Friday, May 14, 2021

Avant d'avoir des enfants, je lisais. Quand j'ai eu des enfants, ben.... j'ai eu des enfants. J'ai manqué de temps. D'énergie. De sommeil. De concentration. Les Runner's World que je reçois chaque mois se sont mis à s'accumuler sur la table du salon sans que j'ai le temps de les lire. À un moment donné, je les ai montés dans la chambre pour les ranger dans ma table de chevet parce que ça devenait gênant (et aussi parce que je voulais pas que Coco bave dessus). Le temps a continué de filer. J'ai eu un deuxième bébé.

Pis à un moment donné, j'ai trouvé un petit bout de temps pour moi entre 22h30 et 22h45, quand je suis prête à dormir et que Raiontzukai prend sa douche. J'ai commencé à rattraper mon backlog de Runner's World. J'ai lu des trucs vraiment après le fait, genre un article sur la préparation des athlètes qui allaient tenter pour la première fois de courir un marathon en moins de deux heures alors que, fort probablement, l'essai en question avait déjà eu lieu et s'était déjà soldé par un échec.

J'ai fini par retrouver assez d'énergie pour me trouver un autre petit bout de temps pour lire des livres, soit entre 7h20 et 7h50 et entre 16h20 et 16h50, du lundi au vendredi : dans l'autobus, les jours où je travaillais.

Ça allait bien mon affaire. J'avais réussi à rattraper mes trois ans de Runner's World en retard, c'est dire.

Puis la pandémie est arrivée, forçant le télétravail. J'ai arrêté de lire. C'était temporaire anyway. J'allais recommencer à prendre l'autobus incessamment, non?

Ben pas tant, non. Au bout d'un an, je me suis tannée. Surtout qu'après avoir eu une énorme de pile de revues à ma disposition pendant aussi longtemps, je trouvais le temps long en maudit entre chaque édition de mon Runner's. Faque j'ai décidé de recharger mon Kobo et de commencer à lire des livres à 22h30.

Merci, merci.

Je rajouterai que je viens de lire "Les tranchées" de Fanny Britt (qui était sur ma liste depuis, oh, juste trois-quatre ans sans doute) pis si vous êtes mère, vous avez besoin de lire ça. Vous le savez pas, mais faites-moi confiance. Je l'ai repris du début dès que je l'ai eu terminé.

Wednesday, May 12, 2021

Tuesday, May 11, 2021

 Dans les derniers mois, j'ai découvert le groupe Buy Nothing de mon quartier. En fait, je le connaissais déjà, disons plutôt que je suis tombée dedans. Parce qu'un jour j'ai été victime d'une attaque de motivation à vider ma maison de toute la crap que j'utilise pas et qui prend de la place, mais qui ne se vend pas super bien. Genre des casse-tête pour enfant un peu maganés, mais encore très utilisables. Des petits jouets cheaps que je ne ferais payer à personne, mais qui rendraient encore des enfants heureux. Pour ça, le Buy Nothing, c'est génial.

Dans le groupe, il est aussi permis de faire des demandes. Je cherche tel truc, en avez-vous un qui traîne? Ce qui m'étonne chaque fois, par contre, ce sont les trucs chers que les gens demandent. Genre des vélos, des électroménagers, des meubles. C'est sûr qu'il n'y a pas de mal à s'essayer là avant d'acheter. Mais je trouve quand même ça étrange.

Parallèlement (je vous jure qu'il y a un lien), en fin de semaine, nous nous sommes commandé du homard chez Metro. Moi j'y connais rien et Raiontzukai a vu grand (il a tendance à faire ça). En plus Bout d'Chou a décrété qu'il ne voulait pas en manger et, un repas plus tard, Coco (qui avait pourtant passé un après-midi à répéter à Bout d'Chou que c'était donc ben excellent le homard et qu'il était donc weird de ne pas aimer ça), a fait de même. Faque on a beaucoup de homard dans le frigo, et, à deux, il y a une limite à la quantité qu'on peut en manger quotidiennement. Si bien que hier soir, quand on a sorti le pain fraîchement cuit de la machine à pain, il n'y avait pas de place pour le ranger dans le frigo. (Je sais, je sais, on n'est pas supposé mettre du pain au frigo, laissez-moi donc raconter mon histoire.)

