Monday, November 20, 2017

À l'instar du mâle moderne, manifestement, j'évolue, mais très len-te-ment.

Depuis quelques semaines, j'en suis à me demander pourquoi je m'obstine à entretenir des relations avec des gens avec qui je n'ai à peu près rien en commun.

En fait, c'est pas vrai, je sais pourquoi je le fais : parce que je suis plus complaisante que même moi j'aime à le croire et parce que je continue de croire que c'est le genre de truc qui peut se faire sans causer de problèmes.

Puis, j'ai repensé à ça.

Aujourd'hui, donc, j'ai la réponse : c'est évident que les valeurs des autres, si elles ne correspondent pas aux nôtres, vont toujours finir par nous foutre quelques claques en pleine gueule. Je ne sais même pas pourquoi j'ai mis autant de temps avant de l'accepter. On juge tous les autres en fonction de nos valeurs et de nos idées; si on est près d'une personne qui n'a pas les mêmes, il n'existe aucune possibilité que ça se passe bien en tout temps. Dans le meilleur des cas, ça peut se passer bien généralement, mais c'est clair que nos valeurs vont finir par sacrer une volée à l'autre personne. Fort probablement malgré nous, même.

Apprenez donc de moi, s'il-vous-plaît.
In case you're wondering, if you really wanna be successful at racing, pick a very small race. That's what I do, and it works wonders, as I actually won my 5K this weekend. Well, there were five men who finished before me, but I was the first woman, which makes me an actual gold medalist.

Of course, there were only 24 women running. But I don't have to specify that when I tell the story, now, do I?

Saturday, November 18, 2017

Ce matin, Bout d'Chou s'est dirigé vers moi pendant que je rangeais l'épicerie, il a levé sa tête pour me regarder et m'a dit : "T'es belle."

Ce qui entraîne deux commentaires :
1. Tout d'abord, c'est POUR ÇA que j'ai fait des enfants, moi.
2. Je viens conséquemment de commencer à anticiper le jour où ce sera à sa blonde, et plus à moi, qu'il dira "t'es belle", et je suis déjà jalouse. La bitch.

Friday, November 17, 2017

A colleague of mine just discovered my Easy button (and yes, if you're wondering, I am aware how this sounds and will be figuring out a way to phrase it differently next time). He felt compelled to press on it just to see what it did, and had a blast when he discovered it actually spoke. He considered taking it with him in drafting sessions and I confirmed I would happily lend it to him if necessary. In all the 5+ years I've had that button in my office, he's clearly the person who enjoyed that button the most.

Et comme il s'agit du collègue à qui j'ai lancé un sacre de façon tout à fait inappropriée il y a quelques mois, cette séance de déconnage m'a rassurée et je crois que je vais pouvoir mettre l'épisode derrière moi...

Thursday, November 16, 2017

While undertaking that endavour, because apparently I have not fully mastered Messenger yet, I mistakenly texted my cleaning lady to inform her the boys would be delighted to get a Monster Truck and a Transformer for Christmas.

Oh, and also, somehow Raiontzukai and I left this morning and completely forgot to leave her a paycheck.

So the question is: how much less does that poor woman think of me today?
So I am currently in the midst of early Christmas shopping, and because I make little boys that are obsessed with vehicles, any vehicles, I am hunting the Walmart and Toys R Us websites for Transformers and Monster Trucks and by god, I have no clue what I'm doing, folks.

Wednesday, November 15, 2017

Jusqu'à une date récente, la sonnerie du téléphone de Petit Chiot était réglée à un volume assez fort. Ça ne me dérangeait aucunement; j'essaie simplement de vous dire que quand son téléphone sonnait, je savais automatiquement que ce n'était pas le mien.

Mais là, récemment, il a baissé le volume de sa sonnerie au minimum. Comme je l'ai fait moi-même à mon retour au bureau l'automne dernier. Faque cette semaine, chaque fois que son téléphone sonne, je pense que c'est le mien. Même que j'en suis convaincue. Alors quand je jette un coup d'oeil à mon téléphone et que je vois qu'il ne m'indique pas le nom de l'appelant et que le voyant ne clignote pas, hé ben je continue de le fixer en attendant que la situation se corrige. Parce que je le crois pas, qu'il est pas en train de sonner...

Tuesday, November 14, 2017

Quartz et la mode

Comme beaucoup de travailleurs, je possède une carte d'accès qui me permet de pénétrer dans les locaux de mon employeur. Comme il faut sortir de l'espace de travail pour aller à la salle de bain, je garde cette carte sur moi en tout temps. En fait, depuis onze ans maintenant que je suis entrée sur le marché du travail, j'ai acquis un véritable réflexe qui fait que je mets automatiquement la main sur ma cuisse, à l'endroit où tombe généralement ma carte d'accès, chaque fois que je sors de l'espace de travail pour aller à la salle de bain - ainsi que, par association, chaque fois où je me lève, disons au resto, ou au cinéma, pour me rendre à la salle de bain.

Ma carte tombe sur ma cuisse parce qu'elle est généralement accrochée par un gustruc rétractable à ma taille. Ces gustrucs rétractables sont merveilleux, mais hautement fragiles. Mon ministère a même arrêté d'en conserver dans ses locaux dans les dernières années. L'alternative est d'accrocher la carte dans son cou sur une sorte de petit collier. C'est laid, c'est fatiguant, et puis il faut s'avancer le visage beaucoup trop près de la porte à mon goût quand on veut passer sa carte devant le détecteur, et je me dis que je ne pourrai pas vivre toute ma vie professionnelle sans manger une porte dans le visage de cette façon-là. Heureusement, quand j'ai pété mon dernier gustruc rétractable, Raiontzukai m'en a déniché une trâlée sur ebay pour la modique somme de 99 sous. En plus ils sont multicolores. J'en porte un rose pour l'instant, et j'ai quasiment hâte qu'il brise pour essayer une autre couleur.

Bref. L'abondance de gustrucs rétractables ne règle pas tout, car dans certaines situations, principalement le porte de jupes, de robes, de tops longs ou de pantalons de maternité, ils sont inutilisables et il faut recourir aux abominables colliers.

À force de changer de ministère et de vivre ma vie, j'ai fini par accumuler une quantité assez incroyables de colliers à toutes effigies et de toutes couleurs. À un moment donné, donc, j'ai commencé à agencer mon collier du jour avec mes vêtements. J'ai été plutôt gênée le jour où une collègue s'en est rendu compte. Ce jour-là, je portais du rouge, et mon collier était neutre, sans doute blanc ou noir, parce que je n'avais pas de collier rouge. Ce que j'ai candidement avoué à ma collègue, laquelle, le lendemain, m'apportait un collier rouge! J'avais trouvé ça très drôle.

Et là, il y a quelques minutes, je suis tombée sur une collègue (une autre, quand même, pas la même) qui portait un collier ROSE. Je me suis évidemment exclamée en lui montrant mon gustruc rétractable rose, et j'ai raconté que j'aime le rose, surtout qu'il y en a un grave déficit à la maison compte tenu qu'y habitent trois gars. (Ceci n'étant que partiellement vrai parce que Coco possède deux chandails et une paire de pantalons roses, mais passons.)

Je suis retournée m'asseoir dans mon bureau. Quelques secondes plus tard, est débarquée ma collègue qui, s'étant trouvé un autre collier, mauve celui-là, a décidé de m'offrir le rose.

Là, en cinq ans, ça fait deux personnes différentes qui me donnent un collier. Ça commence vraiment à être gênant.
Quartz screws up her karma

As I mentioned the other day, I have been waiting for a mystery parcel from MEC to be delivered to me.

As its status had not been updated on the Canada Post website since November 1, I finally gave up this morning and emailed MEC to ask if they could make an inquiry with Canada Post. I mean, sure, that parcel was shipped by mistake. But it's not like I can fix that mistake. If the package is already in the mail, it might as well be delivered.

Except that MEC simply replied they'd ship me a replacement item. Somehow, I did not see that one coming.

I feel really bad now.
Mot du jour : gabegie.
En fin de semaine, nous avons tourné le siège de Bout d'Chou vers l'avant (bon, il respectait encore les critères pour demeurer face vers l'arrière, mais calvaire, l'installer de même avec un suit d'hiver, c'était pas la joie, pis il a deux ans et demi, là, à ment dné, je pense pas qu'on soit déraisonnables), nous l'avons mis propre (Bout d'Chou, pas son siège) et nous l'avons amené patiner pour la première fois.

À ce rythme-là, on devrait lui donner sa première leçon de conduite automobile au début 2018.

Friday, November 10, 2017

Ce matin, parce qu'il faisait frette que le maudit et que la station d'autobus est située à 10 minutes à pied du garage, mon garagiste a donné un lift à Raiontzukai du garage à la station.

Je formule le postulat que j'ai le meilleur garagiste - en plus du meilleur agent de voyage - et que, à la lumière de cet épisode, je n'ai plus besoin d'aucun autre argument pour tenter de le démontrer.

Thursday, November 09, 2017

Quote du jour :

Maridi : La solution passe par toi!

C'est pas que c'est drôle, c'est que c'est un truc dont on a trop souvent pas conscience.

Je me suis évachée sur ma chaise, les mains au-dessus de la tête, autour de mon dossier de chaise pour ruminer là-dessus. (Ne posez pas de questions, moi, je trouvais ça confortable, c'est tout ce qui compte.) J'ai entrepris de me frotter les pouces l'un sur l'autre pour favoriser la réflexion. Et à un certain moment, j'ai pris conscience que j'étais littéralement en train de me tourner les pouces...
Mon petit bonheur de ce 8h15, le fait que je porte aujourd'hui une grosse veste en lainage dotée de POCHES.

Le pire, c'est que ça fait déjà quelques fois que je porte cette veste. Je savais, techniquement, qu'elle avait des poches. Mais, à force sans doute de porter des vêtements de femmes, c'est-à-dire dotés de fausses poches qui servent à rien à part "faire beau", j'ai perdu l'habitude d'utiliser mes poches. C'est seulement ce matin, alors que j'ai les mains gelées, que j'ai catché, en marchant dans le couloir, que ces poches-là sont vraiment du format idéal pour mes mains. Et comme ma veste est en lainage, c'est VRAIMENT confo, là-dedans. C'est comme une version intérieure, socialement acceptable et convenable dans le style business casual des MITAINES, gang. C'est merveilleux, rien de moins.

Wednesday, November 08, 2017

I'm not sure whether it's the intolerance culture or its blatant constant enabling that's killing me but I am fucking dying, people.
Le matin, chez nous, c'est la course contre la montre.

Normalement, j'essaie de me lever avant les enfants pour me préparer et me consacrer à eux ensuite. En fait, comme on se sépare les enfants le matin (au même titre qu'on se les sépare la nuit), ma tactique consiste à me péparer jusqu'à l'heure à laquelle je dois réveiller Coco, à ensuite le convaincre de se lever, à l'aider à choisir ses vêtements et à ensuite finir de me préparer pendant qu'il s'habille. Raiontzukai, lui, en télétravailleur doté d'un crâne rasé, arrive à se préparer avant d'aller réveiller Bout d'Chou.

Sur papier, ça semble sans faille. Mais je ne vis pas sur papier.

Ainsi, presque chaque jour, il y a un impondérable, style Bout d'Chou qui décide que ce matin, c'est Maman qui s'occupe de lui, même si elle est encore en pyjama et qu'elle a même pas encore brossé ses dents. Ou Coco qui lyre interminablement parce qu'il veut que je reste assise dans sa chambre à le regarder s'habiller, ou mieux, à le regarder ne pas s'habiller.

La conséquence de ça, c'est que je finis par me préparer par coups de quelques secondes, puisque je suis systématiquement interrompue par un enfant qui veut que je lui brosse les dents, que je lui mette de la poudre sur le bout du nez ou que vienne l'aider à accomplir une tâche quelconque, préférablement une qu'il est très bien capable d'accomplir tout seul.

