Sunday, May 14, 2017

Vendredi, j'étais en formation avec une formatrice dotée de compétences sociales vaguement déficientes. Genre qu'elle s'est à quelques reprises exclamée sur le manque de connaissances de certaines personnes qui suivaient la formation avec moi, a qualifié notre méthode de "jurassique" et a fini la journée en se tournant vers moi pour m'expliquer, et je paraphrase vraiment très peu, qu'elle avait passé la journée à me prendre pour une petite fille quand j'étais dans sa vision périphérique, mais que dès qu'elle se tournait vers moi, l'impression se corrigeait puisque "ya des limites à avoir l'air jeune".

Ainsi, dans une seule et unique phrase, je me suis fait dire que j'avais l'air jeune ET vieille.

Saturday, May 13, 2017

Dans la catégorie inusité, le moment où vous vous faites réveiller dans la nuit par votre bébé qui hurle désespérément qu'il a perdu ses mitaines et où vous devez aller lui chercher ses mitaines et les lui enfiler pour qu'il accepte de se recoucher.
Je suis déçue, je le disais l'autre jour, et par une vague coïncidence, je suis également insultée pour une raison parallèle.

Je suis déçue parce que j'ai tenté de m'exporter, tenté de devenir la collaboratrice d'un autre blog, mais que, après que ma candidature a été retenue, en raison d'une clause d'exclusivité, l'existence de Quartz's Song, ou plutôt un élément de son contenu, a fait avorter le processus.

Je suis insultée parce que j'ai reçu un commentaire plutôt flou que j'ai choisi d'interpréter d'une façon propre à une fille qui en est au jour 25 de son cycle - autrement dit, très certainement tout croche - qui m'a rappelé l'épisode quasi-oublié où Tweety m'avait dit que c'était plutôt pathétique que je fasse de l'écriture automatique pendant mes cours de philo. J'ignore où j'en étais dans mon cycle à ce moment-là, mais ça m'avait vraiment fait sortir de mes gonds.

Ce que je ne comprenais pas à l'époque, c'est que le commentaire de Tweety et celui reçu cette semaine - tout comme, en fait, maintenant que j'y pense, les nombreux épisodes de chialage auxquels j'ai pu avoir droit quand ce que j'écrivais ici ne convenait pas à certains lecteurs qui se sentaient attaqués - découlent tout simplement d'une incompréhension de mon besoin d'écrire.

Il y a des gens qui ont besoin de parler de ce qui se passe dans leur tête; moi, j'ai besoin de l'écrire. J'ai toujours écrit. Quand j'étais au primaire, j'écrivais des histoires; au secondaire, ado typique, je tenais un journal; au cégep, en plus de mes séances d'écriture automatique, je me suis tournée vers les online diaries et j'ai créé ce blog; et même à l'université, malgré le blog, j'ai continué à écrire pendant mes cours. Et quand j'avais rien de précis à écrire, au lieu de dessiner dans mon agenda - parce que je suis pourrie en dessin, faut dire -, hé bien moi j'y écrivais des paroles de chansons.

Je ne peux pas l'expliquer, mais pour moi, c'est la seule façon de me sortir les trucs de la tête. Et parfois, c'est uniquement en les sortant de ma tête que j'arrive à une conclusion. Et à passer à autre chose. C'est vrai surtout pendant les périodes les plus tumultueuses de ma vie - et c'est pour ça que c'est au cégep que j'étais le plus intense -, mais pas uniquement. En fait, vous voyez, là, je suis déçue et insultée, et je suis ici pour en parler, parce que c'est comme ça que je vais arriver à suivre un fil logique, comprendre pourquoi et trouver la prochaine étape.

Ainsi, ce besoin-là, il m'est propre, et je ne l'avais pas réalisé avant il y a à peine quelques mois. Et surtout, je ne réalisais pas que ça se pouvait que l'on ne le comprenne pas. Et voilà : là, je tiens la clef de la situation conflictuelle A, où on se sent attaqué par un de mes textes et on me dit "pourquoi tu fais ça, c'est donc ben méchant" et où moi je réponds "je ne comprends pas, j'ai rien dit de concret ou de précis, ce sont juste des mots", une belle conversation de sourds qui ne permet de rien régler. Mais là je comprends que, si on ne voit juste pas que j'écris pour me sortir les trucs de la tête, alors oui, il ne reste que les attaques à peine voilées, et oui, ya de quoi n'y voir que de la méchanceté.

Tout ça pour dire que je me suis par la force des choses questionnée sur mes habitudes et objectifs d'écriture. Il n'y avait pas grand conclusion à tirer, je dois dire. Ou du moins, pas grand chose que j'ignorais. Tout d'abord, Quartz's Song aura toujours priorité sur n'importe quel autre projet d'écriture ne m'appartenant pas, et il ne sera jamais question d'en éliminer un pan. Deuxièmement, il n'est pas exclu que je publie ici des textes que je prévoyais pour un blog autre, même si le style est différent, parce que, hé bien, c'est juste pas important. Troisièmement, le seul inconvénient de cette solution est de remettre à plus tard mon objectif d'être publiée un jour, et moi et le temps qui passe, on s'entend franchement pas bien.

Les conclusions sont donc tirées, mais les décisions demeurent en suspens. Alors en attendant, parce que j'ai lu The Secret il y a des années et qu'après tout, si j'ai réussi à me faire offrir un stage en écrivant ici, aussi bien lancer ça également dans l'univers :

Blogueuse d'expérience recherche blog prêt à accueillir une nouvelle collaboratrice ayant envie de rédiger des billets sur la maternité visant un but de divertissement.

Friday, May 12, 2017

Réalisation sociale effectuée dans un temps record de la journée - et il est seulement 8h15 : se rendre au travail à vélo, s'arrêter à une lumière rouge, s'y faire rejoindre par un autre cycliste qui vous aborde pour commenter le fait qu'avec les travaux et les inondations, se déplacer à vélo devient compliqué, apprendre qu'il habite dans votre coin et lui suggérer un autre itinéraire qui lui permettrait de suivre une piste cyclable sécuritaire tout le long de son trajet.

Ainsi, ce matin, groupe, je règle des problèmes. Je peux vous aider?

Thursday, May 11, 2017

En fin de semaine, il y avait une promotion chez Maxi dans le cadre de laquelle, quand on dépensait 150$, on avait droit à un ensemble promo de produits Kelloggs d'une valeur de 15$. On faisait notre épicerie bihebdomadaire en fin de semaine, alors on a rapporté chez nous un de ces ensembles promos-là. J'étais plutôt satisfaite parce que les produits qu'on y trouve sont intéressants - sauf pour une boîte de Froot Loops. C'est une chose dont mes enfants ignorent l'existence, et je compte bien que ça reste comme ça le plus longtemps possible. Par conséquent, parce que mon snack d'après-midi, au bureau, quand mon lunch ne me tient pas tout l'après-midi, ce sont des céréales, j'ai décidé d'apporter la boîte avec moi.

Je viens d'ouvrir cette boîte, et dès la première bouchée, j'ai senti le besoin d'aller voir la liste d'ingrédients. Je ne l'avais pas consultée parce que j'avais pas besoin de le faire pour savoir que les Froot Loops, c'est franchement pas de la bouffe saine. Mais j'ai quand même été étonnée de constater que "sucre" est le premier ingrédient. Pour moi, c'est une solide aberration. Ça devrait même pas se pouvoir. Je COMPRENDS PAS que ça puisse exister, des céréales de même.

Et, en conclusion, je sacrifie vraiment plus ma santé au profit de celle de mes enfants que je ne l'ai cru à prime abord....
When and why did all reminders become "friendly"?

Seriously. If you're offended by a reminder, you have a problem. But even so - if you're offended by a reminder, the fact that said reminder specifies that it is "friendly" will not change a damn thing. I personally would cringe and mumble something along the lines of "yeah, sure, friendly, bite me" under my breath.

Maybe it's just me - or scratch that, it clearly is just me -, but why can't we all just say what the hell it is we mean without fear of causing a freaking tragedy?
Quote du Jour, by a colleague who saw me as I was attempting to warm up my hands by holding them above the toaster:

I can devise a diet plan, based on chocolate chips and cookies, and this won't be a problem.
À noter : aujourd'hui, je suis déçue, et ça teinte vraiment mon regard sur tout. Par conséquent, je trouve démesurément déprimant le moindre truc qui n'est pas particulièrement positif. La supervision des parents est conseillée; nous préférons vous en avertir.

Wednesday, May 10, 2017

Parce que ma vie est passionnante, je suis allée faire ma vaisselle à la cuisinette, où se trouvait mon collègue de ce matin, celui qui aurait bien voulu trouver une façon de me rendre mon attache à pain.

(Intermède musical parce que ça me fait vraiment trop penser à Isabeau -
Ne pleurez point, la belle, je vous le plongerai
Ne pleurez point, la belle, je vous le plongerai
Je vous le plongerai sur le bord de l'île
Je vous le plongerai sur le bord de l'eau, sur le bord du bateau
)

Me voyant entrer, il s'est empressé de m'annoncer que mon attache à pain n'était PLUS entre le frigo et le comptoir. Elle a disparu! On ne sait pas qui l'a ramassée, ni surtout pourquoi et comment, mais le fait est bien là.

J'ai proposé d'en mettre une nouvelle au même endroit et de voir ce qui se passe...
Je suis allée me faire ma toast quotidienne à la cuisinette. J'ai sorti mon pain du congélateur, où je le range dans un sac de lait, mis ma tranche dans le toaster. Et quand j'ai voulu rattacher le sac à l'aide de l'attache en plastique, j'ai manqué mon coup et celle-ci a magistralement revolé, selon une belle parabole ax2+bx+c, directement dans la craque d'une largeur approximative de 1 po entre le frigo et le comptoir.

Et parce que je travaille entourée d'hommes dotés non seulement d'une galanterie exagérée, mais aussi d'une vision de lynx, un collègue qui passait dans le couloir à cet instant s'est approché pour venir voir le point d'atterrissage de l'attache et a semblé envisager sérieusement d'aller me la récupérer.

Tuesday, May 09, 2017

And this is me blogging from the office. Hi!
So my official theory is that I am the only mother on this planet whose baby consistently outgrows his footie pajamas by the feet. As in, the pajamas as a whole fit just fine, except for the feet.

