Wednesday, March 29, 2017

Unnerving Quote du Jour, proudly stated by my work computer after I've spent too much time watching it as it claimed to be configuring new updates -

Failure configuring Windows updates. Reverting changes.

Tuesday, March 28, 2017

Encore et toujours, l'imperfection.

Peut-être encore aussi, cette sale habitude de porter le fardeau, non seulement de mon imperfection, mais de celle des autres.

Ou cette vieille tendance d'auto-destruction et de perfectionnisme qui me pousse à excuser les autres pour mieux me blâmer, moi.

Parce que je le sais, que les gens font de leur mieux. Et je sais aussi que malheureusement, ça ne suffit pas toujours, ça ne peut pas toujours suffire. Mais ça me rentre quand même pas dans la tête. Et que "le mieux" des autres ne suffise pas, ça va, je suis prête à l'accepter. Mais le mien? Ça, non, ça ne passe pas. Je devrais pouvoir faire mieux.

Même si, en prenant du recul, je vois bien que je n'ai rien à me reprocher, et que s'il existe une explication, c'est évident qu'elle met en cause une personne malheureuse, un manque flagrant de tolérance ou beaucoup de mauvaise foi - ou toutes ces réponses à la fois.

Comme je disais, l'imperfection. Encore et toujours.

Monday, March 27, 2017

Il vente dans mon bureau.

Ou plutôt, il vente à partir du bureau de mon voisin de cubicule, en direction de mon bureau.
Ça y est. Je viens de décider de lancer un recours collectif pour toutes les personnes comme moi qui doivent couper leurs pantalons neufs pour en faire les bords. Parce que c'est discriminatoire d'exiger que nous payions le même prix que les personnes qui utilisent la pleine longueur de ces pantalons.

En fait, selon Raiontzukai, le recours collectif pourrait viser toutes les personnes qui doivent faire ajuster leurs vêtements.

Sunday, March 26, 2017

Quote du jour, fruit d'un jeu dans le cadre duquel je fais semblant d'empêcher Coco de passer :

Coco : Je vais passer!
Quartz : Non!
Coco : Oui! J'ai le droit d'exister!

Friday, March 24, 2017

Je vous dis ça de même, mais j'ai un collègue qui vient de s'agenouiller devant moi dans mon bureau. Faites-en autant.

(Bon. On pourrait tenir compte du fait que c'est un géant et qu'il voulait se mettre à la hauteur de mon écran, et qu'il avait refusé ma chaise des visiteurs. Mais personnellement, je choisis de ne pas le faire et de classer ça parmi mes accomplissements professionnels.)
Aujourd'hui, un courriel m'annonce que mon ministère arrivera en ville et nous permettra d'utiliser la messagerie instantanée entre collègues, au bureau.

J'étais contente jusqu'à ce que je me souvienne que, à l'époque où j'utilisais la messagerie instantanée, j'étais systématiquement invisible ou away. Parce que finalement, il y avait juste une poignée de personnes à qui je voulais vraiment parler; les autres, je voulais qu'elles me laissent tranquilles.

Mais là, cette tactique-là, quelque chose me dit qu'elle est moins acceptable en milieu de travail...
Aujourd'hui, je suis encore traumatisée. C'est tellement constant que je devrais plutôt préciser les jours où je ne le suis pas. Bref. Cette fois-ci, ce n'est pas à cause du monde autour de moi, mais plutôt en raison de nouvelles révélations sur un point de langue que je croyais maîtriser à 100%. Bon, j'arrive pas à déterminer laquelle des deux situations est la plus pathétique.

Enfin. Donc je trouble. J'arrive même plus à me concentrer alors que j'essaie de profiter d'un report de délai inespéré pour relire un dossier que j'ai fait beaucoup trop vite.

Vivement la fin de semaine.

Thursday, March 23, 2017

Lali : Moi je dis, des tranquillisants pour tout le monde.
Quartz : Oh, est-ce que ça peut être moi qui les injecte?
Ce matin, pour la deuxième fois cette semaine, c'est Black Black Heart qui jouait à la radio quand je me suis réveillée. Ça m'a plutôt troublée parce que c'est pas une chanson récente. J'ai fait part de mon trouble à Raiontzukai, lequel m'a répondu, énième preuve de son incapacité à suivre le temps qui s'écoule : "Black Black Heart, c'est l'année passée, c'est ça?"

Je lui ai répondu que je chantais Black Black Heart dans le sous-sol chez mes parents, donc que ça datait de ben avant ça. Après vérification, la version anglaise est effectivement sortie en 2001, mais la version française - celle que j'entends à la radio cette semaine - figure sur un album sorti en septembre dernier. Ce qui explique pourquoi elle joue autant tout à coup. Donc, finalement, Raiontzukai et moi avions tous les deux raison, à la différence que lui n'avait aucune idée de l'élément qui lui donnait partiellement raison.

Enfin, là-dessus, parce que la conclusion que j'en tire est que l'Univers veut que j'aie cette toune-là dans la tête à temps plein -

Notre beauté se déforme
J'ai le désordre au bout des doigts
Je te rends ce que tu donnes
Sous tes draps il n'y a plus de dieu
Pour le plaisir de la peine
Ensemble c'est le désir qui mène
Rien ne me blesse
Ma nation me laisse
Black black heart
Mon coeur tourne au noir
Je te dessine dans les airs
D'ici jusqu'en enfer
Jusqu'à toi
Mon corps en éclats
Je te prend tes reines et tes rois
All your sex and your diamonds
Tu me fais perdre le fil
Je m'abandonne à ce que tu veux
La terre tremble sur ton île
Sous tes draps il n'y a plus de dieu
Je veux faire le tour de ton univers
À genoux pour te plaire
Régner le temps
Emporté par ton courant
Black black heart
Mon coeur tourne au noir
Je te dessine dans les airs
D'ici jusqu'en enfer
Jusqu'à toi
Mon corps en éclats
Je te prend tes reines et tes rois
All your sex and your diamonds
All your sex and your diamonds

Wednesday, March 22, 2017

Quote du jour, parce que moi aussi je suis drôle des fois :

Pour Barack Obama, j'imagine que, quand la population t'a élu deux fois, et qu'ensuite elle élit Donald Trump, ça doit être un peu comme si tu sortais avec un gars depuis des années et que soudain, il te laisse pour un autre homme.
Among the things that piss me off disproportionately: when I drop something on the floor, and when someone talks to me and I can't hear them.
Un truc que j'aime pas, dans la vie, c'est quand une personne que j'aime bien met en lumière, à mon intention, un défaut d'une autre personne que j'aime bien, alors que ce défaut ne cadre aucunement avec la connaissance que moi, j'ai, de cette autre personne. C'est désagréable parce que, si, en temps normal, je donne préséance à mon expérience personnelle, dans ce genre de contexte-là, je n'ai pas le choix d'accorder une certaine crédibilité à celle de l'autre. Puisqu'il s'agit d'une personne que j'aime bien, que je connais bien et que je respecte. Donc je conserve quand même ma propre opinion sur la deuxième personne que j'aime bien, que je connais bien et que je respecte, mais ça n'empêche pas une légère aura de déception de se former. Et je trouve ça dommage. Parce que je suis encore une enfant et j'aime ça, quand les gens sont parfaits.
It's only 9:33 and already I have been offended by two perplexing pieces of information, one of them being the fact that the City has decided to discontinue the program under which citizens could get free compost once a year as an incentive for participating in its organic waste recycling program. Simply because now we're all used to composting and are therefore not in need of any incentive anymore.

I'm troubled.

Tuesday, March 21, 2017

I just saw a colleague walking around, outside the work zone, with a pen in his mouth, but both his hands free, and it was nice because I got to feel like the normal one.
J'ai mentionné récemment mon collègue A, qui est revenu au bureau après son congé parental, qu'il a consacré à s'occuper de l'adorable petit bébé relevant de la DPJ qui lui a été confié.

Depuis quelques mois, ainsi, les péripéties administratives d'A, toutes liées aux conséquences du fait évident, mais pas tant, que lui et son copain n'ont pas l'autorité parentale à l'égard de l'adorable chérubin, me rendent plus consciente de jour en jour de la chance que j'ai d'être une fertile hétérosexuelle.

Par contre, les cas, qui me semblent heureusement assez rares, où c'est ce tout petit être qui paie pour certains détails ou manques administratifs, ça me fend littéralement le coeur en deux - pis câline, c'est même pas mon bébé. Et c'est pour cette raison que ya une partie de moi qui a actuellement une solide envie de prendre congé un jour par semaine pour faciliter la vie de ce bébé-là.

Fallait que j'en parle, merci.
Dans mon bureau, j'ai de la bouffe. Pas mal de bouffe en fait. Parce que c'est désagréable d'avoir faim quand on travaille, et parce que je déteste sortir m'acheter de la bouffe. Ainsi, dans un coin de mon bureau, j'ai une tablette, sans doute destinée à accueillir des dictionnaires, sur laquelle sont rangés : trois sacs de café, trois cartons de lait au chocolat, un pot de beurre de pinotte, une boîte de Rice Krispies, un pichet d'eau, un bodum, un thermos à café, une assiette, une tasse, des ustensiles, mon linge à vaisselle et ma brosse à vaisselle. Vous comprenez pourquoi j'ai besoin d'une tablette complète.

Ladite tablette est située juste à côté de l'entrée de mon cubicule, si bien que son contenu n'est pas très visible au monde extérieur, à moins que le monde extérieur vienne s'installer dans ma chaise des visiteurs (parce que oui, mon cubicule fait trois pieds carrés, mais il contient une chaise pour les visiteurs).

C'est comme ça qu'hier, un collègue s'étant installé dans cette chaise s'est interrompu en plein milieu de sa phrase lorsqu'il a levé les yeux et a aperçu ma tablette, pour s'exclamer : Wow, j'avais pas vu ton garde-manger.
Aujourd'hui, jour de grève tournante  hebdomadaire à la STO. Cette fois, je suis partie cinq minutes plus tard qu'à l'habitude, pour arriver au bureau dix minutes en retard. Faut croire que ya pas juste nous qui nous sentions rassurés par l'absence de congestion sur la route la semaine passée.

Ainsi, je suis beaucoup moins zen ce matin, et la putain de grève, elle m'écoeure pas mal.

Monday, March 20, 2017

Parce que pour nous, un congé de maternité, c'est une raison de partir en voyage et que j'ai constaté qu'au Japon, le projet de l'an prochain, on ne voit pas grand chose en trois semaines, et aussi parce que parfois on fait comme si c'était pas vrai qu'on ne veut pas d'autre enfant, la conversation suivante, belle illustration de nos priorités :

Quartz : Imagines-tu, si je tombais enceinte maintenant?
Raiontzukai : On pourrait passer plus de temps au Japon!

Saturday, March 18, 2017

Un jour, il y a longtemps, je parlais ici de patterns relationnels et psychologiques.

J'ignore dans quelle catégorie tombe celui dont je vais vous parler, mais il s'agit incontestablement d'un pattern et comme je l'observe depuis six ans maintenant, ça vaut vraiment la peine de vous le décrire.