C'est comme ça que, ce matin, j'ai saisi les quelques secondes dont je disposais pendant que Coco finissait de s'habiller après avoir perdu un maximum de temps à rester assis sur son lit à rien faire, pour aller enlever mon pyjama et enfiler mes vêtements de la journée. Évidemment, Coco a soudainement adopté la vitesse de la lumière et il est arrivé dans ma chambre alors que j'avais achevé la première étape, sans avoir entamé la deuxième. Le visage de Coco s'est fendu d'un grand sourire, et il s'est écrié : "Toute nue!", avant de se diriger vers la chambre de Bout d'Chou pour lancer : "Papa, Bout d'Chou! J'ai vu Maman toute nue! Pis j'ai vu ses seins!"

Et bien sûr, parce que ça ne pouvait pas juste s'arrêter là, Bout d'Chou s'est écrié : "Veux voir!", et il est accouru dans la chambre pour constater mon état - dans l'intervalle, j'avais réussi à enfiler une bonne partie des mes vêtements - et s'enquérir : "Maman toute nue?"

Manifestement, il va falloir que je commence à m'embarrer dans la salle de bain pour m'habiller le matin.

Quartz découvre les joies de la médication

Il fut une époque où je ne craignais pas les médicaments.

Toutefois, quand j'ai quitté le nid familial, mon système immunitaire est devenu méga performant et j'ai pratiquement arrêté d'être malade. Par conséquent, je n'ai jamais acheté de médicaments contre le rhume. Ensuite, je suis tombée enceinte, état dans lequel vous pouvez à peu près rien prendre pour vous soulager quand vous êtes malades. Et bien évidemment, parce que la nature est bien faite de même, il s'agit également d'un état qui vous anihile le système immunitaire. Ainsi, même si je dois me compter chanceuse d'avoir toujours échappé aux grippes qui ont bien souvent décimé l'étage où je travaille pendant mes grossesse, les rhumes que j'ai attrappé pendant ces périodes, ils m'ont maganée solide. Raiontzukai, de son côté, soit parce qu'il est un homme, soit parce qu'il travaille exclusivement de la maison et que ça a diminué ses défenses immunitaires, se ramasse toujours à râler sur le divan quand il attrappe un rhume. Et ceci n'est même pas une image. Il a donc découvert les joies des Tylénols rhume et sinus pendant ma dernière grossesse. Personnellement, je ne les avais jamais mis à l'essai, d'une part parce que quand je ne suis pas enceinte, les rhumes ne me maganent pas tant et d'autre part parce qu'après avoir passé des années de grossesse et d'allaitement à se demander si on a le droit de consommer tel et tel médicament, hé bien ya de quoi commencer à éviter d'ingérer toute substance chimique.

Mais là, j'ai le rhume. Je ne suis pas si poquée, je dois dire, mais je tousse en maudit, de préférence la nuit. C'est pour cette raison qu'avant-hier, j'ai décidé de prendre une Tylénol rhume et sinus avant de me coucher. Ça a été magique. Hier soir, j'ai voulu m'abstenir de prendre des médicaments, en me disant que toute façon, le pire était peut-être passé. Je sais même pas pourquoi j'ai cru que c'était crédible de penser ça. De fait, je me suis réveillée à minuit en toussant comme une consomption, pour citer ma mère, à m'en faire couler les larmes des yeux. Je suis allée prendre une Tylénol rhume et sinus, et après quelques minutes, les choses se sont calmées et j'ai pu dormir....

Faque, coup donc. Si c'est ça que ça prend pour dormir un peu, il va falloir que je revois mon aversion pour les substances chimiques.

Tuesday, November 07, 2017

Last week, I placed an order with MEC. Items were shipped separately, from different stores. Oddly enough, though, after it seemed everything had been shipped, I received an additional shipping notification from MEC. I waited until I received the first two parcels, and sure enough, they contained all the items I had ordered. So I got very curious as to what would be in that third parcel.

That parcel was shipped last week, and its status hasn't been updated since last Wednesday. Tell me: what do I do now?

I know only the shipper of the parcel can make any sort of claim with Canada Post. That would mean I would have to contact MEC to have them check with Canada Post what is going on. Except that we're talking about a parcel that clearly contains something I did not order. For that reason, somehow, it doesn't feel like contacting MEC is the way to go.

I'm probably going to wait it out and hope eventually the parcel resufarces. But still. The suspense is killing me, folks.
Comme promis, au sujet de mon agent de voyage.

J'en ai parlé souvent, les quelques fois où j'ai dû ou voulu faire affaire avec un agent de voyage, j'ai été profondément déçue. Ou frustrée. Ou les deux. Je suppose que le problème vient du fait que je suis exigeante. En effet, comme je suis habituée d'organiser mes voyages seule, et que je suis un peu intense, ce qui veut dire que je vais des recherches en masse, je m'attends à ce qu'un agent se force pour moi. Je m'attends à ce qu'il fasse la même chose que je ferais sans lui. Or, la plupart des agents de voyage préfèrent la simplicité - et bon, dans l'absolu, je ne les blâme pas - et ne vont généralement pas trop se donner dans les recherches, que ce soit pour les prix ou les options répondant à vos critères. En conséquence, avant de rencontrer mon Merveilleux Agent, les quelques fois où j'avais tenté de faire affaire avec un agent, sauf pour l'achat de forfaits impossibles à acheter sans passer par une agence, j'avais fini par réserver moi-même parce que la personne ne me proposait rien qui satisfaisait à mes besoins.

Est arrivé le projet Australie-Nouvelle-Zélande, au sujet duquel j'ai tergiversé le plus longtemps possible, puisqu'il reposait sur de nombreuses conditions : tout d'abord, Maridi devait accoucher d'un bébé en santé. Ensuite, Raiontzukai devait obtenir un congé sans solde de trois mois. Ensuite, je devais moi-même accoucher d'un bébé en santé avec lequel je serais à l'aise de voyager six mois plus tard. Toutes ces conditions se sont réalisées, et Coco avait environ un mois quand j'ai écrit à Maridi pour lui dire : "C'est officiel, on vient en Australie avec vous!" Le plan était (pas du tout) simple : Maridi et sa famille partiraient en janvier pour la Nouvelle-Zélande, et on se rejoindrait en Australie en février. En avril, Maridi et sa famille embarqueraient pour une croisière à destination d'Hawaii, tandis que Raiontzukai, Coco et moi irions à notre tour explorer la Nouvelle-Zélande.

Maridi et Fred, étant crinqués, et ayant eu beaucoup plus de temps que nous, avaient déjà fait et refait l'itinéraire pour l'Australie à de nombreuses reprises. Jusqu'au jour où j'ai confirmé à Maridi que nous nous joignions à eux, je n'avais pas été à l'aise d'y participer, puisque je n'étais pas certaine de faire le voyage. Et comme, ce jour venu, je manquais cruellement de sommeil, de temps et de concentration, je me suis contentée de me greffer à l'itinéraire déjà élaboré.

Restait la Nouvelle-Zélande. Histoire de m'inspirer, je suis aller ramasser des brochures sur la destination dans une agence de voyage. C'est là que m'a abordée Merveilleux Agent. Il m'a dirigée vers les bonnes brochures et est même allé m'en chercher d'autre dans le backstore, puis il m'a laissé sa carte. Peu après, après avoir consulté mes amis sans avoir réussi à obtenir de recommandations pour un bon agent, et comme je ne me sentais définitivement pas capable d'organiser le tout moi-même, j'ai décidé d'appeler Merveilleux Agent, histoire de voir si ça se passerait aussi mal que mes autres tentatives.

J'ai été ren.ver.sée. À notre première rencontre, je lui ai expliqué le projet. Je lui ai dit qu'on réservait une partie des trucs nous-mêmes. Une autre partie avec une agente australienne. Et qu'on espérait réserver la Nouvelle-Zélande et une partie des billets d'avion avec lui. Et il m'a dit un truc que je n'aurais jamais cru entendre la bouche d'un agent de voyage : "Je sais que ce n'est pas le cas de tous les agents, mais moi, j'aime ça, travailler sur des gros projets comme ça."

On a donc entrepris d'élaborer un itinéraire sur mesure. J'envoyais à mon agent l'itinéraire que j'avais en tête, avec les dates et le nombre de nuitées, il faisait parvenir le tout à son agente de réservation - extraordinaire elle aussi, je dois dire -, qui me revenait avec une estimation détaillée, comprenant notamment le noms des lieux d'hébergement. Je repassais sur l'estimation, je notais les éléments qui me convenaient moins et je renvoyais le tout à mon agent en lui demandant de les faire modifier : y aurait-il un vol plus tôt dans la journée? pourrait-on ajouter une excursion à tel endroit à telle date? pourrions-nous rester dans un hôtel situé plus près de telle attraction à tel endroit? Il transmettait le tout à l'agente de réservation, et ainsi de suite. Jamais je ne l'ai senti exaspéré de retravailler toujours le même projet, jamais je n'ai senti qu'il voulait faire fitter mon projet dans un moule qui lui convenait à lui. Je tripais solidement.

En 2015, nous avons commencer à penser au Costa Rica. Encore une fois, je suis allée chercher des brochures pour m'inspirer à l'agence, Bout d'Chou dans le porte-bébé. Merveilleux Agent était là, mais je ne lui avais plus reparlé depuis plus d'une année et demie. Je doutais donc qu'il se souvienne de moi. Il m'a encore abordée pour savoir ce que je cherchais. Après que je lui ai répondu, il m'a souri : "Quartz?" J'étais impressionnée qu'il se rappelle non seulement de moi, mais également de mon nom, mais il a alors fait un mouvement vers le porte-bébé en demandant : "Vous en avez eu un autre?" Et il a ajouté qu'il était justement en train de préparer un voyage en Nouvelle-Zélande pour des clients. C'est important gang : il se souvenait de mon nom, du fait que je venais d'avoir un bébé en 2013, et de la destination pour laquelle je l'avais consulté.

Nous avons refait affaire avec lui pour le Costa Rica en 2016, puis pour aller dans le Sud au début de cette année. Quand j'ai commencé à préparer le Japon, toutefois, je me suis rendu compte que ce serait vraiment plus facile, compte tenu des enfants, de rester dans des appartements plutôt que des hôtels. Nous nous sommes donc rabattu sur une immeuble à appartements recommandé dans mon Lonely Planet ainsi que sur des Airbnb. Et tant qu'à réserver les hébergements nous-mêmes, aussi bien nous occuper des billets d'avion également. C'est donc quand j'ai eu besoin de l'assurance-annulation que j'ai appelé mon agent.

Pensez-vous qu'il m'a fait feeler cheap parce que j'avais réservé mes trucs moi-même? Pas du tout. Il m'a demandé où nous allions, quel était notre itinéraire de vol, il s'est exclamé que nous avions vraiment eu un bon prix pour les billets d'avion et il m'a donné d'abondantes explications sur le trajet exact du vol vers le Japon ainsi que sur la fluctuations des prix des billets.

Alors voilà. Mon agent, c'est juste LE MEILLEUR.
On dira ce qu'on voudra, mais se racker les abdos à force de tousser, ça ne devient pas moins humiliant en vieillissant.

Monday, November 06, 2017

J'ai une collègue qui fait du télétravail aujourd'hui. Sur le tableau à l'entrée de son cubicule, il est donc écrit telework. Ça doit faire cinq fois que je passe devant et systématiquement, je lis plutôt tabarnak...
Au cas où vous vous demanderiez ce qui nous intéresse quand on est traducteur -

Je vais consulter une collègue pour un dossier. La conversation porte sur le mot "couple". Déjà, j'aurais dû me douter que ça dégénérerait. Ma collègue ouvre le Multidictionnaire où elle constate que la définition du mot, au sens de deux personnes unies par l'amour ou l'amitié, est précédé d'une fleur de lys, indiquant que ce sens est propre au Québec. On s'étonne de la chose et on se demande ce qui est utilisé ailleurs dans la francophonie. Elle consulte donc le Petit Robert de 2003, et constate que ce terme est défini, dans le même sens, comme visant "un homme et une femme". Nous sommes renversées. C'est une édition de 2003, pas de 1973! Nous nous disons donc que la nuance que tente de mettre en lumière de Multi est celle de l'existence des couples de même sexe. Nous trouvons une édition plus récente du Petit Robert où nous voyons que la définition parle maintenant, de façon totalement passive-agressive, plutôt de "deux personnes, généralement un homme et une femme". Dans un autre sens, il est également question de deux personnes réunies dans le cadre d'une activité, ce qui me trouble également parce que ça veut dire que manifestement, quand je m'assois à côté d'une autre personne dans l'autobus, je me trouve à former un couple avec elle. En fait, j'ai immédiatement annoncé à ma collègue que, comme nous étions toutes les deux dans son bureau à travailler sur un dossier, nous formions un couple de jurilinguistes.

