Friday, November 24, 2006

I don't understand. I don't understand. I don't understand.

The present isn't all that hard to face, actually, except that the new light it sheds on the past is sure as hell unsettling to me and damn it, I don't understand. I don't understand. I don't understand.

I am not hooked on what people have recently seemed to feel I am hooked on. It's absolutely unbelievable how certain people become of your actual thoughts when they do their fucking best to remain miles away. I am not hooked, I am free and this is probably the one thing I am sure of right now.

I don't understand. I don't understand. I don't understand.

Where have I been?
Si je veux demeurer saine d'esprit, il faudrait bien que ma semaine bizarre s'achève ici.

J'ai tenté de revenir à la base en sortant de l'autobus ce soir. Du genre : j'habite en Outaouais. Je travaille à Ottawa. Ça n'a pas été un succès, malheureusement, c'est un autre truc fort éloigné de tout ce que j'aurais pu imaginer. Ça n'aide pas, c'est trop irréaliste. Si j'arrive pas à assimiler ma propre identité, je vois mal comment assimiler les trucs déstabilisants qui m'arrivent...

Je vais donc commencer encore plus par la basse.

Je m'appelle Quartz, j'ai 23 ans et j'existe.

Si vous avez des trucs à proposer pour enchaîner, ne vous gênez pas.

Moi qui ai toujours pensé que Descartes était un imbécile d'avoir tout renié ses acquis pour arriver à la certitude je-pense-donc-je-suis...
Jodie wears a hat although it hasn't rained for six days
She says a girl needs a gun these days
Hey, on account of those rattlesnakes
On account of those rattlesnakes
She looks like Eve Marie Saint
On the waterfront
She reads Simone de Beauvoir
In her american circumstance
She's less than sure if her heart has come to stay in San Jose
And her neverborn child haunts her now
As she speeds down the freeway
As she tries her luck with the traffic police
Out of boredom more than spite
She never finds no trouble, she tries too hard
She's oblivious despite herself
She looks like Eve Marie Saint
On the waterfront, she says
All she needs is therapy
All you need is love is all you need
Jodie never sleeps 'cause there are always needles in the hay
She says a girl needs a gun these days
Hey, on account of the rattlesnakes
Hey, on account of the rattlesnakes
She looks like Eve Marie Saint
On the waterfront
She reads Simone de Beauvoir
In her american circumstance
Her heart's like crazy paving
Upside down and back to front, she says
Oh, it's so hard to love when
Love was your great disappointment
On account of those rattlesnakes
She says a girl needs a gun these days
She says a girl needs a gun these days
Hey, on account of the rattlesnakes
Hey, on account of those rattlesnakes

Thursday, November 23, 2006

Note to self: need to change contacts.
Did I mention I got my coffeemaker over the weekend?

I did.

Do you know the first thing I did with it?

I cleaned the coffeepot with the rest of my dishes and threw I fucking dropped it onto the floor and broke it.

So now I have to wait until my mom (who paid for it) sends me the receipt so that I can be a bitch and bring it back to Canadian Tire, claiming it was broken when I got it.

Which means that I still don't have coffee.

Wednesday, November 22, 2006

Dimanche soir, j'ai survolé mon exemplaire de Marie-Hélène au mois de mars, ma lecture-culte d'auto-induction de déprime.

Et cette fois, c'était différent.

C'est un livre excellent qui raconte une histoire d'amour (vécue) qui s'entrecroise avec la dépression nerveuse du personnage principal. C'est dur, ça frappe, c'est fucké - et j'adore ça.

Pour la première fois, dimanche soir, j'ai focussé sur l'histoire d'amour au lieu de la considérer uniquement comme un fond à la douleur et à la panique décrites par l'auteur. Et pour la première fois, j'ai été capable de garder une distance par rapport à ces descriptions, justement.

Et même que la plupart des passages que j'avais soulignés en orange parce que je trouvais qu'ils mettaient vraiment trop dans le mille, ceux-là m'ont à peine touchée.

C'est un peu de ça que je parlais quand j'ai dit que certains trucs arrivent par eux-mêmes.

Un petit deuil.

Tuesday, November 21, 2006

Life. Don't talk to me about life!
(The Hitchiker's Guide to the Galaxy)

It is sad but so is life, really.

People hurt you. People are deceitful. People are selfish. People walk away. People always mean to be better, but they never are.

Life is a cycle and it goes round and round, it doesn't ever bring anything new.

You just remember that.
One day you see a strange little girl look at you
One day you see a strange little girl feeling blue
She'd run to the town one day
Leaving home and her country fair
Just beware
When you're there
Strange little girl
She didn't know how to live in a town that was rough
It didn't take long before she knew she'd had enough
Walking home in her wrapped up world
She survived but she’s feeling old
'cause she found
All things cold
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should be going
I know you really should
I know you really should
I know, I know you really should
One day you see a strange little girl look at you
One day you see a strange little girl feeling blue
Walking home in her wrapped up world
She survived but she's feeling old
'cause she'd found all things cold
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should
You really should
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should
You really should
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
Where are you going?
Strange little girl
You really should
You really should
You really should be going
Call me evil
Call me tide is on your side
Anything that you want


J'ai toujours préféré les insultes aux compliments. C'est plus facile à dealer parce que ça me touche pas, les insultes. Ça me touche uniquement quand j'ai besoin de me faire donner des coups.

Les compliments, c'est une autre histoire. Ça déstabilise, ça surprend, ça touche. C'est un concept abstrait aux contours flous donc on n'arrive pas à bien le saisir.

Parfois, dans certaine situations, je préférerais carrément qu'on m'utilise ou qu'on me mente plutôt qu'on m'apprécie. Me semble que ça serait plus facile à prendre. Plus facile à classer.
Un nouveau gagnant dans la catégorie fin-de-semaine/semaine la plus câlissement bizarre : celle qui a commencé le 17, soit vendredi.

Phrase dite la plus souvent depuis : "esti que je comprends pas."

Élément nouveau : vendredi soir, j'ai ramené mes souliers propres chez moi parce que j'avais l'intention de les porter avec une jupe pour ma graduation. J'ai changé d'idée avant de partir de chez moi, alors je les ai laissé là.
Ce matin, je me lève et je cherche mes souliers partout. Vraiment partout. J'ai même vérifié dans le four et dans le garde-manger, sous mon lit et sous mes sofas. Introuvables.
Totalement déstabilisée, j'arrive au bureau et qu'est-ce que j'aperçois ?

Mes souliers.

Esti que je comprends pas.

Monday, November 20, 2006

Fuck. I just lost a long post I really fucking liked and Blogger's feature that's supposed to give it back to me won't do it.

Damn it.
En revenant chez moi, ce soir, j'ai trouvé un calendrier de l'avent entre ma contre-porte et ma porte.

D'accord, là, je viens de faire une joke de Rona. Je suis pathétique.

Avec une petite note de mon voisin, celui de qui je garde régulièrement le chat : il m'a acheté ça en remerciement ! Ça m'a fait super plaisir, je ne m'y attendais vraiment pas.

Attendez, ça veut dire que j'ai une relation saine avec mon voisin ? Yes ! Je suis bien partie !!!
I. Relationships can actually be patched.
La cérémonie de graduation était super bien. Surtout parce que j'étais allée d'abord pour voir les gens avec qui j'avais étudié et que j'ai passé le temps avec trois filles du bac très sympathiques. Je m'entends mieux avec les gars ces temps-ci (...), mais putain que c'est pratique, des amies de fille, parfois.

Bref. J'étais allée dans un but social, donc, et j'ai été extrêmement traumatisée de me faire féliciter par autant de personnes qui semblaient donc être fiers de moi. Comme tout le personnel de l'université, la photographe et mon père. Quoi ? Fiers ? Ah oui, c'est vrai, j'oubliais, je suis ici pour recevoir mon bac... Ma vie a tellement été revirée à l'envers pendant ce foutu bac-là qu'il ne me semble plus qu'une toile de fond.

Après la cérémonie, j'ai couraillé un peu partout à Montréal, allant de flash-back en flash-back et j'ai fini par partir vraiment trop tard et j'ai eu le bonheur de pogner du traffic sur la 20. C'était pas trop mal, heureusement, et ça m'a permis de réaliser qu'en quelque part, récemment, j'ai appris à conduire à Montréal sans m'énerver. Le traffic ne me stresse plus. Le stationnement, oui. Si le stationnement était aussi magique à Montréal qu'en banlieue, il y en n'aurait pas, de problèmes.

Cette journée de couraillage m'a permis de me rendre compte que j'ai vraiment bien fait de choisir une job de bureau, où on vient tellement tanné d'être devant son ordi qu'on est bien heureux d'aller diner. Aujourd'hui, j'avais tellement de trucs à faire que je pognais les nerfs après mon estomac dès qu'il se mettait à crier parce que j'étais occupée et que j'avais mieux à faire que le nourrir.
Luckily, this time around, I only was at a loss for words for 48 hours. Or sort of. My words have begun coming back to me this morning - not exactly those I had been waiting for, but others that come from a tangent. Which is good enough for me. I'm getting good at this. Maybe in a few lightyears I'll have learned to deal using tools other than self-destruction. Not that it would be something that I'm trying to achieve - but it's the kind of thing that could very well happen on its own. Anyways. Tangent, I said?

So two hours and a half is a long time. There it is, the product of that last drive (if I can remember all of it):

A. A small piece on life, which should start with a quote from Marvin, oddly enough, to be posted shortly;
B. I find too many questions for too little answers, and the ratio is beginning to make me think maybe it's not worth bothering with after all;
C. You wouldn't believe the unhealthy relationships I keep. No, I mean, really, you might think you would, but trust me, you. have. no. idea. I need healthy relationships. If you have one for sale, contact me via comments or guestbook;
D. Digging up things you had intentionally pushed at the back of your mind for a few hundred years is pretty disorienting. Comparing it to what you had replaced them with as well;
E. Une remise en question du même style que celle inspirée, le temps d'un après-midi, par le légendaire Manu, à la puissance trois;
F. A few what-if's I never saw coming and the possibility of a scary future;
G. I trust that I am in for a lot of name-calling and I could just bet they're gonna start with "young and stupid"(!);
H. Thank god for the other end of the world.

