait ça plutôt drôle, alors je lui ai expliqué que c'était une chanson du Roi Lion - un film qu'il n'a jamais vu, mais dont il connaît le personnage principal grâce aux minigo -, et comme il ne me croyait pas, on lui a fait écouter la chanson. Depuis, les enfants tripent sur Hakuna Matata - et moi je tripe parce que Raiontzukai leur met la soundtrack originale de Broadway sur repeat à la journée longue.

Et comme c'est la fête des pères -

Ingonyama nengw' enamabala
Ingonyama nengw' enamabala

Night and the spirit of life calling
And the voice with the fear of a child answers

Wait! There's no mountain too great
Hear these words and have faith
Have faith
Hela hey mamela, hela hey mamela
Hela hey mamela, hela hey mamela

He lives in you, he lives in me 
He watches over everything we see
Into the waters, into the truth
In your reflection, he lives in you

Dream, and the voice in the wind whispers
Wait! There's no mountain too great
Hear these words and have faith

He lives in you, he lives in me
He watches over everything we see
Into the waters, into the truth
In your reflection, he lives in you

Ingonyama nengw' enamabala
Ingonyama nengw' enamabala

He lives in you, he lives in me
He watches over everything we see
Into the water, into the truth
In your reflection, he lives in you

Saturday, June 17, 2017

Being a mom means going for a run in the rain because when the stars align and you finally get some time to yourself, weather isn't a consideration.

Friday, June 16, 2017

Quote du jour, récupérée de la semaine dernière, parce que je viens de jaser de vaisselle avec un collègue :

Quartz : Je fais jamais la vaisselle, chez nous.
A : Je vois : tu fais tout le reste.
Here's the thing: vulnerability turns each and everyone of us into someone else entirely as we try to deal, and it's not something we have control over. We only react, and because we're not thinking, straight or at all, the reactions come from a place buried deep down that we might not even have been previously aware existed.

Now that I've seen how bad you break, and mostly, break others, when you're vulnerable, I can't ever put it aside.

Because that place deep down doesn't change, and it's still going to be there the next time life throws a brick at you.

That is why I am not going to be.

Thursday, June 15, 2017

Je viens de passer une heure et demie à faire de la termino. Pas que j'avais le temps, mais j'avais surtout pas le choix.

Et évidemment, le tout m'a permis non pas de régler ma question, mais plutôt de spotter d'autres problèmes, si bien que je suis encore (et non pas de retour, puisque je l'ai pas quittée) plus ou moins à la case départ....

Tuesday, June 13, 2017

Why oh why do all the weird people like me?

This is the conclusion, folks: if you like me, you're probably weird. Hopefully, you already know.
Catégorie, jugement -

Dans les dernières semaines, je tombe parfois, aux douches du sous-sol, au bureau, sur une dame que je juge allégrement parce qu'elle monopolise tout un pan du comptoir en jasant avec une autre dame - ce qui fait que moi je me trouve un racoin avec une prise et un miroir, entre casiers et crochets à serviettes, et je me peigne et me maquille en mettant mon stuff sur une chaise. Je la juge aussi parce qu'elle passe trois jours là, à se sécher les cheveux, ce qui rend la salle, déjà humide à cause des douches, encore plus intolérablement chaude.

Hier, il faisait déjà 30 degrés à 7h. À mon arrivée au bureau, j'étais déjà toute prête à ruminer intérieurement contre cette dame-là qui allait me faire suer (littéralement) en surchauffant la salle des douches. Or, elle était bien là, mais elle a eu la présence d'esprit de faire sécher ses cheveux à l'air frais. Merci la vie. Toutefois, j'ai eu l'occasion de constater que non seulement elle fait sécher ses cheveux, mais elle le fait par section, avec des clips à cheveux pis toute. Et une fois cette étape terminée, elle sort son fer plat. Déjà que le tout est trop compliqué pour moi, accomplir tout ça un jour d'humidité excessive, laquelle humidité est garantie de faire frisotter vos cheveux au simple contact avec l'air, ça me renverse.

Et oui, je juge.

Monday, June 12, 2017

How could my space key get stuck over the weekend, when it worked fine Friday afternoon?