Also, I am yet again not allowed to go to work today. I still need to talk to my manager, as I have no idea what the plan is as to the work I was supposed to do, which as far as I'm aware is still lying in my cubicle untouched. The funny, or not so much, thing about this situation is Lali is the only francophone on my team who can get to work this week, and I don't even want to think how flooded (no pun intended) with work she must be.

Monday, May 08, 2017

Pour la postérité, aujourd'hui, le 8 mai 2017, il NEIGE.

Aussi, je suis en train de boire mon café en attendant patiemment que quelqu'un arrive au bureau et m'envoie la présentation Powerpoint dont je dois terminer de réviser 10 pages pour midi.

Sunday, May 07, 2017

Peut-être que c'est la fin du monde. Ou peut-être pas. La seule chose certaine, c'est que c'est un signe, et que si ça signifie pas que c'est la fin du monde, il faudra vraiment que je mette un peu de temps de côté pour essayer de l'interpréter correctement.

Parce que là. Depuis deux semaines, d'importantes inondations causées par le dégel sévissent près de chez moi - et quand je dis "près de chez moi", je pèse mes mots : il y a des secteurs que je dois éviter, et j'ai littéralement fait le tour de la ville pour revenir chez moi cet après-midi après avoir amené les enfants visiter un musée à Ottawa. Parce que, la pluie s'étant donnée à fond toute la fin de semaine, on en est au point où l'autoroute est fermée à divers endroits et où l'eau est à genre un pied de la voie de droite sur l'autre chemin qui nous amène chez nous sans grand détour. Et, si vous ne le savez pas, en Outaouais, on est gâtés en cours d'eau. Et ça, ça veut dire quoi? Ça veut dire que déplacement signifie pont. Et que quand les ponts sont inondés, ben les options tarissent vite. Ainsi, aujourd'hui, dimanche, les fermetures de routes ont causé de beaux bouchons de circulation.

Par conséquent, vous le savez sans doute si vous écoutez les nouvelles, peu importe où vous vous trouvez au Québec, demain, les immeubles fédéraux situés à Gatineau seront fermés et les fonctionnaires fédéraux qui doivent traverser un pont interprovincial devront rester chez eux.

Cette dernière directive s'applique à moi. Donc, je vous le redemande : qu'en conclure? Après les confinements, les renforcements de sécurité, là, c'est rendu que Mère Nature se met entre moi et mon travail. Ça peut pas être une coïncidence!

Friday, May 05, 2017

Si vous vous le demandiez, ma voisine d'en face a bien un bébé. (Comme s'est écrié Raiontzukai l'autre jour, alors que je croyais que c'était déjà compris par tous : "Eille, mais ya vraiment un bébé, dans la coquille!") Selon un autre voisin, elle serait famille d'accueil.

Le savez-vous, à quel point j'ai hâte de tomber sur elle dehors pour lui offrir TOUT MON STOCK de bébé qui traîne chez nous? (Le stock, qui traîne. Pas le bébé.)
Drama can be induced, but only if you'll let it.

I tend to take in drama when it comes from people I respect, but I don't have to - because there always is another non-dramatic perspective I can choose.

Drama can be deconstructed.

I have to remember that.

Thursday, May 04, 2017

If I take a step back, it's like I'm watching some kind of it-girl, and I'm thinking, um, excuse me, have we met?

Tuesday, May 02, 2017

Il y a deux ans, parce que j'étais à boutte que ma mère insiste pour nous acheter des cadeaux à Noël, mais refuse de déployer le moindre effort à leur égard - style "choisissez ce que vous voulez, pis allez vous l'acheter" -, je l'ai chicanée. Je lui ai dit que c'était vraiment cheap de sa part et que partie comme elle était, elle allait finir comme la mère de mon père, qui n'a jamais eu le moindre intérêt pour nous, mais qui se déculpabilisait en nous donnant de l'argent. Je vous dis que cette comparaison-là, elle est restée en travers de la gorge de ma mère. Ma mère, elle a pas aimé ça. Elle m'en a reparlé à quelques reprises. Cette année-là, elle a accepté de se donner le trouble d'aller magasiner une robe de chambre à Raiontzukai pour Noël. Pis elle nous a expliqué dans le détail à quel point ç'avait été difficile. Pourquoi? Parce que ma mère, elle habite à moins de 30 minutes de trois centres d'achat, mais elle ne magasine que dans celui qui est situé le plus près de chez elle. Parce que ça la stresse d'aller virer en banlieue. Pis ça va, je comprends. Sauf que. Elle le faisait quand j'étais ado et que je voulais aller magasiner. Elle est capable. Me semble qu'une fois par année, elle pourrait faire un effort. Mais non, apparemment.

Enfin, l'épisode ne semble pas l'avoir si tant brassée, finalement. Parce que cet été, ce sera la fête de Bout d'Chou et de Coco. Et là, ma mère a eu elle-même une idée pour les cadeaux de fête. Un truc aperçu sur la page Facebook de la boutique Clément. Elle m'en a parlé pendant l'hiver. J'ai dit "bonne idée". Mais là, apparemment que c'est encore devenu ma foutue responsabilité. Pourquoi? Parce qu'il n'y a pas de boutique Clément dans le centre d'achats près de chez ma mère. Et qu'il n'est manifestement toujours pas question qu'elle fasse 30 minutes de route. J'ai trouvé des cadeaux équivalents sur le site de Wal-Mart, mais le site bug et refuse de me permettre de les ramasser gratuitement au bureau de poste. Ce qui n'empêche pas que ma mère attend depuis une semaine que je vérifie tous les putains de jours si ça marche. Et là, on est à trois semaines de la fête de Bout d'Chou. Pis moi, je l'ai déjà dit, JE N'AI PAS DE TEMPS. Je n'ai PAS le temps d'aller virer chez Wal-Mart. Mais ma mère, elle, elle est allée une fois chercher le produit, et il n'y en avait pas, alors manifestement, elle a fait tout ce qui était en son pouvoir, et ça s'arrête là.

Hier soir, donc, j'écris à ma mère que le site de Wal-Mart bug encore et que je sais pas si ça va marcher d'ici la fête de Bout d'Chou. Sa réponse? "C'est pas grave, je vais payer la livraison, commande-les."

Sa.cra.ment. Elle peut même pas se donner le trouble de commander les cadeaux elle-même? Il faut que je m'en charge et puis quoi, que je les emballe aussi? Donc au final, je vais avoir trouvé les cadeaux, les avoir achetés, les avoir emballés, et puis parce qu'elle va me donner l'honneur de les payer, ils viendront d'elle? Euh, je vois pas pourquoi. Mes enfants, ils n'ont pas besoin de cadeaux, ils ont besoin d'intérêt. Alors si vous êtes pour feindre l'intérêt, laissez-donc faire les cadeaux.

Monday, May 01, 2017

You know you're gonna lie to you in your own way
You know you're gonna lie to you in your own way

And I lie some other day
To do in
And you say

Know too well
Know the chill
Know she breaks
My siren
Know teenage flesh
Know the chill
Know she breaks
My siren

Now I know that you know that I
Never was one for a prissy girl
Coquette
Call in for an ambulance
Reach high
Doesn't mean she's holy
Just means she's got a cellular handy
Almost brave, almost pregnant
Almost in love
Vanilla, vanilla

You know you're gonna lie to you in your own way
You know you're gonna lie to you in your own way

And you don't need the light on
To guide you through the Southern lands
Go, said, yes, go

Know too well
Know the chill
Know she breaks
My siren
Know teenage flesh
Know the chill
Know she breaks
My siren

Never was one for a prissy girl
Coquette
Call in for an ambulance
Reach high
Doesn't mean she's holy
Just means she's got a cellular handy
Almost brave, almost pregnant
Almost in love
Vanilla, vanilla


Travailler pour le gouvernement fédéral, c'est pas si glamour.

En 2011, j'occupais un autre emploi dans un autre immeuble; un matin, alors qu'il était encore tôt et que peu de membres de l'équipe étaient arrivés, j'ai reçu un coup de fil d'une collègue qui était à l'extérieur et qui venait de se faire refuser l'accès à l'immeuble pour des raisons de sécurité. "Sortez, okay?" m'avait-elle dit. J'étais finalement restée après qu'une autre collègue ayant suivi des formations sur ce genre de situation m'ait fait peur en évoquant la possibilité que je reste coincée dans la cage d'escalier. Nous avions fini par avoir des nouvelles par le système de sonorisation de l'immeuble : il y avait un colis suspect sur un autre étage et tout le monde était donc confiné à l'intérieur jusqu'à nouvel ordre. Ça avait duré quelques heures.

En 2014, j'étais ici le jour de l'attentat au Parlement. Encore une fois, j'ai été confinée dans l'immeuble toute la journée, jusqu'à genre 17h - et encore là, à cette heure-là, le confinement n'était pas terminé, nous avions simplement le droit d'y passer outre.

Ce matin, en arrivant au travail, j'ai constaté que toutes les entrées à mon immeuble sont barrées "jusqu'à nouvel ordre" sauf l'entrée principale, et que des commissionnaires supplémentaires sont sur place. Dans ma boîte de courriel, j'ai trouvé un message du centre responsable des mesures d'urgence m'indiquant un rehaussement des mesures de sécurité dans l'immeuble. Pourquoi? On ne me le dit pas. Sans doute parce que, autrement, il faudrait qu'on me tue.

Ainsi, une fois tous les trois ans, on me donne l'impression qu'être fonctionnaire ou être Tom Cruise dans Mission : Impossible, c'est du pareil au même.

Sunday, April 30, 2017

Sometimes, it's like it's not enough, like I've lost track of myself, and I'm looking - and then, just then, if the phone was to ring or the keys to drop, there's nothing I could do, because it would be all I see.

Welcome to England, he said
Welcome to my world
You better bring your own sun, sweet girl
You gotta bring your own sun

Saturday, April 29, 2017

To the idiot walking the two dogs whose curiosity forced me off the sidewalk as I was running - hold your freaking dogs, dammit!

Honestly, I have nothing against dogs or the people who own them. I understand that dogs get curious when a stranger passes them by. But if you see me running towards you on the same sidewalk, from a distance, then I expect you to keep your dogs from wandering towards me. This is Basic Courtesy 101, folks.