Ainsi, en 2011, Raiontzukai et moi avons fait une croisière. Prévoyant faire de la plongée à l'un des arrêts, nous avons acheté une caméra numérique sous-marine pour prendre des photos des poissons. Jusque-là, rien qui sorte de l'ordinaire.

Le pattern s'est établi à notre retour de vacances. Parce que la petite caméra sous-marine dont nous sommes propriétaires est dotée d'un fil USB qui sert à la brancher sur votre ordinateur soit pour la charger, soit pour y transférer les photos, lequel fil USB se branche aussi dans une petite boîte qui elle se branche dans une prise électrique classique, vous permettant ainsi de charger également la caméra dans le mur. Et comme je voyage rarement avec un ordinateur, c'est généralement cette option que je choisis. Ainsi, quand je reviens de vacances, je débranche le fil USB de la petite boîte pour transférer mes photos sur l'ordinateur. Ensuite, je cherche un endroit stratégique où ranger mon fil. Et je laisse la petite boîte avec tous mes autres chargeurs.

Où est le pattern là-dedans, Quartz?

Le pattern réside dans le fait que je fais ça à chaque retour de voyage. Pis qu'en attendant le voyage suivant, la caméra est plutôt abandonnée parce que c'est rare que je prends des photos dans l'eau chez moi. Et que quand vient le moment de faire les bagages pour le voyage suivant, ben systématiquement, je cherche le fil comme une folle et j'ai JAMAIS la moindre foutue idée de youssé que j'ai ben pu le mettre. Chaque fois. C'est jamais arrivé que je ne cherche pas le fil. En fait, chaque fois, j'en arrive à envisager sérieusement la possibilité que j'ai perdu le fil à tout jamais. Mais je le retrouve à temps chaque fois.

C'est particulièrement digne de mention parce que, je le dis souvent, je suis or-ga-ni-sée. Je sais toujours où sont mes choses. Et quand elles n'y sont pas, c'est qu'elles sont perdue pour la vie. Simple de même. Mais quand il est question de mon foutu fil USB de caméra sous-marine, manifestement, ma capacité d'organisation n'est pas à la hauteur.

Friday, March 17, 2017

Énième preuve que je vieillis, ou juste que mes collègues et moi ne sommes pas tout à fait de la même génération, le fait qu'elles me parlent de mon "mari", même si je ne suis pas mariée.
You step into circles and turn them into dialogues, and each time I wonder about compulsion and intent.

Thursday, March 16, 2017

Parfois, à l'instar d'un enfant de 2 ans, j'ai du mal à gérer mes émotions.

Ainsi, ce matin, même si mon trajet automobile-en-raison-de-la-grève s'est très bien passé, le contexte me fait quand même un peu suer.

Alors quand, pendant que j'étais tranquille à la salle de bain, l'alarme d'incendie s'est déclenchée à plein volume, me faisant faire le saut de ma vie, ça m'a vraiment mise en maudit.

Et c'est pour ça que, en chemin vers mon bureau, alors que l'alarme continuait de tonitruer de toutes ses forces, quand j'ai croisé un collègue avec lequel je partage une relation se limitant à l'échange de salutations quand on se croise dans le corridor, je lui ai lancé un "câlisse" exaspéré...
Pendant une bonne partie de la journée hier, j'ai cru qu'on était jeudi. Et donc qu'aujourd'hui serait vendredi. Et donc que j'avais pris du retard sur le texte sur lequel je travaillais et que je voulais terminer pour jeudi.

Ce n'est qu'en me brossant les dents avant de me coucher que j'ai catché que j'étais dans le champ. J'ai donc toute une journée de plus pour faire mon texte, et vraiment, ce bonheur-là l'emporte pour l'instant sur la déception d'avoir une journée de travail de plus que ce que je pensais à faire.

D'autre part, la STO a bien lancé une grève tournante aujourd'hui. Heureusement, j'ai pu faire du covoiturage avec S, ancienne gestionnaire, ancienne collègue, et actuelle voisine, qui est dotée d'un mari exemplaire qui a accepté de la conduire au bureau ce matin, et de revenir l'y chercher cet après-midi. Comme nous étions trois, nous avons pu utiliser les voies réservées, avec pour résultat que je suis personnellement partie de la maison à la même heure qu'à l'habitude, et que je suis arrivée au bureau un bon dix minutes plus tôt. Faites mieux.

Bref, on a quand même hâte que ça finisse, mais bon.

Wednesday, March 15, 2017

Ce matin, simultanément, une bordée de neige et une sérieuse possibilité de grève tournante à la STO.

Ben coup donc. Je serai de bonne humeur une autre fois.

Tuesday, March 14, 2017

So after 10 years of working as a language professional, I have just come up with the Mother of All Language Questions, which has taken aback the other three language professionals I have consulted in regards to it.

Thank you, thank you, I'll be here all week.
I will probably get on your nerves as your cubicle neighbor at work because:

1. When I think hard about a problem, I do the click-a-click thing with my pen. And then I realize that I'm doing it and that it probably annoys you, so I stop it. And then I start doing it again as I begin to think hard again. Over and over. For the rest of times.
2. When I walk out of my cubicle, I sigh. Almost every time. For no reason. Other than the fact that, clearly, getting out of my chair drains the life out of me.
Ce matin, j'ai consacré cinq longues minutes de ma routine à une activité de motricité fine, c'est-à-dire à encourager Coco qui tentait de boutonner lui-même sa veste. Il a réussi à attacher un bouton par lui-même, et j'étais plutôt satisfaite.

Puis, quand tous les boutons ont finalement été attachés, Coco a déclaré : "Maman? Je veux pas mettre cette veste-là."

Monday, March 13, 2017

The purchase of new pants having become an emergency last week - after I'd put it off for about three months - I ran to the store on Friday night while Raiontzukai tried to keep the tiny humans alive before bath time.

I found two pairs of pants, and in the process made some interesting observations:

1. Apparently, in that specific store, I buy jeans in a size 7, but need a size 0 when it comes to work pants. And that, ladies and gentlemen, is so ridiculous it requires a full minute of silence. Because I am certainly not fat, but I am certainly not at the far end of the "skinny" range either. So if I need a size 0, a whole lot of women who are actually skinny are probably walking around naked due to the lack of options.
2. On a related note, those size 0 pants are a little tight around the belly- well, my belly. The belly of a girl who has given birth twice in two years. My belly is amongst the least of my worries, but it's yet another sign that those size 0 pants have a completely faulty design. Because I have plenty of belly room in the size 4 torn-to-shreds pants I have at home. Like, a lot.
3. As if that wasn't bad enough, the XXS vest I tried on was too large. Way too large.

Anyone care to explain?
Catégorie, tsé quand tout arrive en même temps :

Une exception s'est produite pendant le traitement de votre requête. En outre, une autre exception s'est produite pendant l'exécution de la page d'erreur personnalisée pour la première exception. La requête est terminée.            
Quote du jour, par Coco, qui aperçoit, à la fin d'un de ses livres, des petites images à colorier que l'on peut imprimer en plein format à partir du site Web de l'éditeur :

Coco : Maman, j'aimerais ça, colorier des images comme ça.
Moi : Je pourrai t'en faire imprimer quand j'irai au bureau.
Coco : Mais il faut pas que tu oublies.

Sunday, March 12, 2017

If the sharpest thing where you come is a blade of grass
Oh, take me with you
I don't need shoes to follow
Barefeet, running with you
Somewhere the rainbow ends my dear

Saturday, March 11, 2017

There is


There's a knot in my stomach.

There's a glance. Sideways. There's a turn I caught - but maybe not.

There's watchful avoidance. There's artificial normalcy.

There's an involuntary movement, or a converted outward vibration.

There's anticipation, there's a certain expectation, there's a fix.

There's curiosity, discovery and affirmation, there's a similarity.

There's a quest for equilibrium.

There's a world at stake - and a promise being kept.

Friday, March 10, 2017

Ce qui est terrible, avec un enfant anxieux, c'est que ça exige de gérer toute situation avec calme, empathie, patience.

Pis moi, le vendredi soir, c'est franchement pas les choses que j'ai le plus en banque.
Quote du Jour :

Lali: I'm getting married on Monday.
Nextdoor café owner: This coming Monday?
Lali: Yes. (silence) But I'm still available now!
Vous vous en souvenez peut-être, récemment, j'étais en maudit, et j'avais pas les mots pour exprimer pourquoi. J'avais pas nécessairement à ce moment-là l'intention de revenir éventuellement en parler, mais comme je continue d'y penser...

La situation ne semblait pas reliée au départ, mais à force de discuter avec Lali, j'ai fait un atterrissage en catastrophe dans la réalité, yet again, des drames de bureau. Pis les atterrissages en catastrophe, ça fait mal. Les drames, moi, ça me déprime. Découvrir une réalité qui ne correspond pas à celle que j'imaginais, ça me déçoit.

Pourtant, mon milieu de travail est parmi les plus sains que j'ai connus - je pense simplement que les drames de bureau, on a beau faire, on n'y échappe pas, jamais. Surtout dans un milieu de femmes comme le mien. Pis en fait, j'ai l'air de chialer contre les autres, mais j'en ai moi-même involontairement créé un, drame de bureau, et de toutes pièces, la semaine dernière. Bon, je me suis empressée d'éteindre les feux de mon mieux, et je crois que j'ai réussi, mais quand même. Comme quoi personne n'est vraiment au-dessus de ça. C'est juste, encore et toujours, un choc de constater l'imperfection des autres, et la sienne.

Bref, parce que j'ai conscience que je tourne en rond, j'étais en maudit parce je venais de réaliser la nécessité d'une petite révolution professionnelle personnelle. Qui a été mise en place, qui a été aidée par les événements - parce que comme d'habitude, ma vie professionnelle se passe et s'améliore toute seule sans que j'aie vraiment besoin d'intervenir  - et qui a donné des résultats quasi-instantanés. Pour ce qui est de ça, donc, j'ai passé à autre chose.

Par contre, le reste - les drames, les gâchis, les incompréhensions, etc. -, qui ne me concerne pas, mais qui m'a quand même jetée par terre, c'est encore là. Avec du potentiel, une promesse - que dis-je, une certitude - de nouvelles occurrences. Pis je trouve ça plate. Parce qu'en quelque part, avec mes congés de maternité, j'avais eu le temps de regagner une belle naïveté idéaliste centrée sur mon nombril, et d'oublier que c'est facile de perdre de vue le simple fait que câline, la vie, c'est plus simple que ça.

Pis c'est pas que je tiens à être naïve, mais le paysage est tellement plus beau dans une bulle.

Thursday, March 09, 2017

Quote du jour, de la part d'un collègue qui élabore un plan diabolique et envisage de le faire passer sur le dos d'une autre collègue -

Moi : On peut pas lui faire prendre le blâme, elle va être fâchée.
Lui : Oui - mais elle nous le dira pas.
Though dreams can be deceiving
Like faces are to hearts
They serve for sweet relieving
When fantasy and reality lie too far apart
Quand on a commencé à me faire réviser des textes traduits, j'ai pas beaucoup aimé. Moi, ce que j'aimais, c'était traduire. Réviser, je trouvais ça moins satisfaisant parce que ça m'enlevait tout le fun que j'avais à trouver des tournures françaises équivalentes à celles du texte anglais, en me laissant pognée avec les difficultés que le traducteur n'avait pas su contourner. Donc, aucun plaisir, et tous les problèmes.