Sunday, June 11, 2017

Comme je le disais récemment, Coco fait maintenant du vélo sans petites roues, et il semble qu'il soit plutôt jeune pour y arriver. J'ai franchement aucune idée de l'âge moyen auquel un enfant fait du vélo sans petites roues - et ça ne m'intéresse pas particulièrement -, mais je tire cette conclusion du fait que Coco est maintenant une vedette au parc près de chez nous, où il fait du vélo tous les jours.

C'est vraiment très drôle. Au début, c'était les parents des autres enfants qui réagissaient en voyant Coco sans petites roues : ils nous demandaient son âge et le félicitaient. Mais maintenant, même les autres enfants commencent à réagir. Ainsi, ce matin, un petit garçon d'environ 7-8 ans s'est écrié à l'intention de l'ami qui l'accompagnait : "Hé, il roule à deux roues, lui, déjà!". De même, quand, plus tard, Coco jouait dans les jeux d'eau, un parent a dit à son fils : "As-tu vu? C'est le petit garçon au vélo, celui qui fait du vélo sans petites roues."

Friday, June 09, 2017

Hier, je portais une robe. Je l'ai déjà dit, c'est un truc rare. Ainsi, tantôt, je croise une collègue :

L : Tu étais toute chic, hier.
Moi : Ouin, pas aujourd'hui.
L : T'es fine pareil.
For GOD's sake. Go away.
Tôt ce matin, alors que nous dormions encore, il y a eu chez nous une brève panne d'électricité. Par conséquent, le récepteur de notre moniteur pour bébé a continué de fonctionner sur sa réserve de batterie, mais a perdu le signal des caméras, qui elles ne fonctionnent qu'à l'électricité. Et quand le récepteur perd le signal des caméras, il émet un "bip" périodique pour nous en aviser. C'est ce bip qui m'a réveillée. Comme le moniteur est sur la table de chevet de Raiontzukai, je l'ai laissé démêler ce qui se passait, mais dans ma tête, ce à quoi j'ai pensé, c'est la scène de Hook où les parents entrent dans la chambre des enfants, le matin venu, pour trouver les lits vides et les fenêtres grandes ouvertes.

Thursday, June 08, 2017

Confession, encore -

Parce que mon Internet Explorer est sans doute plus lent que l'était l'ordinateur que j'utilisais à l'époque de Windows 98, je pogne les nerfs, au point que je tape du pied, tout seule dans mon bureau.

Ou en fait, je crois que, par souci d'exactitude, je devrais plutôt dire que je tape de la jambe.
I hate you
I hate you, I do
I hate that
I turn into a kind
Some kind of monster
With just, just a flick
Of your finger
It is that easy
Of course, there was a time
You didn't always get your way
Back there when my heart was not
So easy to invade
When my battlements were strong
Before the pilgrims came
Don't forget you were the one who loved my wild way
J'ai déjà parlé de ma collègue anglophone, M, qui parle mieux français que tous les francophones de la planète. C'est flagrant au point que ça ne relève même plus de l'opinion. C'est juste un fait. Admis de tous. Ça vaut même pas la peine qu'on essaie de faire valoir le contraire.

À l'appui de cette affirmation, je pourrais vous raconter que c'est cette fille-là qui m'a appris ce qu'était une "sarcelle" et quelle était la couleur qui y était associée. (Et évidemment, trois minutes après ce moment humiliant, Raiontzukai a commencé à chanter régulièrement "Évangéline" à Coco et à Bout d'Chou à l'heure du dodo, si bien que maintenant, j'entends régulièrement ce mot et chaque fois je pense à M.)

Dans le même ordre d'idée, ma quote du jour, prononcée hier pendant que Raiontzukai et moi écoutions malgré nous Les échangistes à la télé (ça y est, et maintenant, Google m'amènera un tas de visiteurs pervers), après que Pénélope ait qualifié un de ses musiciens d'"inénarrable" :

Quartz : Seigneur, elle est motivée. Moi, ya jamais personne qui m'a dit que j'étais inénarrable.
Raiontzukai : Même pas M?