Friday, April 28, 2017

Warning! Motivation level low!

Shutting down...
Ah, pis une autre citation, ce matin, prononcée encore une fois par Coco, à qui on a appris le nom de chacun de ses doigts récemment, alors qu'il pleurait sa vie après s'être fait mal :

Quartz : Où est-ce que tu t'es fait bobo?
Coco (hurlant toujours) : À MON MAJEUR!!!!
Je peux vous garantir que mon gars, il va briser des coeurs de petites filles. Pourquoi? Pour ça :

Coco (pointant, sur le comptoir de la salle de bain, les bobby pins que j'utilise pour pinner mes cheveux par derrière en-dessous de mon casque de vélo, une tactique vraiment plus utilitaire qu'esthétique) : C'est quoi, ça, Maman?
Quartz : C'est ce que Maman utilise pour faire tenir ses cheveux.
Coco : Est-ce que je peux te les donner?
Quartz : Oui, j'en ai besoin, justement. (Coco s'exécute et je fixe mon toupet sur le dessus de ma tête.)
Coco (sur un ton admiratif, regardant le résultat) : Wow!

Thursday, April 27, 2017

So, am I really the only person on this planet who chooses not to carry conversations while in a washroom stall?
Ça fait cinq ans que j'occupe mon travail actuel, mais, compte tenu de mes deux congés de maternité, qui ont tous les deux été suivis d'un congé sans solde, j'ai été absente plus de deux ans. Ce qui fait que ya un tas de rédacteurs, ceux qui travaillent sur un autre étage que le mien, surtout, que je ne connais pas, et qui ne me connaissent pas. Ou qui ont simplement eu le temps de m'oublier, dois-je ajouter, car une collègue d'une autre équipe qui travaille pourtant sur mon étage est venue se présenter à mon retour, l'automne dernier, et j'ai dû lui annoncer qu'on se connaissait. Bref.

C'est pas grave, c'est compréhensible, moi aussi j'ai eu le temps de les oublier. Tout ce que ça crée, c'est des moments un peu cocasses, comme celui, cette semaine, où une rédactrice qui voulait me consulter pour un dossier que j'avais revu m'a demandé si j'étais nouvelle.

Mais, apparemment, ça crée aussi des moments juste malaisants comme celui que je viens de vivre. J'étais montée à l'étage supérieur remettre des dossiers à une rédactrice, qui n'était pas à son bureau. J'ai donc laissé les dossiers sur sa chaise, puis, en me dirigeant vers l'escalier pour redescendre, j'ai croisé la rédactrice en question qui discutait avec un rédacteur que je ne connais que de vue. Je leur ai jeté un coup d'oeil, envisageant de préciser à la rédactrice que je lui avais laissé ses dossiers, mais comme elle était dos à moi, je n'ai rien dit. Le rédacteur, lui, par contre, était face à moi. Et lui, il m'a vue. Il m'a comme suivie du regard pendant quelques secondes, mais quelques secondes qui en comptaient quand même juste une ou deux de trop pour que ce soit banal. Puis, pour me saluer, il a incliné, un peu au ralenti, non pas la tête, mais tout son torse, et encore une fois juste un peu trop, ce qui donnait une impression un peu trop révérencieuse. Le tout sans sourire, sans rien dire, juste en me fixant. Comme si j'étais dans un film hollywoodien en train de marcher au ralenti, les cheveux dans le vent, au son d'une chanson de Taylor Swift.

En tk, manifestement, lui, il avait eu le temps de m'oublier.

Wednesday, April 26, 2017

Je disais ci-dessous que ma job consiste à répondre à une question simple par une autre question portant sur un autre truc super compliqué; je réalise également aujourd'hui que ma job consiste aussi à être perpétuellement insatisfaite.

Tuesday, April 25, 2017

Quote du jour, merci à Maridi :

C'est tannant, hein, quand 1+1=jaune?

Monday, April 24, 2017

So I know I'm getting good at my job because when you ask me a simple question, I generally spend a disproportionate amount of time looking at it and end up spotting a bigger problem and replying to your question with another question.
Citation illustrant à quel point, d'une part, c'est pas facile d'être le papa de Coco et, d'autre part, un enfant de trois ans n'a pas nécessairement beaucoup d'empathie -

Raiontzukai (qui sort de la chambre de Bout d'Chou, au lit, mais pas encore endormi, s'adressant à moi, qui suis dans la salle de bain avec Coco qui s'acquitte d'une obligation naturelle avant de retourner se coucher) : Je vais descendre, je ne me sens pas bien.
Quartz : D'accord.
Coco (à moi) : Bout d'Chou ne se sent pas bien?
Quartz : Non, c'est Papa qui ne se sent pas bien.
Coco : Papa est malade?
Quartz : Oui.
Coco (manifestement rempli de joie) : C'est toi qui va venir nous porter à la garderie demain?
Chez nous, on a passé la fin de semaine avec une invitée surprise : Dame Gastro. (Et je dois vous en parler puisque ma gestionnaire m'a dit que même mes histoires de gastro étaient intéressantes!) Celle dont on ignore tout avant d'avoir des enfants. Et encore, je peux franchement pas me plaindre, parce que Dame Gastro passe à peu près jamais chez nous, qu'on se la passe à peu près jamais entre nous, que les enfants l'ont généralement dans une version très atténuée et, surtout, qu'ils attendent d'avoir genre deux ans avant de l'attraper pour la première fois.

En effet, Coco avait plus de deux ans la première fois où il l'a eue. Depuis, il l'a attrapée une poignée d'autres fois, mais chaque fois, le fait de vômir le remplit de désespoir comme si c'était la première fois. Faut le comprendre quand même, on se sent particulièrement misérable quand on vômit. Ainsi, quand Coco est malade, il hurle, il pleure à fendre l'âme pendant de longues minutes.

En fin de semaine, c'est Bout d'Chou, 23 mois, qui a été malade le premier. Dans la nuit de vendredi à samedi, donc, il s'est réveillé et a appelé Raiontzukai. Comme si de rien n'était. C'est uniquement en se foutant la main dans le vômi que Raiontzukai a compris ce qui se passait. Ainsi, au beau milieu de la nuit, nous avons allumé la lumière de la chambre, changé les draps, changé le pyjama, brossé les dents, donné un verre d'eau, devant notre bébé qui n'aime pas particulièrement dormir d'avance et qui était tous sourires, bien content du party qui se déroulait. J'appréhendais le moment de le recoucher, même si Bout d'Chou me répondait "oui" à la fin de chaque phrase que je prononçais pour lui expliquer qu'il était malade, mais qu'il allait continuer à faire dodo quand nous aurions terminé de tout nettoyer. Parce qu'un bébé, c'est mignon comme tout, mais ça ment.

Je me suis assise pour bercer Bout d'Chou pendant que Raiontzukai mettait les draps propres dans son lit. Quand ça a été fait, Raiontzukai est sorti de la chambre en éteignant la lumière. Bout d'Chou a pointé son lit en disant : "Lit? Dodo?" et a acquiescé quand je lui ai demandé s'il voulait aller dans son lit. Il s'est installé pour dormir, je me suis rassise dans la chaise berçante, j'ai chanté trois berceuses, et puis il s'est rendormi pour le reste de la nuit.

Ce fut déstabilisant tout d'abord parce que moi, mon bébé, il est d'une humeur au beau fixe après avoir vômi, et ensuite parce mon bébé qui fait un drame tous les soirs au moment du dodo a simplement accepté de se rendormir après un party au beau milieu de la nuit sans faire le moindre son de protestation. C'est simple, c'est un MIRACLE, gang.

Sunday, April 23, 2017

Contexte : je regarde un livre sur les métiers avec Bout d'Chou. Et, au cas où vous ne le sauriez pas, quand on veut prendre la température d'un bébé, on y va pour la méthode rectale.

Bout d'Chou (pointant une image dans le livre) : Ça?
Quartz : Ça, c'est un thermomètre.
Bout d'Chou (joignant la parole au geste) : Fesses!

Saturday, April 22, 2017

La voisine d'en face a(-t-elle) un bébé(?)
(titre honteusement plagié sur La grosse femme d'à côté est enceinte)


J'ai une voisine d'en face. Dont je n'ai jamais parlé, parce que jusqu'à l'été dernier, je ne connaissais même pas son nom. On se salue quand on est dehors au même moment, on se fait des tatas quand on se croise en auto, on a dû avoir genre deux conversations en six ans. Elle est tout de même entourée d'une légère aura intriguante de style "le monde est donc ben petit" parce qu'elle a étudié avec Anémone et qu'elle est amie Facebook avec J, le chum de Steph.

Cette voisine d'en face habite seule depuis que nous avons emménagé. Nous n'avons jamais même été témoins d'allées et venues propres à suggérer qu'elle ait entretenu une quelconque relation amoureuse pendant cette période. Moi, bon, je l'aurais sans doute pas remarqué si ç'avait été le cas, mais, Raiontzukai étant doté d'un intérêt démesuré pour les gens, tous les gens, lui n'aurait pas manqué de formuler l'hypothèse dès les premiers indices.

Il y a quelques semaines, en jetant un coup d'oeil dehors, j'ai aperçu ma voisine d'en face qui revenait chez elle à pied en poussant une poussette. J'ai été vraiment très étonnée, parce que selon mes expériences récentes, une grossesse dure neuf mois et donne à tout votre voisinage le loisir de conclure à la probabilité approchante d'une promenade à poussette. Je n'ai donc pas l'intérêt pour mes voisins de Raiontzukai, mais là, j'avoue que ça m'a accrochée, et j'ai lancé un appel à Raiontzukai, qui était dans une autre pièce : "La voisine d'en face se promène avec une poussette!"

Nous avons donc tous deux regardé la voisine d'en face arrêter sa poussette dos à nous dans son entrée de cours, sortir des trucs de dessous ladite poussette et rentrer ces trucs chez elle, attendant avec impatience la suite. (Si vous vous demandez ce que faisaient les enfants pendant qu'on espionnait la voisine, je vous répondrai : les enfants? quels enfants?) Mais finalement, aucun bébé dans la poussette : la voisine a plié la poussette pour la rentrer chez elle sans rien en sortir d'autre. Reste quand même la question - mais, une poussette?