Sunday, November 19, 2006

Hier, ça a fait exactement un an que je suis célibataire.

Le plus drôle, c'est que je ne m'en suis rendue compte que tard dans la soirée, et que ça m'a absolument rien fait. Mis à part que j'ai apprécié l'ironie du fait que j'étais en train de passer cette journée-là avec mon ex. Mais bon. Faut dire que j'avais d'autres choses en tête. Et que j'ai passé la journée entière à plus trop savoir où j'étais exactement. J'avais constamment l'impression d'être en Outaouais, je sais pas trop pourquoi. Ça doit être signe que je commence à être adaptée/assimilée.
Take a walk down Memory Lane with me
Past a watermelon stand on the way
Thinking I had everything we’d need
On Martha’s Foolish Ginger
You were late
How could I forget
What you said, the part about that
Love taking over your life
Was not in your plan
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
Through the cliffs
Out of the Bay I went
From the starboard side
I could block my visions and my passions
They keep me awake
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
A familiar voice
“Hi, surprise
I’ve been searching trying to find you”
I couldn’t speak
My hands reached for Martha’s Foolish Ginger
We talked until the moon came up
About how life without love
Isn’t worth very much
Then I played this song
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
If those harbour lights had just been a half a mile inland
Who knows what I would have done
What I would have done
“Memories that we have yet” you said
“To make like our Burning Bed”
Love, don’t mistake that it wasn’t safe
On Martha’s Foolish Ginger¯

Friday, November 17, 2006

I'm leaving tonight until Monday night.

I'm graduating on Monday! This could be exciting if I didn't know it was going to be a pretty boring ceremony.

The fun thing is, it's going to be conducted in English and my father, who I'm forcing to attend, is going to go crazy over this simple fact.

Oh well!

Thursday, November 16, 2006

Parce que quand on downloade une mise à jour d'antivirus avec une connexion téléphonique, on a le temps de mourir trois fois avant que la page de Blogger loade, j'ai eu le temps d'oublier ce que je voulais écrire avant que la fenêtre de post ne s'affiche.

Ah, oui.

Ne jamais, je répète, ne JAMAIS vous fermer les yeux "juste pour 5 minutes" une fois que votre radio-réveil s'est éteint, le matin.

Je suis sérieuse, là.
Je me suis dit ça et si j'ai fini par me lever, trente bonnes minutes plus tard, c'est uniquement parce que Peanut a eu l'inspiration soudaine de me téléphoner.
(Ce qui me fait penser qu'il va être dû pour me faire une vacherie sous peu, parce qu'entre l'épisode du pneu de samedi et ça, ça fait deux fois qu'il me sauve la vie en moins d'une semaine et c'est pour moi une question de santé mentale de pouvoir continuer à le traiter de salaud.)
La phrase ci-dessus devrait être de nature à faire plaisir à DraG. Feeler vraiment complaisante, j'enchaînerais avec un paragraphe sur les qualités morales d'Iseult, mais bon, faut pas charrier, suis pas menteuse, quand même... Ah ! Je me trouve donc drôle !

- Vous trouvez que je m'éparpille, aujourd'hui ? J'en conviens. J'ai passé la journée à passer d'une urgence à l'autre, à réorganiser mes priorités, à essayer d'évaluer si j'allais m'en sortir ou non et à bûcher sur un putain d'acrostiche (qui d'ailleurs est super mauvais, donc j'ai pas de pression pour mon adaptation) ALORS oui, j'ai les idées qui s'entrechoquent aujourd'hui. -

Qu'est-ce que je disais, donc ?

Ah oui, trente minutes plus tard.
Quand le téléphone a sonné, je suis entrée immédiatement en mode PANIQUE : il est quelle heure ? qui suis-je ? où vais-je ? J'ai tenté de me rassurer avec la réponse à toute chose, soit quarante-deux, mais l'effet n'a été que très mitigé. Pour une raison très obscure, mon cerveau encore brumeux a cru très important de cacher mon état de panique à Peanut, à l'autre bout du fil et de faire semblant qu'il n'en était pas à se demander comment il allait bien faire pour que mon corps attrappe son autobus dans vingt minutes. Mon cerveau priorise le fait de sauver les apparences même dans les situations les plus ridicules. En relisant ma dernière phrase, j'y vois un concept. Enfin. De quoi je parlais, déjà ?

En me mettant en mode VAPEUR, j'ai réussi à me mettre du linge qui matchait sur le dos, à appliquer un minimum de maquillage et à attrapper un muffin pour déjeuner. C'est indispensables, les muffins. Les muffins domineront le monde, un jour. Eux ou AAB, ça reste à voir. Mais bon.

Donc j'ai attrappé mon autobus à l'heure, mais j'ai passé la journée en mode DÉSTABILISÉE.

J'étais tellement pas là quand je suis arrivée au boulot que j'ai défait les lacet de mes botillons au lieu de baisser le zipper sur le côté. Et je m'en suis seulement rendu compte ce soir en voulant les remettre dans mes pieds pour quitter.

Vous comprenez pourquoi je suis plutôt décousue ce soir.
Voilà pourquoi il ne faut jamais croire qu'on va se donner juste cinq minutes de plus au lit le matin, parce que ça scrape toute une journée.
Ha ! Pis dire qu'il y en a qui ne croient pas au destin !

Quand j'ai suivi mon cours de trad littéraire, j'ai pas mis très longtemps à comprendre que si j'aimais traduire des textes, j'étais incapable de traduire de la poésie. C'est un peu normale puisque je suis pas très bonne en poésie.

Ensuite, j'ai fait mon premier stage, à la Fondation.
Une de mes dernières tâches de traduction là-bas a été, justement un poème. Qui était de toute manière plutôt ordinaire en anglais et que j'ai traduit de façon tout aussi ordinaire - mis à part un ou deux vers desquels j'étais particulièrement fière.

Ensuite, croyant mettre ça derrière moi, j'ai fait un stage en militaire. Et, bien évidemment, j'ai fini par tomber sur un putain de poème. Mieux : un acrostiche. Heureusement, il avait été écrit par un enfant, donc ça n'exigeait pas un ultra-style et mon encadreure d'alors avait trouvé que je m'en étais très bien tirée.

Ce matin, une traductrice passe par mon bureau : elle a reçu un gros texte pour demain et elle veut le diviser entre trois traducteurs. Est-ce que je suis disponible ?

Oui-oui, pas de problème.

Elle revient peu après pour me montrer la partie qu'elle m'a assignée. En tournant les pages, j'aperçois un AUTRE FOUTU ACROSTICHE! Elle a rigolé et m'a souhaité bonne chance.

Moi, je trouve même pas la force d'être surprise....

Wednesday, November 15, 2006

You'd be surprised how incoherent I can be.
L : J'ai un gros chien de 120 lbs.
M : Hé, il pèse plus que Quartz !
Hier soir, en revenant chez moi, j'ai trouvé sur mon répondeur un message qui m'a mise de mauvaise humeur.

Il doit y avoir un an ou deux, ma marraine m'avait téléphoné pour que je lui fasse son CV en version électronique puisqu'elle n'a pas d'ordinateur et, évidemment, encore moins une connexion internet. Elle voulait postuler pour un emploi et elle devait envoyer son CV par courriel. Donc, par téléphone, je lui avais fait un CV et je l'avais envoyé pour elle.

Quelques mois plus tard, elle m'appelle pour me demander de faxer, cette fois, son CV à un autre endroit. Je comprends qu'elle s'adresse à moi puisque je ne lui ai jamais donné de version papier de son CV. Mais ça veut pas dire que j'ai un fax, ce que je lui ai sans doute expliqué à l'époque (je ne m'en souviens plus très bien). J'avais alors demandé à Peanut de le faxer de son bureau puisque ça ne lui coûte rien.

J'adore ma marraine. Vraiment.
Mais quand j'ai entendu son message hier soir, où elle me demande encore une fois de FAXER son CV et où elle me laisse le numéro et le nom de la personne à l'attention de laquelle je dois adresser le fax, je l'ai pas trouvée drôle.

D'abord, elle laisse ça sur mon répondeur : elle prend même pas la peine de me parler directement. Ensuite : merde, j'ai pas de fax ! Et j'ai plus de coloc qui a les fax gratuits ! Et c'est pas vrai que je vais payer un fax longue distance au dépanneur du coin pour toi ! Et c'est pas vrai que je vais me casser la tête à demander partout au bureau comment on fait pour faxer un truc pour passer son fax longue distance sur le bureau !

Enfin. J'aurais pu l'appeler, mais j'ai appelé ma mère à la place et je lui ai dit de rappeler à sa soeur que j'ai PAS de fax. On a ensuite convenu que je lui enverrais le document par courriel, qu'elle l'imprimerait et qu'elle l'enverrait à sa soeur par la poste.

Mais quand même. Faut pas charrier.
Keep your eyes on her
Keep - don't look away
Just keep your eyes
On her horizon


It certainly wouldn't be like me to ask this and I've been putting it off until now, because I've realized that a) you don't seem to be the kind that would mind and b)somehow, at some point, I've begun unconsciously expecting it from you. So -

Keep your eyes on me.
Please. If only for a while.
Keep your eyes on me until I've built on enough strength to make it on my own.

Tuesday, November 14, 2006

If I were to look down before I fall, I'd see there's nobody left to catch me.
And I can't catch myself.

I saved myself so many times in the past year that it's become automatic - I'm my own hero and I put my feet back onto the ground before I even know I've begun floating away. I can fight all of them.

Except for her.
Her power over me never will vanish.
Whenever she pleases, she makes me her own - and I disappear, yet again.

So I sort of try. To remember. What I held onto before in order not to give in to her.