Wednesday, June 07, 2017

Confession numéro 2 -

Phrase prononcée par moi-même, à voix haute, mais quand même pas trop fort, en raccrochant le téléphone après avoir écouté une personne qui me prend manifestement pour le département des plaintes chialer pour pas grand chose :

Mais t'es une crisse de folle.
Confession -

Quand je me rends au bureau à vélo, j'accroche dans mon cubicule, sur ma patère - sur le crochet orienté tout au fond de mon bureau pour qu'ils ne soient pas trop visibles - mes pantalons et mon chandail pour qu'ils sèchent avant que je doive les remettre l'après-midi.

Et sur le même crochet, sous mon chandail et mon pantalon, de façon à ce qu'elle soit entièrement hors de vue, je mets également à sécher ma brassière de sport. Je serai la première à me juger pour manque flagrant de classe, mais câline qu'enfiler une brassière de sport humide ça m'écoeure.

Tuesday, June 06, 2017

That moment when you take a break from a file that is draining all life out of you, only to stumble upon the colleague in charge of that file, and to find yourself completetly unable to so much as fake a smile, let alone come up with actual words, in response to the joke he makes about it.

Monday, June 05, 2017

Being a parent also means showing up to work with food coloring stains on your fingers because your toddler wanted colored oatmeal in the morning.
You know you're a parent when the highlight of your weekend is really the fact that your son has ridden his bike without the training wheels for the first time.

Friday, June 02, 2017

Je suis assise dans mon bureau, dos à l'entrée de celui-ci, et je discute d'un dossier avec une collègue. Autrement dit, si c'est pas clair, je travaille.

J'entends soudainement une voix bourrue : "Hé, la madame qui est assise ici, elle est pas là?" Je me retourne, pour apercevoir un homme que je ne connais pas, mis à part pour l'avoir aperçu à quelques reprises sur l'étage, qui s'enquiert avec poésie de la situation géographique de ma nouvelle voisine de cubicule. Voisine qui ne fait pas partie de mon équipe, avec qui j'interagis uniquement par l'intermédiaire de petits sourires crispés quand on se croise dans le couloir.

Non mais, j'ai tu l'air de ton adjointe, chose????

Je lui ai répondu que je l'avais vue ce matin, mais que j'ignorais où elle était à présent. Il est donc parti à sa recherche, et puis, une fois qu'il l'a eu trouvée, il est revenu me dire où elle était. Vous savez, pour que je puisse en informer le prochain.

Sacrament, là.
Bon. Ça fait genre trois jours qu'il y a une conspiration nationale contre ma bonne humeur.

Je capitule donc : je suis en crisse.
Ce matin, on m'apprend qu'un groupe a obtenu l'autorisation de venir manifester, à cinq reprises au cours du mois, devant mon ministère.

Il y a définitivement quelqu'un, en quelque part, qui essaie de me faire comprendre que je dois changer d'emploi.

Wednesday, May 31, 2017

Among the joys of working in a cubicle -

I'm currently hearing the phone conversation my new cubicle neighbor is having with her doctor's assistant about her period, including dates and other details.

To me this is over-the-top hilarious.

Tuesday, May 30, 2017

1. En fin de semaine, on m'a annoncé que j'allais vieillir et éventuellement finir par avoir des poils blancs dans les sourcils. La conclusion tirée a été qu'il faudrait que je marie Raiontzukai avant que ça arrive, histoire d'éviter qu'il me quitte lorsque j'atteindrai ce niveau de déchéance physique. Heureusement, hier, Lali, à qui je relatais l'épisode, m'a confirmé que si Raiontzukai me laisse, "ce ne sera pas pour ça".

2. La confiance aveugle en la vie, c'est sortir sans son manteau sous un ciel gris, portant une camisole jaune pas très épaisse et une veste blanche, gages d'une belle transparence vestimentaire si la pluie annoncée se met à tomber. Je sais pas pourquoi je continue à faire ce genre de truc. Mais bon, il a commencé à mouillasser vaguement juste comme je revenais à mon immeuble, alors il n'y a eu aucune conséquence.

3. Ça fait deux fois que, quand j'ouvre la porte de la cage d'escaliers qui mène à l'extérieur, je lève les yeux pour voir si Spotteur n'arriverait pas. Je suis pourtant très consciente qu'il s'agit d'une tactique déficiente puisque, s'il arrivait effectivement, je serais pognée pour interagir avec lui, ce que je m'éviterais en ne regardant tout simplement pas si quelqu'un descend en même temps que moi. Je dois avoir un traumatisme. Enfin, heureusement pour toutes les parties concernées - soit, en fait, moi -, il n'était pas là. Je suis plutôt tombée nez à nez avec un plutôt bel homme à l'étage du dessous. Ensuite j'ai réalisé qu'il avait certainement dix ans de moins que moi, et j'ai encore traumatisé. À noter quand même que moi, je ne l'ai pas dévisagé ouvertement sans prononcer un traître mot.