Un peu de temps passe, puis un soir où nous sommes encore occupés à regarder par la fenêtre plutôt qu'à nous occuper de nos enfants, nous apercevons des voitures se stationner dans la rue; une femme sort de l'une d'elle et tente de se cacher de la vue de la maison d'en face pour rejoindre la femme qui se trouve dans le deuxième véhicule. Elles sont rejointes par une troisième femme, et les trois copinettes vont sonner chez la voisine d'en face avec des ballons dans les mains. Parce que nous sommes myopes comme des taupes, et parce que ma rue est quand même pas si petite, pas moyen de lire ce qui est écrit sur les ballons... Le tout est de plus en plus louche.

Chapitre suivant, ce matin. (Bon, c'est pas qu'on s'occupe pas des enfants, c'est que c'est la fenêtre du salon qui donne sur la rue, et que c'est dans le salon que les enfants jouent quand nous sommes au rez-de-chaussée.) Ma voisine d'en face sort de chez elle et se prépare à sortir en voiture. Comme j'ai les épisodes précédents en tête et que j'essaie de parvenir à une conclusion claire et nette, je l'observe en essayant de déterminer si elle pourrait être enceinte. Pas facile, parce que ma voisine d'en face, si elle a certainement un poids santé, ne fait pas partie de ces êtres d'une minceur absolue dont la grossesse est trahie dès l'apparition d'une livre supplémentaire. Après avoir installé des trucs dans son auto, ma voisine retourne dans sa maison. Pour en ressortir après quelques secondes avec une coquille dans les mains, coquille qu'elle a clippée dans son auto, avant de quitter.

Le mystère s'éclaircit et s'épaissit à la fois!

Friday, April 21, 2017

Deux de mes collègues, s'étant sans doute passé le mot, sont partis dans les dernières 48 heures, l'une pour San Francisco, l'autre pour l'Europe. Ce qui fait que j'ai passé la journée d'hier à demander à tout le monde quessé que je fais donc encore ici, moi, la conne? (Pour me faire répondre "ben là, tu reviens juste de Cuba" - ya des gens qui ne comprennent juste rien.)

Bref, ça m'a poussée à relire un peu quelques-uns de mes posts classés dans ma toute nouvelle catégorie "Travels", et là, sérieusement, je me peux pu. Faut que je parte. Le plus déprimant, c'est que le prochain voyage est prévu pour avril 2018, soit exactement dans un an. C'est long, un an.

Faque j'aurai pas le choix, va falloir que je commence à travailler là-dessus, autrement, je vais virer folle à regarder les autres faire des voyages pendant que je ronge mon frein ici.

Thursday, April 20, 2017

Je travaille avec la langue, vous le savez déjà. C'est un domaine qui est objectif à certains égards, subjectif à d'autres. Et quand je tombe dans les points qui relèvent de ma subjectivité, généralement, je me lève pour consulter un - ou, dans les cas extrêmes, plusieurs - collègues afin de voir si tout le monde a la même impression que moi.

J'allais justement faire ça il y a deux secondes, sauf que je me suis rendu compte que je suis actuellement la seule francophone de mon équipe. Évidemment, c'est temporaire, il y en a deux qui sont simplement sorties diner, mais pareil, là. J'ai une question, pis je suis pognée toute seule avec, et c'est insupportable.
I don't look for validation - from anyone.

I'm not perfect and I make mistakes - and I own them. I'm willing to apologize. I'm willing to admit I'm wrong. I understand that it doesn't make me in any way less worthy as a person.

I don't need validation from the outside world - but each pat on the back does catch me offguard as to the relief it generates, the breath it allows me to catch, in just half a second.

Wednesday, April 19, 2017

Way Back Wednesday -

Didn't you know? How could you not know?
I walk so fast around this place (and well, any place, really) that people on my floor will actually stop when I'm following them, or move to the side of the corridor, so I can walk past them.

Not sure what to make of this.
It's been ten years since I've moved here, but still, once in a while, I feel like Lucky Luke - that is, a long, long way from home.

Like when I walk around in my office to find a colleague has written the following on his board: "Go Sens! Go Leafs!"

I mean if you're going to root for the Leafs and fail to even mention the Habs, you and I clearly have nothing more to say to each other.

Tuesday, April 18, 2017

Dans la catégorie je-vais-te-prendre-un-6/49 -

Mercredi dernier, je revois un texte avec une collègue, dans le bureau d'une collègue absente. (C'est compliqué, mais la précision est nécessaire.) J'ai avec moi notamment un pousse-mine qui, comme la plupart des pousse-mine, s'orne d'une mini-efface en son sommet. Mais en plein milieu de notre révision, alors que j'arrive pour utiliser ladite efface, que j'avais déjà utilisée quelques minutes auparavant à peine, je constate qu'elle a disparu. Et que, en prime, comme c'est elle qui me permet de faire avancer la mine de mousse-mine, sa disparition rend mon pousse-mine inutilisable. Je cherche sur le bureau, je cherche par terre - en vain. L'efface s'est volatilisée.

Ma collègue et moi terminons notre dossier et retournons à nos bureaux. Au bout de quelques minutes, ma collègue s'encadre dans ma porte avec mon efface dans ses mains, qu'elle vient de trouver... dans son cubicule à elle. C'est troublant, mais je suis super contente de retrouver l'usage de mon pousse-mine.

Ce matin, je compare un texte avec une autre collègue, dans son bureau à elle. Avec le même pousse-mine. Et comme de fait, à mon retour à mon bureau, je constate que mon efface a encore disparu. Je capitule. C'est la fin du pousse-mine.

Hé bien NON! En me levant pour me rendre à la salle de bain, qu'est-ce que j'aperçois au sol, dans le couloir? OUI! Mon efface!

Saturday, April 15, 2017

Comme je le mentionnais, je suis allée chialer un peu dans le bureau de Lali jeudi dernier; évidemment, puisque je ne parle plus jamais d'autre chose, j'en suis venue à parler d'imperfection et à expliquer ce point de vue.

Et, parce que notre passe-temps préféré, à moi et à Lali, est de ne pas être d'accord, Lali m'a répondu : "Ah, là, non, je ne suis pas d'accord. Oui, on est tous imparfaits, mais - mon chum, il est imparfait : quand il fait la vaisselle, il nettoie mal les couteaux, qui restent toujours un peu sales. Mon ex, il était imparfait : quand il était fâché, il pitchait les affaires sur les murs."

J'en suis à remâcher ça tranquillement, et je me demande donc si elle a raison - est-ce que je devrais m'accorder le droit de considérer que je me comporte mieux que les autres même si je suis aussi imparfaite qu'eux?

Thursday, April 13, 2017

Parce que je me calme, mais que ya une partie de moi qui continue à temps partiel de se taper une petite crisette identitaire professionnelle, je suis allée chialer rapidement dans le bureau de Lali cet après-midi. On a dérivé un peu sur d'autres problèmes professionnels, et Lali a dit : "Ce sont des trucs que j'ai déjà vécus à d'autres emplois. Pas toi?"

C'est là que j'ai tenté de lui expliquer à quel point ma vie professionnelle est incapable de se dérouler autrement que positivement, que j'intervienne ou pas. Et je n'y suis pas vraiment arrivée. Parce que c'est une réalité dont j'ai conscience depuis vraiment longtemps, et que plus j'assimile les trucs, moins j'arrive à les expliquer.

Mais vraiment, il faudra que je travaille à mettre des mots sur ce concept.
Truc pas marketing à manger dans votre cubicule, numéro 989 : des crevettes non décortiquées.
Ce matin, j'explique à Coco que, pour fêter Pâques à la garderie, les amis apportent un toutou de Pâques et s'habillent avec des couleurs pastels.

(Je pourrais partir sur une tangente pour vous expliquer que quand c'est le mâle moderne qui est responsable de la garderie, il ne voit jamais les affiches sur les murs qui annoncent ce genre de truc avant LA VEILLE de la journée spéciale en question. Je suppose que je devrais me réjouir du fait qu'il finisse toujours par les voir - enfin, je pense, rien ne dit qu'on n'a pas raté une journée à thème sans le savoir -, mais l'énergie que je pourrais consacrer à ça, je dois plutôt la passer en courant partout à 20h30 le mercredi soir à la recherche d'un foutu toutou de Pâques dans la maison et en me demandant si Coco a ça, des vêtements pastels.... mais une telle tangente serait hors sujet.)

Je disais donc, des couleurs pastels. Évidemment, ce n'est pas un concept que connaît Coco. Je lui sors donc trois chandails (non mais! j'aurais jamais cru que Coco avait une si grande diversité d'options pastels!) pour qu'il fasse son choix, en essayant de lui expliquer le concept. Vous conviendrez que c'est pas facile, et j'ai plutôt échoué. Ce qui n'empêche pas Coco de vouloir me répéter à plusieurs reprises qu'il porte un chandail avec des couleurs pastels. Mais il faut d'abord qu'il se souvienne du mot, ce mot nouveau qu'il n'avait jamais entendu avant 6h03 ce matin. Ce qui a donné, les trois premières fois :

"Maman, ça, c'est un chandail casserole."

Wednesday, April 12, 2017

Sudden realization: I just might not be cut out for stability.

Tuesday, April 11, 2017

Vous voulez garder du café dans un contenant dans le congélateur du bureau? Pas de problème. Bonne idée, même.

Mais si votre foutu contenant est percé, vous méritez juste une claque en arrière de la tête. Sérieux.
Quote du jour, parce que les calques, ça arrive même aux meilleurs d'entre nous -

L'affaire est, c'est que...

Monday, April 10, 2017

Ayant récemmenté réalisé que Coco avait 3 ans et demi, nous avons commencé à lui faire boire son eau dans un verre ordinaire, tâche de laquelle il est parfaitement capable de s'acquitter sans problème depuis un bon bout. Pour ce qui est du lait, par contre, nous le lui gardons dans le frigo dans sa 360 Cup, sorte de verre antidégât extraordinaire, ce qui lui permet d'aller se servir lui-même dès qu'il a soif.

Toutefois, l'utilisation simultanée des deux méthodes semble demander un peu d'adaptation. En effet, la 360 Cup, on peut la lever à sa bouche avec autant de force qu'on le désire. Le verre ordinaire rempli d'eau, pas tant.