On a donc eu un fun noir à se plaindre "qu'on a trop de homard dans le frigo" et à s'imaginer afficher dans le Buy Nothing une annonce qui dirait : "Bonjour, est-ce que quelqu'un ici aurait un frigo en état de marche à donner? Notre frigo est plein parce qu'on a trop de homard."

Monday, May 10, 2021

Ça y est, depuis hier, 17h50, Raiontzukai sommes demi-vaccinés contre la COVID. C'est pas rien.

On prévoyait au départ prendre rendez-vous à des moments différents pour que celui qui n'avait pas rendez-vous reste à la maison avec les enfants. Comme les plages horaires s'envolaient, nous avons fini par prendre rendez-vous en même temps. J'aimais bien l'idée d'amener les enfants de toute façon. Je me disais que ce serait cool de leur montrer toute l'organisation de la chose, puis de leur permettre de voir leurs parents se faire vacciner. Dans la file, Bout d'Chou a dû nous demander cinq fois si nous avions peur que ça fasse mal. Ce qui n'est pas si mal, remarquez, parce que jeudi après-midi, quand on a pris notre rendez-vous, il m'a carrément dit : "Maman, je t'avertis : la piqûre dans le bras, elle fait VRAIMENT MAL." Bout d'Chou, c'est vraiment la personne vers qui se tourner pour avoir des encouragements. 

Friday, May 07, 2021

Une affaire gossante, dans la vie, c'est que quand les gens vous parlent et que vous ne comprenez pas du premier coup, ils ont souvent la fâcheuse habitude de répéter une seule partie de la phrase que vous avez manquée. Ou c'est peut-être juste Raiontzukai.

POURQUOI, SEIGNEUR DU BON DIEU?

À titre d'exemple, la conversation qui vient de se dérouler dans ma cuisine -

Raiontzukai (en chuchotant parce que Coco est assis à la table pour son cours de l'après-midi avec son enseignante) : (bout de phrase intelligible) café.

Quartz: Quoi?

Raiontzukai : Ton café.

Quartz : Oui, quoi?

Raiontzukai : Ton café!

Quartz : Oui, mais quoi?

Raiontuzkai : Ton café!

Quartz : Mais QUOI, mon café???

Raiontzukai : Oh! Il va être prêt, tu vas pouvoir le prendre.

Essayez de jaser rénovation avec un gars de même après, pour le fun.

Wednesday, May 05, 2021

Bribe de conversation enfantine captée de l'étage du dessous -

Coco : Sais-tu ce qui est essentiel dans la vie?

Bout d'Chou : Non.

Coco : D'avoir des amis.

Je sais pas encore si mes enfants vivent dans une chanson ou un film quétaine.

Wednesday, April 21, 2021

 L'école à distance pour un enfant de cinq ans, ben, c'est de la marde. Si jamais vous en doutiez.

Les choses se sont grandement améliorées depuis la première semaine (pendant laquelle la prof de Bout d'Chou ne maîtrisait pas du tout Teams et ne faisait que passer un peu le temps avant le retour en classe, ce qui donnait des "cours" cacophoniques qui auraient donné mal à la tête à n'importe qui), mais reste que capter l'attention d'enfants de la maternelle à distance, pendant plus de 5 minutes, c'est pas évident. Pensée pour tous les profs qui doivent haïr leur job en ce moment.

Bout d'Chou fait quand même bien ça, dans l'ensemble. Il faut pas lui en demander trop. Pour les cours avec sa prof, ça va relativement bien. Pour les cours d'édu, il a besoin d'un peu de surplus de motivation. Quant aux cours de musique, il voudrait bien les passer roulé en boule en lyrant comme un petit chien. Alors pour le pousser à participer, moi je participe. Je me suis d'ailleurs fait prendre par le prof d'édu ce matin quand j'ai par mégarde fait mes jumping jacks dans l'angle de la caméra. Pour le cours de musique, Bout d'Chou ferme son micro et sa caméra alors mon anonymat est sauf, mais je chante, je fais des mouvements et tout.

Ça, c'est le matin, parce que l'après-midi, c'est Raiontzukai qui gère l'apprentissage à distance pendant que je travaille. Alors il est 15h48, je révise un projet de règlement fédéral pis ce qui me joue dans la tête, c'est "Vive, vive les voyelles, a-e-i-u-o! Oui, oui, grâce à elles, on peut faire chanter les mots!"

Sunday, April 18, 2021

Vous dire à quel point je suis tannée de ne pas jamais pouvoir être prise en charge au travail. Je suis tellement à boutte.