Prochaine ressource, le Grand Robert qui, lui, à la suite de la définition concernant les personnes unies par des relations affectives, physiques, propose un amalgame de tout ce que nous venons de trouver, soit :
Deux personnes, souvent un homme et une femme, réunies provisoirement (au cours d'une activité sociale, danse, réunion); spécialt lorsque des relations sexuelles sont possibles ou envisagées entre eux.
Ainsi, ce dictionnaire-là est en train de me dire que j'ai formé un couple avec vraiment plein de gens sans le savoir. Notamment avec Peanut pendant la période où nous étions simples colocs. D'autre part, la précision "lorsque des relations sexuelles sont possibles ou envisagées" me renverse, parce que, hé bien... non, juste non. Je refuse d'appliquer la notion de couple à quantité de contextes de ma vie personnelle où des relations étaient possibles ou envisagées. Pis anyway, c'est quoi, ça, une relation sexuelle "possible"? À partir de quel moment elle est "possible", s'il-vous-plaît?

Faque. Je suis troublée.

Sunday, November 05, 2017

Le destin, c'est s'acheter une paire de souliers supposés résister à l'eau en vue du déluge qu'on prévoit affronter au Japon la veille d'une méga averse de pluie, soit l'occasion rêvée de les mettre à l'essai.

Merci, la vie.

Saturday, November 04, 2017

Note to self : il faut vraiment que je vous parle de mon agent de voyage. Parce qu'il est tout simplement extraordinaire. Chaque fois que je fais affaire avec lui, je dois prévoir du temps pour répéter à quel point je l'aime, généralement à Raiontzukai. Je suis pas mal certaine d'avoir déjà déclaré qu'il n'était pas exclu qu'un jour je marie mon agent de voyage. Et c'est pas qu'il soit cute ou qu'on ait des points en commun, là, c'est juste parce qu'il fait sa job de façon tout simplement MAGISTRALE.

Thursday, November 02, 2017

Autre moment digne de mention, celui où vous mettez du correcteur sur du rouge à lèvre...
Si vous ne le savez pas, j'effectue mes révisions sur papier. Pis là, ce matin, manifestement, j'ai fait un mouvement quelconque avec ma main droite un peu trop près de mon visage avant de faire une modification sur ma feuille.

Faque je viens de mettre du rouge à lèvre sur le texte de mon rédacteur.

Câlisse.
Dans le même ordre d'idée, par inversion :

Raiontzukai (au saut du lit, pendant que nous nous préparons simultanément dans la salle de bain) : Coco est arrivé pas mal tôt cette nuit pour dormir avec nous.
Quartz : Euh, non. Il ne s'est pas levé cette nuit.
Raiontzukai : Non? J'étais certain qu'il était dans notre lit.

Si ça vous intéresse, Coco ne dort plus dans notre lit depuis plusieurs mois maintenant, mis à part quelques fois où il vient nous rejoindre vers 5h, heure à laquelle il ne reste qu'une seule étoile sur son Grow Clock, ce qui, selon les négociations menées, lui donne le droit de venir dormir dans notre lit. Mis à part également les deux fois où mon cerveau était particulièrement brumeux quand il est venu nous rejoindre dans le milieu de la nuit et où je l'ai laissé s'installer avec nous, pour me réveiller une heure plus tard en me demandant ce qu'il faisait là...

Monday, October 30, 2017

Raiontzukai (en train de se battre avec une couche qui ne fait pas ce qu'il veut) : Voyons, tabarnouche, ça marche donc ben mal.
Bout d'Chou : Papa? Pourquoi dit tabarnak?
Sur une autre note, depuis que j'ai fait des recherches pour savoir à quel genre de température on pouvait s'attendre au Japon en avril, même si j'ai lu qu'il s'agit d'un des mois les moins pluvieux, j'arrête pas d'agir comme si on partait en pleine saison tropicale des pluies : je cherche des bottes de pluie, des pantalons relativement hydrofuges et j'évalue si nos manteaux nous protègent suffisamment en cas d'averse. Pis quand je dis "averse", dans ma tête, je visualise rien de moins qu'un simple déluge. Comme si on allait passer une journée à se promener dehors en plein déluge, là.

Je suis ridicule, pis je le sais.
Hier matin, j'ai proposé à Coco d'écouter de la musique pendant qu'on préparait des crêpes. J'ai essayé de le convaincre d'écouter le Roi Lion, mais il a réclamé la musique de Frozen. Parce que certaines chansons m'ont rappelé Miss Saigon, j'ai mis la bande sonore en background brièvement quand Raiontzukai est descendu à la salle de jeu avec les enfants pendant que je continuais à cuisiner.

Ce fut mon move du siècle, celui qui me sauve aujourd'hui. Car si j'ai passé une bonne partie de l'avant-midi à fredonner intérieurement une chanson de Frozen, celle-ci vient d'être remplacée par Miss Saigon, pis c'est pas mal plus le fun.

Mimi, Gigi, Yvette or Yvonne
Gonna buy me a beer
And elect Miss Saigon!

Thursday, October 26, 2017

Catégorie, moment opportun :

Raiontzukai (quelques secondes à peine après que j'aie confirmé l'achat de nos billets d'avion pour le Japon) : Au fait, as-tu entendu parler de l'incident qui s'est produit avec un avion d'Air Canada?
Hier après-midi, je vais consulter une collègue pour un dossier qui me donne sérieusement du fil à retordre. J'ai collé sur les (nombreuses) pages où sont les passages que je veux regarder avec elle avec des petites languettes de couleur. Elle est du genre organisé, et elle me donne un truc qu'elle utilise quand elle a beaucoup de problèmes sur lesquels elle veut revenir plus tard, dans un texte. Je lui réponds que personnellement, je me fais une liste au fur et à mesure sur des post-it, pour ensuite pouvoir chercher toutes les occurrences des termes en question dans la version électronique de mon document. Elle me répond :

Je sais pas pourquoi je te donne des trucs, tu es encore plus organisée que moi. (Désignant les languettes colorées que j'ai collées sur mes pages :) As-tu un code de couleur? Non? Ah, je suis déçue.

Wednesday, October 25, 2017

Après avoir gelé des doigts à l'automne dernier les jours où je me rendais au travail à vélo, j'ai décidé, cette année, de faire l'achat d'un hybride gants/mitaines de vélo cette année. Évidemment, depuis que je les ai reçus, la semaine dernière, il n'a plus fait particulièrement froid le matin.

Je viens de jeter un coup d'oeil à la météo horaire pour savoir si je prends mon vélo demain. Et en voyant qu'il annonçait 2 degrés à 7 heures, demain matin, je me suis dit : "youppi!". Uniquement parce que je vais pouvoir mettre mes nouveaux gants à l'essai.

Faites une croix sur la cheminée gang, parce que c'est pas souvent que je vais me réjouir parce qu'il fait 2.
So the plane tickets are booked. We are officially going to Japan.

I've already started repeating to Raiontzukai what a bad idea this is.

Tuesday, October 24, 2017

C'est crevant, être intègre, parfois.

Professionnellement, j'ai certains trucs sur le coeur. Je ne m'en cache pas, j'en ai parlé à maintes et maintes reprises à, sans doute, beaucoup trop de gens. Puis à un moment donné, je me suis tannée. Il allait falloir que je lâche prise, que je prenne mes décisions et que j'arrête de demander des solutions aux autres.

J'ai eu mon évaluation de mi-année hier. Je n'avais pas l'intention de mentionner ce qui me dérange. Ça ne me tentait juste plus d'essayer.

Mais ma gestionnaire m'a tellement demandé de fois si j'avais autre chose à mentionner, que vous savez bien que j'ai fini par lâcher le morceau.

Genre 10 minutes après que je sois sortie de son bureau, j'avais un courriel démontrant la prise de certaines mesures.

Pis oui, c'est une bonne chose. Reste que l'impression qui domine est quand même que c'est crevant, être intègre.
Je viens de réaliser que l'éventualité ayant le plus haut potentiel de malaise, lors de l'exercice de confinement dont je vous parlais hier, est celle où le signal est déclenché alors que je me trouve près d'un bureau fermé dont le propriétaire est absent. Parce que ça voudrait dire que je devrais aller m'enfermer dans le bureau de cette personne-là, sans trop savoir si cette personne-là risque d'arriver en courant pour venir s'y réfugier aussi. Pis là, c'est juste un exercice, ya pas de vie en jeu, mais dans une situation réelle, je serais pognée à essayer de déterminer si j'ouvre la porte ou pas...

Monday, October 23, 2017

Il faut aussi que je vous dise qu'il ne nous reste maintenant qu'une seule nuit d'hébergement à réserver pour le Japon. Je passe donc vraiment trop de temps sur Airbnb, à chercher l'appartement de mes rêves familiaux. Ou l'appartement familial de mes rêves. Mais non, je crois que la première formulation est la bonne parce que, franchement, un appartement familial, je ne crois pas que ça existe à Tokyo.

Bref. Ce n'est pas ce que je venais vous dire. Non, ce que je voulais, c'est répéter à quel point j'en reviens pas de devoir réserver mes hébergements six mois à l'avance. Parce que j'ai constaté, pendant mes recherches qui, si je dois le préciser, concernent UNE SEULE NUITÉE EN PLEIN MILIEU DE LA SEMAINE, qu'Airbnb me dit, tactique marketing assez efficace qui vise à ce que je booke sur-le-champ, que pour cette date, seules 28% des options d'hébergement sont encore disponibles. SIX MOIS D'AVANCE.

Les Japonais sont MALADES.
Cette semaine, on a cru bon mettre du piquant dans ma vie en me soumettant à un exercice de confinement de type "un intrus armé est dans l'immeuble, cachez-vous, prêts, pas prêts, j'y vais!"

Ai-je toujours rêvé de ce genre d'occasion? Je ne crois pas, mais on tente de me convaincre que c'est le cas, pis que je le sais pas.

Avons eu une petite séance de formation sur le sujet la semaine dernière, et j'en ai conclu dès les premières secondes qu'en cas d'intrusion armée, les travailleurs de cubicules, dont je suis si je dois vous le rappeler, seront les sacrifiés. (Je ne sais pas trop pourquoi, ni comment, mais en quelque part pendant qu'on se rendait au local de formation, j'ai commencé à appliquer une perspective "Hunger Games" à la chose. Tout ce que je sais, c'est qu'il faut blâmer Maridi, parce que je n'aurais jamais lu ces livres-là si elle ne me les avait pas mis de force sur mon Kobo en Australie.) Toutefois, comme je suis petite et que je fit donc partout, et qu'en plus je suis à peu près certaine de courir plus vite que les autres, je crois avoir mes chances. Et aussi, parce que je revêts manifestement une importance capitale ici, s'est tenue à notre retour dans nos bureaux une petite réunion impromptue mi-sérieuse pendant laquelle un nombre assez impressionnant de mes collègues m'ont proposé différentes cachettes. Même que Petit Chiot est supposé manger tous les chocolats dont je parlais l'autre jour, mis en offrande par un autre collègue sur la filière devant mon bureau, afin de pouvoir disposer les emballages dans l'entrée de mon cubicule et ainsi me cacher à la vue de tout éventuel intrus.

Tout ça pour dire que, cette semaine, je sais pas quand, un exercice sera déclenché. Nous disposerons d'un temps de réaction de quinze secondes, au terme duquel une petite équipe viendra inspecter les lieux pour voir si on est bien cachés.

