Wednesday, August 02, 2017

PUBLIC ADVISORY: do not, I repeat, DO NOT have a sip of water after eating pineapple. It tastes AWFUL.
On est toutes la poupoune de quelqu'un d'autre


Hé oui, je vais encore vous parler de la salle des douches de mon immeuble. Qu'est-ce que vous voulez, ma vie est plutôt redondante.

Même que, en fait, je vais encore vous parler des dames que j'y croise et qui déploient, à mon humble avis de membre de la catégorie girly subtile, vraiment trop d'efforts pour se rendre présentables avant d'aller travailler. Celles qui prennent leur douche, se lavent les cheveux, puis utilisent tour à tour leur séchoir et leur fer plat, accessoires que, gardez-le en tête, elles ont dû traîner de la maison, puis sortent leur petit miroir pour vérifier qu'aucun cheveu rebelle ne leur a échappé, avant de passer à l'étape maquillage.

Puisque ce niveau de dévouement envers leur apparence physique me dépasse, vous vous demandez sans aucun doute de quoi ma routine à moi a l'air. Chanceux, c'est ici que je satisfais votre curiosité : personnellement, je me sèche, je me change, j'utilise mon fer plat de voyage environ 2 minutes pour aplatir ma frange qui a pris la forme de mon casque pendant le trajet, j'applique des produits dans mes cheveux pour qu'ils frisent de façon semi-contrôlée, puis je me maquille. Bref, j'arrive après les poupounes et je quitte avant elles.

Je me pensais rapide, je me pensais minimaliste.

Jusqu'à ce qu'arrive une nouvelle dame.

Qui arrive en même temps que moi, ou même après, et quitte avant moi (pas beaucoup avant, mais le fait demeure).

Elle arrive, prend sa douche, puis s'installe devant le miroir un gros 35 secondes, le temps d'appliquer une crème hydratante, de ramasser ses cheveux à l'aide d'une pince, pis elle fout le camp alors que j'en suis encore à appliquer mon mascara - ah, un jour, chers lecteurs, je vous expliquerai l'importance que peut revêtir un tube de mascara après trois ans passés entre grossesses, allaitement et maternité.

La conclusion arrive donc, irréfutable : par comparaison, je suis une poupoune.

Si vous me cherchez, je serai là-bas, à poser du duct tape sur mon ego craqué.

Monday, July 31, 2017

On a scale of 1 to 10, how humiliating would you rate the fact that I am currently beyond exhausted after having thrown Coco's 4th birthday party yesterday?

Friday, July 28, 2017

Au centre-ville d'Ottawa, les francophones sont partout, source, dans mon cas, d'un dilemme intérieur quant à la langue à utiliser pour, par exemple, remercier un parfait inconnu qui me tient la porte dans l'immeuble où je travaille. Par défaut, parce que je suis en Ontario, et que, règle générale, les francophones parlent anglais, et les anglophones ne parlent pas français, je choisirais l'anglais. Sauf que, hé bien, je suis francophone, là. J'ai fini, un jour, par opter pour le français parce que, au centre-ville d'Ottawa, tous les anglophones devraient savoir ce que veut dire le mot "merci". Si ce n'est pas leur cas, ben tant pis pour eux­.

En allant chercher un café avec Lali de l'autre côté de la rue, toutefois, j'ai croisé un homme ayant adopté une tactique franchement plus poussée que la mienne; quand je lui ai tenu la porte, il m'a dit : "Merci, thank you."

Wednesday, July 26, 2017

Quote du jour, prononcée par Lali, que je suis allée consulter par rapport à une formulation qui me fait hésiter dans mon texte :

Quartz : Qu'est-ce que tu en penses?
Lali : Je pense comme toi. J'irais poser la question à quelqu'un.

Tuesday, July 25, 2017

In support of the frequently-repeated statement "I am not a good person", the simple fact that, if we're crossing each other's way on the sidewalk and you're taking up the whole place, seemingly expecting ME to move - and especially if I'm alone and you're amongst a group of people -, I will intentionally lightly bump you with my shoulder, as if accidentally.

Monday, July 24, 2017

Je croise une collègue dans la cuisinette. Elle me dit qu'elle ne s'est pas levée de sa chaise depuis le diner, que ça fait beaucoup trop longtemps. Je lui réponds que ça lui prendrait une fitbit pour faire le suivi de son activité physique et se faire dire de se lever.

Elle éclate de rire et me dit : "Hé bien, preuve de mon âge : moi, je me disais que ça me prendrait un sablier dans mon bureau, qui s'écoulerait en 30 minutes. Quand il aurait fini de s'écouler, je saurais que c'est le temps de me lever..."

Je me peux plus.
I am also about to go out in the rain to buy some milk, because we're running out at home and waiting until tonight would mean not only go in the rain, but also with the kids, which would add a good 15 minutes to the whole ordeal.

Level UP.
So, Raiontzukai having been called to New Brunswick by a family emergency, so far, since Saturday, I have:

1. put both kids to bed on my own three times, including one time when I had to patiently explain to Coco that no, he couldn't come with me into Bout d'Chou's room as I was putting him to bed over the sound of Bout d'Chou bawling and crying out for his daddy in my arms;
2. taken them to an outdoor Museum, where I not only didn't lose them, but also counted to three for Coco who insisted on trying to get a skull fracture jumping on a seating platform while preventing Bout d'Chou from litterally running away because he wanted to go see other animals;
3. sent both kids to their rooms at the same time and actually thought the simultaneous crying was funny;
4. allowed both kids to ride their bikes to the park and suffered major stress as the request "follow Bout d'Chou at all times" didn't quite get through to Coco;
5. almost yelled at older kids who nearly rode into me and made Bout d'Chou fall down his bike as we were crossing the street when they decided they were in too much a hurry to wait for their turn or to ride around us (And I do know that's not related but it seriously pissed me off so I need to bitch about it.);
6. successfully gotten ready for work while preparing the kids for daycare, and taken them there without any major hiccup.

Raiontzukai returns tomorrow morning, so I still have many other activites to handle single-parentedly, but I'm pretty sure I have levelled up at least eight times in the last 36 hours.

Friday, July 21, 2017

De la séparation des tâches et du syndrome du vase clos qui en découle -

Quartz : J'ai une question à te poser, mais je suis pas certaine que tu vas pouvoir me répondre, parce que je t'avoue que je sais pas exactement ce que vous faites, dans ton équipe....
C : C'est correct, moi non plus je sais pas trop ce que vous faites...

Thursday, July 20, 2017

If by any chance you are wandering downtown with a foam roller in your pocket - or have extraordinary massaging skills, although that might be weird -, please let me know. I have the tightest knot in my upper back and I really need to loosen it before the weekend, as I just might temporarily be a single parent this weekend...

Wednesday, July 19, 2017

Coco : Maman, les dinosaures, ils faisaient quoi?
Quartz : Euh, hé bien, ils jouaient, ils mangeaient...
Coco : Ils mangeaient quoi?
Quartz : Ils mangeaient des plantes, des feuilles, des animaux...
Coco : Ils mangeaient... de la viande.
Quartz : Oui.
Coco : Ils mangeaient... des sandwiches que quelqu'un avait échappés.
Quartz : Je me suis acheté une montre GPS pour courir.
Collègue : Pour pas te perdre?

Friday, July 14, 2017

Parce que je vieillis, mais que je ne l'accepte pas - ce qui explique aussi partiellement pourquoi je feel aussi foutument croche aujourd'hui -, j'ai 33 ans et je continue de signer les cartes à l'envers, dans la vie.

Et je viens de réaliser que ma gestionnaire a signé ma carte de fête à l'envers.

Je n'affirmerais pas avec certitude que c'était délibéré de sa part, mais si c'est le cas, ayoye.
God, I love to turn my little blue world upside down
God, I love to turn my little blue world upside down
Inside my head the noise, chatter, chatter, chatter, chatter, chatter
You see I'm afraid I'll always be still coming out of my mother upside down
Nous sommes allés diner au resto en équipe ce midi; à mon retour, j'ai constaté que ma gestionnaire avait laissé une carte de fête sur mon bureau.

Une carte de fête pleine de brillants.

Qui est-ce qui est aussi pleine de brillants, maintenant, vous croyez? Hé oui, yours truly.

Je crois avoir réussi à en évacuer la majorité de ma personne, ce qui m'a donné l'occasion de secouer mes mains au-dessus de ma poubelle et d'en voir s'émaner des brillants. Ça m'a donné l'impression d'être la fée Clochette, c'était pas désagréable.
Une collègue vient d'entrer dans mon bureau avec un article dont elle ignorait comment le nommer entre les mains pour me demander :

Quartz, comment tu appellerais ça, toi?