Sunday, May 28, 2017

Parce que je sais que vous vous le demandez et que je n'aime pas vous faire attendre - oui, mes sandales m'ont bel et bien lâchée hier soir. Je dois quand même remercier la vie de les avoir fait toffer toute la soirée. Ce n'est qu'alors que je marchais jusqu'à mon auto pour revenir chez moi que les différentes parties de ma sandale droite ont commencé à se décoller. Heureusement, j'avais prévu le coup et j'avais glissé une paire de gougounes dans ma sacoche.

Sinon, deux autres points :

Premièrement, je suis officiellement vieille. Même si j'étais loin d'être la plus vieille hier soir. Mais reste que, quand tout le monde s'est mis à sortir son cellulaire pour faire des selfies en rafale, j'ai vraiment pas compris. Pourtant, je suis loin d'être anti-selfie. Mais quand je suis avec des gens, personnellement, je ne ressens aucune envie de sortir mon téléphone. À la réflexion, ce point a peut-être moins à voir avec mon âge qu'avec mon aversion pour les maudits téléphones intelligents que plus personne n'est capable de mettre de côté une seule seconde. Voilà qui me rassure.

Deuxièmement, un jour de l'été dernier où j'étais à bout de passer ma vie avec un bébé qui ne savait que chialer - parce que ya des moments fantastiques pendant un congé de maternité, mais aussi des jours câlissement tofs -, Steph m'avait envoyé un lien vers un billet sur un blog où l'auteure décrivait à quel point la trentaine pouvait être difficile. J'ai perdu le lien depuis, mais je me souviens que l'auteure disait qu'après avoir vécu tous les beaux moments où notre entourage (et nous) se mariait, s'achetait une maison, avait des enfants, dans la trentaine, on se ramasse avec un entourage (et nous, toujours) qui divorce, qui s'arrache les cheveux avec la conciliation travail-famille, qui n'a plus le temps pour rien, ou à peu près, pour cause de jeunes enfants. À l'époque, dans mon contexte, j'avais surtout accroché sur la conclusion de l'auteure selon laquelle c'était une période tof, mais merveilleuse, parce que c'était celle pendant laquelle nos enfants nous aimaient le plus - par la suite, plus jamais ils ne nous aimeront autant.
Hier, toutefois, c'est le reste du billet qui m'est revenu en tête, entourée que j'étais de divorces, nouveaux chums, remariages, casse-tête de garde partagée, alouette, soit des trucs qui, étrangement, sont complètement absents de mon groupe d'amis immédiat. Et, sans doute parce qu'il était tard et que quand il est tard, mes réflexions et mes réactions sont toujours éparpillées et démesurées, j'ai vraiment mangé ça en pleine gueule.

En conclusion, comme toujours, je vieillis. Et je ne m'y habitue pas.

Saturday, May 27, 2017

Je le disais l'autre jour, je vais à un bachelorette ce soir. C'est plutôt marquant parce que bon, depuis la naissance de Coco, compte tenu l'absence de toute famille dans la région, Raiontzukai et moi ne sortons à peu près plus - et la dernière fois où je suis sortie sans Raiontzukai remonte au temps où j'étais enceinte de Bout d'Chou.

Sortir quand on a deux jeunes enfants et qu'on ne fait plus jamais ça, ça veut dire quoi?

Ça veut dire, tout d'abord, qu'on doit se réserver du temps pour essayer la robe qu'on veut mettre et qu'on n'a plus eu l'occasion de porter depuis plus de quatre ans, pour être bien certaine qu'elle fait encore. Et pour essayer les sandales à talons hauts qu'on n'a plus portées non plus - et se demander dans quelle mesure elles risquent de se désintégrer subitement en plein milieu de la soirée.