Je pris le saint-ciel d'être effectivement dans mon bureau quand ça arrivera. Autrement, je pourrais très bien finir par passer 15 minutes debout sur un bol de toilette, cachée dans une salle de rédaction avec des inconnus, ou cachée dans le bureau d'un collègue que je connais peu - parce que vraiment, je ne connais pas grand monde sur l'étage, parmi les personnes qui ont des bureaux fermés, avec qui je pourrais me cacher sans être super mal à l'aise.

Sunday, October 22, 2017

Tsé quand tu t'achètes une nouvelle machine à espresso pis que ton café, le même que tu buvais la veille, goûte ridiculement meilleur....

Friday, October 20, 2017

That moment when you're describing to a colleague the apparent power struggle that is going on between you and the Recycling Lady, who now insists on putting back your recycling bin in an awkward spot after she's emptied it, and somehow your story is so compelling three more colleagues come out of their cubicles to listen to it.

Wednesday, October 18, 2017

Coup donc, il est où le jour où les hommes vont arrêter d'expliquer aux femmes ce que c'est, le harcèlement sexuel?

Taisez-vous donc, un peu, et écoutez, pour changer.
Soooo, all Japan accommodation is booked - well, those that were causing stress, that is. We only have two nights in Tokyo to book, on separate dates and I'm willing to compromise a hell of a lot for a stay of one single night. Especially as we're well below the budget we had allocated to accommodation. (Because YES, people, clearly, my specialty is travelling on the cheap.) So I'm not too stressed.

Although I am a bit disappointed that I can't take care of those last two nights today, as this is the day real life calls to me and when the kids are in bed tonight, the grocery list gets priority. That, and those diapers eagerly awaiting to be folded.

Tuesday, October 17, 2017

And just to reinforce my obsession, a Japanese host has just replied to a question I asked earlier today. Yes, in the middle of the night.
Yes. I know it's currently the middle of the night in Japan.

However, it's not going to keep me from obsessively checking my account to see whether my Airbnb booking request was confirmed and getting nervous because the host only has until late tonight to confirm it.
#moiaussi

Juste parce qu'il le faut.

Non, je n'ai pas de traumatisme. Chaque fois, je me suis tenue debout. J'ai dit "non", j'ai dit "lâche-moi", j'ai dit "tu penses sérieusement que je vais faire ça?" Je ne me suis jamais laissé faire.

Oui, il s'agit de trucs vraiment très mineurs. J'ai d'ailleurs hésité longtemps avant de m'inclure dans le cercle, parce qu'il me semblait que c'était peut-être déplacé. J'ai de la chance. Beaucoup de chance. Je ne veux rien enlever à celles qui ont véritablement souffert.

Mais si le terme "harcèlement sexuel" englobe tout un spectre, il n'en reste pas moins qu'il vise quand même ce genre de petits comportements que l'on qualifie trop souvent d'"insignifiants".

Oui, insignifiants. À mon sens, il est là, le message-clé. Chaque fois, tout le monde pensait que c'était normal. Ou, du moins, que c'était juste à moi de me défendre. Pas à l'autre de changer de comportement. Encore mieux : moi aussi, c'est ce que je pensais. Même que je pensais que, dans ma réponse au comportement, je me devais d'être gentille. Parce que l'autre était mon patron, ou un client, et que ces gens-là, on les traite avec respect, dans la vie.

Oui, sacrament. Je pensais que je devais respecter des gens qui me manquaient de respect de façon aussi flagrante, devant de multiples témoins, à de multiples reprises. Et les multiples témoins en question, ils n'ont jamais réagi. Ni mes patrons, ni mes clients. Jamais. Et aucune des victimes, parce que je n'étais pas la seule, n'a jamais, à ma connaissance, porté plainte. Moi non plus. Je n'ai même pas pensé que j'aurais pu le faire. Si j'avais été incapable de remettre ces gens-là à leur place, je crois que je me serais contentée de trouver un autre emploi. C'est ça, la solution qui me semblait logique à l'époque.

Pas étonnant que ces hommes-là ne se gênent même plus pour adopter ce type de comportement à la face du monde.

Monday, October 16, 2017

Come into work lacking sleep, due to the adrenaline rush caused by the search of foreign accommodation (just so you know, apparently, when traveling to Japan in high season, if you are considering starting to book six months in advance, you are at the LAST MINUTE, my friend) and a toddler who sneaks into your bed at 5 AM in order to spend a whole hour kicking you, scratching you, hugging you and asking to use the bathroom.

Also lack concentration due to aforementioned foreign accommodation stress.

Get an email confirming your manager has officially approved your vacation time.

Lose remaining tidbits of concentration as well as all interest in your current file.
Quand j'ai commencé à faire des recherches sur le Japon, j'ai vite découvert l'existence du Pink Moss Festival. J'ai immédiatement décrété que j'avais besoin de voir ça dans ma vie, et notre itinéraire passe par là.

Raiontzukai me laisse généralement la préparation des voyages en partie parce qu'il ne possède pas une once d'organisation, en partie parce qu'il n'éprouve en voyage, contrairement à moi, aucune envie de voir des choses; non, lui, il veut voir des personnes. Le summum serait atteint, à ses yeux, par quelques minutes passées sur un banc de parc à regarder les gens vivre. Et, bon, s'il le faut vraiment, par l'achat d'un sac de chips local. Et c'est tout.

En fin de semaine, j'ai fait d'autres recherches sur le festival, et j'ai découvert que sur le site, il y a un endroit à bains de pied : pour 100 yen, soit environ 1$, on peut s'asseoir et se tremper les pieds en regardant le rose environnant et le Mont Fuji. J'ai relayé l'information à Raiontzukai, toute énervée. S'en est suivi la conversation suivante :

Raiontzukai (soupirant d'incompréhension) : Ah, toi pis ton envie de faire des affaires en voyage.
Quartz : Bah, je t'oblige à rien, mais moi je vais payer 1$ pis aller me tremper les pieds en regardant le Mont Fuji.
Raiontzukai : Tu feras ça. Moi je vais rester à côté.
Coco : Moi aussi je vais aller me tremper les pieds avec toi Maman!

J'ai décoché un regard satisfait à Raiontzukai. Non mais, pour quelle raison fait-on des enfants, si ce n'est pas pour que quelqu'un nous back en toute situation?

Sunday, October 15, 2017

Tsé, quand, par distraction, tu achètes à l'épicerie des tomates étuvées au lieu de tomates en dés, et qu'en ouvrant la canne, tu constates que le fabricant a, de son côté, par distraction, mis des tomates entières dans sa canne de tomates étuvées....

Saturday, October 14, 2017

Parce que la maternité, c'est si glamour :

Coco (à la toilette, observant son pipi) : Oh, wow, ça c'est vraiment un beau jaune!

Friday, October 13, 2017

Quote du jour, de la part d'un collègue qui devait passer me consulter pour un dossier ce matin, mais qui n'a pas eu le temps :

M : Désolé, j'ai eu un avant-midi houleux. Est-ce que je pourrais passer cet après-midi? (Sur ma réponse affirmative, il enchaîne, jetant un coup d'oeil à mon mur de cartes postales : ) Avant d'y retourner, est-ce que je peux entrer regarder un peu tes cartes postales, pour me redonner de l'énergie?

Thursday, October 12, 2017

Je vous dis ça de même, mais on a reçu hier le nouveau passeport de Coco. Ce qui veut dire que je suis tout à fait libre de commencer à booker les trucs pour le voyage au Japon.

Ça me fout solidement la chienne parce que je n'ai plus booké de voyage par moi-même depuis que j'ai des enfants, par manque de temps et d'énergie.

De toute façon, Raiontzukai vous confirmera que, même si je l'oublie d'une fois à l'autre, je traverse immanquablement une phase "quelle-mauvaise-idée-on-devrait-juste-rester-à-la-maison" avant chaque voyage. Alors j'imagine que ce n'est pas anormal.

Quoiqu'il en soit, on s'en va au Japon!
Découverte linguistique de la journée : cerne est masculin.

J'en suis tombée de ma chaise et je n'y suis pas encore remontée. Oui oui, je vous le dis, je tape ce billet assise au sol.

À ma défense, ce n'est pas un mot qui revient très souvent dans mes textes législatifs. Et, surtout, je me suis rendu compte que je savais que cerne était masculin, dans une certaine mesure. Parce que, étrangement, par instinct, je vais vous parler du cerne autour de mon bain, mais des grosses cernes que j'ai autour des yeux. (Je tiens à préciser que c'est propre chez nous - grâce à la femme de ménage - et que mes cernes se maintiennent à un niveau très acceptable. Ce sont des exemples, merci.) Je fais d'ailleurs la même distinction entre un bol de soupe et une bol de toilette. (Le rapprochement avec ce cas aurait dû me sonner une cloche, sans doute.)

Alors voilà. J'ai cru bon vous le dire. Au cas où.

Monday, October 09, 2017

Si je peux ajouter, j'ai battu mon record personnel ce matin en courant un autre 10K en 48:35, et ce soir, c'est mon premier texte qui est affiché sur TPL Moms. En résumé donc, youppi.
Parce que vous avez été patients (ben, sauf Mel!), aujourd'hui, je mets fin au suspense... et je vous annonce qu'après en avoir fait la demande officielle à l'Univers, j'ai participé à un appel de candidatures et je m'exporte officiellement! Vous avez peut-être deviné si vous avez remarqué la nouvelle section "On Tour" en bas à droite : je suis maintenant collaboratrice chez TPL Moms!

Au plaisir de vous y rejoindre!

Friday, October 06, 2017

Extrait d'un courriel reçu ce matin qui m'a fait vraiment très plaisir :

Quelle belle plume tu as! Sans parler de ton français impeccable. Je n'ai rien eu à changer, tout était absolument parfait.


Je ne vous révèle pas le contexte tout de suite - mais j'ai semé un indice il y a déjà quelques jours -, mais ça ne saurait tarder. Patience et longueur de temps...
La raison pour laquelle, même si je consacre beaucoup de temps et d'énergie à ne pas savoir ce que je veux, je ne peux pas changer d'emploi, c'est que j'ai ici des collègues qui me font régulièrement des compliments. Principalement Lali, comme je l'ai déjà mentionné et comme vous avec pu le constater hier, qui me répète régulièrement, à l'aide de qualificatifs qui varient constamment, que je suis tout à fait extraordinaire. De plus, j'ai un autre collègue qui me dit souvent qu'il aime ce que je porte.

Et vient tout juste de s'ajouter à mon équipe attitrée en matière de "maintien du personnel" une collègue à qui je suis allée remettre un dossier et qui s'est exclamée : Oh my goodness, you're wonderful!
Quote du jour, parce que j'ai le don d'être encourageante :

A : How's that file that I assigned you going?
Quartz : Not well. Mon cerveau fond quand j'ai des dossiers sur ce sujet-là.
Quand vous appelez votre concessionnaire qui a pris des mesures discutables au moment de réparer votre auto pour lui demander pour quelle raison il s'y est pris de même et que vous obtenez la réponse "c'est une bonne question", vous savez que vous tenez de quoi. (Mais tsé, dans la vie, quand vous décidez de ne pas respecter la Loi sur la protection du consommateur, faut vous assurer que la propriétaire de la voiture n'a pas étudié en droit. Autrement, tof shit.)

Ainsi, ces temps-ci, je me consacre à effectuer des appels de chialage dans mon milieu de travail cubiculaire. Parce que dans mon couple, je suis la Déléguée officielle en matière de chialage (Raiontzukai étant allergique aux conflits, qu'ils soient réels, éventuels ou anticipés) et que ça fait suer de toujours chercher un bureau fermé vide d'où téléphoner. Ici, je pourrais embarquer dans un paragraphe sur Workplace 2.0 et les successeurs dont j'ai entendu les échos, mais je vais vous donner un break pour le moment. Je disais donc : je chiale. La semaine dernière, l'heureux destinataire était le directeur de mon CPE.

Par conséquent, si vous avez du chialage à faire faire, faites-moi signe. Manifestement, c'est mon créneau du moment. Je vais élaborer mes tarifs dès que j'aurai trois minutes.