Mais ya franchement pas grand chose de plus drôle qu'un petit garçon qui, durant ladite période d'adaptation, s'envoie tout le contenu de son verre d'eau en pleine face et en est le premier surpris.

Saturday, April 08, 2017

(Parce que j'ai bel et bien réussi à mettre en oeuvre une stratégie me permettant de rattraper le retard que j'avais sur Fiona Apple et Tori Amos -)

You didn't see my valentine
I sent it via pantomime
While you were watching someone else
I stared at you and cut myself

It's all I'll do 'cuz I'm not free
A fugitive too dull to flee
I'm amorous, but out of reach
A still-life drawing of a peach

I'm a tulip in a cup
I stand no chance of growing up
I've made my peace, I'm dead, I'm done
I watched you live to have my fun

I root for you
I love you
You, you, you, you
I root for you
I love you
You, you, you, you

I made it to a dinner date
My teardrops seasoned every plate
I tried to dance, but lost my nerve
I cramped up in the learning curve

I'm a tulip in a cup
I stand no chance of growing up
I'm resigned to sail on through
In the wake of tales of you

I root for you
I love you
You, you, you, you
I root for you
I love you
You, you, you, you
Ce matin, je suis allée à l'épicerie. Comme j'ai profité de mon dernier congé de maternité pour m'initier aux rudiments du couponing, à la caisse, ma dernière étape consiste à énumérer à la caissière tous les articles pour lesquels j'ai des price matches ou des coupons. Généralement, parce que je me maintiens à un niveau raisonnable d'intensité, il s'agit de quelques articles, mais aujourd'hui, j'en avais une liste assez honorable. Quand j'en ai eu terminé, la cliente derrière moi dans la file, qui devait être âgée d'une soixantaine d'année, m'a chaudement félicitée, ajoutant que c'était beau de voir "des jeunes" faire ce genre de trucs et que j'avais "des bonnes bases".

C'était vraiment gentil de sa part, mais j'ai quand même avant tout été amusée de passer, à 33 ans, mère de deux enfants, pour une petite jeunesse qui apprenait les bases des finances personnelles.

Ensuite, je suis sortie de l'épicerie avec mon panier et j'ai frappé, avec mon pied, un objet au sol avec tant de force que j'ai été incapable de le retrouver dans le parking, objet qui était sans doute le pot de gingembre haché que je n'ai pas trouvé dans mes sacs à mon retour à la maison. Par conséquent, c'est pas parce qu'on a 33 ans et qu'on est mère de deux enfants qu'il arrête de nous arriver des trucs juste impossibles.

Friday, April 07, 2017

Because my readership is undoubtedly as committed to saving the environment as I am, I thought I should introduce to you my new friends (be aware, that's three separate links), whom you all clearly need in your life.

You're welcome.
Yesterday, a colleague admitted to having, once, made a batch of frosting with no intention other than eating it by the spoonful.

And, ladies and gentlemen, because I have never gone to such an extent, I now know for sure that my life has been working out extraordinarily well.

Who knew?
So, I may be tweaking the template of this blog in the, hmm, make it the medium-term. I'm not really tired of the "Extraordinary Machine" theme, but it's been here for five years, and things have changed since then. Although, well, I still am an extraordinary machine. So we'll see. So far I haven't been able to find a new appropriate theme, so until I do, "Extraordinary Machine" is staying.

I have, however, started updating my labels - that is, I removed one that was unnecessary and I'm going to add one for "Travels"(I know, how did that not occur to me before?). I'm also considering adding one for "B-sides", that is writings that are not quite "Writings" and not quite "Ramblings" - those even I get confused when it's time to label them and find it's hard to be consistent. And did I mention I'm a perfectionist? So obviously that makes me crazy. The one thing holding me back is, it's easy to create a label, but it's a hassle to go through the archives and assign it to all relevant posts.

Anyways. We'll see. Just bear with me during the pondering and labeling process.

Thursday, April 06, 2017

Raiontzukai is currently insisting that I would not look like a total idiot if I were to try to install my bike on the roof rack of our car while standing on a stepping stool (rendered necessary by my (lack of) height).

Men, it is because of those times when you are pushing it too far that we tend not to believe you when you compliment us.
Il est 8h39, et je viens d'apprendre que les habitants des Îles Canaries sont des Canariens.

Pis manifestement, je vieillis et je me transforme en mon père, qui adorait les jokes et les jeux de mots plates, parce que dans ma tête, ça a sonné comme "connaît rien", et que je me bidonne vraiment beaucoup actuellement!

Wednesday, April 05, 2017

1. Je vous annonce avec bonheur que j'ai finalement trouvé une façon - pas très optimale, mais qui fonctionne - de gérer correctement mes retours à la ligne à partir de l'ordinateur du bureau. Ma vie vient d'être grandement facilitée.
2. Il n'y a franchement personne au bureau, cette semaine. Juste aujourd'hui, nous sommes quatre membres de mon équipe. Par conséquent, je trouve ça plate et ma motivation est en chute libre.
Tu étais mon amie.

Ben, en fait, pas vraiment. Mais ça, on ne l'a su que plus tard. Et je pense que pendant longtemps, pendant vraiment longtemps, on a toutes les deux cru sincèrement qu'on était des amies. En tk, moi, je l'ai cru. Je t'aurais même qualifiée de meilleure amie à une époque.

Ça avait toujours été difficile, nous deux. Pendant quelques années, on ne s'appréciait même pas. Jusqu'à ce que, à un moment donné, la vie nous tasse toutes seules dans un coin en nous disant de nous accorder. On l'a fait. Très bien, même. Mais on n'était pas parfaites; on était jeunes et on pensait tout connaître, même si on ne savait franchement rien de la vie. C'est le propre de l'adolescence, je crois. Toi, tu te prenais souvent pour le nombril du monde; moi, je n'étais jamais très gentille. Surtout que, à un certain moment, je suis devenue également pas mal malheureuse.

Mais on a vieilli. On a changé. Mais c'était comme si on était prises dans cette vieille dynamique-là. J'arrivais pas à agir autrement avec toi, et j'en avais bien conscience. De ton côté, tu semblais terrorisée à l'idée de perdre cette dynamique-là, car tu me mettais dans une case, une case où tu pouvais me laisser quand tu n'étais pas là, de façon à ce que je n'aille pas me faire trop de nouveaux amis, de nouveaux amis que tu ne connaîtrais pas. Tu avais ta place dans cette case, pourtant, mais quand tu y entrais, tu faisais toujours très attention de déposer toutes tes affaires dans un casier verrouillé à l'entrée, pour ne pas que j'y aie accès.

Un jour, je suis sortie de la case. Ça aussi, ça a été difficile. Pour toi comme pour moi. Mais la dynamique, elle, ne changeait toujours pas. J'étais plus heureuse, plus gentille, oui; la distance physique faisais que tu me laissais mieux respirer. Mais tu continuais de penser que tes idées avaient préséance sur celles des autres, même pour les trucs qui ne te concernaient pas. Et je sais que c'était ça, ta conception de l'amitié. Mais tu te trompais.

Ça a été le premier coup dur. J'ai eu de la peine. Toi aussi, je crois. Et tu as eu peur. J'étais sans doute épeurante, c'est vrai. Mais comme tu refusais de me parler, je me suis éloignée. Parce que je pouvais pas tout faire toute seule.

Puis, il y a eu le deuxième coup dur. J'ai encore eu de la peine. Toi, tu as été maladroite. J'aurais peut-être pas fait mieux, remarque. Je sais pas. On avait tellement une mauvaise dynamique, on était tellement déjà usées, toi et moi. Mais je n'étais plus en état d'en tenir compte.

Tu as essayé, c'est certain. Tu as fait les efforts dont tu étais capable. Faut que je te donne ça. Je pense qu'en quelque part, j'aurais voulu que tu essaies plus fort. J'aurais voulu que tu me montres à quel point je comptais pour toi. Pour compenser toutes les fois où tu n'avais pas été là. C'était sans doute pas juste de te demander ça, surtout à toi. Mais c'était moi qui étais en pleine tempête. Pas toi. Pour la deuxième fois, j'avais besoin que tu mettes tes idées de côté pour me soutenir. Même si je me doutais bien que tu n'en étais pas capable.

J'ai essayé aussi. J'ai cru que ce serait assez. Même si j'avais déjà commencé à comprendre qu'au fond on n'avait jamais été véritablement amies. Et la maudite dynamique, la même qu'il y a 10 ans, était encore là. Je sais pas pourquoi, mais faut croire qu'on n'était pas capables de s'en sortir. J'ai essayé, mais moins fort que toi. Est-ce que j'ai abandonné? Je sais pas. Peut-être. J'avais l'impression que tu avais abandonné depuis longtemps toi aussi, et ça n'a pas aidé.

On continue de vivre, chacune de notre côté. On n'ose même plus se parler. Tu as sans doute encore un peu peur. Moi, en quelque part, j'ai encore un peu de peine. Et je suis trop orgueilleuse. Mais bon, on continue de  se voir vivre, de loin. Et je sais pas pour toi, mais moi, parfois, je mange des coups.

Il y a des trucs immoraux que j'aurais voulu pouvoir te raconter. Parce qu'il y avait juste toi pour les comprendre. Il y a des trucs que je croyais qu'on vivrait ensemble. Des trucs dont nous nous serions offert l'exclusivité. On aurait ri l'une de l'autre, on se serait encouragées, on se serait conseillées.

Ou peut-être pas. Puisqu'on était usées, on était brisées. Mais il me semble qu'on était bonnes pour faire semblant. Même si c'était épuisant - du moins, pour moi.

Mais tsé, de toute façon, c'est certainement mieux comme ça. J'en suis convaincue. Mais ça n'empêche pas le pincement au coeur que j'ai, parfois, quand je clique like.

Tuesday, April 04, 2017

1. Yet again, this morning: Failure configuring Windows updates. Reverting changes.
I tell ya, those updates are NEVER installing.

2. Finalement, ce matin, toutes mes courbatures, au lieu d'avoir atteint leur sommet, ont disparu. De deux choses l'une : soit je suis vraiment plus en forme que je pensais, soit 6 km pour la première course à l'extérieur, c'est fastoche.