I can do it
But only if she'll let me.
Spin around
Come back home, you're running out on a line
Sometimes feel I'm going out of my mind
Stunned here
Waiting for anyone to take the time
Spin around
We get further and further away
Smile and wave, ain't got nothing to say
Stunned here
Waiting for anyone to take the time
To change my mind this time
I've been staring at the sun for some time
It gets dark inside but I don't mind
Si ça vous intéresse (mais je ne m'imagine pas que c'est le cas), j'ai dû finalement m'endormir entre deux et trois heures ce matin. J'ai ajouté des toasts à mon déjeuner initial constitué d'un gros café moka. Je sais pas trop comment je vais faire pour tofer ma journée, mais ça devrait aller, pour l'instant, j'ai pas d'urgence.

Sinon, ce matin, en sortant de chez moi pour aller prendre le bus, j'ai trouvé une note de mon voisin me demandant de faire rentrer son chat si je le trouvais devant la porte en sortant. Le chat se promenait devant mes fenêtres depuis une bonne quinzaine de minutes en miaulant... et il pleuvait. J'ai donc pris le temps de rentrer chercher la clef de mon voisin pour le faire rentrer.

Quand je suis arrivée à l'arrêt de bus, j'étais deux minutes à l'avance seulement et yavait personne à l'arrêt. J'ai vraiment cru que j'avais manqué mon autobus pour un chat.

Heureusement, mon autobus n'a pas passé en avance ce matin.
Dans la vie, faut savoir reconnaître les signes.

Par exemple, si ça fait deux heures que vous essayez de dormir, sans succès, et qu'en plus, le même putain d'arabe vous appelle à minuit et demi, faut accepter, d'abord, que vous dormirez pas cette nuit, ensuite, que votre déjeuner de demain matin se composera d'un énorme café moka et, finalement, que les arabes sont définitivement caves.

Ça peut vraiment juste être le même putain de gars. Du moins, ça serait mieux pour mon équilibre mental que ça le soit. Parce que si tous les arabes ne savent que dire "hello?" au téléphone, rappeler sans arrêt même quand ils tombent sur le répondeur et puis raccrocher sans s'excuser quand vous leur répondez d'un ton crissement bête, eh bien, moi, j'abandonne tout espoir en la race humaine.
C'est clair que la prochaine fois qu'il appelle chez moi, je fais *69 pour régler la question une fois pour toutes, l'avertir de rayer mon foutu numéro de sa liste, surtout à minuit et demi et exiger des foutues excuses officielles. Et puis le rappeler en plein milieu de la nuit, histoire de m'amuser, les prochaines fois où je ferai de l'insomnie. Ça devrait suffir à me divertir.

Monday, November 13, 2006

But of course, when I have such an important announcement to make, Blogger would refuse to publish it...
It appears Signmyguestbook.com, after over a month of doing nothing, has finally fixed the guestbook problem, so the guestbook is running again.

So enjoy.
Autre événement humiliant de ma longue fin de semaine : j'ai réussi à me faire très mal avec... un presse-ail.

Celui que j'utilisais quand j'habitais avec Peanut était un presse-ail apparemment plus cheap que celui que je me suis acheté quand je suis partie. Je savais que mon presse-ail était assez intense, mais c'était le seul que j'ai trouvé qui était auto-nettoyant (adjectif très intéressant quand on parle d'un four, mais plutôt ridicule quand il s'agit d'un presse-ail).

Ainsi, samedi soir, j'ai voulu forcer comme un boeuf pour écraser ma gousse d'ail alors que c'était pas nécessaire, et j'ai écrasé ma gousse de façon parfaite ainsi que, en bonus, la peau de mon pauvre petit index gauche.

Aoutch.
The really shameful event of your weekend has to be spending an afternoon playing DDR Supernova and find your muscles are sore the next morning.
En présentation spéciale sur nos ondes aujourd'hui : La Malédiction du pneu avant gauche.

L'hiver dernier, mon pneu avant gauche perdait de l'air. Pas énormément, si bien que j'ai juste passé l'hiver à le gonfler au fur et à mesure. Bon, d'accord, disons que Peanut a passé l'hiver à me rappeler de gonfler mon pneu. D'accord, d'accord, et à le gonfler pour moi également. Faut pas me juger, c'était à l'époque où je savais pas que j'étais invincible et qu'il n'y avait rien à mon épreuve.

Avant de venir me porter mes pneus d'hiver à mon nouveau domicile, mon père est allé faire réparer le pneu fautif. Ça fait deux semaines que j'ai mes pneus d'hiver sur mon auto - suite à une rotation des pneus, celui qui était mon pneu avant gauche l'an dernier est, cette année, mon pneu arrière gauche.

Ça fait deux semaines que j'ai mes pneus d'hiver et j'ai pas dû parcourir plus de vingt kilomètres depuis.

Or, samedi avant-midi, quand moi et Peanut, qui était venu me rendre visite, sommes sortis de chez moi pour aller magasiner, j'ai fait le saut en trouvant mon nouveau pneu avant gauche pratiquement vide. Assez vide pour que je décrète qu'il n'était pas question que je prenne le risque de rouler dessus jusqu'au garage le plus près.

En regardant mon pneu dessoufflé, mon égo d'invincible en a pris pour son rhume : parce que oui, je suis une déesse, je monte des meubles IKÉA et je pose des fans de plafond, je plante tout le monde à Hot Shot Golf, je m'organise des voyages à l'autre bout du monde et j'obtiens un bac avec mention MAIS PUTAIN, je sais pas du tout comment changer un pneu, moi.

Bon, d'accord, c'est faux. Je sais que ça implique un cric et qu'il doit être placé vers l'intérieur de la voiture - donc derrière la roue pour démonter un pneu avant et devant la roue dans le cas d'un pneu arrière. Mais sinon...

C'est donc Peanut qui démonté mon pneu, sous la pluie, qui m'a amenée au Canadian Tire (où j'envisage de me faire des amis, au temps que je peux passer là-bas depuis trois semaines) pour que je fasse réparer mon pneu, puis qui m'a ramenée chez moi avec mon pneu et qui l'a reposé sur mon auto. Alors qu'il avait pas fait ça de sa vie non plus. Vous voyez, ça a pas que des désavantages d'avoir des salauds pour amis. Si toutes les personnes qui ont fait semblant d'être mes amis(es) étaient capables de changer un pneu, peut-être qu'on aurait pu s'entendre.

Bref. Maintenant, après essai, mon auto semble tirer d'un bord, probablement parce que la pression de mes deux pneus avant n'est pas la même. Faudra donc que je me motive à aller équilibrer la pression de mes pneus à un moment donné cette semaine.

Friday, November 10, 2006

Faudra que je retrouve la citation exacte dans mon exemplaire de Notre-Dame de Paris, puisque c'est la deuxième fois que j'en parle ici.

Une fois qu'il croit Esmeralda morte, Frollo compare le coeur à une éponge qui, une fois pleine, n'absorbe plus d'eau, même si l'océan lui passe dessus.

Et c'est vrai.

C'est de valeur que personne ne semble le comprendre...
For those who it might interest, it appears that quote isn't even in the movie. After some research on the net last time, it seemed that it was in Shrek 2, which I put into my DVD player as a background for my regular activities of the night. I never heard the line.

I searched an online transcript of the movie and it didn't return any result.

So I'm pretty sure, as I thought before stumbling upon this quote referred to as coming from the movie, that this line was only used in the Ford commercials following the release of Shrek 2.

Oh well.

Thursday, November 09, 2006

You won't believe it but this is actually for work, so -

If anyone is able of telling me at what point in the movie exactly Shrek tells Donkey "Change is good, Donkey" so I can check how it was translated before tomorrow morning, it would be appreciated heaps.
I had never really listened to the lyrics of Tori's Lust before but now that I have, I am just in love with it because a) you can actually get what she's talking about and b) it just totally nails it. I just find it funny.

Hey you
Gender nectar
Sifting through the grain of gold
Tripping at your door
Is that you, alpha in her blood
And when the woman lies
You don't believe her
Rolling and unrolling
Coiling, emerging, running free
Running through the underworld
Into your room
Is he real
Or a ghost-lie
She feels she isn't heard
And the veil tears and rages
Til her voices are remembered
And his secrets can be told
Hey you
Gender nectar
Crystalline from the vine
You know you'll drink her
Rolling and unrolling
Coiling, emerging, running free
Running through the afterworld
Into your room
So she prays for a prankster
And lust in the marriage bed
And he waits til she can give
And he waits
And he waits

Wednesday, November 08, 2006

Cet après-midi, je m'installe au poste branché au système de demande de congés, auquel j'ai accès à mon adresse courriel de trois kilomètres de long. Je suis entrée dans mon compte pour mettre en place un message de réponse automatique, histoire de communiquer ma bonne adresse aux gens qui pourraient éventuellement m'écrire là-dessus.

La majorité des courriels qui se trouvaient dans ma boîte de réception étaient le spam réglementaire du ministère, mais j'avais trois courriels à mon intention.
D'abord, un que je m'étais envoyée à moi-même pour avoir un échantillon de ma signature officielle et l'insérer dans mon message automatique.
Ensuite, un courriel test de la part du technicien informatique.
Puis, un courriel de la part de quelqu'un dont le nom ne me disait rien.

J'ouvre : c'est un message, reçu il y a deux semaines, d'un gars qui me demande si j'étais bien la personne avec qui il a discuté lors du 5@7 de la semaine précédente.

J'ai résolu de ne pas lui répondre.
Et comme je risque très fortement de le recroiser dans les futurs 5@7, j'ai résolu également de me trouver des amis de 5@7 que je ne lâcherai pas d'une semelle.
Qu'est-ce qui arrive si je manque trois fois le mot de passe du compte général pour tous les employés du bureau à partir duquel on accède au système pour les demandes de congés?
(Cette réflexion est une gracieuseté de Quartz-qui-vient-de-manquer-deux-fois-le-mot-de-passe)
L'éthique professionnelle, c'est ne pas citer sur son blog la phrase la plus comique du monde qu'on vient de trouver dans un procès-verbal, même si ça vous démange et que vous peinez à vous retenir de rire, toute seule dans votre bureau, depuis 5 bonnes minutes.
In two weeks I am getting my home coffeemaker and then my lifelong addiction to coffee begins.

