Conversation du jour, après qu'une sexologue soit venue à l'école parler d'intimidation sexuelle aux enfants :
Coco : En tk moi je vais jamais faire le sexe.
Moi : Pourquoi?
Coco : Parce que c'est dégueulasse.
Conversation du jour, après qu'une sexologue soit venue à l'école parler d'intimidation sexuelle aux enfants :
Coco : En tk moi je vais jamais faire le sexe.
Moi : Pourquoi?
Coco : Parce que c'est dégueulasse.
Je vous jure qu'on leur a déjà expliqué comment ça marche, et plus d'une fois, mais reste que la première chose que Coco m'a demandé quand on a annoncé aux enfants qu'ils allaient avoir une cousine, c'est si elle allait avoir la peau blanche ou noire.
Bout d'Chou : William, il est amoureux de Lexie. Elle ne le sait pas, mais moi je le sais, parce qu'il me l'a dit.
Quartz : Pourquoi il ne le dit pas à Lexie?
Bout d'Chou : Ben, parce que nous, dans la classe, on trouve pas mal tous qu'être amoureux, c'est dégueulasse.
Quote du jour, prononcée par Bout d'Chou, enrhumé, qui s'est relevé après qu'on l'a couché hier soir, un kleenex à la main : "C'est parce qu'il y a de la morve à l'infini dans cette narine-là."
Meilleure entrée en matière de courriel 2022 : "Comment tu vas? Pis, l'avez-vous pogné?"
Je trouve ça gé-ni-al.
Raiontzukai (à moi qui sors tout juste du lit) : On a gagné d'autres médailles.
Moi (qui a juste pas le temps) : Coco, vas te brosser les dents. Bout d'Chou, choisis-toi des bas. Est-ce que ces bas-là sont à toi ou à Coco? Veux-tu les remettre dans ton tiroir? (Me tournant enfin vers Raiontzukai) On a gagné quelles médailles?
Raiontzukai : On a gagné DES médailles, pas juste une.
Si vous vous le demandiez, les amis, avoir un chum traducteur, ça veut dire qu'il décide unilatéralement que vous faites une faute d'orthographe dans vos phrases quand le pluriel et le singulier sont indétectables à l'oral.
Bout d'Chou : Maman, est-ce que vous avez dansé à votre mariage?
Quartz : Moi et Papa on n'est pas mariés mon grand.
Bout d'Chou : Quoi? Mais vous êtes même pas amoureux???
Parce que je suis juste à fucking boutte, pis à voir la réaction, je suis crissement loin d'être la seule : On est en 2022, mais moi je suis restée quelque part derrière.
Aujourd'hui, c'est la journée où moi pis mon chum on a ressorti la vieille liste d'épicerie qui traînait dans ma sacoche depuis deux semaines pour déterminer lequel de nous deux avait omis d'inscrire la crème 35% dont il avait besoin sur la liste d'épicerie.
Évidemment, c'était lui. Ça l'a pas empêché de vider la crème 35% dans ses fettucinis alors que j'avais l'intention d'en faire de la crème fouettée pour mettre dans mes parfaits du Jour de l'An, mais bon, j'avais raison, c'est déjà ça de pris.
Parce que mes écrits obscurs, je ne les garde plus nécessairement pour mon blogue : Le diagnostic : le début du happy end, ou pas...
Quote du jour, gracieuseté de notre adoré Horacio Arruda : "On remet pas de tube dans la pâte à dent."
Si vous vous posiez la question, Bout d'Chou poursuit dans sa lancée de cauchemars divertissants pour des yeux de parents. Cette nuit, dans son cauchemar, "il y avait un aspirateur qui était méchant et on essayait de trouver un endroit où se cacher".
Parce que changer son divan avec un enfant qui a les émotions un peu trop à vif, c'est compliqué : Attention, petit garçon hypersensible!
Ouaip. Tous les matins : Tous les matins, il m'envoie des bisous à la clôture.
Deux quotes du jour pour le prix d'une -
Quartz (à Bout d'Chou qui part à l'école) : Bonne journée Bout d'Chou!
Bout d'Chou : Bonne journée Maman! Si jamais la maison prend en feu, sors mon bricolage de pisto-pois, okay?
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Bout d'Chou (arrivant sur le pas de la porte de notre chambre à 4h34 du matin) : Maman? J'ai fait un cauchemar.
Quartz : Viens ici, on va se faire un câlin. Est-ce que tu veux me raconter ton cauchemar?
Bout d'Chou : J'avais échappé ma bouteille d'eau dans l'herbe à puce.
I watched Catch me if you can a number of years ago. I didn't quite get hooked on it. But I watched it again the other night, and I thought the claims it made were so impressive, some of them had to have been exaggerated for the movie. Right?
I started googling today. Did you guys know the whole thing is most likely a hoax?
I find this incredibly fascinating.
Plaidoyer en faveur de la vaccination
C'est drôle parce qu'on me l'a raconté plus d'une fois, mais les détails m'échappent toujours. Si bien que ce n'est peut-être même pas exact, mais dans ma tête, ma tante avait présenté son nouveau chum à ma mère quand ma mère était à l'hôpital après avoir accouché de moi. Ça m'a toujours un peu fascinée : ainsi, nous étions entrés dans la famille, lui et moi, en même temps.