Puis, le temps a passé, et maintenant, ce que j'aime dans le fait de réviser, c'est reformuler des trucs boîteux pour en faire quelque chose de joli et de sensé. Vraiment, j'adore ça. Faut que je me casse la tête parfois, mais le résultat est super satisfaisant.

Ce qui m'empêche pas d'avoir envie de vous dire, ce matin, que vraiment, si vous êtes pas capables de faire des énumérations verticales, faites-en pas.

Wednesday, March 08, 2017

Dégraffer deux agrafes d'un dossier.

Les échapper l'une après l'autre par terre.

Ne plus les retrouver pour cause de tapis chamoiré.

Craindre de se les foutre dans les pieds à très court terme....
J'ai un voisin de cubicule. Pas celui dont j'ai déjà parlé et qui me tombait sur les nerfs - celui-là a été relocalisé et je me suis empressée de l'oublier. Mon autre voisin de cubicule, le seul qu'il me reste, donc, est du style petit-chiot-trognon-qu'on-n'a-pas-le-choix-d'aimer. Il est doux, tranquille, il fait l'effort de me parler systématiquement en français même s'il doit pour ce faire chercher ses mots et il fait des blagues avec un regard incertain. Comme je disais, un petit chiot.

Parallèlement, et oui, c'est relié, avant d'avoir des enfants, j'ai passé de longues heures à magasiner des chemises habillées avec Raiontzukai - parce que dans notre couple, c'est Raiontzukai qui aime magasiner et c'est moi qui l'attends patiemment pendant qu'il essaie et hésite sans fin. Un jour je ferai mesurer mon ratio oestrogène-testostérone, mais passons. L'impression que j'ai tiré de cette expérience, c'était que Raiontzukai se cassait vraiment la tête avec le "fit" de ses chemises. Mais faut dire que ça m'intéressait pas vraiment et que je connais rien à la mode masculine.

Puis là. Est arrivé au bureau Petit Chiot. Qui est adorable, je le répète. Puis, un jour, comme ça, sans raison, au bout de longues semaines, j'ai SOUDAINEMENT remarqué à quel point ses chemises sont beaucoup trop grandes pour lui. C'est sérieusement ridicule. Par ricochet, j'ai aussi commencé à remarquer tous les hommes sur mon étage qui portent également des chemises trop grandes. Et oui, si vous vous le demandez, j'ai depuis avoué à Raiontzukai que je comprenais à présent tout ce gossage en magasin.

Enfin, même s'il n'est pas le seul à porter des chemises trop grandes, c'est défnitivement Petit Chiot qui remporte la palme. C'est vraiment triste, parce que c'est pas le fun, avoir ce genre de pensée négative à l'égard d'un Petit Chiot, et je me sens coupable.

Mais ce matin, Petit Chiot semble porter une chemise mieux ajustée. Et je le sais parce que quand je l'ai aperçu du coin de l'oeil, de mon bureau, à l'imprimante, je l'ai solidement pris pour quelqu'un d'autre.

Deux fois.
Ce matin, deux trucs dignes de mention.

Tout d'abord, parce que ce n'est pas juste parce que j'arrête de parler de mes personnages de blog qu'ils cessent d'exister, je prends encore l'autobus au même arrêt que la Garocheuse le matin, et elle se garoche encore avec autant de détermination. Mais ce matin, défiant toutes les probabilités, elle m'a laissée passer. Je suis encore sous le choc.

(Cela dit, c'est peut-être une séquelle du temps que j'ai passé à être enceinte dans les dernières années - car, puisqu'il faut rendre à César ce qui lui appartient, si la Garocheuse semble souffrir d'une grande anxiété quant à la nécessité d'embarquer dans l'autobus au plus vite, elle est néanmoins dotée de civisme, puisqu'elle m'a toujours laissé passer avant elle pendant mes grossesses. C'est plus qu'on peut en dire de bien des gens, croyez-moi. Mais bon, je crois qu'après un certain temps, les gens s'habituent à vous voir enceinte et ont du mal à concevoir que vous ne le soyez pas. C'est ainsi que, à mon retour au travail à l'automne dernier, lorsque l'alarme d'incendie a sonné sur l'étage dans le cadre de l'exercice annuel, est retonti dans mon bureau un collègue - avec qui je n'avais jusqu'alors jamais travaillé sans bébé dans le bedon - qui souhaitait confirmer que je n'étais pas enceinte et, donc, que je n'avais pas besoin d'aide pour sortir de l'immeuble...)

Deuxièmement, j'ai raté ce matin trois fois le mot de passe qui me permet d'accéder à mon disque dur. C'est distinct de mon mot de passe réseau, manifestement; en gros, quand j'essaie d'ouvrir mon ordi le matin, je dois commencer par saisir le mot de passe qui me permet d'accéder à mon disque dur, puis Windows démarre et c'est alors que je dois saisir mon mot de passe réseau. Et le mot de passe réseau, vous le savez si vous travaillez sur un ordi comme moi, quand on le rate trois fois, le système verrouille notre compte et il faut communiquer avec le soutien technique pour corriger la situation.

J'avais jamais raté mon mot de passe disque dur trois fois avant ce matin. Toutefois, je n'ai pas été bien étonnée de voir ensuite s'afficher à l'écran les mots "system locked" suivis du numéro du soutien technique. Je suis donc allée faire mon café avant de revenir m'installer à mon bureau pour téléphoner.... J'étais en train d'écouter le message automatisé quand j'ai lu la suite du texte affiché à l'écran, soit, "press ctrl+alt+del and try again".

J'ai raccroché.

J'ai fait ctrl+alt+del.

L'ordi a redémarré, et est réapparu l'écran habituel qui me demande d'entrer mon mot de passe disque dur.

Je l'ai fait.

Windows a démarré.

Pourquoi je peux pas juste faire ça quand je rate mon mot de passe réseau, s'il-vous-plaît?

Tuesday, March 07, 2017

Si vous vous posiez la question, ma gestionnaire ultra-motivée a réussi à mettre la main sur un diadème et un voile pour le shower de Lali. (J'avais ça dans ma boîte de courriel ce matin, et, alors que j'étais plutôt calme à mon arrivée au bureau, cette vision m'a catapultée dans un état d'énervement intense. Je vois vraiment pas comment je vais me concentrer sur mon travail jusqu'à l'heure à laquelle je vais pouvoir commencer à décorer la salle.)

Ainsi, Lali n'aura pas à se balader dans le bureau avec un sac à fruits et légumes sur la tête. J'étais pas certaine de savoir si elle apprécierait, puis finalement, hier, quand je suis allée à son bureau pour l'aviser de prévoir, pour aujourd'hui, s'attacher les cheveux d'une certaine façon qui me permettrait de lui pinner ledit sac sur sa tête le moment venu, elle m'a répondu : "Je vais pas me faire lancer des oeufs pourris, hein?"

Alors, franchement, si c'est là le niveau de ses attentes, je crois qu'elle sera franchement contente de son shower. Et qu'elle n'aurait pas trop été insultée de devoir porter un voile de fortune conçu à partir d'un sac de fruits et légumes.

Monday, March 06, 2017

Maybe it means I've reached the age at which I become old, ie I stop flawlessly keeping up with each trendy new technology, but god, smartphones annoy the bitch out of me.

(When it comes to love-hate relationships, that one must be my all-time number one. Or two, if I have to take into account the one I used to share with DraG.)
Faque j'ai pas mangé ma toast aujourd'hui non plus. Faut vraiment que je peaufine mon processus. Aujourd'hui, en plus, j'ai pas vraiment de raison. J'ai bien rencontré une collègue pour un texte à 9h30 ce matin, mais à 10h15 j'étais sortie de son bureau. Habituellement, je mange ma toast vers 10h. J'étais donc tout à fait dans les temps. Puis, je sais pas ce que j'ai fait, mais il était rendu 10h45. Je me suis levée de ma chaise et je me suis dirigée vers la cuisine pour faire ma toast. Puis, j'ai fait un petit détour pour aller saluer A, un collègue qui revient aujourd'hui de congé parental. Puis ya un rédacteur qui est venu me trouver là pour me poser des questions, si bien que quand j'ai fini par retourner à mon bureau, il était 11h15 et j'avais pas fait mon arrêt à la cuisine. Rendue là, j'ai abandonné, et j'ai attendu l'heure du diner...
Dans la catégorie, trop-de-François-Pérusse, le jour où vous allez dans une boutique, dans laquelle vous entendez la chanson Walking on the Moon de The Police, et vous en sortez avec, en background musical personnel dans votre tête, la parodie de Pérusse qui, elle, dit plutôt "Ah qu'yé donc moumoune"...
Quote du jour, prononcée par Coco, dont le père, si vous ne le savez pas, est atteint de calvitie malgré son jeune âge -

Coco : Quand je vais être grand, je vais être une Maman.
Quartz : Non, Coco. Quand tu vas être grand, si tu as des enfants, tu seras un Papa.
Coco : Ben non. J'ai des cheveux!

Sunday, March 05, 2017

Parce que j'aurais aimé qu'on me le dise - si un jour vous prend une envie de tout foutre à la poubelle les gogosses inutiles qui traînent chez vous depuis des années parce que clairement, vous ne les utiliserez plus jamais, ne le faites pas. C'est certain que vous allez le regretter.

Moi, par exemple, cette semaine, j'aurais un terrible besoin de mon diadème. Pis il est où? Aucune idée. Donc sans doute à la poubelle. Pis ce serait pas si grave si j'arrivais à en trouver un autre ailleurs, mais il semble que la production des diadèmes ait fait l'objet d'un moratoire dans les dernières années.

Pourquoi ai-je besoin d'un diadème? Parce que Lali se marie la semaine prochaine et qu'on lui organise un shower au bureau. J'ai encore quelques dernières ressources à exploiter pour mettre la main sur un voile ou une couronne, mais, prévoyant le cas où le tout se solderait par d'autres échecs, parce que parfois je ne sais pas reconnaître la défaite, je viens de passer plusieurs minutes à essayer de trouver une solution de fortune avec des bandeaux, des passes, des élastiques et du papier de soie. Parce que moi, j'ai jamais consacré la moindre seconde de ma vie à faire semblant d'être une mariée devant un miroir avant d'atteindre 33 ans. Quand il est devenu évident que le papier de soie ne tombait vraiment pas comme il faut (soit dès la première tentative), je me suis mise à la recherche d'un tissus blanc chez nous. Pas facile.

Sauf qu'on vient d'acheter des sacs à fruits et légumes réutilisables pour l'épicerie. Ils n'ont jamais servi, ils sortent tout juste de la laveuse.

Et ils sont blancs.