Quand je vous disais que j'étais un dictionnaire...
Quote du jour, qui ne sera possiblement pas aussi comique hors contexte, mais qui finit plus de me faire rire toute seule, prononcée par A, qui voit soudainement son horizon professionnel s'élargir pour englober des possibilités qu'il aurait cru hors de sa portée -

Manifestement, dans cinq ans, je vais être astronaute.
Because I'm not entirely above materialistic considerations, I hereby present to you my new best friend.
Aujourd'hui, mon papa aurait eu 62 ans.

C'est également la fête nationale de la France; quelqu'un ici a donc dessiné, sur un tableau blanc situé à l'entrée de l'espace de travail, le drapeau français.

Je me suis souvenue que mon père disait que les Français célébraient sa fête tous les ans. Ça m'a fait sourire.

Thursday, July 13, 2017

If YOU think you know why the hell my legs are so sore today, please contact me via comments, because I sure would like to know.

Wednesday, July 12, 2017

Chu à boutte, pis je trouve ça ridicule. Tout croche. Fondé sur rien. Et ce qui n'est fondé sur rien n'a aucune espèce de valeur.

Je sais pas c'est une combinaison de quoi exactement, ou dans quelles proportions - de mon incapacité à passer par-dessus certaines choses, d'un soutien absent ou invisible, de conditions invivables -, mais calvaire, le mur au bout de l'impasse, je le vois arriver, pis vite à part de ça.
Ah, pis, chu à boutte.

Tuesday, July 11, 2017

So I took my bike this morning because the forecast called for 40% chance of rain.

And of course it is RAINING HARD right now, people.

Hopefully it lets up within the next 45 minutes....
Ce matin, je me suis fait appeler "mademoiselle" par un commissionnaire.

Le beau timing - quelques semaines après la découverte de mon troisième cheveu blanc et quelques jours avant ma fête - a fait en sorte que ça m'a vraiment trop fait plaisir.

Sunday, July 09, 2017

Living on the edge when you're a mom is putting your baby to bed on Sunday night, when he has a very light fever of 38.0 C, and therefore having no idea whether you're going to work the next day.
Du développement de l'intelligence infantile -

L'autre soir, quand j'ai mis Bout d'Chou au lit, il m'a interrompue en plein milieu de sa berceuse pour me jaser de sa journée. Sauf que Bout d'Chou a tout juste deux ans, et que son élocution n'est pas irréprochable, disons. Ainsi, nous avons eu un dialogue ressemblant à peu près à celui-ci :

Bout d'Chou : Maman. Zé ali.
Quartz : Quoi?
Bout d'Chou : Zé ali.
Quartz : Hein?
Bout d'Chou (imperturbable) : Zé ali.
Quartz : Zé ali.
Bout d'Chou : Oui.
Quartz : Maman comprend pas ce que tu veux dire, amour.
Bout d'Chou (d'une patience infinie) : Zé ali.
Quartz : Je comprends pas, mon pauvre coco.

Il y a eu une pause. Et puis mon bébé a décidé d'essayer une nouvelle formulation pour que je comprenne :

Bout d'Chou : Zé bébé.

Et câline, la tactique a fonctionné. Parce que "zé bébé", ça veut dire "joué bébé", ce qui veut dire "j'ai joué avec le bébé". Et c'est là que je me suis souvenue qu'il y avait un nouveau à la pouponnière, à la garderie, ce jour-là, un bébé dénommé Charlie avec qui Bout d'Chou avait joué pendant la journée. Et que j'ai finalement catché que "zé ali", ça voulait dire "j'ai joué avec Charlie"...

Friday, July 07, 2017

Latest element in the "flabbergasted" category is the simple fact that, if you jokingly put yourself down in front of people, after a while, they fucking start believing you.

I mean, seriously, people?
To check off my bucket list:

- Getting, on the most mathematically flawed and arbitrary basis, invited to a thank-you event organized with respect to a file that was probably the most accurate man-made representation of Hell.
- Hiding underneath a fake plant and behind a wall with a colleague to avoid participating in Picture Time.

Thursday, July 06, 2017

Conversation scientifique du jour, qui vous éclairera sans doute vous aussi :

Mel : Savais-tu que le cerveau des enfants ne finissait de se former qu’à 21 ans et qu’avant cet âge-là, il est normal qu’ils soient narcissiques et immatures?
Quartz : Ça, ça explique un tas de trucs concernant le gars avec qui je sortais quand j’avais 18 ans.
That moment when you realize you could really use a third monitor right about now.

Wednesday, July 05, 2017

Quote du jour, parce que le fait d'avoir à coeur l'utilisation des termes corrects, c'est manifestement génétique :

Raiontzukai : Cet été, on va pouvoir aller à la pataugeuse.
Coco : Non, on dit "pataugeoire". C'est ça le bon mot.

Tuesday, July 04, 2017

Il y a quelques temps, je vous parlais de Raiontzukai qui a tendance à trouver le moyen de ne pas être au courant des journées à thème, à la garderie, celles où les enfants doivent s'habiller d'une façon particulière ou apporter un objet précis. Dans le même billet, je disais qu'au moins, Raiontzukai finissait toujours par obtenir l'information à temps - soit, généralement, la veille de la journée à thème en question. J'ajoutais qu'on n'avait donc jamais raté une telle journée jusqu'à présent.

Malheureusement, nous avons essuyé un cuisant double échec en la matière récemment. Ainsi, pour la Saint-Jean, les enfants devaient s'habiller en blanc et bleu, et nous n'avons vu la note à cet égard dans l'agenda qu'au retour des enfants, le soir. Évidemment, la semaine suivante, les enfants devaient s'habiller en rouge et blanc pour la Fête du Canada - c'était à prévoir, non? Hé bien, pour cause de vie tourbillonnante de parent, nous avons bien évidemment réussi à rater le bateau cette fois-là aussi.

On a ouvert un compte conjoint pour épargner de l'argent pour payer les futures thérapies des enfants.
Mon enfant ne veut pas te parler. Fous-lui la paix.

Quand tu salues une personne et qu'elle baisse le regard, qu'elle est mal à l'aise, je suis certaine que tu n'insistes pas pour qu'elle te salue en retour. Tu lui laisses le droit d'être mal à l'aise. Tu ne la comprends sûrement pas, mais tu la laisses vivre. Ya tu moyen que tu accordes le même luxe à mon enfant?

Oui, je sais que saluer les gens est une aptitude sociale de base. Que ça relève de la plus élémentaire politesse. Mais je m'en fous : je n'obligerai jamais mon enfant à suivre les conventions sociales si elles le rendent anxieux.

Pis tsé, la plus élémentaire politesse exigerait aussi que tu respectes son anxiété. Mais parce qu'il s'agit d'un enfant, tu crois que tu as des droits à son égard, qu'il est une chose que tu peux t'approprier. Mon enfant n'est pas un animal de cirque que tu peux exposer ou, pire, prêter comme s'il t'appartenait. Tu ne peux pas le forcer à venir te voir, à te parler, à jouer avec toi ou à te câliner et, surtout, tu ne peux pas le forcer à en avoir envie. Et si ça te convient pas, hé bien c'est à toi de faire ton deuil du lien que tu avais espéré.

Mon enfant est introverti. Il n'a pas envie d'être entouré à tout moment. Il ne ressent pas le besoin de rencontrer de nouvelles personnes tout le temps. Il a besoin de rester à l'écart pour observer avant d'être à l'aise. Et ça se peut qu'il choisisse, au final, de rester à l'écart. Il a suffisamment d'intelligence émotionnelle pour s'écouter, et je refuse que tu lui apprennes qu'il doit d'abord non pas se respecter, mais faire plaisir aux autres.

Mon enfant va grandir. Il demeurera toujours introverti, mais il apprendra à suivre les règles de base en matière de politesse malgré ses appréhensions. Ce n'est tout simplement pas quelque chose qu'il est capable de faire pour l'instant.

Mon enfant n'est pas une poupée. C'est une personne à part entière. Il a une personnalité, des goûts, des préférences et des craintes. Il ne veut pas te parler - et il en a le droit.

Alors fous-lui donc la paix.

Monday, July 03, 2017

Récemment, Raiontzukai et moi discutions de l'exemple que nous donnions aux enfants quant à l'égalité homme-femme, puisque nous adoptons effectivement certains comportements stéréotypés masculins ou féminins, principalement en fonction de nos champs d'intérêt ou de compétence.