And I can't wait.

Tuesday, November 07, 2006

Ah, je suis crevée, j'en peux plus. Plus que 40 minutes et je sais pas comment je vais y arriver.

Mais pendant que j'y suis, je suis la seule à constamment passer proche de répondre à mon cellulaire ou à mon téléphone chez moi avec mon nom, comme je le fais au bureau, ou...?
Parce que je comprends pas comment j'ai pu en venir à ça au bout de même pas trois semaines... surtout que ça m'est jamais arrivé dans aucun de mes stages. Faut dire que je me servais pas autant de mon téléphone pendant mes stages...
Je viens d'apprendre un truc qui m'a complètement jetée par terre.

J'envisage sérieusement de partir une chronique sur les collègues de bureau de Peanut.
Dans la saga de Quartz-utilise-de-façon-totalement-inexpliquée-presque-exclusivement-des-sacres-qui-commencent-avec-la-lettre-C :

Heureusement, j'ai jamais redit "cybole", ce qui me soulage.
Par contre, je viens de me rendre compte que je dis de plus en plus souvent "câline".

Je dois m'être inspirée de Zaphod Beeblebrox et avoir isolé la partie de mon cerveau qui contrôle cette partie de ma fonction du language. Oui, c'est sûrement ça.
I've established that when someone dials the wrong number and calls my home, it's always an anglophone. Which gets old after a while, but it only goes to show it really takes a superior brain to speak French. (kidding! love ya anglophone readers!)

But last night I got my very first telemarketing call - and guess what, the lady spoke to me in English.

This is getting very annoying because effectively switching from one language to another always takes me a few seconds.
But I guess that I should have mastered it within a few months...

Monday, November 06, 2006

En fin de semaine, en allant faire un tas de commissions de première paye, je suis tombée sur une petite bouteille de Purel.

J'ai toujours trouvé le Purel pas vraiment utile, ce qui a toujours un peu troublé ma mère, étant donné que je suis plutôt obsédée de la propreté de mes mains. Mais bon, moi, me mettre quelque chose sur les mains sans le rincer, même du Purel, c'était me mettre quelque chose sur les mains qu'il faudrait que je rince plus tard.

Puis bon, le temps a passé et j'ai lu que ces trucs-là, c'était valable et efficace à 99%. Ensuite, je suis allée en Espagne avec ma mère et je suis tombée dans sa petite bouteille de Purel - parce que quand on passe 8h par jour à marcher, on fait pas des détours pour trouver un foutu lavabo et du savon à main.

Là, j'ai commencé à travailler dans un bureau. J'ai constamment les mains sur un clavier d'ordinateur et sur des papiers... ou même dans mon visage quand je me casse vraiment la tête sur un terme. Puis je mange une collation à chaque jour dans mon bureau et quand je me sens les mains dégueulasses, c'est plate d'aller à l'autre bout du monde juste pour me laver les mains. Donc, quand j'ai vu le Purel, en fin de semaine, je me suis dit que ça serait une bonne idée que j'en garde dans mon bureau.

Ça fait à peine plus de 3h que je l'ai et je sens déjà que ça sera une monumentale erreur : je vais devenir accro à ce truc-là et je vais en virer folle parce que ça me laisse encore la foutue impression d'être en train de rajouter un truc sur mes mains que je dois absolument laver.
Ce matin, j'ai créé ma toute première fiche terminologique.

Teehee.
Putain que je feel croche aujourd'hui. Nommez-moi l'émotion, je vous garantie que je la ressens. Ça me rappelle un épisode de Charmed ou Prue virait folle parce qu'elle ressentait toutes les émotions des gens autour d'elle. Je me console en me disant qu'à la fin, elle canalisait toute cette énergie-là et réussissait à marcher sur les murs, mais bon.

J'ai chaud mais j'ai les mains congelées, je suis hyperactive mais je dors debout, je suis sur les nerfs mais je vis pas de situation stressante.... vous voyez le genre.

Il doit y avoir une tempête de neige qui s'en vient.

Sunday, November 05, 2006

Fiou : il a arrêté de neiger.
Vous avez sûrement entendu parler des Voisins, de Louis Saïa et Claude Meunier, puisqu'on en parlait intensément il y a quelques semaines, pour la sortie du DVD. Moi, j'ai accroché là-dessus parce que c'est une des pièces de théâtre que j'ai lues dans mon cours sur le théâtre contemporain, à l'université.

Ce matin, pendant que je me séchais les cheveux, j'essayais en vain de me rappeler d'un rêve que j'ai fait cette nuit. Tout ce dont je me rappelais, c'était que je parlais à quelqu'un (mais qui ?) et que je lui expliquais que comme j'étais née au début des années quatre-vingts, j'avais pas eu conscience du truc dont elle me parlait (mais lequel ?) à l'époque.

Il y a quelques minutes, je vais visiter le site de Tout le monde en parle pour connaître les invités de ce soir : parmi eux, Serge Thériault, qui sera là pour justement parler des Voisins.

C'est là que mon rêve m'est revenu d'un coup : j'étais en train de discuter avec une dame inconnue de cette pièce-là, écrite dans les années quatre-vingts, que je n'ai découvert que des années plus tard, quand on en a écouté un extrait dans mon cours de français de secondaire IV !

Un jour, j'apprendrai à distinguer mon imagination de mes prémonitions et là, je vous avertis, je vais être redoutable....
Father, I killed my monkey
I let it out to
Taste the sweet of spring


And the voice says - you're gonna hurt yourself yet again, and I know she's right and I'm terrified that it'll happen but I can't help it.

Wonder if I will wander out
Test my tether
To see if I'm still free from you


I have to give it a try, just in case, because once in a while she is wrong and it's another victory for me - because I'm still whole and because I beat her.

Steady as it comes
Right down to you
I've said it all
So maybe we're
A bliss of another kind
Bordel, c'est de la neige, ça !

Saturday, November 04, 2006

It was just a flight of stairs - or so it seemed. It looked just like any other regular staircase, with people occasionally walking up or down, just going about their business without ever really noticing the stairs.

That's probably the very reason why it became the perfect place to create a bubble in.
You'd make a stop once or twice where nobody ever does, whether or not there was an audience, and you'd have managed to freeze a few seconds in time - litterally freeze 'em because afterwards nobody could pick out exactly what had happened and what was different, nobody but you and, I guess, potentially me. You had found the perfect mix of subtle and obvious.

And I'm sorry I let that flight of stairs get to me at all - I want to apologize for letting the staircase catch me.

But to me, that's all it ever was - a regular flight of stairs.
Let alone the trigger and the objective, just tell me - why the hell would you go after me in the first place? Whatis it that's so fucked up about you? I never asked it from you, from anyone. I never wanted it. You threw it at me so hard I was caught offguard and I had no idea what to do with it.

--

Peanut a un collègue. La bonne job, le bon salaire, la femme, les enfants, la maison en banlieue, la piscine, les chats, le golf l'été. Vous voyez le genre. Mais selon ce que j'entends, il n'aime plus vraiment sa blonde et il reste avec elle pour les enfants. On n'a pas besoin de se demander pourquoi il avait conseillé à Peanut de me laisser pendant qu'il en était temps, puisqu'on n'avait pas de maison, pas d'enfants et pas de chien. C'était plutôt clair à ce moment-là que c'était un gars qui manquait de jugement puisqu'il a omis de spécifier à Peanut qu'il valait mieux rester loin des salopes et des manipulatrices.
Et voilà, Collègue a rencontré une autre fille, après qui il court gaiment parce que bon, sa blonde, finalement, il s'en fout bien.

À ce que je vois partout autour de moi, les gens sont vraiment stupides. Ya personne qui est capable de prendre la moindre décision. Les gens sont peureux. Les gens veulent du confort et les gens sont terrifiés à l'idée d'être seuls - et ils n'en sont même pas conscients. Et ça me dégoûte. Vraiment. J'en ai mal au coeur quand j'y pense.

Ya personne qui est capable de prendre une décision consciente. Genre, ça va mal avec elle : je vais faire des efforts pour que ça aille mieux. Ou même ça va mal avec elle : je la laisse. Non, les gens sont trop lâches pour s'investir dans quelque chose - c'est trop exigeant. Les gens sont trop imbéciles pour laisser tomber un truc qui ne les satisfait plus parce que c'est donc la fin du monde d'être seul. La solution facile, c'est donc de courir après le premier coup de vent, sans réfléchir, sans se poser de questions, en faisant comme d'habitude, c'est-à-dire en refusant de prendre la moindre décision consciente.

Vous êtes crissement caves, le monde.
J'avais avais annoncé à mes parents que j'ai ma première augmentation, au boulot, dans six moi. Mon père me fatigue depuis pour savoir de combien elle sera. C'est pourquoi je me suis plongée dans ma convention collective tout à l'heure pour voir le fonctionnement.

J'ai trouvé la réponse.
Je suis tombée sur le cul.
J'ai découvert que dans un an, j'aurai atteint l'échelon supérieur de mon groupe, qui est également une barrière salariale psychologique.

Ça serait pratiquement plus excitant de pas avoir fait de stage puisque, pour cette raison, je suis deux échelons plus haut que les autres, ce qui fait qu'eux auront une augmentation pour arriver au dernier échelon quand moi j'y serai déjà et que, par conséquent, mon salaire ne bougera pas.

Enfin, j'en suis venue à la conclusion que ça me dérangeait pas trop d'avoir un prénom gargantuesque pour les restants de mes jours puisque j'ai une compensation financière honnête.

Parlant de ça, par contre, j'ai réalisé, en parlant à mon père, hier, que donner mon adresse e-mail aux gens risque d'être tout un party également. D'abord, faudra que je précise qu'il y a un trait d'union. Ensuite, mon deuxième prénom possède une petite quirk orthographique, que je devrai également souligner. J'ai pas fini de sacrer, je vous le dis...
Update : le coffret de Tori Amos est 75,99$ chez Archambault, soit quatre dollars de moins que sur Amazon.