Cette fois, le problème, c'est que j'ai une prise en charge qui en est à ses premiers balbutiements de prise en charge. Pis elle essaie, elle est pleine de bonne volonté, mais elle a aucune idée. Et bon, je concède que prendre en charge en temps de pandémie, ça doit pas être évident. Je voudrais pas le faire. Je le ferais pas nécessairement mieux. Mais avez-vous vu que je n'essaie pas de le faire, non plus?

Faque en janvier j'ai posé des questions. J'ai obtenu des réponses à toutes sauf une, soit celle qui me permet d'appliquer les réponses à toutes les autres. Ma Prise en charge devait me revenir. On est trois mois plus tard, pis c'est le silence radio. Pas le moindre petit osti de suivi de politesse. Fuck all. Sweet e-rien. En conséquence de ça, j'ai droit à des trucs, mais je ne peux pas m'en prévaloir. Je me trouve à être pénalisée, pis ma Prise en charge s'en contrecâlisse, clairement, parce que je l'ai pas vue depuis janvier. Vous dire comment ça me met en crisse. Mais en crisse, là. Pourquoi c'est si difficile de se faire respecter dans la vie, saint-osti?

Faque je suis en plein rush au bureau, j'entame ma troisième semaine de préposée à l'apprentissage virtuel des enfants, mais je vais quand même devoir prendre le temps de chialer à qui de droit. Pis je suis tellement serviable que je vais même proposer une solution à ma Prise en charge - autrement dire, faire sa foutue job à sa place. Pis si elle accepte pas, ça se peut que ça vire mal en tabarnak.

Thursday, April 01, 2021

Aujourd'hui, 1er avril. Hier soir, avant de me coucher, j'ai échangé les pantalons des gars, pour que Coco se ramasse avec des pantalons trop petits, et Bout d'Chou avec des pantalons trop grands. Quand ils se sont levés ce matin, avant nous, nous les avons écouté jaser de notre chambre.

Ils ont commencé par discuter tranquillement dans la salle de bain. 

- Bout d'Chou, aujourd'hui, c'est le jour du poisson d'avril!

- Oui! Est-ce que j'ai un poisson dans le dos?

- Non.

- Ouf. Aujourd'hui, je vais porter de belles couleurs parce que c'est Pâques.

- Oui, mais ya pas vraiment de couleurs de Pâques, Bout d'Chou. Hé, Bout d'Chou, tu sais comment Papa disait hier que des vrais diamants c'est très cher?

- Oui.

- Ben on pourrait s'en fabriquer nous-mêmes, comme ça on aurait des vrais diamants, mais gratuitement!

Moi et Raiontzukai trouvions déjà la conversation hilarante. Mais c'est à ce moment-là que les gars ont décidé d'aller s'habiller. Coco a essayé une première paire de pantalons, trop petits. Il les a enlevés pour regarder l'étiquette, puis a appelé Bout d'Chou : "Bout d'Chou! Ce sont des 5. Ils sont à toi!" Il a sorti une deuxième, puis une troisième paire de pantalons, qu'il a rapportées à Bout d'Chou une à une, avant d'affirmer : "Bon, ben moi j'aurai pas le choix de porter mes pantalons gris, parce que c'est tout ce qui me reste.... Oh, Bout d'Chou! Ils sont à toi ceux-là aussi. Tu devrais regarder dans ton tiroir si tu as pas mes pantalons!"

Les garçons ont donc finalement démêlé leurs pantalons, avant de venir nous annoncer que "je sais pas qui a rangé nos pantalons, mais j'avais TOUS les pantalons de Bout d'Chou". Même quand j'ai lancé un "Poisson d'avril!", ils n'ont pas compris que ce n'était pas une simple erreur. 

Après qu'on leur a eu expliqué par contre, Coco a fusé au rez-de-chaussée pour préparer des poissons qu'il a collés un peu partout dans la maison, par vengeance.

Wednesday, March 31, 2021

I've been spending a lot of time on Kate's Facebook page this week, just in case more info on how she passed would be shared. Which I know is unlikely at this point, but what else is there to do? I read her old entries, her comments. Just in case the outcome changes after I've read them over enough times. It's worth a try, right?

I've also been spending some time on her website and her blog. I started read the part of her book that is available on Google Books. I figured I'd post the links, because if nothing else, the way she died epitomizes the importance of the advocacy work she did.