Par exemple, le barbecue, l'entretien du terrain et les travaux manuels relèvent de Raiontzukai chez nous. De mon côté, je m'occupe quasi-exclusivement du lavage, de l'épicerie et de la planification des trucs à acheter aux enfants. De plus, lorsque nous nous rendons ensemble en quelque part, c'est généralement Raiontzukai qui conduit - parce que lui retire un véritable plaisir de la conduite, alors que pour moi, il s'agit d'une activité totalement neutre et utilitaire.

Toutefois, aujourd'hui, c'est moi qui me suis occupée de peinturer un mur de la salle de bain pendant que Raiontzukai préparait le souper de ce soir ainsi que celui de demain. Je suis un peu soulagée de voir qu'on arrive quand même à défier certains stéréotypes. Malheureusement, les enfants dormaient pendant qu'on faisait tout ça. Il faudra qu'on leur en parle!

Thursday, June 29, 2017

Quand Bout d'Chou est né, Raiontzukai et moi avons perdu le contrôle de la maison. Nous ne dormions plus, et devions quand même nous lever tôt avec Coco tous les matins, en plus de le divertir avec un bébé qui chialait dans les bras - parce que Bout d'Chou a passé les cinq premières semaines de sa vie à chialer, une habitude qu'il a fini par perdre à un moment donné au cours des, ouf, 10-12 mois suivants. Bref, nous étions crevés.

Nous avons donc choisi nos batailles, et comme nous ne sommes, ni l'un ni l'autre, particulièrement portés sur le ménage, c'est là-dessus que nous avons rogné.

Pendant de longs mois - jusqu'à ce que nous embauchions une femme de ménage -, l'époussetage s'est fait très sporadiquement chez nous. La balayeuse était encore plus rare, puisque le seul moment que vous avez, comme parent, pour passer la balayeuse, c'est celui où les enfants dorment, mais qu'il s'agit également du moment le plus mal choisi pour le faire. Quant à la moppe, elle a tout simplement été reléguée aux oubliettes et remplacée par une moppe à spray nous permettait de faire du spot-cleaning au besoin. Nous continuions de faire le lavage par obligation, mais nous ne faisions que le strict nécessaire en matière de pliage : nous pliions les vêtements des enfants et les couches, mais le reste - les serviettes et nos vêtements - restait dans des paniers au pied de notre lit pendant des semaines. Je ne niaise même pas. On a souvent accumulé là trois ou quatre brassées de nos vêtements et deux brassées de serviettes.

Bout d'Chou a grandi, et les choses deviennent plus faciles, mais c'est tellement graduel que, souvent, on ne s'en rend même pas compte.

Mais cette semaine, j'ai soudain réalisé que, récemment, les paniers au pied de notre lit sont généralement vides. Autrement dit, depuis quelques semaines, on a le temps de ranger nos vêtements et les serviettes au fur et à mesure qu'on les lave.

C'était tellement inédit que je me suis empressée de le faire remarquer à Raiontzukai.

Ç'aura pris deux ans, mais câline, on commence à reprendre le dessus.
Inspiré de divers textes, publiés par La parfaite maman cinglante, sur la réalité et la tentation de l'"autre" -

Il va toujours y avoir quelqu'un d'autre


Le jour où tu as rencontré ton chum, tu es devenue folle, un peu. Tu es tombée amoureuse, tu t'es mise à trouver le monde plus beau, les blagues plus drôles, et tu as eu envie de trucs fous, comme d'une maison et des enfants - mais tu n'es pas pour autant devenue aveugle.

C'est clair : c'est pas parce que tu es en couple que tu ne continues pas de voir les autres gars. Ça se peut même que tu cliques avec certains. Faut pas virer fou avec ça. Parce que c'est ton chum que tu aimes. Et que ça te suffit pour tourner le dos à tous les quelqu'uns d'autres, en te disant "tant pis".

Ouaip, il va toujours y avoir quelqu'un d'autre. Ou une possibilité de quelqu'un d'autre. Mais ça, sans doute que tu le savais déjà.

Tu ne savais peut-être pas, toutefois, à quel point, une fois ta vie de couple prise d'assaut par la réalité des enfants, ce quelqu'un d'autre-là pourrait devenir tentant. Parce que tu peux lui parler tranquillement, sans cris d'enfants qui font de l'interférence. Parce que tu peux lui parler d'autre chose que des enfants. Parce qu'il te voit, toi - toi en train d'être toi, et pas en train d'être une maman. Parce que parfois, ton chum est ton équipier avant d'être ton amoureux. Et que c'est facile de laisser ça déraper. Parce que, on se le cachera pas, des enfants, ça peut mettre un couple à rude épreuve, le faire passer au second rang, pendant un peu trop longtemps.

Des raisons, il va toujours y en avoir. Tu vas toujours être capable d'en trouver si tu en cherches.

Il va toujours y avoir quelqu'un d'autre. La décision va toujours te revenir, à toi. Elle ne sera pas toujours nécessairement facile à prendre. Et peut-être que pour toi, le meilleur choix, ce sera l'autre. Et peut-être que ce sera ton chum. Mais la beauté de la chose, c'est justement cette liberté de choix-là.

Parce que quand tu as rencontré ton chum, c'était pas la fin de la quête - c'était le début.

Quand je rentre chez moi le soir, c'est parce que c'est mon chum que j'ai choisi. Et manifestement, comme il est là également, il m'a choisie aussi. On s'est choisis, même si on n'y est pas obligés. Même si on se tombe assidûment sur les nerfs parfois. Même s'il y aura toujours quelqu'un d'autre. Peut-être qu'on ne prendra pas toujours cette décision-là - on verra bien. Mais chaque jour, on a le choix. Et moi, c'est ça que je trouve beau.

Wednesday, June 28, 2017

Aujourd'hui, au bureau, était organisée une activité de groupe dans laquelle intervenait une sorte de machine distributrice d'eau qui contenait du punch. Toutefois, la fonction "distribution" de la chose était plutôt problématique, si bien qu'il était difficile de se verser un verre. Le collègue me précédant a taponné pendant quelques minutes; quand est venu mon tour, j'ai décidé d'essayer une tactique différente, consistant à incliner le réservoir avant d'appuyer sur le bouton pour faire couler le punch dans mon verre.

Pour entendre marmonner cavalièrement derrière moi : "It's clogged, it's not going to work."

J'ai levé les yeux pour apercevoir, derrière moi, attendant sagement (ou pas vraiment) son tour, un collègue que j'avais jamais vu de ma sainte vie.

Réflexion 1 : Euh, sois poli si t'es pas joli.
Réflexion 2 : T'es qui, toi, chose???

J'ai rebaissé les yeux vers mon verre, lequel était en train de se remplir tranquillement, parce que, ô surprise, ma technique fonctionnait.

Et parce que moi aussi, je suis capable d'être cavalière, je me suis tournée vers le dude pour lui lancer une superbe onomatopée signifiant "nananananère".

Il n'a rien dit.

Quartz : 1; avocat snob : 0.
Un de mes petits plaisirs de langagière, incompréhensible pour vous, chers lecteurs, est le fait que le petit outil de recherche, tout en haut de la page, me permet de voir si j'ai déjà utilisé tel ou tel terme dans mon blog.

En tapant le billet ci-dessous, j'ai pas pu m'empêcher d'aller vérifier si j'avais déjà utilisé le mot "évangile". J'ai été quand même rassurée de constater que c'était la toute première fois. (Bon, là je viens de rajouter une deuxième occurrence artificiellement, mais passons.)
Au cas où vous en douteriez, je travaille encore dans une équipe constituée de dieux. (Ce qui m'amène à me demander quand, donc, j'ai arrêté de répéter fréquemment que j'étais une déesse, et POURQUOI?)

Ce n'est toutefois pas sur le comportement de l'équipe de ménage que j'appuie mon observation, cette fois. En effet, ici, cette équipe est constituée de personnes normales qui ont apparemment reçu des instructions leur permettant non seulement de nous parler, mais de le faire en utilisant un volume régulier, et, mis à part la dame qui me répond systématiquement "Parfait" quand je lui dis "Merci" après qu'elle a vidé ma poubelle - truc que je ne finis juste pas de trouver étrange, même après cinq ans, au point que j'ai sérieusement envisagé de lui répondre "Parfait" récemment quand elle m'a remerciée de lui avoir tenu la porte -, il s'agit de personnes tout à fait respectables qui prennent la place qui leur revient dans l'espace.

Mais aux yeux des rédacteurs que je révise, alors là, je suis - comme les autres membres de mon équipe - rien de moins qu'une déesse.