Thursday, October 05, 2017

Parce que vous avez tous besoin d'une amie comme Lali (dans le cadre d'une conversation sur les hormones et leur effet sur nos agissements) :

Quartz : Est-ce que je suis sexy cette semaine? Parce que j'ovule genre demain.
Lali : T'es toujours sexy.

Wednesday, October 04, 2017

Au bureau, Lali est responsable de la Campagne de charité en milieu de travail du gouvernement du Canada. Parce qu'elle trouve que je devrais m'impliquer, je lui ai piqué un ballon à l'effigie de la Campagne et je l'ai collé à l'entrée de mon bureau.

Un collègue s'est déclaré jaloux et est allé réclamer son propre ballon à Lali.

Quand je lui ai demandé si sa jalousie s'était calmée en conséquence, j'ai eu droit à la réplique suivante, qui démontre que les priorités masculines demeurent les mêmes, à tous âges, et que le mâle moderne considère des trucs vraiment moches comme des extensions de sa virilité :

En plus, mon ballon est plus gonflé que le tien.

Tuesday, October 03, 2017

I only just realized I can't even remember your full name.
A colleague of mine regularly offers chocolate, candy and other treats to everyone on the floor by just leaving the treats in a bowl on top of the cabinet in which he stores his files in. (To be perfectly honest, I have no idea what he really does store in that filing cabinet. And come to think of it, it would be much more entertaining if I were to decide it is, I don't know, sex toys. Anyways. I am saying "files" right now, but feel free to replace that word with any that you feel is more appropriate. And please let me know if you have a particularly good idea.) That filing cabinet is the one that stands in between my office and that of Petit Chiot. And you wouldn't think that would be a problem, as that specific colleague has been leaving treats there consistently ever since I started working here in 2012, and I've only moved to this particular office last year. Everyone should know who the treats are from, right?

Well, right. But you would be wrong to assume so.

The filing cabinet had been empty for a while - mostly because my colleague was on vacation - but chocolate materialized on it yesterday. Somehow, for reasons that are completely beyond me, a number of colleagues have stopped by my office to thank me for that chocolate. Another question that comes to mind is: why do people thank me and not Petit Chiot? Why do I seem to be the one who's most likely to give out chocolate, and what does that say about the way I (and Petit Chiot) are perceived around here?

And now I have been correcting everyone for two days in a row. And that's fine. But I've only just realized that if I ever do want to give out treats to my colleagues and leave them on that cabinet, everyone will assume they come from that other colleague.

Or, well, if five years (and possibly more) wasn't enough for things to sink in for them, maybe I'm wrong.

Maybe it means I really should bring chocolate with me to work. And, in order to add to the confusion, make it a point to do so on a day that my colleague leaves his own treats on the cabinet.

Monday, October 02, 2017

Je me dirige vers la cuisinette, au bout du couloir. Au même endroit, se préparant à sortir de la zone de travail par la porte située en face de la cuisinette, se trouve un nouvel employé à qui j'ai parlé pour la première fois la semaine dernière.

Je lui fais un signe de tête, il s'arrête dans le cadre de porte et attend que je sois à portée de voix :

"Quartz. Rapide comme l'éclair."

Comme je reçois beaucoup trop souvent ce genre de commentaire, je veux bien convenir que c'est moi qui marche particulièrement vite. Mais sérieusement, gang, vous marchez beaucoup trop lentement.

Wednesday, September 27, 2017

À l'épicerie :

Bout d'Chou (désignant l'article que je viens de déposer dans le panier) : Ça couches?
Quartz : Non, ce ne sont pas des couches. C'est pour maman.
Bout d'Chou : Couches maman?
Quartz : Non, ce ne sont pas des couches. Ça s'appelle des serviettes sanitaires.

Et vous pensez qu'il m'a écoutée, cet enfant-là?

Bien sûr que NON.

Ainsi, tout le temps que le paquet de serviettes sanitaires a traîné dans les marches en attendant que je l'amène à l'étage, suivi du temps où il a traîné sur le comptoir de la salle de bain en attendant que je le range dans l'armoire (ben oui, Raiontzukai laisse traîner les rouleaux de papier de toilette vides, moi, c'est les paquets de serviettes sanitaires), Bout d'Chou a répété envers et contre tous qu'il s'agissait de MES couches.

C'était vraiment plus insultant que je l'aurais cru à prime abord.
Parce que oui, dans la vie, faut chialer - vous savez que je le fais très bien -, mais faut aussi être reconnaissant quand les choses sont bien faites.

À l'immeuble où je travaille, les supports à vélo sont situés juste à côté d'une entrée, au fond d'une sorte de cour intérieure. Généralement, on y accède par le côté gauche de la cour, car le côté droit compte une volée d'escalier à monter (quoiqu'on peut utiliser la rampe pour handicapés), puis deux volées d'escaliers à descendre, pour rejoindre les supports. (Le milieu est occupé par une sorte de terrasse bucolique avec des bancs, qui prend toute la place et qui exige qu'on passe par des escaliers aussi.)

Il y a quelques semaines, j'ai été surprise de constater en arrivant au bureau que la cour intérieure était presque intégralement ceinturée par une méga clôture, signe que des travaux allaient être entrepris. Le merveilleux accès plat de gauche était bloqué par la clôture en question. J'ai donc dû prendre la rampe pour handicapés, puis descendre les deux volées d'escaliers avec mon vélo pour passer par la droite. Et monter les deux mêmes volées d'escaliers le soir pour quitter. Mettons que c'était pas tripant.

Mais dès le lendemain, la clôture avait été déplacée de façon à libérer l'accès de gauche. Hourra!

Le bonheur fut toutefois de courte durée, car quand je suis arrivée au bureau lundi, l'accès de gauche était de nouveau bloqué, et à voir la roche et le bulldozer qui se trouvaient derrière la clôture cette fois, la chose semblait inévitable­.

Je suis revenue sur mes pas pour prendre la rampe pour handicapés à droite, maugréant intérieurement sur les maudits escaliers à descendre, puis à monter.

MAIS.

Une fois arrivée au bout de la rampe, j'ai constaté quelque chose d'extraordinaire : les ouvriers nous avaient gossé des rampes à vélo pour les escaliers!

C'était lundi, et pourtant, ça continue de me rendre particulièrement heureuse.
The voice. It's ever so inconstant, always unannounced, but it leaves deep imprints when it does speak.

It remains silent for months, years at a time. Most of the time, I don't think about it. But sometimes, I remember and I miss it.

Then it speaks. And my rational side doubts it. Everytime. The words must be projected from somewhere, from someone. Most likely, me. Right?

Except that, that sort of unsettling truth couldn't possibly come from me. I couldn't project truth that I am unaware of, could I?

Tuesday, September 26, 2017

Je viens de recevoir une énième preuve du fait que, franchement, ma vie professionnelle ignore totalement comment se dérouler autrement que de façon extraordinaire. Ou qu'elle ignore que la médiocrité et l'échec existent. Ou qu'elle est perfectionniste au point de se refuser à tout ce qui n'est pas excellence pure et simple. Je sais pas trop comment expliquer ça. Un jour, j'essaierai de démêler le tout, parce que ça me jette par terre chaque fois.

Ya aussi l'univers qui est particulièrement à l'écoute de mes besoins quand je m'y prends de la façon qui est, manifestement, la bonne. Ça aussi, c'est incroyable. Faudra que je la mette à l'essai pour régler des vrais problèmes, style la faim dans le monde.

Je ne peux pas vous en dire plus pour l'instant. Mais ça viendra.

Monday, September 25, 2017

What it is, is like it always is, Elaine. I don't want what I want and I want what I don't want. And to complicate it even more right now, I don't know what I want or don't want.(Ally McBeal)

Friday, September 22, 2017

I stayed home from work yesterday to take care of Bout d'Chou, who seems to have caught some kind of stomach bug.

We thought he was better this morning, but Raiontzukai called me seconds after I had set foot into my cubicle - litterally; I had not even sat down yet - to tell me symptoms had resurfaced.

As I unlocked my bike from the employee bike rack to go back home, this man, who was locking his own bike on the same rack, looked at me and said: I like your work hours.

Monday, September 18, 2017

There is a "Superhero Event" going on in a nearby building. I don't know what it's about, and I only heard about it because I happened to pass that specific building on my way to the pharmacy just now, and saw this guy (or, I guess, a person I assumed was male) wearing a Spiderman costume standing outisde the building and giving high-fives to everyone.

And then, I saw three grown men approach Spiderman and ask to take a picture with him.

Clearly, childhood fantasies die hard.

Sunday, September 17, 2017

Oh, and before I forget, today I ran my goal 10K in 48:54 minutes. I was the 47th woman to finish, 8th in my age category.

If you're not sure: yes, I do rock.
Quand le cerveau et la langue fourchent en même temps -

Raiontzukai : Je vais mettre du piment dans ton soirée.

Friday, September 15, 2017

Quartz se fait bitcher chez MEC

Hier matin, je me prépare à partir de la maison à vélo. Je place donc mon casque sur ma tête, devant le miroir de la salle de bain, et je constate qu'une de mes straps ne tombe pas de façon tout à fait droite le long de mon oreille. Je suis un peu obsessive, alors je décide d'ajuster la strap en question. Pour débloquer la strap et en modifier l'ajustement, je dois tirer sur un petit bout de plastique rose situé sur la "clip". Or, lorsque je le fais, un autre petit bout de plastique qui forme la clip brise et me tombe dans la main.

J'ai acheté ce casque-là le 3 octobre dernier! Ça fait donc onze mois uniquement - et le casque n'a pas servi de l'hiver. Je ne suis pas contente. De quel genre de matériel cheap ce casque-là est-il fait pour briser comme ça après à peine quelques mois d'utilisation?

Heureusement, je sais que MEC offre une super garantie sur les produits vendus. En plus, ils offrent pour les casques de cette marque une garantie de remplacement en cas d'impact. Je me dis donc qu'ils se feront un plaisir de me remplacer ce casque qui fait si manifestement défaut.

Mais NON. Après avoir constaté que ma clip ne se remplaçait pas, la fille du service à la clientèle de MEC me dit simplement que ce bris n'est pas couvert par la garantie, qu'il s'agit d'usure normale, car "du plastique, ça ne brise pas tout seul." (Affirmation qui me trouble, parce que selon mes observations des 34 dernières années, briser tout seul m'a toujours semblé être une des caractéristiques principales du plastique.) Selon elle, donc, il est arrivé "quelque chose" au casque qui a affaibli le plastique et a fait en sorte qu'il brise hier matin.

Insultée de me faire accuser d'avoir brisé mon casque et d'essayer de faire passer ça sur la garantie, je lui réponds que, compte tenu de la garantie de remplacement, si mon casque avait subi un impact, je ne serais pas en train d'essayer de lui faire croire que ce n'était pas arrivé. Oh, affirme-t-elle, je ne crois pas qu'il y ait eu un accident. Ça a pu être n'importe quel petit choc - par exemple, tu aurais pu marcher dessus. Euh, non.

Je répète qu'il n'est rien arrivé à ce casque et qu'à mon avis, c'est plutôt un cas de matériel défectueux. La fille appelle un superviseur, qui m'explique tout de go que la garantie ne s'applique pas à tout ce qui est "overuse, misuse ou wear and tear". Je sais, que je lui dis, mais je ne crois pas que ça s'applique ici. J'ai le casque depuis moins d'un an. Si je l'avais eu deux ans, je ne serais pas devant lui à me plaindre de la qualité du produit.

Je vais faire une exception pour cette fois et appliquer la garantie, concède le superviseur qui, pour compenser, décide de me bitcher à mots à peine couverts. La prochaine fois, on ne sera pas aussi conciliants avec moi, car "in our spirit of cooperation with our members, we treat each other fairly." Comprendre : tu as brisé ton casque et tu me mens en pleine face. Il ajoute que le casque demeure sécuritaire (ce que je ne savais pas, je dois dire), et que je pourrais facilement faire une petite réparation de fortune avec un élastique, du tape ou autre chose. En effet, "most people would fix things" au lieu de faire appel à la garantie. Comprendre : en plus d'être menteuse, t'es franchement pas débrouillarde.