(Parce que c'est un truc qui m'arrive un peu trop souvent, et j'ai l'impression que c'est une conspiration. On trouve deux épisodes dans mes archives, auxquels on peut ajouter celui qui s'est déroulé le matin de mon retour au bureau après mon congé de maternité, à l'automne dernier. En effet, ce matin-là, une sandale d'une magnifique paire que j'attendais avec impatience de reporter un jour où je n'aurais pas à jouer par terre avec un enfant, m'a lâchée à genre 7h53 le matin, en plein milieu de la passerelle qui mène au lobby de mon immeuble. Et comme il s'agissait de sandales au talon haut d'au moins trois pouces et que je n'avais pas envie de claudiquer perceptiblement jusqu'à destination, j'ai dû parcourir les quelques mètres restants nue pieds. Par application de la Loi de Murphy, l'adjointe qui devait me faire entrer à 8h ce matin-là (mes cartes d'accès m'ayant été retirées à mon départ) était en retard, si bien que j'ai dû m'installer, pieds nus, sandales dans les mains, dans les chaises destinées aux visiteurs dans le lobby pour attendre,  devant l'important traffic de travailleurs qui venaient commencer leur journée. Et finalement, dans ce flot de travailleurs, est apparue une directrice qui travaille à l'étage en haut du mien, dont j'avais une vague idée du nom et qui a manifestement une mémoire incroyable des visages, qui m'a reconnue, saluée, et offert de me faire monter. Ah, et j'ai passé le reste de la journée avec dans les pieds des chaussures empruntées à mon adjointe en retard. Depuis, on dirait que j'ai comme une crainte quand je porte une paire de sandales ayant peu servi dans les mois précédents....)

Mais je digresse. Disons simplement que j'ai décidé de porter lesdites sandales (parce qu'elles sont beeeeeeelles!) et bon, advienne que pourra.

Sinon, sortir quand on a deux jeunes enfants et qu'on ne fait plus jamais ça, surtout quand on doit partir dès les monstres couchés, ça veut aussi dire conclure qu'on disposera uniquement du temps consacré au bain pour se changer et faire ses cheveux et son maquillage. (Période qui sera suivie de genre une demi-heure de routine de dodo qu'on passera à espérer éviter tout accident de pipi, vômi, bave et autres fluides.)

Enfin, quand en plus vous avez un grand qui voudrait bien vivre sa vie juste avec Maman et que Papa ne lui adresse plus jamais la parole, ça veut dire qu'on passe la journée à préparer le grand à son absence quand il se relèvera sous je ne sais quel prétexte non valide, et ce, avec absolument aucun véritable espoir d'éviter à Papa une crise quand, à ce moment, le grand constatera que Maman n'est pas là.

Des questions?

Friday, May 26, 2017

Parce qu'il faut croire que Lali a raison quand elle dit que je suis adorable et que tout le monde m'aime, la patronne d'une autre équipe qui travaille au même étage que moi m'a prise en amitié. Je n'y trouve rien à redire : elle est sympathique, et la seule conséquence est qu'elle vient régulièrement mon consulter lorsqu'elle a des courriels à rédiger. Nous sommes même devenues "washroom buddies" récemment lorsqu'elle s'est mise à me parler alors que j'étais tranquille dans ma cabine - personnellement, je ne vois pas l'intérêt que la majorité des femmes, du moins ici, semblent trouver à la jasette à travers des murs de toilette, mais comme je n'ai pas d'énergie à gaspiller avec ça, je serre les dents et j'endure.

Toutefois, c'est peut-être moi, mais en milieu de travail, je ne perds jamais tout à fait de vue l'hiérarchie en place. Parce qu'il me semble que, parfois, un même comportement n'a pas la même signification selon la personne avec qui vous l'adoptez.

Ce matin, j'ai croisé ladite patronne dans la salle de bain. On s'est saluées et je lui ai demandé comment elle allait. Elle m'a répondu : "J'ai décidé que ça allait aller bien."

Et cette réponse-là, de la part d'une collègue de qui je ne suis pas particulièrement proche et qui m'est hiérarchiquement supérieure, vraiment, je n'ai pas su quoi en faire. S'il s'était agi de quelqu'un d'autre, j'aurais sans doute demandé "comment ça?" sans trop insister. Mais dans le contexte en cause, je ne me sentais pas vraiment à ma place de lui poser la question...