Monday, April 03, 2017

Je me souviens clairement d'un trajet d'autobus effectué en compagnie de Tweety jusqu'au cégep, à l'époque, pendant lequel j'étudiais pour mon cours d'édu. (Parce que oui, au cégep, il fallait pas me demander de faire le moindre exercice de maths ou d'étudier pour mes examens de physique, mais pour l'édu, j'étais prête à faire des efforts. Don't even.) Nous avions lu la définition, un peu floue, d'un terme quelconque - bon, faut croire que je ne me souviens pas de l'épisode si clairement que ça puisque le terme en cause m'échappe totalement - dont nous avions conclu, après plusieurs lectures, qu'il renvoyait à ce phénomène étrange qu'est le fait, après un effort particulièrement intense, de se sentir super bien le lendemain, mais d'être racké de partout après 48 heures.

Ayant lancé la saison de course à l'extérieur avec Steph hier, après deux mois de pause de mon côté, par une séance exagérée de 6 kilomètres, je suis en train d'expérimenter ce phénomène en direct, dans toute sa beauté. Autrement dit, j'avais bien légèrement mal dans les cuisses en sortant de mon lit, mais là, depuis ce matin, j'ai observé une solide intensification continue des courbatures dans mes adducteurs.

C'est un peu dommage que le terme me soit totalement sorti de l'esprit, au fond.
D'accord, je radote beaucoup ces temps-ci, mais que voulez-vous, je suis occupée à prendre beaucoup trop à coeur certains trucs qui ne devraient même pas me toucher. Bear with me. Car oui, je vais encore vous parler d'imperfection.

Ceci dit, je vous comprendrais tout à fait d'être tannés de m'entendre ressasser mon désillusionnement. Même moi, je trouve que j'exagère. En fin de semaine, je me suis saisie par les épaules en me disant : "Là, Quartz, il va falloir que tu en reviennes." Et j'ai essayé de comprendre pourquoi j'en revenais pas.

Il y a bien sûr une partie de la réponse qui vient du fait que ça fait cinq ans que je travaille ici, et que jusqu'à une date très récente, je croyais évoluer dans un milieu à la The Sound of Music (que je n'ai jamais vu, veuillez donc me pardonner si la comparaison ne tient pas la route). En temps normal, on découvre la réalité plus rapidement que ça dans un milieu de travail, mais je crois que mes congés de maternité ont retardé cette prise de conscience-là. Alors j'ai eu le temps de conclure que tout était au mieux dans le meilleur des mondes (puisque je n'arrêterai jamais de me faire à moi-même des gags de Voltaire, même si j'ai détesté Candide avec passion au cégep). Premier élément de réponse.

Le deuxième élément de réponse, je l'avais déjà d'une certaine façon, mais je le formulais autrement : le fait de me buter à l'imperfection des gens fait, dans mon esprit, ressortir la mienne. Autrement dit, je vois des gens que j'aime beaucoup se comporter de façon pas très honorable. Toutefois, je sais bien qu'ils ne font pas exprès, je sais bien qu'ils font de leur mieux avec ce qu'ils ont, et que parfois, life gives you lemons, et on ne peut pas en faire grand chose de bien joli. J'irais même jusqu'à dire que les personnes en cause n'ont même pas conscience de la mesure dans laquelle leur attitude est contestable. Par conséquent, puisque je n'ai pas la prétention d'être meilleure que les autres, il est certain que moi aussi, je fais des trucs pas très honorables sans m'en rendre compte. Il est certain que mon mieux à moi aussi est nettement insuffisant, et je ne sais pas à quelle fréquence. Et je crois que c'est ça que je trouve le plus dur à gérer.

Friday, March 31, 2017

Ce matin, mon ordinateur du travail avait encore débarqué du "domain". Oui, deux fois en trois mois. Je suis chanceuse de même. C'est sans doute signe que je devrais m'acheter un billet de loterie.

Cette fois, j'ai attendu environ 35 minutes avant qu'un technicien vienne corriger le problème. Je lui ai demandé s'il y avait une conclusion à tirer du fait que ça m'arrive deux fois en aussi peu de temps. En réponse, il a haussé les épaules en disant que c'était arrivé deux fois en deux jours à un autre de ses clients. Autrement dit : on a aucune idée de ce qui cause ça, mais je suis chanceuse que ça m'arrive juste une fois aux trois mois...
Avez-vous eu une mauvaise journée? Vous êtes au bon endroit. Quartz's Song est fier de vous présenter "Quartz et les arnaques téléphoniques".

Je suis revenue du travail depuis quelques minutes à peine quand le téléphone de la maison sonne. Je suis un peu étonnée, car le téléphone sonne plutôt rarement chez nous, à plus forte raison à cette heure-là.

Bref, je réponds. Sur la ligne, le vide annonciateur d'un appel de télémarketing. Conformément à ma tactique habituelle en telle situation, je raccroche immédiatement.

Quelques minutes plus tard, le téléphone sonne de nouveau. Je réponds : encore le même vide. Cette fois, je suis curieuse, alors j'attends. Au bout de quelques secondes, un petit monsieur me salue, me disant, dans un anglais agrémenté d'une pointe d'accent indien, qu'il s'appelle Neil et travaille pour Google. Ben oui. Google appelle chez moi. Google connaît mon numéro à la maison. Tout à fait logique. Sentant l'arnaque, je lui dis, en français, que je ne parle malheureusement pas anglais, et je raccroche.

Quelques minutes s'écoulent encore, puis le téléphone re-sonne. Hé oui. C'est encore ce cher Neil, et il commence à m'énerver sérieusement. Je lui répète que je ne parle pas anglais. Il s'excuse et me dit qu'il ne comprend pas ce que je dis. Je monte le ton en m'écriant, toujours en français, que justement, on se comprend pas, aussi bien tenir ça mort, et je raccroche.

Je vous le donne en mille : oui, le téléphone re-sonne. Là, je suis à bout. J'ai travaillé toute la journée, j'ai même commencé plus tôt et fini plus tard en raison de la grève de la STO, je dispose d'une dizaine de minutes tout au plus pour respirer, seule à la maison, avant que Raiontzukai ramène les enfants de la garderie. J'ai pas une autre seconde à accorder à un foutu arnaqueur qui veut pas me laisser tranquille. Ainsi, je décroche le combiné en aboyant un "allo" moins que sympathique.

Là, Neil hésite, puis dit : "May I speak to Raiontzukai, please?" Je le trouve vraiment très bien informé, mais encore là, comme Raiontzukai a un appareil Android, ce n'est sûrement pas très compliqué, pour qui s'y connaît, de rattacher un prénom à son compte. Et surtout, si Google a besoin de rejoindre Raiontzukai, chose à peu près impossible, c'est justement par son cellulaire qu'il passera. Je réponds donc, toujours sur mon ton excédé, "He's not here!" Neil bafouille que pourtant, c'est ce numéro dont il dispose pour rejoindre Raiontzukai. Je n'ai pas envie de passer la nuit à discuter avec lui, alors je demande sèchement si je peux transmettre un message. Neil me répond : "I'm calling about his phone replacement."

Et là, je me souviens. Je me souviens qu'en quelque part dans l'après-midi, Raiontzukai m'a mentionné que son téléphone faisait des bootloops, soit qu'il s'éteignait, redémarrait, s'éteignait, redémarrait, à l'infini. Mais c'était il y a une éternité pour moi; la conversation s'est terminée là et ensuite, moi, j'ai revu un texte avec une collègue, j'ai géré du drame, j'ai encore déprimé sur l'imperfection des gens, j'ai discuté avec mes compagnons de covoiturage au retour. En outre, le téléphone de Raiontzukai n'est plus sous garantie, et il ne m'a pas mentionné qu'il communiquerait avec Google. N'empêche que je constate maintenant que mon pauvre petit monsieur, c'est pas un arnaqueur, et qu'il vient de consacrer beaucoup trop de temps à essayer de faire son travail.... Alors évidemment, je me répands en excuses, mais reste que Raiontzukai n'est pas à la maison. Neil me donne un message à lui transmettre et évidemment, comme j'appuie sur "Talk", j'aperçois notre voiture qui tourne dans l'entrée de cours.

À moitié humiliée, à moitié crampée, je sors pour accueillir Raiontzukai qui sort de la voiture et commence à détacher les enfants.
"Aurais-tu par hasard appelé Google pour ton téléphone?"
"Oui", de me répondre Raiontzukai. "D'ailleurs, ils sont supposés rappeler."
"Oh, je sais. Je viens de leur sauter une solide coche."
Je relate l'histoire à Raiontzukai qui se plie en deux de rire. Comme Neil est supposé rappeler ou envoyer un courriel, Raiontzukai passe la soirée près du téléphone et de l'ordinateur, mais, une fois les enfants couchés, parce que j'ai passé une journée de marde, il sort nous acheter des McFlurry aux oeufs Cadbury. Et évidemment, à 20h38, alors que je suis seule, le téléphone sonne.

En temps normal, j'aurais sauté sur le téléphone pour éviter que la sonnerie ne réveille les enfants.
Mais là, j'étais trop gênée. J'avais trop peur que ce soit Neil. Alors j'ai laissé le téléphone sonner - à ma défense, la personne n'a pas laissé de message - sans réagir...

Thursday, March 30, 2017

Because apparently, not only do my male colleagues hold the door for me, but they make sure they are being funny at that -

I arrived at work half an hour earlier than usual this morning because rotating transit strikes make it impossible to ever know how much time you'll spend on the road each week. As I was walking up the stairs to my floor, I caught up to Petit Chiot (yes, and this is why I should give it more thought when I assign a blog name to people, even those I see no reason I should mention them more than once), who was himself a full hour earlier than usual. He held the door for me, and we joked that he had arrived early just to do that, and that he had obviously been meaning to do it for six months now.

About two hours later, as I walked in the corridor towards the exit to the work zone, I realized Petit Chiot was doing the same thing, walking ahead of me, further down the corridor. I was still too far, when he reached the exit, for him to casually hold the door behind him for me - so he didn't. But as I approached the slowly closing door, I suddenly heard somebody rush towards it from the other side. I assumed somebody was going to enter the work zone so I paused - only to see it was really Petit Chiot running back to push the door open so I could go through.