Est-ce que vous saviez que j'ai un Archambault à moins de cinq minutes de chez moi ?

En plus, il paraît qu'elle sort un nouvel album en 2007....
GOD, you guys, you HAVE to tell me exciting stuff like this...
If you're wondering, it went straight to my wish list.

Do you know how hard it will be to resist buying this now that I've gotten my first paycheck?
Ya des matins comme ça où je me sens agressive. Avis, donc, à tous les arabes qui auraient envie d'appeler chez moi - je risque d'être de très mauvais poil.

Non mais moi, quand je décroche le téléphone et que la conversation ressemble à ça :
- Allo ?
- Allo ?
- Allo ?
- Allo ?
je suis plutôt prompte à raccrocher. Et quand le téléphone sonne encore quelques minutes plus tard, je vois rien pour me pousser à décrocher, surtout que j'ai un répondeur et des choses plus intéressantes à faire.

Et quand le même maudit arabe rappelle et rappelle sans attendre le répondeur, quand je me tanne et que je réponds, ça sera pas pour essayer de devenir votre meilleure amie.

- Allo ?
- Allo ?
- Allo ?
- Allo ?
- Look, if you've got anything to say, say it now! (l'expérience m'a appris que quand les gens appellent mon numéro par erreur, ils sont anglophones. comme quoi les jokes sur les Ontariens sont fondées)
À ce moment-là, mon petit arabe m'a demandé un nom bâtard, par deux fois, en insistant parce qu'apparemment, quand je lui dis qu'il a le mauvais numéro, je ne suis pas crédible. Je lui ai dit de mon ton le plus bête qu'il n'y avait personne de ce nom ici et il a raccroché - sans s'excuser.

Être vraiment motivée, je ferais *69 pour le rappeler trois-quatre fois moi aussi...

Friday, November 03, 2006

Suite à un long micmac informatique, j'ai deux adresses courriel au bureau, dont une que je vérifie pas mal jamais. J'en ai besoin pour accéder au système par lequel on fait nos demandes de congés.

Hier, les trois nouveaux et moi avons couru un peu partout pour chercher nos noms d'utilisateurs et mots de passe pour cette autre adresse et c'est ce matin que j'ai découvert que la mienne est gigantesque. Pourquoi ?

Parce qu'une adresse courriel professionnel, ça suit un certain modèle avec votre prénom et votre nom. Et que dans mon cas, il y a déjà une personne avec le même nom que moi. Ce qui était déjà le cas pendant mon stage et à ce moment-là, le problème avait été résolu par l'ajout du chiffre 1 à la fin de mon nom... mais pas cette fois-ci. Cette fois-ci, on a utilisé mon deuxième prénom. Et mon deuxième prénom est un nom composé.

Ça veut dire que pour toutes mes demandes de congé, je suis Quartz M****-**** D*****. Ce qui est pas si mal. Mais ajoutez à ça la seconde partie, pour mon adresse courriel, ça vous fait un méchant party.

Ça veut dire également que le jour où je quitterai le service où je travaille présentement et que je devrai utiliser exclusivement cette adresse-là, tous mes courriels proviendront de Quartz M****-**** D******. Peut-être même qu'il faudra que je dise mes deux prénoms dans mes signatures de courriel et mon message de boîte vocale.

C'est pour ça que le jour où j'aurai un enfant, je m'assurerai que son second prénom soit très court, genre Kim.
Quand j'ai fait mon stage au Bureau, j'ai mis beaucoup de temps à me casser la tête sur le féminin du nom encadreur. Dans le Robert, on trouve "encadreuse", mais c'est définit comme la personne qui encadre des photos, par exemple. Sinon, néant. Même mon encadreure d'alors ne savait pas trop et j'avais fini par décider que je préférais "encadreure" et c'est ce que j'avais mis dans mes feuilles de temps. J'avais par contre choké à la fin et j'avais tout changé les "encadreure" pour des "encadreuse" dans mon rapport de stage.

Quand j'ai rencontré mon encadreure actuelle, elle m'a dit qu'elle avait fait beaucoup d'encadrement et qu'elle aimait bien. J'en ai profité pour lui poser la question et elle m'a dit qu'on utilisait le terme "encadreure".

J'ai été bien amusée quand, le lendemain de notre arrivée au Bureau, lors d'un dîner de section où le chef de division a fait un simili-discours, il s'est également enquéri du féminin d'"encadreur".

Comme quoi j'ai bien fait de poser la question avant mes quarante ans.

Thursday, November 02, 2006

Ça avait commencé dès le début de l'année, mais ça y est, je me suis officiellement transformée en fille à gars. Je comprends pas pourquoi j'en étais tellement traumatisée l'hiver dernier, c'est pas quelque chose de mal. Je me disais à cette époque-là que je m'ennuyais donc de mes girls et c'était vrai... mais je dois ajouter une nuance : ya une différence entre s'ennuyer des gens et s'ennuyer du fun qu'on a eu avec eux. Les moments passés, ils ne reviennent jamais et parfois, les relations ne sont plus jamais pareilles. Et voilà, les gens changent, dans la vie, et depuis quelques mois, je m'entends beaucoup mieux avec les gars qu'avec les filles.

Depuis que je suis tombée sur mon texte troublant, la semaine dernière, où on classait un baiser dans la catégorie des activités sexuelles, j'en parle à tout le monde, histoire de recueillir des opinions. Éventuellement, le sujet inévitablement tombe sur la fameuse théorie de l'échelle et ses conséquences - et je dois annoncer que j'ai trouvé probablement le seul et unique sujet mâle de la terre qui est convaincu d'avoir deux échelles. Mais comme il s'agit d'un sujet que j'ai toujours défini comme "assimilé", je suis pas sûre qu'il compte réellement...!
Ce matin, je me suis fait deux tresses.

En plein avant-midi, ma gestionnaire, à qui j'ai pas dit plus de trois mots depuis que je suis arrivée, s'est arrêtée dans mon bureau en s'exclamant que ça me donnait vraiment l'air d'une petite fille.

Ce contact m'a donné le courage nécessaire pour lui demander mon congé du 20 novembre, pour ma graduation. Elle me l'a accordé et il ne me restera plus qu'à remplir la foutue paperasse qui vient avec.

Sinon, aujourd'hui, j'ai découvert avec stupeur que j'étais pas la seule à ne pas apprécier une dame avec qui je travaille. En fait, ce n'est pas que je ne l'apprécie pas, c'est juste qu'à cause d'elle, voilà 2 semaines que j'ai un message sur ma boîte vocale que je suis incapable de prendre. Je lui en ai parlé deux fois et depuis, je n'ose plus aller la voir. Or, moi et les autres nouveaux avons une formation avec elle demain matin, pour laquelle nous devons apporter un mot de passe que nous sommes apparemment sensés avoir, mais que je n'avais pas. Je suis donc allée voir Lift pour savoir si c'était également son cas. Ça semblait l'être, mais étant donné qu'il a réussi, en 2 semaines, à perdre des papiers dans son minuscule bureau de quatre pieds par quatre pieds, j'ai décrété que j'allais aller demander à J, une autre nouvelle. Avant cela, j'ai glissé que j'avais un peu peur de Collègue Pas Particulièrement Sympathique en m'attendant à faire rire de moi, mais non - Lift m'a plutôt approuvée fortement. Par conséquent, j'ai fait le même commentaire à J, histoire de sonder son opinion, et elle a également qualifié CPPS de "bête". Ça m'a redonné confiance.

Wednesday, November 01, 2006

Le moment Quartz-prise-totalement-au-dépourvue de la semaine :

J'ai refait mon message de répondeur la semaine dernière. J'ai repris un message que j'avais déjà enregistré quand j'habitais avec Peanut, celui où j'invite les gens à "chanter, danser ou laisser un message" après le bip. C'est de loin le message le plus divertissant pour moi car, je crois que j'en ai déjà parlé, les gens commencent tous leur message en disant "ouin ben je vais choisir l'option de laisser un message !" en étant convaincu qu'ils sont les premiers à vous faire la joke. Enfin, moi, ça m'amuse.

J'ai déjà aussi parlé de mon courtier d'assurance, Henri-Paul, que je surnomme affectueusement H-P. C'est également le courtier de mes parents et mon père m'avait offert de se charger de faire mon changement d'adresse auprès de H-P. Il l'a fait hier matin.

Ce soir, en revenant de l'épicerie, je vois mon répondeur qui clignote : j'ai un message. J'appuie sur play et j'entends :

"Bonjour Quartz, c'est Henri-Paul. Comme je ne danse pas très bien et que je ne chante pas très bien, je vais te laisser un message...!"

Non mais même mon courtier d'assurances est embarqué dans la joke !!! J'ai trouvé ça vraiment trop drôle et j'ai tout de suite pris la décision de le charger également de mon assurance-habitation l'an prochain parce que franchement, il est trop hot. Il embarque dans mes jokes de répondeur et il s'appelle Henri-Paul. Ya aucune compagnie d'assurances qui peut m'offrir mieux, ça, c'est certain.
Oops
There goes the dreams we used to say
Oops
There goes the time we spent away
Oops
There goes the love I had
'Cuz you cheated on me
And that's worth that now
Oops
There goes the house we made a home
Oops
There goes you'll never leave me alone
For all the lies you told
This is what you owe
Hey ladies
When your man wanna buckwild
Just go back and hit 'em up style
Get your hands on his cash
And spend it to the last dime
For all the hard times
Oh, when you go then everything goes
From the crib to the ride and the clothes
So you better let him know
That if he mess up you gotta hit 'em up
Sur une note plus sarcastique, j'ai vu que quelqu'un est arrivé ici en faisant une recherche avec les mots-clefs "peanut, tweety, quartz".

Je sais pas qui c'est, mais je doute fort que ça soit une coïncidence.
Je sais pas qui c'est, mais je m'en fous, parce que je commence à être habituée à tout cet espionnage.

Vivement mon nouveau template.
WOUAH!!!! UNE PAYE !!!!!