Tuesday, March 30, 2021

 Mon petit dernier : Il y a un an, le confinement.

Monday, March 29, 2021

En 2000, je n'allais pas bien.

Vous vous doutez sûrement de ce que j'ai fait alors (ou en tk, vous devriez) : j'ai écrit. C'était avant que les blogs deviennent vraiment a thing, alors j'ai commencé mon journal sur Open Diary (which I am shocked to discover still exists). C'était une belle petite communauté , avant les hashtags et les tags, permettait aux utilisateurs de lire les journaux des autres, de laisser des commentaires et d'établir des liens. J'avais ma petite liste de journaux favoris que je suivais religieusement, j'avais mes personnes préférées avec qui je discutais.

C'est comme ça que j'ai rencontré Kate.

C'était une Américaine âgée d'un an de moins que moi. Elle n'allait pas très bien non plus, c'était le premier élément que nous avions en commun, mais ce qui l'avait surtout fait accrocher, c'était que le titre de mon journal était en français. Elle avait appris un peu de français et rêvait de le parler couramment. Elle était intense. Ses commentaires (et les entrées de son journal) étaient toujours très longs et détaillés. Mais on s'entendait bien. On s'était envoyé des courriels. On s'était parlé un peu sur MSN (ou - gasp - c'était peut-être même AOL). Puis nous avons quitté Open Diary et nous avons perdu contact. Quelques années plus tard nous avons échangé d'autres courriels, et c'est là qu'elle m'a annoncé qu'elle avait reçu un diagnotic du syndrôme d'Asperger. J'ai compris pourquoi ses commentaires sur mon journal étaient toujours si longs et passionnés. Elle a a jouté qu'elle avait développé de grandes chemical sensitivities. Elle avait dû abandonner ses études et retourner chez ses parents. Elle ne savait pas si elle serait un jour apte à travailler. Parce qu'elle était tout de même géniale, elle a commencé à faire des conférences et à rédiger des articles sur sa réalité. Elle avait somme toute l'air de bien se débrouiller.

Nous avons de nouveau perdu contact, jusqu'à ce qu'on se retrouve sur Facebook. On se parlait ponctuellement, mais nos réalités étaient devenues si différentes que nous n'avions plus grand chose de quoi discuter. Elle écrivait genre cinq énormes posts par jour sur son profil. Je ne les lisais pas toujours. Parfois je les lisais en diagonale. Je commentais rarement, sauf lorsqu'elle parlait du Canada ou de français. Kate habitait seule, mais avait besoin d'aide pour accomplir beaucoup de choses. Elle était hautement fonctionnelle, si bien qu'elle n'avait pas accès à de l'aide à domicile. Il y avait des jours plus difficiles, mais dans l'ensemble elle semblait bien s'arranger : elle se promenait, allait à la bibliothèque, discutait avec des gens. Puis il y a eu la COVID-19.

C'est à la suite d'un de mes commentaires, en janvier, que nous avons recommencé à nous parler plus régulièrement. Après presque un an de pandémie, donc d'isolement, Kate rushait. Elle avait toujours eu besoin de tant de contact humain. Elle taggait des tas de personnes chaque matin sur son profil Facebook pour savoir si quelqu'un était disponible pour jaser. On a donc commencé à s'envoyer des courriel pour qu'elle pratique son français. Mais elle n'y arrivait pas vraiment. Ses journées la laissaient trop épuisée pour qu'elle ait la force de ressortir son français rouillé.

En janvier, Kate a commencé à avoir des problèmes de santé. Ses amis Facebook lui disaient d'aller à l'hôpital. Mais aller à l'hôpital, quand on a des hypersensibilités environnementales et qu'on est Asperger, c'est pas nécessairement si simple. Kate avait peur. Et elle avait une tête de cochon, faut se le dire. Au bout de quelques jours, elle a fini par se rendre à l'hôpital. L'expérience n'a pas été super agréable, évidemment. Mais elle est allée. On lui a diagnostiqué une pneumonie, prescrit des antibiotiques, et elle est retournée chez elle.