Faque, si personne n'arrive à mettre la main sur un accessoire convenable, ça se peut très bien que j'oblige Lali à se balader au bureau avec un sac à fruits sur la tête...
J'en parlais récemment, mais à un moment donné dans les dernières années - sans doute les trois années et demi, soit l'âge exact de Coco - j'ai arrêté d'écouter de la musique. Faut dire que je suis parfois un peu, juste un peu, intense et extrémiste, et que je ne connais qu'une seule façon d'écouter de la musique, soit l'écouter intensivement jusqu'à ce que je connaisse les paroles par coeur. Un truc que j'ai franchement pu le temps de faire. À défaut, donc, j'ai juste arrêté d'écouter de la musique. Jugez-moi, allez-y, ça me dérangera même pas - parce que même moi, je trouve pas ça optimal, comme solution.

Dernièrement, je déambule dans les méandres de ma maternité pour essayer de remettre en place dans ma vie des trucs que j'aime faire, et pour moi - parce qu'autant je peux aimer mes enfants, autant j'ai le front de croire que ya certainement moyen que je demeure une personne entière indépendamment d'eux. Parmi ces trucs-là, il y a la course et l'écriture - c'est d'ailleurs, si vous vous le demandiez, l'une des raisons pour lesquelles je me suis remise assidûment à bloguer. Et là je suis en train d'élaborer un plan qui me permettrait de recommencer à écouter de la musique. Parce que sérieusement, j'ai trois CD de retard sur Tori Amos et un sur Fiona Apple. Pis que c'est inacceptable.

En fait, faut dire que j'avais quand même tenté de procéder à l'écouter de trois de ces quatre CD-là, pis que ça n'avait pas super bien fonctionné. L'expérience avait été décevante, et les CD aussi, par ricochet.

Ce matin, Raiontzukai est parti à la quincaillerie avec les enfants, temps que moi je mets à profit pour m'acquitter d'une tâche Pinterest; j'en profite pour faire jouer le dernier CD de Tori Amos sur Youtube pendant que j'observe les images. Ce CD-là, j'en connaissais l'existence, mais vu mes derniers échecs en matière d'écoute de musique, je ne l'avais même pas acheté.

Et dès les premières notes de la première toune, je me suis souvenue de toutes les raisons pour lesquelles je tripais donc sur Tori.

I hate you, I hate you, I do
I hate that you're the one
Who can make me feel gorgeous
With just, just a flick of your finger
It is that easy

Friday, March 03, 2017

Toujours dans la saga de la cuisinette du bureau avec laquelle je ne suis manifestement pas compatible : ce matin, après que j'aie brièvement lu le contenu d'une affiche sur le mur, celle-ci est tombée d'un coup sur le sol, déchirant du même coup une autre affiche sur laquelle elle était à moitié collée.

Bon, pour être entièrement honnête, l'affiche en question semblait déjà être tombée au moins une fois puisque l'autre affiche, celle qui s'est déchirée, était déjà déchirée à moitié. Mais quand même.
I'm-asking-for-trouble move of the day: changing my workstation password on a Friday morning.

(I didn't have a choice, though. My password was to expire in two days. And I can't remember whether my system is one of the annoying ones that lock you out when your password has expired instead of gracefully prompting you to immediately change your password on the day of expiry. And I wouldn't want to start next week on the wrong foot by getting myself locked out of my computer. Although I do have the Helpdesk number up on my wall now.)

Thursday, March 02, 2017

Dans la catégorie "aberrant", il y a le fait que le site Web de mon syndicat ne me laisse pas voter sur les différentes questions sur lesquelles il tient un vote, notamment le renouvellement de ma convention collective, avant que j'ajoute une osti de photo de profil à mon compte. Non mais calvaire. C'est le site Web de mon SYNDICAT. Pas Facebook, seigneur!
Quote du jour, à tous pleins de niveaux -

Pour une fille qui n'aime pas la routine, les trucs fixes, me semble que je te vois souvent aux mêmes endroits aux mêmes heures, comme à la cuisine et aux toilettes?
It took time, but right now I am just 15 minutes away from a meeting with Jane the Plant.

Luckily, with the passing of time, I have been able to move past Raiontzukai's slip of the tongue.

I think.

Wednesday, March 01, 2017

The Male from the 21st Century is simple. I know that. It's actually one of my favorite caracteristics of the Male from the 21st Century.

Sometimes though, I do wonder if he really is that simple. In the past, I have been taken advantage of due to the fact that I excused specific actions based on that simplicity. In other words, I have had a male from the 21st century put forward his inherent simplicity to carry out a treacherous hidden agenda.

I do fail to find an answer when I try to determine what kind of balance the Male from the 21st Century strikes when it comes to straightforwardness and manipulation, or simple ulterior motives.
En semaine, je déjeune au bureau. Au début, c'était parce que ça me permettait d'employer le temps que j'aurais consacré à mon déjeuner à la maison à faire des trucs plus utiles, ou plutôt un seul truc plus utile, soit dormir.

Ensuite, j'ai eu des enfants, donc, maintenant, au lieu de dormir plus tard, je consacre ce temps-là à préparer les enfants pour leur journée. Et chacun sait que s'asseoir et déjeuner en même temps que ses enfants, du moins quand les enfants sont d'âge préscolaire, c'est beaucoup plus complexe que ça pourrait en avoir l'air. Donc moi, en semaine, je m'essaie même pas.

Saaaaauf que la méthode n'est quand même pas infaillible. Parce que si j'arrive systématiquement à me faire mon café à mon arrivée au bureau, puis à manger mon yogourt une heure plus tard environ, il y a des journées comme aujourd'hui où je tombe soudainement dans le jus, lequel jus m'empêche de prendre le temps d'aller faire ma toast à la cuisine, même si mon estomac proteste à grands coups de grondements...

Pis là, j'ai faim.
Because, yes -

We know what Beatty should have done: “I’m sorry, I seem to have the wrong envelope.” Instead, he gave us a metaphor so literal if it was a movie you’d throw popcorn at the screen.
The walking embodiment of old Hollywood and white privilege, frozen in bewilderment, allows a cadre of white males to think they’ve won for a lighthearted confection about cute white dreamers in L.A. And then we all watch as they physically transfer the statuette to a female producer and a black director for their intimate movie about a black gay man.
“I’m going to be really proud to hand this to my friends from Moonlight,” Horowitz said gracefully. Speaking for humankind? We can only dream.

Tuesday, February 28, 2017

Ne pas dormir de la nuit en raison d'un bébé enrhumé qui se réveille constamment.

Se lever le matin pour trouver un bébé qui fait de la fièvre, et conclure que, même si vous êtes vraiment trop dans le jus au bureau, c'est quand même vous qui allez devoir prendre congé parce que votre chum, qui lui est pas mal systématiquement en mesure de s'absenter sans préavis, se trouve dans l'impossibilité de le faire précisément aujourd'hui.

Être en maudit parce qu'on se tanne de toujours être relégué au dernier rang des priorités, et que c'est la deuxième fois que vous devez vous mettre dans la marde au bureau parce que les circonstances rendent votre chum indispensable soudainement.

Faire déjeuner les enfants, les préparer pour la garderie, constater que la fièvre du bébé est tombée.

Rusher pour vous changer et vous maquiller en vue d'aller au bureau, finalement.

Gérer la crise du plus vieux qui refuse de démontrer toute autonomie.

Arriver au bureau pour trouver un message de votre collègue la plus désagréable, qui veut discuter avec vous au sujet d'un dossier que vous avez livré la veille.

Ça peut juste être une bonne journée. Non?

Monday, February 27, 2017

Quote du jour, parce que j'aime ça rire de vous quand vous ratez vos expressions -

Raiontzukai : C'est chien de leur couper le fun sous le pied comme ça.

Sunday, February 26, 2017

Seriously. If you're driving and mistakenly end up in a lane dedicated to cars turning left or right - I feel you, but for god's sake, TURN. Don't block me from making my turn, because no, your itinerary does not have any precedence whatsoever over mine. Just do the freaking mandatory turn. The world will not explode. You will merely have to turn around a bit farther...

Friday, February 24, 2017

So, in that one-week vacation, I had time to forget my amazing chocolate hand cream and its fabulous smell, which makes every application even more satisfying today.

God this smells good. If they made it in a men's perfume version and I stood any chance of convincing Raiontzukai to wear it, I'd buy it by truck loads.
That moment when you grab a store-bought muffin (that is, one made purely from trans fats and sugar) to help you mentally deal with the fact that your significant other is seriously considering installing a bidet in your bathroom.

Thursday, February 23, 2017

J'ai pas le temps. Voilà, c'est dit. C'est pas que je veux pas vous voir ou vous parler, mais calvaire, j'ai juste pas le temps.

J'ai pas le temps pour du drame. Mon temps libre est précieux et, surtout, très volatil. Je sais jamais si et quand il va se présenter. Et quand il arrive, il y a tout un processus d'établissement des priorités qui s'enclenche pour me permettre  de déterminer si je vais le mettre à profit pour courir à l'épicerie ou à la pharmacie, pour aller acheter une paire de mitaines au plus jeune, pour faire un peu de ménage, pour commencer le souper que j'aurai pas le temps de faire autrement, ou si je vais, ô folie, pouvoir me permettre de m'occuper de moi en allant virer au magasin m'acheter des pantalons (parce que les miens sont usés jusqu'à la corde mais je n'ai pas encore eu le temps de les remplacer) ou en m'accordant une séance de course, ce sport que j'affectionnais tant, mais qui est négligé par la force des choses ces temps-ci. Parce que si je ne suis pas tout au bas de ma liste de priorité, c'est plutôt le bien-être de mon estomac que je favorise, avant celui de mes muscles et de mon cardio. C'est plate, je sais, je le sais même très bien, mais j'ai juste pas le temps de tout faire, et je dois faire des choix.

J'ai pas le temps de vous écouter parler en vous tapant dans le dos. Parce que c'est une autre tâche qui s'ajoute à toutes celles qui m'incombent, toutes ces autres tâches que j'accomplis continuellement plus pour les autres que pour moi, mais, au moins, par choix. S'il s'agissait d'une conversation, ça pourrait être une activité personnelle que j'apprécierais, mais quand je dois consacrer mes quelques petites minutes de libres à écouter vos récriminations stériles, que vous répétez pour la cinquième fois, juste pour vous accorder le loisir de vous en décharger (encore?!), sans jamais avoir à mon tour l'occasion de vous raconter mes dernières péripéties, parce qu'elles ne vous intéressent pas vraiment et que ma pause se termine chaque fois avant que vous, vous en ayez fini - ça ne l'est pas. Ça vient plutôt gâcher ces fragiles minutes qui s'en vont ainsi dans le néant.

Et si le tout ne se déroule pas à un moment où j'ai, de façon inattendue, un peu de temps, alors ça en devient carrément impossible, car répondre au téléphone, même aux simples télémarketers auxquels je peux dire au revoir en quelques secondes, relève du prodige. Parce qu'entre les enfants qui entrent en mode "panique" dès qu'ils voient que j'accorde mon attention à cet étrange objet qu'est le téléphone ("Maman! Regarde moi! Maman!" "Maman! Téléphone! Allo! Bye! Voir, voir! Mamaaaaan, voir!") et mon pauvre chum qui fait tout ce qu'il peut pour prendre le relais ("Coco, Maman est au téléphone, attends qu'elle ait raccroché. Bout d'Chou, viens-tu me voir? On va jouer avec ton téléphone jouet."), je n'ai certainement ni l'audition, ni l'attention nécessaires pour vous écouter.