Ainsi, on me consulte régulièrement avant de changer d'infimes détails, style une virgule. Mieux, on vient souvent quêter ma permission lorsque l'on choisit de ne pas suivre une de mes suggestions, ou lorsqu'une phrase que j'ai déjà revue change. Il n'est pas rare qu'on vienne me poser une question à laquelle je donne une réponse qui repose, non pas sur une quelconque règle de grammaire, mais sur la simple façon dont ça sonne - autrement dit, je suis dotée d'une Oreille Francophone Supérieure. De plus, ma parole est parole d'évangile, c'est-à-dire qu'elle est vérité absolue et incontestable et qu'on l'invoque, sans jamais la remettre en question ou même la vérifier, pour appuyer son avis ou s'opposer à une opinion contraire. Je suis un ouvrage de référence, je suis un dictionnaire.

Est-ce que c'est pas la consécration, ça?

Monday, June 26, 2017

De l'art d'obtenir ce qu'on veut quand on a 2 ans -

Quartz (à Coco qui fait du drame parce qu'il s'est vaguement fait mal à une jambe) : Veux-tu mettre de la glace sur ton bobo?
Coco : Oui.
Quartz (après être allée cherché la pochette à congeler dans la cuisine, suivie de Bout d'Chou) : Tiens, Bout d'Chou, veux-tu aller porter la glace à Coco?
Bout d'Chou (après s'être exécuté, tourné vers moi) : Aussi, glace.
Quartz : Tu veux de la glace toi aussi? Mais tu ne t'es pas fait mal.
Bout d'Chou (se jetant par terre) : Bobo!
Ce matin, quand je suis arrivée dans le vestiaire/douche situé dans le sous-sol de mon immeuble, il y avait deux femmes qui prenaient, à elles deux, tout l'espace sur le comptoir autour des trois lavabos. Trouvez l'erreur. Aucune d'elles n'a réagi à mon arrivée. J'ai donc ajouté mon trucs sur un racoin, collés sur les sacs et le casque de vélo de l'une d'elles. Heureusement, quand j'ai eu fini de me changer, une des deux était partie et j'ai donc eu droit à un bout de miroir pour me préparer.

Pis ça va. On cohabite. Je comprends. Même si moi, à leur place, je me serais garochée pour faire de l'espace à la nouvelle venue.

Sauf que. Quand la dame qui restait a fini de se préparer, elle a ramassé ses sacs et son casque de vélo, ceux sur lesquels j'avais collé mes trucs, et puis elle est allée les ranger dans sa putain de case. Parce qu'il y a des cases, dans le vestiaire. Sauf qu'ils sont tous occupés à temps plein. Alors moi, je n'en ai pas. C'est pour cette raison-là que mes sacs et mon casque, je dois les avoir avec moi quand je me prépare (cela dit, je les mets par terre, pas sur le comptoir, mais manifestement, je suis une personne vraiment plus extraordinaire et dotée de savoir-vivre que la moyenne). Mais elle, si elle a une case, là, pourquoi elle avait besoin de prendre toute la place, ca-le-vai-re????

Sunday, June 25, 2017

Quand on devient mère - ou plutôt dès qu'on tombe enceinte -, on devient une propriété publique qui se fait juger ouvertement par tous et chacun, que tous et chacun soient ou non qualifiés.

Pis honnêtement, je m'en fiche. Ou plutôt, j'ai appris à vivre avec, et j'ai choisi d'assumer mes choix plutôt que de prendre à coeur les jugements. Jugez - moi, je regarde ailleurs.

Parallèlement, j'ai réalisé la semaine dernière que le grand défaut des gens culturés, c'est qu'ils en savent tellement qu'ils en viennent à croire qu'il savent tout.

C'est ainsi qu'une certaine personne très cultivée, qui, bien évidemment, est issue d'une génération précédente et n'a jamais eu d'enfants, a attrapé un de mes commentaires sur ma vie de mère, l'a complètement déformé pour formuler une critique à l'endroit d'une approche que je n'adopte donc même pas, et qui du reste est applicable à des enfants significativement plus âgés que les miens, et ce, en s'adressant, non pas à moi, mais à une autre personne qui prenait part à la conversation.

C'est même pas tant le jugement qui m'a insultée, que la façon de faire - car, en fait, je partage l'avis de la personne en question sur le point qu'elle soulevait. Cependant, cette façon de faire, malgré l'épaisseur d'éducation beurrée par-dessus, était rigoureusement la même que celle des gens qui n'ont même pas fini leur secondaire.

J'ai cessé d'écouter et je me suis tournée vers une autre conversation, mais vraiment, j'aurais dû éclater de rire.

Thursday, June 22, 2017

Je viens de passer une journée plutôt déprimante, j'ai passé un peu trop de temps à me crinquer avec des collègues, si bien que j'ai continué de ressasser le tout lors de mon trajet à vélo vers la maison, ce qui m'a donné sept records personnels sur Strava.

Faut bien qu'il y ait du positif dans tout ça.
Okay, je crois que j'ai la réponse : le problème, c'est à la fois moi et les autres. (Et oui, on aurait cru que ce serait assez facile à saisir sans se casser la tête.)

Please. Be happy. All of you. I can't cope if you're not happy.

I certainly would like to know whenever I got that way. I don't even like people, for crying out loud. Nevertheless, right now I am fighting an urge to go up the ladder begging for something to happen - anything that could straighten things up. Although I personally am doing very well, thank you.

God.

Let nothing, no nothing, nothing you dismay
Remember the light is born every day
With tidings of comfort and joy and joy
Tidings of comfort and joy and joy

Wednesday, June 21, 2017

Addictions II - 10 years later


You always felt solid, reliable, always felt like you were rightfully where you were. It was only after you were gone that I saw you might have been fragile, too, and that you might have had your share of insufficiencies.

I already knew you and I had similar demons. For the longest time though, I was only able to look at yours through mine. It's only after I was able to step back that I realized that all I could see was their external manifestation, and that there had to be causes - which just might also have been similar to mine.


The memories are faint.

I don't remember a time when you were not addicted. I remember a time when it seemed like nothing more than a bad habit, and a time when you had lost all control, as well as the last straw when you finally turned everything around - but I don't remember the escalation.

I was so young, I didn't realize it wasn't pure recklessness. Didn't realize your conduct was only a reflection of how bad you were feeling inside. And clearly, nobody ever asked - did they even wonder?

The only reason I am finally seeing it, I guess, is I've been on the other side, and I know what it is to long for destruction.

There used to be this void I was trying to fill. Did you also have that void inside?
I can see now you were never enough for some, and somehow you kept trying. You never fit in though. I could always see it, but it never occurred to me you might have been taking it in for decades. I don't know if that's how things always stood, or if there was a trigger of some kind, lightyears ago.
Did you long for acceptance? For forgiveness? Did the void swallow you whole - did the pain need numbing?

You woke up one morning and decided it was over. And you followed through. And it seems like everyone took it for granted. But did you just replace one addiction with another?

I made my own turnaround, years later. And it certainly wasn't that kind of clean break. It was more of a gradual rehabilitation. I went back. I tripped. Until I finally healed... forever temporarily.

You probably started filling your own void with something less harmful. It was good enough for the rest of us. But I've got to wonder - was it good enough for you?

You were never enough; even when they got that last chance, they made sure you knew it. I tried to fill your void as well as I could, but, although it was all I felt like I was capable of, I will never settle and think it was enough.

I will always wonder about your pain, your void, your ascent. I hope you got to that peaceful, smooth, quiet place, like I did; I hope you saw your worth and the beauty around you, because real life is out there and everyone deserves a piece of it.

Many of us were too scared to mention it, but I hope someone did stop to tell you at some point - good job.
Osti.

Je viens de trouver mon troisième cheveu blanc.

Je ca.po.te.

Va falloir que je commence à me teindre les cheveux. Mais avec les enfants, j'ai pas le temps. Ce qui est plutôt ironique si on tient compte du fait que ces cheveux blancs-là ont clairement été causés par les enfants.

Tuesday, June 20, 2017

Des fois, c'est juste trop épuisant d'analyser, et je voudrais juste qu'on me le dise : le problème, c'est moi ou c'est pas moi, là?

Monday, June 19, 2017

Une collègue organise un diner d'équipe cette semaine, sous prétexte de souligner l'anniversaire de trois membres de notre équipe.

Ce matin, elle débarque dans mon bureau pour m'annoncer qu'elle m'a ajoutée à la liste des fêtées, puisque ma fête approche également.

Je viens solidement de manger ma fête par la tête, là. Aoutch.
Ce matin, je me suis rendu compte que je fais de la fausse publicité.