Elle a continué à voir des médecins. Je n'ai pas trop suivi ce qui s'est passé ensuite. Elle passait des tests. Son médecin pensait qu'elle faisait peut-être de l'asthme et l'a référée à un spécialiste. Kate chialait contre tout le monde qui ne faisait pas exactement ce qu'elle voulait qu'ils fassent. Elle refusait l'aide qui était offerte, mais répétait qu'elle avait besoin d'aide. Je trouvais qu'elle ne s'aidait pas, mais je savais aussi que je ne pouvais pas comprendre les obstacles auxquels elle faisait face. Alors je n'ai rien dit. J'ai suivi la situation de loin. Je l'ai encouragée quand elle était à bout. Mais je n'ai jamais tenté de comprendre ou de lui proposer des solutions.

Vendredi dernier, Kate a écrit qu'elle avait du mal à respirer et que sa fréquence cardiaque était rapide. J'ai regardé les commentaires. Tout le monde lui disait d'aller à l'hôpital. Alors je n'ai pas rajouté de commentaire. Tout était dit. Mais Kate avait peur, encore. Et comme les choses ne s'étaient pas très bien passé en janvier, elle était encore plus réticente à y retourner. Elle respirait mal encore samedi, et dimanche. Elle était essouflée après avoir parlé au téléphone. Elle avait du mal à dormir parce qu'elle manquait d'air.

Lundi matin, elle a écrit qu'elle irait à l'urgence pendant la journée. Ce n'était pas la première fois qu'elle le disait. Elle finissait toujours par ne pas le faire.

Soudainement, vendredi, ou samedi, je me suis rendu compte que je n'avais plus vu ses cinq posts quotidiens passer dans mon fil Facebook. Depuis quand, donc?

Hier matin, je suis donc allée voir son profil.

Kate s'est finalement rendue à l'urgence lundi soir. Les médecins ont commencé à l'examiner. Puis elle a fait un arrêt cardiaque et elle est décédée. On ne sait pas encore pourquoi. Une autopsie a été recommandée, mais je ne sais pas si elle aura lieu.

Ça fera une semaine aujourd'hui. Elle venait d'avoir 37 ans. C'était une adulte. C'était une femme intelligente. C'était un être humain hautement fonctionnel. Trop fonctionnel pour avoir de l'aide.

Alors, fort probablement, elle a trop attendu. Elle a trop attendu et ça l'a tuée.

C'est la faute de la pandémie. C'est la faute de ses problèmes mentaux. C'est la faute du système. Mais ça ne change rien de blâmer quoi que ce soit, parce qu'at the end of the day, elle n'est plus là et ça n'a pas juste pas de sens.

Rest in peace, Kate. I wrote this in French because you loved the language so much, I feel like you would have loved to see so much written in that language about you. I wish you would have gotten the help you needed. I'm sorry the system failed you so hard. You deserved so much better.

Sunday, March 14, 2021

 Il y a dans la chambre de Coco une plug lousse. Genre que tout appareil qu'on essaie de ploguer dedans pend lamentablement, parfois au moins de perdre tout contact avec le courant que ladite plug est supposée fournir. Pis pour faire exprès, c'est celle drette derrière le lit de Coco. Tsé, facilement accessible, là? Faque hier soir à l'heure du dodo j'ai dû faire sortir Coco de son lit pour tasser le lit et rebrancher son cadran, puis resetter l'heure sur le cadran, avant de replacer le lit et enfin laisser Coco se coucher pour la nuit.

Selon Raiontzukai (qui a consulté Google), c'est signe que la plug est finie. Il faudra donc la remplacer.

Vous vous souviendrez peut-être (nous on avait oublié) qu'on a changé une switch de la chambre de Coco il y a de ça deux ans.

Alors je vous pose la question (je pourrais consulter Google encore, ça viendra peut-être, je suis pas encore si intéressée à la réponse) : quelle est la durée de vie utile de ces patentes électriques-là? Parce que là ya un côté de moi qui craint légèrement que toutes les plugs de ma maison soient à remplacer à court terme. C'est pas cher, c'est pas compliqué, mais je sais pas si vous savez, mais yen a, des plugs, dans ma maison, faque ça risque d'être long...

Thursday, March 11, 2021

Mon ancienne superviseure avait lancé un carnaval en février-mars, il y a deux ans. L'idée était de contrer le gris environnant à cette période de l'année en s'arrangeant de façon un peu fofolle au bureau, selon un thème quotidien. Il y a eu plein de thèmes en deux ans, mais selon qui, contre toute attente, fait courir les foules, c'est celui des bûcherons. Or, il s'avère que c'est également celui pour lequel j'ai absolument rien pour fitter. J'ai passé deux ans à traîner au bureau la scie jouet de Coco et Bout d'Chou. La première année, j'avais fini par emprunter une chemise et un foulard à deux collègues, mais l'an dernier, sur la photo, je détonne franchement sur la photo, où je suis la seule personne sans chemise à carreaux.