Avec cette paye-là, je peux payer mon compte de carte de crédit et mon compte d'Hydro (les deux qui attendent toujours) et il me reste même du lousse !

(Évidemment, ya mon loyer à passer et je dois un bon montant à mon père MAIS j'ai eu une paye !)

Tuesday, October 31, 2006

Non - comment est-il possible que CBC ne diffuse PAS la game Sénateurs-Canadiens de ce soir ?!?
I feel you've got me auditioning and I sure hope I'm doing well.

Give me somebody to dance for
Give me somebody to show
Let me wake up in the morning to find
I have somewhere exciting to go
To have something that I can believe in
To have someone to be
Use me, choose me
God, I’m a dancer
A dancer dances
Give me somebody to dance with
Give me a place to fit in
Help me return to the world of living
By showing me how to begin
Play me the music
Give a chance to come through
All I ever needed was the music
And the mirror and a chance to dance for you
Give a job and you instantly
Get me involved
If you give me a job
Then the rest of the crap will get solved
Put me to work, you would think
That by now I’m allowed
I’ll do you proud
Throw me a rope to grab on to
Help me to prove that I’m strong
Give me the chance to look forward to sayin’
“Hey, listen they’re playin’ my song”
Play me the music
Give me a chance to come through
All I ever needed was the music and the mirror
And a chance to dance
Play me the music
Play me the music
Play me the music
Give me a chance to come through
All I ever needed was the music and the mirror
And a chance to dance
God the length of this Wikipedia article is disturbing. I guess, coming from a francophone environment, it is normal I never knew it went further than the first three bases. But really.
The entertaining thing of working not far from the Parliament is there's constantly people protesting against something in front of it or handing out pamphlets.
This morning, I actually smiled and accepted the pamphlet this guy handed to me purely because he said "Bon matin, madame" and any guy addressing me in French on the Ontario side deserves some consideration.

Sinon, je suis allée m'acheter un billet d'autobus au dépanneur hier soir. Le commis m'a prise par surprise en me demandant si je voulais un billet adulte ou étudiant : j'ai quand même 23 ans, ça fait deux bonnes années que je n'ai plus droit au tarif réduit... Dernièrement, les gens sur la rue se sont mis à m'appeler "Madame" et à me vouvoyer.
Cependant, en sortant du dépanneur, j'ai réalisé que j'allais vraiment être devenue une adulte quand les commis de dépanneur arrêteraient de m'offrir le tarif étudiant.

Monday, October 30, 2006

It's funny, because your screwing me over has allowed for your deepest fear to materialize right in front of my eyes.

It's a good thing you're not here to watch anymore, that way your innocence is safe and you'll never have to be afraid because I'll be keeping your fear with me. But not to spare you, no.

It's also a good thing you're not a friend. And it's a good thing I'm not led by moral principles anymore.

You thought you were messing with me, but now I can see you really were messing with yourself. You hit me so hard, but when you wake up and get hit straight in the face by the very swing you took, the force of the shock will have increased tenfold.

That's just how it goes.
Je l'ai déjà dit : je n'écris plus vraiment. Ce que je veux dire par là, c'est que je ne cours plus après l'inspiration, j'attends simplement qu'elle passe me voir. Et elle passe toujours.

Généralement, ça commence avec une phrase, ou même un bout de phrase seulement. Une idée. Qui arrive toute seule. Et c'est ensuite à moi de travailler pour y ajouter du poids et l'entourer d'autres éléments de contenu. C'est pas toujours facile, et ça ne se fait pas nécessairement au moment où je voudrais.

J'ai fait le ménage des tas de papiers que j'ai accumulé pendant ma formation, plus tôt. Je suis tombée sur un bout de papier sur lequel j'avais essayé d'élaborer sur une idée qui m'est venue il y a déjà plusieurs semaines. Ça a donné trois phrases et demi et une rature.

Ce qu'il y a de triste, c'est que je ne ressens plus vraiment les émotions que j'avais décidé de couler dans ce texte-là. Je voulais l'avancer quand je me suis installée à l'ordinateur, mais j'y arrive pas, parce que les émotions n'y sont plus.

Ça prendra sans doute encore plusieurs jours avant que j'arrive à m'y replonger suffisamment pour le terminer, mais je sais déjà qu'il ne sera pas aussi bien que si je l'avais écrit avant. D'un autre côté, si je l'ai pas écrit avant, c'est pas uniquement par manque de temps, mais aussi parce que je n'y arrivais pas.

Enfin. Le premier des deux textes qui me flottent dans la tête présentement parlent d'un cadre. Le deuxième, d'un escalier. On verra quand ils sortiront.
Parce que j'étais debout, dans l'autobus, ce matin, ce qui m'empêchait de lire, j'ai recommencé à réfléchir à l'épineux problème de traduction que pose le fameux what's-so-unpleasant-about-being-drunk-you-ask-a-glass-of-water de mon livre.

Finalement, ça avait l'air compliqué, mais ça ne l'était pas tant que ça puisque j'ai même pas mis 10 minutes à trouver une traduction très honnête, du genre :
- C'est très désagréable, un peu comme boire un verre
- Qu'y a-t-il de si désagréable de boire un verre ?
- Demande à un verre d'eau.

Tant pis.
Mais bonne journée tout de même.

Sunday, October 29, 2006

Finalement, j'ai appris ce qui était arrivé à mon chèque de paie : c'est DraG qui l'a reçu chez lui. Pour une raison très obscure, le service de rémunération a envoyé ma paie à l'adresse où j'habitais au moment de mon stage l'an dernier.

En plus, Peanut a reçu un maigre chèque pour de la traduction que j'avais fait pour un ami pas très fiable de DraG en novembre ou décembre dernier et pour laquelle j'attendais toujours ma paie !

L'argent rentre, donc. Pas très rapidement, mais c'est mieux que rien !
En fin de semaine, j'ai eu de la visite. Cette visite a malheureusement refusé d'être identifiée sur mon blog, ce qui lance le programme quartzien de protection des témoins, que je transforme en simili exercice de style - vous verrez bien.

Ainsi, j'ai appris deux trucs en fin de semaine :

D'abord, une bouteille de vin, même pas très bonne en bout de ligne parfois, c'est vraiment une bonne amie. Parfois, de l'alcool, c'est vraiment tout ce que ça prend pour passer une belle soirée. Je suis consciente que j'ai raconté des trucs que je croyais pas que je raconterais un jour et mon/mes invité(e)(s) (voilà ce dont je parlais plus haut) m'ont aussi dit des trucs qu'il(s)/elle(s) avaient tu jusqu'à ce moment-là. Ça a donc été vraiment très intéressant comme conversation(s), elle(s) m'a/ont d'ailleurs inspirée une ligne autour de laquelle je compte construire mon prochain travail d'écriture.

Ensuite, faire poser des pneus d'hiver, c'est franchement pas chose facile.
Vendredi dernier, après avoir fait quelques coups de fil, Lift m'a envoyé un e-mail pour m'informer que Canadian Tire (où je lui avais confié que je pensais aller pour mes pneus) ne prenaient pas de rendez-vous et étaient ouverts toute la fin de semaine. Par conséquent, samedi à 11h15, j'étais là, prête à faire changer mes pneus - mais toute la région avait eu la même idée et déjà à cette heure, ils n'avaient plus de place. On m'a par contre informé qu'ils ouvraient à 7h et j'ai convenu avec mon/mes invité(e)(s) qu'on se lèverait à 6h le lendemain, histoire d'être là dès l'ouverture.

Ce que nous avons fait. Dès 6h40, nous étions dans ma Tweenie, stationnés(es) devant le Canadian Tire... et à 6h55, j'ai pogné un énorme fou rire.
"Quoi ?" m'a-t-on demandé, sans comprendre.
"Oh, non."
"Quoi ? Ils ouvrent pas à 7h, c'est ça ? Ils ouvrent à 10, genre ?"
"Oh, non, je peux vraiment pas avouer ça..."
"Mais qu'est-ce qu'il y a ?"
"On a oublié qu'on reculait l'heure, cette nuit."

Il était donc même pas 6h. À mon sens, c'était de loin le truc le plus marrant de la planète. Faut dire que 6 heures de sommeil après un bon coup de vin, c'est pas extrêmement réparateur. Enfin.

Nous sommes donc retournés(es) à l'appart' déjeuner. Pendant ce temps, mon voisin du haut qui, apparemment, conduit des autobus voyageurs et qui était parti pour la fin de semaine, est revenu rapidement chez lui prendre une douche. Le problème, c'est qu'il était revenu en autobus voyageur, qu'il avait stationné devant l'entrée de ma cours, ce qui m'empêchait de sortir. J'en étais à me demander comment j'allais m'y prendre pour garder mon sérieux en allant demander à mon voisin de s'il-vous-plaît déplacer son autobus pour que je puisse sortir de la cours quand, heureusement, il est venu me remercier de m'être occupé de son chat pendant son absence, juste avant de repartir.

Donc, à 7h, nous étions au Canadian Tire, à 8h, de retour chez moi, dans notre pyjama, à nous recoucher, à 10h40, à nous faire réveiller par le coup de fil de Canadian Tire qui m'avertissait que ma voiture était prête et à 11h30, vingt-cinq heures (justement parce qu'on a reculé l'heure) plus tard que prévu, la saga des pneus était terminée.
Notes to self - faire de la salade de pâtes pour passer les légumes que je suis sur le point de perdre; aller m'acheter un billet d'autobus.
D'accord, je vais élaborer sur ce sujet dans un post différent plutôt que dans les commentaires puisque je pense en avoir quand même pas mal à ajouter.

Peut-être bien qu'embrasser quelqu'un peut entrer dans la catégorie "activité sexuelle". Sûrement que si j'avais juste lu ça dans une phrase, comme ça, dans un texte, j'aurais juste tiqué un peu et je me serais pas posé plus de questions. Dans le texte en question, cependant, le "baiser prolongé avec la bouche ouverte" est listé juste à côté de "intercourse" et "oral sex".