J'ai pas le temps, je n'ai plus jamais le temps. La simple idée de prendre rendez-vous, chez la coiffeuse, chez le médecin, chez le garagiste, peu importe, me décourage, parce qu'elle implique de créer du temps là où il n'y en a pas. D'en faire rentrer davantage dans le même espace, de courir un peu plus, toujours un peu plus. Je commande un max de trucs en ligne, des trucs de base comme des Tylénols ou du papier de toilette, quitte à payer plus cher, pour m'éviter de devoir consacrer du temps que je n'ai pas à aller les chercher en magasin.

J'ai pas le temps, et vous ne le comprenez pas. Et c'est correct, c'est normal. Il faut vraiment être dans mes souliers en ce moment précis pour le comprendre. Pour comprendre ce que c'est, et aussi que ça durera pas éternellement. Mais là, ma vie, c'est courir de tous les cotés à la fois pour éteindre des feux et assurer des besoins de base, le tout avec deux garçons pendus (littéralement) à moi, et la conséquence de ça, c'est que vous pouvez certainement essayer de me parler, mais que vous devez garder en tête que ça se peut que je vous interrompe pour moucher un nez, essuyer des fesses, calmer une crise, servir des verres de lait, ou entamer une discussion sérieuse sur les pelles mécaniques - et que vous n'aurez peut-être jamais l'occasion de finir votre histoire.

Et j'en suis désolée. Mais pour l'instant, et pour quelques années encore, j'ai pas le temps, j'ai juste pas le temps.
In case you were wondering, or worried, Quartz is happy to announce her return to the blogosphere, a direct consequence of her more concrete return, after a horrendous night flight, from Cuba, where she was lucky enough to get a tan and enjoy great weather and bad food, as well as check off the Lifetime Achievement that is having her child undergo a medical consultation in Spanish and reluctantly administering said child foreign medicine.

(No worries, Coco is fine, he just though it timely and exotic to get an upper respiratory tract infection while on vacation. Which, after giving it some thought, Raiontzukai and I decided was indeed pretty good timing as neither of us has any "family" days off left from work, which would mean, had Coco gotten that same infection at home, we'd have had to use up vacation days anyway. And honestly, if I'm going to take vacations days, I might as well spend them someplace warm.)

Tuesday, February 14, 2017

Three words :

Chocolate Hand Cream.

My life was just drastically altered.
Parce que oui, c'est officiel, Bout d'Chou a assimilé le terme "shoot" et peut l'utiliser en contexte :

Quartz (nettoyant les mains de Bout d'Chou après un repas) : Tiens, je vais te nettoyer et ensuite tu pourras débarquer de la chaise haute.
Bout d'Chou (alors que je m'éloigne, en tirant sur sa bavette) : Bavette?
Quartz (en train de rincer la débarbouillette au lavabo) : Non, garde ta bavette, j'ai pas encore nettoyé ton visage.
Bout d'Chou : Shoot!
I came into my office this morning and saw someone had left a chocolate there for me. I assumed it was Lali, because I'm pretty sure her job description includes feeding me chocolate. But when, later, she stopped by my office and I mentioned the chocolate, she said she had also received one and had assumed it was from me.

Soooo, someone left chocolate to, I'm guessing, everyone on my team.

But who???

Monday, February 13, 2017

Ce que mes grossesses m'ont appris, c'est que je suis sérieusement faite, biologiquement, pour avoir des enfants, car je vis des grossesses plus que parfaites et j'accouche en trois secondes et quart. Sérieusement. L'une des raisons pour lesquelles je ne veux pas de troisième enfant, c'est que je ne me rendrais certainement pas à l'hôpital à temps pour l'accouchement, cette fois.

Bref. L'un de mes rares symptômes de grossesse est le fait que, quand je tousse ou que j'éternue, ou même parfois juste quand je me lève, ça tire sur mes ligaments et cause une douleur aussi fulgurante que fugitive dans mon bas-ventre.

Ces temps-ci, je sais pas trop ce que fabriquent mes ligaments, mais ils tirent parfois. (Et non, je vous le dis tout de suite, je suis pas enceinte. Et oui, j'en suis bien certaine.) Ce qui m'a permis de faire faire une petite crise cardiaque à Raiontzukai sans le vouloir :

Raiontzukai (me voyant grimacer en me levant) : Ça va?
Quartz : Oui oui. Ça doit juste être un ligament qui tire. C'est un peu ce que ça me faisait quand j'étais enceinte.
Raiontzukai : ...

Sunday, February 12, 2017

Je viens de me rendre compte que, dans mes nombreuses chroniques sur le mâle moderne, je n'ai jamais parlé de ma théorie du "package de base". J'en suis la première étonnée puisque c'est un truc sur lequel je reviens régulièrement dans mes conversations de tous les jours encore aujourd'hui, alors que c'est une théorie que j'ai élaborée avant même que j'emménage en Outaouais.

La théorie est née du commentaire d'une amie avec qui je discutais au téléphone; nous devions être en train de chialer contre notre chum respectif, je ne me souviens plus trop - enfin, elle, elle était en train de chialer contre le sien. Elle a conclu en me disant que son chum lui avait demandé à moitié sérieusement si elle pensait qu'elle serait mieux avec quelqu'un d'autre; elle avait soupiré en lui répondant : "Ben non, vous êtes tous pareils."

Et ça, chers lecteurs, c'est rigoureusement exact. En fait, pour être entièrement honnête, je vous dirai que les femmes aussi, nous sommes toutes pareilles - simplement, c'est sur le mâle moderne que j'axe mes travaux scientifiques.

Bon, avant de monter à la barricade, laissez-moi développer. Je sais bien évidemment que tous les mâles modernes ne sont pas exactement pareils - mais ils sont tous bâtis à partir du même package de base. Entendons-nous bien, ce package-là est constitué tant de défauts que de qualités. Mais ce sont des défauts et des qualités que vous trouverez chez tous les mâles modernes; autrement dit, si ce qui vous rend folle chez votre mâle moderne sont des caractéristiques tirées du package de base, hé bien, je déteste vous apprendre ça, mais vous allez être malheureuse longtemps. Par inversion, toutefois, ça veut quand même dire que certaines des plus belles qualités du mâle moderne (comme la simplicité, la communication directe et la capacité anti-drame) vous sont garanties dans toutes vos relations, amoureuses ou non, avec tous ses représentants.

C'est le genre de truc qu'il est important de se rappeler lorsqu'on évalue une relation : ainsi, si votre mâle moderne s'avère être un salaud (puisque, ai-je posé comme postulat à force de discuter avec Lali, on a toutes besoin d'un chien sale pour nous remettre les idées en place), vous n'avez pas à craindre de devoir à jamais faire une croix sur ses belles qualités en le laissant. Toutefois, si vous remettez la relation en question à la lumière de défauts relevant du package de base, c'est dommage, mais c'est plutôt votre orientation sexuelle qu'il faudrait réévaluer, parce que voilà, vous n'y couperez pas : tous les mâles modernes sont pareils.

Voilà. Un jour, j'organiserai un séminaire.

Saturday, February 11, 2017

My Words are my Constant, and I've only just begun to see it.

For so long, I thought I had nothing to hold onto but my darkness, and even when that reverted to a black cloud of more acceptable proportions, I thought it was all I had to run to when I felt shaky - give us something familiar/something similar to what we know already/That will keep us steady, steady, steady/Steady going nowhere - my rock.

But I had my words. How could I ever miss it? I must be the only human being to have maintained a personal blog for 15 years.

Or actually, I did know on some level, and that is certainly why I have come here everytime I've needed to think, rant, hurt, let out an overflow. Somehow though, I never realized that need to externalize was so much a part of who I am.

--

Parallèlement, ce n'est aussi que maintenant que je mesure la chance que j'ai eu, pendant quelques années, quand le ciel m'est tombé sur la tête, et par la suite, d'avoir non seulement cette capacité à convertir en mots tout ce poison que j'avais à l'intérieur, mais également ce cercle à part de la Communauté du guestbook qui était constitué de blogueurs que je ne connaissais aucunement, mais qui étaient là. Juste là. Ils ne savaient pas exactement de quoi il en retournait, mais ils n'en faisaient pas de cas, ils se contentaient de venir me lire, tout le temps, et de commenter parfois. Et je ne le voyais pas - je ne sais même pas si ces autres blogueurs le voyaient - mais j'en tirais un appui incroyable. J'étais seule, mais grâce à eux, pas vraiment; personne autour de moi ne s'intéressait à mes états d'âme, mais eux se donnaient la peine de venir les lire, même si mes écrits ne leur permettaient même pas de savoir de quoi je parlais vraiment. Ils tendaient tous ensemble un filet de sécurité, sous moi. J'écrivais pour moi seule, parce que je n'avais plus rien d'autre que mes mots, mais le fait que des inconnus viennent les lire par choix constituait une sorte de validation. Un encouragement à continuer. L'indice que, peut-être, je n'étais pas si pathétique dans mon désespoir, que j'arrivais encore à apporter quelque chose au monde extérieur. Et que le monde extérieur avait encore quelque chose à m'apporter. Leur soutien invisible n'était qu'une goutte dans l'océan dans lequel je dérivais, mais, à la réflexion, les relations interpersonnelles les plus saines que j'entretenais à l'époque étaient sans doute celles que je partageais avec ces blogueurs-là.

C'est seulement aujourd'hui que je prends conscience de la mesure dans laquelle ils ont changé la donne. Ce cercle-là s'est dissous il y a longtemps déjà, au fur et à mesure que ses membres ont quitté la blogosphère. Et le grand drame de cette évolution-là, c'est que je ne leur ai jamais dit merci, et qu'ils le méritaient, mais vraiment beaucoup.
Il y a quelques semaines, je suis allée à l'épicerie avec Bout d'Chou, 20 mois. À un certain moment, j'ai constaté qu'on avait oublié de ramasser un article dans une rangée dans laquelle on venait de passer. J'ai expliqué le tout à Bout d'Chou en m'exclamant "shoot!".

Tout à l'heure, Bout d'Chou jouait avec de la pâte à modeler, quand il a soudain décrété qu'il voulait manger un yogourt. Je lui demande donc de ranger la pâte à modeler avant. Il range donc une boule de pâte à modeler dans son contenant et part la ranger au bon endroit. Puis il retourne dans le salon s'installer devant le plateau sur lequel on mange les collations. Je lui apporte son yogourt et sa cuiller, et je retourne à la cuisine chercher une débarbouillette pour le nettoyer après coup.