Et non, je ne vous donnerai aucun autre détail.
Câlisse, quand vous marchez deux de large et prenez ainsi toute la foutue place, sur le trottoir ou dans un couloir (noter la rime, ici, merci, merci), pis que je m'en viens vers vous, tassez-vous, SACRAMENT.

C'est sérieusement quelque chose qui m'horripile. C'est pas à moi de m'arrêter pour vous céder toute la putain de place juste parce que vous savez pas vivre. Bon.
Sometimes I take too much in. Like the feelings or impressions of others.

Probably because they resonate with my own - whether past or present, whether conscious or latent.

And frankly, it sucks.

Sunday, June 18, 2017

Parce que Bout d'Chou a une couche Hakuna Matata, pour le motiver à venir se faire changer, au cours de la semaine dernière, je me suis mise à chanter Hakuna Matata intensément un matin. Coco trouvait ça plutôt drôle, alors je lui ai expliqué que c'était une chanson du Roi Lion - un film qu'il n'a jamais vu, mais dont il connaît le personnage principal grâce aux minigo -, et comme il ne me croyait pas, on lui a fait écouter la chanson. Depuis, les enfants tripent sur Hakuna Matata - et moi je tripe parce que Raiontzukai leur met la soundtrack originale de Broadway sur repeat à la journée longue.

Et comme c'est la fête des pères -

Ingonyama nengw' enamabala
Ingonyama nengw' enamabala

Night and the spirit of life calling
And the voice with the fear of a child answers

Wait! There's no mountain too great
Hear these words and have faith
Have faith
Hela hey mamela, hela hey mamela
Hela hey mamela, hela hey mamela

He lives in you, he lives in me 
He watches over everything we see
Into the waters, into the truth
In your reflection, he lives in you

Dream, and the voice in the wind whispers
Wait! There's no mountain too great
Hear these words and have faith

He lives in you, he lives in me
He watches over everything we see
Into the waters, into the truth
In your reflection, he lives in you

Ingonyama nengw' enamabala
Ingonyama nengw' enamabala

He lives in you, he lives in me
He watches over everything we see
Into the water, into the truth
In your reflection, he lives in you

Saturday, June 17, 2017

Being a mom means going for a run in the rain because when the stars align and you finally get some time to yourself, weather isn't a consideration.

Friday, June 16, 2017

Quote du jour, récupérée de la semaine dernière, parce que je viens de jaser de vaisselle avec un collègue :

Quartz : Je fais jamais la vaisselle, chez nous.
A : Je vois : tu fais tout le reste.
Here's the thing: vulnerability turns each and everyone of us into someone else entirely as we try to deal, and it's not something we have control over. We only react, and because we're not thinking, straight or at all, the reactions come from a place buried deep down that we might not even have been previously aware existed.

Now that I've seen how bad you break, and mostly, break others, when you're vulnerable, I can't ever put it aside.

Because that place deep down doesn't change, and it's still going to be there the next time life throws a brick at you.

That is why I am not going to be.

Thursday, June 15, 2017

Je viens de passer une heure et demie à faire de la termino. Pas que j'avais le temps, mais j'avais surtout pas le choix.

Et évidemment, le tout m'a permis non pas de régler ma question, mais plutôt de spotter d'autres problèmes, si bien que je suis encore (et non pas de retour, puisque je l'ai pas quittée) plus ou moins à la case départ....

Tuesday, June 13, 2017

Why oh why do all the weird people like me?

This is the conclusion, folks: if you like me, you're probably weird. Hopefully, you already know.
Catégorie, jugement -

Dans les dernières semaines, je tombe parfois, aux douches du sous-sol, au bureau, sur une dame que je juge allégrement parce qu'elle monopolise tout un pan du comptoir en jasant avec une autre dame - ce qui fait que moi je me trouve un racoin avec une prise et un miroir, entre casiers et crochets à serviettes, et je me peigne et me maquille en mettant mon stuff sur une chaise. Je la juge aussi parce qu'elle passe trois jours là, à se sécher les cheveux, ce qui rend la salle, déjà humide à cause des douches, encore plus intolérablement chaude.

Hier, il faisait déjà 30 degrés à 7h. À mon arrivée au bureau, j'étais déjà toute prête à ruminer intérieurement contre cette dame-là qui allait me faire suer (littéralement) en surchauffant la salle des douches. Or, elle était bien là, mais elle a eu la présence d'esprit de faire sécher ses cheveux à l'air frais. Merci la vie. Toutefois, j'ai eu l'occasion de constater que non seulement elle fait sécher ses cheveux, mais elle le fait par section, avec des clips à cheveux pis toute. Et une fois cette étape terminée, elle sort son fer plat. Déjà que le tout est trop compliqué pour moi, accomplir tout ça un jour d'humidité excessive, laquelle humidité est garantie de faire frisotter vos cheveux au simple contact avec l'air, ça me renverse.

Et oui, je juge.

Monday, June 12, 2017

How could my space key get stuck over the weekend, when it worked fine Friday afternoon?

Sunday, June 11, 2017

Comme je le disais récemment, Coco fait maintenant du vélo sans petites roues, et il semble qu'il soit plutôt jeune pour y arriver. J'ai franchement aucune idée de l'âge moyen auquel un enfant fait du vélo sans petites roues - et ça ne m'intéresse pas particulièrement -, mais je tire cette conclusion du fait que Coco est maintenant une vedette au parc près de chez nous, où il fait du vélo tous les jours.

C'est vraiment très drôle. Au début, c'était les parents des autres enfants qui réagissaient en voyant Coco sans petites roues : ils nous demandaient son âge et le félicitaient. Mais maintenant, même les autres enfants commencent à réagir. Ainsi, ce matin, un petit garçon d'environ 7-8 ans s'est écrié à l'intention de l'ami qui l'accompagnait : "Hé, il roule à deux roues, lui, déjà!". De même, quand, plus tard, Coco jouait dans les jeux d'eau, un parent a dit à son fils : "As-tu vu? C'est le petit garçon au vélo, celui qui fait du vélo sans petites roues."

Friday, June 09, 2017

Hier, je portais une robe. Je l'ai déjà dit, c'est un truc rare. Ainsi, tantôt, je croise une collègue :

L : Tu étais toute chic, hier.
Moi : Ouin, pas aujourd'hui.
L : T'es fine pareil.
For GOD's sake. Go away.
Tôt ce matin, alors que nous dormions encore, il y a eu chez nous une brève panne d'électricité. Par conséquent, le récepteur de notre moniteur pour bébé a continué de fonctionner sur sa réserve de batterie, mais a perdu le signal des caméras, qui elles ne fonctionnent qu'à l'électricité. Et quand le récepteur perd le signal des caméras, il émet un "bip" périodique pour nous en aviser. C'est ce bip qui m'a réveillée. Comme le moniteur est sur la table de chevet de Raiontzukai, je l'ai laissé démêler ce qui se passait, mais dans ma tête, ce à quoi j'ai pensé, c'est la scène de Hook où les parents entrent dans la chambre des enfants, le matin venu, pour trouver les lits vides et les fenêtres grandes ouvertes.

Thursday, June 08, 2017

Confession, encore -

Parce que mon Internet Explorer est sans doute plus lent que l'était l'ordinateur que j'utilisais à l'époque de Windows 98, je pogne les nerfs, au point que je tape du pied, tout seule dans mon bureau.

Ou en fait, je crois que, par souci d'exactitude, je devrais plutôt dire que je tape de la jambe.
I hate you
I hate you, I do
I hate that
I turn into a kind
Some kind of monster
With just, just a flick
Of your finger
It is that easy
Of course, there was a time
You didn't always get your way
Back there when my heart was not
So easy to invade
When my battlements were strong
Before the pilgrims came
Don't forget you were the one who loved my wild way
J'ai déjà parlé de ma collègue anglophone, M, qui parle mieux français que tous les francophones de la planète. C'est flagrant au point que ça ne relève même plus de l'opinion. C'est juste un fait. Admis de tous. Ça vaut même pas la peine qu'on essaie de faire valoir le contraire.

À l'appui de cette affirmation, je pourrais vous raconter que c'est cette fille-là qui m'a appris ce qu'était une "sarcelle" et quelle était la couleur qui y était associée. (Et évidemment, trois minutes après ce moment humiliant, Raiontzukai a commencé à chanter régulièrement "Évangéline" à Coco et à Bout d'Chou à l'heure du dodo, si bien que maintenant, j'entends régulièrement ce mot et chaque fois je pense à M.)