Again, I died.
Jonathan, call again
Take me to Coney Island
Take me on the train
Kiss me while I calculate
And calibrate and heaven's sake
Don't make me explain
Just tolerate my little fist
Tugging on your forest chest
I don't wanna talk about
I don't wanna talk about anything
I don't wanna talk about
I don't wanna talk about anything
That moment when your manager asks you to list the training opportunities you're interested in and you realize there really is none.

Wednesday, March 29, 2017

Pendant mon congé de maternité, ont été embauchés beaucoup de nouveaux employés sur mon étage, dont un nombre important de filles qui se ressemblent toutes - dixit ma gestionnaire. Je ne les connais pas encore tous, je me contente de les croiser dans le couloir et de leur faire mon célèbre sourire crispé. Pis dans le tas, yen a une que je trouve bête. Je serai la première à concéder que mon impression repose sur très peu d'éléments tangibles, mais bon, je ne suis pas tenue d'être objective en tout temps. Et puis je lui fais pas de grimaces, je me contente juste de me faire la réflexion qu'elle a l'air bête dans je la croise.

Enfin. Ai-je dit qu'il y en avait une que je trouvais bête?

Erreur. J'étais à la salle de bain à l'instant, et quand je me suis installée pour me laver les mains, cette fille-là était là aussi. Elle est sortie avant moi, et quand je me suis à mon tour tournée vers la porte pour sortir, j'ai vu une autre nouvelle employée entrer. Une autre employée à qui je trouve l'air bête.

Sur le coup, parce que je suis bonne de même avec les visages, j'ai vraiment cru que c'était la même fille qui revenait.

Et au bout de quelques secondes, j'ai enfin réalisé qu'il y a donc deux nouvelles employées que je trouve bêtes. Pis je le savais même pas.
So, for future reference, if any of you ever needs to know the extent of my patience when it comes to rotating transit strikes, that's three weeks, people.

I must admit even I thought I could stretch that patience for a much, much longer period of time.

Oh well.
Unnerving Quote du Jour, proudly stated by my work computer after I've spent too much time watching it as it claimed to be configuring new updates -

Failure configuring Windows updates. Reverting changes.

Tuesday, March 28, 2017

Encore et toujours, l'imperfection.

Peut-être encore aussi, cette sale habitude de porter le fardeau, non seulement de mon imperfection, mais de celle des autres.

Ou cette vieille tendance d'auto-destruction et de perfectionnisme qui me pousse à excuser les autres pour mieux me blâmer, moi.

Parce que je le sais, que les gens font de leur mieux. Et je sais aussi que malheureusement, ça ne suffit pas toujours, ça ne peut pas toujours suffire. Mais ça me rentre quand même pas dans la tête. Et que "le mieux" des autres ne suffise pas, ça va, je suis prête à l'accepter. Mais le mien? Ça, non, ça ne passe pas. Je devrais pouvoir faire mieux.

Même si, en prenant du recul, je vois bien que je n'ai rien à me reprocher, et que s'il existe une explication, c'est évident qu'elle met en cause une personne malheureuse, un manque flagrant de tolérance ou beaucoup de mauvaise foi - ou toutes ces réponses à la fois.

Comme je disais, l'imperfection. Encore et toujours.

Monday, March 27, 2017

Il vente dans mon bureau.

Ou plutôt, il vente à partir du bureau de mon voisin de cubicule, en direction de mon bureau.
Ça y est. Je viens de décider de lancer un recours collectif pour toutes les personnes comme moi qui doivent couper leurs pantalons neufs pour en faire les bords. Parce que c'est discriminatoire d'exiger que nous payions le même prix que les personnes qui utilisent la pleine longueur de ces pantalons.

En fait, selon Raiontzukai, le recours collectif pourrait viser toutes les personnes qui doivent faire ajuster leurs vêtements.

Sunday, March 26, 2017

Quote du jour, fruit d'un jeu dans le cadre duquel je fais semblant d'empêcher Coco de passer :

Coco : Je vais passer!
Quartz : Non!
Coco : Oui! J'ai le droit d'exister!

Friday, March 24, 2017

Je vous dis ça de même, mais j'ai un collègue qui vient de s'agenouiller devant moi dans mon bureau. Faites-en autant.

(Bon. On pourrait tenir compte du fait que c'est un géant et qu'il voulait se mettre à la hauteur de mon écran, et qu'il avait refusé ma chaise des visiteurs. Mais personnellement, je choisis de ne pas le faire et de classer ça parmi mes accomplissements professionnels.)
Aujourd'hui, un courriel m'annonce que mon ministère arrivera en ville et nous permettra d'utiliser la messagerie instantanée entre collègues, au bureau.

J'étais contente jusqu'à ce que je me souvienne que, à l'époque où j'utilisais la messagerie instantanée, j'étais systématiquement invisible ou away. Parce que finalement, il y avait juste une poignée de personnes à qui je voulais vraiment parler; les autres, je voulais qu'elles me laissent tranquilles.

Mais là, cette tactique-là, quelque chose me dit qu'elle est moins acceptable en milieu de travail...
Aujourd'hui, je suis encore traumatisée. C'est tellement constant que je devrais plutôt préciser les jours où je ne le suis pas. Bref. Cette fois-ci, ce n'est pas à cause du monde autour de moi, mais plutôt en raison de nouvelles révélations sur un point de langue que je croyais maîtriser à 100%. Bon, j'arrive pas à déterminer laquelle des deux situations est la plus pathétique.

Enfin. Donc je trouble. J'arrive même plus à me concentrer alors que j'essaie de profiter d'un report de délai inespéré pour relire un dossier que j'ai fait beaucoup trop vite.

Vivement la fin de semaine.

Thursday, March 23, 2017

Lali : Moi je dis, des tranquillisants pour tout le monde.
Quartz : Oh, est-ce que ça peut être moi qui les injecte?
Ce matin, pour la deuxième fois cette semaine, c'est Black Black Heart qui jouait à la radio quand je me suis réveillée. Ça m'a plutôt troublée parce que c'est pas une chanson récente. J'ai fait part de mon trouble à Raiontzukai, lequel m'a répondu, énième preuve de son incapacité à suivre le temps qui s'écoule : "Black Black Heart, c'est l'année passée, c'est ça?"

Je lui ai répondu que je chantais Black Black Heart dans le sous-sol chez mes parents, donc que ça datait de ben avant ça. Après vérification, la version anglaise est effectivement sortie en 2001, mais la version française - celle que j'entends à la radio cette semaine - figure sur un album sorti en septembre dernier. Ce qui explique pourquoi elle joue autant tout à coup. Donc, finalement, Raiontzukai et moi avions tous les deux raison, à la différence que lui n'avait aucune idée de l'élément qui lui donnait partiellement raison.

Enfin, là-dessus, parce que la conclusion que j'en tire est que l'Univers veut que j'aie cette toune-là dans la tête à temps plein -

Notre beauté se déforme
J'ai le désordre au bout des doigts
Je te rends ce que tu donnes
Sous tes draps il n'y a plus de dieu
Pour le plaisir de la peine
Ensemble c'est le désir qui mène
Rien ne me blesse
Ma nation me laisse
Black black heart
Mon coeur tourne au noir
Je te dessine dans les airs
D'ici jusqu'en enfer
Jusqu'à toi
Mon corps en éclats
Je te prend tes reines et tes rois
All your sex and your diamonds
Tu me fais perdre le fil
Je m'abandonne à ce que tu veux
La terre tremble sur ton île
Sous tes draps il n'y a plus de dieu
Je veux faire le tour de ton univers
À genoux pour te plaire
Régner le temps
Emporté par ton courant
Black black heart
Mon coeur tourne au noir
Je te dessine dans les airs
D'ici jusqu'en enfer
Jusqu'à toi
Mon corps en éclats
Je te prend tes reines et tes rois
All your sex and your diamonds
All your sex and your diamonds

Wednesday, March 22, 2017

Quote du jour, parce que moi aussi je suis drôle des fois :

Pour Barack Obama, j'imagine que, quand la population t'a élu deux fois, et qu'ensuite elle élit Donald Trump, ça doit être un peu comme si tu sortais avec un gars depuis des années et que soudain, il te laisse pour un autre homme.
Among the things that piss me off disproportionately: when I drop something on the floor, and when someone talks to me and I can't hear them.
Un truc que j'aime pas, dans la vie, c'est quand une personne que j'aime bien met en lumière, à mon intention, un défaut d'une autre personne que j'aime bien, alors que ce défaut ne cadre aucunement avec la connaissance que moi, j'ai, de cette autre personne. C'est désagréable parce que, si, en temps normal, je donne préséance à mon expérience personnelle, dans ce genre de contexte-là, je n'ai pas le choix d'accorder une certaine crédibilité à celle de l'autre. Puisqu'il s'agit d'une personne que j'aime bien, que je connais bien et que je respecte. Donc je conserve quand même ma propre opinion sur la deuxième personne que j'aime bien, que je connais bien et que je respecte, mais ça n'empêche pas une légère aura de déception de se former. Et je trouve ça dommage. Parce que je suis encore une enfant et j'aime ça, quand les gens sont parfaits.
It's only 9:33 and already I have been offended by two perplexing pieces of information, one of them being the fact that the City has decided to discontinue the program under which citizens could get free compost once a year as an incentive for participating in its organic waste recycling program. Simply because now we're all used to composting and are therefore not in need of any incentive anymore.

I'm troubled.

Tuesday, March 21, 2017

I just saw a colleague walking around, outside the work zone, with a pen in his mouth, but both his hands free, and it was nice because I got to feel like the normal one.
J'ai mentionné récemment mon collègue A, qui est revenu au bureau après son congé parental, qu'il a consacré à s'occuper de l'adorable petit bébé relevant de la DPJ qui lui a été confié.

Depuis quelques mois, ainsi, les péripéties administratives d'A, toutes liées aux conséquences du fait évident, mais pas tant, que lui et son copain n'ont pas l'autorité parentale à l'égard de l'adorable chérubin, me rendent plus consciente de jour en jour de la chance que j'ai d'être une fertile hétérosexuelle.