Cette semaine, mes collègues ont réclamé le retour du carnaval. Pour donner une idée du concept aux nouveaux collègues qui n'étaient pas là lors de la dernière édition, j'ai envoyé sur Teams la photo de la journée bûcheron de l'an passé. Une collègue a commenté qu'elle me ferait parvenir une chemise à carreaux. Ha! Ha! J'ai bien ri. Ensuite j'ai mis mon chapeau de comité social et j'ai lancé le carnaval, ramenant bien sûr la journée bûcheron. 

Et voilà, il y a quelques minutes, ma collègue m'a écrit pour m'informer qu'elle m'a acheté une chemise à carreaux et me demander à quelle adresse elle doit m'envoyer ça.

Elle vient de supplanter dans mon palmarès personnel le collègue qui m'avait donné une bouteille de vin après avoir jeté mon pain et celui qui avait fait ma vaisselle à ma place.

Saturday, February 27, 2021

Si vous vous posiez la question : c'est février. Les enfants font toffer leurs articles d'hiver jusqu'en février : gants, salopettes, bottes, name it. Jusqu'en février, mais pas plus longtemps. À partir de février, c'est moi qui les fais toffer en recousant des trucs qui se cousent donc ben mal.

Note to self: acheter trois paires de gants par enfant l'an prochaine, parce que deux, c'est pas assez....

Thursday, February 25, 2021

 Parce que moi j'ai lâché prise : C'est propre chez nous (à peu près).

Monday, February 08, 2021

Bout d'Chou a commencé à posé des questions sur comment on fait les bébés dans les derniers mois. C'est drôle que ça vienne de lui, parce que, je vous le rappelle, c'est le plus jeune des deux. Coco n'a jamais manifesté la moindre curiosité sur le sujet, même s'il a écouté les explications que nous avons fournies à Bout d'Chou. Comme Bout d'Chou semble en être arrivé à un point où il aimerait avoir un certain visuel, j'ai emprunté un livre à la bibliothèque. En même temps, j'ai ramassé un Amos Daragon pour Coco. J'ai mis les deux livres en quarantaine dans le garde-robe jusqu'à hier soir, après le bain. Il était un peu tard, alors Coco a simplement lu une ou deux pages de son roman avant le dodo. J'ai laissé l'autre livre en haut des escaliers pour que les enfants puissent y jeter un oeil ce matin si ça leur tentait.

Quand Coco est descendu à la cuisine avec son roman ce matin, il a pris le livre pour l'apporter à Bout d'Chou. Quand Raiontzukai lui a dit que nous avions pris le livre pour eux deux, Coco a protesté en disant : "Mais il est écrit 4 à 6 ans sur la couverture. Moi, j'ai 7 ans. Et pis ça m'intéresse pas, comment on fait les bébés."

Friday, February 05, 2021

 Quotes du jour infantile, catégorie "corps humain" -


Bout d'Chou (qui tend un album de Tintin à Raiontzukai) : Tu peux lire "Les 7 boules de Chrystel"?

...


Quartz (à Coco en train de dézipper son manteau d'hiver et sa salopette pour replacer son pénis à la bonne place) : C'est ben pas commode, un pénis, faut toujours le replacer!

Coco (sans hésitation) C'est ben pas commode, une vulve, on sait même pas où est-ce que ça va.

Monday, February 01, 2021

Sunday, January 31, 2021

 Hier après-midi, Coco est tombé endormi sur le divan et y a dormi près de deux heures. Évidemment, ça a fait qu'à l'heure du dodo, il ne s'endormait pas du tout. Je lui ai donc proposé de lire un peu, dans son lit, le temps que la fatigue vienne. Ce qui a mené à la conversation suivante :

Coco : Mais j'ai rien à lire! Tous mes livres, je les ai lus!

Quartz : Mais tu sais, il est permis de relire les livres qu'on a déjà lus.

Coco : Je veux pas!

Quartz : Veux-tu un des Tintin que tu n'as pas lus?

Coco : Non!

Quartz : Veux-tu un guide de voyage?

Coco : On peut même pas voyager, c'est encore la COVID!