Donc, manifestement, en plus d'être supposée savoir que la sécurité du casque n'était pas compromise par le bris, je suis également supposée savoir comment me gosser de quoi pour le réparer. Si vous n'êtes pas du genre manuel, vous n'avez rien à faire chez MEC faut croire. Et franchement, si la fille m'avait dit : "je ne peux pas remplacer ta clip, mais le casque demeure sécuritaire, alors voici comment tu pourrais la réparer.", ça m'aurait suffi. Mais elle m'a plutôt dit : "je ne peux pas remplacer ta clip, alors désolée, je ne peux rien faire pour toi."

Je le remercie pour tous ses bons mots et il me laisse avec l'employée qui effectue le remboursement.... Or, quand j'ai commandé mon casque, j'en ai commandé un identique pour Steph. Chaque casque coûtait 35$, pour un total de 70$. Quand l'employée applique le remboursement, je constate qu'elle me rembourse 79$. Je lui dis donc qu'elle est en train de me rembourser deux casques plutôt qu'un seul. Et vous savez quoi?

ELLE M'A ENCORE OBSTINÉE.

On a perdu cinq bonnes minutes, elle et moi, entre son ordinateur qui indiquait une transaction de 70$ et les documents que j'avais imprimés qui montraient clairement une quantité de "2" et un prix à l'unité de "35". Non mais, je vais tu la fermer, ma gueule, la prochaine fois? Câline. Je viens de passer 10 minutes à discuter avec toi et ton superviseur, vous avez conclu que je suis une menteuse et une profiteuse qui veut faire appliquer la garantie pour de l'usure normale, et là, tu penses que je réclame uniquement la moitié de l'argent qui m'est dû??? C'est vraiment ça, ton raisonnement logique?

Au bout de ces cinq minutes de gossage-là, elle a fini par voir que j'avais raison et par me rembourser le bon montant avec un air bête. Enfin, le bon montant, faut le dire vite : comme j'avais commandé mon casque en ligne, j'ai payé à l'achat les taxes du Québec. Comme je l'ai retourné en Ontario, on m'a remboursé la TVH, qui est inférieure. J'ai donc perdu genre 1$.

Ensuite, je suis allée me choisir un nouveau casque que j'ai payé 48$, histoire de perdre encore au change.

J'aimais beaucoup MEC jusqu'à hier soir, mais bon, faut croire qu'ils sont pas mieux que les autres. Ça faisait quand même longtemps qu'une entreprise ne m'avait pas traitée de menteuse - je devais être due.

Thursday, September 14, 2017

Revising a file on paper, I changed a sentence to make it sound better.

I paused, and thought of another way to convey the idea. I erased my first changes, and then realized there was a problem with my new suggestion.

And before I started to re-write my original suggestion, my first thought was "ctrl+z".

I think it means I should just leave.
Bout d'Chou aime les zippers. Évidemment, pour un enfant de deux ans, c'est tripant, jouer avec ça.

Ainsi, chaque fois que je porte une veste zippée, Bout d'Chou vient vers moi et la dézippe en affirmant : "Maman chaud."

Mon fils sera un agresseur.
Échec de la journée : passer une journée de marde, décider de diner pour manger ses émotions, et se rappeler que le diner en question est constitué de quinoa et d'une salade.

Wednesday, September 13, 2017

Coco : Maman? "Gyrophare", c'est quoi en anglais?
Quartz : Euh... sais-tu, je sais pas.
Coco : Va falloir demander à Papa.
Quartz : Bonne idée.
Coco : Oui. Parce que Papa, il est plus grand que toi.

Tuesday, September 12, 2017

Je ne crois pas aux absolus.

J'ai peut-être tort, remarquez bien. Mais si vous vous fondez sur des absolus, sur des généralisations - et qui ne le fait pas? -, vous allez me tomber sur les nerfs.

Je ne suis sans doute pas bien différente, puisque je vois mal comment on pourrait fonctionner sans absolus.

Reste que, à mon sens, des absolus, ça n'existe pas.

J'ai jamais dit que j'étais logique.

Monday, September 11, 2017

Just so you guys know, I will be running my first 10K of the year - make it my first 10K in five years - next weekend and because Paula says I can run it in 48 minutes, I will be attempting to run it in 50 minutes.

I will keep you posted.

Friday, September 08, 2017

Ce matin, alors que je sortais pour me rendre au travail après avoir fait la tournée de bisous quotidienne :

Quartz : Bonne journée!
Coco : Maman, est-ce que tu vas revenir dans la maison?
Quartz : Non, je pars travailler.
Coco : Mais Papa a pas eu de bisou.

(For the record, c'était pas vrai. Raiontzukai avait eu son bisou comme les autres, mais Coco était trop occupé à s'obstiner avec Bout d'Chou pour s'en rendre compte.)
I guess I'm an underwater thing
I'm liquid running
There's a sea secret in me
It's plain to see, it is rising
But I must be flowing liquid diamonds


I have been fucking overflowing, or on the verge of, and there are days I can't even see it.

Thursday, September 07, 2017

Ce matin, parce que je fabrique manifestement des enfants qui sont incapables de vivre autrement que collés à moi, en plus de ne pas savoir, à l'évidence, se tenir droits, puisqu'ils ne font que se suspendre à moi jusqu'à ce qu'un accident survienne, c'est Bout d'Chou qui est tombé sur mes orteils de toutes ses 28 livres (lesquelles, je vous le rappelle, en conséquence de l'accélération, en valaient davantage lors de leur brutal arrêt). Ça n'a pas fait du bien, je n'étais pas contente, alors j'ai lâché les mains de Bout d'Chou (qui, compte tenu de son incapacité à se tenir, s'est contenté de faire l'étoile sur le plancher) en lui disant d'arrêter de se suspendre après moi, qu'il m'avait fait mal, et je me suis rendue dans la cuisine pour me calmer et lâcher un sacre du bout des lèvres.

Coco est arrivé en courant du salon : "Maman? As-tu dit tabarnak?"
Aussi digne de mention : ce matin, quand je suis sortie de chez moi pour me diriger vers l'arrêt d'autobus, une dame d'une soixantaine d'années marchait dans la rue. Elle se déplaçait plus lentement que moi - comme la majorité de la population - et j'ai entrepris de la dépasser. Elle s'est tournée vers moi pendant le processus. Je lui ai souri. Elle s'est exclamée : "Vous marchez vite!"
Vous serez heureux d'apprendre que, dans le cadre du ramassage pré-passage de la femme de ménage (rimes gratuites! rimes gratuites! qui en veut?), Raiontzukai a bien fini par faire débarrasser le rouleau de papier de toilette vide du rebord de la fenêtre. Il y est donc demeuré une semaine et demie. C'est quand même honorable.

Wednesday, September 06, 2017

Il y a deux semaines, Raiontzukai a fini un rouleau de papier de toilette. (Hein que vous sentez déjà que ce billet vous renversera de sa pertinence?)

Lorsque je suis revenue à la maison le soir même, le rouleau vide était toujours sur le comptoir de la salle de bain, comptoir sous lequel se trouve le sac destiné au compost qui devrait être la destination finale dudit rouleau.

C'était le vendredi. (En fait, c'était au moins le vendredi. J'ai fini par perdre le fil du temps dans les jours suivants et, pour les besoins de l'expérience en cours, j'ai déterminé que le point de départ de la chose serait le vendredi.) J'ai attendu un peu, et le lundi soir, j'ai demandé à Raiontzukai si nous devrions commencer à faire des plans pour ce rouleau - faisait-il maintenant partie de la famille? ferait-il des études? devrions-nous lui ouvrir un REEE?

Non non, m'a assuré Raiontzukai. "Je vais le jeter."

Raiontzukai est parfait, je le dis souvent. Qu'il ait l'intention de jeter le rouleau, je n'en doute pas une seule seconde. Qu'il le fasse? Ça, c'est moins sûr.

Le lendemain matin, j'ai constaté que Raiontzukai avait commencé à prendre des mesures à l'égard du rouleau vide : il avait arraché le mini-restant de papier de toilette qui y était demeuré accroché et l'avait déposé sur le rebord de la fenêtre.

C'est là que j'ai su que c'était le moment de lancer une expérience scientifique. Parce que chez nous, par magie, lorsqu'on (je dis "on", mais je pourrais dire "Raiontzukai") met quelque chose sur le rebord de la fenêtre de la salle de bain, la chose en question devient SOUDAINEMENT INVISIBLE. Oui oui. Je vous le dis. Autrement, comment expliquer les nombreux jours qui s'écoulent avant qu'elle ne quitte pour sa prochaine destination?

J'ai donc décidé d'attendre le temps qu'il faudrait pour voir combien de temps le rouleau passerait sur le rebord de la fenêtre. Lorsqu'est arrivé le jeudi suivant, comme je le disais, j'ai commencé à perdre un peu le fil. J'ai donc posé comme hypothèse que le rouleau avait atteint la fin de sa vie utile le vendredi précédent et, pour éviter de reperdre le fil (qui a le mommy brain solide vous croyez?), j'ai inscrit "25 août" sur le rouleau. Puis je l'ai replacé sur le rebord de la fenêtre.

Nous sommes aujourd'hui le 6 septembre, et le rouleau est toujours là. Or, demain est jour de visite de la femme de ménage. Ça fait donc plusieurs jours que je me demande quelle mesure prendre pour que le ménage ne contrecarre pas mon expérience - car la femme de ménage risque fort de jeter le rouleau vide.

J'ai envisagé d'écrire à la femme de ménage pour lui demander de ne pas le faire, mais j'éprouve une certaine réticence à lui démontrer à quel point je suis bizarre. Par conséquent, je crois bien que je vais cacher le rouleau hors de vue demain matin et le remettre sur le rebord de la fenêtre à mon retour du bureau...

À suivre.

Tuesday, September 05, 2017

L'autre jour, je racontais à une collègue que j'avais décidé de prendre part au processus de dotation qui a résulté en mon embauche ici parce que "j'avais pas le choix". En effet, il s'agissait d'un poste qui représentait mon ultime objectif de carrière, je satisfaisais aux critères de sélection et ce genre d'ouverture est rare. Je n'avais pas envie de quitter mon emploi d'alors, mais j'ai participé au processus parce que l'occasion était trop belle et que je m'en voudrais, plus tard, si je ne le faisais pas. Ma collègue a été très suprise, et un peu amusée, par le fait que j'aie considéré que je n'avais pas le choix. Moi, ce qui m'a surprise, c'est qu'elle soit surprise.... parce que vraiment, il me semblait - et il me semble toujours - que "j'ai pas le choix" constitue une raison parfaitement valide d'agir! J'ai fait des tas de trucs parce que "j'avais pas le choix", comme m'inscrire au programme coop à l'Université et déménager en Outaouais.

C'est peut-être simplement ma façon à moi de me sortir de ma zone de confort sans trop réfléchir. Reste quand même que je croyais que tout le monde fonctionnait un peu comme ça. La réaction de ma collègue m'a fait comprendre que ce n'était pas le cas, et je suis vraiment prise de court...

Friday, September 01, 2017

Coco : Maman, le camion qui transporte Flash McQueen, il s'appelle comment?
Quartz : Il s'appelle Mack.
Coco : Notre auto à nous, elle s'appelle comment?
Quartz : ... Cindy.

Le jour où j'ai nommé mon auto, je m'attendais vraiment pas à ce qu'un jour, mon enfant de 4 ans puisse le claironner à la garderie.

Thursday, August 31, 2017

As you may or may not have forgotten, last winter, I discovered that Coco and I have the same head size.

Recently, I made a trip to the clothing store to get fall and winter gear for the kids - because yes, when you enter the world of parenthood, you realize that August is the moment to shop for fall and winter gear, and that come October all stores will have run out. This in itself is extremely frustrating - especially on that night when your toddler outgrows his boots or comes home with a dying mitten in December.

But anyways.