Or, Bout d'Chou s'aperçoit à ce moment-là qu'il avait déposé un contenant de pâte à modeler sur le bord de la fenêtre, et que nous l'avons oublié au moment de ranger. Horrifié, Bout d'Chou délaisse son yogourt pour aller ranger le contenant, et c'est ainsi que je le vois arriver dans la cuisine en s'écriant :

"Shoot, pâte à modeler!"
On the constant application of Murphy's Law in everyday life - at least mine -

Take advantage of the alone time you get while your significant other is taking the kids to swimming class to walk (because said significant other needs the car in order to achieve aforementioned "taking to swimming class") to the grocery store in order to return the recalled baby puree pouches you have - this one is actually pretty impressive as it is a simultaneous double application of Murphy's Law, because you NEVER buy those pouches, except once a year when you use them as snacks when traveling.

Successfully return four pouches, which you took out of your suitcase the previous night, in the dark, because you were too lazy to turn on the light. Walk to a second store to get other pouches and some other stuff. Walk back home. Take the new pouches upstairs to put them in your suitcase - and find two more recalled pouches in there that you'd forgotten you had and did not see because you didn't turn on the light....

Shoot.

Friday, February 10, 2017

Ce matin, il faisait tellement froid dans la salle de bain quand je me suis levée que j'ai envisagé de me rendre au travail vêtue de mon gros pyjama.

Bon, je l'ai pas fait, parce que je soupçonne qu'il existe des limites au concept de "casual Friday".

Mais là, il est passé midi et je suis toujours aussi congelée, alors je regrette solidement cette décision.

Ce qui m'amène à ma quote du jour :

Quartz : Stu moi qui ai un déficit de gras ou il fait salement frette ici?
Lali : C'est les deux.
You-hou? Motivation? Où es-tu?
Je suis manifestement atteinte de la Malédiction du pouce gauche.

En octobre dernier, je me suis solidement plantée à vélo (à un point tel que j'en ai encore des marques très visibles sur le corps), et je me suis foulé le pouce gauche. Il s'est suffisamment remis assez rapidement, mais pendant plusieurs semaines, j'ai néanmoins eu beaucoup de mal à accomplir des tâches auxquelles mon pouce participait activement sans que je ne l'aie jamais réalisé, comme enlever le couvercle d'un plat tupperware.

Heureusement, le tout était revenu à la normale, mais là, soudain, j'ai une grosse coupure sortie de nulle part située juste sous l'ongle de mon pouce gauche. Ça fait salement mal, et ça guérit vraiment trop lentement à mon goût. En fait, pour l'instant, j'ai même pas de preuve qu'il y a réellement un processus de guérison qui s'est amorcé. Et encore une fois, ya tout un tas de tâches que j'arrive plus à faire, notamment encore l'ouverture des foutus plats tupperware.

Pis tsé, hier, j'ai même été incapable de sortir le pain fraîchement cuit de la machine à pain parce qu'en secouant le plat de cuisson, ma coupure frottait contre la mitaine de four et ça me faisait un mal de chien. Une maudite chance que je n'habite pas seule...

Thursday, February 09, 2017

Quote du jour hors contexte, qui m'a été adressée par une collègue : "Oh, mais tu peux me donner des ordres."
En tant que parent, on se remet constamment en question, mais j'ai néanmoins la certitude d'avoir réussi quelque chose quand je constate que je dois systématiquement m'obstiner avec mes enfants pour qu'ils mangent leur poutine (oui oui, la phrase "mange tes frites s'il-te-plaît" a été prononcée à plus d'une reprise chez nous), mais que quand je leur sers de la sole poêlée, ils avalent leur repas à la vitesse de l'éclair.
Parce que j'évolue, mais que ya quand même des choses qui ne changent pas, je demeure, encore aujourd'hui, tout à fait obsédée par mes stats de blog. Bon, c'est plutôt inoffensif et relativement sain, mais ça peut quand même s'avérer troublant.

Par exemple, hier, est arrivé ici une personne que je peux difficilement identifier autrement que comme étant Concierge. C'est quand même quelque chose.

Wednesday, February 08, 2017


Jadis, j'avais un ami. Bon, c'est un ami qui a un surnom de blog, mais comme il n'est pas entièrement impossible qu'il atterisse ici un jour (juste hautement improbable), je vais y aller pour l'anonymat.

Donc j'avais un ami, et il était génial. Ce gars-là avait le don de me (re)mettre de bonne humeur par sa simple existence, le plus simplement du monde, apparemment sans déployer vraiment d'effort. Même après nos années d'études en commun, quand on a commencé à s'éloigner, il était capable, une fois par trois, six mois, de m'envoyer un courriel ou de se logger dans MSN juste au moment où j'étais déprimée ou malheureuse et de me remonter le moral. Je sais même pas s'il en avait conscience. C'était franchement extraordinaire. Ce gars-là, bref, je l'adorais, purement et simplement - et, si je dois le préciser, tout à fait platoniquement. (Bon. Il y avait bien un léger intérêt mutuel, mais il a fallu cinq ans avant qu'on soit célibataires en même temps et quand ça a fini par arriver, d'abord la possibilité m'a foutu la chienne, ensuite j'avais déjà irrémédiablement déplacé ce gars-là sur mon échelle "ami" - pour ceux qui connaissent le théorie de l'échelle - et surtout j'étais beaucoup trop occupée à vivre une solide émulation de relation amoureuse avec deux autres gars avec qui je ne sortais pas. Bref, j'étais pas prête. Mais je digresse.)

Le temps a continué à passer, on a continué à s'éloigner, et si ce n'était de l'existence de Facebook, je ne saurais plus trop ce que devient cet ami-là.

Mais Facebook existe, et je le sais : ce merveilleux gars-là devient un maudit bougonneux, voilà.

Au fil du temps, je l'ai vu passer, à une fréquence qui augmente exponentiellement, des messages de chialage, de racisme, d'intolérance, sur tout. C'est intolérable. Et bon, au début, je trouvais ça comique. Maintenant, je trouve ça plutôt triste de voir tout ce négativisme de sa part. Parce que, je l'ai dit souvent, c'est plus simple que ça, la vie.

Et oui, en quelque part, je me dis qu'en ce qui le concerne, ya rien qui est arrivé pour rien - parce que j'ai franchement pas besoin d'une telle aura négative dans ma vie...

Heureusement que j'ai Lali. Qui non seulement m'écoute chialer, mais fait des pieds et des mains pour me remonter le moral, allant même jusqu'à me donner des scones, du chocolat et du thé.

Ça va un peu mieux.
Ça y est. Soudain, je suis en maudit.

Pis je vous dirai pas pourquoi parce que j'ai pas encore les mots.

Mais vraiment, je suis en maudit, là, maintenant, pis c'est même pas hormonal, j'ai vérifié.

Monday, February 06, 2017

Ça y est, ma vie va CHANGER, les amis.

Pourquoi, Quartz? Parce qu'un jour, je vous jure que je vais venir à bout de la vieille génération, à mon bureau.

Si vous vous posez la question, l'outil dont vous avez besoin, si vous désirez rédiger des textes, c'est le correcteur Antidote. Moi, je le sais depuis un bail, et je croyais que tout le monde, du moins tous les professionnels de la langue de mon pays, le savait aussi. Or, en arrivant ici, j'ai constaté que ce n'était pas le cas. Ici, on connaissait effectivement le logiciel, mais on n'en voulait pas. Pourquoi? Parce qu'on estimait qu'il s'agissait d'un outil destiné aux amateurs.

Honnêtement, la mâchoire m'a carrément décroché quand ma gestionnaire m'a dit ça (et oui, elle l'a dit dans ces mots-là, exactement). J'en ai même perdu toutes mes manières et je lui avais répondu du tac au tac qu'à ce compte-là, mieux vaudrait également qu'on cesse d'utiliser les ordinateurs puisque nous savions également écrire avec un crayon. (Ouin. Ce n'est qu'en voyant la surprise se peindre sur son visage que j'ai réalisé que j'aurais pu faire plus délicat.)

Bref, s'ensuivirent de longues semaines de niaisage, mais j'ai fini par avoir mon Antidote. Au début, nous étions genre deux ou trois à l'avoir, parce que mes collègues de la vieille génération, résistantes au changement, le refusaient. ("Non, ne m'aidez pas! Je ne veux pas qu'on me facilite la tâche! Jamais!")

Puis, bon, j'ai fait des enfants, j'ai été beaucoup absente du bureau, mais maintenant, toute mon équipe a Antidote. Et j'en suis plutôt fière parce que c'est moi qui ai lancé le mouvement initial.

Toutefois, l'équipe des rédacteurs, elle, n'a pas suivi l'évolution. J'ai bien un ami rédacteur qui se bat pour la cause depuis un petit bout, mais il se fait répondre la même chose que ce qu'on m'avait servi à l'époque : "On vous embauche parce que vous savez écrire."

Et là, ça y est. Toute ma direction vient de recevoir un courriel dans laquelle on invite TOUT LE MONDE à demander une licence Antidote. Et bon, je sais pas dans quelle mesure ce sera populaire, mais pour l'instant, je préfère croire que tous les rédacteurs l'auront et l'utiliseront et que ma tâche à moi en sera incroyablement allégée, et je TRIPE.

Et franchement, je me trouve plutôt hot d'avoir été l'élément ayant fait entrer cet outil-là ici.
I cried the first time I saw you. I thought it was just an overflow, but maybe I was also picking up on the static in the air. Ironically enough, it was at that moment that I was finally reassured, that I finally thought I was safe - at that specific moment which spelled the beginning of the end.

I got the call, and I remembered the few days I was sick.You were not even a person then. I wasn't really all that sick, it was just a little unsettling for someone who barely ever so much as got a cold. So of course it was enough for me to worry disproportionately about you, so much so that I even shed tears over the slight - no, the downright non-existent - risk it might carry for you. But then I got better, and I knew you were not the kind to give up. And you weren't. So I must have been the one to have let you down.

Somehow, it was like I knew from the beginning. I knew who you were, but wouldn't allow myself to rely on your reality until someone, anyone said I could. And that never happened.
The whole idea - is it ever anything else? - was to protect myself, and you've got to wonder, whatever good did it do? Did I really hurt any less? I have my doubts - but I don't know any other way to go about it.

Every ensuing deciding moment was filled with extreme clarity, somehow. There was no mistake and no hope. But I didn't know what to make of it. I thought I was holding my end of the bargain, making every sacrifice. And it was okay, you know. I didn't mind the sacrifices. But maybe it wasn't enough. I must have failed you. Else it wouldn't make sense.

You were tiny. You were sleeping. You were worth so much more than the empty conclusion, the answer-less explanation we were offered. So I'll readily give you the sickness, or the runs, or the travels, every nonsensical logical possibility - because that's what it takes; where there is no reason, I will make one up, in the hope that it appeases at least one of us.

Because they dismissed the blame I'm still wearing, all of them did. And I believe them, I do, but it's so much easier to blame myself than to bear the void.
Vous vous souvenez peut-être, lecteurs en délire, que j'avais décidé de rédiger des chroniques de fiction basées sur les rocambolesques aventures d'une collègue, Lali, à qui je répète depuis des années qu'il lui faut une sitcom, ou à tout le moins un blog. Ma liste de sujets était prête, mais après lecture de la première chronique, Lali n'était plus trop à l'aise avec l'idée d'être au centre d'une chronique. Je dois donc malheureusement avorter le projet, mais, puisque je me suis quand même donné la peine de rédiger la première chronique, la voici :


Les chroniques de Lali
Chronique 1 : Les orteils de Lali

Salut, moi c'est Lali.