Dans le même ordre d'idée, ma quote du jour, prononcée hier pendant que Raiontzukai et moi écoutions malgré nous Les échangistes à la télé (ça y est, et maintenant, Google m'amènera un tas de visiteurs pervers), après que Pénélope ait qualifié un de ses musiciens d'"inénarrable" :

Quartz : Seigneur, elle est motivée. Moi, ya jamais personne qui m'a dit que j'étais inénarrable.
Raiontzukai : Même pas M?

Wednesday, June 07, 2017

Confession numéro 2 -

Phrase prononcée par moi-même, à voix haute, mais quand même pas trop fort, en raccrochant le téléphone après avoir écouté une personne qui me prend manifestement pour le département des plaintes chialer pour pas grand chose :

Mais t'es une crisse de folle.
Confession -

Quand je me rends au bureau à vélo, j'accroche dans mon cubicule, sur ma patère - sur le crochet orienté tout au fond de mon bureau pour qu'ils ne soient pas trop visibles - mes pantalons et mon chandail pour qu'ils sèchent avant que je doive les remettre l'après-midi.

Et sur le même crochet, sous mon chandail et mon pantalon, de façon à ce qu'elle soit entièrement hors de vue, je mets également à sécher ma brassière de sport. Je serai la première à me juger pour manque flagrant de classe, mais câline qu'enfiler une brassière de sport humide ça m'écoeure.

Tuesday, June 06, 2017

That moment when you take a break from a file that is draining all life out of you, only to stumble upon the colleague in charge of that file, and to find yourself completetly unable to so much as fake a smile, let alone come up with actual words, in response to the joke he makes about it.

Monday, June 05, 2017

Being a parent also means showing up to work with food coloring stains on your fingers because your toddler wanted colored oatmeal in the morning.
You know you're a parent when the highlight of your weekend is really the fact that your son has ridden his bike without the training wheels for the first time.

Friday, June 02, 2017

Je suis assise dans mon bureau, dos à l'entrée de celui-ci, et je discute d'un dossier avec une collègue. Autrement dit, si c'est pas clair, je travaille.

J'entends soudainement une voix bourrue : "Hé, la madame qui est assise ici, elle est pas là?" Je me retourne, pour apercevoir un homme que je ne connais pas, mis à part pour l'avoir aperçu à quelques reprises sur l'étage, qui s'enquiert avec poésie de la situation géographique de ma nouvelle voisine de cubicule. Voisine qui ne fait pas partie de mon équipe, avec qui j'interagis uniquement par l'intermédiaire de petits sourires crispés quand on se croise dans le couloir.

Non mais, j'ai tu l'air de ton adjointe, chose????

Je lui ai répondu que je l'avais vue ce matin, mais que j'ignorais où elle était à présent. Il est donc parti à sa recherche, et puis, une fois qu'il l'a eu trouvée, il est revenu me dire où elle était. Vous savez, pour que je puisse en informer le prochain.

Sacrament, là.
Bon. Ça fait genre trois jours qu'il y a une conspiration nationale contre ma bonne humeur.

Je capitule donc : je suis en crisse.
Ce matin, on m'apprend qu'un groupe a obtenu l'autorisation de venir manifester, à cinq reprises au cours du mois, devant mon ministère.

Il y a définitivement quelqu'un, en quelque part, qui essaie de me faire comprendre que je dois changer d'emploi.

Wednesday, May 31, 2017

Among the joys of working in a cubicle -

I'm currently hearing the phone conversation my new cubicle neighbor is having with her doctor's assistant about her period, including dates and other details.

To me this is over-the-top hilarious.

Tuesday, May 30, 2017

1. En fin de semaine, on m'a annoncé que j'allais vieillir et éventuellement finir par avoir des poils blancs dans les sourcils. La conclusion tirée a été qu'il faudrait que je marie Raiontzukai avant que ça arrive, histoire d'éviter qu'il me quitte lorsque j'atteindrai ce niveau de déchéance physique. Heureusement, hier, Lali, à qui je relatais l'épisode, m'a confirmé que si Raiontzukai me laisse, "ce ne sera pas pour ça".

2. La confiance aveugle en la vie, c'est sortir sans son manteau sous un ciel gris, portant une camisole jaune pas très épaisse et une veste blanche, gages d'une belle transparence vestimentaire si la pluie annoncée se met à tomber. Je sais pas pourquoi je continue à faire ce genre de truc. Mais bon, il a commencé à mouillasser vaguement juste comme je revenais à mon immeuble, alors il n'y a eu aucune conséquence.

3. Ça fait deux fois que, quand j'ouvre la porte de la cage d'escaliers qui mène à l'extérieur, je lève les yeux pour voir si Spotteur n'arriverait pas. Je suis pourtant très consciente qu'il s'agit d'une tactique déficiente puisque, s'il arrivait effectivement, je serais pognée pour interagir avec lui, ce que je m'éviterais en ne regardant tout simplement pas si quelqu'un descend en même temps que moi. Je dois avoir un traumatisme. Enfin, heureusement pour toutes les parties concernées - soit, en fait, moi -, il n'était pas là. Je suis plutôt tombée nez à nez avec un plutôt bel homme à l'étage du dessous. Ensuite j'ai réalisé qu'il avait certainement dix ans de moins que moi, et j'ai encore traumatisé. À noter quand même que moi, je ne l'ai pas dévisagé ouvertement sans prononcer un traître mot.

Sunday, May 28, 2017

Parce que je sais que vous vous le demandez et que je n'aime pas vous faire attendre - oui, mes sandales m'ont bel et bien lâchée hier soir. Je dois quand même remercier la vie de les avoir fait toffer toute la soirée. Ce n'est qu'alors que je marchais jusqu'à mon auto pour revenir chez moi que les différentes parties de ma sandale droite ont commencé à se décoller. Heureusement, j'avais prévu le coup et j'avais glissé une paire de gougounes dans ma sacoche.

Sinon, deux autres points :

Premièrement, je suis officiellement vieille. Même si j'étais loin d'être la plus vieille hier soir. Mais reste que, quand tout le monde s'est mis à sortir son cellulaire pour faire des selfies en rafale, j'ai vraiment pas compris. Pourtant, je suis loin d'être anti-selfie. Mais quand je suis avec des gens, personnellement, je ne ressens aucune envie de sortir mon téléphone. À la réflexion, ce point a peut-être moins à voir avec mon âge qu'avec mon aversion pour les maudits téléphones intelligents que plus personne n'est capable de mettre de côté une seule seconde. Voilà qui me rassure.

Deuxièmement, un jour de l'été dernier où j'étais à bout de passer ma vie avec un bébé qui ne savait que chialer - parce que ya des moments fantastiques pendant un congé de maternité, mais aussi des jours câlissement tofs -, Steph m'avait envoyé un lien vers un billet sur un blog où l'auteure décrivait à quel point la trentaine pouvait être difficile. J'ai perdu le lien depuis, mais je me souviens que l'auteure disait qu'après avoir vécu tous les beaux moments où notre entourage (et nous) se mariait, s'achetait une maison, avait des enfants, dans la trentaine, on se ramasse avec un entourage (et nous, toujours) qui divorce, qui s'arrache les cheveux avec la conciliation travail-famille, qui n'a plus le temps pour rien, ou à peu près, pour cause de jeunes enfants. À l'époque, dans mon contexte, j'avais surtout accroché sur la conclusion de l'auteure selon laquelle c'était une période tof, mais merveilleuse, parce que c'était celle pendant laquelle nos enfants nous aimaient le plus - par la suite, plus jamais ils ne nous aimeront autant.
Hier, toutefois, c'est le reste du billet qui m'est revenu en tête, entourée que j'étais de divorces, nouveaux chums, remariages, casse-tête de garde partagée, alouette, soit des trucs qui, étrangement, sont complètement absents de mon groupe d'amis immédiat. Et, sans doute parce qu'il était tard et que quand il est tard, mes réflexions et mes réactions sont toujours éparpillées et démesurées, j'ai vraiment mangé ça en pleine gueule.

En conclusion, comme toujours, je vieillis. Et je ne m'y habitue pas.

Saturday, May 27, 2017

Je le disais l'autre jour, je vais à un bachelorette ce soir. C'est plutôt marquant parce que bon, depuis la naissance de Coco, compte tenu l'absence de toute famille dans la région, Raiontzukai et moi ne sortons à peu près plus - et la dernière fois où je suis sortie sans Raiontzukai remonte au temps où j'étais enceinte de Bout d'Chou.

Sortir quand on a deux jeunes enfants et qu'on ne fait plus jamais ça, ça veut dire quoi?