I went to the store alone, so I made sure to bring toques and mittens that we already had at home and that still fit so I could make sure to get the missing gear in the appropriate sizes. (One day, I will tell you about the time Raiontzukai had to go to the store three days in a row in order to buy water shoes for Coco.) It's a trick that works really well, but when came the time to find a toque for Coco, I couldn't seem to decide between sizes. And of course, the toque I had brought was the one that fits me to a T.

So yes. I grabbed the new toque in two sizes, found a mirror, tried on Coco's toque and then sucessively tried on the other one in the two sizes, so I could figure out which fit the most like the old one.
Je vous ai présenté, le mois dernier, ma nouvelle montre GPS, une Polar M200 - appelons-la donc Paula.

Quand j'ai commencé à courir avec Paula, j'ai découvert que Polar a mis au point un certain Running Index, calculé d'une façon un peu obscure à partir de ma fréquence cardiaque et d'autres données sur ma course. Cet indice-là permet à ma montre de me dire en combien de temps je devrais, en m'entraînant adéquatement, arriver à parcourir certaines distances : 5 kilomètres, 10 kilomètres, un demi-marathon, un marathon.

J'avais des doutes, mais les temps que Paula me donnait pour le 10K et le demi-marathon correspondaient pas mal à mes meilleurs temps pour ces distances. Il y avait donc une certaine crédibilité à accorder à ce running index... mais le temps pour le 5K, lui, ne cadrait pas. Je n'avais jamais réussi à courir 5 kilomètres en moins de 26 minutes, et Paula soutenait que je pouvais le faire en moins de 25.

Ce n'était pas très surprenant, à vrai dire, car je deviens, quand je cours, un peu princesse. Autrement dit, j'ai besoin d'être confortable. (Bon, je suppose que les vraies princesses, elles, ne courent pas du tout, mais j'ai besoin d'une métaphore, alors passons.) Ainsi, je suis capable de courir longtemps, mais pas trop vite. Sauf que pour un 5 kilomètres, hé bien, on n'a pas le temps d'être confortable. Il faut courir vite dès le départ.

Je n'avais donc pas le choix : il fallait que j'essaie de courir un 5K en 25 minutes.

Je me suis trouvée une course qui fittait dans mon horaire de présidente - oups, de mère de famille - et c'est ainsi que, samedi, je me suis présentée à une pride run qui en est à sa deuxième édition seulement. L'ancienneté de la course n'a généralement pas grand impact sur l'expérience, la seule différence notable étant un nombre de participant moindre. Et ça, je m'en fous - j'étais là pour battre un record personnel, vous vous en souvenez?

J'ai quand même été saisie par le petit nombre de particiant - nous étions 140, ai-je appris par la suite. Ici, je dois m'arrêter pour accorder une mention spéciale à la fille qui, étant demeurée habillée en long alors que nous attendions le lancement de l'événement, s'est animée lors du dernier appel pour le sweat check. Je ne faisais pas trop attention à elle, j'avais simplement remarqué qu'elle portait des pantalons et un chandail à manches longues. Puis, soudainement, elle portait des shorts et... euh... deux colliers à fleurs colorées style hawaïen. Les colliers cachaient presque l'intégralité de son torse, mais on apercevait quelque chose de multicolore en-dessous. Un bikini, un top de sport? Non - car lorsque la fille en question m'a fait dos pour déposer son sac au sweat check, j'ai constaté que son dos était entièrement nu. J'étais plus que curieuse, vous vous en doutez, mais je ne voulais quand même pas la fixer, alors la seule conclusion à laquelle je suis parvenue, c'est qu'il devait s'agir de physio tape multicolore. Auquel cas c'est vraiment une bonne idée, mais j'aurais franchement pas voulu être à sa place au moment de le retirer. Quoique, je dis ça, mais j'ai jamais porté de physio tape, alors ça s'enlève peut-être plus facilement que je le pense...

J'ai perdu la fille en question de vue lorsque nous nous sommes tous dirigés vers la ligne de départ, et je me suis concentrée sur la tâche à accomplir. Quand a retenti le signal du départ, je me suis lancée à corps perdu, et après la première moitié du parcours, j'ai revu mon objectif : selon le rythme que je soutenais, il me semblait réaliste de terminer le 5K entre 23 et 24 minutes...

Finalement, j'ai franchi la ligne d'arrivée, juste derrière la fille au physio tape, en 23:45 minutes (temps officiel 24:01, je vous expliquerai si ça vous intéresse)! Force m'était d'avouer que Paula avait eu raison. J'étais super contente, et en m'avançant vers les bouteilles d'eau, j'ai entendu un petit monsieur, fiche à la main, affirmer à un autre homme : "We're waiting for third."

En temps normal, j'aurais fait mes étirements, bu de l'eau, et je serais retournée chez moi - je devais rejoindre Raiontzukai à une fête d'enfants, vous vous souvenez? Mais cette phrase m'a intriguée, et comme j'avais clairement suivi le peloton de tête pendant la course, j'ai décidé de rester pour voir si, par hasard...

Et OUI! Mesdames et Messieurs, votre Quartz préférée a terminé au troisième rang chez les femmes! Complètement prise de court, je me suis vu remettre une médaille de fortune et une petite pâtisserie, et j'ai participé à la mini-séance de photo des vainqueurs.

Alors voilà, j'ai officiellement réussi à monter sur un podium. J'envisage donc d'abandonner la jurilinguistique pour me consacrer toute entière à une carrière olympique.

Wednesday, August 30, 2017

Pendant ma course, lundi, j'ai traversé une intersection juste devant une voiture de Google. Vous savez, le type qui sert à prendre les photos pour Streetview?

Je risque donc fortement de paraître, dans toute ma moiteur, dans la prochaine mise à jour Streetview de ma ville.

Si vous êtes gentils, je vous donnerai le nom de l'intersection.

Thursday, August 24, 2017

J'haï ça, avoir une femme de ménage.

Je sais, je sais. Il y a quelques mois, je ne voyais rien de plus génial, mais là.... câline, je trouve que c'est du trouble sur les bords.

Le soir, la veille de son passage, en plus de toutes les tâches qu'on se tape une fois les enfants couchés - couches à plier, repas à cuisiner, liste d'épicerie à élaborer, linge à laver, alouette! -, il faut ranger les jouets qui traînent, faire la vaisselle pour débarrasser les comptoirs et ramasser un peu nos traîneries. Pis des traîneries, je vous l'avoue sans complexe, depuis qu'on a des enfants, on en accumule à une vitesse effroyable. J'en suis rendue à classer mes traîneries en piles en fonction de la fin visée - à monter, à descendre, à ranger dès que je saurai youssé que je pourrais ben ranger ça, à conserver jusqu'à tel événement, etc.

Pis là, la femme de ménage passe. À mon retour à la maison, mes piles sont empilées les unes par-dessus les autres - parce que la pauvre, elle essaie de nettoyer ma maison sous toutes ces piles! - et je retrouve plus mes trucs. De nouvelles piles ont été crées à des endroits qui me paraissent inusités. Je dois replacer les caméras du moniteur dans les chambres des enfants parce que soit les caméras, soit les lits, soit les deux, ont été déplacés. Je dois aussi replacer les chaises berçantes, qui sont immanquablement installées selon un angle qui garantit que je vais les enfoncer dans le mur si je m'assois dedans. Ce soir, j'ai consacré cinq minutes à essayer de comprendre pourquoi mon téléphone sans fil ne fonctionnait plus, avant de découvrir que la femme de ménage avait malencontreusement éteint la barre d'alimentation sur laquelle il était branché.

Rien de majeur, non. Je sais bien que la pauvre femme de ménage doit déplacer les trucs pour faire le ménage et qu'en fait, c'est impressionnant qu'elle déplace les meubles pour bien faire son travail. Et c'est pas que je ne veuille pas me ramasser pour lui simplifier la vie avant son arrivée, ni que je sois une espèce de control freak ayant un urgent besoin de thérapie. Le problème, c'est pas que je suis trop occupée pour me ramasser, ni que les choses ne sont pas placées exactement comme elles devraient l'être à mon retour. Non - le problème, comme ça l'est souvent, c'est l'accumulation.

Après plusieurs mois, je suis à boutte du ramassage pré-ménage, surtout les soirs où il y a lieu vers 21h parce que Coco s'est relevé pour aller passer 20 minutes sur la toilette en me racontant sa journée et qu'ensuite je suis descendue pour aller décrocher le linge propre de la corde à linge, plier une brassée de couches et établir le menu de la semaine. À boutte de chercher ma demande de passeport, avec mes photos, que j'avais laissée sur une marche des escaliers en attendant d'aller la porter au bureau des passeports. À boutte d'ouvrir le moniteur une fois Bout d'Chou couché pour découvrir que j'ai oublié de replacer la caméra et que je lui vois juste un bout de pied sur l'écran. À boutte de ne plus trouver la barrette que je laisse sur ma table de chevet, sachant qu'elle réapparaîtra magiquement dans deux, ou quatre, semaines.

Faque c'est ça. C'est du first-world problem dans toute sa beauté, mais câline, j'haï ça, avoir une femme de ménage.

Une maudite chance qu'elle fait mon ménage.
Petit Chiot and I share an eraser for our dry-erase boards. The boards and the eraser rest on a cabinet that stands in between our offices. At some point this morning, the eraser vanished. I asked Petit Chiot if he knew what had happened to it, and he said he had seen a colleague from another floor, who had been moving furniture around earlier, come near the cabinet, so maybe she had taken it by mistake.

I went to our copy room, where we keep all office supplies, and could not find another eraser. I walked around a bit and found a nearly torn-apart eraser on a nearby cabinet. It looks horrible, and I don't even know if it was ours, but I took it because well, we need an eraser.

Petit Chiot noticed the return of the eraser, so he stopped by my office to enquire about its whereabouts, and this led to my Quote du Jour:

Quartz : The only problem is, did you see what it looks like? People will think we tortured an innocent eraser. I mean, what does it say about us?
Petit Chiot : Well, nobody will mess with us.
Vous avez sans doute entendu parler des déboires du nouveau système de paie du gouvernement fédéral, Phénix.

Je n'en ai pas parlé parce que j'ai franchement pas de quoi me plaindre par comparaison avec d'autres, mais évidemment, j'écope moi aussi. J'ai mis deux mois à être payée à mon retour de congé de maternité et mon salaire est inférieur à ce qu'il devrait être depuis deux ans. Rien de majeur, évidemment, mais quand même.

Le plus frustrant, dans l'histoire, c'est vraiment que quand on se donne le trouble de téléphoner au Centre de paie, on constate qu'on ne peut parler qu'avec des pauvres petites personnes qui ne font que répondre au téléphone et qui ne connaissent manifestement rien à la rémunération. Ya jamais personne qui m'a aidée là.

Ou plutôt, personnellement, le plus frustrant, c'est de recevoir un message qui m'accuse de n'avoir pas transmis, en mai 2016, un document qu'on ne m'a pas demandé, mais que j'avais de toute façon transmis en mai 2015, en affirmant que pour cette raison, on est incapable de me verser une partie des sous qu'on me doit. Un message qui me demande donc de transmettre ledit document - auquel je n'ai plus accès, mais ça c'est une autre histoire - accompagné d'un putain de formulaire, que je dois remplir à tâtons parce que j'ai franchement aucune espèce d'idée des dates et des catégories pertinentes, c'est LEUR JOB! Mais si je n'indique pas des dates et des catégories, mon message me revient non traité pour cause de formulaire non rempli. Sacrament. C'est EUX qui veulent que je leur envoie de quoi. C'est pas moi! Prenez donc mes documents pis FAITES VOTRE PUTAIN DE JOB.

Wednesday, August 23, 2017

Coco, qui m'explique en lyrant pourquoi il ne peut pas manger son assiette : Mais c'est parce que j'aime pas ça, le maïs qui goûte pas le blé d'Inde!
Bon. Raiontzukai a déclaré que je devais me pointer à la fête d'enfants après mon 5K.

Pour l'instant, je boude.