Bon, comme c'est ma première chronique et tout, j'avais l'intention de faire les choses comme il faut et de commencer par me présenter.

Mais finalement, au diable les présentations - parce que je suis fâchée! Pourquoi? Ah, merci de poser la question; juste ça, ça me fait du bien... Enfin, voici :

Vous le sauriez si je m'étais présentée en bonne et due forme : je fais partie d'une équipe de natation qui s'entraîne quelques matins par semaine. En gros, pour simplifier, ça veut dire qu'on se met en ordre dans un couloir (le plus rapide en avant, le plus lent derrière) et qu'on fait des longueurs. En théorie, c'est parfait. En pratique, pas du tout.

Ou plutôt, je suis convaincue que c'est parfait quand vous n'êtes pas systématiquement suivie, dans votre couloir, par un vieux bedonnant fétichiste qui vous pogne systématiquement les orteils en nageant, BOR.DEL.

Sérieusement, il me rend folle. Et là, je vous entends, vous pensez que c'est moi qui suis crinquée et intolérante parce que le pauvre monsieur, c'est certain qu'il ne fait pas exprès pour m'accrocher les orteils, qu'il fait de son mieux et que je devrais être indulgente. Mais vous avez tort. Parce que je SUIS indulgente, je ne suis que ça, j'ai déjà passé trop de temps à lui accorder le bénéfice du doute. J'ai commencé par tergiverser vraiment trop longtemps avant d'aborder le sujet avec lui. Puis, je lui ai demandé, GENTIMENT (oui oui, je le jure), et plus d'une fois, de me lâcher les orteils. Je lui ai offert à plusieurs reprises de se placer devant moi - que ce soit au début de l'entraînement, avant que l'on plonge tous à l'eau, ou pendant, après m'être fait pogner les orteils deux ou trois fois. J'ai même essayé de ralentir exagérément pour qu'il soit forcé de passer devant moi - et là, vous savez quoi? Il s'est foutu devant moi, et il a RALENTI jusqu'à ce que le premier de notre groupe, le plus rapide, nous rattrappe. (Ma théorie, c'est qu'il voulait que je lui pogne les orteils à mon tour, mais pour ça, il va attendre longtemps, je suis sûre qu'il a pleins de champignons toxiques sur les pieds. De toute façon, MOI, je regarde où je vais quand je nage.)

Ce matin, donc, j'ai sauté ma coche. Je me suis tournée vers lui à la fin de la première série de longueurs, et je lui ai demandé (bon, oui, peut-être un peu fort, et un peu sèchement) c'était quoi son bâtard de problème et qu'est-ce qu'il avait pas compris quand je lui avais demandé de me lâcher les orteils les 365 980 fois précédentes. Ça se peut aussi que je lui aie posé ces questions-là en gesticulant légèrement (et au cas où vous aviez aussi l'intention de gesticuler dans une piscine bientôt, je vous dirai d'opter pour une autre solution parce que franchement, on perd un peu de crédibilité quand on engueule quelqu'un au beau milieu des copieux "splashes" ainsi engendrés). En réponse, il a pris un air de chien battu et s'est attribué le rôle de la victime en m'expliquant que c'était pas de sa faute parce qu'il était vieux, et qu'il était vieux, et, surtout, qu'il était vieux.
Pis bon, évidemment, c'est moi qui ai eu l'air de la débile mentale en plein SPM. C'est exactement le même principe que quand, enfant, vous vous chicaniez avec votre soeur; elle vous approchait et vous pinçait subtilement, et quand vous, suite à cette provocation, vous vous mettiez à la tapocher en bonne et due forme, c'est elle qui se mettait à crier au meurtre, et c'est vous qui étiez punie... Enfin, dans le cas qui nous occupe, je n'ai pas été punie (il manquerait plus que ça!), mais j'ai subi le regard interloqué de tout le troupeau de vieux monsieurs bedonnants qui nagent dans le même couloir que moi et Monsieur Fétiche. (Parce que ce genre d'animal-là est plutôt du genre grégaire et, manifestement, a tendance à nager à la même vitesse que moi. Et que moi seulement, puisque je suis le seul être non seulement de sexe féminin, mais aussi âgé de moins de 75 ans, dans ce couloir-là. Si ce n'est pas suffisant pour vous convaincre qu'il y a une conspiration en quelque part, je sais pas ce que ça va vous prendre.)

Donc, voilà, mon sautage de coche, mis à part le fait qu'il m'a fait du bien momentanément, n'a sans doute rien donné. C'est déprimant. Et c'est pour ça que je suis trop fâchée pour envisager de rédiger une chronique cohérente dans laquelle je me présenterais.

Cela dit, j'ajouterai, juste comme ça, qu'il y a peut-être une rumeur, que je refuserai de confirmer ou d'infirmer, qui veut qu'en sortant de la piscine, je me sois malencontreusement assise sur la petite serviette en microfibre que Monsieur Fétiche utilise pour s'essuyer le visage entre chaque série de longeurs, et que j'aie pété dessus. Mais bon, c'est juste une rumeur.
Yet another sign that I am a mother - that is, a sleep-deprived creature without a single moment to herself on a day-to-day basis and, mostly, not a single free space in her mind for stuff other than schedules, meals, discipline techniques and the like - is the simple fact that I have started using Blogger's "draft" function.

I used to be able to keep ideas in my head for days, weeks at a time, polishing them, building them up, and then I would just have to sit in front of my blank post page and type them out. I'd still spend some time toying with them until the text worked - until it breathed, as a talented blogger put it - but that was it.

Motherhood has taken away all the space in my head ideas had to float around in as well as the time I used to have to just sit idly in front of a computer to set them free.

So I must be, what, 10 years late? but seriously, that "draft" functionality - good call, Blogger.

Saturday, February 04, 2017

Je crois que j'ai un talent, un talent plutôt inusité, soit celui d'estimer toujours avec un grand degré d'exactitude le prix d'un voyage avant même de faire des recherches sur le coût de la vie dans le pays visé ou des billets d'avion.

Je trouve ça étonnant puisque mes premiers voyages ont toujours été du type on-part-sans-budgéter-mais-on-mange-et-on-s'héberge-pour-le-moins-cher-possible, et ont, en conséquence, coûté ridiculement pas cher. J'en concluais que ça biaisait toute éventuelle estimation de voyage, surtout à partir du moment où on a commencé à voyager avec des enfants, donc avec un niveau de confort accru.

Mais faut croire que non.

Quand nous avons décidé d'aller en Australie et en Nouvelle-Zélande avec Maridi et sa famille, c'est Maridi qui m'a dit le budget qu'elle prévoyait pour elle, et je me suis contentée de me l'approprier. J'avais en réalité aucune idée si c'était raisonnable ou pas. C'est quand même à partir de ce budget-là qu'on a établi notre épargne. Dans les faits, Maridi a largement dépassé ce budget (faut dire que leur voyage durait un mois de plus que le nôtre et qu'elle avait un enfant de plus que nous), mais nous, nous l'avons respecté presque à la cenne près.

Actuellement, nous prévoyons aller au Japon l'année prochaine, pour réaliser le rêve de Raiontzukai, qui y pense depuis sa tendre enfance (d'ailleurs, si vous ne le saviez pas déjà, le nom "Raiontzukai" est en japonais!). Avant même d'ouvrir mon guide de voyage pour voir où nous devrions aller, j'avais établi une durée et un budget, tout à fait aléatoirement.

Ce matin, je suis passée voir mon merveilleux agent de voyage (il faudra que je vous parle de lui un jour - mais d'ici là, sachez simplement que si vous avez besoin d'un agent de voyage, c'est le mien qu'il vous faut, parce que c'est certainement LE SEUL agent de voyage qui est véritablement bon et efficace) pour ramasser nos documents en vue de notre départ à court terme pour Cuba avec R et V. Tant qu'à être là, j'en ai profité pour lui demander s'il avait des brochures sur le Japon, pour m'inspirer. On a discuté un peu du projet, et il m'a avertie de prévoir un bon budget; je lui ai donc dit le budget que j'avais établi, et il m'a répondu que c'était tout à fait réaliste.

Je suis vraiment très fière de moi. Je sais pas si c'est véritablement un talent inné plutôt que l'expérience qui paraît, mais peu importe. Je trouve ça plutôt commode, comme faculté.

Pour être honnête, il faut quand même que j'avoue que, pour le Costa Rica, je m'étais plantée, côté budget. Mais, à la lumière du coût de notre voyage là-bas en 2011 et de celui de Maridi en 2012, je suis pas mal certaine que c'était causé par une méga-inflation de la vie touristique. Cela dit, c'est quand même la seule fois où je me suis plantée. Ça reste notable.

Friday, February 03, 2017

I felt it
The wire touched my neck and
Then someone pulled it tighter
I never saw it coming
I started to black out and
Then someone said good morning
I took it as a warning
I should have seen it coming
Ce matin, je suis allée partir ma toast dans la cuisinette avant d'aller à la salle de bain (parce que non, je n'attends après rien, dans la vie, moi). À mon retour, ma collègue snob, celle qui me reprend parce que j'ose utiliser le toaster au mauvais endroit sur le comptoir quand elle veut de l'eau chaude, était là, à remplir la bouilloire.

Ma toast avait sauté, alors je me suis contentée de la prendre, puis de sortir de la cuisinette, après avoir jeté un coup d'oeil à ma collègue. Qui me regardait aussi. Sans le moindre sourire ou éclair de reconnaissance dans les yeux.

La cuisinette est située juste en face d'une porte; dans le reflet de la fenêtre de cette porte, j'ai vu ma collègue, dans mon dos, débrancher le toaster pour faire bouillir son eau.

Et oui, je suis certainement de mauvaise foi et j'interprète peut-être, mais pour moi, son air bête, c'est une autre récrimination à l'endroit de l'utilisation inacceptable que je fais du toaster.

Je l'aime pas, elle.

Thursday, February 02, 2017

Mot du jour, parce que je me préoccupe de votre culture :

Analyte : Espèce chimique recherchée, détectée et éventuellement dosée selon un protocole analytique.

Vous viendrez me dire, maintenant, que Quartz's Song n'est pas un blog éducatif.

Wednesday, February 01, 2017

Because some things change, but the fundamentals are always the same -

I conducted another experiment regarding the Male from the 21 Century similar to this one. I didn't choose to per se, it just so happens that my personal Male from the 21 Century threw Coco's waterproof mat on the floor three or four days ago and I didn't notice right away that he had left it there.

So I waited. Then I asked Raiontzukai what his intentions were regarding the future of that mat. And I waited some more.

Tonight I gave up though. Because I couldn't stand it and because our cleaning lady is coming tomorrow and I would like for her to think we are not the kind of people who just throw our junk on the floor and leave it there. (Although, well, clearly, we are.) And also partly because, as I could not pinpoint the exact starting time of the experiment, it had become pointless.