Je prends une interlude pour me demander quels nouveaux mots-clefs vont maintenant amener leurs auteurs sur mon blog.

Reste tout de même que si je laisse un gars m'embrasser, ça veut pas nécessairement dire que je vais le laisser coucher avec moi, sur le moment ou plus tard. Et puis parfois, c'est le fun de juste s'embrasser sans que ça mène à autre chose - même si c'est sans doute une attitude de fille, j'en conviens. Mais, surtout, ya des gars que j'ai déjà eu envie d'embrasser tout en me disant que je ne coucherais pas avec eux. Donc, de voir "baiser prolongé" traité comme une déclinaison de "sexe oral" ou d'une "relation complète", ça m'a troublée.

Maintenant, je vais essayer d'expliquer ce qui m'a vraiment déstabilisée là-dedans - parce que ça paraît pas, mais ça a parti de sérieux débats dans ma tête, ce truc-là.

De mon point de vue, le baiser est le début de tout. Par exemple, disons que j'ai un ami de gars qui vient chez moi écouter un film. Ça ne veut rien dire du tout. Mais si un jour, on s'embrasse et que le soir, il vient chez moi écouter un film, alors là, oui, ça voudra dire quelque chose, le contexte sera plus le même : je dirai que oui, il s'est passé quelque chose avec ce gars-là. Par conséquent, mon principal argument, quand venait le temps de convaincre les gens ou moi-même qu'il ne s'était jamais vraiment passé quoi que ce soit entre moi et certains gars, c'était généralement : "bah, c'est rien du tout, on s'est même pas embrassés."

Je me dis maintenant que dans le cas contraire, l'argument "bah, c'est rien du tout, on s'est seulement embrassés" doit être jouable également, mais bon, je m'en suis jamais servi alors je sais pas trop.

Donc présentement je me retrouve à ré-évaluer tout ce que j'ai déjà fait avec certains gars que je n'ai pas embrassés ! On a tous été dans une situation il-manquait-pas-grand-chose-pour-que, mais c'en est resté là et on est revenu chez nous en se disant que le peu qui s'était passé ne comptait pas vraiment.

Et là, soudainement, vendredi après-midi, on m'a pitché en pleine face que oui, ça comptait ! Pas que je regrette ou quoi que ce soit, pas du tout, mais ça donne un coup pareil...

Friday, October 27, 2006

In the light of something I'm working on, here - how many of you, like myself, did NOT consider french kissing a "sexual activity"?

I mean, this sheds a new light on everything and I'm thinking I might've been involved in sexual activities with more people than I thought I had...
Note to self: must not forget to go buy monthly bus pass this weekend.

Sur une note nostalgique, qui se souvient des petits lapins qu'on faisait avec nos gants magiques, au primaire ?
Eh bien, ya une des traductrices qui nous en a fait, cet après-midi !
Note to self: bring hand cream and lip balm at work.
And potentially some interesting posters to decorate my office.
The week went by very fast, so fast I was extremely surprised yesterday to realize today was going to be Friday, ie the last day of the week.

But seeing how extremely tired I've been feeling in the last two days convinces me I dearly need a coffeemaker. Or money to buy a coffee somewhere. Or a cup to bring at work so I can use the coffeemaker in the kitchenette. I'll probably start with the cup as lord knows when I'll be getting my first paycheck now. I received my Hydro bill yesterday, so that's the third bill awaiting payment on the corner of my desk at home...

Thursday, October 26, 2006

Did you know there's a city called "Flushing" somewhere in the USA?

I didn't. But I think this is very funny.
J'ai jamais particulièrement aimé Montréal. C'est pour ça que j'avais choisi d'habiter en banlieue. Ça faisait bien mon affaire, j'étais à quelques minutes du pont, dans un endroit où on pouvait circuler sans se faire klaxonner, où on pouvait se stationner sans problèmes et où les gens n'étaient pas constamment morts de stress. Je suis une fille de ville, mais ya toujours ben des limites.

En marchant jusqu'à mon arrêt d'autobus en sortant du boulot (et en me disant que merde, les coins de rue rallongent au fur et à mesure que la température descend), j'ai commencé à faire une liste de ce qu'il y avait de bien, à Montréal.

À commencer par un métro. Chauffé. Et une ville souterraine. Qui faisait en sorte que vous n'aviez pas nécessairement à sortir dehors pour aller diner, faire des commissions ou retourner chez vous. Vraiment, c'était merveilleux. Et puis des salles de spectacle. D'accord, il y en a à Ottawa. Mais comme le parking coûte les yeux de la tête, il vous reste qu'à y aller en autobus. Qui veut prendre l'autobus pour aller voir un show ? Vous reste qu'à payer le parking. Le parking public près de l'immeuble où je travaille demande 17$ par jour...

Mais bon, ya également des points où Ottawa plante Montréal. Le traffic, pour commencer. Le pont était pratiquement vide à 4h cet après-midi. Puis les conducteurs. Conduire à Ottawa, même quand vous savez où vous vous en allez, c'est pas dangereux. Personne m'a encore fait de fuck you, ni klaxonnée. Et les piétons ne traversent pas la rue aux lumières rouges.

Ya également des points où Ottawa et Montréal sont nez à nez. D'accord, le Parlement, ça sonne bien (mais c'est là que j'attends mon autobus alors j'en suis déjà blasée), mais un petit touriste chinois qui se fait poser par un autre touriste chinois, que ce soit devant le Parlement ou devant une statue du Vieux-Montréal, c'est pas mal du pareil au même. De plus, au centre-ville de Montréal, vous risquez fort de vous faire accueillir en anglais dans la majorité des lieux publics. À Ottawa aussi...!
Ce n'est que lundi après-midi que j'ai vraiment commencé à travailler. Ça a été rof sur le coup puisque ça faisait depuis le mois d'avril que je n'avais pas traduit. Veut, veut pas, après une pause de ce genre, on est rouillé un peu. Ce qui fait que bon, je me suis cassée la tête sur ma première traduction et que je rame encore un peu. Heureusement, ça va en s'améliorant et j'en ai eu la preuve ce soir, dans le bus.

Quand j'étais en stage au militaire, l'an dernier, on avait eu une discussion entre traducteurs, quant à savoir si on préférait lire un livre dans sa version originale anglais ou la traduction française.

Personnellement, moi, je préfère lire en français parce que bon, je le lis mieux, c'est ma langue maternelle et puis ce n'est que très rarement que je tombe sur une traduction horrible au point de me faire grimacer. Évidemment, une oeuvre est toujours meilleure dans sa version originale, qu'elle soit en français, anglais ou tékinawaïen.

Certains traducteurs préféraient lire en anglais pour ne pas souffrir devant les mauvaises traductions. Mais, à ma grande surprise, certains autres traducteurs préféraient lire en français parce qu'ils étaient incapables de suivre un livre en anglais, étant donné qu'ils n'arrêtaient pas de se demander comment ils traduiraient telle et telle tournure. J'avais été très étonnée puisque moi, quand je lis de l'anglais en dehors du bureau, la fonction "traduction" est totalement à off.

J'ai recommencé à lire ma saga du Hitchiker's Guide to the Galaxy récemment et j'ai lu le passage suivant dans l'autobus cet après-midi:
- It's unpleasantly like being drunk.
- What's so unpleasant about being drunk?
- You ask a glass of water.

J'ai relu ce passage pour bien apprécier la ligne... et tout de suite après, j'ai commencé à me demander comment ça avait été rendu dans la version française et comment je traduirais ça.

Oui, je crois que non seulement je commence à me dérouiller, mais j'approche de l'état mental d'un traducteur de longue date.
À ma job, j'ai un syndicat. J'ai jamais été syndiquée de ma vie, en partie parce que j'avais des petits boulots merdiques d'étudiante et en partie parce que je tripe pas sur les syndicats. Je trouve qu'au Québec, on a la fâcheuse tendance à tout vouloir sur un plateau sans rien faire pour. Mais bon.

Évidemment, à ma nouvelle job, ya un syndicat. Et comme je suis obligée de payer la cotisation, que je choisisse ou non d'en faire partie, je me suis dit que j'étais aussi bien d'en faire partie et d'avoir la possibilité de faire la grève un jour.

Et c'est ce soir, oh. my. god., que j'ai reçu ma carte syndicale avec mon nom dessus.
I am aware that the participation level of my readers to this blog is pretty low, but I thought this might inspire you.

We will be exchanging gifts at work and the rule is the gifts need to be worth 10$ and begin with the letter "L".

I plan on getting something surprising, but anywho, what do you suggest? The crazier, the better...
More troubling facts:
1. Sur les quatre nouveaux, seuls deux ont reçu leur chèque de paye hier. L'adjointe n'a pas reçu le mien, ni celui de Lift (qui n'est plus mon lift, mais pour qui je ne vois pas la nécessité d'un surnom de blog). Je suis subitement démotivée et très inquiète - que vais-je dire à mes deux comptes qui attendent sur le coin de mon bureau que je les paie ?
2. When I came back to my cubicle after lunch, my cell phone, which I keep next to my screen, had been hidden behind it. Which is something I had been thinking about doing but I'm pretty sure I didn't. Question is: who walked into my cubicle to hide my cell phone, when was it and did they do it to scare the hell out of me or to be nice and prevent robbery? And do they intend on telling me about it?
I so, so need coffee right now.

But I don't have a cup to pour it into.

And I'm also totally broke. And whoever was supposed to give me my first paycheck yesterday didn't.

This is certainly a conspiracy.
Quand j'habitais chez mes parents, je chopais au minimum trois rhumes par année. C'était immanquable.

Quand j'ai déménagé, j'ai soudainement arrêté d'être malade et j'ai même remporté la bataille du je-suis-jamais-malade contre Peanut.

Quand j'ai quitté l'appartement que je partageais avec Peanut, je lui ai laissé les deux petites bouteilles de sirop que j'avais achetée parce que, justement, j'étais jamais malade et que je voyais pas l'intérêt de traîner du sirop qui allait passer date avant que je pogne un rhume.