C'est pour ça que, dans mes souvenirs de jeunesse, il est là, partout. Dans les longues parties de cartes que jouaient les adultes pendant que moi je ramassais les bouchons de bière dans mon seau, les discussions qui se prolongeaient dans la nuit et faisaient que, seule dans ma chambre, je ne m'endormais que très tard. Les samedis après-midi, et même quelques nuits, passés dans l'appartement de Verdun, Super Mario World, le bacon le matin, le vieux chat tremblotant. Les autres samedis après-midi chez nous, la fois où on m'a appris à jouer au Monopoly, et celle où nous on lui a appris à jouer au crible.
Il y a eu les étés et les chalets que ma tante et lui louaient, chaque année, avant d'acheter le leur. Les seules fois où j'ai pêché, la fois où j'ai passé à ça de me foutre un vers dans la bouche, et mon oncle qui rit, qui rit. Les beignes roulés dans le sucre en poudre qui se mangent "comme des chips", les feux de camp et mes premières étoiles filantes.
Aux funérailles, dans les photos que ma tante faisait défiler en boucle à l'écran, il y en avait une de moi avec lui à un de ces chalets. J'ai 14 ou 15 ans sur la photo, mon toupet et mes cheveux à l'époque où ils étaient droits et non frisés. Je porte mes jeans taille basse et mon chandail bedaine avec le gros coeur bleu dessus, et je me souviens que je portais ces vêtements-là le jour de notre arrivée au chalet, justement. Je me souviens d'être dans l'auto, d'un arrêt au dépanneur en chemin, et de ces vêtements-là. Fouillez-moi pourquoi.
Je me souviens qu'il a fait partie des rares personnes qui ont été là quand mon père était malade. Une des rares qui essayaient de donner, plutôt que de prendre ou de s'éloigner dans son malaise. Ma tante et lui venaient visiter, comme avant, comme si les choses n'avaient pas tant changé. La seule différence était qu'ils payaient systématiquement la pizza. Je me souviens que ça faisait suer mon père. Ça le faisait suer qu'ils arrivent chez lui et flashent leur argent. Mais moi je comprenais. Je comprenais parce que je faisais la même chose : je ne pouvais rien faire, rien changer, mais moi j'avais une job et j'avais les moyens de payer des trucs pour mes parents par-ci par-là. Moi, pendant des semaines, j'ai payé le déjeuner au resto hebdomadaire avec la famille de mon père. J'étais impuissante, mais j'avais de l'argent.
Et ça ne s'est pas arrêté avec la maladie de mon père. Parce qu'ensuite, il y a eu son décès. Et encore là, il y a eu très peu de gens qui se sont pas juste garochés sur ses trucs, sur son argent, avant de retourner chez eux comme si de rien n'était. Mais lui et ma tante, ils ont été là. Je n'oublierai jamais la fois où ils nous ont invités à venir passer quelques jours à leur chalet, justement. Ma mère est terrifiée à l'idée de conduire à Montréal, alors comme si de rien n'était, mon oncle est parti de Wentworth-Nord pour aller à chercher à St-Jean et la ramener à Wentworth-Nord, et il a refait le même trajet pour la ramener chez elle ensuite. Je ne crois pas que ma mère a réalisé à quel point c'était généreux de sa part. Mais moi je l'ai réalisé, et ça m'a fait du bien, ça m'a soulagée, de savoir que je n'étais pas seule à soutenir ma mère là-dedans.
Ensuite il y a eu quelques années de turbulence. Ma tante et lui ont divorcé. Il est resté là un peu, dans l'ombre de la famille, pendant un temps, puis il a disparu. C'était bizarre, que subitement, comme ça, après genre 28 ans, il ne fasse plus partie de la famille. Pour moi, il était mon oncle au même titre que la soeur de ma mère était ma tante. Je n'avais jamais considéré que ce lien-là était résiliable. On a tous eu de la peine, un peu, égoïstement, à ce moment-là. Jusqu'à ce que, coup de théâtre, il trouve sa place dans la vie de mon autre tante, celle avec qui lui et sa première femme avaient coupé les ponts des années - une bonne quinzaine - auparavant.
À ce moment-là moi j'ai eu des enfants et j'ai été collée en Outaouais pendant quelques années, pendant que mon oncle et ma tante, eux, rattrappaient le temps perdu et allaient se promener aux quatre coins de la province. Les visites se sont faites rares. La dernière remontait à 2018.
Je me souviens qu'aux funérailles de mon père, il venait d'apprendre que mon père n'avait même pas dix ans de plus que lui. Que ça lui a donné un choc de voir quelqu'un mourir si jeune. C'est très ironique de repenser à ça maintenant, parce qu'à ce moment-là, il ne lui restait déjà plus que onze ans à vivre. C'est comme n'importe quoi. Il est tombé malade lui aussi. Quand il est rentré à l'hôpital, le médecin lui a dit qu'il allait le remettre sur pied. Quelques semaines plus tard, plutôt, il est décédé. Il avait 56 ans. Il venait de s'acheter une nouvelle maison. Il n'avait même pas encore pris sa retraite.
Ce genre d'injustice continue de me scier en deux même maintenant que le temps m'a appris que c'est de même que ça se passe, la vie. Même si c'est absurde et qu'on voudrait croire qu'on mériterait tous mieux que ça. Et des fois je me demande si l'absence revêt plus de sens, avec le temps, quand elle n'arrive pas comme ça en traîtresse au beau milieu de l'histoire.