But still. it was about three or four days.
Diverses updates, parce que je commence des histoires, sans nécessairement les finir :

1. Nous avons bien reçu notre nouvelle machine à pain de Black and Decker. Notre vie quotidienne en matière de pain (pour ne pas dire notre pain quotidien, hihi) en a revêtu une aura de bonheur renouvelée.
2. Finalement, la STO a opté pour des moyens de pression et non pour une grève. Ça entraîne beaucoup d'annulations, mais je suis abominablement chanceuse et ça m'empêche pas d'être assise dans un autobus presque vide tous les matin et tous les soirs. Merci la vie.
3. J'ai reçu l'accès à l'outil après lequel je courais depuis cinq mois lundi. J'ai encore du mal à le croire... Mon petit monsieur s'est encore montré très sympathique et s'est répandu en excuses. Me demande s'il met parfois des bonhommes sourires dans ses courriels. Enfin. Malheureusement, c'est trop tard, pour moi, il restera toujours un incompétent.

Tuesday, January 31, 2017

So, a conversation with a colleague (because why pay for therapy when colleagues will do the same job for free?) has sparked a sudden realization that I am currently being overlooked due to my age and lack of assertiveness. And the latter would be on me - and it is - if it weren't for the emphasis placed on my insufficiency, for a long period of time, by the remnants of an old generation...

It's a bit depressing, but the good news is, at least it's something I can do something about.

Monday, January 30, 2017

Je lisais à un moment donné un truc sur le besoin de plaire qu'ont les femmes, qui les pousse apparemment à mettre des gants blancs à outrance, surtout quand elles doivent faire part de leur mécontentement ou assumer un rôle de leader. L'exemple typique est le fait qu'une femme qui envoie un courriel dans le cadre de son travail a souvent tendance à le remplir de bonhommes sourires pour être bien certaine de ne pas passer pour une bitch finie.

C'est manifestement un truc universel, puisque je me souviens clairement de ma mère qui, ayant eu des problèmes avec son assureur, avait envoyé un courriel de marde à l'agent chargé de son cas, et m'avait expliqué qu'elle avait conclu ce courriel avec un retentissant "bonne journée", avec un ton de voix signifiant qu'elle voulait plutôt lui dire "étouffe-toi dans ta marde".

Personnellement, j'évite d'utiliser les émoticones dans mes courriels professionnels, et de toute façon, quand j'ai à communiquer avec quelqu'un dans le cadre de mon travail, c'est généralement sur un pied d'égalité. Donc j'ai pas vraiment peur de passer pour une bitch. Par contre, je constate que je fais sans doute une utilisation outrancière des points d'exclamation, probablement pour montrer que je suis de bonne humeur. Et je prends généralement la peine de répondre un simple "merci!" aux messages qui m'informent d'un suivi qui me concerne.

Sauf que là. Ça fait depuis le mois de septembre que j'essaie d'avoir accès à un de mes principaux outils de travail, pis ça niaise. Ça a pris des semaines avant que je sois finalement mise en communication avec le gars qui pouvait m'aider, pis ce gars-là, même s'il me semble éminemment sympathique, il fait juste pas sa job. Ça fait trois fois que je lui écris pour faire un suivi, pour me faire répondre, grosso modo, qu'il a fait la demande pour moi, pis qu'il a jamais vérifié ce qui se passait avec. Autrement dit, donc, c'est moi qui fais le foutu suivi de ses dossiers à sa place.

Et oui, j'ai arrêté de mettre des points d'exclamation dans mes messages. J'ai diminué la longueur de mes courriels à quelque chose du genre : "Bonjour, est-ce que ça a été fait? Merci." Mais j'avais pas arrêté de répondre mon petit "merci!" à chaque réponse que le gars m'envoyait. Parce qu'il me répondait super rapidement, qu'il s'excusait, et qu'il m'assurait qu'il allait se pencher sur mon dossier.

Jusqu'à vendredi dernier. Je lui ai pas envoyé de "merci!" parce que maintenant, je sais que ça veut rien dire, quand il me dit qu'il va faire un suivi. (Et ne vous en faites pas, je sais que c'est dans la même catégorie que ma mère qui croit qu'elle manifeste sa mauvaise humeur en écrivant "bonne journée" à la fin d'un courriel.)

Pis calvaire, le même après-midi, le gars m'a réécrit pour m'expliquer ce qu'il avait fait pour vérifier ce qui se passait et me dire qu'il allait faire un suivi avec la personne concernée tous les jours jusqu'à ce que j'aie mon accès. Il a conclu avec des mots comme "utterly unacceptable" et "profuse apologies".

Mais il aura certainement pas de merci, ni d'autre mot d'ailleurs, de ma part avant que j'aie accès à mon outil.

Faque, je sais pas. Manifestement, j'ai pas peur d'avoir l'air d'une bitch finie quand je demande quelque chose, mais comme je prends des mesures vraiment losers pour exprimer mon insatisfaction, je suis pas sûre d'être vraiment dans une catégorie autre que les filles qui mettent des bonhommes sourires dans leurs courriels...

Friday, January 27, 2017

For a minute there, I was gone. I was me just seconds before and all of a sudden I was that other me, that younger me, that faraway me - the torn and broken me, the one who would have given anything to mend the pieces of shattered glass.

Except that somehow, those specific pieces, your pieces, they were those I wondered the least about. You, I had simply discarded. Because you were the one who'd smashed up the glass, and although I wished with all my might I could get passed it, I could call you up, I could summon up enough strength to forgive you - I just didn't have it in me.

Maybe, given enough time, I would have found a way. But time was already running out when you burned us up, and I had so much healing to do already before I even got to you.

So today I heard your words. I couldn't at the time because for months, my ears were buzzing with the chatter inside my head - inside my heart.

I realized, your ears were buzzing, too. And you probably meant everything you said, no matter how contradictory it might have been, or seemed.

And for a minute there, I held on to your words. I let them in. And I grieved. I even wondered if I still had that shattered glass, and could I maybe put the pieces together again?

For a while, after my time was up, I fantasized you would come after me. I didn't even know if I wanted you to, but I wondered what I would do if you did. I couldn't come up with an answer; I might have if I had toyed around with the idea long enough, but you were salt being rubbed in my wounds, and I had to set you aside. Because I needed to keep going forward.

You never came after me anyway. I didn't expect you to. And it's probably a good thing, because, for so long, my ears kept buzzing, my head spinning. For so long, there just was no other way, and I couldn't have made anything worthwhile out of any leap on your part.

It was just a minute, and I was back. Coming to the same conclusion. The problem was not so much the broken glass as it was the aftermath. That aftermath is what I can't seem to grasp. Because whenever I think of it, still, something in my head goes I can't believe that's how it went down.

Maybe today if you turned up, I'd give you a try. Just in case.

But you won't.
Non, ce n'est pas fini!
J'ai fait part de mon trouble à Maridi, ma seule copinette scientifique, et nous avons poussé nos recherches jusqu'à découvrir que l'azote s'appelait auparavant "nitrogène", en français. Encore une fois, ça explique magistralement le symbole N. Et ça achève de me convaincre que JE PEUX PAS CROIRE qu'aucun de mes profs ne m'a jamais dit ça!!!

Non, attendez. Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi N=azote, mais comment ça se fait que ya pas un seul de mes nombreux profs de chimie qui me l'ont expliqué???? Pourquoi mes profs se sont contentés de me dire de bien me méfier du symbole de l'azote??? Parce que maintenant que je sais d'où ça vient, ya comme plus de danger que je l'oublie. Me semble que ç'aurait été une super méthode d'apprentissage??? Pis tsé, ya personne qui se rend au niveau de prof de chimie sans parler anglais, en tk, pas au niveau de prof de chimie au collégial....
Hé bien, saperlipopette.

Ça fait longtemps que je n'évolue plus, harmonieusement ou non, dans le petit monde axé sur les sciences qui étaient le mien au cégep. Il m'en reste encore certaines notions et expressions floues qui s'ennuient et flottent dans ma tête en attendant l'occasion de se ploguer.

Parmi ces notions-là, il y a le fait que, dans le tableau périodique, N=azote. Ça, c'est la grande pogne du tableau périodique, et c'est pour ça que c'est la première affaire que vous retenez quand vous vous penchez dessus. C'est sans doute pour ça que je m'en souviens encore. C'est super utile dans les quizz et les mots-croisés.

Je me suis jamais vraiment demandé pourquoi N=azote. La chimie, c'est déjà assez compliqué de même sans qu'on en rajoute.

Et puis là, soudain, c'est mon texte qui vient de me pitcher en pleine face le fait qu'en anglais, "azote", c'est "nitrogen". Non, je le savais pas, car j'essaie généralement d'être une personne intéressante, ce qui nécessite l'élimination de l'azote comme sujet de conversation, en anglais comme en français. Et donc j'ai fait le lien N=nitrogen.

J'en suis tombée en bas de ma chaise.
Et je vous en parle à vous parce que ya certainement personne sur mon étage à qui je vais pouvoir en parler sans devoir commencer par expliquer que N=azote....
Petite conversation mère-enfant visant à booster mon moral, parce que j'ai un texte rushant, et le vôtre, parce que je suis altruiste de même -

Contexte : le soir de Noël, Coco regarde sur la télé le Père Noël qui fait le tour du monde en distribuant des cadeaux. On peut visualiser des petits vidéos distincts dans lesquels on voit le traîneau du Père Noël voler dans le ciel de grandes villes connues. Je fais jouer celui de Sydney à Coco, en lui disant qu'il a déjà été dans cette ville-là, et qu'on a des photos de lui devant l'opéra qu'on voit à l'écran. Ensuite, je fais jouer les vidéos de Rome, de Paris, de Londres - chaque fois, Coco me demande s'il a déjà été là. Je lui réponds que non, mais que Papa et Maman, oui. Chaque fois, il me demande pourquoi, et je lui dis qu'il n'existait pas au moment du voyage.

Je fais jouer le vidéo d'une autre ville que Raiontzukai et moi avons visitée avant d'avoir des enfants; encore une fois, je dois expliquer à Coco qu'il n'existait pas à l'époque. Sa réponse, sur un ton mi-triste, mi-fâché: "Mais pourquooooooi? Moi, j'aime ça, exister!"

Bonne journée!

Thursday, January 26, 2017

Oui, j'ai réussi. Il est hot, mon document. Je suis déjà en amour avec. J'ai même créé un document expliquant aux éventuels incultes qui voudront y ajouter de la matière la façon de procéder pour le faire sans scraper la beauté de mon document Word.

Ensuite, j'ai voulu l'ajouter sur le site de collaboration de mon comité qui s'occupe de l'outil - pis j'ai pas les autorisations pour le faire. J'ai envoyé une demande d'accès, puis je me suis dit que j'allais simplement copier mon doc sur le dossier consacré à l'outil sur notre lecteur partagé - pis j'ai pas les autorisations pour le faire.

Faque personne peut le voir.

Une chance que mon doc est asez hot pour que le simple fait que moi, je le sache, me remplisse de satisfaction.
In case you're wondering - j'ai réussi. Vive Google.