Ça veut dire, tout d'abord, qu'on doit se réserver du temps pour essayer la robe qu'on veut mettre et qu'on n'a plus eu l'occasion de porter depuis plus de quatre ans, pour être bien certaine qu'elle fait encore. Et pour essayer les sandales à talons hauts qu'on n'a plus portées non plus - et se demander dans quelle mesure elles risquent de se désintégrer subitement en plein milieu de la soirée.

(Parce que c'est un truc qui m'arrive un peu trop souvent, et j'ai l'impression que c'est une conspiration. On trouve deux épisodes dans mes archives, auxquels on peut ajouter celui qui s'est déroulé le matin de mon retour au bureau après mon congé de maternité, à l'automne dernier. En effet, ce matin-là, une sandale d'une magnifique paire que j'attendais avec impatience de reporter un jour où je n'aurais pas à jouer par terre avec un enfant, m'a lâchée à genre 7h53 le matin, en plein milieu de la passerelle qui mène au lobby de mon immeuble. Et comme il s'agissait de sandales au talon haut d'au moins trois pouces et que je n'avais pas envie de claudiquer perceptiblement jusqu'à destination, j'ai dû parcourir les quelques mètres restants nue pieds. Par application de la Loi de Murphy, l'adjointe qui devait me faire entrer à 8h ce matin-là (mes cartes d'accès m'ayant été retirées à mon départ) était en retard, si bien que j'ai dû m'installer, pieds nus, sandales dans les mains, dans les chaises destinées aux visiteurs dans le lobby pour attendre,  devant l'important traffic de travailleurs qui venaient commencer leur journée. Et finalement, dans ce flot de travailleurs, est apparue une directrice qui travaille à l'étage en haut du mien, dont j'avais une vague idée du nom et qui a manifestement une mémoire incroyable des visages, qui m'a reconnue, saluée, et offert de me faire monter. Ah, et j'ai passé le reste de la journée avec dans les pieds des chaussures empruntées à mon adjointe en retard. Depuis, on dirait que j'ai comme une crainte quand je porte une paire de sandales ayant peu servi dans les mois précédents....)

Mais je digresse. Disons simplement que j'ai décidé de porter lesdites sandales (parce qu'elles sont beeeeeeelles!) et bon, advienne que pourra.

Sinon, sortir quand on a deux jeunes enfants et qu'on ne fait plus jamais ça, surtout quand on doit partir dès les monstres couchés, ça veut aussi dire conclure qu'on disposera uniquement du temps consacré au bain pour se changer et faire ses cheveux et son maquillage. (Période qui sera suivie de genre une demi-heure de routine de dodo qu'on passera à espérer éviter tout accident de pipi, vômi, bave et autres fluides.)

Enfin, quand en plus vous avez un grand qui voudrait bien vivre sa vie juste avec Maman et que Papa ne lui adresse plus jamais la parole, ça veut dire qu'on passe la journée à préparer le grand à son absence quand il se relèvera sous je ne sais quel prétexte non valide, et ce, avec absolument aucun véritable espoir d'éviter à Papa une crise quand, à ce moment, le grand constatera que Maman n'est pas là.

Des questions?

Friday, May 26, 2017

Parce qu'il faut croire que Lali a raison quand elle dit que je suis adorable et que tout le monde m'aime, la patronne d'une autre équipe qui travaille au même étage que moi m'a prise en amitié. Je n'y trouve rien à redire : elle est sympathique, et la seule conséquence est qu'elle vient régulièrement mon consulter lorsqu'elle a des courriels à rédiger. Nous sommes même devenues "washroom buddies" récemment lorsqu'elle s'est mise à me parler alors que j'étais tranquille dans ma cabine - personnellement, je ne vois pas l'intérêt que la majorité des femmes, du moins ici, semblent trouver à la jasette à travers des murs de toilette, mais comme je n'ai pas d'énergie à gaspiller avec ça, je serre les dents et j'endure.

Toutefois, c'est peut-être moi, mais en milieu de travail, je ne perds jamais tout à fait de vue l'hiérarchie en place. Parce qu'il me semble que, parfois, un même comportement n'a pas la même signification selon la personne avec qui vous l'adoptez.

Ce matin, j'ai croisé ladite patronne dans la salle de bain. On s'est saluées et je lui ai demandé comment elle allait. Elle m'a répondu : "J'ai décidé que ça allait aller bien."

Et cette réponse-là, de la part d'une collègue de qui je ne suis pas particulièrement proche et qui m'est hiérarchiquement supérieure, vraiment, je n'ai pas su quoi en faire. S'il s'était agi de quelqu'un d'autre, j'aurais sans doute demandé "comment ça?" sans trop insister. Mais dans le contexte en cause, je ne me sentais pas vraiment à ma place de lui poser la question...
So I've just randomly opened a law dictionary right on the page where the word I was looking for was.

Je vais te prendre un 6/49.

Thursday, May 25, 2017

Jonathan, anything
And anyone that you have done
Has gotta be alright with me
If she's part of
The reason you are how you are
She's alright with me


For a while, I was going to tell you. Or I thought I was. I just didn't know when and how to bring it up. You deserved for me to tell you - but I never found either the nerve or the way.

There were many reasons : it was going to be hard. I didn't want pity. It was all, mostly, behind me, and I didn't want to relive it all - because, at the time, the only way I knew to look back was to go back.
There was also you. You deserved to know, but you also deserved something beautiful, something light, something better than my darkness.

Oddly enough, you never asked; you had faith. You knew it didn't matter. You were so far ahead of me already.

I'm not hiding anymore. I'm not ashamed anymore. You might have figured it out by now. But, in a way, I'll always be going to tell you.

Wednesday, May 24, 2017

Le moment désagréable, c'est celui où, en quittant le travail un jour où vous faites votre trajet à vélo, donc vêtue de leggings moulants et d'une petite camisole qui met à la vue un pourcentage de peau considérable, vous tombez dans l'escalier nez à nez avec le collègue qui vous a honteusement spottée le mois précédent.

À sa décharge, cette fois, il s'est comporté de façon honorable, c'est-à-dire qu'il m'a saluée avant de continuer à descendre, puis qu'il m'a tenu la porte à notre sortie de la cage d'escalier. Et au lieu de me fixer sans vergogne, il s'est contenté de me jeter un coup d'oeil, dans son dos, par-dessus son épaule, pendant que nous descendions.

Reste que la coïncidence qui a voulu que je recroise ce gars-là, événement que j'anticipais déjà un peu, alors que j'étais vêtue de spandex, ça m'a donné un choc.
Ces temps-ci, je n'ai pas beaucoup de temps, et j'ai besoin de renouveler ma garde-robe de sport, qui n'a rien vu de nouveau depuis la naissance de Coco. Ces deux faits combinés me poussent à commander des vêtements de sport en ligne. L'inconvénient de la chose, c'est que ça peut être difficile d'évaluer systématiquement la taille à commander d'une boutique à l'autre - voire même d'un vêtement à l'autre dans la même boutique. C'est comme ça que j'ai dû retourner une paire de pantalon qui étaient trop petits dans le XS et trop grands dans le S ainsi qu'une camisole XS dans laquelle je flottais carrément, et que je suis propriétaire d'un chandail qui me convient, mais qui, à mon avis, pourrait être un peu mieux ajusté à ma taille. Autrement dit, magasiner quand on manque de temps, ça fait qu'on met beaucoup de temps à trouver ce qui nous fait, où, dans quelle taille, etc.

Autre détail pertinent : je suis cheap. Ou plutôt, je compte toutes mes dépenses en billets d'avion. Donc, je choisis systématiquement de m'acheter du linge pas cher pour pouvoir ensuite partir en Australie pendant trois mois. Ce sont là mes priorités.

Mais.

J'aime. Lululemon.

Bon, j'achète uniquement en liquidation parce que les prix sont totalement injustifiés, MAIS, outre le fait que les vêtements sont beaux, bien faits, confortables, ce qui me convainc de payer trop cher, c'est simplement que, d'une, maudit que les vêtements me font bien, et de deux, quand je commande du 4, je sais que ça va me faire, systématiquement. Tout le gossage que ça m'épargne justifie la dépense supplémentaire. Je suis rendue là.

Tuesday, May 23, 2017

Réalisation cycliste de la journée : attendre à une lumière rouge, s'y faire rejoindre par un autre cycliste, homme âgé fin quarantaine, début cinquantaine, qui s'exclame qu'il essaie de vous suivre, mais que c'est difficile.
She and I never had much in common - except for a father. For a while, we were innocent, and it was enough. Then we grew up and she walked away. She was angry. And nobody talked. I didn't get it. Was I the only one? It seemed to me you were doing your part and she was bashfully reciprocating, as she always had. It wasn't out of the ordinary.