Quelle est la première chose que je trouve à faire en arrivant ici ?

Bon, j'ai pas encore of-fi-ci-el-le-ment le rhume, mais ça fait deux jours que j'ai mal à la gorge. Bordel...

Wednesday, October 25, 2006

Traductrice : Une table de cuisine ne fait pas partie des éléments obligatoires, au gouvernement.
Quartz : Ayoye. C'est vraiment troublant.
Recrue : C'est normal, Quartz, t'es toujours troublée.

Moins de deux semaines et je suis déjà découverte...
Je fais une recherche dans ma base de données - je cherche "comfort level". Juste en-dessous, j'aperçois "comfort lover". Je suis un peu troublée.

Je clique dessus et j'obtiens la traduction "personne adorant le confort".

Ah.

C'est vraiment pas dans ce sens-là que je l'avais pris à la première lecture, moi...

Tuesday, October 24, 2006

On ne réalise pas toujours à quel point c'est important, une certaine routine, dans la vie.

Moi, présentement, j'en suis à essayer de m'en créer et je pédale vraiment beaucoup.

J'y arrive pas du tout pour le moment et le résultat, c'est que je cours, je cours, je cours tout le temps - mais j'arrive nulle part. Bon, ya bien certains éléments que j'ai réussi à fixer, mais ils sont très minoritaires.

Le truc, c'est qu'il n'y a plus de routine nulle part, présentement : nouvel appart', nouveaux voisins, nouveaux amis, nouvelle ville, nouveau centre d'achat, nouvelle épicerie, nouveau boulot, dans une autre nouvelle ville, nouveau réseau d'autobus, nouveaux trajets d'autobus à apprendre par coeur... La liste est infinie. Une nouvelle vie du tout au tout.

C'est pas mal et je vais finir par y arriver, mais je sais pas dans quel état. J'essaie de suivre, mais ya des morceaux que j'échappe, que je rattrappe et j'essaie de décider lesquels je peux laisser tomber, finalement. Qu'est-ce qui aura le moins de conséquences ?

Je m'approche de plus en plus du noir, je sais pas jusqu'où je vais aller et j'ai même pas le temps d'y penser, mais je m'en fais pas trop puisque jusqu'à maintenant, j'ai toujours réussi à revenir.

Ce qui n'empêche pas que tout à l'heure, en sentant revenir toutes ces impressions familières, je me suis fait la réflexion que ça n'avait au fond pas pris tant de temps que ça, à peine un mois.
Le truc le plus troublant, ici, c'est que lorsque j'embarque dans mon autobus le matin, je salue mon chauffeur en français et quand j'en sors 20 minutes plus tard, tout le monde sur la rue, autour de moi, parle en anglais.

Pour cette raison, non seulement je dois faire mon message de boîte vocale bilingue, mais je dois commencer par l'anglais.

Je traumatise.
Oh oui, j'ai bien Blogger à mon poste ! J'ai pas l'intention de blogger souvent du bureau, mais c'est bon à savoir...!

Pour le moment, je tiens à dire que je pige absolument rien de ce que je traduis...

Monday, October 23, 2006

Yes, yes, yes!

This is what can be read on my university transcript: COMPLETED PROGRAM.
And: DEGREE CONFERRED WITH DISTINCTION.

Ain't nobody gonna stop me from taking over the world.
As far as I can remember - because I am now aware that I missed the best part of the beginning of the play - there wasn't ever an offer on your part. And barely any promise at all. Which is good, because I never expected any.

I made no promise either. I know it's as easy for me to let you go as it is for you. And I don't think I'd want it any other way.

But it doesn't change the facts.
We both know where we've been and why. There's no denying it. There's no making it go away. And once in a while, we get to wondering where this leads us.

And maybe that's what's so beautiful about it.
Initiative pour la pitié des merdes


On en connaît tous, des merdes. Des vraies, là. Des gens qui blâment le monde entier sauf eux-mêmes pour leurs problèmes, des gens qui mentent et qui manipulent les autres mais qui disjonctent complètement quand on leur remet la pareil, des gens qui se fichent bien des autres mais qui exigent qu'on les mette sur un piédestal sinon gare!, des gens qui sont si obnubilés par le besoin d'avoir raison qu'ils croient que répéter des mensonges au plus grand nombre de personnes possible créera une réalité, des gens qui se pensent toujours justifiés dans chacune de leurs actions, même les plus basses et qui, au besoin, descendront les autres en s'imaginant que ça les remonte, des gens qui se croient si géniaux qu'ils en oublient que leur existence ne précède pas celle du monde entier, des gens qui jouent les pauvres héroïnes (tiens ? je passe au féminin, moi ?) tourmentées victimes des gens sur lesquels elles se sont empressées de marcher... Vous savez, les filles qui laissent leur chum, raconte à tout le monde à quel point elles sont soulagées, puis s'insurgent quand il va voir ailleurs et racontent que c'est un salaud. Vous savez, les filles qui s'inventent des conversations fictives et les relatent à tout le monde. Vous savez, les filles qui implorent votre pardon et qui, insultées parce que vous demandez un peu de temps pour y réfléchir, vous contournent et vous plantent un couteau dans le dos en disant que vous allez vous en remettre. Vous savez, les pétasses qui montent les gens contre vous en leur racontant des faussetés pour se faire approuver et avoir raison puis qui ensuite jettent le blâme sur les autres pour obtenir la pitié des gens ? Vous savez, les salopes si gentilles jusqu'au moment où vous leur faites comprendre qu'elles ne sont pas si spéciales et que vous n'avez pas besoin d'elles et qui, à ce moment-là, se donnent encore le rôle de la victime et montent tout le monde contre vous ? Vous savez, les chiennes qui passent volontairement sous silence les promesses qu'elles vous ont faites, le fait qu'elles ont été les premières à vous rejeter, les choix qu'elles ont faits, les mensonges qu'elles ont racontés ? Vous connaissez, les bébés nombrilistes qui mentent tant et tant sur vous que les autres, celles qui se disaient elles aussi vos amies, finissent par complètement vous oublier, jettent de l'huile sur le feu en racontant à chaque partie que l'autre veut les battre, croient sans réserves et approuvent grandement la salope qui les utilisent de façon flagrante, vous promettent des souper d'adieux qui n'ont jamais lieu, se réveillent à six jours de votre départ alors que celui-ci est prévu depuis six mois, ne sont pas foutues de vous ramener un putain de dictionnaire avant votre départ, je le répète, prévu depuis six putains de mois et préfèrent vous l'envoyer par la poste plutôt que de venir vous le porter (et vous attendez toujours, d'ailleurs) et vous démontrent tellement qu'elles tiennent à vous que les personnes qui finissent par s'être le mieux occupées de vous juste avant votre déménagement s'avèrent être ce salaud, ce crosseur, ce chien sale d'ex et cet aveugle, ce pathétique, ce menteur de voisin contre qui elles aiment tant bitcher, préférant justement les bitcher plutôt que de se montrer meilleures qu'eux ?

Bref, on connaît tous des merdes et on se câlissent tous pas mal d'elles. Mais je pensais à ça - il doit bien y avoir quelqu'un sur la planète qui, à défaut d'intérêt, aurait au moins le temps de les prendre en pitié et de prier pour elles ?

Je lance donc l'Initiative pour la pitié des merdes. Ça fera plaisir à toutes les merdes de cette planète et ça occupera quelqu'un qui s'ennuie.

Ça sera certainement pas moi, mais quand même, je lance l'idée. Ça doit pas être facile, être une merde.

Sunday, October 22, 2006

Hier après-midi, j'ai commencé à discuter de ma prochaine auto avec Pa. Après tout, ça fait 3 ans que j'ai la même auto, c'est mon record personnel - mais c'est aussi seulement la deuxième auto décente que j'aie.

Je n'ai jamais choisi mes autos jusqu'à maintenant : je n'avais qu'à choisir parmi la sélection offerte par Pa ! La Quartzmobile, ma première auto, était une minoune que mon père avait remise sur pieds (ou sur roues). Ma deuxième auto appartenait à Mom et elle me l'a vendue quand elle a choisi d'acheter la voiture que Tweety et moi avions prise pour aller dans l'Ouest. Quant à Tweenie, j'en ai hérité quand l'ancienne auto de Mom s'est mise à tomber en morceaux, que le muffler m'a lâchée à mon arrivée chez mes parents et que je devais repartir le lendemain après-midi pour aller à un cours à l'université. Pa venait de finir de réparer Tweenie et en quelques heures, tout était arrangé.

Or, je sors aujourd'hui de la vie d'étudiante aux moyens plutôt limités qui veut simplement quelque chose avec quatre roues et un volant. Aujourd'hui, mes moyens sont significativement plus élevés qu'avant et je peux choisir ce que je veux. Par exemple, une auto rouge. J'en rêve depuis mes trois ans, ça serait bien que ça arrive éventuellement. J'aimerais bien avoir une Yaris, en fait. Mon père, lui, me parle d'un Mazda, d'un Nissan ou d'un Toyota. Bref, quelque chose d'un peu plus haut de gamme que Tweenie, qui ne se déglingue pas d'un coup passé le cap des 100 000 kilomètres.

Calmez-vous, je ne passerai pas à une nouvelle auto avant à peu près deux ans... j'ai pas envie d'en être à ma quatrième auto en six ans ! Mais quand même, ça a des avantages, devenir une adulte mature et responsable avec un salaire mature et responsable également....
Just so you know, you deserve everything bad, sad or heart-breaking that happens to you, now and in the future, and I won't ever feel sorry for you.

I think it's horrifying the number of people who seriously expect you to give a damn about each kick in the head life sends their way when they were too busy fucking your life up to ever care about how you were doing or dealing with things.

And I must admit, as a person who's willingly trying to become equally cold-hearted, it's pretty hard to stop being true to oneself. But I think I can work on not being true to other people - a practical example would be, I can't lie to myself and come up with an excuse not to ever feel sorry for people again, but I certainly could learn to lie to them and not let them know I don't give a flying fuck.