Par contre, les cas, qui me semblent heureusement assez rares, où c'est ce tout petit être qui paie pour certains détails ou manques administratifs, ça me fend littéralement le coeur en deux - pis câline, c'est même pas mon bébé. Et c'est pour cette raison que ya une partie de moi qui a actuellement une solide envie de prendre congé un jour par semaine pour faciliter la vie de ce bébé-là.

Fallait que j'en parle, merci.
Dans mon bureau, j'ai de la bouffe. Pas mal de bouffe en fait. Parce que c'est désagréable d'avoir faim quand on travaille, et parce que je déteste sortir m'acheter de la bouffe. Ainsi, dans un coin de mon bureau, j'ai une tablette, sans doute destinée à accueillir des dictionnaires, sur laquelle sont rangés : trois sacs de café, trois cartons de lait au chocolat, un pot de beurre de pinotte, une boîte de Rice Krispies, un pichet d'eau, un bodum, un thermos à café, une assiette, une tasse, des ustensiles, mon linge à vaisselle et ma brosse à vaisselle. Vous comprenez pourquoi j'ai besoin d'une tablette complète.

Ladite tablette est située juste à côté de l'entrée de mon cubicule, si bien que son contenu n'est pas très visible au monde extérieur, à moins que le monde extérieur vienne s'installer dans ma chaise des visiteurs (parce que oui, mon cubicule fait trois pieds carrés, mais il contient une chaise pour les visiteurs).

C'est comme ça qu'hier, un collègue s'étant installé dans cette chaise s'est interrompu en plein milieu de sa phrase lorsqu'il a levé les yeux et a aperçu ma tablette, pour s'exclamer : Wow, j'avais pas vu ton garde-manger.
Aujourd'hui, jour de grève tournante  hebdomadaire à la STO. Cette fois, je suis partie cinq minutes plus tard qu'à l'habitude, pour arriver au bureau dix minutes en retard. Faut croire que ya pas juste nous qui nous sentions rassurés par l'absence de congestion sur la route la semaine passée.

Ainsi, je suis beaucoup moins zen ce matin, et la putain de grève, elle m'écoeure pas mal.

Monday, March 20, 2017

Parce que pour nous, un congé de maternité, c'est une raison de partir en voyage et que j'ai constaté qu'au Japon, le projet de l'an prochain, on ne voit pas grand chose en trois semaines, et aussi parce que parfois on fait comme si c'était pas vrai qu'on ne veut pas d'autre enfant, la conversation suivante, belle illustration de nos priorités :

Quartz : Imagines-tu, si je tombais enceinte maintenant?
Raiontzukai : On pourrait passer plus de temps au Japon!

Saturday, March 18, 2017

Un jour, il y a longtemps, je parlais ici de patterns relationnels et psychologiques.

J'ignore dans quelle catégorie tombe celui dont je vais vous parler, mais il s'agit incontestablement d'un pattern et comme je l'observe depuis six ans maintenant, ça vaut vraiment la peine de vous le décrire.

Ainsi, en 2011, Raiontzukai et moi avons fait une croisière. Prévoyant faire de la plongée à l'un des arrêts, nous avons acheté une caméra numérique sous-marine pour prendre des photos des poissons. Jusque-là, rien qui sorte de l'ordinaire.

Le pattern s'est établi à notre retour de vacances. Parce que la petite caméra sous-marine dont nous sommes propriétaires est dotée d'un fil USB qui sert à la brancher sur votre ordinateur soit pour la charger, soit pour y transférer les photos, lequel fil USB se branche aussi dans une petite boîte qui elle se branche dans une prise électrique classique, vous permettant ainsi de charger également la caméra dans le mur. Et comme je voyage rarement avec un ordinateur, c'est généralement cette option que je choisis. Ainsi, quand je reviens de vacances, je débranche le fil USB de la petite boîte pour transférer mes photos sur l'ordinateur. Ensuite, je cherche un endroit stratégique où ranger mon fil. Et je laisse la petite boîte avec tous mes autres chargeurs.

Où est le pattern là-dedans, Quartz?

Le pattern réside dans le fait que je fais ça à chaque retour de voyage. Pis qu'en attendant le voyage suivant, la caméra est plutôt abandonnée parce que c'est rare que je prends des photos dans l'eau chez moi. Et que quand vient le moment de faire les bagages pour le voyage suivant, ben systématiquement, je cherche le fil comme une folle et j'ai JAMAIS la moindre foutue idée de youssé que j'ai ben pu le mettre. Chaque fois. C'est jamais arrivé que je ne cherche pas le fil. En fait, chaque fois, j'en arrive à envisager sérieusement la possibilité que j'ai perdu le fil à tout jamais. Mais je le retrouve à temps chaque fois.

C'est particulièrement digne de mention parce que, je le dis souvent, je suis or-ga-ni-sée. Je sais toujours où sont mes choses. Et quand elles n'y sont pas, c'est qu'elles sont perdue pour la vie. Simple de même. Mais quand il est question de mon foutu fil USB de caméra sous-marine, manifestement, ma capacité d'organisation n'est pas à la hauteur.

Friday, March 17, 2017

Énième preuve que je vieillis, ou juste que mes collègues et moi ne sommes pas tout à fait de la même génération, le fait qu'elles me parlent de mon "mari", même si je ne suis pas mariée.
You step into circles and turn them into dialogues, and each time I wonder about compulsion and intent.

Thursday, March 16, 2017

Parfois, à l'instar d'un enfant de 2 ans, j'ai du mal à gérer mes émotions.

Ainsi, ce matin, même si mon trajet automobile-en-raison-de-la-grève s'est très bien passé, le contexte me fait quand même un peu suer.

Alors quand, pendant que j'étais tranquille à la salle de bain, l'alarme d'incendie s'est déclenchée à plein volume, me faisant faire le saut de ma vie, ça m'a vraiment mise en maudit.

Et c'est pour ça que, en chemin vers mon bureau, alors que l'alarme continuait de tonitruer de toutes ses forces, quand j'ai croisé un collègue avec lequel je partage une relation se limitant à l'échange de salutations quand on se croise dans le corridor, je lui ai lancé un "câlisse" exaspéré...
Pendant une bonne partie de la journée hier, j'ai cru qu'on était jeudi. Et donc qu'aujourd'hui serait vendredi. Et donc que j'avais pris du retard sur le texte sur lequel je travaillais et que je voulais terminer pour jeudi.

Ce n'est qu'en me brossant les dents avant de me coucher que j'ai catché que j'étais dans le champ. J'ai donc toute une journée de plus pour faire mon texte, et vraiment, ce bonheur-là l'emporte pour l'instant sur la déception d'avoir une journée de travail de plus que ce que je pensais à faire.

D'autre part, la STO a bien lancé une grève tournante aujourd'hui. Heureusement, j'ai pu faire du covoiturage avec S, ancienne gestionnaire, ancienne collègue, et actuelle voisine, qui est dotée d'un mari exemplaire qui a accepté de la conduire au bureau ce matin, et de revenir l'y chercher cet après-midi. Comme nous étions trois, nous avons pu utiliser les voies réservées, avec pour résultat que je suis personnellement partie de la maison à la même heure qu'à l'habitude, et que je suis arrivée au bureau un bon dix minutes plus tôt. Faites mieux.

Bref, on a quand même hâte que ça finisse, mais bon.

Wednesday, March 15, 2017

Ce matin, simultanément, une bordée de neige et une sérieuse possibilité de grève tournante à la STO.

Ben coup donc. Je serai de bonne humeur une autre fois.

Tuesday, March 14, 2017

So after 10 years of working as a language professional, I have just come up with the Mother of All Language Questions, which has taken aback the other three language professionals I have consulted in regards to it.

Thank you, thank you, I'll be here all week.
I will probably get on your nerves as your cubicle neighbor at work because:

1. When I think hard about a problem, I do the click-a-click thing with my pen. And then I realize that I'm doing it and that it probably annoys you, so I stop it. And then I start doing it again as I begin to think hard again. Over and over. For the rest of times.
2. When I walk out of my cubicle, I sigh. Almost every time. For no reason. Other than the fact that, clearly, getting out of my chair drains the life out of me.
Ce matin, j'ai consacré cinq longues minutes de ma routine à une activité de motricité fine, c'est-à-dire à encourager Coco qui tentait de boutonner lui-même sa veste. Il a réussi à attacher un bouton par lui-même, et j'étais plutôt satisfaite.

Puis, quand tous les boutons ont finalement été attachés, Coco a déclaré : "Maman? Je veux pas mettre cette veste-là."

Monday, March 13, 2017

The purchase of new pants having become an emergency last week - after I'd put it off for about three months - I ran to the store on Friday night while Raiontzukai tried to keep the tiny humans alive before bath time.

I found two pairs of pants, and in the process made some interesting observations:

1. Apparently, in that specific store, I buy jeans in a size 7, but need a size 0 when it comes to work pants. And that, ladies and gentlemen, is so ridiculous it requires a full minute of silence. Because I am certainly not fat, but I am certainly not at the far end of the "skinny" range either. So if I need a size 0, a whole lot of women who are actually skinny are probably walking around naked due to the lack of options.
2. On a related note, those size 0 pants are a little tight around the belly- well, my belly. The belly of a girl who has given birth twice in two years. My belly is amongst the least of my worries, but it's yet another sign that those size 0 pants have a completely faulty design. Because I have plenty of belly room in the size 4 torn-to-shreds pants I have at home. Like, a lot.
3. As if that wasn't bad enough, the XXS vest I tried on was too large. Way too large.

Anyone care to explain?
Catégorie, tsé quand tout arrive en même temps :

Une exception s'est produite pendant le traitement de votre requête. En outre, une autre exception s'est produite pendant l'exécution de la page d'erreur personnalisée pour la première exception. La requête est terminée.            
Quote du jour, par Coco, qui aperçoit, à la fin d'un de ses livres, des petites images à colorier que l'on peut imprimer en plein format à partir du site Web de l'éditeur :

Coco : Maman, j'aimerais ça, colorier des images comme ça.
Moi : Je pourrai t'en faire imprimer quand j'irai au bureau.
Coco : Mais il faut pas que tu oublies.

Sunday, March 12, 2017

If the sharpest thing where you come is a blade of grass
Oh, take me with you
I don't need shoes to follow
Barefeet, running with you
Somewhere the rainbow ends my dear