Until you got sick, and she thought she should make a statement. She thought she should let you know how irrelevant you were to her life. And I get it; I've made a similar statement in such an ill-chosen time, too. Except I was a teenager. I wasn't an adult who should have known that moment wasn't about my own beliefs. She was.

You were hurt, but you didn't let it change who you were. You were always eager to help - her, and everyone else. You loved her just the same. Even if you didn't get it - because the statement mattered enough for her to hurt you, but not enough for her to be anything but bashful for once, and to actually walk up to you, speak her mind and get an answer.

I watched you grieve, and I grew angry, too. Over her self-victimization, her entitlement, her unresponsiveness. I grew angry enough for her to take notice. And then I realized it didn't matter. It wasn't worth wasting energy over. I had gotten my point across, but I could never shake her sane. So I let go. That is what you would have wanted, because, in some respects, you were so much better than me.

I am not angry anymore. She might not have known better. I certainly couldn't see her side of the story. So we have resumed watching each other from afar, and it's fine.

Recently, she's been sinking. Asking for help. I can't personally help her, but on the top of my head I can think of at least four people who could. But, unsurprisingly, they don't. And I watch, and I know, if you were still here, you would not have it. You'd be all over the place. I wonder if she knows. You'd have made time. You'd have found money.

You would have been there.

And I watch, and I wonder : is that what karma is?
Quand Coco apprend un nouveau mot, ce mot prend parfois un peu de temps à être maîtrisé. Avant que ce soit fait, Coco utilise généralement à sa place un mot qui lui ressemble vaguement - comme dans l'épisode "casserole" au lieu de "pastel" que j'ai relaté récemment.

En fin de semaine, c'est le mot "snorkelling" que Coco a appris, alors qu'il regardait un vidéo de poissons que j'avais pris à Cuba alors que je m'adonnais à cette activité.

Ainsi, plus tard, lorsqu'il a regardé le même vidéo de nouveau (parce qu'avec un enfant de trois ans, vous faites SOUVENT les mêmes affaires), il a informé Raiontzukai : "Papa, ça c'est le vidéo que Maman a fait quand elle est allée faire du slinky."

J'en ai quasiment braillé.

Saturday, May 20, 2017

Au sujet de la psychologie féminine -

La semaine dernière, Maridi et moi discutions de la méthode "cruise exagérée" qui semble, si on généralise, prisée par les gars de certaines cultures. Vous la connaissez sans doute, c'est celle qui consiste à beurrer démesurément épais pour expliquer à la fille à quel point elle est merveilleuse. Pour moi et Maridi, c'est un turnoff total. On trouve ça louche, on trouve ça désagréable. Or, Maridi et moi ne sommes ni l'une ni l'autre dotée d'une énorme confiance en soi, caractéristique qui, aurions-nous cru, ferait de nous la cible toute désignée. En effet, si vous n'avez pas confiance en vous, ne devriez-vous pas tomber instantanément dans les bras du premier gars qui vous couvre de compliments exagérés?

Ma théorie est la suivante : si vous manquez de confiance en vous, quand un inconnu s'installe à côté de vous et vous récite vos qualités comme s'il vous connaissait, vous ne le croyez pas. C'est un peu triste, oui, mais dans cette situation précise, c'est franchement une bonne chose. Par conséquent, je crois que je viens de mettre le doigt sur un avantage de souffrir d'une confiance en soi déficiente, et je suis plutôt impressionnée!

Friday, May 19, 2017

Avant-hier était une journée inhabituellement chaude qui a permis à Coco de porter une camisole, ce qui l'a rendu vraiment très heureux. J'en ai profité de mon côté pour porter une robe. Une robe sans manches. Ainsi, quand Raiontzukai a ramené les enfants à la maison à la fin de la journée, Coco s'est écrié en me voyant que je portais une camisole comme lui. Et il est vrai qu'une robe sans manches, ça ressemble un peu à une longue camisole. Je lui ai quand même expliqué que je portais plutôt une robe. Puis, plus tard dans la soirée :

Coco : Maman, aujourd'hui, à la garderie, Sophie portait une camisole, comme moi.
Quartz : C'est vrai?
Coco (dont le visage s'illumine d'une expression de compréhension soudaine) : Oh! Sophie portait une robe!
Sinon, vous avez vraiment besoin de savoir, ou j'ai vraiment besoin de vous dire, que j'ai réalisé ce matin un stationnement en parallèle magistral, d'un seul coup. Merci, merci.
Parce que même passé 30 ans, le mâle moderne ne maîtrise toujours pas l'art de la subtilité - alors que je racontais à Raiontzukai l'épisode ci-dessous au sujet de mes collègues qui pensent être mes amis :

Quartz : J'ai conclu que j'allais devoir travailler sur ma Resting Bitch Face.
Raiontzukai : Oh, t'as pas besoin.
Quartz : Comment ça?
Raiontzukai : T'en as déjà une.

Parallèlement, alors que je tapais ce billet, mon téléphone a sonné. J'ai décroché, et :
Parfait Inconnu : Salut Quartz, comment ça va?
Quartz : Ça va bien, et toi?
Parfait Inconnu : Oui oui. Je t'appelle au sujet de la demande d'assistance que tu as présentée.
Parce que même passé 30 ans, le foutu mâle moderne ne se nomme toujours pas au téléphone. Encore mieux, je dois possiblement rappeler Parfait Inconnu mardi prochain, et il m'a donné son numéro de téléphone, mais PAS SON NOM.

Mâle moderne, je t'aime, mais je ne te comprends pas.

Thursday, May 18, 2017

So I know it's painstakingly humid outside right now because my hair is actually frizzing up from inside my air-conditioned work building.
So I don't like people. Or, to put it another way, I don't think that you and I need to engage in small talk just because we are neighbours/take the same bus/work for the same organization. Because that doesn't mean that we have anything in common or, mostly, that you are not plain weird. Oh, and I loathe small talk.

I'll readily admit, I'm the problem, here. Because when I'm forced to interact with people, I generally find they're not that bad. Some of them are actually great.

So I don't like people, but I've developped some people skills because well, I still have to talk to the people I don't like or for whom I have not the slightest degree of interest. But. This seems to be backfiring on me, as I now have two specific colleagues who appear to think we're work buddies. The first one seems to think we're on "come chat in my office" terms, although I don't even know his freaking name. The other one is actually behaving as if we're friends, so much so that I've considered not picking up the phone when I see his name on the caller ID.

It clearly means my efforts at improving my social skills were not in vain, but that might be just a little too much success for me. I need to work on my resting bitch face now.

Or actually, this just might mean that some people are even worse than I am at picking up social cues. Who knew?
Quote du Jour :

Coco : Maman?
Quartz (en marmonnant, à moitié endormie) : Oui?
Coco : Coucou!
Cadran : 5 h 42
Je suis un mini-format, j'en ai parlé souvent. Ça ne m'avait jamais posé problème avant récemment, genre quand j'ai arrêté de m'habiller dans les boutiques trop "jeunes" pour que j'y entre avec ma poussette, période qui coïncide avec celle de la fermeture de Smart Set et de Mexx. Depuis, je suis juste trop petite pour la grande majorité des boutiques. C'est ridicule. Je porte des pantalons taille 0 alors que j'ai toujours porté du 4, et je tombe régulièrement sur des vêtements trop grands même en taille S, XS, voire XXS. Et comme je ne suis plus une ado qui rêve d'être mince, plus mince, toujours plus mince, ça fait même pas de bien à mon ego. Ça me fait juste suer parce que j'arrive pas à m'habiller...

Wednesday, May 17, 2017

Pour vrai, des Froot Loops, ça goûte même pas bon. Je peux juste pas croire que ya du monde qui mangent ça en se levant le matin.
You know you don't wear dresses often when, the one time you do, three different people have commented on it by 11 o'clock.
Quand je viens travailler à vélo, je descends au sous-sol de mon immeuble à mon arrivée pour aller me changer et me rendre présentable. Systématiquement, je tombe sur la même dame qui manifestement fait les mêmes heures que moi. On se salue, mais ça reste là.

Or, ce matin, la dame en question m'a demandée de l'aider à zipper le dos de sa robe. Je sens qu'on a franchi une étape, elle et moi.

Tuesday, May 16, 2017

Dans la catégorie "déprimant", le fait que je suis invitée à un bachelorette et que ya une partie de moi qui se trouve vraiment trop vieille pour ça.

Monday, May 15, 2017

Quote du jour :

Lali : Ouin, ben, moi, j'ai souvent le fond d'écran à l'air...