Monday, August 21, 2017

Parce que je ne fais rien d'autre ici que me répéter indéfiniment - faites l'expérience, d'ailleurs, si vous voulez vous faire passer toute impression que vous changez ou évoluez en tant que personne, tenez un blog pendant 15 ans et constatez à quel point vous demeurez la même -, je vous le dis encore : je n'aime pas le monde. Je le savais bien avant de tomber enceinte, mais avoir des enfants, quand on a ce genre de personnalité, c'est vraiment pas optimal, parce que ça ne fait que décupler le nombre de personnes avec qui vous devez interagir ainsi que les occasions où vous devez le faire. Autrement dit, l'enfer.

Pour préciser un peu, c'est pas tant que j'aime pas le monde. C'est juste que j'ai des exigences. Et des incapacités. Donc entre vous et moi, il faut que ça clique. Parce que quand ça clique pas, je suis mal à l'aise longtemps, et c'est désagréable pour tout le monde. (Ou en fait peut-être pas. Mais c'est assez désagréable pour moi pour que j'aie l'impression que ça l'est aussi pour les autres.) Je suis mal à l'aise parce que souvent, je deviens partiellement Asperger et je vous comprends vraiment pas.

Voici mon plus récent exemple - parce que oui, cette trop longue introduction m'amenait en quelque part : à deux maisons de chez nous habite une jeune famille, un couple avec une petite fille de l'âge de Bout d'Chou. Ils avaient déjà averti Raiontzukai, délégué familial officiel en matière de voisinage, il y a quelques mois, qu'ils nous inviteraient sans doute à la fête de leur petite fille, histoire d'avoir des enfants sur place. Chose promise, chose due : ils sont venus nous apporter l'invitation tantôt. Mais surprise : la fête est donnée pour deux petites filles. Aucun problème, vraiment, sauf que l'autre petite fille, on n'a aucune idée de qui il s'agit. Aussi, la fête est samedi, et nous sommes lundi soir. À la lumière de ces deux éléments, on se demande donc quelles sont les attentes en ce qui concerne les cadeaux? On ne peut pas arriver avec un seul cadeau, mais on ne peut pas vraiment arriver sans cadeau, non?

Cela dit, il s'adonne que je cours un 5 kilomètres samedi, une course qui commence exactement à la même heure que la petite fête. Donc, à défaut de m'épargner la torture mentale relative au(x) cadeau(x), je pourrai au moins m'épargner le stress d'arriver là-bas avec lesdits cadeaux en espérant m'être conformée de façon suffisante aux normes sociales applicables. (Parce que oui, sans doute que je pourrais me pointer là-bas à mon retour. Mais je suis franchement beaucoup trop gênée pour le faire, alors je vais m'assumer et ne pas faire semblant d'en avoir l'intention...)

Thursday, August 17, 2017

L'été amène, par vagues, chez nous, des invasions de mouches à fruits. Quand ça arrive, j'utilise un truc classique pour nous en débarrasser : je verse du vinaigre de vin rouge dans un petit bol, que je recouvre d'une feuille de saran wrap dans laquelle je perce quelques trous. Si vous l'ignorez, ça fait que les mouches peuvent entrer, mais non sortir, et qu'elles viennent finir leur vie dans le vinaigre de vin rouge. C'est quand même pas si mal, comme fin.

Ça n'empêche pas que, chaque fois que je jette un coup d'oeil dans le bol et que je vois une mouche à fruits en train de nager, je me sens vraiment coupable.

Wednesday, August 16, 2017

C'est drôle, parce que des fois, on dirait que c'est toi qui as eu le plus de peine. Ou le plus longtemps.

Des fois, on dirait que c'est toi qui as été enseveli sous toute la nostalgie, tous les souvenirs, tous les déclencheurs. Des fois, on dirait que c'est toi qui n'as plus su passer à autre chose, toi qui as été incapable de te détacher.

Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais été piétiné, toi qui avais eu mal. Des fois, c'est comme si c'était toi qui avais volé en éclats en te faisant nier toute ta valeur.

Des fois, c'est comme si tu étais pris, figé dans le temps, comme si tu vénérais une image, rendue quasi-parfaite par les années écoulées, même si elle ne correspond à aucune réalité.

Des fois, c'est comme si le processus n'avait jamais pris fin, pour toi. Comme si tu n'étais jamais arrivé à tout digérer, pour enfin tout oublier.

Des fois, c'est comme si tu ne tolérais pas ta propre insignifiance, l'instabilité de ta place et de ton rôle, la masse dans laquelle on se perd tous.

Des fois, c'est comme si tu aimais ça, te plonger dans des illusions, inventer des impossibilités, te créer des regrets, t'accrocher à des absences. Pour faire beau et poétique, pour t'écouter et t'en faire accroire. Et faire semblant. Peut-être parce que le faux se gère mieux que le vrai.

C'est drôle.
The boss of another team that works on my floor is touring all the offices to introduce everyone to two new employees.

When she got to me, she did not tell the new employees what I do, but she did tell them: "She can be bratty."

This is a lady whom I joke a lot with and who comes directly to me when she has an important email to send, so I know she has respect for my skills. And it was a joke. And yes, a funny one, at that.

I've said recently that I generally like to keep the organizational hierarchy in mind, and this is a great example why; although that lady clearly didn't realize it, such an introduction can only serve to undermine a person's credibility - my credibility. And believe me, credibility is something you have to work for when you're the youngest member on your team, have left for two mat leaves in a short period of time and like to make jokes.
Raiontzukai : Le cabinet du médecin a appelé pour confirmer le rendez-vous de Coco.
Quartz : D'accord. C'est bien à 9h20?
Raiontzukai : Je sais pas. J'ai tenu pour acquis que tu le savais.
Mom came to visit last weekend, with my godmother. I was out for a run when they arrived - because they generally get to our place towards the end of naptime -, so the topic of running was discussed a bit.

It seems to have had a great impact on Mom who, at age 65, has freaking started run-walking this week.

Color me impressed.

Tuesday, August 15, 2017

Assymetry


'Cause I'll tell you this, love more than anything else is about respect! And the way you just described me, the way you think I am? That wasn't respect!
(Ally McBeal)

The disappointment.

And, maybe mostly, how it managed to sneak up on me.

The sudden realization that to you, I just might be little more than a doll, or a clown.

At first that seemed irreconciliable with that overall undeniable affection you're also emitting. But it's not.

It's a contradiction that is but apparent; it's just an imbalance. Some sort of gap.

It doesn't mean that you have no - or even little - consideration for me. You are reciprocating; we're just not on the same level. I don't even think you realize it.

I guess that's just the nature of human relationships - they really can hardly ever be expected to be symetrical.

I thought you could see beyond the facade. But maybe you never bothered.

Friday, August 11, 2017

Somehow I had forgotten how frustrating it can be when you just can't seem to find the angle, the words or the structure that work.

Thursday, August 10, 2017

Deux de mes principales caractéristiques personnelles sont les suivantes : je n'aime pas le monde, et je n'ai pas une bonne mémoire des visages. (En fait, maintenant que j'y songe, c'est peut-être la première qui est à l'origine de la deuxième, mais passons.)

Ainsi, je connais très peu mes voisins. Mis à part mes voisins de gauche et mes voisins de droite, je ne reconnaîtrais sans doute pas dans la rue les autres voisins avec qui j'interagis parfois, principalement par l'intermédiaire de salutations lorsqu'ils sont sur leur terrain.

C'est comme ça que, ce matin, lorsque j'ai immobilisé mon vélo à une lumière rouge, derrière deux autres cyclistes, j'ai été très étonné quand l'un d'eux s'est tourné vers moi et s'est exclamé : "Hé, c'est la voisine, ça!" Sa femme s'est tournée vers moi : "Hé, ben oui!" Et moi, vous pensez que j'avais la moindre idée de qui il s'agissait? Absolument pas. Après que la dame ait confirmé le nom de ma rue, il a commencé à me sembler avoir déjà vu l'homme quelque part. J'ai donc une vague idée de quels voisins il s'agit. Mais jamais je les aurais reconnus. Et encore mieux, si je les recroise, je ne les reconnaîtrai sans doute pas non plus.

C'est vraiment un handicap.
Se rendre au travail à vélo et descendre à la salle des douches. Accrocher la veste qu'on compte porter par-dessus sa camisole style dos dénudé, attachée dans le cou, sur un crochet parce qu'il fait franchement trop chaud pour la mettre tout de suite.

Se préparer.

Attrapper ses trucs, monter trois étages, passer sa carte devant le détecteur... et soudainement réaliser qu'on a laissé la veste qui nous rendait conforme au code vestimentaire en vigueur dans les douches.

Remercier le ciel qu'au moins, à 7h50, il y a genre trois personnes sur tout l'étage.

Déposer ses choses à son bureau, se diriger vers la sortie de l'espace de travail pour redescendre chercher sa veste. Tourner un coin et... tomber nez à nez avec un avocat.

Wednesday, August 09, 2017

Quartz (à Coco qui court dans le corridor de la garderie) : Coco, tu marches, s'il-te-plaît.
Coco (qui change d'allure et se met plutôt à gambader) : Mais je veux gambader!

Comment refuser à un enfant le droit de gambader, dans la vie?
Bon, peut-être que, dans la vie, je marche vite. Peut-être aussi qu'en conséquence je marche fort. Peut-être, là.

Ça se peut aussi que parfois, des collègues qui m'entendent ou me voient arriver s'arrêtent ou se tassent pour me laisser passer. Peut-être.

Ainsi, peut-être que, l'autre jour, une collègue qui n'est même pas dans mon équipe, qui venait d'arriver au bureau et que je suivais dans le couloir, alors qu'elle ne m'avait pas vue, s'est arrêtée pour parier à haute voix, se fondant uniquement sur le son de mes pas, que c'était moi qui se trouvait derrière elle....

Tuesday, August 08, 2017

Ce matin, Coco changeait de groupe à la garderie. Son nouvel éducateur n'était toutefois pas là, car il est en convalescence. Moi, je l'avais oublié, mais Coco s'est fait un plaisir de m'expliquer :

Maman, Martin il sera pas dans son local. Parce qu'il avait un bobo, et ils l'ont enlevé, et maintenant, il marche doucement.

Friday, August 04, 2017

J'ai mentionné à quelques reprises mon collègue A dans les derniers mois; ce que j'ai négligé de vous dire, c'est que, parce que le monde de la traduction est petit, A est l'étudiant que j'ai encadré pendant quelques mois à mes débuts comme réviseure.

J'ai également parlé plusieurs fois de l'encadreure qui m'a formée quand j'ai commencé à travailler comme traductrice. Elle m'a beaucoup marquée, et je suppose que c'est normal, puisqu'elle m'a pratiquement portée à bout de bras jusqu'à l'autonomie professionnelle. De plus, par comparaison aux autres encadreures de mon équipe, j'avais la conviction d'avoir remporté le gros lot - pas que les autres n'étaient pas bonnes (pas toutes, du moins), mais la meilleure, c'était certainement la mienne.

Quand on m'a garochée dans l'encadrement alors que je n'étais pas certaine d'être capable de porter un débutant à un quelconque niveau supérieur, je me suis donc beaucoup inspirée de l'approche de mon encadreure. Un truc dont on ne se rend pas vraiment compte quand on encadre un débutant, c'est à quel point, par la force des choses, on finit par mettre l'accent sur les erreurs qu'il fait, en oubliant de mentionner les bons coups. Mon encadreure à moi avait l'habitude de dessiner des petites fleurs à côté des passages qu'elle jugeait particulièrement réussis dans mes textes, et je trouvais ça super. Par conséquent, j'ai perpétué la chose quand j'ai commencé à encadrer A.

Il y a sept ans de ça; j'avais donc complètement oublié les petites fleurs. C'est A qui, hier, m'a dit encore se souvenir que je les utilisais pour souligner ses bons coups.

J'avais réalisé qu'une encadreure peut marquer - autant négativement que positivement -, mais j'avais pas compris que, ayant été encadreure, j'avais moi aussi eu la possibilité de marquer les gens.

Une maudite chance que personne m'a dit ça à l'époque, parce que ç'aurait achevé de me faire sentir inadéquate.